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  • il y a 14 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:0159e jour de guerre au Moyen-Orient, une chose est sûre c'est qu'Israël continue de faire le travail
00:06au Liban contre les positions du Hezbollah,
00:10on va y venir dans un instant, mais pour les Américains, on est dans une espèce de statu quo là
00:17pour le moment,
00:18Antoine Lard, une espèce d'impasse et on se demande toujours du côté américain si le cessez-le-feu va
00:24tenir ou pas.
00:25– Oui, et il y a d'ailleurs à la Maison-Blanche une réunion autour de Donald Trump et de
00:33ses équipes de sécurité nationale,
00:36réunion dans la Situation Room, cette salle réservée aux situations de crise et d'urgence dans les sous-sols de
00:42la Maison-Blanche,
00:42pour le moment rien de filtre, on verra tout à l'heure aux alentours de 19h, la porte-parole de
00:46la Maison-Blanche doit tenir un point presse,
00:48on verra si les lignes ont pu bouger, ce qu'on apprend aussi c'est que les Iraniens, et ça
00:53c'est le média Axios qui le dit,
00:54les Iraniens ont envoyé aux Américains une nouvelle proposition pour mener les négociations et mettre fin au conflit,
01:01c'est une proposition en deux temps, dans un premier temps il s'agirait de régler la question de la
01:05navigation autour du détroit à Dormuz,
01:07ça veut dire qu'à la fois les Américains et les Iraniens accepteraient de lever leur blocus,
01:12et puis dans un deuxième temps, une fois que le blocus est levé de part et d'autre,
01:16on pourrait s'asseoir autour de la table pour négocier les sujets de fond et en particulier la question du
01:21nucléaire,
01:22sauf que Donald Trump refuse de négocier de cette façon, de procéder de la sorte,
01:26il estime que le blocus qu'il a imposé sur les pétroliers iraniens, c'est le meilleur atout qu'il
01:30a dans sa manche pour obtenir des concessions,
01:32pour faire plier les Iraniens, Trump dit que ça coûte très cher aux Iraniens ce blocus, 500 millions de dollars
01:37par jour,
01:38il évoque aussi un problème technique, il explique que les Iraniens produisent beaucoup de pétrole,
01:42mais que s'ils n'arrivent pas à l'exporter, ça va finir par créer une sorte de bouchon dans
01:45les pipelines,
01:46les pipelines vont imploser, voilà ce que dit Donald Trump, il dit même que ça pourrait arriver très rapidement d
01:51'ici les prochains jours,
01:53et donc Trump est convaincu que face à tout cela, Téhéran va finir par craquer et par accepter ses demandes,
01:59c'est-à-dire la restitution de l'uranium enrichie et des garanties que les Iraniens ne chercheront plus à
02:04se doter de l'arme nucléaire.
02:06Donc on est vraiment dans une impasse, parce qu'il y a d'un côté les Iraniens qui sont prêts
02:10à séquencer les négociations,
02:12et en face un Donald Trump qui refuse et qui veut tout négocier en une seule fois.
02:17Bonne l'heure à Washington pour BFMTV, avant d'aller sur l'autre front du conflit entre Israël et le
02:21Hezbollah,
02:22quand même restons sur ce blocus amiral.
02:24Comment est-ce qu'il fonctionne depuis que les Américains l'ont mis en place,
02:28sachant que ce n'est pas le blocus du détroit d'Hormuz, on est d'accord.
02:31– Oui, vous avez parfaitement raison, ce n'est pas un blocus du détroit d'Hormuz qui est un droit
02:37international important,
02:38parce que le blocage d'Hormuz est illégal en termes de droit international,
02:43en revanche le blocage des ports iraniens, le blocus des ports iraniens comme les Américains le disent,
02:49c'est tout à fait autorisé dans le droit de la guerre entre belligérants.
02:53Donc là ils ont, en fait ils sont mis à la sortie d'Hormuz dans la mer d'Arabie,
03:00et ils ont bien précisé que la zone géographique n'était pas limitée à cette partie-là,
03:07mais à tout l'océan Indien, et d'ailleurs ils ont déjà fait une interception.
03:09– On voit la carte pour ceux qui nous suivent et qui se demandent, la sortie elle est où ?
03:13Elle est côté tribord ou côté bâbord ? Elle est à droite ou à gauche ?
03:17– Allez, on bat à droite.
03:19– Voilà, autant du mot, rouvrir, voilà, rouvrir, la sortie elle est là.
03:24– La sortie ça dépend du point de vue…
03:26– Bien sûr, mais les navires américains sont là.
03:28– Les navires américains, ils sont en bas à droite de la carte,
03:33et en fait ils mettent un blocus et ils empêchent de sortir tous les bâtiments
03:39qui viennent ou qui veulent aller dans les ports iraniens.
03:42– Et ça comment ils le savent ?
03:43– Ah ben ça c'est le renseignement, ils le savent parfaitement.
03:46Enfin, ils ont, enfin, là l'Iran arrive à une stratégie pour embêter les américains,
03:57mais d'un point de vue militaire c'est les américains qui ont la séparité totale.
04:00Donc ils sont capables de faire une citation au renseignement de toutes ces zones.
04:03– Ce que dit Trump, ce que nous racontait Antoine Lard, c'est, l'expression est un peu grivoise,
04:08mais je les tiens par les barils quoi.
04:09– Voilà, c'est ça ce que dit, c'est une expression Trumpienne, ça.
04:13« Les Iraniens, je les tiens par les barils, et il y a un moment,
04:15je les tiens tellement par les barils, ça va exploser ou imploser ».
04:18– Est-ce que c'est plausible ou pas ?
04:21– Pas au sens propre, mais au sens figurant.
04:25– Mais ce que décrivait Donald Trump, c'est ce possible scénario d'un shot-in,
04:28c'est-à-dire que les Iraniens n'aient en plus la capacité de stocker leur pétrole,
04:31ce qu'ils produisent, donc ils seront en face d'une situation.
04:34– Comme ils ne peuvent plus les exporter, ils ne peuvent plus les sortir.
04:36– Exact, ils doivent fermer les puits de pétrole, ce qui est compliqué.
04:39– Le pétrole durcit dans les tuyaux, ça devient comme du charbon,
04:43et après pour reliquifier le pétrole qui est dans les tubes,
04:48dans les tuyaux, dans les pipelines et tout ça, ça coûte très cher.
04:51– Mais ça peut te dire combien de temps alors justement ça ?
04:54Jusqu'à ce que les Iraniens disent qu'on n'en peut plus quoi.
04:57– Non mais techniquement ici, les Iraniens ont des portes de sortie.
05:00Première porte de sortie, c'est de faire venir des navires décommissionnés,
05:03donc des navires qu'ils n'utilisent plus, qui ont 20 ans, 25 ans, 30 ans d'âge.
05:06– Les Américains ne sont pas idiots, ils vont le savoir par le renseignement.
05:09– Non mais les Iraniens le font déjà, c'est-à-dire qu'ils font venir ce genre de navires
05:12-là,
05:12ils les positionnent dans le golfe Persique, tout simplement pour servir d'infrastructures de stockage.
05:16Ça c'est le premier élément.
05:17Deuxième élément, il y a des infrastructures de stockage à terre,
05:19qui sont moins optimales, qui n'étaient plus utilisées,
05:22mais qui peuvent être aussi réactivées et les Iraniens sont en train de le faire.
05:25– Troisièmement, vous pouvez aussi tout simplement décider de brûler,
05:27c'est évidemment pour des raisons climatiques comme pour des raisons opérationnelles,
05:30pas l'optimal bien entendu, mais vous pouvez brûler votre pétrole ou votre gaz
05:34de manière à pouvoir continuer à faire marcher la machine.
05:37– Est-ce que le marché apprécierait ça ?
05:38– Non mais l'enjeu ici, il est clair pour les Iraniens,
05:40c'est de faire en sorte que la machine ne se grippe pas,
05:42c'est-à-dire que tout simplement elle ne soit pas arrêtée,
05:44parce que si elle devait être arrêtée au niveau du raffinage
05:47ou au niveau de la transformation des produits,
05:49et bien derrière, en fait en amont,
05:51c'est justement les capacités de production qui devraient être arrêtées.
05:53Et là, si elles étaient arrêtées, elles prendraient plusieurs mois au bas mot
05:56avant d'être relancées si possible.
05:58– Et dans la foulée de ce que dit Mika,
05:59je pense que ce qui est aussi très important pour les Iraniens,
06:02c'est de faire la démonstration de façon très ostentatoire
06:04qu'ils ont des solutions, justement que le temps, ils le contrôlent,
06:08que ce sur quoi compte Donald Trump quand il dit ça va péter,
06:11qu'il puisse dire non, non, non, regardez,
06:13on a ce qu'il faut pour stocker, on a des solutions.
06:15Je ne dis pas que pour autant ça soit fondé dans le réel,
06:17mais c'est le jeu nécessaire.
06:19– Ils utilisent de vieux pétroliers en ce moment,
06:22un vieux pétrolier réactivé qui date de 1996,
06:25qu'il le rapproche de l'île de Karg pour le remplir.
06:29Karg, c'est plein déjà.
06:31Donc à l'époque de l'Iran-Irak, en 86, il me semble,
06:34les Irakiens avaient décidé finalement de frapper un grand coup
06:37en attaquant l'île de Karg et ça avait réduit…
06:41– Bertrand.
06:42– Oui, ils gagnent du temps, effectivement, les Iraniens,
06:44avec ces manœuvres, mais ça n'a qu'un temps,
06:46c'est-à-dire qu'ils font juste reculer un peu le calendrier,
06:48le problème de fond n'est pas réglé.
06:51Pour revenir sur ce que disait Antoine Ellard tout à l'heure,
06:53c'est vrai que la problématique pour Trump,
06:55c'est le choix proposé par les Iraniens,
06:58c'est-à-dire décorréler la question du détroit d'Hormuz
07:00et du blocus américain de celle du nucléaire.
07:04Sauf que Trump, si on prend son point de vue,
07:07a bien raison de refuser,
07:08parce que s'il négocie la réouverture du détroit d'Hormuz,
07:12ça voudra dire qu'il y aura toujours un contrôle des Iraniens,
07:15d'une manière ou d'une autre,
07:17et une fois que le trafic sera fluidifié dans le détroit d'Hormuz,
07:21avec ou sans péage, dans des conditions que l'on ne connaît pas,
07:25eh bien, pour ce qui est du nucléaire,
07:27on reviendra pratiquement à la situation de 2015,
07:30c'est-à-dire qu'il faudra se rasseoir autour de la table,
07:32discuter avec les Iraniens,
07:34et quels moyens de pression aura Trump ?
07:36Eh bien, quasiment plus aucun.
07:37Avant de parler du Front du Hezbollah
07:39et d'écouter le chef du Hezbollah,
07:41un mot quand même sur tous les navires qui font des ronds dans l'eau,
07:44tous ces navires qui sont là depuis combien ?
07:4760 jours maintenant,
07:48les équipages, leur avitaillement,
07:50ça se passe comment dans ces cas-là ?
07:52Alors, les compagnies maritimes...
07:54Parce qu'elles payent, ça coûte une blinde.
07:56Et puis c'est surtout l'état des marins à bord,
07:58parce qu'on n'en parle pas souvent,
07:59on oublie le moral des marins.
08:01Déjà, la vie de marins est un des métiers les plus compliqués,
08:04les plus fatigants.
08:04Il y a des conventions internationales...
08:06Il n'y a pas moyen de relever les équipages,
08:08ce n'est pas possible.
08:08C'est possible, mais quand faut-il qu'on puisse avoir des navires
08:11qui viennent les chercher,
08:13des pilotines qui viennent les chercher,
08:14mais imaginez le temps que ça prend,
08:16il faut que les navires sur place puissent accéder,
08:19après il faut les expatrier,
08:21c'est extrêmement compliqué,
08:22et on a tendance, ça va souvent,
08:24à oublier ces marins qui sont...
08:25Combien de bateaux sont coincés dans le Détroit ?
08:27Les estimations sont de plus de 2000 bateaux
08:30qui sont coincés dans le Détroit,
08:32bateaux de toute taille ici,
08:33dont à peu près 900 bateaux de type énergétique,
08:36pour parler au sens très large.
08:37Et là, ici, l'enjeu, c'est que quand on était sous le feu,
08:39on ne pouvait pas, effectivement,
08:41sortir les marins de la région et les remplacer.
08:44De fait, maintenant que l'aviation est possible,
08:47il y a effectivement un certain nombre d'équipages
08:48qui ont été relevés.
08:49On sait qu'il y a 10 marins qui ont perdu la vie
08:52dans le Détroit d'Hormuz,
08:53mais surtout, en fait, dans le golfe Persique,
08:55en amont du Détroit,
08:56dans des conditions sociales, etc.,
08:57qu'on a déjà évoquées ici et dont on parle peu.
08:59Mais ici, ce qu'il faut dire aussi,
09:01c'est qu'il y a 130 millions de barils actuellement
09:05qui sont stockés dans les différents navires
09:08qui sont dans cette région du golfe Persique,
09:10qui attendent de passer.
09:11Et l'autre enjeu, c'est que les Iraniens
09:12arrivent à en faire sortir une partie,
09:14une trentaine, par exemple,
09:15depuis le début du Cécile.
09:16L'autre front de la guerre,
09:17c'est celui entre Israël et le Liban,
09:19ou plutôt entre Israël et le Hezbollah.
09:21Écoutez, le chef du Hezbollah.
09:26Dans cette atmosphère de sacrifice,
09:28de dignité et de défaite de l'ennemi,
09:31les autorités se sont précipitées
09:32dans une concession gratuite et humiliante,
09:35totalement inutile,
09:36et justifiée uniquement
09:38par leur soumission inconditionnelle,
09:40pas même pour la plus petite concession.
09:42Nous rejetons catégoriquement
09:44les négociations directes.
09:45Que ceux qui sont au pouvoir
09:47sachent que leurs actes
09:48ne profiteront ni au Liban,
09:50ni à eux-mêmes.
09:55Donc, pas de rencontre directe avec Israël,
09:57le Hezbollah n'en va pas.
09:58Bon, là, ce n'est pas très surprenant en soi,
10:00la réponse du Hezbollah.
10:02Mais du coup, du côté du ministre israélien
10:05de la Défense, on dit que le chef du Hezbollah
10:06joue avec le feu,
10:07un feu qui va brûler le Liban.
10:09Mais c'est à dessein, d'ailleurs,
10:10ce que dit le chef du Hezbollah.
10:12Là, c'est pour continuer de précipiter
10:14le feu israélien, qu'on imagine.
10:15Avec ce paradoxe que les Iraniens
10:17veulent un règlement global de la situation.
10:20Oui, le président iranien, d'ailleurs,
10:21le président libanais,
10:22accuse le chef du Hezbollah
10:23d'entraîner le pays dans la guerre.
10:26Et de nuire à une entente
10:27telle qu'apparemment les Iraniens la veulent.
10:29La variable qui m'intéresse en ce moment,
10:31c'est le rôle que pourraient jouer
10:32les Américains face au Hezbollah.
10:33Les Américains font beaucoup de forcing
10:36pour qu'il y ait un sommet
10:37entre le président libanais
10:39et le premier ministre Netanyahou.
10:41Netanyahou voit évidemment
10:42une occasion d'affaires formidables
10:43d'être implicitement reconnus,
10:45de peut-être développer
10:47donc une nouvelle amitié au nord d'Israël,
10:49parce qu'avec la Jordanie et l'Égypte,
10:50c'est stabilisé depuis longtemps.
10:52Les Libanais n'ont pas beaucoup de choses
10:54à offrir sinon que de résister,
10:56parce que c'est la dernière carte à abattre.
10:57Et les Américains, en creux, disent,
11:00s'il le faut, peut-être que nous pourrions
11:02jouer un rôle pour faire en sorte
11:03que le désarmement du Hezbollah
11:05advienne un jour.
11:06Alors on va retrouver Milan Arjelas,
11:08il est en Israël pour BFM TV,
11:10parce que certes, il y a les hypothèses
11:13de discussion qui paraissent bien éloignées
11:14pour le moment,
11:15mais il y a les bombardements du sud Liban
11:17qui continuent en revanche.
11:21L'armée israélienne affirme avoir frappé
11:23des infrastructures du Hezbollah
11:25dans l'est et dans le sud du Liban.
11:27Ce n'est pas une surprise.
11:28Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien,
11:31l'avait annoncé, avait prévenu ces derniers jours
11:33qu'il avait demandé à Tzal
11:35de frapper le Hezbollah dans le sud du Liban.
11:38Nous étions, nous, avec Juan Palencia
11:41aujourd'hui dans le nord d'Israël.
11:42Et je peux vous dire que ce qui est marquant,
11:44ce sont ces véhicules militaires que l'on voit.
11:47Plus on s'approche de cette frontière
11:50avec le sud du Liban,
11:51il y a donc une forte présence israélienne,
11:54une présence de l'armée israélienne
11:55dans le nord d'Israël.
11:58Nous entendions même,
11:59depuis là où nous étions,
12:00dans le village de Chetoullah,
12:02des détonations.
12:03Et justement, le Hezbollah a annoncé
12:05avoir répliqué à ces frappes
12:08Tzal a fait état de drones
12:10qui avaient été lancés sur l'armée israélienne
12:12sans faire de blessés.
12:14Tout cela, ça illustre forcément
12:16ce cessez-le-feu qui est fragile,
12:18plus que fragile,
12:18même pas respecté,
12:19on peut le dire,
12:20entre Israël et le Hezbollah,
12:22puisque justement,
12:24le Hezbollah ne veut pas entendre
12:26parler de cessez-le-feu.
12:27D'ailleurs, le ministre israélien
12:28de la Défense,
12:29Israël Katz,
12:30vous le disiez,
12:31a prévenu que le Hezbollah
12:33jouait avec le feu
12:33et que cela pourrait brûler
12:35tout le Liban.
12:36Justement, nous avons pu discuter
12:38de ce cessez-le-feu
12:39très moyennement respecté
12:41avec les habitants du nord d'Israël
12:43qui nous ont fait part
12:43de leur inquiétude.
12:45D'ailleurs,
12:45certains maires du nord du pays
12:47ont d'ores et déjà annoncé
12:48vouloir fermer les écoles
12:50à partir de demain
12:50pour pouvoir protéger
12:52les plus jeunes.
12:53La Milana Arjola,
12:54ça règle bas en Israël
12:55pour BFM TV.
12:58Israël, la stratégie,
12:59elle est claire.
12:59Pas question d'arrêter
13:00pour le moment.
13:02Tant qu'on n'aura pas fini
13:04le boulot avec le Hezbollah,
13:05on continuera de frapper
13:07tous azimuts.
13:07Israël est dans un moment fort.
13:10Son but, c'est d'essayer
13:12de contraindre au maximum
13:15le régime iranien
13:16et de se débarrasser
13:17de tous ses proxys.
13:19Il a quasiment réussi
13:20avec le Hamas.
13:21Maintenant, il veut profiter
13:23de la situation
13:23pour annihiler le Hezbollah.
13:26Donc, on parlait tout à l'heure
13:29d'une reprise des combats possibles.
13:31Je pense que si,
13:32à reprise des combats,
13:33elle passera par Israël.
13:34Eux, ils sont dans un moment fort.
13:37C'est un agenda
13:39sur lequel Donald Trump
13:40n'a pas beaucoup la main.
13:42Non, sinon qu'il a,
13:43la semaine dernière,
13:44écrit en lettres capitales
13:47« Fin des bombardements ».
13:48En fait, je vais les prohiber,
13:50ces bombardements.
13:51On a vu que ce n'était pas un succès,
13:52que la parole du président
13:53n'était pas considérée
13:54comme la loi en Israël.
13:56Sinon, il y a une espèce
13:58de sémantique.
13:58Les Israéliens disent
13:59qu'on le respecte
14:00et ont moins malmené Beyrouth.
14:03Et puis, c'est des opérations
14:05plus contenues.
14:06Pour autant,
14:07ce n'est pas un respect
14:07du cessez-le-feu.
14:09La différence, évidemment,
14:10c'est est-ce que les États-Unis
14:11sont prêts à engager
14:12un poids politique ?
14:13Oui, mais en même temps,
14:14ça aide les États-Unis
14:16parce que plus ils affaiblissent
14:17le Hezbollah aussi,
14:18plus c'est l'Iran
14:19qui prend des coups aussi.
14:21Oui, c'est pour ça
14:21qu'on peut s'interroger
14:22sur la sincérité
14:23du message
14:24auquel il a été fait allusion
14:25à l'instant.
14:26Effectivement, Trump avait écrit
14:27en lettres capitales
14:28en disant même
14:29trop, c'est trop,
14:30il faut que ça s'arrête.
14:31Est-ce que c'était vraiment
14:32une injonction à Netanyahou
14:35ou est-ce que c'était plutôt
14:36finalement une posture
14:38pour justifier le fait
14:41que lui, Donald Trump,
14:42était capable d'imposer
14:44la paix partout
14:44comme il le prétend.
14:45Vous savez, il dit
14:46qu'il a déjà gagné
14:47neuf ou dix guerres.
14:48Donc, en tout cas,
14:49imposer la paix
14:50dans neuf ou dix conflits.
14:52Et donc, là,
14:53on voit bien quand même
14:53qu'il y a d'un côté
14:56cette posture,
14:57cette prise de position
14:58et puis de l'autre,
15:00il n'y a pas tellement
15:01de rappel à l'ordre
15:02de la part de Washington
15:03sur ce que fait Netanyahou
15:04en ce moment au Sud-Liban.
15:05Et là, vous avez raison,
15:06c'est vrai que probablement
15:08au Pentagone
15:09et au département d'État,
15:11on n'est pas très mécontents
15:12de ce que continue
15:13à faire Netanyahou
15:14Il y a les déclarations de façade
15:16et puis il y a ce qui se passe
15:17vraiment sur le terrain militaire.
15:19Justement, Nicolas Kouadou
15:20est à Beyrouth
15:21pour BFM TV.
15:22Nicolas, parce qu'on l'a
15:23entendu, on vient de le répéter,
15:26le Hezbollah refuse
15:27toutes les négociations
15:28et Israël réplique.
15:33Oui, absolument.
15:34Il y a eu cette allocution
15:36qui a été lue à la TV,
15:38le message de Naïm Kassem,
15:39le secrétaire général
15:40du Hezbollah,
15:41qui, oui, certes,
15:42s'oppose aux négociations directes
15:43entre Israël et le Liban,
15:46mais ça, finalement,
15:47ce n'est pas vraiment
15:47une nouveauté.
15:48C'était la position du Hezbollah
15:50qui a été maintes fois répétée
15:51depuis le début de ce conflit.
15:53là où c'est un petit peu nouveau,
15:55c'est que Naïm Kassem
15:56a employé des mots très durs
15:57à l'encontre du gouvernement
15:58libanais qui l'accuse
15:59finalement de compromission,
16:01de faire des concessions
16:03gratuites, je cite,
16:04à Israël dans le cadre
16:06de ses négociations.
16:07Voilà des mots assez durs
16:08à l'encontre du président
16:09libanais Joseph Aoun,
16:11le président,
16:11qui a répondu également
16:13une heure plus tard,
16:14sans pour autant
16:15une seule fois citer
16:16Naïm Kassem,
16:16sans citer non plus
16:17une seule fois le Hezbollah.
16:18Il a expliqué
16:19que c'était d'autres
16:21finalement qui avaient
16:22lancé cette guerre,
16:23une référence au Hezbollah
16:24bien évidemment,
16:25en appui à l'Iran
16:25et finalement en substance
16:26qu'ils n'avaient pas vraiment
16:27de leçons à donner
16:28sur la tenue et la teneur
16:30de ces négociations.
16:31Dans ce contexte,
16:32toujours,
16:33on en a parlé,
16:33extrêmement instable
16:34dans le sud du pays,
16:35c'est le feu qui a été
16:36prolongé de trois semaines,
16:37oui,
16:38mais qui n'est pas vraiment
16:39respecté avec des attaques
16:41israéliennes,
16:42des bombardements
16:43de l'aviation de Tzal
16:45et des combats au sol
16:46qu'on peut recenser
16:47chaque jour
16:47dans le sud du pays.
16:48Le Hezbollah,
16:49pas en reste non plus
16:50qui continue d'attaquer
16:51des positions
16:52de l'armée israélienne
16:54dans le sud du pays.
16:55Quoi d'où avec Fanny Morel
16:56à Beyrouth pour BFMTV ?
16:57Mais Hezbollah
16:58qui du point de vue militaire
16:59est quand même
17:00affaibli,
17:00mais il continue de tirer.
17:02C'est comme les Iraniens,
17:02on a l'impression
17:03que les frappes massives
17:05israélo-américaines
17:06avaient affaibli
17:07fortement les Iraniens
17:09et ils continuent quand même
17:10de produire des...
17:11Là, il y a un cessez-le-feu,
17:13mais ils sont encore capables...
17:14Ils ont frappé le nord de l'Irak,
17:15le Kurdistan irakien,
17:16et le Hezbollah
17:17semble être encore capable
17:19de tirer des missiles
17:20sur le nord d'Israël.
17:21Donc, je pense
17:22qu'ils sont très affaiblis,
17:23mais ils sont encore...
17:26C'est comme dans les guerres
17:28asymétriques,
17:29le guerrilleros,
17:30tant qu'il est capable
17:31de monter...
17:31Quand il n'est pas mort,
17:32en fait.
17:32C'est ça.
17:33Mais comment tuer définitivement
17:35le Hezbollah ?
17:36Parce qu'il y a à la fois
17:37les chefs du Hezbollah
17:38et puis il y a les idées
17:40aussi du Hezbollah.
17:41Comme la guerre contre la terreur.
17:42Mais est-ce que les frappes israéliennes,
17:44ça conforte quand même
17:45en ce moment le président libanais
17:47dans son idée
17:48de pouvoir se débarrasser
17:50du Hezbollah ?
17:50Parce que peut-être
17:51qu'Israël fait le sale boulot
17:53que les Libanais
17:54n'ont pas réussi à faire
17:54puisqu'ils devaient
17:55désarmer le Hezbollah aussi.
17:57Vrai.
17:58Mais la marge de manœuvre
18:00des Libanais,
18:00et particulièrement
18:01du président libanais,
18:02est extrêmement mince.
18:03Et puis, il y a quelque chose
18:04qui est très difficile à entendre,
18:06mais il y a beaucoup de Libanais
18:08qui ne sont absolument pas fans
18:09du Hezbollah,
18:10mais qui constatent
18:11que c'est la seule puissance militaire
18:12capable de résister à Israël,
18:14puisque l'armée libanaise,
18:15évidemment, est inopérante.
18:16Alors, ça ne se dit pas,
18:17c'est inaudible,
18:18mais donc,
18:19il y a aussi ça un peu.
18:20C'est-à-dire que le seul rempart,
18:22aussi inefficace soit-il,
18:24c'est le Hezbollah.
18:25Mais c'est évident
18:26que les Libanais
18:27aimeraient bien une solution
18:28pour les désarmer,
18:29une solution efficace,
18:30parce qu'à ce jour,
18:31ce qui a été tenté
18:32n'a pas été un grand succès.
18:33Je reviens à cette idée.
18:34Est-ce que les Américains
18:35sont prêts à engager
18:36du capital politique,
18:37compte tenu de ce qu'ils ont connu
18:39au Liban en 1983 ?
18:42C'était les attentats en 1983.
18:44Oui, tout à fait.
18:45Qui avait connu la France aussi.
18:46Exactement, Dracar.
18:47Et en fait,
18:49dans la mesure où Trump
18:50voit qu'il a une possibilité
18:52d'une entente avec les Iraniens,
18:54quel prix est-il prêt
18:55à payer sur le Liban
18:57pour obtenir son deal ?
18:58Parce qu'à ce jour,
18:59les Libanais, pardon,
19:00les Iraniens ne font aucun contrôle
19:01et ils disent
19:01qu'il faut une solution consolidée.
19:0459e jour de guerre,
19:05on va continuer de faire
19:05un point complet sur ce conflit
19:07qui a maintenant
19:08trois pôles d'intérêt aujourd'hui.
19:10Alors, bien sûr,
19:10il y a la région
19:11avec ce qui se passe
19:12sur le détroit d'Ormuz,
19:14ce qui se passe en Iran,
19:15ce qui se passe au Liban.
19:16Mais le troisième pôle d'intérêt,
19:18c'est la Russie.
19:20C'est Saint-Pétersbourg
19:21avec la visite du ministre iranien
19:23des Affaires étrangères.
19:24Pourquoi est-il là-bas ?
19:25Pourquoi est-il allé rencontrer Poutine ?
19:27Que cherche-t-il ?
19:28On va analyser tout ça.
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