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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Nous n'en connaissons ni le nombre, ni les procédures.
00:02C'est une déambulation dans le 17e arrondissement.
00:05Rachida Dati qui est soutenue par Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France,
00:09l'ancienne candidate à l'élection présidentielle.
00:11La déambulation vient de se terminer et ça intervient au lendemain du débat
00:16qui a eu lieu sur BFM TV entre les trois candidats,
00:19Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et Sophia Shikiru.
00:24Débat, déambulation, est-ce que ça peut encore faire bouger les lignes Alain Duhamel ?
00:27Je ne crois pas du tout, non.
00:30Depuis que les débats, même présidentiels, existent,
00:34on dit toujours que ça peut faire bouger et ça n'a jamais rien fait bouger.
00:37Même le débat à Lyon avec Jean-Michel Eulasse face au maire sortant ?
00:42Alors, quand il y en a un qui est particulièrement mauvais,
00:45ça peut jouer un rôle, effectivement.
00:47Personne n'était mauvais hier ?
00:49Ça n'est pas la norme.
00:50Qui était le meilleur quand même, ou la meilleure ?
00:52La meilleure, c'était Shikiru.
00:55Sophia Shikiru.
00:56Oui, c'est nettement.
00:59Rachida Dati, elle était comme d'habitude.
01:01C'était une mitrailleuse à balles perçantes,
01:06parlant tout le temps,
01:08ressassant toujours les mêmes arguments.
01:10Enfin bon, c'était une mitrailleuse.
01:13Et le malheureux, pour prendre une comparaison...
01:17Le malheureux, c'est Emmanuel Grégoire ?
01:18Ben oui, c'était le seul homme.
01:20Le malheureux, pour prendre une comparaison animalière,
01:25c'était un héron entre deux faucons.
01:27C'est-à-dire qu'il était attaqué des deux côtés,
01:30de façon très brutale, très rapide.
01:33Et lui, ben voilà.
01:35Et surtout qu'il est comptable du bilan sortant d'Alain Delgaux.
01:37Ben oui, lui, lui, il s'offrait au coup.
01:41L'un des faits importants de la journée,
01:44ce sont les accusations.
01:45Gabriel Siri-Wari, bonsoir.
01:47Vous êtes le candidat de PS sur la liste d'Emmanuel Grégoire à Paris.
01:50Ce sont les accusations, justement, de votre candidat, Emmanuel Grégoire.
01:54Emmanuel Macron serait personnellement intervenu
01:57pour faire en sorte de demander le retrait de Sarah Knachow.
02:01Alors, avant juste que vous répondiez pour les téléspectateurs
02:04qui n'ont pas suivi cet épisode,
02:05on va le résumer quand même avec vous maintenant, François Gapian,
02:08parce qu'il y a les accusations d'Emmanuel Grégoire,
02:09comme le disait Olivier,
02:10et la réponse du président de la République.
02:11Absolument.
02:12Tous les protagonistes ont eu leur moment dans la journée.
02:14Tout commence ce matin, vous le disiez,
02:15quand Emmanuel Grégoire affirme ceci.
02:19Emmanuel Macron est intervenu.
02:22C'est beaucoup de vos confrères qui nous l'ont relayé.
02:25pour faire en sorte que l'extrême droite
02:28se retire au profit de sa candidate.
02:32Dans la foulée, ou presque,
02:33l'entourage d'Emmanuel Macron dénonce, je cite,
02:36des accusations graves et fausses
02:37et estime que la fébrilité ne saurait justifier
02:40un tel dérapage, mensonge indigne et calomnieux
02:42qui ne grandit pas son auteur.
02:44Et c'est au tour d'Emmanuel Macron lui-même de réagir.
02:49Ces propos n'ont aucun sens.
02:51Il déshonore un peu la personne qui l'a dit comme ça,
02:53l'emporte-pièce,
02:53parce que c'est...
02:54Bon, c'est pas sérieux.
02:56Donc non, je ne connais pas Mme Knafo à titre personnel
02:58et je n'interviens pas du tout dans ces municipales.
03:01La discussion que nous sommes en train d'avoir
03:03montre que j'ai largement autre chose à faire.
03:05Donc les municipales doivent se tenir
03:06dans le cadre le plus respectueux,
03:08le plus républicain.
03:09Mais tout ça est strictement faux
03:11et je crois n'est pas à la hauteur.
03:14Entre-temps, l'autre protagoniste de cette histoire
03:16adresse un message à Emmanuel Grégoire sur son compte X,
03:19Sarah Knafo en l'occurrence,
03:21qui accuse Emmanuel Grégoire de, entre autres,
03:23sombrer dans le complotisme
03:24et qui lui souhaite une excellente défaite.
03:28On attendait aussi la réponse de Rachida Dati,
03:30bien sûr, à Emmanuel Grégoire.
03:31C'est chose faite lors d'un déplacement
03:33sur un marché parisien à la mi-journée.
03:35– Je crois que l'Elysée a bien démenti,
03:39mais bon, quand vous perdez pied,
03:41vous dites n'importe quoi, voilà.
03:42Tout n'est pas permis.
03:43Cette campagne de la part d'Emmanuel Grégoire,
03:45elle était outrancière, insultante, caricaturale.
03:48– Rachida Dati qui, au passage,
03:50bénéficie depuis cet après-midi
03:51d'une forme de soutien indirect de Marine Le Pen
03:53qui, sur les réseaux sociaux,
03:54invite les électeurs à faire barrage à Emmanuel Grégoire.
03:57Dimanche, Jordan Bardella, pour rappel,
03:58avait lui-même fait savoir que s'il votait à Paris,
04:01il voterait à titre personnel pour Rachida Dati.
04:03– Merci François Gapillon.
04:05– Gabriel Siriwari, est-ce qu'Emmanuel Grégoire
04:07a perdu pied ?
04:09– Non, pas du tout.
04:10Je crois que les faits politiques sont là, en fait.
04:12Vous l'avez rappelé, Marine Le Pen soutient Rachida Dati,
04:16Jordan Bardella soutient Rachida Dati,
04:17Sarah Knafo soutient Rachida Dati,
04:19Louis Alliot soutient Rachida Dati,
04:21même Bruno Golnich soutient Rachida Dati.
04:23Donc, en fait, les soutiens de Madame Dati,
04:25c'est vraiment un meeting de Marine Le Pen.
04:27– Elle n'en est pas comptable.
04:27– Alors, elle n'en est pas comptable.
04:28Moi, ce qui m'interroge,
04:30et ce qui interroge un certain nombre de Parisiennes
04:31et de Parisiens à juste titre,
04:32c'est pourquoi est-ce qu'elle est tant la candidate
04:35de l'extrême droite ?
04:36Moi, j'ai ma petite idée, on pourra en parler.
04:37– C'est quoi votre petite idée ?
04:38– Alors, ma petite idée, c'est qu'en réalité,
04:41c'est un espace politique qui est de plus en plus commun.
04:43Là, je regardais juste en venant d'ailleurs
04:45que le compte Twitter des Républicains
04:47venait de reprendre une carte publiée
04:50par le Rassemblement national.
04:51et il y a à Paris, de la part de la droite parisienne,
04:54déjà une forme de dérive que je constate
04:57en tant qu'élue depuis six ans.
04:59– Vous pensez que Marine Le Pen allait appeler
05:01à voter pour la gauche à Paris ?
05:03– Ben non, mais c'est très étonnant
05:05que l'intégralité…
05:06– Il y a six ans, Marine Le Pen avait également appelé
05:08à voter Rachid Alati il y a six ans.
05:11– Alors, je ne me souviens pas d'un tel alignement
05:13de soutien qui représente l'intégralité
05:15des tendances de l'extrême droite française.
05:17– Ce sont des faits, monsieur,
05:19ce n'est pas un argument et ça interroge…
05:21– Attendez, puis Thierry Guerrier
05:23qui soutient Rachid Alati dans le 18ème
05:26dans le même arrondissement que M. Régoire.
05:27– Ben écoutez, moi ça m'interroge
05:28quand je vois M. Bruno Golnisch
05:30qui est un négationniste avéré
05:31qui vient soutenir M. le Président de la République
05:36qui démont que toute l'extrême droite française
05:38soutient Rachid Alati.
05:39C'est un fait, monsieur, les soutiens salient le milliard.
05:40– Mais Emmanuel Grégoire a apporté des accusations
05:43sur Emmanuel Macron, mais sans preuve.
05:45– Alors, s'il l'a dit, c'est qu'il a certainement
05:48des bonnes informations.
05:49– Mais pourquoi il ne les donne pas alors ?
05:51– Pourquoi il ne donne pas sa source ?
05:53– Si je peux répondre…
05:53– Sur la base de quoi votre candidat dit ça ?
05:56Alors que le Président de la République a démenti.
05:58Vous êtes dans le mensonge en permanence.
06:00– D'accord, sur la base…
06:01Vous voulez parler de mensonge ?
06:03Vous avez la candidate du mensonge incarné.
06:05Là encore, je l'ai vu débiter des mensonges
06:08sur mensonge pendant 10 minutes.
06:10– Pendant 10 minutes, dire que nous n'investissons pas,
06:13dire que nous ne nous préoccupons pas de la jeunesse,
06:16alors que vous le savez, monsieur,
06:17vous êtes dans le 18e arrondissement comme moi.
06:19Qu'est-ce qui vient de se passer ?
06:21Il vient de se passer que le dernier lycée public général
06:24vient de fermer dans le 18e du fait de Valérie Pécresse.
06:25– Et vous savez pourquoi il a fermé ?
06:26– Parce que les élèves n'y vont plus,
06:28parce que là-bas, c'est la saleté,
06:29parce que là-bas, c'est la drogue.
06:30– Monsieur, vous racontez n'importe quoi.
06:32– Mais non, je ne raconte pas n'importe quoi.
06:33– On ne va pas faire un débat uniquement
06:35sur le 18e arrondissement de Paris,
06:36– Oui, parce que c'est très intéressant,
06:37mais tous nos téléspectateurs
06:39ne se passionnent peut-être pas sur ce dossier.
06:40Mais Thierry Guerrier, quand même, c'est vrai que là,
06:43on a… – C'est vrai que quoi ?
06:44– C'est vrai que Sarah Knafo s'est retiré
06:46et appelle à battre la gauche à Paris.
06:48Marine Le Pen, ça commence à faire beaucoup.
06:50Alors que répondez-vous à ces accusations ?
06:52Aujourd'hui, Rachel Lattis serait la candidate
06:55de l'extrême droite.
06:55– Écoutez, moi, je suis très triste
06:57de voir que l'ère de la gauche
06:59qui se voulait réformiste à Paris
07:01est en train de sombrer,
07:03est en train de s'achever dans le déshonneur,
07:05dans la calomnie,
07:06dans le mensonge.
07:07Parce que, vous voyez bien…
07:08– Ça traduit une certaine panique à gauche ?
07:10– Ah bah, carrément.
07:10Ils sont en mode panique.
07:12Donc, vous savez, Emmanuel Grégoire,
07:14on dirait un petit peu un garçon mal embouché,
07:17un gamin capricieux qui est dans la cour d'école,
07:19là, il a perdu son ballon,
07:20alors il tire dans tous les sens.
07:22Et puis, vas-y, je mange, j'invente.
07:25C'est du narratif, c'est du récit.
07:27Il faut dire quelque chose
07:28pour essayer de remobiliser son camp.
07:29Mais il n'y a pas de fait.
07:30La réalité, c'est quoi ?
07:32C'est que moi, je suis soutenu.
07:33Moi qui viens de la société civile,
07:34je viens de la gauche,
07:35j'ai appelé à voter Delannoy en 2001,
07:37mais je fais partie de ces gens de gauche
07:39qui ne veulent plus de cette équipe
07:41complètement incompétente.
07:42Voilà.
07:43Qui me soutient ?
07:44Les Républicains,
07:45le parti radical,
07:46c'est une union du centre et de la droite.
07:48– C'est vous le gêne d'entendre Marine Le Pen
07:49comment dire aujourd'hui ?
07:51– Je ne stigmatise personne.
07:53On ne choisit pas les…
07:55Peut-être que c'est un baiser qui tue,
07:57que ce sera un baiser de la mort.
07:58Ce n'est pas très important.
07:59L'important, ce sont les électeurs parisiens.
08:01– Alors, monsieur, si je peux me permettre,
08:04on sait que les soutiens, ça ne vous dérange pas
08:06parce qu'on vous a vu sur l'une de vos vidéos récemment…
08:10– Ça aille à la boule puante du début de campagne
08:12que cette dame a bien voulu m'envoyer.
08:13– Une opération de ramassage avec l'organisation
08:20Le Chemin du Bonheur,
08:21qui est une filiale de l'église de Scientologie,
08:23qui est composée,
08:24la grande majorité de Scientologues,
08:27qui distribuent des fascicules de l'église de Scientologie
08:29dans Paris.
08:30Je rappelle que l'église de Scientologie
08:32est condamnée en France
08:33pour escroquerie en bande organisée.
08:35Je rappelle aussi que c'est considéré comme une secte.
08:38– Vous vous filmez ?
08:38– Alors, allez-y, répondez,
08:40mais on n'est pas en plein débat
08:41sur les enjeux du 18e, Gabriel Thierry-Ouart.
08:43– Ce n'est pas les enjeux du 18e, monsieur.
08:44– Non, il y a eu l'accusation factuelle.
08:46– Alors, attendez, répondez,
08:46puisque vous venez de faire une accusation directe.
08:48– On va sortir du 18e.
08:50– Non, mais c'est très, très simple.
08:51Le 18e arrondissement,
08:52la rue Jean-Henri Fabre,
08:53la rue du professeur Gosset,
08:55c'est des rues derrière le périphérique
08:56où il y a des bidonvilles
08:58et où c'est un dépotoir à ciel ouvert gravissime.
09:01– Donc vous vous ramassez avec la Scientologie ?
09:02– Je vais avec mes militants, vous permettez que je réponde ?
09:03Je vais avec mes militants
09:06pour nettoyer,
09:06il y a notamment plusieurs associations qui sont là,
09:09dont une dont on me dit
09:10qu'elle serait peut-être liée à la Scientologie.
09:11– Et vous vous filmez, ça ne vous dérange pas ?
09:13– Je suis laïque, je suis universaliste,
09:15je n'ai rien à voir avec ces gens-là.
09:17En revanche, j'emmène madame qui n'a jamais été là-bas,
09:21je l'emmène et elle verra ce que c'est que la saleté là-bas.
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