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  • il y a 9 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– Maintenant, on continue de parler politique, parler de la droite,
00:04la droite dans la perspective de 2027.
00:06Est-ce que la droite doit sortir la tronçonneuse ?
00:09Quels peuvent être les candidats de droite sur la ligne de départ ?
00:12Écoutez ce qu'en disait Robert Ménard, le maire de Béziers, il était notre invité.
00:15– Attends, je n'ai pas dit qu'il n'y avait personne sur la ligne de départ.
00:18Je dis, il n'y a personne aujourd'hui qui sait parler aux gens,
00:21qui ne les prend pas pour des cons.
00:24– Vous ?
00:25– Attends, mais moi, pourquoi…
00:27– Vous avez été réélu brillamment des premiers tours à Béziers.
00:28– Pourquoi je suis réélu ? Parce que je ne fais aucune promesse aux gens.
00:32Moi, je ne veux pas me retrouver dans un cas de figure où j'ai à choisir,
00:36pardon, mais c'est ce qui se profile, d'un côté, M. Bardella, et de M. les deux.
00:40– Mais vous choisissez qui dans ces cas-là ?
00:41– Mais Bardella, bien sûr.
00:45– C'est l'heure du signé Consigny, bonsoir Charles Consigny.
00:47– Bonsoir.
00:48– Bonsoir Julien Aubert, vice-président des Républicains.
00:50– Bonsoir.
00:50– On va parler de la droite, mais d'abord, la dernière information de la journée,
00:53c'est la garde à vue de Rima Hassan.
00:55Elle a été convoquée au commissariat dans le 10e arrondissement
00:58pour l'apologie du terrorisme.
00:59Et puis, dans la discussion, au moment du placement de garde à vue,
01:03il y avait de la drogue dans son sac.
01:05Qu'est-ce que vous en pensez Julien Aubert ?
01:07– Que le spectacle continue.
01:09On avait l'énergie de Lyon, on a eu l'apologie du terrorisme.
01:12Maintenant, on a de la drogue, mais ce n'est pas la première fois.
01:15Je comprends pourquoi la France Insoumise a mis au cœur de son programme
01:18le fait qu'il fallait désarmer la police.
01:20Je comprends pourquoi ils ne l'aiment pas beaucoup.
01:22Voilà, nul n'était au-dessus des lois, et même la petite héroïne de LFI ne doit pas l'être.
01:30Donc voilà, elle s'expliquera sur cette présence.
01:33– Il y a un rassemblement prévu de la France Insoumise ce soir devant le commissariat
01:37pour la soutenir.
01:38Jean-Luc Mélenchon parle de police politique.
01:40– Pour soutenir quoi exactement ?
01:42L'apologie du terrorisme ou la consommation de drogue ?
01:45– Je n'ai pas compris ce qu'il s'est dit.
01:47– Je crois que ce n'est pas sa première audition de police,
01:53parce qu'effectivement, pour moi, Rima Hassan, si vous voulez,
01:57elle est limite, je ne dirais pas folle, mais quand même déraisonnable.
02:03Pour moi, ce n'est pas quelqu'un de raisonnable.
02:08Donc je ne suis pas surpris, ni qu'on trouve de la drogue dans son sac,
02:12ni qu'elle soit poursuivie pour apologie du terrorisme.
02:16– Elle est convoquée sous le régime de la garde à vue,
02:19elle vient avec un sac avec de la drogue dedans.
02:22C'est de l'inconscience.
02:23– C'est pour ça que je vous dis qu'à mon sens,
02:25on n'est pas loin de la déraison totale.
02:28– Il y a l'immunité parlementaire, ça ne la protège pas ça ?
02:31– Non, pas pour des actes qui…
02:32– Non, je dirais que ce n'est pas pour une garde à vue.
02:35– Pas pour une garde à vue.
02:35– Pas pour un acte qui est lié au mandat ?
02:38– Non, moi je… voilà.
02:39– La drogue qu'on a retrouvée, c'est de la 3…
02:42il y avait du cannabis et de la 3-MMC.
02:45C'est cette drogue à usage festif.
02:48– Et d'un mélange de cocaïne, d'amphétamines…
02:50– Je ne sais pas, je crains de ne pas pouvoir vous aider sur ça.
02:54– Pierre Palmade en avait pris.
02:55– C'est ce qu'avait utilisé Pierre Palmade avant son accident.
02:57– C'est la deuxième fois…
02:58– J'espère qu'elle n'est pas venue en voiture.
02:59– C'est la deuxième fois qu'un député de la France Insoumise
03:02se trouve mêlé à une affaire de drogue.
03:04Je ne sais pas si vous vous souvenez d'Andy Kerbrad,
03:05qui était ce député qui avait été interpellé
03:10alors qu'il était en train d'acheter de la drogue
03:11à un jeune dealer mineur.
03:13– C'est la cocaïne.
03:13– Voilà, la cocaïne.
03:14Il a d'ailleurs été condamné.
03:17– Franchement, c'est accablant,
03:18mais je pense qu'on partage le souhait
03:21de relever le niveau de la classe politique.
03:24Et donc là, c'est sûr qu'on en est fort loin.
03:26Mais en même temps, je ne suis pas du tout surpris, si vous voulez.
03:29Donc voilà, je pense qu'en plus, Rima Hassan…
03:32– Besoin de soins, peut-être d'injonction de soins,
03:34d'être prise en main, d'être d'un sevrage…
03:37– Après, présomption d'innocence,
03:39ce n'est peut-être pas pour elle non plus.
03:40– L'EFI est en phase avec une partie de la société.
03:43– Ça peut être quand même condamnable.
03:45– Le transport de détention n'est pas à usage personnel.
03:50– C'est peut-être pour revendre, ça serait pire.
03:54– Aujourd'hui, il y a une inversion de valeur.
03:56C'est-à-dire qu'un député doit montrer l'exemple.
03:58Je me rappelle de LFI tapant sur les députés le crime en col blanc.
04:02On doit montrer l'exemple en toutes circonstances.
04:05Et voilà, LFI étant, je dirais, aussi le reflet d'une partie de la société
04:09qui est gangrénée par un certain nombre de mots,
04:11l'islamisme, la drogue, etc.
04:14Et moi, je dirais, je n'ai rien contre les personnes,
04:17mais ce n'est pas la France que je veux.
04:18Quand j'entends expliquer que c'est la nouvelle France,
04:21écoutez, moi, je préfère l'ancienne.
04:22Et je préfère aussi une ancienne manière de faire de la politique
04:26où, écoutez, on essaie d'être honnête
04:27et on essaie de défendre des idées
04:29et pas des clans ou des communautés ou des tribus.
04:33Voilà, donc après, c'est un vrai...
04:34– Il n'y a pas de drogue à droite ?
04:35– Mais vous savez, je crois que la drogue en réalité...
04:38– Je dis ça parce que la drogue, elle est partout dans la société.
04:41– On n'a pas même des records de consommation en France.
04:43– Je pense que dans le cartable de Gérard Larcher,
04:45on ne trouve pas de la 3MMC, a priori.
04:48– Non.
04:48– Dans le cartable de Gérard Larcher, je ne suis pas sûr qu'on en trouve...
04:51– Ni de Bruno Retailleau, d'ailleurs.
04:52Mais je crois que si la drogue est un fléau national,
04:54il n'y en a pas tout.
04:55– On aurait pu jouer en rôti.
04:56– Voilà, on sait aussi que...
04:57– Ou une perderie, éventuellement.
04:59– Les consommateurs ne sont pas forcément les plus pauvres.
05:01C'est un vrai sujet de dépendance.
05:03Mais on l'aborde trop souvent sur le sujet de la sécurité,
05:06alors qu'en réalité, c'est le reflet aussi
05:08d'une forme de déliaison sociale, d'isolement,
05:11de mal social généralisé,
05:13qu'il faudrait à mon avis creuser davantage.
05:15– Venons-en maintenant à ce qui est notre cœur de discussion et du débat,
05:19c'est la droite, la perspective de 2027.
05:21Alors, il y a un certain nombre à s'aligner quand même sur la ligne de départ.
05:27Son prétendant, alors pour 2027, Bruno Retailleau,
05:29David Lysnard, Xavier Bertrand, Édouard Philippe,
05:31j'ai dit à droite d'une manière générale,
05:33mais on n'entend pas le bruit de la tronçonneuse,
05:35encore pour tailler dans les dépenses publiques.
05:38Charles Consigny ?
05:39– On l'entend quand même chez Lysnard, il faut être juste,
05:42et on l'entend un petit peu chez Bruno Retailleau quand même,
05:46même si ça n'a pas l'air d'être son sujet numéro un,
05:50et on l'entend chez Édouard Philippe,
05:52on serait plus sur une scie manuelle,
05:55on est plus sur le sécateur,
05:58c'est des ajustements,
06:00il ne veut pas non plus,
06:02en l'état de ce qu'il a proposé,
06:04il ne veut pas bouleverser l'inconscient des Français,
06:08qu'il situe peut-être assez attaché à l'état-providence, etc.
06:14Moi je pense effectivement qu'il y a maintenant
06:17une prise de conscience très forte chez les Français sur ce thème-là,
06:21je constate que tous ceux qui appartiennent à la classe moyenne,
06:25classe moyenne supérieure,
06:26tous les artisans, tous les indépendants,
06:28tous les cadres,
06:30toute cette France qui finalement porte sur elle le fardeau
06:34d'un système très redistributif et très étatisé,
06:39je pense qu'elle a envie que ça change, effectivement,
06:42et qu'elle aimerait bien que pour une fois,
06:45la droite, si elle devait prendre le pouvoir,
06:47ne se laisse pas immédiatement après l'élection,
06:50gagner par un étatisme furieux,
06:52puisqu'il y a quand même deux précédents,
06:54je ne mets pas Jacques Chirac dedans,
06:56parce qu'il n'annonçait pas,
06:58il a fait une campagne de gauche
07:00et il a été un président de gauche à mes yeux,
07:02mais ensuite de ça,
07:04Nicolas Sarkozy a viré très étatiste
07:07après la crise des subprimes,
07:09et Macron, qui était censé être libéral,
07:10a viré extrêmement dépensier
07:13après la crise des gilets jaunes,
07:14à chaque fois ce sont des crises
07:15qui font que ces gens retournent leur cutie.
07:17Donc voilà.
07:17Mais je pense que dans le pays,
07:18la demande est très forte.
07:19– Alors moi, je crois qu'il y a un grand mélange,
07:21d'abord, entre être dépensier,
07:23être étatiste, être colbertiste,
07:25le modèle social,
07:26on mélange beaucoup de choses
07:27qui tournent autour de l'État,
07:29et deuxièmement,
07:30on mélange le bébé et l'eau du bain.
07:31Que l'État soit malade de ses dépenses,
07:34que l'État social ait mangé l'État régalien,
07:36que du fait des politiques redistributives,
07:39des droits qui ont été donnés sur la base
07:42de la présence sur le territoire
07:43et non pas, je dirais, liées au travail,
07:46on en vienne à des déséquilibres profonds,
07:48nul ne le nie.
07:49Maintenant, pour des réseaux idéologiques,
07:51certains estiment que cela montre
07:53qu'il faudrait finalement,
07:55à la tronçonneuse,
07:57réduire l'État à son strict minimum.
07:59Moi, je crois que les Français,
08:01effectivement, trouvent que le système
08:02est inégalitaire, injuste,
08:04qu'il est trop lourd, très bien.
08:06C'est pas pour autant qu'ils veulent vivre
08:07dans le système américain
08:08ou jeter le modèle social par la fenêtre.
08:10Et donc, c'est pour ça que je n'aime pas beaucoup
08:12la tronçonneuse.
08:13Parce que Millet,
08:15d'abord, il y a une forme de violence
08:17dans la tronçonneuse.
08:18On peut vouloir vivre
08:19dans une société à tronçonneuse.
08:21Moi, c'est pas le projet que j'ai
08:22pour mes concitoyens.
08:23D'autant que derrière la tronçonneuse...
08:25C'est pas violent de laisser des dettes
08:26à nos enfants ?
08:27Oui, c'est violent.
08:28Mais surtout,
08:29de prendre aux gens
08:30le fait de leur travail,
08:31c'est violent.
08:32C'est pas parce que c'est violent
08:33de laisser la dette à des enfants
08:35que dire à des fonctionnaires
08:36qu'on va les passer à la tronçonneuse.
08:38C'est moins violent.
08:39Parce que quand on parle de tronçonneuse,
08:40on parle de services publics.
08:42Et on est dans un pays
08:43où, justement,
08:44vous avez toute une partie du pays
08:45qui s'est sentie abandonnée par l'État.
08:47Je pense notamment aux territoires ruraux,
08:49aux territoires périphériques.
08:50Et donc, ils ont vu plutôt
08:52un manque d'État,
08:53de moins en moins d'États régalaires.
08:55Et donc, si on veut avoir un vrai débat,
08:56il faut avoir un vrai débat
08:58sur effectivement cet État social
09:00qui a bouffé l'État régalien.
09:02Mais par contre,
09:03à mon avis,
09:04c'est une très mauvaise pente
09:05de penser qu'on va être élu
09:08à la présidentielle
09:09en expliquant à une partie du pays
09:11qu'on va découper l'autre en rondelles.
09:13Non, mais État régalien, d'accord,
09:15qu'on fasse en sorte
09:17d'avoir plus de policiers sur le terrain.
09:19On va peut-être déjà redéfinir
09:20les missions régaliennes.
09:21Un meilleur...
09:22La police, en gros, la police,
09:24la santé, la défense...
09:25La justice.
09:26La justice,
09:27ça va avec la police
09:28et pourquoi pas l'école.
09:30Ça, d'accord,
09:31que la...
09:32Ah ben, oui.
09:33Oui, oui, d'accord.
09:34Oui, mais donc,
09:34il y a des manières de faire
09:35parce que, par exemple,
09:37on peut agir sur le temps de travail
09:40de nos agents.
09:41On peut agir sur la répartition
09:42des agents.
09:43Par exemple,
09:43dans l'éducation nationale,
09:45on a énormément d'agents administratifs
09:46par rapport au nombre de professeurs.
09:48On a moins d'élèves aussi.
09:50Oui, mais la priorité,
09:51c'est quand même les professeurs.
09:52Moi, je pense qu'il n'y a pas besoin
09:53de recruter plus, par exemple.
09:54Je pense qu'on peut leur demander
09:55un petit peu plus de temps de travail.
09:59Ça n'est pas que ça,
10:01la tronçonneuse.
10:02Il y a en ce moment
10:02cette fameuse commission d'enquête
10:05sur l'audiovisuel public
10:06qui a fait des étincelles
10:07cet après-midi
10:08avec des gens
10:09qui ont manifestement
10:10beaucoup de réticence
10:11à se justifier de leur...
10:13du milliardaire Xavier Niel
10:15et de Mathieu Pigasse
10:16qui sont actionnaires
10:17de MediaOne,
10:18une société qui travaille
10:18beaucoup pour ça.
10:19Il y a un troisième monsieur
10:20qui n'en a pas placé une
10:22et qui est passé du coup
10:23entre les gouttes
10:23de son audition.
10:24Tant mieux pour lui.
10:26Je ne sais pas
10:26qui c'était le troisième
10:27mais ils étaient trois.
10:28Donc là, par exemple,
10:29c'est 4 milliards...
10:30Non mais je le cite
10:31parce que ce n'est pas anecdotique.
10:32Ce n'est pas le Conseil économique
10:33et social à 300 millions d'euros.
10:35C'est 4 milliards et demi
10:36de budget
10:37dont je crois
10:382 milliards et demi
10:39de dotation pure
10:40parce qu'il y a 2 millions
10:41de publicité.
10:41On n'est pas la maille.
10:43Non, le problème...
10:44Non, 50% de votre problème
10:46c'est les retraites.
10:47D'accord ?
10:48Il faut qu'on...
10:48Le budget de retraite,
10:50c'est combien ?
10:50Quelques données quand même.
10:52Premièrement,
10:53depuis 30 ans,
10:54on a gagné 1 million
10:55de fonctionnaires
10:56essentiellement
10:56dans les collectivités territoriales.
10:58Tout ça parce que
10:59les libéraux girondins
11:00ont expliqué
11:01qu'il fallait moins d'États
11:02et c'est au nom du moins d'États
11:04qu'on a multiplié des strates
11:06qui aujourd'hui
11:06se marchent dessus
11:07et que vous avez créé
11:08du fonctionnaire.
11:08Donc si vous voulez
11:09avoir une action,
11:10mettons le nez
11:11dans la strade territoriale.
11:13Deuxièmement...
11:13Et des doublons,
11:14des triplons.
11:14Oui, 50% du problème
11:16ce sont les retraites.
11:17Et en termes de...
11:18C'est pas 4 milliards.
11:19C'est 700 milliards.
11:20On est dans la centaine,
11:22dans les centaines de milliards.
11:24Et des butés LR
11:25qui ont suspendu
11:26la réforme des retraites.
11:26Oui, mais c'est pour ça
11:28que le vrai sujet...
11:30Après, on peut penser
11:30qu'on va y aller
11:31à la tronçonneuse.
11:32Non, non, mais
11:32qu'on va y aller
11:33à la tronçonneuse,
11:33qu'on va couper...
11:35Vous n'êtes pas clair
11:35chez les LR quand même
11:35sur ce sujet-là.
11:36D'abord...
11:36Même sur les retraites.
11:37Mais oui, parce qu'il y a
11:38plusieurs approches...
11:39Vous n'avez pas beaucoup aidé
11:39Emmanuel Macron à réformer.
11:40Parce que la droite,
11:41la droite sur les questions économiques,
11:43vous avez une droite libérale,
11:44vous avez une droite gaulliste
11:46qui est attachée...
11:46Une droite dépensière.
11:47Moi, je suis attaché...
11:48Non, je suis attaché
11:49au modèle du Conseil national
11:50de la République.
11:52La résistance.
11:52De la résistance.
11:53Je suis attaché...
11:54Vous suivez la République, d'ailleurs.
11:55Je suis attaché, si vous voulez,
11:57au premier...
11:58à la première partie du modèle
11:59qui a été mis en place
12:00en 1946,
12:01basé sur les contributions
12:02du travail
12:03et qui permet
12:04de couvrir les risques.
12:07par les avancées
12:08qui ont été faites
12:08par la gauche,
12:09notamment,
12:11complètement décorrélées
12:11du travail.
12:12Et effectivement,
12:13je pense que sur les retraites,
12:14il y a un sujet
12:15de lucidité à avoir
12:16par rapport à l'espérance de vie.
12:17Donc on relève l'âge ?
12:19On ne passe pas forcément l'âge.
12:21Parce que...
12:22Non.
12:23On ferait mieux de...
12:23A mon avis, d'abord,
12:24on aurait dû faire plutôt
12:25une réforme à points.
12:26Et deuxièmement,
12:27on ferait mieux de parler
12:27de durée de cotisation
12:29plutôt que d'âge.
12:29Quand on change le système.
12:31Oui.
12:31Moi, je pense qu'on aurait mieux
12:32de changer le système.
12:33Mais vous avez vu ce qu'il dit,
12:34Julien Hubert,
12:35il ne faut pas toucher
12:35au modèle d'après-guerre.
12:37Oui, moi, j'avoue
12:38que je ne suis pas
12:38sur cette ligne-là.
12:40Mais c'est pour ça.
12:41Parce que je pense
12:42que c'est...
12:43Il est dépassé,
12:44ce modèle qu'on a mis en place
12:45après la guerre ?
12:46Non, mais...
12:46Que la France n'est plus la même ?
12:47Vous savez,
12:48j'ai lu récemment,
12:49ça va vous faire peut-être sourire,
12:51tant c'est caricatural,
12:53les mémoires de Margaret Thatcher.
12:55Je les recommande
12:56à nos téléspectateurs.
12:58C'est très intéressant.
13:00Elle raconte...
13:00Et aujourd'hui,
13:01ce serait publié aujourd'hui,
13:02ça ferait scandale.
13:03Le monde hurlerait au fascisme
13:06et France Inter
13:07se mettrait dans une grève illimitée.
13:10Elle explique
13:11que trop de socialisme
13:13a démotivé les Anglais,
13:16a créé de la paresse,
13:18a créé du ressentiment
13:20et elle veut casser ça.
13:22Donc, imaginez
13:22ce que c'était l'Angleterre
13:24avant Thatcher,
13:24c'était même pas
13:25comme c'est aujourd'hui en France.
13:27Mais en Bretagne
13:27était en difficulté
13:28en années 70.
13:29Oui, mais ce que je veux dire,
13:30c'est qu'ils n'étaient pas
13:32à ce point
13:33autant que nous
13:34dans un système
13:35où en gros maintenant
13:36quand même,
13:36on a beaucoup de gens
13:37qui prennent des vacances
13:38entre deux jobs
13:39en percevant l'assurance chômage
13:40par exemple.
13:41Oui, mais ça c'est un peu
13:43le...
13:43Mais ça qui amortit
13:44les risques, etc.
13:45Mais ça c'est pas
13:46le modèle social
13:47du Conseil national
13:47de la résistance.
13:49Enfin, je veux dire,
13:49à un moment donné...
13:50Alors, qu'est-ce que vous mettez dedans ?
13:52Qu'est-ce que vous sauvez ?
13:53Qu'est-ce qui vous paraît
13:54ne pas devoir être tronçonné ?
13:55Il me semble que, si vous voulez,
13:56la sécurité sociale,
13:57c'est un grand acquis...
13:58Oui, mais sans contrôle,
13:59sans limite,
14:00tel que c'est maintenant.
14:01Attendez, M. Aubert, franchement.
14:03On va dans n'importe quel
14:04petit village en France.
14:06Il n'y a plus un commerce.
14:07Souvent, le seul commerce
14:08qui reste,
14:09c'est une pharmacie
14:09qui est plus luxueuse
14:11et rutinante
14:12qu'un magasin Sephora
14:13à Dubaï.
14:14Est-ce que c'est normal ?
14:16Est-ce que c'est normal ?
14:17Ou est-ce qu'il y a un problème ?
14:18Vous voudriez des pharmacies
14:20sénégalaises ?
14:20Non, moi, non.
14:22Je trouve ça suspect.
14:23Je pense que c'est parce que
14:24les Français...
14:25Oui, je pense que c'est...
14:26Bon, alors, vous parlez
14:26un fils de pharmacien, non ?
14:27Je pense...
14:28Ah, bah, je suis bien tombé.
14:29Vous m'avez atteint,
14:29moi, je suis bien tombé.
14:30Je pense que les Français
14:32sont devenus accros
14:33à leur carte vitale,
14:34qu'on leur prescrit
14:35tout et n'importe quoi
14:37et qu'on rembourse
14:37tout et n'importe quoi.
14:38Donc, ils vont réduire
14:38les dépenses de santé.
14:44Je pense qu'il y a
14:45des pharmacies sénégalaises
14:46qui sont aussi pavées
14:48et aussi bien qu'en France.
14:50Je n'ai pas de critiques
14:51sur le Sénégal.
14:51C'est juste une petite réflexion.
14:52Oui, je sais,
14:53parce que je suis allé
14:54dans des pays indiens
14:55où, si vous voulez,
14:55vous rentrez...
14:57Vous avez...
14:58Quand vous parlez de ça,
14:58d'abord, c'est une méconnaissance
14:59du modèle économique
15:00des pharmacies.
15:01Vous en avez certaines
15:01qui font faillite, d'accord ?
15:04Et donc, aujourd'hui,
15:06c'est plutôt le contrôle
15:06du prix du médicament,
15:07le fait qu'on a donné
15:08à la grande distribution
15:10la possibilité de vendre
15:11la parapharmacie
15:12qui a renié les marges.
15:14Et donc, on ne peut pas aborder,
15:15si vous voulez,
15:16le sujet.
15:16Parce que, quand on veut
15:18défendre l'économie,
15:19une pharmacie,
15:19ça fait aussi fonctionner
15:20un village.
15:21Ah oui, d'accord !
15:23Mais c'est une entreprise !
15:24Mais donc, ça veut dire...
15:25Ça veut dire quoi ?
15:25Oui, mais donc, ça veut dire
15:26que vous êtes pour une vision...
15:27La carbitale est devenue
15:28une religion,
15:29c'est ce que vous disiez.
15:29Mais je le constate partout.
15:31Je constate partout.
15:33L'arrêt de travail
15:34est devenue une religion.
15:36Aujourd'hui,
15:37pour un oui ou pour un non,
15:38c'est un très négé.
15:40C'est un très négé.
15:41Notamment chez les jeunes
15:42qui ne veulent plus bosser.
15:43Il faut dire les choses
15:44comme elles sont.
15:45Moi, je pense qu'il faut
15:45changer ce système-là.
15:47Et on rembourse,
15:49je pense, trop de choses.
15:50Oui, mais ça s'appelle
15:51un correctif.
15:51On ergote indéfiniment
15:53sur les cures thermales,
15:54etc.
15:54Mais je pense qu'il y a
15:55beaucoup de choses.
15:55Vous êtes au pouvoir
15:56où vous êtes au pouvoir.
15:57Vous imaginez bien.
15:58Vous imaginez bien.
15:58Et par ailleurs,
15:59je termine par là,
16:00on se fait avoir
16:00par les labos.
16:01Il y a des médicaments...
16:04Il y a un député,
16:05France Insoumise d'ailleurs,
16:06il faut lui rendre,
16:07pour rendre à César,
16:08ce qui est à César,
16:08qui a soulevé ce lièvre récemment,
16:10un médicament anti-cancer
16:12qui est vendu 2 000 euros
16:14le flacon
16:16par le laboratoire américain
16:17qui le fabrique,
16:18le laboratoire MSD,
16:20alors que le prix de revient
16:21de ce flacon
16:22est à moins de 10 euros.
16:23Et la sécu l'achète 2 000 euros.
16:25Bon, bah,
16:26la France est quand même
16:27un grand pays
16:28qui peut taper du poing
16:28sur la table
16:29sur ce genre de choses.
16:30Parce que vous voyez bien que...
16:31Donc moi, c'est pas la sécu.
16:32Moi, j'en fais pas une religion.
16:33La politique des grands labos,
16:34on voit bien
16:35que c'est pas le modèle social français.
16:36Ça n'a absolument rien à voir.
16:37Non, mais ils en abusent.
16:39Non, mais...
16:41Je dirais,
16:42l'attitude que nous avons
16:42quand on a eu le débat
16:44sur Pfizer
16:45avec les médicaments
16:46que Mme Van der Leyen
16:47a achetés à prix d'or
16:49pendant le Covid,
16:50c'est pas la faute
16:51de la Sécurité sociale française.
16:52Je veux dire,
16:52à un moment donné,
16:53on doit, si vous voulez,
16:55si on veut avoir un débat,
16:57se cibler sur les vrais sujets.
16:59Ce n'est pas parce que
16:59vous avez un système malade
17:01où, effectivement,
17:01vous avez des gens
17:02qui profitent du système
17:03qu'il faut tuer le système
17:04pour tout le monde.
17:05Dans ce pays,
17:06c'est ce qu'on fait.
17:07C'est-à-dire que
17:07vous avez 5% de gens
17:09qui profitent,
17:10on décide de mettre
17:10à l'amende 95% de gens.
17:12Alors, on l'a fait quand, ça ?
17:13Mais la Sécurité sociale...
17:14C'est quand la dernière fois
17:15qu'on a fait ça ?
17:16Mais dites-vous bien
17:17que si on n'a pas été capable
17:18de lutter contre les cures thermales,
17:20ça me fait rigoler
17:21quand on vous explique
17:22que demain,
17:22on va passer par-dessus bord
17:24le modèle de la Sécurité sociale.
17:25Je ne vous dis pas
17:26de le passer par-dessus bord.
17:27Moi, évidemment,
17:28personne ne veut supprimer...
17:29C'est quoi la tronçonneuse ?
17:30Je pense, si vous voulez,
17:31qu'à part le groupe AXA,
17:33personne ne veut supprimer
17:34la Sécurité sociale.
17:35C'est par exemple
17:36de contrôler
17:37de manière beaucoup plus stricte
17:38les arrêts de travail,
17:40les remboursements,
17:41remettre le système à plat,
17:42le transport médical
17:43qui coûte 5 milliards d'euros par an.
17:45Oui, ça ne s'appelle pas
17:46la tronçonneuse.
17:47Ça s'appelle remettre
17:48de l'ordre et de la responsabilité.
17:50Mais il ne faut pas,
17:52si vous voulez,
17:52mélanger,
17:53remettre un système d'aplomb
17:54et tuer le système.
17:56C'est pour ça que
17:57derrière la tronçonneuse,
17:58il faut bien s'entendre
17:59sur ce qu'on dit.
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