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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va s'intéresser maintenant à la politique municipale et à ces maires qui ont détonné, qui ont gagné au
00:07premier tour et qui maintenant enclenchent tout de suite leur politique municipale.
00:10Et on va regarder ce qui se passe du côté de Saint-Denis avec Bali Bagayoko qui a annoncé un
00:15processus de désarmement de la police.
00:17C'était dans la police municipale, c'est dans le programme de quasiment tous les candidats de la France insoumise.
00:21Et voilà ce que dit M. le maire quand je parle de désarmement, c'est d'abord les LBD.
00:24Et les LBD ce sont les lanceurs de balles de défense, les armes à feu pour l'instant nous les
00:28gardons avec un processus de désarmement.
00:31Et il a ajouté on va y aller piano, piano. Voilà ce que dit M. le maire et on va
00:35en discuter maintenant avec nos invités.
00:37Oui avec nos invités, on va peut-être donner la parole déjà à un policier pour savoir ce qu'il
00:41en pense.
00:41C'est Augustin Dumas qui est référent municipal du syndicat Alliance Police Nationale.
00:45Bonsoir. Le désarmement programmé de la police municipale.
00:49On commence donc par les lanceurs de balles de défense. Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:53Je pense que c'est vraiment du non-sens. A l'heure actuelle, on voit bien que les policiers municipaux
00:58sont les primo intervenants.
00:59Ce sont eux qui sont en première ligne. Ils sont bien souvent confrontés à la violence.
01:03L'armement c'est ce qui leur permet d'intervenir sur tout type de situation.
01:07Leur retirer progressivement cet armement, c'est les empêcher de mener à bien leur mission.
01:11C'est un mauvais signal envoyé aux policiers par leur employeur, par le maire.
01:16C'est-à-dire que finalement, on n'a pas tellement confiance en vous. Est-ce qu'on préfère quand
01:19même vous désarmer ?
01:21Tout à fait.
01:22On craint les bavures par exemple ?
01:23Les policiers, ils espèrent de leur maire d'être soutenus.
01:26Là, on se rend bien compte que la première chose que fait le maire, c'est de retirer des équipements
01:29aux policiers municipaux.
01:31Les policiers municipaux à Saint-Denis ont un équipement qui leur permet d'aller sur l'ensemble du spectre des
01:35missions.
01:36Ils font de nombreuses interventions.
01:38On a peu d'usage des armes.
01:39Le maire l'a rappelé d'ailleurs récemment.
01:41Il y a peu d'usage, mais ça a aussi un effet dissuasif.
01:43Les policiers, ils ont besoin de se défendre et de défendre les autres.
01:47Vous êtes conseillère municipale à Saint-Denis.
01:49Vous êtes avocate, Elsa Marcel.
01:51Vous étiez sur la liste de révolution permanente.
01:54Exactement.
01:55Mais là, on a un maire qui applique son programme.
01:57Il dit « je vais y aller doucement quand même ».
01:59Il faudra aller plus vite.
02:01La première chose que je veux dire, c'est que je ne suis évidemment pas surprise d'entendre le syndicat
02:05Alliance
02:06se scandaliser du fait qu'on enlève les LBD aux policiers municipaux,
02:09puisque c'est ceux qui défendent systématiquement l'impunité policière
02:12et qui, après les révoltes, après la mort de Naël,
02:14avaient publié un communiqué pour expliquer qu'il fallait combattre ces hordes de sauvages et ces nuisibles.
02:18Et c'est les mêmes qui expliquent que le problème de la police, c'est la justice.
02:21Maintenant qu'on a dit ça, effectivement, moi je suis élue municipale à Saint-Denis.
02:24Je pense que c'est très bien de retirer le LBD aux policiers municipaux.
02:27Mais je pense qu'effectivement, il faut aller plus loin.
02:29Je vais vous expliquer.
02:30Nous, dans notre campagne, on a apporté la nécessité d'un désarmement total et immédiat.
02:34C'est-à-dire que le LBD, ça ne suffit pas.
02:36Il faut aussi enlever les 9 millimètres que Anne Autain, qui est l'ancien maire de Saint-Denis,
02:40a offert à la police municipale.
02:42C'est le symbole le plus clair des politiques sécuritaires qui ont été mises en place,
02:46qui ont harcelé la jeunesse des quartiers et les plus précaires de notre ville.
02:49Il faut savoir que ça servait à systématiquement chasser de l'espace public les jeunes de quartier populaire.
02:54Pas à lutter contre la sécurité ?
02:55Pas du tout.
02:56Et les vendeurs de brochettes à la gare de Saint-Denis, c'est d'ailleurs revendiqué tel quel...
02:59Et comment ça, il est chassé avec quoi ? Aux 9 millimètres ?
03:01Pas aux 9 millimètres, mais avec des arrêtés d'interdiction.
03:03Et évidemment, le problème, si vous voulez, c'est que pour aller au bout de cette logique,
03:07si vous voulez, le problème qu'on a là-dedans, c'est que non seulement on est contre, évidemment,
03:11mettre des barbelés autour de la précarité et de la misère sociale,
03:14mais surtout, les armes dans les mains de la police, c'est dangereux.
03:17Il comprit le tonfin, il comprit le bâton.
03:18Bien sûr, je vais vous expliquer jusqu'au bout si vous me laissez terminer.
03:21Samedi dernier, j'étais à La Marche, en mémoire de Naël, à cette marche,
03:24il y avait des familles de victimes de violences policières par dizaines.
03:27Il y avait la famille d'Ella Sendyara, d'Olivio Gomez, de Souel, de Adama et de beaucoup d'autres.
03:31Et déjà, il faut dire une chose, c'est que la police, elle n'a même pas besoin d'armes
03:34pour tuer.
03:34Quand on voit ce qui s'est passé, même à Noisiel, il y a un jeune de 15 ans
03:38qui a été brutalisé avec une violence inouïe, qui s'est fait exploser une grenade homogène dans la tête.
03:42Donc, je finis juste ma phrase.
03:44Mais on va vous poser la question aussi, parce que c'est intéressant.
03:45Oui, bien sûr, mais vous m'invitez, c'est pour que je termine mon propos.
03:48Je finis en une phrase, ce que je veux dire, c'est que la police n'a même pas besoin
03:50d'armes
03:50pour commettre des violences extrêmement graves qui peuvent mener à la mort.
03:54Donc, imaginez si on les arme.
03:56Donc, non seulement, il faut leur retirer le LBD, mais il faut aller au bout, il faut leur retirer le
03:589 mm.
03:58Il faut supprimer la police municipale.
04:00Comme c'était avant 2020.
04:00Il faut supprimer la police municipale.
04:01Mais il y a des endroits, vous savez, comme à Bagnolet, où il n'y a même pas de police
04:03municipale.
04:04Sur l'armement.
04:04Et avant ça, et à Saint-Denis, en 2020, il n'y avait pas d'armement.
04:08Sur le 9 mm, Baliba Gueyeco est beaucoup plus prudent.
04:11Tout à fait.
04:11Parce qu'il dit, attendez, on va faire ça progressivement.
04:13Et je crois même qu'il dit, attention, on ne gère pas une ville de 150 000 habitants
04:16comme une ville de 2-3 000 habitants.
04:18Exactement.
04:18Non, mais c'est un débat qu'on avait au moment de la campagne.
04:20Peut-être qu'il n'y aura pas de désarmement des policiers municipaux.
04:22Écoutez, nous, en tout cas, nous, ce qu'on a porté pendant la campagne,
04:24et effectivement, qui était un débat qu'on avait avec la France insoumise,
04:26c'est qu'on pensait qu'il fallait un désarmement non seulement immédiat,
04:29mais par ailleurs total, qu'il faudrait leur ôter la capacité de nuire
04:32et en réalité de produire des violences qui peuvent mener à la mort
04:35et qui sont extrêmement graves.
04:36Puisque sur l'argument du dissuasif, c'était aussi l'argument du maire socialiste Mathieu Annotin
04:41qui disait, mais attendez, c'est utilisé juste 0,3% des fois.
04:44Mais le problème, c'est que nous, on ne compte pas en termes numériques,
04:46on compte en termes de vie humaine.
04:48Et une fois, c'est déjà trop quand ça produit la mort.
04:50Mais vous pensez qu'une police sans armes, c'est efficace ?
04:52Oui, parce que...
04:53D'ailleurs, est-ce que vous pensez que la police est utile ?
04:55Non, moi, je pense que si vous voulez, ça fait depuis les années 80
04:59qu'en réalité, on nous explique que la manière de résoudre les problèmes
05:02de misère sociale et de violence, c'est en augmentant les effectifs de la police.
05:05Et depuis 95, les budgets, la part de budget de l'État consacrée à la police
05:10est en augmentation constante.
05:12Or, non seulement ça ne résout aucun des problèmes de la population,
05:14mais ça en crée des nouveaux.
05:16Et ce que je veux dire, c'est que nous, ce qu'on explique...
05:16Vous pensez que la délinquance pourrait baisser s'il y avait moins de police ?
05:18Bien sûr, nous, ce qu'on explique, c'est que c'est un problème social,
05:21C'est un peu contre-inspectif.
05:22Non, pas du tout.
05:23C'est parce qu'en réalité, quand vous vivez dans une ville qui est celle de Saint-Denis,
05:26où il y a un tiers de la population qui vit sous sol de pauvreté,
05:28qui est une des villes les plus pauvres de France,
05:30où il y a un niveau de précarité énorme,
05:31où il n'y a pas d'avenir pour la jeunesse,
05:33où le maire socialiste, qui a dépensé 18 millions d'euros pour rénover un commissariat,
05:36il a fermé les antennes jeunesse, où il y a un taux de chômage énorme.
05:39Évidemment, ça produit, si vous voulez, des phénomènes de violence.
05:42Et nous, on pense qu'il faut résoudre ça par d'un investissement massif dans les services publics,
05:46par la construction de logements, par des politiques de santé publique massives.
05:49Et c'est ça qui produit de la violence sociale, et pas l'inverse.
05:51– Victor Hérault, on a l'impression que le maire, le nouveau maire,
05:55veut faire de Saint-Denis-Pierfitte, puisque ce sont deux communes,
05:58c'est d'ailleurs la plus grande commune gagnée par les insoumis en France, devant Roubaix.
06:05Il veut faire de cette commune un laboratoire, des idées des insoumis.
06:08Alors ça ne va pas assez loin, selon cette conseillère municipale,
06:10mais déjà, ça interpelle le fait de désarmer une police,
06:13alors qu'on voit quand même partout ailleurs que c'est l'inverse qui se produit.
06:16On crée une police, on l'arme, même dans des mairies de gauche.
06:18– Je ne sais pas s'il veut en faire un laboratoire,
06:20mais ce sera forcément le cas, et d'ailleurs c'est un pari acquis tout double
06:24à un an de la présidentielle, c'est-à-dire qu'on va pouvoir voir,
06:26on va pouvoir scruter cette ville, puisque ce maire a au moins l'honneur
06:30d'appliquer ses mesures et d'appliquer son programme,
06:32ça c'est quelque chose de louable.
06:33Maintenant, effectivement, pendant un an, on essaiera de voir
06:35si le programme de la France insoumise marche à échelle locale.
06:38Je ne comprends pas tout à fait l'argumentaire que je viens d'entendre,
06:40parce que d'une part, expliquer qu'il faudrait enlever à la police les moyens de tuer,
06:46tout en expliquant que la police, de toute façon à main nue, irait tuer,
06:49donc en fait, ce n'est pas les moyens que vous voulez enlever, c'est les hommes.
06:51– C'est la politique sécuritaire, oui, c'est la politique sécuritaire.
06:54Moi je pense que c'est une fausse réponse, c'est une impasse,
06:56c'est une fausse réponse à la crise sociale qu'on traverse aujourd'hui,
06:59et qui est d'autant plus violente dans les quartiers populaires
07:01et dans les villes où il y a beaucoup de précarité.
07:02– Pardonnez-moi, on peut s'entendre sur l'argument de la précarité
07:05emmène vers la planche.
07:06– Bon, ça n'est pas seulement le seul argument dans ce débat,
07:08et ce n'est pas…
07:09– C'est de loin le principal.
07:10– Ce n'est pas une île factorielle, c'est ça que j'essaie que de dire.
07:12– Heureusement qu'il y a beaucoup de familles qui vivent des situations difficiles,
07:14qui ne tombent pas dans la délinquance,
07:16et qui sont dans le droit de chemin.
07:18– La précarité émène vers la violence, c'est quand même assez stigmatisant.
07:20– Non mais l'inverse est vrai, pourquoi est-ce que vous n'avez pas besoin
07:22de police municipale armée dans le 16e morceau de Paris ?
07:25Ce n'est pas parce qu'il y a un ADN de la violence à Saint-Denis,
07:27c'est un problème social évidemment.
07:28– Admettons un milieu, un quartier très précaire,
07:30où quelqu'un se ferait tabasser au sol par d'autres personnes,
07:32et l'un et l'autre sont tous aussi précaires.
07:34Il n'y a pas de policier, qu'est-ce qu'on fait ?
07:36Est-ce qu'on laisse cette personne-là se faire tabasser au sol ?
07:38Qu'est-ce qu'on fait ? On attend que quelqu'un agisse, un citoyen ?
07:40Enfin je veux dire, à ce moment-là, si c'est précaire contre précaire,
07:43qu'est-ce qui se passe ? C'est le précaire qui tape,
07:44qui a résumé par rapport au précaire qui tapait ?
07:44– Mais parce que ce n'est pas ça la réalité de la pratique de la police municipale à Saint
07:47-Denis,
07:47et même de la police en général, ça se voit que vous ne la connaissez pas.
07:50– Quand les narco-travipants sont armés, il faut mieux être armés en face.
08:03– Oui, mais les narco-trafiquants tirent au mortier d'artifice sur les commissariats,
08:09sur les policiers, ils sont eux-mêmes armés, on l'a vu, ils tuent.
08:12– Vous avez eu des attaques armées de commissariats à Saint-Denis par des narco-trafiquants ?
08:16– J'ai dit aux mortiers d'artifice, et j'ai dit que les narco-trafiquants étaient armés.
08:20– Non, moi je considère qu'il y a une instrumentalisation sécuritaire, il y a une instrumentalisation dans les cités.
08:25– Oui, mais si vous voulez, le problème c'est que pour moi c'est toujours la même discussion.
08:28Il y a une instrumentalisation sécuritaire de cette question pour justifier la réprétion que ce soit.
08:32– Vous êtes contre les armes dans les cités ?
08:33– Mais déjà pour le narco-trafique, si vous voulez, moi je pense qu'il faudrait légaliser le cannabis.
08:37– Oui, bien sûr, c'est ça qui provient de la violence, mais il n'y a rien d'incroyable,
08:40il y a des pays dans lesquels c'est possible, je veux dire, regardez aux Pays-Bas,
08:44le journaliste va criminaliser.
08:46– Le maire a dit que les agents municipaux qui n'appliqueraient pas strictement le programme de la mairie
08:53connaissaient la porte de sortie. Est-ce que ça veut dire qu'il y a une chasse aux sorcières
08:56qui est engagée parmi les agents municipaux à Saint-Denis aujourd'hui ?
08:58– Non, pas du tout, puisqu'en réalité vous voyez que les agents municipaux,
09:01ils quittent d'eux-mêmes la police municipale de Saint-Denis et ils le disent,
09:05et moi je trouve ça d'autant plus inquiétant qu'en réalité vous voyez que si on leur retire des
09:08armes
09:09qui par ailleurs ils n'avaient pas en 2020, ils décident de changer de mairie.
09:12Donc c'est dire l'importance que ça a pour eux de pouvoir être armés et de taper la population
09:15toute la journée.
09:16– Attends, pardon, nous sommes…
09:17– Mais se défendent de quoi ?
09:17– Nous sommes avec le vice-président, s'il vous plaît.
09:20– Les refus d'obtempérer qui ont multiplié…
09:22– Mais les refus d'obtempérer c'est ce qui est une justification pour pouvoir tuer impunément
09:25comme ça a été dans le cas de Naël.
09:26– Les refus d'obtempérer c'est une loi qui a été créée en 2017 qu'aujourd'hui on appelle
09:30la loi pour le permis de tuer
09:31qui a fait exploser les crimes policiers, qui a fait exploser les crimes policiers.
09:35– Alors nous sommes…
09:38– Le policier ne doit pas se défendre.
09:39– Mais la peine de mort ça n'existe pas en France.
09:41– Vous pensez qu'il faut tirer sur des gens ?
09:42– La légitime défense ça existe quand même.
09:44– Mais c'est faux, la réalité c'est que…
09:47– Alors attendez…
09:47– Je voudrais qu'on aille voir le vice-président de la Fédération des policiers municipaux de France,
09:59c'est Victor Marquès qui est avec nous.
10:01Bonjour M. Marquès, merci d'être en direct, vous avez entendu la teneur de nos débats.
10:06Que pensez-vous de ce début de désarmement de la police municipale à Saint-Denis ?
10:10LBD d'abord et puis on verra ensuite, dit le maire.
10:15– Je pense que le maire doit faire preuve d'une extrême prudence.
10:20Parce que contrairement à ce qu'on a pu entendre de la part de votre intervenante,
10:25effectivement la police municipale a un rôle à jouer au niveau de la sécurité publique.
10:31Il faut qu'ils aient les moyens évidemment de pouvoir jouer ce rôle.
10:34Et ça c'est à la charge du maire de leur donner.
10:38Maintenant, faire le procès de la police municipale
10:41en expliquant que les affaires dramatiques qui ont pu avoir lieu,
10:46c'est-à-dire avec Naël, avec tout, enfin bon, ce qui a pu être cité,
10:50ont fait le procès de la police municipale alors que ce ne sont pas les policiers municipaux qui sont concernés.
10:55Mais bon, c'est pas grave, on a l'habitude, on reçoit les procès de toutes parts.
11:00Il faut quand même savoir que les policiers municipaux aujourd'hui sont les agents les plus contrôlés.
11:06qui sont également les agents quasiment les mieux formés.
11:09Donc expliquer qu'un LBD ou une arme à feu, quelle qu'elle soit,
11:16ou même un bâton va être mal utilisé par un policier municipal,
11:20je peux l'entendre, mais à ce moment-là, il faudrait nous sortir aussi un peu des statistiques,
11:24puisque j'aimerais connaître les statistiques de mauvais usage des armes à Saint-Denis.
11:30– Victor Marques, est-ce qu'il y a eu des demandes de mutation ?
11:35Est-ce qu'il y a des policiers municipaux qui ont envie de quitter la mairie de Saint-Denis ?
11:39– Alors non, il n'y a pas de policiers municipaux qui ont envie de quitter la mairie de Saint
11:45-Denis.
11:45Il y a des policiers municipaux qui s'inquiètent de la façon,
11:50de la sécurité dans laquelle ils vont pouvoir travailler,
11:53parce que bon, Saint-Denis, le taux de délinquance est quand même assez élevé.
11:57Il s'agit d'une ville où, malheureusement, la police municipale est complètement indispensable.
12:04Aujourd'hui, couper les moyens de la police municipale,
12:08pour des raisons d'ailleurs qui nous échappent,
12:10parce que ce que je viens d'entendre honnêtement n'a aucune cohérence,
12:14donc je ne peux pas y adhérer,
12:17même si je suis tout à fait d'accord sur le principe que la politique sociale doit être revue.
12:22– Mais est-ce que les policiers municipaux sont en danger à Saint-Denis
12:26si on leur retire les moyens de travailler ?
12:28– Évidemment, évidemment.
12:32Vu le taux de délinquance, là, je veux dire,
12:34un policier municipal qui arriverait, qui n'aurait plus de quoi se défendre,
12:37il serait mis dans la rue,
12:38il aurait à charge de protéger les administrés et lui-même,
12:42et il n'aurait aucun moyen pour le faire.
12:44Donc ce serait de véritables cibles vivantes, tout simplement.
12:47– Avant 2020, tous les policiers municipaux étaient en danger de mort à Saint-Denis.
12:50– Et pourquoi, à votre avis, le maire de Saint-Denis a décidé,
12:52maire socialiste, a décidé justement les armées ?
12:54C'est justement peut-être qu'il y avait un problème.
12:55– Mais non, pas du tout, c'est parce que Mathieu Annotin,
12:56il avait un projet politique qui était un projet de gentrification,
12:59et pour lequel il avait besoin d'armer la police
13:02pour faire la chasse aux pauvres dans le centre-ville.
13:04Il avait des arrêtés anti-chicha, des arrêtés anti-regroupement,
13:06il y avait besoin de policiers pour les faire appliquer,
13:08pour chasser les plus précaires du centre-ville.
13:10– Qu'est-ce que vous faites en discours ?
13:12– Je pense que je connais peut-être un peu mieux Saint-Denis que vous.
13:14– Non, mais c'est lunaire de m'expliquer.
13:15– Vous voyez très bien pourquoi est-ce que dans le cas…
13:17– C'est lunaire de nous expliquer que chasser les chichas.
13:18– Bien sûr, mais c'est pas ce que je vous dis,
13:21si vous ne comprenez pas, mais vous opérez un renversement qui est absurde.
13:24Vous êtes en train de me dire qu'il y a les mêmes problèmes
13:26dans le 16e arrondissement que dans les villes populaires de 93.
13:28– Mais vous n'arrêtez pas de revenir dans le 16e arrondissement,
13:29on est sur 5 ans.
13:30– Oui, dans le 7e, si vous voulez.
13:32– Mais pourquoi dans ce cas, est-ce qu'il n'y a pas de trafic de drogue
13:37chez la jeunesse du 7e arrondissement ?
13:38– Si, il y a peut-être.
13:40– Mais pourquoi vous n'êtes pas en train d'interroger
13:42Rachida Dati sur les narcotraficants du 7e arrondissement ?
13:46– Je voudrais, attendez, un mot quand même de nouveau.
13:51– S'il vous plaît, s'il vous plaît.
13:54– Ceux que vous appelez les délinquants, c'est les jeunes
13:55qui sont incarcérés pour une canette de redbull après la marge de l'ail.
13:57– Cela dit, Augustin Dumas, juste un mot.
13:59– Personne n'a été incarcéré pour une canette de redbull.
14:01– Madame Marcel, juste un mot, Augustin Dumas.
14:03– Personne n'a été incarcéré pour avoir volé une canette de redbull ?
14:05– Mais j'en ai défendu, je le sais.
14:07– S'il vous plaît, est-ce que vous êtes policier national,
14:09mais référent police municipale ?
14:11– Policier municipal.
14:12– Est-ce que vraiment, vous avez besoin d'avoir une arme létale aujourd'hui ?
14:16– Je veux surtout revenir sur tout ce qu'on entend.
14:17Parce qu'effectivement, vous nous avez dit,
14:19je pense qu'il y a une méconnaissance de la police municipale.
14:21Vous savez, la police municipale, c'est la police de proximité.
14:24Les policiers municipaux, au quotidien,
14:25ils discutent avec les jeunes,
14:27ils les connaissent, ils les émortifient.
14:28– C'est la nouvelle police de proximité.
14:30– Cette police de proximité, elle est nécessaire.
14:32Pourquoi ? Parce que c'est elle qui permet
14:33de prévenir tout un tas de situations
14:35sur lesquelles on va pouvoir désamorcer,
14:37sur lesquelles on va pouvoir aller discuter avec les familles,
14:39sur lesquelles on va pouvoir recevoir les familles aussi,
14:41parce qu'il y a tout le côté prévention qu'on fait également.
14:43Et ça, vous l'occultez totalement.
14:44On est également dans les écoles,
14:46on fait les sorties d'écoles,
14:48et toutes ces missions-là, vous les occultez.
14:50– Je pense que vous connaissez mal la réalité
14:51de la police municipale de Soigny.
14:52– Oui, il est policier, là.
14:53– Si, je connais très bien.
14:55– J'ai travaillé en Seine-Saint-Denis
14:57pendant de nombreuses années.
14:59– Écoutez-le, écoutez-le, s'il vous plaît.
15:01– Écoutez-le.
15:02– Est-ce que vous pouvez m'écouter ?
15:05– S'il vous plaît, ça va être mieux que ce que vous faites.
15:07– Je vous ai écouté, est-ce que vous pouvez m'écouter ?
15:08– Oui, je vous écoute bien.
15:09– Merci bien.
15:10Donc, je vous disais,
15:10j'ai travaillé en Seine-Saint-Denis
15:11pendant de nombreuses années.
15:13En Seine-Saint-Denis, il ne faut pas croire
15:14que la police municipale,
15:15c'est une police qui a de la défiance
15:16sur laquelle on n'arrive pas à travailler
15:18en lien avec, comme vous l'avez dit,
15:19les services jeunesse haute,
15:20ce sont nos collègues.
15:21Nous, on est policiers municipaux,
15:22on travaille pour la collectivité,
15:24on travaille avec les services jeunesse,
15:25les services sociaux,
15:26on travaille avec l'intégralité des acteurs,
15:29à la fois en prévention,
15:30mais aussi en sécurisation.
15:31Et effectivement,
15:31quand on intervient sur des phénomènes de rixes,
15:33quand on intervient sur des violences intrafamiliales
15:36sur lesquelles on est appelé
15:37parce qu'il faut des équipages
15:38et qu'il faut aller parce qu'on a une femme
15:39qui est en train d'être battue,
15:40il faut qu'on puisse intervenir,
15:42il faut qu'on puisse à la fois protéger
15:43et se protéger.
15:45Moi, je suis contre cette rédition.
15:47Je voudrais qu'on retourne au conseil municipal
15:49de Saint-Denis,
15:49si vous le permettez,
15:50simplement pour écouter M. le maire.
15:52C'était lors de la séance de samedi.
15:55Premier conseil municipal.
15:56La passation de témoins, vous y étiez.
15:58On vous voit d'ailleurs sur les images,
16:00vous vous siégez.
16:01Et voilà ce que dit à un moment
16:02le maire de Saint-Denis
16:04à propos des agents
16:05dont il attend fidélité,
16:07ou pardon, non,
16:08il attend allégeance.
16:10C'est un plaisir de m'en parler.
16:12Moi, je suis ici du milieu sportif
16:14et que, même si l'on s'est entraîné
16:17pendant des mois,
16:19lorsque le résultat tombe,
16:21nous faisons allégeance.
16:22Désormais, nous sommes dans une campagne
16:24qui consiste à être unis
16:26les uns les autres
16:27pour que nous puissions répondre
16:28aux préoccupations des habitants.
16:30Je le dis à l'ensemble
16:33de l'administration générale.
16:36Je le dis à l'ensemble des directeurs.
16:38Je le dis à l'ensemble des chefs de service.
16:40à l'ensemble des agents.
16:43Nous avons besoin de vous.
16:44Nous avons besoin de tous celles et ceux
16:47qui ne vont pas regarder dans le rétroviseur.
16:50Pas celles et ceux
16:51qui vont tenter de remettre un programme
16:54qui a été battu dans les urnes.
16:56Et donc, ces personnes-là,
16:58c'est votre projet,
16:59nous n'aurons pas d'autre solution
17:00que, bien sûr,
17:01de nous en séparer.
17:03Alors, soit on suit la ligne,
17:05soit on est viré.
17:05C'est ça, ce que veut dire le maire ?
17:08D'ailleurs, il faut simplement préciser
17:10que ça a été dénoncé,
17:10Guillaume Daré,
17:11par Laurent Nunez,
17:12cet après-midi,
17:12à l'Assemblée nationale.
17:13Oui, absolument.
17:14Le ministre de l'Intérieur
17:15qui a pris la parole,
17:16qui a dénoncé un certain nombre de faits
17:17qui avaient eu lieu de violences
17:18au cours, effectivement,
17:19de ces élections municipales
17:21et qui a dénoncé, je cite,
17:22sans le citer nommément,
17:23un maire qui s'en prend
17:24aux agents territoriaux,
17:25au mépris, dit-il,
17:26de l'application du statut
17:27de la fonction publique territoriale.
17:28En même temps, on peut penser
17:29qu'un maire qui vient d'arriver
17:31avec une nouvelle politique,
17:32il a envie d'avoir une équipe
17:35qui applique son programme
17:36et qui ne mette pas des bâtons
17:37dans les roues.
17:37Mais ça ne marche pas comme ça.
17:38Parce qu'on dit souvent
17:38que l'administration est devenue
17:40plus puissante que les politiques
17:41et que les politiques,
17:43dans certains ministères,
17:44ne peuvent rien faire
17:45parce que finalement,
17:45c'est l'administration qui gouverne.
17:46Ça, c'est assez vrai.
17:47C'est peut-être la même chose
17:48dans une mairie.
17:49Vous n'arrivez pas dans une mairie
17:50ou dans un ministère, etc.,
17:51en disant,
17:52levons les mains,
17:53ceux qui sont d'accord avec moi,
17:54ils restent et puis les autres,
17:55ça dégage.
17:55Ce n'est pas comme ça que ça marche.
17:56Est-ce qu'on imaginerait...
17:57Ils ont un lestatien
17:58plus de fonctionnaires.
17:59Évidemment, mais bien sûr.
17:59Et puis au-delà de ça,
18:00ça permet de faire
18:02une certaine garantie
18:03de certains garde-fous.
18:04Est-ce qu'on imaginerait,
18:05pardonnez-moi,
18:05mais un candidat
18:06du Rassemblement National
18:07qui arrive au pouvoir
18:07dans une mairie
18:08qui dit, bon, maintenant,
18:09ceux qui ne sont pas d'accord
18:10avec le programme du Rassemblement National
18:11et avec ce que je vais faire,
18:12vous dégagez.
18:13Et je remplace
18:13et je mets mes effectifs.
18:15C'est lunaire.
18:16Cette tentative d'intimidation
18:18et de mise au pas,
18:18moi, je la trouve absolument...
18:19Il a raison, le maire,
18:20selon vous ?
18:21Non, mais oui.
18:22Surtout, non,
18:22mais ce que je veux dire,
18:23c'est que moi,
18:23je n'ai entendu personne
18:25s'indigner comme ça en 2020
18:26lorsque les effectifs
18:28de la fonction publique
18:28et des agents territoriaux
18:30à Saint-Denis ont fondu
18:31et qu'il y a eu 500 personnes
18:32qui ont perdu leur emploi
18:33et que c'est ça, en réalité,
18:35la vraie violence sociale
18:36et politique.
18:37C'est pour d'autres raisons, ça.
18:38C'est des raisons économiques,
18:39sans doute.
18:39C'est des coupes budgétaires.
18:40C'est des raisons économiques,
18:41budgétaires.
18:42Oui, mais ce que je veux dire,
18:42c'est peut-être pour élargir...
18:44Là, c'est des délits d'opinion.
18:45Vous voulez déterminer
18:46parce que c'est dans le sens
18:46de ce que vous avez commencé
18:48à faire le lien
18:48en disant que Laurent Nunez
18:49a dénoncé, etc.
18:50Moi, je pense que ce qui est
18:50en train de se passer,
18:51c'est qu'en réalité,
18:52il y a toute une offensive idéologique
18:53qu'on le voit de la droite,
18:55de l'extrême droite.
18:55On veut la peau du maire de Saint-Denis,
18:56c'est ça ?
18:57Au-delà du maire de Saint-Denis,
18:58contre les huées,
18:59la violence qui s'exprime
19:00dans les mairies,
19:01ce qui s'est passé,
19:02c'est scandaleux, etc.
19:03Moi, je ne pense pas du tout.
19:04Je pense que la réalité,
19:05c'est que c'est des explosions de joie
19:07parce que ça permet
19:08de mettre un terme
19:08à des politiques sécuritaires
19:10et austéritaires
19:11qui ont été menées
19:12pendant des années.
19:12La vraie violence,
19:14c'est ces politiques
19:14de guerre aux classes populaires.
19:16Moi, je l'ai vu à Saint-Denis,
19:17ce qui s'est passé à Saint-Denis,
19:18ça a été six années
19:18de politique de guerre sociale
19:20contre les plus précaires,
19:21les plus pauvres.
19:21Et on a assisté
19:21à une explosion de joie.
19:23Vous êtes avocate,
19:24Vous êtes avocate,
19:25Madame Marcelle.
19:25Vous n'avez jamais dénoncé
19:26la vraie violence sociale,
19:28politique, idéologique.
19:29Vous n'avez pas le problème
19:30parce que toute la journée,
19:31il y a des gens
19:31qui défendent un génocide.
19:32Par contre,
19:33quand on explose de joie,
19:34quand on explose de joie,
19:35il y a cette explosion
19:36des violences.
19:37C'est des insultes.
19:38C'est des insultes des huées.
19:40Mais quelles insultes ?
19:40À Saint-Denis,
19:41il y a eu quelles insultes ?
19:41C'est une intention
19:42de ne pas que j'étais.
19:43J'y étais.
19:44Quelles insultes ?
19:45Alors, on va regarder...
19:46Je suis curieuse de voir
19:47parce que j'étais là
19:48Mathieu Anotin,
19:49le maire socialiste
19:51au Conseil municipal.
19:53Commencer par m'indigner
19:54haut et fort
19:55des attaques
19:56et des insultes
19:57à caractère raciste
19:58que subit Bali Bakayoko
20:00depuis la campagne
20:01et encore davantage
20:03depuis l'annonce des...
20:07Le dernier mandat
20:09a été marqué
20:10par une montée en puissance
20:11de la violence
20:13dans la vie politique,
20:14nationale comme locale.
20:19Je vous laisse un héritage
20:20mais je ne vais nulle part
20:21car peu importe mon rôle,
20:24c'est ici ma place.
20:25Merci beaucoup.
20:40S'il vous plaît,
20:42s'il vous plaît,
20:42s'il vous plaît,
20:47si nous voulons
20:48finir ensemble,
20:50il faut que chacun
20:51s'astreinte
20:52à un minimum de discipline.
20:53Combien même
20:54les propos parfois
20:55qui peuvent être tenus
20:56peuvent nous offenser.
20:58...
20:58Des jeunes de quartier
20:59qui ont été harcelés
21:00pendant 6 ans
21:00à qui on a volé leur ville,
21:02on a fermé leurs antennes jeunesse,
21:03on les a pourchassés
21:04en bas de chez eux.
21:05Moi, je l'ai vu, ça.
21:06C'est Mathieu Anotin
21:07qui a fait ça.
21:07Il ne faut pas d'opposants
21:08au Conseil municipal.
21:09Il peut y avoir des opposants,
21:10mais c'est bien pire
21:11ce qu'a fait Mathieu Anotin
21:12pendant 6 ans
21:13que de se prendre une huée.
21:14Il est payé 10 000 euros
21:15par mois pour faire ça.
21:16Est-ce que vous respectez
21:17vos opposants ?
21:18Est-ce que vous
21:20pleurez parce qu'il y a
21:20des gens qui huent ?
21:21Est-ce que vous respectez
21:22vos opposants ?
21:23Mais bien sûr.
21:24Est-ce que ça,
21:24c'est le respect républicain ?
21:25Mais moi, ce que je vous dis,
21:26ce qui est important,
21:27c'est le respect du peuple,
21:28des travailleurs,
21:29des classes populaires
21:29et de la jeunesse.
21:29Dans le Conseil municipal.
21:30Pour moi, des huées,
21:31ça n'est pas grave.
21:32Vous n'avez pas le monopole
21:33des classes populaires ?
21:34C'est fini.
21:34Pleurer pour des huées,
21:36c'est indigne.
21:37Et moi, j'aurais honte
21:37à votre place
21:38de devoir pleurer
21:39pour des huées
21:39alors que c'est de la politique
21:40et qu'on met des politiques.
21:41On s'interroge sur le rituel républicain.
21:44C'est une indignation
21:44à deux vitesses
21:45qui est franchement,
21:45excusez-moi de vous le dire,
21:47insupportable pour des huées
21:48alors que ce qu'on critique,
21:49c'est six ans de politique.
21:49Ça va être sympa
21:50quand même le Conseil municipal
21:51de Saint-Denis
21:51pendant six ans.
21:53Écoutez, moi,
21:54je ne suis pas le fait
21:54pour Mathieu à l'automne.
21:55Pour les opposants.
21:56Mais moi, je suis dans
21:56l'opposition.
21:57Vous êtes encore plus
21:58l'opposition
21:59à M. Bagayoko aussi.
22:01Plus à gauche.
22:02Mais sur la gauche,
22:02effectivement.
22:04Plus à gauche.
22:04Attention.
22:05C'est possible.
22:06Non, non.
22:07Non, pas du tout.
22:08Vous avez tous tombé vos gestes.
22:09Non, mais non.
22:09Vous connaissez
22:10Révolution permanente.
22:11C'est pour ça
22:11que ce sera intéressant
22:12de suivre les conseils municipaux.
22:15Exactement.
22:16Mais la Révolution
22:17n'empêche pas
22:18la courtoisie entre élus.
22:20Il y a un vote courtoisier
22:21et la nôtre.
22:21On n'a pas la même courtoisie.
22:23Mais par contre,
22:23vous, oui.
22:25Vous, oui.
22:26Vous, oui.
22:27Mais dans le Conseil municipal.
22:28C'est une génération des...
22:29Ce n'est pas être ça
22:29le discours-toi.
22:30Bah, valeur actuelle.
22:31C'est ce qu'on explique.
22:32Je me suis dit.
22:32C'est ce qu'on explique.
22:33C'est ce qu'on explique.
22:33Bali Bagayoko,
22:34c'était la ville des Noirs.
22:35C'était je ne sais pas quoi.
22:36Non, c'est pas ça.
22:36Ils n'ont pas dit ça.
22:37Vous le savez bien.
22:39Avant, personne n'a dit ça
22:40sur les plateaux télé.
22:40Vous êtes à vous indignes ou pas ?
22:42Non.
22:42Ils n'ont pas dit ça.
22:44Qui est Bali Bagayoko ?
22:46Vous mangez dans la main de qui ?
22:47Vous mangez dans la main de qui ?
22:48Je ne sais pas quoi.
22:48Ils s'interrogent.
22:50Parce qu'il y avait eu des enquêtes.
22:51Ah bah voilà.
22:52Des enquêtes pour expliquer
22:52que c'est des narcotériques.
22:53Vous reviendrez.
22:54Merci.
22:55Merci d'être venu sur notre plateau.
22:57Merci à vous de m'avoir invité.
22:58Merci.
22:59À suivre, bien évidemment,
23:00ce qui va se passer
23:01dans les semaines,
23:02les mois à venir
23:03au Conseil municipal de Seine-Saint-Denis.
23:05On suivra ça
23:06de Seine-Saint-Denis attentivement.
23:07Au revoir.
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