00:00Le prix de la guerre, justement, regardez, c'est la une demain de nos confrères de la tribune dimanche.
00:05La France, notamment la France, n'est pas belligérante dans ce conflit et pourtant elle paye, elle paye le prix
00:11de cette guerre et on le constate, vous le constatez probablement chaque jour à la pompe.
00:14Faut-il plafonner les prix du Carpuran ? Il y a plusieurs voix qui s'élèvent, vous le savez, pour
00:19légiférer dans ce sens.
00:20Le Premier ministre lui préfère inciter Total Energy, ce sera lire dans la tribune demain, à un plafonnement généreux.
00:26Voilà les mots rapportés par nos confrères, le bon sens est un plafonnement généreux qui peut redevenir intéressant pour les
00:31consommateurs français,
00:33alors qu'une grande partie de la classe politique le presse de mettre en place une taxation des super profits.
00:37Rappelons que Total a vu son bénéfice net bondir de 51% au premier trimestre, conséquence de l'envol des
00:44prix du pétrole.
00:45Bonsoir Philippe Erlin.
00:46Bonsoir.
00:47Inciter plutôt que contraindre, c'est la bonne solution ça ?
00:51C'est une menace, mais en fait le fait qu'un gouvernement menace sa grande entreprise, qui est une entreprise
00:55formidable,
00:56parce que la France a quand même la chance d'avoir une grande entreprise pétrolière.
01:00Donc le fait que le gouvernement menace en demandant des prix à la pompe peu élevés, sinon ce serait une
01:07taxation des profits.
01:08Mais alors quand il dit plafonnement généreux, on rappelle que Total plafonne actuellement en France le prix de l'essence
01:12en plomb à 1,99,
01:13celui du diesel à 2,09 par litre.
01:15Qu'est-ce que peut faire de plus Total quand le Premier ministre l'a dit plafonnement généreux ?
01:19Alors il s'attend peut-être à ce que Total baisse ses prix-là, mais d'où vient l'argent
01:23?
01:23C'est-à-dire qu'il faut comprendre que les bénéfices Total ne viennent pas de la France,
01:26ils viennent des pays d'extraction, de production que Total a.
01:30Et encore une fois, on a la chance d'avoir une entreprise qui a cette capacité, qui a ses ressources.
01:35Et nous, la seule chose à laquelle on pense, c'est de lui taper dessus.
01:38Donc là vous dites que ce n'est pas la bonne solution de plafonner encore ?
01:41Non, mais c'est plus tout ça à l'État de faire des efforts.
01:43Si l'essence est très chère, d'ailleurs quand vous regardez le prix de l'essence en France et dans
01:47les autres pays européens,
01:48vous voyez qu'il s'est beaucoup plus élevé en France.
01:50Parce que nous, on parle de baisse de la TVA, mais ce n'est pas la bonne solution à mon
01:54avis.
01:54Oui, justement, expliquez-nous comment se décompose un prix à la pompe.
01:57C'est-à-dire, on parle de la TVA, mais il y a aussi 30 à 40% de taxes
02:00sur les produits pétroliers.
02:02C'est ça, c'est là qu'il faudra dire.
02:03Il y a une assise, alors une assise plus une TVA sur l'assise,
02:06mais en fait, l'assise c'est un prix fixe, c'est-à-dire c'est 80 centimes.
02:09Quand on prend l'assise plus la TVA sur l'assise,
02:11mais la TVA elle est fixe parce qu'elle repose sur l'assise.
02:14Donc, il y a en tout 80 centimes.
02:15Donc, si le baril de pétrole était à 0 dollar,
02:19on paierait quand même l'essence 80 centimes.
02:21Enfin, plus les frais de distribution et de raffinage.
02:23C'est ça, en fait, qui pèse.
02:25Et en fait, moi, ce que je dis, c'est que l'État, il se goinfe tout le temps.
02:27Parce que ce n'est pas seulement en ce moment où il y a une hausse des prix.
02:30Même quand le baril est à un prix normal ou même quand il est faible,
02:35cette assise-là, ça fait qu'il y a des milliards qui rentrent dans les caisses de l'État.
02:38C'est ça, c'est ça.
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