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  • il y a 23 heures
Les informés de franceinfo du 13 février 2026

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Transcription
00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:11Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:17A la une ce soir, quelle sécurité pour l'Europe Emmanuel Macron vient de s'exprimer depuis la conférence de Munich en Allemagne.
00:23Comment répondre aux offensives de la Russie, de la Chine et des Etats-Unis ? On en débat dans un instant.
00:2720 ans après le meurtre d'Ilan Halimi, un arbre a été planté pour lui rendre hommage dans les jardins de l'Elysée.
00:34Et cette proposition du président de la République, une peine d'inéligibilité obligatoire pour les élus coupables d'actes ou de propos antisémites.
00:41Et puis elle se dirige en ce moment même vers la Station Spatiale Internationale.
00:45Sophie Adnaud, deuxième Française de l'Histoire dans l'espace, nous vous ferons revivre le décollage de sa fusée.
00:52Bonsoir Raphaël Kahn.
00:53Bonsoir Victor, présentateur de l'émission Le Monde dans tous ses états.
00:57C'est sur France 24.
00:58Bonsoir Serge Paubert.
00:59Bonsoir Victor.
01:00Directeur de la rédaction de Pure Politique.
01:02Avec nous comme tous les vendredis, Véronique Reissoul.
01:04Bonsoir et bienvenue.
01:05Présidente de Backbone Consulting et spécialiste des réseaux sociaux.
01:08Et bonsoir Franck de Dieu.
01:10Bonsoir.
01:10Directeur de la rédaction de Marianne.
01:1260 chefs d'État et de gouvernement.
01:17Une centaine de ministres des affaires étrangères et de la défense dont l'américain Marco Rubio réunit jusqu'à dimanche à Munich pour la traditionnelle conférence annuelle sur la sécurité.
01:28Parmi les chefs d'État présents, Emmanuel Macron qui vient de s'exprimer.
01:32Sébastien Bayer, vous êtes en direct de Munich pour France Info.
01:35Oui, c'est un discours de 29 minutes Victor.
01:37Discours en anglais très applaudi.
01:39Discours de clôture de cette première journée.
01:41Emmanuel Macron a commencé par une véritable déclaration d'amour à l'Europe.
01:45L'Europe qu'il faut prendre en exemple plutôt que caricaturer ou critiquer, a dit le président.
01:50Lassé véritablement d'entendre les griefs qui évoquent une construction vieillissante, lente, fragmentée, où la parole ne serait pas libre.
01:58Voilà pour cette introduction qu'Emmanuel Macron a qualifiée de mise au point.
02:02Alors, il n'a jamais cité son nom, mais évidemment, ce préambule était destiné en premier lieu à J.D. Vance.
02:07Le vice-président américain était à cette même tribune l'année dernière.
02:11Il s'était livré à une véritable leçon de démocratie à l'adresse des Européens, les accusant notamment d'entraver la liberté d'expression.
02:19Un discours qui a sidéré l'assistance à l'époque et dont on parle encore beaucoup ici à Munich aujourd'hui.
02:25Sébastien, après cette déclaration d'amour, comme vous le dites, le chef de l'État français a aussi longuement parlé de l'Ukraine.
02:30Oui, c'est notre premier défi. Nous avons été présents et nous le serons encore, insiste Emmanuel Macron,
02:36qui énumère les actions des Européens, désormais principaux soutiens financiers de l'Ukraine.
02:41Pour le chef de l'État, il faut accentuer la pression sur la Russie, affaiblie, en récession, isolée économiquement et dépendante de la Chine,
02:49dit encore le chef de l'État qui balaie d'un revers de main les discours défaitistes sur l'Ukraine.
02:54Une énorme erreur stratégique, affirme-t-il, sous les yeux de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
03:00Emmanuel Macron insiste aussi pour que les Européens fassent partie des négociations de paix.
03:04Il n'aura été finalement, dans ce discours, que brièvement question des relations transatlantiques,
03:09particulièrement mises à mal depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
03:13Emmanuel Macron a appelé au respect. Il a affirmé que l'Europe serait bientôt plus forte encore.
03:17Et en tant qu'Europe plus forte, nous serons de meilleurs alliés, y compris pour les États-Unis.
03:22Clin d'œil, là encore, à Donald Trump. La mise au point est claire.
03:25C'était la dernière de la soirée pour le président français.
03:27Merci beaucoup Sébastien Baer, en direct de Munich pour France Info.
03:29Et bonsoir Guillaume Lascon-Garias.
03:32Bonsoir.
03:32Historien militaire, professeur associé à l'Université de la Sorbonne.
03:35L'Europe doit devenir une puissance géopolitique, dit ce soir Emmanuel Macron.
03:40Réponse très directe aux Américains ?
03:42Alors oui, effectivement, c'est toujours une forme de nécessité, surtout à Munich,
03:50où on célèbre finalement chaque année un petit peu à la fois la relation transatlantique.
03:56Mais cette année, comme finalement depuis maintenant au moins le nouveau retour de l'administration Trump,
04:03c'était une interrogation sur les forces des Européens et leur capacité à agir ensemble.
04:10Le discours de l'année dernière de G.D. Vance, finalement, sert de toile de fond.
04:16Et il faut véritablement s'y opposer.
04:18Donc quelque part, c'est démontré aujourd'hui que l'Europe est unie, l'Europe est forte,
04:24et l'Europe se dote des moyens, notamment ici, de l'Ukraine.
04:27Nous sommes trop timides, dit aussi Emmanuel Macron en parlant de l'action des Européens.
04:31Raphaël Kahn, nous sommes parfois spectateurs plus qu'acteurs ?
04:35Oui, spectateurs définitivement, depuis que Donald Trump est revenu à la Maison Blanche.
04:40D'ailleurs, c'est assez intéressant de voir que cette année, cette conférence de sécurité,
04:45plutôt une conférence de redistribution de la puissance finalement,
04:48plutôt qu'une conférence de sécurité, d'où d'ailleurs le titre Under Destruction,
04:52sous le risque de destruction, la destruction de l'Alliance,
04:55avec ce symbole de la politique du boulet de démolition,
05:00qui est employé un peu comme une métaphore,
05:02pour montrer aujourd'hui le péril auquel font face les puissances européennes,
05:07qui sont à la fin d'un cycle de confort.
05:08On le voit aujourd'hui avec l'Ukraine,
05:10la recherche d'une force multinationale, d'une coalition des volontaires,
05:14la menace russe, le Groenland.
05:16Finalement, on passe d'une Europe marché à une Europe puissance.
05:19C'est une nécessité, mais en a-t-on vraiment les moyens ?
05:21Nous ne nous sommes pas encore mis réellement en position d'assumer notre propre puissance
05:25et notre propre autonomie stratégique.
05:27C'est d'ailleurs ce à quoi cherche à pousser Emmanuel Macron depuis un certain temps.
05:31On l'avait vu d'ailleurs lors de son discours à Davos,
05:33le fameux For Show, où il essayait d'assumer une alternative
05:37à la menace américaine au plan commercial.
05:40Eh bien, c'est aujourd'hui une alternative non seulement à la menace russe au plan militaire,
05:43mais aussi au lâchage potentiel des États-Unis,
05:45qui nous oblige à gagner notre indépendance.
05:49Lui en a conscience. Est-ce le cas de ses partenaires ?
05:52Rien n'est moins sûr.
05:52La question des moyens, justement, Franck Dedieu, pour réussir à gagner notre indépendance.
05:57Comment affirmer notre sécurité ?
05:59Il y a une question de moyens, et ça a d'ailleurs été rappelé par Trump en personne,
06:03en disant que vous devez mettre 3,5% de votre PIB en dépense militaire.
06:08Pour vous donner un ordre d'idée, ça consiste à dépenser 40 milliards de plus par an.
06:1440 milliards, c'est à peu près l'impôt sur le revenu de 8 millions de Français.
06:17Donc, quelque part, il y a une question de moyens.
06:20Raphaël a raison, mais il n'y a pas qu'une question de moyens.
06:22Il y a une question de volonté.
06:23Et la volonté politique de l'Union Européenne à faire face et à s'assumer comme puissance,
06:29elle n'est pas au rendez-vous.
06:31Et même lorsqu'on parle de crise existentielle, même lorsqu'on est au pied du mur.
06:36Regardez l'exemple du Groenland.
06:37Finalement, on a eu les Français et les Autrichiens qui ont véritablement bombé le torse,
06:42mais ils ont été soutenus par qui ?
06:44Ils ont été soutenus par le Royaume-Uni, notable tout de même,
06:49et puis la Norvège et aussi le Canada.
06:51Vous remarquerez, Victor, que ce sont trois pays qui ne sont pas membres de l'Union Européenne
06:55et qui sont extérieurs donc à la communauté et à Bruxelles.
07:01Donc, effectivement, moi j'ai l'impression qu'il y a une question de moyens.
07:04Ça suppose de mettre beaucoup, de mettre le paquet,
07:06c'est-à-dire d'avoir, de passer d'une Europe commerciale à une Europe puissance,
07:09et puis une question de volonté politique qui fait dramatiquement défaut depuis le début.
07:14Serge Faubert ?
07:15Moi je crois que c'est le problème, c'est la question de la transition.
07:18C'est comment on se sépare avec les Etats-Unis,
07:21parce qu'on a bien compris qu'ils allaient peut-être rester encore quelques années,
07:27mais on allait pouvoir compter sur eux à certaines occasions et pas à d'autres.
07:33Ça c'est le premier problème.
07:34Ils le disent régulièrement, débrouillez-vous maintenant les Européens pour votre sécurité.
07:37Oui, voilà, donc ils nous ont prévus, on sait que quand Trump dit quelque chose,
07:40il vaut mieux quand même l'entendre.
07:43Et puis deuxièmement, il y a une valse hésitation.
07:46Moi j'ai écouté le chancelier Merz cet après-midi.
07:51Lui d'un côté il dit, bon, c'est vrai, nous voulons nous renforcer,
07:55l'armée allemande a pour objectif de devenir l'armée conventionnelle la plus puissante du continent.
08:00Mais en même temps, il veut restaurer le lien transatlantique.
08:03On peut l'écouter si vous voulez, le chancelier Frédéric Schmerz, le chancelier allemand,
08:06qui a été le premier dirigeant aujourd'hui à s'exprimer depuis Munich.
08:10Entre l'Europe et les Etats-Unis, un fossé s'est creusé, une profonde fracture s'est ouverte.
08:16Faire partie de l'OTAN n'est pas seulement l'avantage concurrentiel de l'Europe,
08:23c'est aussi l'avantage concurrentiel des Etats-Unis.
08:28Alors réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique.
08:34Voilà, sur le rétablissement, le fait de raviver cette relation avec les Etats-Unis.
08:39Moi, je ne suis pas sûr que ce soit la bonne voie à prendre.
08:42Parce que, ce faisant, on entretient des illusions.
08:44C'est-à-dire, on se dit, finalement, ça reste quand même un partenaire.
08:47Un partenaire un peu défaillant, mais quand même, on peut compter sur lui.
08:50Donc, ça ralentit l'effort militaire européen.
08:53Et je pense que maintenant, il faut poser la question, franchement,
08:55est-ce qu'il faut envisager une OTAN sans les Etats-Unis ?
08:59C'est une première solution.
09:00Ou sinon, je rappelle quand même que le traité de l'Union européenne
09:03prévoit une politique de sécurité et de défense commune.
09:06Il y a des articles qui encadrent ça.
09:09Et puis, il y a déjà des interventions européennes militaires
09:12dans quelques pays du monde.
09:13Pas massives, mais ça existe.
09:15Donc, est-ce qu'il faut renforcer cette politique européenne ?
09:18Je pense que c'est peut-être un investissement plus rentable à terme.
09:21Deux points importants, Guillaume Lascan-Jarias.
09:23La défense n'est pas une compétence directe de l'Union européenne ?
09:27Alors, elle est en train de le devenir.
09:29C'est-à-dire que depuis le 24 février 2022,
09:31mais en réalité, depuis le milieu des années 2010,
09:35l'Europe s'est saisie lentement des questions de défense.
09:39De manière d'ailleurs intéressante, d'abord sur le volet industriel.
09:43Même si longtemps, la notion d'industrie de défense,
09:46l'Europe entendait surtout industrie et pas beaucoup défense.
09:50Ça a changé parce que l'Ukraine a invité à changer l'ensemble.
09:54Mais cette question des capacités par rapport à la volonté politique
09:59d'utiliser ces moyens de la puissance,
10:02ça, c'est effectivement quelque chose qui n'est pas encore à l'ordre du jour
10:06parce que les Européens eux-mêmes sont très partagés.
10:10Ils ne savent pas déjà si les Américains partent,
10:13qui remplaceraient finalement à la tête des grands commandements.
10:17Et puis ensuite, et c'est là où je suis légèrement en désaccord
10:22avec un collègue sur le plateau, c'est parce que finalement,
10:27remplacer notamment au sein de l'OTAN par autre chose,
10:33ça ne marchera pas.
10:33Ça ne marchera doublement pas.
10:35Le temps de créer des structures de commandement,
10:38c'est un temps énorme que l'on ne peut pas se permettre.
10:42En revanche, développer de manière très large,
10:45en profitant du désengagement américain,
10:47ce fameux pilier européen de l'OTAN,
10:49ça, ça fonctionne et en plus, ça a l'avantage
10:52de permettre aux Européens qui sont les plus frileux
10:56quant au décrochage transatlantique,
10:58d'être toujours dans un environnement qu'ils connaissent.
11:00Raphaël Kahn, par rapport à ce que disait Serge Faubert,
11:02il y a un instant, pas si facile de couper le cordon avec les Américains.
11:05Non, Serge Faubert a dit l'OTAN sans les États-Unis.
11:07Ce qu'il faut savoir aujourd'hui, c'est que ne serait-ce que d'un point de vue matériel,
11:10compte tenu du fait qu'un certain nombre d'armements proviennent des États-Unis,
11:13je ne citerai que les F-35 par exemple, achetés par le Danemark,
11:16ils ne peuvent être utilisés, employés aujourd'hui
11:18qu'avec un assentiment américain.
11:20C'est-à-dire le problème auquel sont confrontés les Ukrainiens
11:22avec l'emploi des missiles patriotes.
11:23Vous ne pouvez pas paramétrer les cibles sans une coopération américaine.
11:27Et de la même manière, si demain le Groenland était attaqué,
11:29nous ne pourrions pas faire usage de ces armes contre les Américains.
11:32Ça pose évidemment tout le problème.
11:34Donc il est illusoire, je pense, aujourd'hui,
11:36d'envisager une OTAN sans les États-Unis.
11:38Au contraire, en revanche, un rééquilibrage
11:40est non seulement possible, mais même nécessaire,
11:43compte tenu évidemment de la situation actuelle,
11:44pour permettre à l'Europe de prendre ses responsabilités
11:47dans les conflits dans lesquels
11:48les Américains ne veulent pas ou ne peuvent plus intervenir.
11:51Pour faire baisser un peu le ton
11:53dans les relations Europe-États-Unis,
11:55Franck Dedieu, est-ce que le fait que cette année,
11:56ce soit Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine,
11:59et pas le vice-président américain,
12:01J.D. Evans, on a parlé de son discours
12:03qui est encore dans toutes les mémoires l'an dernier,
12:05le fait que ce soit Marco Rubio,
12:06est-ce que ça peut apaiser un peu les choses ?
12:08Lui, que l'on dit plus diplomate, peut-être moins idéologue ?
12:11Probablement.
12:12Et c'est vrai que le fait que le président ait fait référence
12:15au discours de J.D. Evans,
12:17qui était quand même assez saisissant pour l'Union européenne,
12:21ce n'est pas tout à fait un hasard.
12:23Il a commencé par cela.
12:24Donc, effectivement, c'est un clin d'œil
12:26par rapport à l'année dernière,
12:28où J.D. Evans, il a posé les bases,
12:30je dirais, à la fois du désaccord,
12:32mais aussi du problème fondamental de l'Union européenne.
12:36Lorsqu'il dit, par exemple,
12:37il y a une phrase qui dit,
12:39les citoyens ont l'impression que leur vote ne compte pas.
12:43Un an après,
12:44on est amené à appréhender ce discours,
12:48non pas à l'aune un peu manichéenne du gentil méchant,
12:50mais de se dire, au fond,
12:51qu'est-ce qui relève de la volonté politique
12:55et qu'est-ce qui relève véritablement de l'État de droit ?
12:57Et on voit que ce débat-là,
12:59entre la souveraineté populaire et l'État de droit,
13:02est quelque chose qui va être au cœur de la présidentielle,
13:06me semble-t-il.
13:06Véronique Reissoult, des réactions peut-être sur les réseaux sociaux
13:11à propos de cette conférence, Dominique ?
13:12En fait, c'est intéressant,
13:13parce qu'on voit qu'on arrive à un moment de bascule,
13:15c'est-à-dire que l'opinion publique demande
13:18à ce que l'Europe soit unie.
13:22Attendez beaucoup le discours d'Emmanuel Macron
13:24pour être le symbole de cette union,
13:26mais c'est intéressant parce qu'en fait,
13:28il n'y a pas de sentiment d'être européen.
13:30C'est quelque chose qui reste assez différent selon les pays,
13:33sauf que pour faire unité, il y a un élément qui est efficace
13:37et on peut le constater dans l'opinion,
13:39c'est quand on a peur et en fait, c'est quand on est dans le contre.
13:41Donc là, tout le monde a peur de la Russie,
13:43donc tout le discours qui dit qu'il va falloir se réunir,
13:46on a peur de la Russie.
13:47Et le deuxième, c'est en fait la peur de la dépendance auprès des États-Unis,
13:52en disant qu'en fait, comme on dépend d'eux et qu'eux,
13:54ils sont quand même quelque peu versatifs,
13:55c'est le moins qu'on puisse dire,
13:56et bien en fait, l'ensemble des opinions dans tous les pays
14:01pour des raisons assez différentes,
14:02mais globalement, commencent à avoir ce sentiment d'Europe
14:05et ce sentiment de besoin d'avoir une unicité de leurs dirigeants.
14:09D'ailleurs, quand on regardait le nom le plus associé,
14:12enfin les deux noms les plus associés dans tous les messages autour de Munich,
14:15c'était Trump, évidemment, sur ce sujet,
14:18même si ce n'est pas lui qui est là,
14:19et M. Mertz, parce que justement,
14:21voilà, parce que, disons, à un moment donné, il y a...
14:25Emmanuel Macron arrive bien en...
14:26Il arrivait, alors c'était...
14:28J'ai regardé avant, je me suis dit,
14:29pendant le discours, ça a monté,
14:30non pas tant que ça,
14:31mais par contre, le discours était plutôt salué,
14:33en disant, oui, c'est une réalité,
14:35sachant que l'Ukraine,
14:36dont il a beaucoup parlé dans son discours,
14:37est un des sujets de préoccupation,
14:39symbolique aussi de la réalité de cette peur
14:41qu'inspire la Russie.
14:43Guillaume Lascan-Jarias,
14:44bientôt quatre ans de guerre en Ukraine,
14:46Emmanuel Macron qui appelle dans son discours
14:47à intensifier la pression sur la Russie,
14:50« Pas de paix en Ukraine sans les Européens »,
14:52a-t-il redit ?
14:53C'est le mantra des alliés de Kiev,
14:54mais pour l'instant,
14:55il reste toujours à l'écart de la table des discussions,
14:57il doit y avoir encore de nouvelles négociations,
14:59les Européens n'y seront pas.
15:01Alors déjà, de toute façon,
15:02parce qu'on est toujours dans une forme de dialogue trilatéral
15:06entre les États-Unis, la Russie et l'Ukraine,
15:10les Européens cherchent depuis maintenant plusieurs mois à peser,
15:13et à chaque fois, de manière systématique,
15:16les Ukrainiens cherchent à les réintégrer,
15:18et ni les Russes ni les Américains n'acceptent cela.
15:23Ce qu'on doit observer quand même,
15:25c'est que ce dialogue stratégique,
15:28ou ce trilogue stratégique, si vous me permettez bien,
15:31il est problématique parce que les Européens,
15:34de toute façon, là encore,
15:36ont besoin des garanties de sécurité américaines.
15:39Et donc, si les Américains ne leur octroient pas
15:40ces garanties de sécurité,
15:42eh bien, on repart avec les fragilités
15:45qui définissent l'Europe, trop peu, trop tard.
15:48En réalité, on est depuis,
15:50ce n'est pas simplement depuis le 24 février,
15:52depuis 2022,
15:54c'est depuis 2014,
15:55c'est la première invasion de l'Ukraine
15:56que les Européens n'ont pas fait suffisamment,
15:59ni en investissement,
16:01ni en prise de conscience.
16:02Et le temps, finalement,
16:03on ne le rattrape jamais.
16:04Raphaël Kahn, Emmanuel Macron a dit
16:07il y a quelques semaines qu'il voulait rétablir
16:08le dialogue avec Vladimir Poutine.
16:11Où en est-on aujourd'hui ?
16:12Pas très avancé,
16:15puisque le Kremlin s'était dit
16:17par la voix de Dmitri Peskov
16:19ouvert à des discussions,
16:21mais à condition qu'elle permette
16:22une avancée significative,
16:25c'est-à-dire qu'en gros,
16:25la Russie attend d'abord
16:26des gages de bonne volonté de la France.
16:28Or, précisément, c'est très difficile
16:30pour Emmanuel Macron,
16:31surtout que le président français,
16:32s'est quand même très nettement avancé.
16:34On s'en souvient,
16:35il y a encore six mois, un an,
16:36en évoquant la présence
16:37de formateurs, d'instructeurs français
16:39sur le terrain en Ukraine.
16:40Et aujourd'hui,
16:41la principale revendication
16:43côté européen,
16:44c'est de pouvoir développer
16:46une force multinationale
16:47sur le sol ukrainien.
16:49C'est pour cela que la France
16:49veut renouer le dialogue avec Moscou.
16:51S'assurer que la Russie,
16:52demain, n'y fera pas obstacle.
16:53On voit bien que c'est totalement
16:54inenvisageable pour l'heure,
16:56en tout cas pour les Russes,
16:56qui n'ont même pas consenti, d'ailleurs,
16:58aux conditions d'un éventuel cessez-le-feu.
17:02Je passe mon après-midi
17:03à écouter le chancelier allemand.
17:06Mais il y a quand même eu une phrase,
17:07moi, qui m'a fait sursauter.
17:08C'est qu'il nous a dit à la tribune
17:10qu'il avait eu des discussions confidentielles
17:12avec Emmanuel Macron
17:14à propos de la dissuasion nucléaire.
17:16Donc la question du parapli nucléaire français
17:19étendu à l'échelle européenne
17:21est maintenant posée publiquement.
17:23Alors s'agissait-il d'intimider les Russes ?
17:27Ça peut se concevoir.
17:28C'est de dire,
17:29attention à ce que vous faites,
17:30si demain vous envahissez
17:33un autre pays membre de l'OTAN
17:35ou membre de l'Union européenne,
17:36attention, ça peut déraper.
17:38Mais en tout cas,
17:39ça appelle aujourd'hui des éclaircissements
17:41et du président français.
17:43Alors j'entends que ce soit confidentiel.
17:45Mais enfin,
17:45la question qu'on peut se poser,
17:47c'est si demain,
17:48il y a une incursion russe en Pologne,
17:50est-ce qu'on va envoyer la bombe ou pas ?
17:53Je pose des questions un peu abruptement,
17:55mais c'est la question que chacun peut se poser.
17:57Et deuxièmement,
18:00est-ce qu'il ne faut pas envisager finalement
18:01un rôle moteur dans cette défense européenne
18:05de la France,
18:06y compris avec ce parapluie nucléaire ?
18:08Raphaël Kahn.
18:09Mais ce rôle,
18:09il est nécessaire dans la mesure
18:10où la France tente de convaincre.
18:12Qui la France doit-elle convaincre ?
18:13Pas l'Espagne, pas l'Italie.
18:14En fait,
18:14ce sont les pays d'Europe centrale
18:16qui, eux,
18:16sont en première ligne face à la Russie
18:18et dont aujourd'hui,
18:20la sécurité dépend très étroitement
18:21des États-Unis,
18:22en tout cas dans leur conscience,
18:24dans leur imaginaire.
18:24Et donc,
18:25il faut qu'Emmanuel Macron
18:26puisse présenter la France
18:28comme un recours.
18:28Le seul moyen,
18:29effectivement,
18:29c'est d'étendre
18:30le parapluie nucléaire français.
18:32Mais cela demande évidemment
18:32d'abord un débat démocratique
18:33ici même en France.
18:34En un mot,
18:35Véronique Ressoult,
18:35sur les réseaux sociaux,
18:36ce sont les Espagnols
18:37qui s'intéressent le plus
18:38à cette question.
18:38Oui,
18:38parce que c'est même loin devant.
18:41Ce sont les premiers.
18:42Et quand on regarde
18:43de quoi parlent-ils,
18:44d'abord,
18:45c'est leur absence.
18:47Et par ailleurs,
18:47c'est justement ce sujet nucléaire
18:49qui les inquiète.
18:50C'est la principale préoccupation
18:52en disant la dissuasion nucléaire
18:53européenne portée par la France.
18:55C'est un sujet pour nous.
18:56Et donc,
18:57j'ai été étonnée,
18:58mais c'était de loin les premiers.
18:59En deuxième,
18:59ce sont les Français.
19:00En troisième,
19:00les Allemands.
19:01En quatrième,
19:02les Italiens.
19:02Et là,
19:03les discussions sont plus
19:04dans une forme d'unicité
19:05et moins d'inquiétude
19:05autour de cette puissance
19:06nucléaire française.
19:08Et on aura l'occasion,
19:09bien évidemment,
19:09sur France Info,
19:10de reparler de cette conférence
19:11sur la sécurité européenne
19:13à Munich
19:13qui se poursuit jusqu'à dimanche.
19:15Merci Guillaume Lascon-Garias
19:16d'avoir été avec nous
19:17dans Les Informés,
19:18historiens militaires
19:19et professeurs associés
19:20à l'Université de la Sorbonne.
19:22Avant de se rendre à Munich,
19:23Emmanuel Macron a présidé ce matin
19:25une cérémonie
19:2620 ans après l'assassinat
19:27d'Ilan Halimi,
19:29jeune Français de confession juive,
19:30séquestré et torturé à mort
19:31en banlieue parisienne.
19:33C'était en 2006
19:34par ceux que l'on a appelé
19:35le gang des barbares.
19:36Un chêne a été planté
19:37en sa mémoire
19:38par le chef de l'État
19:39dans les Jardins de l'Elysée.
19:41Dans son discours,
19:41le président de la République
19:43a formulé une proposition
19:44concernant les élus
19:45coupables d'actes
19:46ou de propos antisémites.
19:48En 20 ans,
19:50et malgré l'action résolue
19:51de nos policiers,
19:53gendarmes,
19:54magistrats,
19:55professeurs,
19:56élus,
19:58l'hydre antisémite
19:59n'a cessé de progresser.
20:01Pour l'avenir,
20:03je souhaite qu'une peine
20:04d'inéligibilité obligatoire
20:06soit instaurée
20:07pour les actes
20:07des propos antisémites,
20:09racistes
20:10et discriminatoires.
20:12Serge Faubert,
20:12cette proposition
20:13du chef de l'État,
20:14elle est bienvenue,
20:15la bienvenue
20:15dans le climat politique
20:16et social actuel
20:17autour de cette question ?
20:19Elle est d'autant
20:19plus bienvenue
20:20que l'affaire Epstein
20:21est en train
20:22d'alimenter
20:23une déferlante
20:24antisémite.
20:26Je vois dans les commentaires
20:27des vidéos
20:28de Pure Politique,
20:29mais c'est la folie
20:30que je suis furieuse.
20:31C'est du n'importe quoi.
20:33J'ai jamais vu ça.
20:33Sincèrement,
20:34je n'ai jamais vu ça
20:35dans l'histoire de Pure Politique.
20:36Ça fait trois ans
20:36qu'on existe.
20:37Je n'ai jamais vu
20:38une pareille déferlante
20:39où tout est assimilé.
20:41Donc,
20:42il faut arrêter ça.
20:43Il faut arrêter ça
20:43et à côté,
20:45il faut arrêter aussi
20:45les dérives racistes,
20:47les amalgames,
20:49etc.
20:49Alors,
20:51la question,
20:51c'est l'inéligibilité
20:53d'un certain nombre
20:54de personnes.
20:56Ça va toucher qui ?
20:56Ça va toucher des candidats
20:58aux élections municipales,
21:01à la députation,
21:02mais ça ne va pas juguler
21:03le phénomène.
21:04Le phénomène,
21:04il est massif.
21:05Aujourd'hui,
21:06il y a un antisémitisme
21:07débridé
21:08et partant,
21:09un racisme débridé.
21:10C'est-à-dire que
21:11vous entendez des propos
21:12aujourd'hui
21:13qu'on n'aurait pas entendus
21:14il y a cinq ans.
21:16Qu'est-ce qu'il faut faire ?
21:16Il faut d'abord
21:17de la pédagogie,
21:18il faut de la répression,
21:19il faut de l'explication
21:20et il faut de la clarté politique.
21:22Il y a un certain nombre
21:23de formations
21:23qui entretiennent
21:25une confusion,
21:26des clins d'œil.
21:27Il faut que ça cesse,
21:28cette espèce d'implicite
21:30qui fait qu'il y a des paroles
21:32qui sont aujourd'hui tolérées,
21:33qui n'étaient pas tolérées
21:34par le passé.
21:35Et d'ailleurs,
21:35Emmanuel Macron
21:36a ciblé à la fois
21:37l'extrême droite
21:38et l'extrême gauche
21:39dans son discours,
21:40les renvoyant finalement
21:41dos à dos
21:42sur ce sujet,
21:43Franck de Dieu.
21:43Oui,
21:44c'est-à-dire que
21:45il y a depuis 20 ans
21:47l'antisémitisme
21:48progresse,
21:50et il progresse
21:51sous l'effet à la fois,
21:52vous l'avez dit,
21:53d'une extension
21:54des extrêmes,
21:56historiquement d'extrême droite,
21:58devenu aussi
22:00d'extrême gauche
22:00et puis aussi
22:01des générations.
22:03Les statistiques montrent
22:04que les victimes
22:06et les auteurs
22:07sont de plus en plus jeunes.
22:08Donc vous avez
22:08une sorte de double phénomène
22:10qui rend le sujet
22:12véritablement
22:13très préoccupant
22:15et même inadmissible
22:16lorsque
22:16on a parlé
22:18de se présenter
22:20au suffrage
22:20lorsqu'on a
22:21une fonction
22:21élective
22:23et républicaine,
22:24il y a un minimum
22:25de valeur morale
22:28auxquelles
22:28il faut adhérer.
22:30Ça,
22:30c'est absolument
22:31essentiel.
22:31juste une chose
22:32par rapport
22:33à ce que disait Serge,
22:34c'est qu'habituellement
22:35le côté
22:35il faut faire
22:36de la pédagogie,
22:37je trouve que c'est
22:38parfois une façon
22:39un peu
22:39d'écarter le problème.
22:41Là,
22:41il y a un vrai problème
22:42de pédagogie,
22:43c'est-à-dire qu'il faut
22:43qu'à l'école,
22:45on fasse vraiment
22:46la lutte
22:48contre le racisme
22:48et l'antisémitisme.
22:49Je vous cite
22:50un chiffre
22:51qui a été publié
22:52par l'UEJF,
22:5378%
22:54des 12-24 ans
22:56n'ont pas entendu
22:57parler
22:57d'Iliane Halimi.
22:58l'UEJF,
23:00l'Union des étudiants
23:00juifs de France,
23:01Raphaël Kahn.
23:02Condamnait des peines
23:02d'inéligibilité
23:03tout responsable politique
23:05qui s'est rendu coupable
23:06de propos racistes
23:07et antisémites,
23:08certes,
23:08mais que n'était-il
23:09à la manifestation
23:10contre l'antisémitisme
23:11fin 2023,
23:11Emmanuel Macron ?
23:14Ok.
23:16Vous considérez
23:17que du coup
23:18il n'a pas son mot
23:19à dire ?
23:20Si, bien sûr,
23:21on peut rappeler
23:21peut-être...
23:22Mais beaucoup
23:23n'ont pas compris
23:23que...
23:24On peut rappeler
23:24manifestation
23:25après le 7 octobre
23:262023,
23:27il n'était pas présent
23:27effectivement le chef
23:28de l'État,
23:29ce qui lui a été reproché
23:30par beaucoup d'associations,
23:31beaucoup de...
23:32En pleine explosion
23:33des actes antisémites,
23:34d'autant plus inexplicable
23:35que venait de se perpétrer,
23:37d'être perpétré
23:37d'un pogrom
23:38en Israël,
23:40une manifestation
23:41effectivement
23:42contre l'antisémitisme
23:43avait rassemblé
23:44un peu moins de 200 000 personnes
23:45ici même à Paris.
23:46La plupart des partis politiques
23:48étaient représentés,
23:51y compris même d'ailleurs
23:51le Rassemblement National,
23:52ce qui avait soulevé
23:53un certain nombre de questions,
23:54mais toujours est-il
23:55qu'il y avait une espèce
23:55d'union nationale,
23:56union sacrée
23:57sur cette question ?
23:59Le chef de l'État
23:59n'avait pas souhaité
24:00s'y rendre.
24:01On a parlé,
24:02Véronique Reissoul,
24:03de ce rajeunissement
24:04des auteurs
24:05et des victimes
24:06aussi de ces actes
24:08ou propos antisémites,
24:09ça se confirme
24:09sur les réseaux sociaux ?
24:10Ça se confirme,
24:11vous savez,
24:1177% des internautes
24:13qui constatent,
24:15qui disent avoir constaté
24:17de l'antisémitisme
24:19en ligne,
24:19mais comme le disait Serge,
24:21en fait,
24:21tout est implicite,
24:22c'est-à-dire que
24:23aujourd'hui,
24:24les plateformes régulent
24:25très bien ce sujet.
24:26Si vous tenez des propos
24:27antisémites,
24:28ils sont instantanément
24:29retirés,
24:30il y a des tas d'algorithmes
24:31qui permettent
24:32de faire en sorte
24:33qu'on puisse les retirer.
24:35Sauf que,
24:36comme l'antisémitisme
24:37est toujours là,
24:39il y a une réalité
24:39qui est que tout est implicite.
24:41Donc,
24:41ça n'est plus des expressions
24:42directement haineuses,
24:44ce n'est que des insinuations
24:46et ça finit par être
24:47un type de dialogue.
24:48On a 79%
24:50des 15-24 ans
24:51qui disent,
24:52bon,
24:52dans le fond,
24:53ce n'est pas si grave,
24:54ça peut être une blague.
24:55Ben non,
24:56ce n'est pas une blague.
24:57Et puis,
24:58ils ont même,
24:59comme c'est implicite
25:00et qu'il faut détourner,
25:01ça devient parfois
25:01encore plus virulent.
25:04Et ce qui est intéressant aussi,
25:05c'est de voir que,
25:06comme vous le savez,
25:07les gens vont de plus en plus
25:08sur les agents intelligents
25:09pour poser des questions
25:10et pour avoir des réponses,
25:12ils sont censés,
25:13eux aussi,
25:13lutter contre
25:14l'antisémitisme.
25:15Alors,
25:16globalement,
25:16on va dire que sur Claude
25:17et ChatGPT,
25:18ça fonctionne à peu près,
25:19sur Grock,
25:20qui est,
25:21comme vous le savez,
25:22l'IA de M. Musk,
25:24ben là,
25:25c'est de loin
25:25le moins performant
25:26et les expressions
25:27qui sont utilisées
25:28et recommandées
25:29dans les agents
25:30sont du coup utilisées
25:31de façon implicite
25:32sur les réseaux sociaux.
25:33Donc,
25:33au-delà même
25:34de l'éducation
25:34dont Franck parlait,
25:36il y a une réalité
25:37de...
25:37c'est devenu leur culture.
25:39Voilà pour cette proposition
25:40d'Emmanuel Macron,
25:4220 ans,
25:42jour pour jour
25:43après l'assassinat
25:44d'Ilan Halimi.
25:45La seconde partie
25:46des informés
25:46dans un instant,
25:4820h30,
25:48sur France Info.
25:54Et l'info,
25:54c'est avec Pierre Boudias.
25:56Le parquet national
25:57antiterroriste
25:57se saisit
25:58après une attaque
26:00au couteau
26:00sous l'arc de Triomphe.
26:02Un homme s'en est pris
26:03à des gendarmes
26:04sous le monument parisien,
26:06sous le monument parisien,
26:07pardon,
26:08touché par des tirs
26:09de riposte.
26:09La séance se trouve
26:10dans un état très grave,
26:11âgé de 47 ans.
26:12Il était déjà connu
26:13pour une agression
26:14au couteau
26:14contre deux policiers belges.
26:16C'était en 2017.
26:17Les réactions se multiplient
26:19dans la classe politique
26:19après l'hospitalisation
26:21dans un état grave
26:22d'un militant nationaliste
26:23passé à tabac hier à Lyon.
26:25Des faits qui se sont déroulés
26:26en marge d'une conférence
26:27de l'eurodéputé insoumise
26:28Rima Hassan,
26:29la France insoumise
26:30qui condamne
26:31avec la plus grande fermeté
26:32toute violence physique
26:34selon son coordonnateur
26:35Emmanuel Bompard.
26:36Marine Le Pen appelle
26:37à classer comme terroriste
26:38ce qu'elle qualifie
26:39de milice d'extrême gauche.
26:41Bruno Retailleau
26:41évoque une ultra-gauche
26:42qui tue.
26:44260 000 foyers
26:45toujours privés
26:46d'électricité,
26:47des évacuations en Gironde
26:48et dans le Lot-et-Garonne.
26:50La France continue
26:50de subir le passage
26:51de la tempête Nils,
26:52des précipitations
26:53qui provoquent
26:54des débordements
26:55de cours d'eau.
26:5625 départements
26:57sont placés
26:58en vigilance crue
26:59ce soir.
27:00Emmanuel Macron appelle
27:01à prendre l'Europe
27:01en exemple
27:02plutôt que la critiquer.
27:04Message envoyé
27:05par le Président
27:05à la tribune
27:06de la conférence
27:07sur la sécurité
27:08de Munich
27:09et un an après
27:10les attaques
27:10du vice-président américain
27:12contre les dirigeants
27:13européens,
27:13le chef de l'État
27:14appelle également
27:15à intensifier
27:15la pression
27:16sur la Russie.
27:17Donald Trump
27:18pose lui une nouvelle fois
27:19le ton face à l'Iran.
27:20Le Président américain
27:21annonce l'envoi
27:22d'un deuxième porte-avions
27:24au Moyen-Orient,
27:24le locataire
27:25de la Maison-Blanche
27:26menace Téhéran
27:26de conséquences traumatisantes
27:29en cas d'échec
27:29des négociations
27:30en cours
27:31dans le sultanat d'Omane.
27:32Et puis une journée contrastée
27:34pour les Bleus
27:34aux Jeux Olympiques d'hiver
27:35de Milan-Cortina,
27:36de l'or
27:37pour Quentin Fillon-Mahill
27:38en biathlon,
27:39de l'argent
27:39pour Mathis Déloge
27:40en ski de fond,
27:41grosse déception
27:42pour les snowboardeuses
27:43françaises
27:43et pour Timothée Loubineau
27:45en patinage de vitesse.
27:46Place ce soir
27:47à l'épreuve individuelle libre
27:48chez les hommes
27:49en patinage artistique.
27:50Adam Siaouimfa
27:51vise le podium.
27:54France Info
27:5520h, 21h
27:57France Info
27:59les informés
27:59Victor Mathe
28:01et bienvenue
28:02si vous nous rejoignez
28:03sur France Info
28:04avant d'évoquer
28:05Sophie Anneau
28:06et son départ
28:07pour la station spatiale
28:08internationale.
28:09Partons tout de suite
28:10pour l'arc de Triomphe
28:11où un homme armé
28:12d'un couteau
28:13a été blessé
28:14de plusieurs balles
28:15ce soir.
28:15Il menaçait des gendarmes
28:16qui ont donc répondu
28:17Farida Noir.
28:18Vous êtes sur place
28:19pour France Info ?
28:20Oui Victor
28:21et les forces de l'ordre
28:22sont toujours présentes
28:24ce soir.
28:24Elles maintiennent
28:25un périmètre de sécurité
28:26avec des rues balises
28:28tout autour
28:28de l'arc de Triomphe.
28:30Personne ne peut accéder
28:31à pied
28:31mais les voitures
28:32peuvent circuler
28:33autour de l'édifice
28:34et puis dans les rues adjacentes.
28:35Il y a beaucoup de touristes
28:36qui se demandent
28:38ce qui se passe
28:38mais les policiers
28:39se contentent
28:40de leur dire
28:40de reculer.
28:42Les lignes de métro
28:42ici sont toujours fermées.
28:44Il n'y a pas
28:44de mouvement de panique.
28:46Les restaurants,
28:47les magasins de souvenirs
28:48ici dans cette artère
28:50touristique
28:50restent ouverts.
28:52Alors je vous rappelle
28:52les faits.
28:53Vers 18h
28:54un homme a été blessé
28:55par des tirs de riposte
28:56des gendarmes
28:57après avoir tenté
28:58des attaqués
28:58avec un plutôt avenu Fauche.
29:00L'un des gendarmes
29:01a répliqué
29:01avec son arme à feu
29:02des gendarmes
29:03présents pour le ravivage
29:05de la flamme
29:05sur l'arc de Triomphe.
29:07L'individu a attaqué
29:07des musiciens
29:08de la gendarmerie mobile
29:09ont expliqué
29:10les gendarmes
29:10qui précise
29:11qu'il n'y a pas eu
29:11de blessés
29:12parmi les forces
29:13de l'ordre.
29:14L'assaillant
29:14poussé par balles
29:15est selon le ministre
29:16de l'Intérieur
29:17Laurent Nunes
29:18dans un état très grave
29:19et le parquet national
29:20antiterroriste
29:21s'est saisi défait
29:21en raison du procès
29:22de l'auteur
29:23un hommage
29:23de 47 ans
29:24déjà folie de la police.
29:25Merci Farida Noir
29:26depuis l'arc de Triomphe
29:27pour France Info.
29:28Les informés
29:29de ce vendredi soir
29:30toujours avec Raphaël Kahn
29:31présentateur de l'émission
29:32Le Monde dans tous ses états
29:34sur France 24
29:34Serge Faubert
29:35directeur de la rédaction
29:36de Pure Politique
29:38Véronique Reissoult
29:38présidente
29:39de Backbone Consulting
29:40Franck Dedieu
29:41rédacteur en chef
29:42à la rédaction
29:43de Marianne
29:44et j'accueille
29:45Marc Dana
29:45bonsoir
29:46Bonsoir
29:46Merci d'être avec nous
29:47vice-président
29:48de l'association
29:48des journalistes
29:49professionnels
29:50de l'aéronautique
29:51et de l'espace
29:51vous venez de publier
29:52ce livre sur Sophie Adnaud
29:54de la Terre aux étoiles
29:54c'est aux éditions
29:55du Rocher
29:56Sophie Adnaud
29:57deuxième française
29:58de l'histoire
29:58a décollé dans l'espace
30:00c'était tout à l'heure
30:00à 11h15
30:01très précisément
30:02ce matin
30:03depuis Cap Canaveral
30:04en Floride
30:046, 5, 4, 3, 2
30:091, ignition
30:11and lift off
30:13go Falcon
30:14go Dragon
30:15and Godspeed
30:16crew 12
30:17Voilà
30:18décollage
30:19qu'on a vécu
30:19en direct
30:20Marc Dana
30:20vous qui avez suivi
30:21sa sélection
30:22sa préparation
30:23qu'il avait rencontrée
30:24interviewée
30:25Sophie Adnaud
30:25comment avez-vous
30:26vécu ce décollage
30:28de la fusée
30:28de SpaceX ?
30:30C'est un rêve
30:32de petite fille
30:33qu'elle vit
30:34enfin
30:35et c'est surtout
30:36le fruit
30:38d'une obstination
30:39d'avoir réussi
30:40à rebondir
30:41également
30:41sur quelques échecs
30:42d'avoir franchi
30:44étape par étape
30:45ce qu'elle appelait
30:46presque un Himalaya
30:48avant d'arriver
30:49sur ce fauteuil
30:51de la crew
30:53Dragon
30:53de SpaceX
30:54Et sur le moment
30:55même du décollage
30:56vous qui avez regardé ça
30:57qui avait assisté
30:57Sur le moment même
30:58vous savez
30:59ils ont des exercices
31:02de simulation
31:02qui sont tellement
31:03tellement répétés
31:05et ne serait-ce que
31:06sur cette phase
31:06de décollage
31:07elle est déjà passée
31:09par une sorte
31:09de répétition générale
31:10si vous voulez
31:11un peu comme des acteurs
31:12où on simule
31:14le lever
31:15l'arrivée
31:17autour
31:18de la base
31:19on met les équipements
31:21on met la combinaison
31:23on s'équipe
31:24on s'installe
31:25et ça prend
31:25près d'une journée
31:27en fait
31:28et tout ça
31:29elle l'a déjà fait
31:29et il y a des simulateurs
31:31désormais
31:31qui sont bien plus performants
31:34que ceux d'autrefois
31:35avec la réalité virtuelle
31:36et notamment
31:37on simule
31:38les sons
31:39qu'elle a dû entendre
31:41une fois qu'elle a décollé
31:41de terre
31:42donc c'est quelque chose
31:43qu'elle a quand même
31:44énormément répété
31:46la grosse différence
31:48qu'il y a là
31:49c'est qu'elle le vit
31:50donc il y a aussi
31:50cette notion de rêve
31:51qui s'accomplit
31:52et puis en plus
31:53il n'y a qu'une seule chose
31:54c'est qu'elle était
31:55côté hublot
31:55Sophie
31:56donc il y a cette
31:57cette image indescriptible
31:59qu'elle a dû vivre
32:00pour la première fois
32:01de cette vie
32:0130 heures de voyage
32:02pour arriver jusqu'à
32:03la station spatiale
32:04internationale
32:05elle se trouve où
32:05en ce moment
32:06Sophie Addo à peu près ?
32:07La capsule est en train
32:09de prendre de la vitesse
32:10tout autour de la Terre
32:12l'idée
32:12c'est d'atteindre
32:13un peu 24 000 km heure
32:15qui est la vitesse
32:16de la station spatiale
32:17internationale
32:18et de tenter
32:20justement cet amarrage
32:21qui doit se dérouler
32:22demain soir
32:23à 21h30
32:24on estime qu'en général
32:25c'est entre 24 et 30 heures
32:26ce temps
32:27pour justement
32:28arriver
32:29sur la même orbite
32:30et à la même vitesse
32:31parce que
32:32c'est quelque chose
32:33d'extrêmement précis
32:34d'extrêmement délicat
32:35également
32:36évidemment
32:36très automatisé
32:38mais
32:38c'est des phases délicates
32:40ne serait-ce que
32:41pour la station
32:41en elle-même
32:42c'est-à-dire qu'à chaque
32:42docking
32:43à chaque amarrage
32:44la station prend un coup
32:45ce qui
32:45recourcit un petit peu
32:48son espérance de vie aussi
32:49ça fait partie de la vie
32:50et des charges
32:52également
32:52que supporte la station
32:53c'est une phase
32:54un petit peu
32:56compliquée
32:57demain soir
32:57ensuite elle a droit
32:58à quasiment deux jours
32:59de repos
33:00à partir de mardi
33:01au travail
33:01on parlera de sa mission
33:03dans quelques instants
33:04on l'imagine
33:04Sophie Adnaud
33:05gentiment accrochée
33:06à son fauteuil
33:07concentrée au maximum
33:08mais en fait
33:09cela ne se passe pas
33:09comme ça
33:10écoutez Jean-François
33:10Clairvoy
33:11qui a lui-même
33:11fait trois sorties
33:12dans l'espace
33:12il était tout à l'heure
33:13l'invité de France Info
33:15ils vont se détacher
33:16ils vont retirer
33:16leurs combinaisons
33:17ils vont faire leurs toilettes
33:18ils vont individuels
33:19ils vont partager
33:20leurs repas
33:21ils vont dormir
33:22c'est du camping
33:23pendant une trentaine d'heures
33:25dans ce volume
33:26en impesanteur
33:27l'impesanteur
33:27ça augmente
33:29artificiellement
33:29l'espace
33:30à un facteur deux ou trois
33:32parce que vous pouvez
33:32vous asseoir au plafond
33:33vous pouvez évoluer
33:34dans toutes les dimensions
33:35vous n'êtes pas
33:35collé sur le plancher
33:37Raphaël Kahn
33:38du camping dans l'espace
33:39disait Jean-François Clairvoy
33:40j'aime bien cette expression
33:41c'est intéressant
33:42d'ailleurs
33:42ça nous amène au livre
33:44de Marc Dana
33:45Sophie Hannaud
33:46de la Terre aux étoiles
33:47parce qu'on voit bien
33:48ce mélange
33:48entre l'inconnu
33:50l'aventure
33:51mais aussi l'ultra préparation
33:53c'est-à-dire tout ce que
33:53ça a demandé d'heures
33:54effectivement auparavant
33:55chez des personnages
33:58personnalités
33:59qui sont sélectionnés
34:00sur leurs compétences
34:02techniques
34:02elle est ingénieure
34:04de Supaéro
34:05et du MIT
34:05donc c'est vraiment
34:06quelqu'un qui
34:06connaît par cœur
34:08les chiffres
34:09et la théorie
34:10mais également
34:11la pratique
34:11en tant que pilote
34:12d'hélicoptère
34:12et d'ailleurs
34:13Thomas Pesquet lui-même
34:14est pilote d'avion de chasse
34:15aussi
34:15c'est-à-dire qu'on a vraiment
34:16des profils
34:16des profils d'exception
34:17des êtres hybrides
34:18d'une certaine manière
34:19qui ont répété
34:20pendant des heures
34:20des heures et des heures
34:21des gestes
34:22extrêmement minutieux
34:23et qui leur permettent
34:24aujourd'hui
34:24d'aller
34:25disons
34:27explorer des continents
34:28encore inconnus
34:30ou quasiment inconnus
34:30puisque là
34:31il s'agit vraiment
34:32d'une mission
34:33qui je crois
34:33que c'est la première européenne
34:34qui va passer
34:35aussi longtemps
34:36dans l'espace
34:36de record
34:37si je ne me trompe pas
34:38Marc Dana
34:38la plus longue
34:39monsieur
34:39pour la plus courte
34:40préparation
34:40c'est une mission
34:41assez exceptionnelle
34:42moi personnellement
34:43je la vis effectivement
34:45de très près
34:46parce que j'ai eu la chance
34:47de connaître
34:49même son nom
34:50avant que la sélection
34:52soit connue
34:53et de l'avoir
34:53et de l'avoir
34:54voilà
34:54pour France Info
34:56que j'avais fait
34:57une interview
34:59cette première interview
34:59en direct
35:00puis le soir
35:01on l'a emmené
35:01sur le plateau
35:01de France Info
35:02à 23h également
35:03donc je vois un petit peu
35:06tout le chemin parcouru
35:07mais qui est exceptionnellement court
35:09c'est-à-dire qu'effectivement
35:10c'est l'astronaute européenne
35:12qui dans toute l'histoire
35:13du vol habité européen
35:14se sera préparé
35:15avec deux ans
35:16et neuf mois seulement
35:17et c'est extrêmement court
35:18alors autre particularité
35:20c'est la durée
35:21effectivement
35:22de cette mission
35:22maintenant
35:23par souci d'économie
35:24c'est quelque chose
35:25qu'on entend partout
35:25y compris à la NASA
35:26on fera plus des rotations
35:27de 6 mois
35:28comme Thomas Pesquet
35:29et les précédents
35:29on fait des rotations
35:30de 8 mois
35:31c'est ajouté à cela
35:33pour la toute première fois
35:35dans l'histoire de la NASA
35:36on a
35:36l'équipage précédent
35:38qui était parti
35:38il n'y a pas longtemps
35:39le crew 11
35:40Sophie Adneau
35:41faisant partie du crew 12
35:42qui avait un astronaute
35:44qui s'est senti
35:46suffisamment mal
35:47pour devoir être rapatrié
35:48on se souvient effectivement
35:49de ce retour precipité
35:51et donc elle a dû partir encore
35:51initialement
35:52elle devait partir au printemps
35:53finalement elle devait partir
35:54le 15 février
35:54et finalement ils ont commencé
35:56à la décaler de l'ordre du 11
35:58finalement elle est partie
35:59qu'aujourd'hui vendredi 13
36:00uniquement pour des décalages
36:02de prévision météo
36:03ça vous fait rire
36:03Serge Paubert
36:04le vol se passe bien
36:05je rassure tout le monde
36:05Véronique Reissoult
36:06des réactions peut-être
36:08sur les réseaux sociaux
36:08ça fait toujours rêver l'espace
36:10ah non seulement ça fait rêver
36:11mais c'est même agréable
36:11pour une fois de regarder
36:12les réactions
36:12parce que c'est que du positif
36:14il y a évidemment
36:16beaucoup d'engagement
36:17une admiration incroyable
36:18et en fait c'est une personnalité
36:20qui n'était pas si connue
36:21du grand public que ça
36:22sans doute parce qu'elle est arrivée
36:23si vite
36:24on ne parlait pas de tant que ça
36:25et donc les uns et les autres
36:26la découvrent
36:27alors j'imagine que votre livre
36:28va avoir un grand succès
36:29parce qu'ils ont envie
36:30de savoir qui elle est
36:31et surtout
36:32ça n'est pas que parce que
36:34c'est une femme
36:35c'est globalement son parcours
36:36qui fascine
36:36et puis les images
36:37on l'a encore vu là
36:39mais ce sont des images
36:39qui sont partagées
36:40et qui ont un engagement
36:41incroyable
36:42je crois que l'image
36:43qui a eu le moins d'engagement
36:44cet après-midi
36:45elle avait 80 000 vues
36:47donc pour vous donner une idée
36:48de voilà
36:48c'est la joie pour une fois
36:50quelque chose de plutôt
36:51cathartique et positif
36:53et pour une fois
36:53il n'y a pas de polémique
36:54ça viendra
36:55mais là il n'y en a pas
36:55il n'y en a pas pour l'instant
36:56ce qui frappe dans le parcours
36:57de Sophie Adnaud
36:58on l'a dit
36:58c'est sa très grande détermination
37:00on va l'écouter Sophie Adnaud
37:01c'était en novembre dernier
37:02depuis son adolescence
37:03elle rêvait effectivement
37:04de partir dans l'espace
37:05c'est un grand honneur
37:07c'est une chance aussi
37:09de pouvoir véhiculer
37:11le fait que la France
37:12est présente
37:13dans cette aventure spatiale
37:15pour moi aussi
37:16c'est la concrétisation
37:17du rêve
37:18de la petite fille
37:19que j'étais
37:19qui s'est nourrie
37:21de toutes ses aventures spatiales
37:23depuis les premiers astronautes français
37:26voilà Franck de Dieu
37:27c'est un message important
37:28qu'elle fait passer Sophie Adnaud
37:30finalement ne lâchez rien
37:31croyons en vos rêves
37:31ça vaut pour tout le monde
37:32mais en particulier
37:33on le disait
37:33pour les jeunes filles
37:34qui veulent aujourd'hui
37:35une certaine fierté nationale
37:37et puis il y a aussi
37:38la symbolique
37:39que ce soit une femme aussi
37:41Véronique disait
37:42il n'y a pas eu
37:43de polémique
37:45effectivement
37:46ce que je note
37:47moi je ne suis pas un expert
37:49de ces questions-là
37:49j'ai un peu regardé la presse
37:52et évidemment
37:53quelques spécialistes
37:56qui parlaient de cela
37:57il y a un souci
37:58me semble-t-il
37:59je parle sous votre contrôle
38:00Marc
38:00il y a un souci
38:01de développer
38:03une sorte de problématique
38:05terrestre aujourd'hui
38:06de ces grandes aventures
38:08à la différence
38:09des années 60
38:09où il y avait une forme
38:10de rêve un peu prométhéen
38:12de dépasser les limites
38:13là on dit
38:14non mais vous allez voir
38:15c'est quand même utile tout ça
38:16et effectivement
38:17il y avait un interview
38:19dans l'IB
38:19d'un scientifique
38:21qui disait
38:21regardez
38:22on va avancer
38:23sur la protection
38:23contre les radiations
38:25on va avancer
38:25sur les maladies
38:26d'Alzheimer
38:28on va faire des progrès
38:29sur le stockage de l'énergie
38:30et je trouve que cette volonté
38:32le chercheur disait
38:33ce qui est important
38:33ce n'est pas l'astronaute
38:34c'est la science
38:35voilà
38:35et donc quelque part
38:38il y a oui de la science
38:39mais la science
38:40dans sa dimension aussi
38:41très concrète
38:41parce qu'on peut se dire
38:42qu'en période de crise
38:43on l'a déjà vu
38:44ce qui se passe
38:46sur le plan
38:47c'est des vaches
38:47c'est pas mal aussi
38:48et donc il faut faire
38:49des économies
38:49et donc il y a un souci
38:50me semble-t-il
38:51de la part
38:52de ce monde de l'espace
38:54de le justifier
38:54en disant
38:55mais tout cela a aussi
38:56une utilité terrestre
38:57et là on voit
38:58je ne retrouve plus
39:00ces défis
39:03des années 60
39:03un peu
39:04d'aller sur Mars
39:06d'aller
39:07voilà
39:07ça va continuer quand même
39:09Serge Fevert
39:10oui
39:10moi j'ai été très triste
39:12de découvrir
39:13qu'en 2030
39:14la station spatiale
39:16ça allait être terminée
39:17parce que c'est un
39:18formidable exemple
39:19de coopération
39:20internationale
39:21de coopération scientifique
39:23les Russes et les Américains
39:25qui mettent
39:25leur expérience
39:27et leur savoir-faire
39:28ensemble
39:28les uns ayant
39:29l'habitude
39:30des vols de longue durée
39:32les autres ayant
39:32l'habitude des vols
39:34de longue distance
39:35qui arrivent à se mettre
39:35d'accord
39:36et à cohabiter
39:38physiquement
39:38en plus dans une station
39:40spatiale
39:41et donc
39:41alors je me suis dit
39:42mais il va y avoir
39:42une suite
39:43sûrement
39:43il va y en avoir
39:44une autre
39:44et c'est là
39:45que j'ai découvert
39:46en lisant mes confrères
39:47que non
39:47on s'achemine maintenant
39:49vers des opérateurs
39:50privés
39:51qui vont finalement
39:52acheminer
39:54dans l'espace
39:55des satellites
39:55et des éléments
39:56peut-être
39:57qui serviront
39:57à fabriquer
39:58d'autres stations
39:58mais on va vers
39:59une privatisation
40:01un peu
40:01de l'espace
40:02avec une multiplication
40:03des opérateurs
40:04et j'ai vu
40:05comme un symbole
40:06le fait que ce soit
40:07une fusée
40:08d'Elon Musk
40:09qui poussera
40:11la station spatiale
40:12vers la Terre
40:13enfin dans l'atmosphère
40:14terrestre
40:14pour qu'elle se désagrège
40:16j'ai trouvé que c'était
40:17un symbole
40:18de ce qui nous attend
40:18c'est-à-dire
40:19cette privatisation
40:21et cette commercialisation
40:23d'une entreprise humaine
40:25internationale
40:26qui jusqu'à présent
40:27était au-dessus
40:28finalement
40:29de nos oppositions
40:30de nos clivages
40:31et de nos frontières
40:32et on va en reparler
40:33dans les prochaines minutes
40:34Marc Dana
40:34je voudrais qu'on reparle
40:35encore un peu
40:35de Sophia Naud
40:37on l'évoquait
40:37qu'est-ce qu'elle va faire
40:38précisément
40:38au sein de la station spatiale
40:40internationale
40:40on peut peut-être
40:41redire aussi
40:42un mot très rapide
40:43de la sélection
40:44effectivement
40:44qui a été incroyable
40:45plus de 22 000 candidats
40:46au départ
40:47et très peu d'élus
40:47dont elle à la fin
40:48oui c'est une sélection
40:50qui a été un marathon
40:51plus de 18 mois
40:52pour ça
40:52Sophie elle a toujours
40:54su faire appel
40:55aux gens
40:56c'est-à-dire que
40:57c'est quelque part
40:58également un commandant
40:59c'est une leader
40:59elle est reconnue comme telle
41:01notamment sur sa promotion
41:02c'était la doyenne
41:04sur les 5 néo-astronautes
41:06de novembre 2022
41:07et cette capacité
41:09qu'elle a
41:10c'est savoir
41:12à chaque fois
41:12rebondir sur les échecs
41:14et c'est ce qu'elle a fait
41:16parce qu'elle m'a expliqué
41:17que dans cette sélection
41:19de 2022
41:19elle avait pris racine
41:21dans son échec
41:22à la sélection de 2008
41:23c'est-à-dire
41:23la sélection de Thomas Pesquet
41:24et à partir de là
41:27elle s'est dit
41:27cette fois-ci
41:28il faut que ça marche
41:29elle a fait appel
41:30à un coach
41:31un coach sportif
41:32un coach mental
41:33Eric Blondeau
41:33qui vient du rugby
41:34mais qui était là
41:35un grand spécialiste
41:36pour booster
41:38les éternels
41:38poulies d'or
41:39c'est comme ça
41:40qu'il a permis
41:41à un navigateur
41:42de gagner le Vendiglobe
41:43à des finalistes
41:45de top 14
41:46de gagner un championnat
41:47de France
41:47et ainsi de suite
41:48et pendant 18 mois
41:50une astronaute
41:51de passer devant les autres
41:51enfin une future astronaute
41:52oui
41:52parmi 22 500
41:54donc
41:55elle a vraiment
41:56puis ce côté mental
41:57est très important
41:58chez elle
41:58déjà
41:59elle s'était illustrée
42:00en Afghanistan
42:00sur cette capacité
42:01de self-control
42:02dans des milieux
42:03qui sont
42:04des zones de combat
42:05qui étaient très très
42:06très compliquées
42:08et risquées
42:09et puis
42:10il ne faut pas oublier
42:11aussi qu'au passage
42:12ce n'est pas du tout
42:12une obligation
42:13pour devenir astronaute
42:14mais au passage
42:14c'est aussi
42:15quelqu'un qui est très ouvert
42:16sur la nature
42:17sur la zénitude
42:18et elle est professeure
42:20certifiée de yoga
42:20ça compte ça
42:22dans l'espace
42:22mais écoutez
42:23ce n'est pas indispensable
42:24mais ce n'est pas la première
42:25non plus
42:26l'italienne
42:27Samantha Cristoforetti
42:28qui est quand même
42:29le grand leader féminin
42:31de l'Europe spatiale
42:33qui a fait plusieurs missions
42:34qui a commandé
42:35l'ISS
42:35et qui est la seule européenne
42:37à avoir fait une sortie
42:38extravéhiculaire
42:39en scaphandre
42:40elle aussi
42:40il y a sur les réseaux
42:42parce qu'aujourd'hui
42:42la communication
42:43des astronautes
42:43via l'ESA
42:44fonctionne beaucoup
42:45effectivement
42:45sur ces réseaux
42:46et sur ces images
42:46elle est en position de yoga
42:48je ne sais plus
42:49si c'est dans la cupola
42:50cette espèce
42:52de tous ces hublots
42:53qui se trouvent
42:53avec une vue sur la Terre
42:54mais en tout cas
42:54on la voit dans l'ISS
42:55c'est en train de faire son yoga
42:56je voudrais qu'on accueille
42:58un nouvel invité
42:59bonsoir Jérôme Barbier
43:00bonsoir
43:01chercheur associé
43:02en affaires internationales
43:03à l'Institut Européen
43:04de politique spatiale
43:06Serge Faubert l'évoquait
43:07tout à l'heure
43:07une entente entre Russes
43:09Américains
43:10et Européens
43:11tous en route
43:12vers cette station
43:13spatiale internationale
43:14elle est impossible
43:15actuellement sur Terre
43:16elle est possible
43:16dans l'espace
43:17alors elle a continué
43:19effectivement
43:20parce qu'on a un traité
43:21parce qu'on a un cadre
43:21et parce qu'il y avait
43:22disons
43:23une
43:23une
43:24master memory
43:25on dirait en anglais
43:25donc une mémoire musculaire
43:27sur les différents vols habités
43:29elle s'est déjà limitée
43:31après l'invasion
43:32de la Crimée
43:33par la Russie
43:34en 2014
43:35et dès lors
43:36que les Etats-Unis
43:37ont retrouvé
43:37avec Crew Dragon
43:38une capacité de vol habité
43:40américaine propre
43:42jusqu'alors
43:44c'était les Russes
43:45qui pouvaient seuls lancer
43:46cette chronote
43:47auprès de l'ISS
43:47maintenant
43:49il faut voir aussi
43:50dans les questions
43:51qu'on avait sur l'ISS
43:52en général
43:53et sur sa fin
43:54c'est que
43:55le modèle de l'ISS
43:56est l'exception
43:57jusqu'à présent
43:58on avait des coopérations
43:59internationales
44:00il y en a encore
44:01il y en a des nombreuses
44:02d'ailleurs elles se développent
44:03le modèle
44:04qu'on a eu
44:05à la fin de la guerre froide
44:06qui est dans un modèle
44:07très particulier
44:08effectivement
44:10on va arriver à sa fin
44:11ça ne veut pas dire
44:12que c'est la fin
44:12des coopérations spatiales
44:13il y a un traité
44:14qui date de 1967
44:16sur l'espace
44:16Raphaël Kahn
44:17qui dit qu'on ne doit pas
44:18envoyer d'armes de destruction
44:20massives
44:20ça compte
44:21et ça reste en vigueur
44:22aujourd'hui
44:23oui ça reste en vigueur
44:24même s'il y a eu
44:24effectivement à plusieurs reprises
44:26des menaces de guerre des étoiles
44:28on s'en souvient
44:28notamment
44:28c'est un terme
44:29qui avait acquis
44:30une certaine popularité
44:31dans les années 80
44:32avec les projets
44:33à l'époque américain
44:34de Ronald Reagan
44:35dont un certain nombre
44:36d'experts considèrent
44:37qu'ils ne sont pas
44:38pour rien non plus
44:39dans la chute du mur
44:39en lançant cette course
44:40aux armements technologiques
44:42relancée d'ailleurs
44:43par Donald Trump
44:43alors on peut s'interroger
44:44savoir si alors
44:45nous parlons
44:46ça reste de la pure esbrouf
44:47dans le but d'impressionner
44:49ou s'il y a vraiment
44:49un nouveau pilier
44:50à l'armée américaine
44:51qui réellement demain
44:53aura un rôle stratégique
44:55dans la manière
44:55dont seront menées les guerres
44:56et peut-être
44:57dans une future suprématie américaine
44:59Jérôme Barbier
45:00on parlait de cette concurrence
45:01et parfois de cette entente
45:02entre Russes, Américains
45:03et Européens
45:04les Chinois
45:04ne font pas partie
45:05on va dire
45:06de cette entente
45:07depuis 2011
45:08ils ont leur propre station
45:09en orbite
45:10elle aussi
45:10exactement
45:12c'était l'administration Obama
45:13qui avait refusé
45:14que des Chinois
45:15viennent dans l'ISS
45:15pour des questions
45:16de sécurité nationale
45:17et de transfert de technologie
45:18donc ils ont leur station autonome
45:19avec leur propre réseau
45:21disons de partenariat
45:23avec lequel d'ailleurs
45:24les Européens
45:25pourraient trouver
45:26des coopérations
45:27et ce serait bénéfique
45:27de notre point de vue
45:28sur le moyen et long terme
45:30mais c'est fonctionnant
45:32Franck Dedieu
45:34l'espace
45:35pour toutes ces nations
45:36pour tous ces pays
45:37c'est aussi un moyen
45:38de soft power formidable
45:39oui et ça passe
45:41ce que disait Serge
45:41par l'entremise
45:42des nations
45:43mais aussi du privé
45:45puisque vous avez
45:45Ariane Espace
45:46qui a envoyé
45:47des satellites
45:48pour Amazon
45:49vous avez
45:50Starlink
45:51autour de Musk
45:53vous avez
45:53Eutelsat
45:54qui est bien sûr
45:55européen
45:55et donc quelque part
45:56à partir du moment
45:57où on considère
45:57que Internet
45:58par satellite
45:59c'est l'avenir
46:00et bien vous avez
46:00un intermédiaire
46:01quelque part
46:02entre l'atmosphère
46:03et la Terre
46:04qui s'appelle
46:05la transmission
46:06des données
46:07et donc c'est un enjeu
46:08de souveraineté
46:09absolument majeur
46:10je note que pour la première fois
46:11me semble-t-il
46:12depuis de nombreuses années
46:14le privé est à la fois
46:16je dirais
46:17investisseur
46:18apporteur de progrès technologique
46:20et donneur d'ordre
46:21c'est-à-dire que là
46:22on est véritablement
46:23dans une sorte
46:24de privatisation
46:25non seulement du ciel
46:26mais aussi des enjeux
46:28avec ce que ça comporte
46:29sur le plan numérique
46:31il y a toujours eu
46:32beaucoup de géopolitique
46:34dans l'histoire de l'espace
46:36je veux dire
46:36ça commence avec
46:37la confrontation
46:38américano-soviétique
46:40de Gagarin
46:42à Apollo
46:42etc
46:43cette notion de géopolitique
46:44d'investissement
46:45de la part des états
46:46alors il y a le soft power
46:47ça c'est
46:48il est là
46:48mais en dessous
46:50quand même
46:50je veux dire
46:51ne serait-ce que le vol
46:52de Sophie aujourd'hui
46:53c'est remettons les européens
46:55autour de la table
46:55c'est important aussi
46:57pour la France
46:57qui a payé cette place
46:58de repartir
47:01vers l'espace
47:02avec sa nouvelle
47:03astronaute
47:03donc il y a plein de critères
47:05c'est un critère d'âge
47:06pour Sophie
47:07c'est pour ça qu'il faut
47:07qu'elle parte vite
47:08mais c'est aussi
47:09la France
47:10qui veut peser
47:11et c'est vrai
47:13qu'on est en train
47:15de vivre la fin
47:15de l'ISS
47:16et la fin d'une époque
47:17qui correspond complètement
47:19à la chute
47:20du mur de Berlin
47:21alors en plus
47:22il y avait cette expérience
47:23de long séjour
47:24côté russe
47:25que n'avaient pas
47:26les américains
47:26parce qu'ils n'avaient
47:27que des petites stations
47:28Skylab
47:28qui n'ont pas
47:29qui n'ont jamais atteint
47:31les records de Mir
47:32ils avaient cette expérience
47:33d'avoir une station
47:34intra-modulaire
47:36avec plusieurs morceaux
47:37un peu comme l'ISS
47:38et puis aussi
47:39les américains
47:40ont souhaité
47:41ne pas voir
47:42les ingénieurs russes
47:43partir en Corée du Nord
47:44notamment
47:44parce qu'on manquait
47:45d'argent en Russie
47:46on ne pouvait plus
47:47refaire une mire
47:48donc il y avait
47:50cet aspect là
47:51donc il y a toujours
47:52beaucoup de géopolitique
47:54de puissants
47:56et de militaires
47:57là on rentre
47:57dans un monde
47:58de militaires
47:59qui est absolument dingue
48:00ne serait-ce que notre lanceur européen
48:02maintenant il lance
48:02des satellites militaires
48:03Sophie Adnaud tout à l'heure
48:04dit sa fierté
48:05justement de voir
48:06en tant que française
48:07d'appartenir
48:08à cette mission
48:10comment justement
48:10les astronautes
48:12Sophie Adnaud en particulier
48:12se positionnent
48:13par rapport à la géopolitique
48:14ils le mettent totalement de côté
48:15ou ça fait partie
48:16de leur réflexion ?
48:17Non, ils sont dans un monde
48:18de toute façon
48:19on arrive dans ces bâtiments
48:20il y a les drapeaux
48:22de tous les pays
48:23qui participent
48:23à la station spatiale
48:25les logos
48:26de toutes les agences
48:27que ce soit
48:28CSA canadien
48:29l'Ajaxa japonaise
48:31Roscosmos russe
48:33et bien évidemment
48:34la NASA
48:34et l'ESA
48:35et tout se fait
48:37en anglais
48:38et éventuellement en russe
48:39on est dans un monde
48:40qui n'est pas le nôtre
48:42à partir du moment
48:43c'est un peu comme
48:43des ambassades
48:44et on est sur ce terrain
48:46de la collaboration internationale
48:48qui a maintenant
48:49plus de 30 ans
48:50parce qu'il a failli
48:51abattir aussi
48:52ce projet monstrueux
48:54et donc
48:55ils ne sont pas du tout
48:56dans ce trip-là
48:57ils sont...
48:59Marc c'est un savant
49:00du cosmos
49:01donc ça va
49:02c'est clair pour lui
49:03mais moi je suis presque
49:04nostalgique du temps
49:05où il y avait
49:05d'un côté Spoutnik
49:07après il y avait
49:07Apollo 11
49:08les gens y comprenaient
49:09quoi
49:09là on nous dit
49:11il y a des constellations
49:14Amazon
49:14il y a des lanceurs
49:16de...
49:17vraiment
49:18c'est extrêmement difficile
49:19oui c'est pas les mêmes fonctions
49:20là on est dans
49:21de la recherche pure
49:22bien sûr
49:22que c'est pas les mêmes fonctions
49:23mais il y a quand même
49:24des enjeux
49:25qui sont...
49:26qui échappent beaucoup
49:27la privatisation
49:28de ces problématiques-là
49:29compliquent énormément
49:30les choses
49:31y compris pour
49:31les citoyens
49:33c'est vrai qu'on entend
49:33à nouveau Jérôme Barbier
49:34sur cette géopolitisation
49:36je sais pas si on peut le dire
49:37et militarisation
49:38de l'espace
49:38alors la militarisation
49:41l'espace
49:42a toujours été appréhendé
49:44et avant tout
49:44les programmes spatiaux
49:45ont été faits
49:46pour des questions militaires
49:47l'origine de la course
49:48à l'espace
49:48par les Russes
49:49et les Américains
49:50dans les années 50 et 60
49:51sont pour des raisons militaires
49:53sur la privatisation
49:54ce que je voudrais juste dire
49:55c'est qu'il y a une transition
49:56qui est effectivement significative
49:58et dont SpaceX
49:58c'est un petit peu l'étendard
50:00on voit son logo là
50:01à l'écran
50:03qui est que la NASA
50:05après la fin du programme Apollo
50:06qui est le programme
50:07de fusée américaine
50:09qui allait sur la Lune
50:10a décidé de passer
50:12d'un modèle
50:13où elle finançait
50:15en interne
50:16les capacités
50:16elle-même
50:17vers un modèle
50:18où elle allait faire appel
50:19pour des objectifs définis
50:21au marché privé
50:22et le marché privé
50:22devait lui-même
50:23déterminer les capacités
50:24un peu techniques
50:25et où du coup
50:25la commande publique
50:27ne déterminait
50:27que les objectifs finaux
50:28donc je veux aller sur la Lune
50:30je veux une constellation
50:31qui fasse de la communication
50:32je veux
50:33je ne sais pas
50:34un système
50:35de vérification
50:37ou de détection
50:38de missiles russes
50:39qui n'arrivaient
50:39sur tout or américain
50:40cette transition là
50:42résulte dans ce
50:44qu'on interprète
50:45généralement maintenant
50:46dans la presse grand public
50:47comme étant
50:47de la privatisation
50:49ce qu'il faut quand même
50:50remettre en avant
50:50alors je suis d'accord
50:51qui est quand même
50:52un effet significatif
50:53de quelques boîtes privées
50:54qui du coup
50:54d'un coup
50:55ont une place à la table
50:57qu'elles n'avaient pas
50:58jusqu'à 13 ans
50:58maintenant ce qu'il faut
50:59quand même mettre
51:00en perspective
51:00c'est que 80%
51:01du marché spatial
51:04c'est de l'argent public
51:06et donc à la fin des fins
51:07la personne qui décide
51:08est le donneur d'ordre
51:09ce sont les états
51:10actuellement
51:11le marché privé
51:12il reste très limité
51:13et les développements
51:15qu'on voit jusqu'en 2050
51:16resteront assez limités
51:18y compris pour des questions
51:19de connectivité par stellite
51:20Raphaël Kahn
51:21oui moi j'avais
51:22une question en fait
51:23pour nos experts
51:23c'est que dans un monde
51:24effectivement
51:25où on le voit
51:27les rapports
51:27entre astronautes
51:29ont toujours répondu
51:30à des protocoles
51:31très encadrés
51:31du fait justement
51:32de nationalités différentes
51:34et donc d'intérêts
51:35on l'imagine différents
51:36ce sont effectivement
51:37des militaires
51:38d'une certaine manière
51:39qui ont chacun
51:39une mission
51:41et qui en tout cas
51:42dont la présence
51:43enfin dans leur présence
51:46en tout cas
51:46s'incarne les intérêts
51:47de leurs nations respectives
51:49tout cela a coexisté
51:50avec la politique de détente
51:51avec l'immixion
51:52d'acteurs privés
51:53qui était justement
51:54rendu possible
51:54par le fait que ces nations
51:55se mettent à coopérer ensemble
51:56à l'heure
51:57des néo-impérialismes
51:58et où les rapports
51:59internationaux se tendent
52:00à nouveau
52:00comment tout cela
52:01va interagir
52:02avec la présence
52:03d'acteurs privés
52:03est-ce que ça va continuer
52:04à pouvoir coexister
52:06de cette manière-là
52:06ou est-ce que chacun
52:07va reprendre ses billes
52:08et ces programmes
52:10ne seront plus possibles
52:10en commun ?
52:11En quelques secondes
52:11Marc Dana
52:12parce que c'est bientôt
52:12la fin de l'émission
52:13Oui, alors écoutez
52:14là on va sur la fin d'une ère
52:15qui est essentiellement
52:16qui correspond à la mission
52:18de Sophie Adnaud
52:18et qui est de la recherche
52:20pure, scientifique
52:21elle va faire évidemment
52:22aussi de l'entretien
52:22parce que la maison
52:23commence à vieillir
52:24mais c'est essentiellement
52:26de la recherche scientifique
52:27avec beaucoup de retours
52:29au niveau médical
52:30et en ce qui concerne
52:32l'après, effectivement
52:34on va passer que par
52:35des éléments de stations privées
52:37et là charge à nous
52:38européens de trouver
52:38de nouveaux partenariats
52:40parce que bon
52:40on ne peut pas toujours
52:41compter sur l'administration
52:43de Trump
52:43et les Européens
52:44maintenant se penchent
52:45vers des collaborations
52:46avec les Indiens
52:46avec les Japonais
52:47avec les Canadiens
52:48parce que les Indiens
52:49eux, ils ont mis le paquet
52:51et bientôt
52:51ils pourraient aller
52:52eux-mêmes
52:53avec leurs propres lanceurs
52:54lancer leur astronaute aussi
52:56et on pourrait vous écouter des heures
52:57merci Marc Dana
52:57d'être venu ce soir
52:58dans Les Informés
52:59je rappelle le titre
53:00de votre livre
53:00Sophie Adnaud
53:01de la Terre aux Étoiles
53:02aux éditions du Rocher
53:03merci Jérôme Barbier
53:05chercheur associé
53:05en affaires internationales
53:07à l'Institut Européen
53:08de politique spatiale
53:09à la une de Marianne
53:10cette semaine
53:11Franck de Dieu
53:11révélation bien sûr
53:12les réseaux français
53:13d'Epstein
53:14sexe, fric et influence
53:15merci à tous
53:17d'être venus ce soir
53:17dans Les Informés
53:18merci à ceux qui ont réalisé
53:20et préparé
53:21cette émission
53:21très bonne soirée
53:22sur France Info
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