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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va parler politique et la meilleure chance pour la gauche de gagner la présidentielle de 2027.
00:06Alors déjà on sait qu'il y aura une primaire, ce sera le 11 octobre prochain, mais sans Jean-Luc Mélenchon.
00:11On sait, on sait pas.
00:12Et sans Raphaël Glucksmann. Voici les prétendants.
00:15Il y aura Lucie Casté, Madame Tondelier, Clémentine Autain, entre autres, Raquel Garrido, Alexis Corbière, Laurent Baumel.
00:24Bref, on sait que les deux têtes d'affiche, a priori, n'iront pas. On relativise, on nuance.
00:31Mais ce matin, il était l'invité des RMC et de BFM TV, Raphaël Glucksmann de Place Publique.
00:36Quand on lui parle de la primaire, il est catégorique.
00:40Non, je n'y en serai pas, je n'y crois pas.
00:43Je ne pense pas que ce soit la manière d'enclencher une dynamique pour les élections qui seront vitales de 2027.
00:49Et donc non, je n'y serai pas. Et je l'ai dit depuis le début, je ne changerai pas d'avis dessus.
00:53Vous savez, cette primaire, c'est en quelque sorte une volonté de ne pas choisir.
00:58Et moi, je ne participerai pas à cette primaire qui ensuite débouchera sur une candidature
01:02qui sera le plus petit dénominateur commun entre eux tous
01:06et qui finira dans une compétition plus à gauche que moi, tu meurs.
01:10Et finalement, pour aller aux législatives après cette banane et aux présidentielles,
01:13faire des deals avec Jean-Luc Mélenchon. Moi, je veux un autre chemin.
01:17Donc pas de primaire pour Glucksmann.
01:18– Bonsoir Aurélien Lecoq, vous êtes député à la France Insoumise du Nord.
01:23Vous ne confirmez pas de primaire du côté de Mélenchon notamment.
01:25– Mais attendez, pour quoi faire ?
01:28On n'est pas là en train de jouer, je ne sais pas, au jeu de cette famille ou au qui est-ce ?
01:33Sur quelle base on organise cette primaire ?
01:36– Non. La question de l'élection présidentielle, la question de gouverner notre pays,
01:42la question qui est de changer la vie des gens, parce que la souffrance est immense dans le pays.
01:46Il y a 11 millions de pauvres, il y a 8 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim dans ce pays.
01:50C'est une question sérieuse. Ce n'est pas juste une histoire de casting.
01:54Donc sur quelle base organise-t-on la discussion ?
01:57Ici, aucune. Sur quelle base programmatique sont-ils d'accord ?
02:01Pourquoi changer en France ?
02:02– Chacun a son programme. Le principe d'une primaire, c'est qu'il y a des candidats différents
02:06avec des propositions différentes.
02:07– Justement, est-ce que vous pensez que M. Hollande, par exemple,
02:11qui est adhérent du Parti Socialiste, est prêt à soutenir à la fin de la primaire Mme Tondelier ?
02:17– C'est ce que dit Glucksmann.
02:17– Moi, je ne crois pas. Ce n'est pas ce que dit M. Hollande.
02:19– Donc vous partagez les arguments de Glucksmann qui disent qu'il y a deux gauches.
02:23Il y a une gauche, alors lui il dit gauche populiste, on pourrait dire gauche radicale
02:26représentée par Jean-Luc Mélenchon, ou une gauche populaire,
02:28et une gauche de gouvernement social-démocrate, que lui il représenterait.
02:32Que ces deux gauches, comme le disait Manuel Valls, sont réconciliades,
02:35donc ça ne sert à rien de les mettre ensemble.
02:36– Moi, ce que je dis, c'est que l'élection présidentielle, c'est quelque chose de sérieux.
02:40Que c'est le moment où on propose un programme à la France.
02:43Il n'y a pas de programme dans cette histoire de primaire,
02:45il n'y a que des histoires de personnes.
02:47Nous, les Insoumis, on a un programme.
02:49Ça s'appelle l'Avenir en Commun.
02:50– Oui, c'est aussi une histoire de personnes.
02:51– Il y a 830 propositions dedans.
02:53M. Glucksmann, il a présenté un programme.
02:58Un programme qui, en réalité, est une espèce de réchauffé de la Macronie,
03:01mais il a un programme, et nous ne sommes pas d'accord.
03:03Les gens savent que voter pour la France Insoumise,
03:08c'est voter pour la retraite à 60 ans, c'est voter pour l'augmentation des salaires.
03:12Donc lorsqu'il y a des programmes différents,
03:14par exemple celui de M. Glucksmann,
03:16qui est un vassal de M. Trump, qui refuse de sortir de l'OTAN,
03:20eh bien, il doit y avoir une confrontation démocratique,
03:27et les électrices et les électeurs doivent franchir.
03:29– François Calfon, c'est le primaire de second rôle,
03:32parce qu'on a vu le casting, ce ne sont pas les favoris dans les sondages.
03:36Et deux favoris, Mélenchon et Glucksmann, n'en veulent pas.
03:39– On peut même rajouter Hollande et Glucksmann aussi.
03:41– Non, mais soyons sérieux, l'élection présidentielle…
03:43– C'est une bonne idée ou pas une primaire ?
03:45– Attendez, je vais vous répondre très précisément.
03:47Arrêtons de faire embrassons-nous Folleville
03:50et de mettre les désaccords politiques majeurs,
03:53comme la vaisselle cassée sous le tapis.
03:55C'est quoi cette primaire ?
03:56C'est comme si M. Lecoq et moi-même,
03:58on se réunissait ensemble dans une salle pour désigner un candidat.
04:01On a des désaccords majeurs.
04:02– Ça ne risque pas d'arriver.
04:03– Tout à fait, c'est le seul accord qu'on ait.
04:05C'est qu'on a des désaccords majeurs.
04:06– Nous sommes d'accord sur le fait que nous ne faisons pas la France de la même manière.
04:08– Vous avez une proposition d'extrême-gauche, matinée de populisme,
04:11nous sommes pour la gauche de gouvernement,
04:13européenne, souveraine.
04:14Et nous souhaitons, et d'ailleurs je le dis au passage
04:17parce qu'il y a eu un petit flou artistique,
04:20le Parti socialiste décidera le choix qu'il fait
04:23pour la présidentielle et son mode de désignation
04:24au terme des élections municipales.
04:27Donc il n'y a pas de mandat pour dire…
04:28– C'était quoi alors ce qui s'est passé ?
04:29– Il y a des gens qui tirent l'accord de « on pourrait ».
04:33Mais très clairement, le bureau national du Parti socialiste
04:36s'est réuni la semaine dernière, il y a 15 jours,
04:38et a dit de manière très solennelle
04:40parce qu'il y a un désaccord, ne nous mentons pas.
04:42– Mais vous-même, vous pensez quoi ?
04:44Est-ce qu'il faut une primaire ?
04:45– Non, non, je ne crois pas du tout à cette primaire.
04:46– D'accord, vous n'y croyez pas.
04:47– Non, je ne crois pas du tout à cette primaire,
04:48je veux dire une désignation.
04:49– La primaire, c'est les sondages qui la font,
04:51et pour le moment, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est devant.
04:52– Alors, je suis toujours pour que les gens s'expliquent.
04:53– Et la dernière présidentielle, le PS, à la 60-1.
04:55– Mais la proposition…
04:56– J'ai entendu Raphaël Glucksmann ce matin,
04:59la proposition politique de Raphaël Glucksmann,
05:02sa cohérence, me semble représenter un chemin.
05:04D'autant que, dernier galop électoral national,
05:07élection européenne,
05:09eh bien cette proposition politique est arrivée largement en tête de la gauche.
05:13– On voit donc deux personnes de gauche qui sont d'accord sur rien,
05:17sauf sur une chose, pas de primaire.
05:18Pourtant, les arguments de Marine Tondelier,
05:21notamment à Mandi Natalaya,
05:23sont de dire finalement,
05:25si on n'arrive pas à rassembler au premier tour,
05:27face à un Bardella ou une Marine Le Pen très fort,
05:31face à un candidat sans doute macroniste,
05:33peut-être un autre candidat de droite,
05:34on n'a aucune chance de se qualifier pour le deuxième.
05:36– Mathématiquement, ce qu'elle dit est assez vrai.
05:39Pour qu'il ait une chance supérieure, en tout cas,
05:43ou plus forte de se qualifier au second tour,
05:45il vaudrait mieux que la gauche soit unie,
05:46parce qu'alors, elle pourrait atteindre quelque chose
05:49comme des 25, 28, 30 %,
05:51s'il y avait un candidat très fort,
05:54il n'y a pas de candidat très fort dans ce qu'on voit derrière vous,
05:56qui émergeait de cette primaire aujourd'hui.
05:59C'est également un souhait,
06:00on peut quand même le mentionner,
06:01des électeurs de gauche aujourd'hui.
06:03Dans tous les sondages,
06:04il y a 7 à 8 électeurs sur 10 de gauche
06:07qui disent qu'ils aimeraient voir la gauche
06:09se présenter unie à l'élection présidentielle
06:11parce qu'ils voient les autres candidats aujourd'hui
06:14et qu'ils ont peur, tout simplement,
06:15que la gauche ne se qualifie pas.
06:16– Dans l'histoire de la gauche,
06:17il y a eu deux présidents de gauche
06:19sous la Ve République,
06:21ils n'étaient pas les candidats uniques
06:23de leur propre camp.
06:24– Tout à fait.
06:24– François Mitterrand était face au Parti communiste
06:26qui était encore assez fort à l'époque
06:27et François Hollande a eu la candidature de Mélenchon à geler.
06:30– Tout à fait, ça peut se passer autrement.
06:31Et vous pouvez ajouter qu'à part pour François Hollande
06:33qui a été le vainqueur de la primaire
06:34et ensuite de la présidentielle,
06:35il n'y a eu aucun autre exemple vraiment réussi récent de primaire.
06:39Et on peut se souvenir par exemple à gauche
06:40de celle de 2017 qui a fait gagner Benoît Hamon,
06:43ça a été un désastre complet par la suite.
06:45– Peut-être qu'Amandine Attalaya
06:46pointe aussi un aspect de la primaire.
06:49C'est que vous allez toujours chercher
06:50la radicalité au sein de votre camp.
06:52C'est ce qui s'est passé pour Benoît Hamon.
06:54On a eu le candidat le plus radical de la gauche
06:56puisque bien évidemment,
06:57ce sont les plus militants de la gauche socialiste, vous voyez.
07:00On ne sera jamais battu par M. Mélenchon
07:02de ce point de vue-là.
07:03Et à l'arrivée, ça s'est traduit par une catastrophe.
07:06J'ajoute un deuxième point.
07:07Je crois qu'on doit faire de la politique en vérité.
07:10Vous ne pouvez pas rassembler des gens
07:11qui sur une question majeure comme le budget,
07:14certains ont décidé, dont je suis,
07:16de dire la priorité, c'est les repas à un euro pour les étudiants.
07:19– Vous n'avez pas censuré.
07:20– Et de l'autre côté, des gens qui nous ont les mêmes,
07:23les mêmes sur la même photo,
07:25qui ont dit que ce sont des sociotraîtres.
07:26Mais enfin, pour qui prend-on les électeurs ?
07:29Pour des imbéciles.
07:31– Vous prenez les électeurs pour des imbéciles ?
07:34– Ah ben non, puisque en l'occurrence…
07:36– Vous n'êtes pas des sociotraîtres ?
07:37– Non, ce n'est pas ce qu'a dit M. Calfon à l'instant.
07:40– Non, il a dit ceux qui sont sur la photo.
07:42– Moi, je considère qu'on ne part pas
07:44à une élection présidentielle en montant aux gens.
07:46On part à une élection présidentielle
07:48sur la base d'un programme,
07:50et d'un programme clair.
07:52Donc, effectivement,
07:54c'est l'alliance de la carpe et du lapin.
07:55M. Fort est le représentant d'un parti
07:57qui a décidé de vendre son âme au diable
08:00en ne censurant pas un budget
08:01d'une violence sociale absolument extrême.
08:03– Nous, nous proposons une alternative de rupture.
08:06– Si Jean-Luc Mélenchon se présente,
08:07pardon, si Jean-Luc Mélenchon se présente,
08:09s'il arrive au deuxième tour,
08:11vous êtes vraiment sûr qu'il arrivera
08:13à fédérer derrière lui
08:14toutes les voix de gauche,
08:16notamment cette gauche sociale-démocrate modérée
08:18que peut incarner Raphaël Guzman ?
08:20Par exemple, Pierre Moscovici,
08:21il n'y croit pas du tout,
08:22il croit même que vous êtes un allié
08:23du Rassemblement national, écoutez.
08:24– Écoutez.
08:26– Je pense qu'une certaine façon,
08:28LFI est le meilleur allié du RN.
08:31Si ça se passait,
08:32ça vaudrait à l'élection certaine du RN.
08:34Si on veut que le RN gagne l'élection présidentielle,
08:36si on le veut absolument,
08:38si à gauche on le veut absolument,
08:39il faut voter pour LFI.
08:40LFI ne peut pas gagner l'élection présidentielle.
08:42Et au deuxième tour,
08:44on sait ce que ça donne.
08:45On dit 75-25, j'en suis pas sûr.
08:47Mais voilà, on connaît quand même le résultat.
08:49C'est la raison pour laquelle
08:50je crois qu'il faudra quand même
08:51que se dessine à gauche
08:53une option de vote utile.
08:55Le vote utile,
08:55c'est celui qui permet d'aller au deuxième tour
08:56et de gagner.
08:57– Donc Jean-Luc Mélenchon
08:58ne peut pas gagner la présidentielle
08:59selon Pierre Moscovici ?
09:01– Eh bien moi, je vous le dis,
09:02je pense que la France insoumise
09:03est en capacité de gagner
09:04cette élection présidentielle
09:05et que si la France insoumise
09:07se retrouve au second tour de l'élection,
09:09ce que je souhaite demain,
09:10nous pouvons y arriver.
09:12– Mais qu'est-ce que vous faites dire ça ?
09:13– Parce que M. Moscovici
09:15est en réalité un oiseau de mauvaise augure.
09:16Plutôt que de mener le combat
09:18contre l'extrême droite
09:19et contre le rassemblement national,
09:21il préfère mener le combat
09:22contre son propre camp
09:23en l'annonçant déjà des faits.
09:24La réalité, c'est que tout le monde aujourd'hui…
09:26– Vous croyez au front républicain
09:27derrière Jean-Luc Mélenchon ?
09:28– Moi, je crois à la conviction des gens.
09:31Si Jean-Luc Mélenchon
09:32se retrouvait au second tour
09:33d'une élection présidentielle
09:34face à Jordan Bardella,
09:35alors le peuple français
09:36aurait à choisir
09:37entre la retraite à 60 ans
09:40ou la retraite par capitalisation
09:42jusqu'à peut-être 67 ans,
09:43ce que disait M. Bardella.
09:44Les Françaises et les Français auront à choisir
09:46entre la fraternité et l'unité républicaine
09:49ou la division, le racisme et la xénophobie.
09:52– Beaucoup de Français ont peur de votre candidat.
09:54– Jean-Luc Mélenchon,
09:55notre programme, c'est celui de l'Union populaire.
09:57Eh bien, je termine là-dessus
09:58parce que je veux aller jusqu'au bout.
10:00Je suis absolument convaincu
10:02qu'avec ce choix-là,
10:05les Françaises et les Français
10:06choisiront l'unité populaire,
10:08l'augmentation des salaires,
10:09le partage des richesses
10:10et la retraite à 60 ans.
10:11– Mais je comprends que ça vous embête
10:13que l'on parle de l'Union populaire.
10:13– Attendez, attendez, juste.
10:14– Mais on est obligé…
10:15– Vous l'avez dit deux fois,
10:16c'est où on n'a pas l'unité.
10:17– On est obligé de revenir
10:18sur les sujets de fond,
10:19c'est quand même ça l'enjeu
10:20d'une élection présidentielle.
10:21– François Calfon,
10:21vous êtes d'accord avec Pierre Moscovici,
10:23voter LFI,
10:24c'est finalement faire le jeu du RN ?
10:26– Moi, ça ne m'intéresse pas tellement
10:27ce genre de polémique.
10:27Ce qui m'intéresse,
10:28c'est que le Jean-Luc Mélenchon,
10:29universaliste que j'ai connue,
10:31qui ne fracturait pas la société,
10:34qui l'a rassemblée,
10:35il avait une proposition…
10:36– C'est exactement ce que fait
10:37notre programme de proposition aujourd'hui.
10:39– J'étais victime de vos stigmatisations
10:41et de votre essentialisation
10:43tout à fait scandaleuse,
10:44comme Mme Chiquiot l'a fait.
10:45– Vous parlez, arrêtez, arrêtez les postures.
10:48– Je ne vous ai pas coupé,
10:49je ne vous ai pas coupé la parole.
10:51Donc ça, c'est un point,
10:52je pense qu'il a eu tort
10:53de sortir de l'arc républicain
10:55parce que ça le condamne.
10:56– Je ne peux pas vous laisser dire ça.
10:57– Mais je le dis parce que je le pense
10:59et que je l'assume.
11:00– Je suis moins long que vous
11:03et je suis plus précis.
11:04Donc deuxième point
11:04par rapport à cette primaire
11:06parce qu'il n'y a qu'une chose
11:08qui m'intéresse dans cette affaire,
11:10c'est quel sera le candidat
11:11pour battre l'extrême droite
11:13au second tour.
11:14Je ne vois pas que la dynamique
11:15fondée sur des désaccords majeurs
11:17de la primaire le permette.
11:19Par contre, il y a des candidats,
11:20un ancien président de la République
11:21qui a été confronté à des guerres,
11:23– François Hollande.
11:23– Raphaël Luxemann
11:24qui a montré au feu électoral
11:25dans sa cohérence
11:26qu'il y a un chemin.
11:28– Oui, mais François Calfont,
11:29ce sont peut-être des bons candidats
11:31de second tour,
11:33mais au premier tour,
11:34ça va être plus compliqué.
11:35Et là, Jean-Luc Mélenchon
11:36a une longueur d'avance.
11:36Il l'a démontré
11:37les dernières présidentielles.
11:38– Alors c'est là
11:39où je rejoindrai
11:39parce que je ne veux pas
11:40stigmatiser.
11:42Condamner la gauche
11:43à sa perte
11:43et un plafond de verre très bas,
11:45c'est voter Jean-Luc Mélenchon.
11:46Ça, c'est une réalité.
11:47– Les sondages sont là.
11:48Aujourd'hui,
11:49Glucksmann, il est à 13%
11:50et Hollande, il est à 17%.
11:51– Vous savez quand
11:51M. Mélenchon et ses amis
11:53passent plus de temps
11:54à insulter la gauche universaliste
11:57qu'elle essaie de gagner
11:58le cœur des Français,
11:59bien nous avons une difficulté.
12:00Voilà, c'est tout.
12:01– Juste si c'est possible
12:02de répondre d'un mot,
12:03mais parce qu'on ne peut pas
12:03laisser dire des contre-vérités
12:05comme ça.
12:06Ce sont les insoumis
12:06qui font face à l'extrême droite
12:08systématiquement,
12:09dans l'hémicycle
12:10et dans l'ensemble
12:10des manifestations.
12:11Ce sont les insoumis.
12:12– Vous votez ensemble
12:12la structure quand même.
12:13– Ce que vous expliquez là,
12:14de critiquer le fait
12:16que la France insoumise
12:17aurait abandonné
12:18la gauche universaliste
12:19et les républicains.
12:21– Écoutez-moi, monsieur.
12:22– Regardez la façon
12:23dont M. Gutschmann
12:23a été traité
12:24dans une manifestation
12:25à Saint-Étienne.
12:25– Je croyais que vous ne
12:26coupiez pas vos adversaires.
12:27Laissez-moi terminer ma phrase.
12:28Les seuls qui aujourd'hui
12:30ne baissent pas les yeux
12:31face au racisme
12:32et à la division,
12:33ce sont bien les insoumis.
12:34Les seuls aujourd'hui
12:35qui décident de censurer
12:36un budget dans lequel
12:37il y a des mesures
12:38d'extrême droite
12:38avec des taxes
12:39sur les étrangers,
12:41avec un budget
12:41dans lequel il y a
12:42l'exclusion des étudiants
12:44étrangers des APL.
12:44– Notre gauche,
12:45ce sont aujourd'hui
12:46les insoumis.
12:47Donc vous ne pouvez pas dire
12:49que nous ne sommes pas
12:51des républicains,
12:52nous sommes des républicains
12:53conséquents.
12:54– Non, non, non,
12:56vous allez me laisser parler.
12:57– Monsieur Lecoq,
12:58vous me dites que je vous coupe.
13:00– Juste une minute.
13:01– Donc, simplement,
13:02nous sommes une gauche républicaine
13:03et oui, nous sommes en capacité
13:05de l'emporter
13:05parce que vous pouvez faire
13:06tous les petits calculs
13:07que vous voulez,
13:08citer des sondages
13:09qui se sont trompés
13:10à maintes reprises.
13:11– Vous savez que les sondages
13:12de la dernière fois
13:12– Monsieur Lecoq,
13:13je vais juste faire
13:13passer une minute.
13:14– Pourtant, ils l'ont perdu.
13:16C'est le nouveau Front Populaire
13:17qui l'a emporté.
13:17– Un tout petit peu de courtoisie
13:18parce que ce n'est pas en imposant.
13:20Voilà, monsieur Lecoq,
13:20vous savez,
13:21ce qu'il nous partage,
13:22nous, c'est que nous n'avons pas
13:23sur le plan international
13:24d'indignation à géométrie variable.
13:26Nous nous sommes mobilisés
13:28pour les Palestiniens à Gaza.
13:29– Vous avez refusé
13:30d'envoyer le temps de génocide,
13:32monsieur Calif.
13:32– Comme nous nous mobilisons,
13:32on ne vous trouve pas
13:33pour le mouvement
13:34– Vous avez dénoncé le génocide ?
13:35– Nous n'avons pas,
13:37mais peut-être que je vais vous poser
13:37la question
13:38puisque vous avez tellement
13:39envie de parler.
13:40Nous n'avons pas de problème
13:41à qualifier monsieur Maduro
13:42de dictateur.
13:43Maduro est un dictateur ?
13:45– Monsieur Calfon.
13:45– Maduro est un dictateur ?
13:46– Vous voyez,
13:47c'est ce qu'il ne nous sait pas.
13:48– Vous ne me laissez pas répondre.
13:50– En tout cas,
13:50on voit bien
13:51que vous ne pourriez pas
13:51faire de primaire ensemble.
13:52– Monsieur Calfon,
13:54vous citez Maduro et le Venezuela
13:55quand vous n'avez plus
13:56d'autres arguments.
13:57Vous n'avez que l'insulte
13:58à la bouche.
14:00La réalité,
14:02c'est que la présidentielle,
14:04et c'est ce que vous voulez,
14:04vous l'avez dit,
14:05ça doit être projet
14:06contre projet.
14:07Moi, j'ai formulé
14:08sur le plateau
14:09des propositions.
14:10Maduro,
14:10il a été kidnappé
14:11de manière illégale
14:13sur le plan du droit international
14:14par monsieur Trump.
14:15L'urgence pour la France,
14:17c'est d'être indépendante
14:18des États-Unis
14:18et donc de sortir de l'OTAN.
14:20Est-ce que vous voulez sortir
14:21de l'OTAN ?
14:21– Je crois qu'on n'aura pas
14:22notre réponse ce soir.
14:23– Est-ce que vous voulez sortir
14:24de l'OTAN ?
14:24– Je crois que vous n'aurez pas
14:25votre réponse.
14:26– Vous ne direz pas
14:27que c'est un génocide
14:32qui songe,
14:33il réfléchit,
14:34il en a envie,
14:35il reçoit énormément d'appels
14:37et oui, ça l'intéresse.
14:38Je crois qu'on peut le dire
14:38aujourd'hui.
14:40Quant aux deux autres candidats,
14:41si on résume très vite
14:42leurs problèmes,
14:43c'est que Jean-Luc Mélenchon
14:43est un bon candidat
14:44de premier tour
14:45mais aujourd'hui
14:45un mauvais candidat
14:46de second tour
14:46parce qu'il est frais.
14:48Parce qu'il est frais.
14:49Si on lit les sondages,
14:50on ne peut se fier qu'à ça
14:50aujourd'hui.
14:51Les Français et que,
14:53par exemple,
14:53un sondage de second tour,
14:55les seuls que l'on a aujourd'hui,
14:57Mélenchon,
14:58part dès là où Le Pen
14:59montrent 75% des voix
15:01pour le Rassemblement National.
15:02Ça semble aujourd'hui écrasant.
15:04Et Raphaël Glucksmann,
15:06de son côté,
15:06fait peur à énormément
15:07de socialistes
15:08pour sa faiblesse.
15:09Par exemple,
15:10en débat,
15:10on l'avait vu face à Éric Zemmour,
15:12s'effondrer
15:13et beaucoup craignent
15:14qu'il ne puisse pas tenir
15:15en fait à très long terme
15:17un étiage.
15:19Donc François Hollande
15:20est en embuscade,
15:20si je comprends bien.
15:21C'est ça,
15:21il attend que les autres chutent.
15:23Merci à tous les deux.
15:25Merci François Calfont.
15:26Merci Aurélien Lecoq.
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