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  • il y a 1 jour
Donald Trump en Chine, taux chômage en France, Gérald Darmanin sur la présidentielle... Les informés du mercredi 13 mai 2026

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News
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00:05Générique
00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:18A la une ce soir, Donald Trump en Chine, les affaires en premier, mais la diplomatie n'est pas loin.
00:24Pékin peut-il faire bouger les choses avec l'Iran que va ramener le président américain de ce voyage ?
00:29On en débat dans un instant.
00:30Pas de coup de pouce pour le SMIC, augmentation mécanique de 2,4% au mois de juin, annonce sur
00:36France Info du ministre du Travail.
00:38Le taux de chômage, lui, dépasse les 8%.
00:40Une première depuis 5 ans, est-ce que cela va durer ou même encore s'accentuer ?
00:44Et puis un duel, Mélenchon-Bardella ou Le Pen au second tour de la présidentielle dans un an.
00:48Le pronostic du ministre de la Justice, pourquoi cette prédiction de Gérald Darmanin peut-il lui-même être candidat pour
00:55parler de tous ces sujets ?
00:57Et ce soir, Elisabeth Pinault, bonsoir.
00:59Bonsoir Victor.
01:00Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:04A vos côtés, Boris Malenti, bonsoir.
01:06Bonsoir.
01:06Chef du service économie au Nouvelle Ops, bonsoir Benjamin Loïs.
01:09Bonsoir Victor.
01:10Journaliste correspondant en France pour la RTS, la radio-télévision suisse.
01:15Bonsoir François Bougon.
01:16Bonsoir.
01:17Spécialiste de la Chine, journaliste à Mediapart et auteur de ce livre « Dans la tête de Xi Jinping »
01:22chez Actes Sud.
01:23Et bonsoir et bienvenue Jean-Christophe Ploquin.
01:25Bonsoir.
01:25Rédacteur en chef à la Croix.
01:29C'est l'image du jour.
01:31Donald Trump à la descente d'Air Force One à Pékin, accueilli par des officiels chinois et des dizaines de
01:37jeunes.
01:38Drapeaux chinois et américains à la main.
01:41Une visite qualifiée d'historique par la Maison Blanche.
01:43Première fois qu'un président américain se rente en Chine depuis 2017, près de 10 ans.
01:47La dernière fois, c'était déjà Donald Trump lors de son premier mandat qui s'est exprimé au moment de
01:52monter dans l'avion pour la Chine.
01:54J'ai une excellente relation avec le président Xi et je pense que cela va rester ainsi.
01:59Nous avons beaucoup de choses à discuter.
02:00Je ne dirai pas que l'Iran en fait partie, pour être honnête avec vous, car nous avons l'Iran
02:04très largement sous contrôle.
02:06Soit nous allons conclure un accord, soit ils seront décimés.
02:11Donald Trump, je vois que ça vous fait sourire déjà.
02:13François Bougon, je vais vous donner la parole dans un instant.
02:15Le point central de ce voyage, c'est bien sûr le commerce, le business, mais tout cela est lié aujourd
02:19'hui à la situation au Moyen-Orient.
02:21Quand le président américain, François Bougon, dit « je ne pense pas que l'Iran sera un sujet central »,
02:25cela en sera forcément un.
02:27Ce n'est pas évident en fait.
02:29Ce qui va être intéressant, c'est de voir la manière dont ce sujet-là va être mis sur la
02:33table.
02:33Parce que je ne pense pas que les Chinois aient une envie terrible de l'évoquer comme ça publiquement.
02:38Cela sera fait peut-être avec une mention à l'ordre international.
02:43Mais je ne pense pas que ce soit un des dossiers prioritaires.
02:46C'est en tout cas un dossier important pour Donald Trump.
02:49Mais pour les Chinois et pour Donald Trump, il y a d'autres dossiers beaucoup plus importants.
02:52Et notamment ce que vous avez mentionné, les dossiers économiques et commerciaux.
02:55– Sur l'Iran, Benjamin Louis, que peut faire la Chine ?
03:00François Bougon disait que Pékin n'allait peut-être pas se lancer dans le dossier tout seul.
03:06Mais voilà, qu'est-ce que peut faire la Chine ?
03:07– Peut-être que Xi Jinping peut rappeler à Donald Trump l'importance d'une circulation libre dans le détroit
03:15d'Hormuz.
03:15Il y a quand même 80% des exportations de pétrole iranien qui allaient en direction de la Chine, entre
03:22autres.
03:24Donc cette importance vitale pour le commerce mondial et en particulier pour le commerce chinois.
03:29Et je pense que Xi Jinping peut-être parviendra à faire comprendre à Donald Trump
03:34qu'il vaut mieux moins de barrières qu'autant de blocages.
03:39– La question, Jean-Christophe Ploquin, c'est de se demander si la Chine est prête quelque part
03:42à prendre des risques dans ce conflit au Moyen-Orient.
03:45– Oui, alors elle joue déjà finalement un rôle derrière la scène.
03:50Finalement, vous savez, le Pakistan joue un rôle de médiation.
03:54Il y a déjà eu des rencontres indirectes à Islamabad.
03:57Et le Pakistan, c'est vraiment un pays qui est très très proche de la Chine,
04:01qui est allié en fait de la Chine, qui dépend beaucoup de la Chine aussi en termes d'influence régionale.
04:06Donc c'est bien la Chine qui est un peu à la manœuvre derrière le Pakistan.
04:10Ce qui est intéressant, je trouve, dans la rencontre aujourd'hui et demain,
04:15c'est vraiment, en fait, ce sont les deux champions mondiaux du capitalisme
04:20et d'un capitalisme un peu débridé qui se retrouvent.
04:22Et donc c'est là où je pense qu'effectivement les enjeux économiques sont certainement prioritaires
04:27et ils sont importants à la fois pour les deux pays et ils sont importants pour nous aussi.
04:32Parce que finalement, c'est deux leaders du capitalisme mondial
04:36et d'un capitalisme dont on voit combien il peut être finalement assez peu régulé.
04:43En Chine, on voit bien que c'est une économie qui peut fonctionner avec énormément d'informels.
04:47Et puis côté Etats-Unis, notamment la Californie,
04:51ces super milliardaires investisseurs dans la technologie.
04:56Voilà, on voit bien qu'entre ces deux forces-là,
04:59il y a des raisons de se parler et qu'il ne faudrait pas que les Européens
05:03soient un peu victimes finalement d'un accord entre ces deux géants.
05:08Boris Mananti, on parlait de la Chine et de l'économie,
05:12la fermeture du détroit d'Ormouz.
05:14L'économie chinoise, elle est quoi ?
05:16Relativement épargnée tout de même par la crise énergétique
05:18grâce à ses réserves de pétrole, elle a d'autres sources aussi ?
05:21Oui, elle a diversifié ses sources d'approvisionnement
05:24et puis elle s'est beaucoup reposée sur le charbon.
05:25Après, en ce moment, il y a quelques grippages dans les rouages de l'économie chinoise
05:32puisque la croissance est plus ce qu'elle était et on attend de voir.
05:36Néanmoins, malgré tout, dans cette rencontre,
05:39la Chine apparaît plutôt en position de force face aux États-Unis
05:42et Donald Trump très affaibli, à la fois par l'inflation dans son pays,
05:47des sondages en baisse en vue des mid-termes
05:49et une opération en Iran qui ne se passe pas aussi rapidement que ce qu'il avait prévu.
05:53C'est ça la lecture, François Bougon ?
05:55Une Chine forte face à des États-Unis en position de faiblesse ?
05:58Moi, je dirais qu'elle n'est pas si forte que ça
06:00parce qu'elle souffre quand même de ce blocage du détroit d'Hormuz.
06:03En tout cas, pour l'instant, elle peut supporter encore cette situation.
06:07Est-ce qu'il lui donne un avantage par rapport à la Chine ?
06:10La clé, ça sera plutôt si on assiste à une récession en Europe
06:14et l'Europe est quand même un de ses principaux marchés aujourd'hui.
06:17Donc, si l'Europe est en récession, forcément, la Chine va souffrir encore plus.
06:21Donc, dans ces cas-là, elle n'aura pas beaucoup de leviers face à Donald Trump.
06:25Mais en tout cas, pour l'instant, si Donald Trump demande des choses aux Chinois
06:29dans le cadre de sa diplomatie transactionnelle,
06:31c'est vrai qu'il est plutôt en position d'infériorité.
06:34Et on peut se demander ce que Donald Trump obtiendra.
06:36Elisabeth Pinault, on se souvient qu'en 2024,
06:39Xi Jinping était venu en France.
06:40L'année suivante, c'est Emmanuel Macron qui s'est rendu à Pékin,
06:43le président français qui avait fait, on peut dire, chou blanc.
06:45Impossible, par exemple, de faire pression pour que la Russie
06:47mette fin à la guerre en Ukraine.
06:49Si on fait un parallèle avec l'aide que pourrait apporter Pékin sur l'Iran.
06:53On aura compris qu'il est très difficile de faire pression sur les Chinois.
06:56Mais néanmoins, par exemple, la Chine, comme nous,
06:59a besoin d'intérêt à ce que la guerre en Iran soit courte.
07:03Et les États-Unis aussi, d'une certaine manière.
07:05Mais il faut que Donald Trump donne l'impression qu'il a gagné.
07:07Il lui faut une impression de victoire.
07:09Donc voilà comment l'équation est posée.
07:13Après, de quoi vont-ils parler ?
07:14Ils vont parler commerce, évidemment, puisque déjà Elon Musk accompagne le président américain.
07:19Il y a le président de Boeing, il y a le président d'Apple.
07:21Donc il y a vraiment beaucoup d'argent, beaucoup de contrats possibles à présenter.
07:27Encore une fois, pour Donald Trump, il faut qu'il montre que ce voyage est utile,
07:30qu'il a obtenu quelque chose.
07:31C'est toujours son souci.
07:33Vous l'avez dit, il a quand même des gros problèmes internes,
07:36d'inflation, de popularité.
07:39On n'est pas loin des mid-terms.
07:40Il a besoin de sortir par le haut de ce voyage.
07:44Et on verra, l'image de demain, ce sera Donald Trump et Xi Jinping qui se rencontrent.
07:48On verra, le body language est toujours important, comment on se comporte à ce moment-là.
07:53Benjamin Louis.
07:54Il y a vraiment aussi la question de l'intelligence artificielle,
07:56qui au fond va être peut-être un des sujets les plus importants de cette rencontre,
08:00même peut-être plus important que les questions de l'Iran et du détroit d'Hormuz.
08:04Parce que, comme vous le disiez très bien, il y a encore un peu de marge pour l'instant,
08:07pour la Chine, pour absorber un peu le choc.
08:10Par contre, sur l'intelligence artificielle, c'est en train de devenir un énorme problème.
08:13Il y a cette idée peut-être d'essayer de créer une sorte de téléphone rouge
08:18sur l'intelligence artificielle entre Washington et Pékin.
08:23Parce que, pour l'instant, la trajectoire que ont pris les États-Unis,
08:26c'est d'essayer de couper totalement la Chine de l'approvisionnement en puces.
08:31Et pas que, d'ailleurs, mais en plus, qui permettent de faire avancer ces technologies,
08:36donc les technologies chinoises d'intelligence artificielle.
08:39Donc, les États-Unis essayent de garder un avantage.
08:41Il y a aussi une question stratégique, là derrière, de défense, notamment,
08:45et de questions militaires.
08:47Mais donc, la Chine va tenter d'assouplir un petit peu ce blocage actuel
08:54et cette position très offensive des États-Unis sur la question d'intelligence artificielle.
08:58Avant de rentrer en détail dans les enjeux commerciaux de ce voyage en Chine de Donald Trump,
09:03je voulais qu'on parle un peu de diplomatie à nouveau.
09:06Est-ce qu'il faut dizoomer, en quelque sorte, François Bougon ?
09:09Regarder un peu le calendrier de manière un peu plus large.
09:11Il y a cette visite, il y aura celle de Vladimir Poutine aussi,
09:13qui va se rendre à Pékin avant la fin du mois, en principe.
09:16De toute façon, cette visite, elle s'inscrit dans le cadre de quatre rencontres
09:22qui sont prévues entre Xi Jinping et Donald Trump tout au long de l'année.
09:25Parce que lui, il doit venir à Washington aussi en fin d'année.
09:27Il va venir à Washington en septembre, après il y aura le G20 et puis l'APEC.
09:31Et donc, en fait, ce qu'on va voir là, c'est sûrement, de toute façon,
09:34un sommet où chaque parti a intérêt qui est un sorte de résultat
09:38pour le vendre auprès de son opinion publique.
09:41Donc, c'est sûr qu'il va y avoir quelque chose.
09:43On connaît aussi la capacité de Donald Trump à vendre des choses qui n'existent pas.
09:48Donc, forcément, il va en faire quelque chose d'historique, comme d'habitude.
09:52Mais peut-être qu'il va, dans ce cadre-là, peut-être bâtir quelque chose de nouveau
09:57entre les États-Unis et la Chine, sachant qu'en toile de fond, de toute façon,
10:00il y a la rivalité qui prédomine aujourd'hui entre ces deux grandes puissances
10:05et qui façonne le monde dans lequel on vit aujourd'hui.
10:07Jean-Christophe Ploquin.
10:08Oui, il y a aussi dans la délégation officielle américaine,
10:11il y a le ministre de la Défense, il y a Peter Exet.
10:13Et ça, c'est quand même un signe assez intéressant.
10:16Je pense que les ministres de la Défense ne vont pas très ordinairement,
10:19en général, à Pékin.
10:21C'est quand même là, on a à nouveau les deux superpuissances mondiales
10:26en termes de défense qui se rencontrent aussi.
10:28Et on peut imaginer, on peut extrapoler,
10:31qu'ils vont peut-être parler, effectivement, de la sécurité dans le détroit d'Hormuz.
10:36Est-ce que la marine chinoise, d'une façon ou d'une autre,
10:38peut aider à rétablir la libre circulation ?
10:41Mais il y a aussi des enjeux autour de Taïwan.
10:44Et donc, on sait que les États-Unis sont les pays qui sont les principaux défenseurs,
10:49quasiment les exclusifs défenseurs de l'île indépendantiste
10:54ou l'île autonomiste de Taïwan.
10:56Et donc, c'est eux qui font un peu le rempart
10:58par rapport à la volonté de la Chine de reconquérir Taïwan.
11:01Et au-delà encore, il y a aussi tout l'enjeu de la mer de Chine, du Sud.
11:06Et donc, la façon dont aujourd'hui les Chinois, la Chine,
11:10essaie vraiment de faire de cette grande mer une mer chinoise
11:14en développant des installations, en artificialisant des îlots,
11:18en y mettant des bases.
11:19Et là encore, qui est-ce qu'ils trouvent en phase 2 ?
11:21Eh bien, c'est la marine, la US Navy.
11:24Donc, voilà, il y a beaucoup de sujets.
11:26Là aussi, peut-être, des téléphones rouges à mettre en place
11:29parce que les risques d'incidents sont assez nombreux.
11:32Est-ce que François Bougon, justement, cette situation au Moyen-Orient,
11:36elle permet pour la Chine d'éclipser le dossier Taïwan ?
11:40Non, je ne pense pas.
11:41Je pense que pour la Chine, Taïwan, c'est une question de sécurité nationale,
11:46d'intérêt stratégique primordial.
11:48Donc, de toute façon, le sujet va être posé.
11:52Il y a une incertitude, c'est qu'est-ce que Donald Trump est prêt à dire,
11:56à faire, éventuellement des concessions.
11:58Et ça, ça inquiète une grande partie de l'establishment américain,
12:02notamment, qui a peur que, dans cette espèce de diplomatie transactionnelle,
12:06Trump décide, par exemple, de suspendre les ventes d'armes américaines à Taïwan
12:11ou dire qu'ils vont s'opposer à l'indépendance de Taïwan.
12:15Donc là, il y a vraiment une incertitude.
12:17Il faudra regarder.
12:18Mais en tout cas, pour la Chine, Taïwan est un sujet d'importance.
12:21Et c'est évident que Xi Jinping va le mettre et va le poser face à Donald Trump.
12:25– Je rebondis sur ce que vous disiez, justement, sur la région, plus largement.
12:31Il n'y a pas seulement Taïwan, mais il faut bien voir que les États-Unis
12:34ont fait une sorte de démonstration avec l'Iran
12:36en s'affranchissant de pas mal de règles du droit international.
12:39Alors, les Chinois, ils se disent que, bah tiens, peut-être que
12:42ce serait une discussion à avoir avec les Américains,
12:44parce que vous le disiez très bien, lorsqu'ils font des incursions très régulières
12:48dans les eaux territoriales de certains de leurs voisins au sens large,
12:52les Chinois, et bien, généralement, devant eux,
12:54ils se retrouvent avec des bateaux américains.
12:56Et là, peut-être qu'il y a un truc à négocier, de dire,
12:58bon, bah, et si vous nous laissiez un peu tranquille,
13:00parce qu'on vous a laissé, entre guillemets,
13:02on vous a laissé faire un peu ce que vous vouliez du côté de l'Iran.
13:05Il y a quand même ce parallélisme-là qui va sans doute être posé sur la table.
13:09– Alors, on l'a dit, le grand sujet de ce déplacement en Chine,
13:12c'est le commerce.
13:13Donald Trump entouré de chefs d'entreprise.
13:15On a cité Elon Musk, bien sûr, le patron de Tesla et SpaceX,
13:18l'homme le plus riche du monde,
13:20le patron d'Apple, Tim Cook également,
13:22celui du géant américain des puces électroniques,
13:25Nvidia, Jensen, Wang.
13:26Quel est l'objectif, finalement, Boris Malentier,
13:28en matière commerciale pour Donald Trump ?
13:30S'il revient avec quelques contrats,
13:32ce sera, on va dire, mission accomplie ?
13:33– Ah bah, c'est l'objectif.
13:34En tout cas, c'est ce qu'il va vendre.
13:36Il va dire que ça va être une grande réussite
13:38à l'aune de tous ces contrats qui seront signés.
13:40On sait déjà qu'il va y en avoir un avec Boeing
13:43pour près de 600 appareils.
13:46Il va y en avoir un certainement sur le soja.
13:48– Présenté comme un des plus grands
13:49contrats aéronautiques de l'histoire.
13:51– Exactement.
13:52Et parce que la Chine va s'installer
13:53comme le premier marché mondial de l'aviation
13:56et pour l'instant dominé par Airbus.
13:59Donc il y a un jeu comme ça,
14:01il faut replacer Boeing.
14:02Et au-delà de ces entreprises,
14:05chaque entreprise a son petit intérêt
14:08à aller porter ses ventes sur le marché chinois,
14:12aussi bien Apple avec ses smartphones
14:14qui se vendent de plus en plus là-bas,
14:16Tesla qui vend un quart de ses voitures là-bas, etc.
14:19Mais pour Donald Trump,
14:20ça va être une question d'affichage,
14:21d'aligner, d'additionner tous les milliards
14:23et de dire que ça a été un immense succès
14:25et que tout était grâce à lui
14:26pour odorer un peu son blason.
14:28– François Boubon.
14:28– Il y a deux éléments, je pense,
14:29sur la question de l'économie du commerce.
14:32La première, c'est de prolonger
14:34ce qu'on appelle la trêve de Poussane.
14:35Donc la trêve qui a été faite l'année dernière
14:38à l'APEC en octobre, pour un an en fait,
14:41où la Chine a décidé d'arrêter
14:43de réduire ses exportations de minerais critiques
14:46et en contrepartie,
14:47les Américains ont abandonné
14:49leur politique tarifaire,
14:50en tout cas provisoirement,
14:51sur certains produits.
14:53Donc là, on est typiquement…
14:54– Trêve qui est…
14:55– Contestée, on va dire,
14:56elle n'est pas…
14:56– Oui, mais au moins elle existe.
14:58Et donc, toute la question,
14:59c'est de savoir,
15:00est-ce qu'ils vont la prolonger
15:01de combien ?
15:02Un an, deux ans, etc.
15:03Et l'autre chose qui semble-t-il affuitée,
15:06en tout cas,
15:07et Scott Benson,
15:08le ministre de l'Économie américain,
15:10l'a évoqué,
15:11c'est de constituer ce qu'ils appelleraient
15:13un conseil du commerce
15:14qui permettrait justement de régler,
15:16de découpler les questions économiques
15:18de toutes les questions liées
15:19à la sécurité nationale, en fait.
15:21Voilà.
15:21Donc ça, ça permettrait en tout cas
15:23d'obtenir ce que Pitexet a appelé
15:26une paix honorable avec la Chine.
15:28– Une paix honorable avec la Chine,
15:30Jean-Christophe Ploquin.
15:31– Oui, alors on peut se dire
15:32que c'est bien quand même
15:33que ces deux pays se parlent,
15:35que les dirigeants se parlent,
15:37que les deux éléphants dans la pièce,
15:39vous savez, le proverbe africain,
15:41quand deux éléphants se battent,
15:42il ne faut pas être l'herbe en dessous
15:45parce qu'on finit un peu mal.
15:47Et donc, quand les États-Unis
15:48et la Chine s'affrontent
15:51comme l'année dernière très très durement,
15:54ça faisait un peu trembler toute la planète
15:56et notamment la planète commerciale.
15:58Donc c'est bien qu'il se parle.
16:00Encore une fois, si on aboutit
16:01à une sorte de G2,
16:03c'est-à-dire d'entente
16:04entre les deux superpuissances d'accords
16:06qui font que, comme ça s'est produit
16:09l'année dernière, les produits chinois
16:11partent moins vers les États-Unis
16:12mais se déversent en Europe,
16:14il faut vraiment que les Européens derrière
16:17aient une stratégie très efficace
16:19pour aussi peser face à la Chine.
16:21Donald Trump qui pourra dire
16:22qu'il est revenu avec des trophées
16:23s'il a quelques contrats
16:24et qu'il n'a pas fait trop de vagues politiquement.
16:26C'est un peu ça, Benjamin-Louis ?
16:27C'est clairement ça.
16:29Ce que je trouve assez intéressant,
16:31c'est peut-être un peu un détail,
16:32mais je revoyais des images
16:33de la précédente visite de Donald Trump
16:36à Pékin.
16:37En 2017, donc ?
16:39Vous voyez, faire une visite avec Xi Jinping
16:40et puis avec Mélania.
16:42Et il y a une vraie différence physique.
16:45Il faut vraiment voir ça.
16:46Ce n'est plus du tout le même Donald Trump.
16:48Et encore une fois, je pense qu'au fond,
16:50les discussions vont surtout être ambilatérales
16:52entre spécialistes, entre ministres
16:54et que Donald Trump va faire de l'affichage.
16:58Comment ?
16:59Parce qu'on a quand même vu ces derniers jours
17:00qu'il postait de plus en plus de choses
17:03totalement, je ne sais pas comment dire...
17:07Surréaliste.
17:08Voilà, surréaliste, désordonnée.
17:09On le dit très diplomatiquement.
17:11Comment va se passer vraiment la relation humaine
17:15avec Xi Jinping,
17:17qui est vraiment l'antithèse,
17:18même au niveau de la personnalité de Donald Trump ?
17:22Et je trouvais assez fou de voir ce contraste
17:27aujourd'hui entre le Donald Trump 2017
17:28et le Donald Trump de 2026.
17:31Donc voilà.
17:32Ensuite, qu'est-ce qu'il va en raconter
17:33lorsqu'il va rentrer ?
17:35Encore une fois, ce sera du Donald Trump
17:36dans le texte et dans l'image.
17:38Donc je ne sais pas s'il faut en attendre grand-chose
17:40pour ce qui est de l'affichage par Donald Trump.
17:42Ensuite, par ses conseillers, par ses ministres,
17:44là, ce sera beaucoup plus intéressant.
17:45À propos d'images d'Elizabeth Pinault,
17:46on se souvient des images de Xi Jinping
17:48dans la brume, dans la campagne française,
17:50lors de sa venue en 2024.
17:53Quel regard aujourd'hui porte l'Elysée, Emmanuel Macron,
17:55sur ce déplacement de Donald Trump en Chine ?
17:58De toute façon, la Chine, c'est un pays important
17:59pour la France aussi.
18:00Emmanuel Macron y va régulièrement.
18:02Il avait essayé, vous l'avez dit,
18:05de séduire, en tout cas,
18:06d'avoir un rapport un peu presque familial
18:10avec Xi Jinping et son épouse.
18:12Je les ai vus, je me souviens, à un concert.
18:15Et puis, ils étaient venus à l'Elysée.
18:16Tout le monde était en robe longue
18:17avec Brigitte et Emmanuel Macron.
18:18Et puis, ensuite, ils sont allés dans les Pyrénées,
18:20dans la brume, avec les bergers qui dansaient.
18:22Et puis ensuite, je sais que...
18:24Je me souviens, après, il y a eu un G20 à Rio.
18:25J'y étais.
18:26Et ils ont reparlé de ça tous les deux.
18:28Il y a eu une bilatérale entre les deux dirigeants.
18:31Ils ont reparlé des Pyrénées.
18:32Mais bon, qu'a obtenu la France ?
18:33Bon, je crois, un accord sur le cognac.
18:36Ils n'ont pas été trop méchants pour le cognac,
18:37mais guerre plus.
18:38Cela dit, la Chine reste un pays, bien sûr, important.
18:40Pour le Sommet de Chouze France,
18:42qui aura lieu le 1er juin prochain,
18:45il sera question, évidemment, d'investissements étrangers.
18:47Il peut y avoir des investissements chinois.
18:49De toute façon, c'est un pays essentiel.
18:51Et il faut s'entendre avec lui.
18:53Et puis, ne pas se laisser dépasser
18:56par le duo, évidemment, américano-chinois.
18:58Et puis, vous avez dit, c'était un G2.
19:00Le G7, la présidence est française.
19:03Il va avoir lieu à Evian les 15 et 16 juin prochains.
19:07Donc, toute cette préparation aussi,
19:08c'est aussi pour ne pas oublier le reste du monde.
19:11Il n'y a pas que les États-Unis et la Chine.
19:14Il faut aussi que les autres pays aient leur mot à dire.
19:16On se rappelle, Boris Malanty,
19:18qu'Emmanuel Macron, en Chine,
19:19avait tenté de permettre à la France,
19:22on va dire, de combler son déficit commercial
19:24qui est assez abyssal avec la Chine.
19:26Mais ça avait été un échec, là aussi.
19:27Ah oui, oui, ça n'a pas du tout fonctionné.
19:29Et je pense que c'est un peu révélateur de cette rencontre.
19:31On en parle beaucoup,
19:32mais c'est une rencontre entre deux superpuissances
19:35et l'Empire qui est laissé complètement de côté.
19:38C'est l'Union européenne.
19:39Et il y a un vrai risque là-dedans,
19:40puisque dès que l'Union européenne
19:43essaie de mettre en place des mesures
19:44pour défendre aussi son...
19:47Enfin, qu'il y ait moins de déficit commercial,
19:48notamment avec la Chine,
19:50la Chine menace tout de suite de rétorsions.
19:51Et on va attendre de voir
19:53si on arrive à avoir à un moment une Europe forte,
19:55ce qui n'est pas encore tout à fait le cas.
19:56Très dur de tordre le bras,
19:58si on peut se permettre l'expression,
19:59avec Xi Jinping, François Bougon.
20:01Oui, alors ce qui est intéressant aussi,
20:02c'est que le Trump, le deuxième mandat,
20:06la grande différence, c'est qu'il veut...
20:07Contrairement, par exemple, à Biden,
20:09qui dans sa stratégie face à la Chine
20:11essayait de constituer des alliances,
20:12par exemple avec les Européens,
20:13là, il n'en est plus du tout question.
20:15Donc en fait, la grande difficulté...
20:17Alors c'est une très bonne nouvelle pour la paix mondiale,
20:19si c'est les deux...
20:20Alors en Chine, on dit les deux tigres dans la montagne
20:22arrivent à s'entendre.
20:23Mais pour les Européens,
20:24ça pose quand même des questions existentielles.
20:26C'est-à-dire comment on va être capable
20:28de faire face à ces surcapacités chinoises
20:31qui déferment sur le marché européen.
20:34Et pour l'heure, pour l'instant,
20:35il n'y a pas eu beaucoup de réponses.
20:36En tout cas, elles sont évoquées,
20:37mais il n'y a pas eu beaucoup de décisions.
20:39On parlait de la personnalité des deux présidents.
20:42C'est difficile de faire plus opposer.
20:43Oui.
20:44Après, vous avez deux systèmes très opposés aussi.
20:49Par contre, vous avez quand même une fascination.
20:51Ce qui est assez intéressant de noter,
20:53c'est que vous avez une fascination de Donald Trump
20:55pour l'autocrate Xi Jinping.
20:57Il l'a encore redit en disant qu'il trouvait
21:00que c'était un personnage extraordinaire,
21:02qu'il gouvernait d'une main de fer 1,4 milliard d'habitants
21:06et qu'il méritait notre respect.
21:10Je ne crois pas que Xi Jinping...
21:11Ce sont des paroles diplomatiques ou un vrai respect ?
21:13Je ne pense pas que Xi Jinping ait le même respect
21:16vis-à-vis de Donald Trump.
21:18En fait, il connaît son imprévisibilité.
21:20Il y a quelque chose que, en tout cas,
21:22les hiérarches chinois détestent.
21:24C'est justement le côté imprévisible de Donald Trump.
21:26À propos de l'Iran, notamment du Moyen-Orient,
21:28il y a quoi ?
21:29Une forme d'agacement, d'énervement aussi
21:31à propos des tergiversations du président américain ?
21:33Oui.
21:34Et puis, surtout, il y a un énervement face à une décision,
21:38une mésaventure stratégique
21:39qui a provoqué un désordre mondial, en fait,
21:42d'une manière totalement unilatérale.
21:44Et donc, pour la Chine, ça ne peut pas aller, en fait.
21:48On peut se demander, Benjamin Lovis,
21:49en quelle langue, d'ailleurs, les deux hommes échangent ?
21:52La langue du business, certainement, mais au-delà de ça ?
21:54Non, alors, ils ont leurs interprètes.
21:55Et puis, je crois que c'est vraiment...
21:57Alors, en l'occurrence, c'est un grand classique.
22:00Le dirigeant chinois ne parle absolument aucune autre langue
22:03que le chinois.
22:05Et il est interprété par quelqu'un qui le suit en permanence.
22:08Donald Trump répond en anglais.
22:09Et il est interprété en chinois mandarin.
22:12Mais non, mais pour revenir sur les personnalités,
22:14c'est aussi, effectivement, la question de l'imprévisibilité
22:17qui est insupportable, je pense, pour les Chinois,
22:20qui, eux, sont vraiment les spécialistes du temps long.
22:22Et c'est Xi Jinping qui, lui, réfléchit sur 30 ans,
22:24alors qu'on a Donald Trump qui réfléchit sur 25 secondes,
22:26à peu près, le temps de publier quelque chose sur Truth Social.
22:30Et encore, je ne sais s'il s'en souvient,
22:31parce qu'on ne sait pas quel est l'état de sa santé mentale actuellement.
22:35Donc, oui, ce sont vraiment deux opposés qui se rencontrent.
22:39Jean-Christophe ?
22:40Ce qui est intéressant, c'est ces rencontres au plus haut niveau
22:43entre chefs d'État.
22:45Et là, on peut rebondir sur, effectivement,
22:48les rencontres entre Emmanuel Macron et Xi Jinping.
22:50C'est que, notamment dans le système chinois,
22:53Xi Jinping, il est vraiment au sommet de la pyramide.
22:56Et donc, tout ce qui lui arrive,
22:59ce n'est pas forcément ses impressions à lui,
23:00c'est les dossiers, c'est les rapports,
23:03c'est les recommandations que les gens en dessous de lui ont constituées.
23:07Et il arbitre entre des choix qui lui sont proposés,
23:11mais sur lesquels lui-même, a priori,
23:14il a une ligne idéologique, il a des objectifs stratégiques,
23:17mais il n'a pas de perception personnelle des sujets.
23:20Et donc, quand vous le rencontrez de façon un peu privée,
23:24quand Emmanuel Macron, justement, l'emmène dans les Pyrénées
23:26et qu'il y a deux, trois heures où ils sont face à face,
23:29sans conseiller, sans autre personne,
23:32il y a des messages un petit peu personnels.
23:34Il y a essayer de donner à Xi Jinping
23:38une représentation du monde
23:39qui n'est pas celle dans laquelle il est en permanence enfermé,
23:43en quelque sorte.
23:44Et donc, voilà, je ne sais pas si avec Donald Trump,
23:47cette même qualité d'échange peut exister,
23:50mais ça fait en même temps partie
23:51de l'importance de ces voyages de personnalité.
23:54On sait, justement, Elisabeth Pinault,
23:56comment Emmanuel Macron regarde Xi Jinping,
23:58comment il le considère.
24:01– Je pense qu'avec respect, bien entendu.
24:03Et puis, c'est quelqu'un qu'il connaît quand même,
24:04qu'il l'avait quand même plusieurs fois.
24:05Emmanuel Macron est quand même là depuis dix ans,
24:07donc il le connaît bien.
24:08Donald Trump, qu'il a vu pendant ses deux mandats,
24:11il connaît bien Vladimir Poutine.
24:12Et puis, on peut dire qu'il connaît bien aussi Xi Jinping.
24:14Et je pense qu'il a évidemment conscience
24:16de l'importance de ce pays.
24:18Mais bon, le problème, il faut rééquilibrer
24:21le commerce mondial.
24:22La Chine exporte trop, en particulier vers l'Europe,
24:25qui, elle, épargne trop.
24:27Voilà, il faut rééquilibrer tout ça.
24:29C'est l'une des questions du G7
24:30et l'une des questions de l'Union européenne, bien entendu.
24:31Si on doit résumer, François Bougon,
24:33pour ceux qui nous rejoignent après presque une demi-heure
24:35d'émission, en quelques secondes,
24:37ce qu'on attend de ce voyage de Donald Trump en Chine.
24:40On attend beaucoup.
24:41Peut-être qu'il n'en sortira pas grand-chose.
24:43Mais vu l'imprévisibilité de Donald Trump,
24:45il peut en sortir des choses.
24:46Très bien.
24:47Merci à vous, François Bougon,
24:48d'être venu ce soir dans Les Informés spécialistes
24:51de la Chine, journaliste à Mediapart
24:53et auteur, je rappelle, de ce livre
24:54dans la tête de Xi Jinping,
24:56paru chez Actes Sud.
24:58Dans un instant, la seconde partie des Informés.
25:01Il est 20h30 sur France Info.
25:07Et l'info, c'est avec Stéphane Milhomme.
25:09Et la ministre de la Santé, Stéphanie Riste,
25:11précise ce soir que les 4 enfants
25:13considérés qu'à contact en France
25:15sont négatifs à l'antavirus.
25:17Reste à connaître ces prochaines heures
25:19les résultats des 22 autres personnes
25:21testées et placées à l'isolement
25:23à titre préventif à l'hôpital de Paris-Bichat,
25:26mais aussi à celui de Bordeaux, de Rennes,
25:28ou encore à l'hôpital de Marseille.
25:29Les résultats sont attendus d'ici ce soir.
25:32Le gouvernement promet toujours
25:33un maximum de transparence.
25:35À Bordeaux et sur un paquebot de croisière,
25:38l'épidémie de gastro-entérite est confirmée.
25:40Elle vise déjà 80 passagers britanniques et irlandais.
25:43Les autorités décident de la levée partielle
25:45de la quarantaine pour les personnes
25:47qui ne sont pas touchées par ce mal.
25:50Un non-ingénaire, lui, est décédé,
25:51mais à la suite d'un arrêt cardiaque
25:52sur ce bateau où se trouvent 1700 passagers.
25:55Dans le Nord, un baby-sitter a été mis en examen
25:58pour viol ou agression sexuelle
26:00sur une vingtaine d'enfants.
26:01Le parquet de Lille note que ce suspect de 37 ans
26:04a déjà été condamné pour des agressions sexuelles.
26:07Il aurait agi pendant deux ans,
26:08jusqu'en décembre dernier,
26:10dans la métropole lilloise.
26:11L'homme soupçonnait d'autres violences
26:13sur un animal,
26:14également détention d'images pédopornographiques.
26:16Il a été placé en détention provisoire.
26:19Donald Trump est à Pékin depuis quelques heures.
26:21Il doit assister à un sommet des superpuissances
26:24après les tensions autour des taxes douanières
26:26et maintenant de la guerre avec l'Iran.
26:29Et puis, le président ukrainien Volodymyr Zelensky,
26:31lui, demande aussi et à distance
26:33d'aborder l'invasion par la Russie
26:35de son pays à Donald Trump,
26:38alors qu'aujourd'hui encore,
26:39il assure que l'armée de Moscou
26:41a lancé près de 800 attaques de drones,
26:43tuant au moins six personnes et en plein jour.
26:46Et puis, le PSG sera-t-il champion de France dès ce soir ?
26:48C'est à partir de 21h que cela se décide.
26:51Il faut pour cela que les Parisiens
26:52l'emportent sur la pelouse de Lens.
26:54Deux clubs déjà assurés de jouer
26:56la prochaine Ligue des champions.
26:58Et puis, en ce moment,
26:59Strasbourg domine toujours Brest 2-1
27:01en seconde mi-temps de ce match en retard
27:03pour la 29e journée.
27:07France Info.
27:0920h, 21h.
27:10France Info.
27:11Les informés.
27:13Victor Maté.
27:14Avec ce soir, Elisabeth Pinault,
27:16grand reporter de l'agence Reuters
27:17correspondante pour Matignon
27:18et l'Elysée.
27:20Boris Mananty,
27:20chef du service économie au Nouvel Obs.
27:22Benjamin Louis,
27:23correspondant en France
27:24pour la radio-télévision suisse.
27:27La RTS.
27:27Et Jean-Christophe Ploquin,
27:29rédacteur en chef à la Croix.
27:31Venons-en à l'économie en France.
27:33Le marché du travail qui se dégrade.
27:35L'INSEE a publié ce matin
27:36les chiffres du chômage
27:37pour le premier trimestre.
27:39Le taux de chômage
27:39qui dépasse désormais les 8%.
27:41Ce n'était plus arrivé depuis 2021.
27:43Depuis 5 ans,
27:44cela représente plus de 2,5 millions de personnes
27:46au chômage.
27:47Près de 200 000 chômeurs de plus
27:49sur un an.
27:50Boris Mananty,
27:51je me tourne vers vous.
27:52Comment est-ce qu'on explique cette hausse ?
27:54Essentiellement,
27:55par l'arrivée sur le marché du travail
27:57des plus jeunes
27:58où le taux de chômage augmente.
28:02On est à un peu plus de 20%.
28:05Mais c'est à peu près
28:06la catégorie de population
28:07la plus concernée
28:08par cette augmentation du taux de chômage.
28:12Pour le dire plus clairement,
28:14l'économie stagnant en ce moment,
28:17on ne crée pas assez d'emplois
28:18pour les nouveaux arrivants
28:20sur le marché du travail
28:21là où le recul de l'âge de la retraite
28:23a conservé en emploi les seniors.
28:25La situation politique,
28:27on peut parler du budget,
28:27la situation internationale,
28:29la guerre au Moyen-Orient,
28:30tout cela joue aussi ?
28:30Exactement.
28:31On a une croissance
28:33qui est presque à zéro.
28:37à tonnes.
28:41Et ça joue effectivement
28:42sur les embauches,
28:44notamment des plus jeunes.
28:45Et le Sbeth Pinault ?
28:46Il est loin,
28:47le taux du plein emploi.
28:48C'était quand même l'objectif,
28:495%.
28:50Bon, ça n'arrivera pas.
28:52Objectif fixé par Emmanuel Macron
28:54à son arrivée à l'Elysée.
28:55Exactement.
28:56Bien sûr,
28:57la situation internationale
28:58n'incite pas les entreprises
29:00à prévoir,
29:02à être optimistes.
29:03Bien sûr,
29:03il y a bien sûr
29:04le prix du carburant,
29:05mais il y a aussi
29:07toutes ces incertitudes.
29:08Et puis,
29:09une situation politique particulière.
29:10Par exemple,
29:11les aides à l'emploi
29:12ont été beaucoup supprimées
29:13dans le budget de 2026.
29:15Depuis la dissolution,
29:17le pouvoir n'a plus la main,
29:18donc il doit composer.
29:20Et c'est sûr que
29:20dans le budget de 2026
29:22qui a été discuté
29:22âprement à l'automne dernier,
29:24il y a eu des baisses d'aides,
29:25en particulier pour l'apprentissage,
29:27qui était l'un des grands succès
29:28quand même de ce quinquennat,
29:30enfin même de ces deux quinquennats,
29:31c'est la hausse
29:32du nombre d'apprentis.
29:33C'est quand même
29:34une des fiertés
29:35d'Emmanuel Macron.
29:36Clairement,
29:37Benjamin-Louis,
29:38cet objectif de 5%,
29:40ce qu'on appelle
29:40le plein emploi,
29:415% de chômage,
29:42Emmanuel Macron peut lui dire adieu.
29:44Clairement.
29:44Et puis,
29:45on parlait tout à l'heure
29:46de longueur de vue
29:47avec Xi Jinping
29:48et des plans sur 30 ans.
29:50Bon,
29:50la France étant une démocratie,
29:52il se passe des choses
29:53au niveau politique
29:54et je me mets
29:56à la place
29:56d'un patron
29:57d'une entreprise
29:58avec le nombre
30:00de changements
30:00de gouvernement
30:01qu'il y a eu jusqu'à maintenant
30:02et la campagne présidentielle
30:04qui démarre,
30:05donc des promesses
30:05dans tous les sens
30:06et un résultat
30:07plus incertain
30:08que jamais
30:09avec deux extrêmes
30:10qui sont en train
30:12de se disputer
30:12la première place.
30:13En tout cas,
30:14c'est ce que pense
30:14Gérald Darmanin.
30:15On y reviendra.
30:15On y reviendra,
30:16bien entendu.
30:17C'est pour vous faire
30:17une transition, Victor.
30:18Merci pour le teasing.
30:19Et donc,
30:20encore une fois,
30:21ça n'incite pas
30:22à prendre des risques
30:23parce qu'on ne sait pas
30:23ce qui va se passer.
30:24C'est quand même
30:25très compliqué.
30:25Donc,
30:26effectivement,
30:26je crois vraiment
30:27que là,
30:27Emmanuel Macron peut dire
30:28au revoir
30:28à son objectif
30:29de plein emploi
30:30à 5%.
30:30On pourra aussi revenir
30:31sur les questions de pourcent
30:32en faisant des comparaisons
30:33entre deux pays,
30:34par exemple.
30:34Allez-y,
30:35je vous en prie.
30:35Vous avez la parole.
30:37Mais effectivement,
30:38de fixer 5%
30:39comme objectif
30:40de plein emploi,
30:42c'est encore.
30:435%,
30:44ça reste relativement élevé
30:46en comparaison
30:47notamment avec la Suisse
30:48où on est à 3%,
30:50qui est en baisse
30:51depuis plusieurs mois.
30:55Mais encore une fois,
30:56là aussi,
30:56il ne faut pas prendre ça
30:57comme un idéal
30:58parce que la Suisse
30:59n'est pas non plus immunisée.
31:00On souffre des droits
31:02de douane qui sont imposés
31:02par les Etats-Unis
31:03à 15%.
31:04Donc,
31:04l'exportation souffre.
31:06Le chômage partiel
31:07est en augmentation.
31:09Et encore une fois,
31:09c'est des pentes
31:11qui peuvent être
31:11extrêmement temporaires.
31:13Le manque de visibilité,
31:14Jean-Christophe Ploquet,
31:15on a évoqué aussi
31:15les prix du carburant
31:17en hausse.
31:18Tout ça,
31:18ça rend les employeurs
31:19très frileux.
31:20Oui.
31:21Moi,
31:21j'ai déjeuné récemment
31:23avec le directeur général
31:26d'une des principales
31:27chaînes de distribution
31:28en France.
31:29C'était,
31:30il a effectivement parlé
31:32de la conjoncture politique.
31:34C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
31:35il y a une incertitude
31:37par rapport à l'an prochain.
31:39Et ça commence déjà
31:40à peser sur les décisions
31:42d'investissement
31:43des chefs d'entreprise,
31:44pas seulement français,
31:45mais les investisseurs étrangers
31:47aussi qui s'interrogent.
31:48Mais parmi les facteurs
31:50aussi mi-conjoncturels,
31:52mi-structurels,
31:52on revient à la Chine
31:54et il y a tout ce débat
31:55sur effectivement
31:57toute cette production
31:58à bas coût,
31:59notamment dans le textile
32:00qui arrive en France.
32:02Et moi,
32:02j'ai été frappé
32:03en regardant un peu
32:04les noms
32:05des enseignes,
32:06vous savez,
32:07de prêt-à-porter français
32:08qui sont disséminés
32:10dans tous nos centres-villes.
32:11On passe devant,
32:12nous sommes extrêmement familières.
32:14Eh bien,
32:14il y en a une dizaine
32:15qui,
32:16depuis deux ans,
32:17pratiquement,
32:18ont mis la clé
32:19sous la porte.
32:19et ça,
32:20c'est vraiment
32:21l'un des effets
32:23de cette concurrence
32:25de ces plateformes chinoises
32:28qui proposent
32:28des produits textiles,
32:30des t-shirts
32:30à 1 euro
32:31ou à 2 euros.
32:32Ça impacte évidemment
32:33le commerce de détail
32:35dans ce domaine-là.
32:36Donc,
32:37c'est assez multifactoriel
32:39et effectivement,
32:40dans une économie
32:41de croissance
32:42assez à tonne,
32:43finalement,
32:43il n'y a pas d'autres secteurs
32:44qui viennent compenser
32:46finalement ces baisses-là.
32:48Cela dit,
32:49il faut rappeler aussi
32:50que,
32:51je crois que c'est
32:51François Villerois de Gallo
32:52qui a donné les chiffres
32:53de création aussi d'emplois
32:55depuis...
32:56Vous me faites un teasing
32:56très bon aussi,
32:57Jean-Christophe Ploquin,
32:58parce qu'on va l'écouter
32:59justement,
32:59le gouverneur
33:00de la Banque de France.
33:01Vous allez voir,
33:02dans un instant,
33:03voilà,
33:03c'est un numéro,
33:04effectivement,
33:05on n'a pas répété avant,
33:05le ministre du Travail,
33:07d'abord lui,
33:07Jean-Pierre Farandou,
33:08qui a été ce matin
33:09sur France Info.
33:10Il parle d'un petit dérapage
33:11à propos de ce taux de chômage
33:13qui dépasse désormais
33:14les 8%.
33:15C'est bien plus grave
33:16que cela,
33:16lui répond toujours
33:17sur France Info.
33:17L'économiste Mathieu Plannes,
33:19directeur adjoint
33:20du département
33:20analyse et prévision
33:22de l'Observatoire français
33:23des conjonctures économiques.
33:25Malheureusement,
33:26ce n'est pas un dérapage,
33:27c'est plutôt
33:27une tendance
33:29assez lourde.
33:30Si on regarde
33:30depuis fin 2024,
33:32l'économie française
33:32a détruit
33:33environ 100 000 emplois en net,
33:35alors qu'on en avait créé
33:36beaucoup,
33:36beaucoup
33:36depuis le post-Covid.
33:38Voilà pour le chômage
33:39à court terme,
33:40mais des progrès
33:41concernant l'emploi
33:42sur 15 ans,
33:43voilà ce que préfère du coup
33:44retenir François Villeroy de Gallo.
33:46On y arrive,
33:47couverteur de la Banque de France,
33:48invité lui aussi
33:48ce matin de France Info.
33:50Il faut regarder
33:51les progrès
33:51qu'a fait l'économie française
33:53sur l'emploi,
33:53sur le temps long.
33:54Dans le précédent ralentissement
33:56de l'économie française,
33:57après 2012,
33:58le taux de chômage
33:59était supérieur à 10%.
34:00Vous savez,
34:01depuis 2010,
34:03sur 15 ans,
34:04le chiffre va peut-être
34:05vous surprendre,
34:05mais l'économie française
34:06a créé près de 4 millions
34:08d'emplois en net,
34:08les créations,
34:09moins les suppressions,
34:11donc essayons de poursuivre
34:13ces progrès sur l'emploi.
34:14François Villeroy de Gallo,
34:15gouverneur sortant
34:16de la Banque de France,
34:17me faisait remarquer
34:18Elisabeth Pinault,
34:19effectivement,
34:19puisqu'il va être
34:20très prochainement remplacé.
34:23Boris Malanty,
34:23vous êtes plutôt
34:24FCE ou Banque de France
34:25sur cette analyse ?
34:27Je ne sais pas
34:27si je dois choisir un camp.
34:30A priori,
34:30des prévisions qu'on a,
34:32ce taux de chômage
34:33va continuer d'augmenter
34:35très progressivement.
34:36Les prévisions,
34:37notamment de l'OFCE,
34:38c'est qu'on serait
34:38à la fin de l'année
34:39à 8,3%.
34:41Donc,
34:41on va avoir
34:43une présidentielle
34:44où la question du chômage
34:45va se réimposer,
34:45comme peut-être
34:46à toutes les présidentielles.
34:48Et les derniers présidents
34:50ont tous fait
34:50des grandes promesses
34:51sur le chômage
34:52qu'ils n'ont jamais tenues.
34:52Benjamin Louis,
34:53est-ce que vous voyez
34:54le verre à moitié plein
34:55ou à moitié vide ?
34:56Non,
34:56plutôt à moitié plein
34:57et puis pour...
34:58À moitié vide,
34:58pardon.
34:59Non,
34:59non,
34:59à vide,
34:59vide.
34:59J'allais dire
35:00non,
35:00paradis de nous alors.
35:01Non,
35:01non,
35:01j'étais pas optimiste.
35:02C'était fausse alerte.
35:03On y a cru à un moment.
35:04Mais donc,
35:04ce que disait mon voisin
35:06sur le fait qu'il y a
35:06cette concurrence
35:07des grandes plateformes chinoises,
35:08alors,
35:08soyons quand même
35:09un petit peu équitables
35:09vu que c'est une rencontre
35:10en plus Xi Jinping
35:11et Donald Trump.
35:12Il y a aussi
35:12une concurrence terrible
35:13de grandes plateformes américaines,
35:17Amazon,
35:17pour ne pas la nommer.
35:19Et quand on se balade
35:21dans les centres-villes
35:22de villes moyennes
35:22et de petites villes en France,
35:24on se rend bien compte
35:24qu'il y a carrément
35:25une désertification
35:26des centres-villes
35:27et plein de branches
35:28qui étaient
35:29de grands employeurs,
35:30justement,
35:30de jeunes,
35:31de personnes qui rentraient
35:32sur le marché du travail,
35:34comme les grands magasins,
35:35les magasins d'électroménagers,
35:36les magasins de technologies,
35:38etc.
35:38Tout ça est en train
35:39de disparaître totalement.
35:42Et puis,
35:42le début du remplacement
35:44par l'intelligence artificielle
35:46qui est aussi au cœur
35:47de la rencontre
35:48entre les deux géants,
35:49là encore,
35:50c'est une menace
35:51qui va se développer.
35:52Je crois qu'on en parlait
35:52déjà la semaine dernière,
35:53mais c'est une des menaces
35:54qui va se développer
35:55de plus en plus
35:56et qui va devenir
35:57très concrète.
35:58Certains emplois
35:59qui faisaient partie
36:00de ces pourcentages actuels
36:03vont disparaître
36:04parce que des machines
36:05vont prendre la place
36:06des humains.
36:06Jean-Christophe Loquin,
36:07je vous redonne la parole
36:08puisque vous nous parliez
36:09tout à l'heure
36:09à ce fameux teasing
36:10du gouverneur
36:11de la Banque de France.
36:12Oui,
36:12donc il y a eu
36:13cette politique
36:16menée,
36:17décidée par Emmanuel Macron
36:18lorsqu'il est arrivé au pouvoir
36:19qui était vraiment
36:20une politique de l'offre
36:21qui a visé
36:22à baisser le coût du travail
36:23et à permettre
36:24aux entreprises,
36:25l'objectif c'était
36:26de permettre aux entreprises
36:27d'investir
36:29et du coup
36:29de recruter.
36:30ça a été un pari
36:32qui était vraiment
36:33extrêmement clair
36:34et donc
36:36il s'expose
36:37effectivement
36:37neuf ans après,
36:38on approche un petit peu
36:39à l'heure du bilan
36:40et effectivement
36:41il s'expose
36:42à une critique
36:44sur cette démarche
36:45qui était assez
36:47très volontariste
36:49finalement
36:49à montrer ses limites
36:51et il y a tout le débat
36:52aussi sur un peu
36:53finalement
36:53la responsabilité
36:54des entreprises,
36:55est-ce qu'elles ont
36:56vraiment
36:57utilisé à plein
36:58les marges de manœuvre
36:59qui leur étaient données
37:00pour justement
37:02embaucher,
37:02investir
37:03et embaucher
37:04donc voilà
37:05il y a toute
37:05une conversation
37:06derrière aussi
37:07sur la productivité
37:08en France
37:09et la compétitivité
37:10de l'économie française
37:11il ne faut pas non plus
37:12être trop pessimiste
37:14enfin il y a évidemment
37:15y compris dans les domaines
37:16des nouvelles technologies
37:18il y a beaucoup de choses
37:19qui se créent
37:20et il faut savoir
37:21regarder aussi
37:22toute cette création
37:23effectivement
37:24de start-up
37:25L'autre chiffre du jour
37:26concernant notre économie
37:28face à l'inflation
37:28le SMIC va augmenter
37:29à partir du 1er juin
37:31de 2,4%
37:32mais sans coup de pouce
37:33du gouvernement
37:34le ministre du travail
37:35Jean-Pierre Farandou
37:36l'a annoncé ce matin
37:37sur notre antenne
37:37sur France Info
37:38cette hausse mécanique
37:39donc du salaire minimum
37:41Le SMIC va augmenter
37:42on peut annoncer
37:43déjà 2,4%
37:44d'augmentation du SMIC
37:45donc dès le 1er juin
37:47pour un salarié au SMIC
37:48ça fait environ
37:4944 euros
37:50brut par mois de plus
37:51ce qui fait environ
37:52un peu moins
37:53de 35 euros net
37:54le SMIC qui va passer
37:56à 1477,93 euros net
37:59par mois
38:00pas de coup de pouce
38:01tiens petit questionnaire
38:02pour voir si vous avez
38:03bien révisé
38:03c'était quand la dernière fois
38:05qu'il y a eu un coup de pouce ?
38:06Sous François Hollande
38:07Boris Mananty
38:08bien joué
38:08un point
38:10juillet 2012
38:10au moment effectivement
38:11de l'arrivée de François Hollande
38:13à l'Elysée
38:14pourquoi pas de coup de pouce
38:15Boris Mananty
38:16de la part du gouvernement ?
38:17Ah c'est une bonne question
38:18pourquoi pas de coup de pouce ?
38:19Ils en font
38:20quasi jamais
38:21donc c'est très rare
38:22On l'a vu le dernier
38:23il y a 4 ans
38:25Néanmoins
38:27cette revalorisation
38:28du SMIC
38:28pose une vraie question
38:29du côté des employeurs
38:31parce qu'on parle
38:32beaucoup de l'augmentation
38:33du SMIC
38:33mais moins
38:34des allégements
38:36de cotisations patronales
38:37parce qu'il faut savoir
38:38que le SMIC
38:39est corrélé
38:39à des allégements
38:40de cotisations
38:41et donc là
38:42il va y avoir
38:42un énorme effet d'aubaine
38:43Sachant qu'il y a
38:44un énorme débat
38:45sur ces exonérations patronales
38:46Il va y avoir
38:46un énorme effet d'aubaine
38:47pour les patrons
38:48puisque les salariés
38:51non augmentés
38:52qui sont jusqu'à 3 fois
38:53le SMIC
38:54verront leur cotisation baisser
38:56donc c'est directement
38:57dans la poche
38:58de l'entreprise
38:58Elisabeth Pinault
38:59sur cette augmentation
39:01du SMIC mécanique
39:03on va dire
39:03sans coup de pouce
39:04On voit bien que là
39:05on gère les affaires courantes
39:06au gouvernement
39:06pas d'aide
39:09on utilise
39:10à l'euro près
39:11Ça rejoint le dossier
39:12des aides
39:13Exactement
39:13des aides aux carburants
39:14et des aides en général
39:15Les caisses sont vides
39:16c'est clair
39:17et en même temps
39:17il faut essayer
39:19de ne pas faire d'étincelles
39:21dans la société
39:22on l'a vu même
39:22sur la gestion du virus
39:24il faut essayer
39:25d'être présent
39:27dans le quotidien
39:28des français
39:29faire de la communication
39:30si on veut
39:30mais tout de même
39:30ça a son importance
39:31parce qu'il faut quand même
39:32il y a encore un an
39:33et une campagne
39:34qui s'annonce quand même
39:35assez rude
39:35je pense
39:36qui peut même être
39:37un peu violente
39:38donc il faut calmer le jeu
39:40on sait que le pouvoir d'achat
39:41sera bien sûr
39:41un des sujets principaux
39:44et donc
39:45voilà
39:45pas de coup de pouce
39:46mais voilà
39:47tout en restant rassurant
39:48Benjamin Louis
39:49Peut-être non
39:50je citais ce que
39:51Est-ce qu'un salaire minimum
39:52en Suisse tient d'ailleurs ?
39:53dans certains cantons
39:54oui
39:54donc c'est pas fédéral
39:58mais ce que disait la CGT
39:59c'est intéressant
40:00c'est pas un plus
40:01c'est juste un peu
40:02de maintien du niveau de vie
40:03avec l'augmentation
40:06générale des prix
40:07parce que je crois
40:07que c'est de l'ordre
40:08de quelque chose
40:08comme 35 euros par mois
40:10un peu moins de 35 euros
40:11par mois
40:12donc honnêtement
40:13effectivement
40:13on peut même pas parler
40:15d'un coup de pouce
40:15c'est une espèce
40:16de petite revalorisation
40:18au milieu d'un océan
40:19de prix qui sont en train
40:20d'augmenter de partout
40:22en France
40:22quand je regarde
40:23ma facture d'énergie
40:25je n'en reviens pas
40:26donc je me demande
40:27comment avec 35 euros
40:29on peut parler
40:30d'amélioration
40:31avec des prix à la consommation
40:33Jean-Christophe Ploquin
40:34qui ont pris 2,2%
40:35déjà rien qu'au mois d'avril
40:36c'est ça
40:37donc c'est vraiment
40:38un ajustement à minima
40:40voilà
40:41mais je pense qu'effectivement
40:42on se redit
40:44que le service de la dette
40:46est devenu aujourd'hui
40:47le principal poste budgétaire
40:49en France
40:49donc la France
40:50est très très lourdement endettée
40:52et donc
40:53voilà
40:53c'est très compliqué
40:54pour les pouvoirs publics
40:55pour le gouvernement
40:56d'aller chercher
40:59des dépenses supplémentaires
41:00pas de coup de pouce
41:01pardon
41:02c'est pas une dépense supplémentaire
41:03sur le SMIC
41:04c'est une dépense pour les entreprises
41:05c'est pas pour l'État
41:07parce que là
41:08on parle d'un petit coup de pouce
41:10que certains qualifient
41:11de coup de pouce
41:12de 2,4%
41:13c'est pas de coup de pouce
41:14du coup
41:14c'est pas de coup de pouce
41:14c'est pas de coup de pouce
41:16pour rappel
41:16c'est l'augmentation de mécanique
41:17qu'on appelle
41:18l'an dernier
41:1826 des plus grands patrons français
41:20c'était plus 18%
41:21leur rémunération
41:22donc on voit tout de suite
41:23l'écart
41:24et Oxfam dit que
41:25les salaires des dirigeants
41:27augmentent 3 fois plus vite
41:28que ceux des salariés
41:29on voit aussi
41:30dans cette absence
41:31de coup de pouce
41:31justement
41:31Boris Manantik
41:32il n'y a pas d'anticipation
41:34en quelque sorte
41:34de l'augmentation des prix
41:35on n'a pas de l'énergie
41:36l'alimentaire aussi
41:37qui risque d'augmenter
41:39largement
41:40pendant ces prochains mois
41:40ce choix est fait
41:43parce que c'est purement mécanique
41:44c'est la loi qui l'impose
41:46le reste des salaires
41:47ne suivra pas immédiatement
41:48c'est ce que je disais
41:49ça ne prend pas en compte
41:50effectivement cette augmentation
41:51et en attendant
41:52les français
41:52effectivement
41:53vont prendre
41:54l'inflation
41:55de plein fouet
41:56on voit aussi
41:56pour revenir au sujet
41:58précédent
41:58Elisabeth Pileau
41:59concernant le chômage
42:00que c'est nourri
42:01également
42:01par le fait
42:02que ces salaires
42:03ne soient pas attractifs
42:04bien sûr
42:05vous avez dit
42:06la différence
42:06entre les salaires
42:07des ouvriers
42:08des salariés
42:09des employés
42:10et des patrons
42:10ça va évidemment
42:11être un argument
42:12qui va revenir
42:13dans la campagne électorale
42:14l'injustice
42:15que plus personne
42:16ne supporte
42:17ça c'est vraiment
42:18un sujet majeur
42:18en effet
42:19la campagne électorale
42:20justement
42:21dernier sujet ce soir
42:22dans les informés
42:22à moins d'un an
42:23de la présidentielle
42:24la prédiction
42:25du ministre de la justice
42:27Gérald Darmanin
42:27qui anticipe un second tour
42:28entre la France insoumise
42:30et le Rassemblement national
42:32aujourd'hui
42:32je pense que le second tour
42:33c'est M. Mélenchon
42:34contre Mme Le Pen
42:35ou M. Bardella
42:36et je pense qu'il faut
42:37comme on dit dans le Nord
42:38et à Tourcoing
42:38être boucher à l'aimerie
42:39pour ne pas le voir
42:40parce qu'il y a l'usure
42:41du pouvoir
42:42des gens que nous représentons
42:43parce qu'il y a
42:43la partie de la colère
42:44qui est extrêmement importante
42:45parce qu'il y a beaucoup
42:45de français
42:46qui ont énormément
42:47de difficultés
42:47et nous ne les entendons
42:49pas assez
42:50Gérald Darmanin
42:51ce matin
42:51chez nos confrères
42:51de France Inter
42:52être bouché à l'aimerie
42:54cela veut dire
42:54pour votre information
42:55être idiot
42:56ou complètement borné
42:58voilà pour la traduction
42:59le garde des Sceaux
43:01pardon
43:02Elisabeth Pinault
43:03qui a quoi
43:03une boule de cristal
43:04ou il veut quoi
43:05secouer son camp
43:06mais il n'y a pas que lui
43:06qui le pense
43:07vous interrogez
43:08n'importe quel sondeur
43:08c'est une possibilité
43:09il y a clairement
43:13un rassemblement national
43:13à 35%
43:14quoi qu'il fasse
43:16mais pour l'instant
43:17Jean-Luc Mélenchon
43:17n'est pas deuxième
43:18dans les sondages
43:18non mais il est parti
43:19le premier quand même
43:20il est candidat
43:21il est parti le premier à gauche
43:22ça ça compte quand même
43:23de partir aussitôt
43:24et puis les spécialistes
43:25mais bien plus tard
43:26qu'Edouard Philippe
43:26par exemple
43:27qui est déclaré depuis deux ans
43:28alors lui il assume
43:28moi j'étais à Reims
43:29pour sa réunion
43:30sa première réunion
43:32pas publique
43:32c'était une réunion de cadre
43:34dimanche dernier
43:34lui il assume
43:35de ne pas partir trop vite
43:36il partira fin juin
43:37avec des réunions d'appartement
43:39par milliers
43:39enfin un millier
43:41et puis ensuite
43:41des meetings etc
43:42du côté de Jean-Luc Mélenchon
43:43on part beaucoup plus tôt
43:44et on sait la force
43:45de son camp
43:47pour être très fort
43:48sur les réseaux sociaux
43:49ils ont quand même
43:50un socle très important
43:51et une dynamique
43:52est-ce que c'est
43:52parce qu'il y a beaucoup de jeunes
43:54ils séduisent aussi à gauche
43:55beaucoup
43:56y compris
43:57le parti socialiste
43:58on l'a vu pour les municipales
43:59donc voilà
44:00évidemment
44:00Gérald Darmanin
44:01quand il dit ça
44:02c'est aussi pour faire peur
44:03mais enfin il n'est vraiment
44:04pas le seul à le dire
44:05et en effet
44:06il va falloir trouver
44:07qui contre l'un des extrêmes
44:09pour séduire la France
44:10vous voyez Edouard Philippe
44:11il a été quand même
44:11premier ministre
44:12d'Emmanuel Macron
44:13ça on va le lui rappeler
44:14pendant toute la campagne
44:15mais c'est ce que j'allais vous demander
44:16Isabelle
44:16pourquoi est-ce que
44:17Gérald Darmanin
44:18fait ce pronostic
44:19on va dire
44:19ou joue ce match-là
44:20alors qu'Edouard Philippe
44:21lui-même
44:22joue aussi le duel
44:24face au RN
44:24essaye de l'installer
44:25en tous les cas
44:25Edouard Philippe s'estime
44:27un peu grâce au sondage
44:28le candidat
44:29plus ou moins légitime
44:30enfin derrière
44:31il y a quand même Gabriel Attal
44:32qui n'a pas dit son dernier mot
44:32qui n'est pas encore candidat
44:34mais enfin
44:34qui fait absolument tout
44:35y compris le livre
44:36le tour de France
44:38les interviews
44:39pour préparer sa candidature
44:41bien entendu
44:41et ils verront
44:42fin d'année
44:43voire même début 2027
44:44lequel est le mieux placé
44:45du côté de Gérald Darmanin
44:46on l'attendait plutôt
44:48du côté d'Edouard Philippe
44:49on sait les liens qu'ils ont
44:50il a même rappelé ce matin
44:52mais ce matin quand même
44:53il a quand même dit cette phrase
44:54il n'y a de bonnes idées nulle part
44:55il n'y a aucune idée
44:56donc c'est quand même
44:57une claque pour les deux autres
44:58et je ne me souviens
45:00qu'il a dit
45:00à la Voix du Nord je crois
45:01que l'Elysée l'intéressait
45:03il a eu son petit portrait
45:04avec toute sa famille
45:05chez Karine Lemarchand
45:07donc voilà
45:07il est un candidat potentiel
45:10il est jeune encore
45:11donc voilà
45:12et ce qu'il a dit ce matin
45:12c'est pas
45:14il y a suffisamment de candidats
45:15je ne m'y mets pas
45:17en tout cas
45:17il souhaite
45:18un candidat unique
45:19de la droite du centre
45:20mais ce matin
45:21il a dit
45:21pourquoi pas moi
45:22et quand nos confrères
45:23de France Inter
45:23derrière le moment
45:24s'il était lui-même candidat
45:25il a dit
45:25Inch'Allah
45:26donc on verra
45:27effectivement
45:27Jean-Christophe Flocuin
45:28si Gérald Darmanin
45:29il va ou pas
45:30le paradoxe
45:30c'est que Gérald Darmanin
45:31il participe précisément
45:33du fait que
45:34finalement
45:35on se retrouve
45:36avec ces deux extrêmes
45:37dans un scénario
45:39où les deux extrêmes
45:40seraient au second tour
45:41parce que
45:41effectivement
45:42en entretenant
45:43finalement l'incertitude
45:45sur sa propre candidature
45:47en ne choisissant pas
45:48entre
45:49Edouard Philippe
45:50et Gabriel Attal
45:51il entretient justement
45:53cette espèce
45:54d'incertitude
45:55au centre
45:55sachant que
45:56à gauche aussi
45:58on est
45:58dans la gauche
45:59non et les filles
46:00on est aussi
46:00dans une incertitude
46:02et un scénario
46:03de division
46:03et d'émiettement
46:05de fragmentation
46:06du parti socialiste
46:07ce qui fait
46:07qu'effectivement
46:08on ne voit pas
46:08pour le moment
46:09là aussi
46:09de candidats émergés
46:11mais voilà
46:12je trouve que
46:12la responsabilité
46:13de Gérald Darmanin
46:15ce serait peut-être
46:16justement
46:16de choisir
46:19un peu
46:20alors évidemment
46:20il faudrait
46:21qu'il fasse
46:21abstraction
46:22de son propre
46:22destin
46:24certainement
46:25grandiose
46:26mais du coup
46:27il faudrait peut-être
46:28que des barons
46:29voilà
46:29des personnalités
46:31quand même
46:31qui ont du poids
46:32dans sa famille politique
46:34aujourd'hui
46:35s'engagent
46:36plus clairement
46:36c'est un message
46:37envers son camp
46:38aussi justement
46:38Benjamin Lewis
46:39envers la droite
46:40et le centre
46:41Gérald Darmanin
46:41de dire regardez
46:42voilà ce qui vous attend
46:43si personne ne se met d'accord
46:44sans doute
46:44sans doute
46:45parce qu'on évoquait
46:46Edouard Philippe
46:47et lors du dernier
46:48en fait
46:49c'est pas tout à fait vrai
46:50ce qu'il dit
46:50Gérald Darmanin
46:51parce que le dernier gros sondage
46:52montrait que ça se jouait
46:53a priori pour l'instant
46:55plutôt entre l'ERN
46:57et Edouard Philippe
46:58je dis l'ERN
46:59parce qu'on ne sait pas
47:00on ne sait pas encore
47:00effectivement
47:01il faut attendre le 7 juillet
47:02qui sera candidat
47:03la décision de justice
47:03pour savoir si ce sera
47:04Marine Le Pen
47:05ou Jordan Bardella
47:05voilà donc il y a peut-être
47:06aussi un moyen
47:07d'être un petit peu provoque
47:08effectivement
47:09pour déclencher
47:10mais aussi voilà
47:11il cherche un peu
47:12je ne sais plus
47:12parce que je l'ai lu
47:13dans un excellent
47:15quotidien français
47:16il cherche des preuves d'amour
47:18aussi du côté
47:18d'Edouard Philippe
47:20qui lui en a donné
47:21mais à l'Edouard Philippe
47:22de manière un petit peu
47:23dans Libération
47:23on peut le citer
47:24dans Libération
47:25exactement
47:25j'étais plus sûr
47:26je ne voulais pas dire de bêtises
47:27mais voilà
47:28donc effectivement
47:29peut-être une manière
47:30d'agiter un peu
47:31le chiffon rouge
47:31et puis je vous rejoins
47:33je n'avais pas entendu
47:33l'expression
47:34Boucher à l'Emery
47:34depuis 89
47:35donc j'ai aussi été voir
47:37exactement ce que ça voulait dire
47:38et c'est un bon rappel
47:39voilà effectivement
47:40Elisabeth Pinault
47:41Edouard Philippe
47:42il va selon vous
47:43apporter ses fameuses
47:44preuves d'amour
47:44à Gérald Darmanin
47:46pour essayer de le séduire
47:47de le ramener à lui
47:48et éviter une candidature
47:49concurrente
47:50au moins
47:51peut-être pas jusqu'au bout
47:52mais dans la course
47:52dans l'entourage d'Edouard Philippe
47:53j'ai rencontré
47:54un certain nombre
47:56de ses conseillers
47:57bon on estime
47:57que Gérald Darmanin
47:58est déjà dans la team
48:00il est déjà dans l'équipe
48:01enfin ce qu'il a dit ce matin
48:02quand même
48:02il y a un petit pas de côté
48:03quand même
48:03il dit
48:03je veux bien tenter ma chance
48:05et puis tout le monde sait
48:07et nous les premiers
48:07qu'un an c'est très long
48:09en politique
48:10à chaque fois ça se décide
48:11au début de l'année présidentielle
48:14on l'a vu la dernière fois
48:15enfin
48:16et puis avec François Fillon
48:17enfin
48:18les exemples sont très nombreux
48:20et donc
48:21chacun tente sa chance
48:22moi j'ai fait une dépêche
48:23cette semaine
48:23sur les candidats
48:25déclarés ou potentiels
48:26j'en ai trouvé
48:26au moins 25
48:27peut-être 28 même
48:28c'est en baisse finalement
48:29jusqu'à un moment
48:30on était presque
48:31à plus de 30
48:32en mettant un peu tout le monde
48:33Aurore Berger
48:35il y a les brômes de Pivet
48:36qui a dit qu'elle n'irait pas
48:37mais enfin bon
48:37tout le monde
48:38tente sa chance
48:39Dominique de Villepin
48:40tous les souverainistes
48:41il y en a 3 ou 4
48:43Éric Zemmour
48:43qui n'a pas encore dit
48:44où il en est
48:45et puis à gauche
48:45il y a énormément de monde
48:47cette primaire
48:48qui aura lieu ou pas
48:49enfin énormément d'incertitudes
48:50première incertitude
48:52de toute façon
48:52le 7 juillet
48:53qui sera candidat
48:54de Marine Le Pen
48:55ou de Jordan Bardella
48:57et là
48:58beaucoup pensent que
48:59la campagne
49:00commencera vraiment
49:00à ce moment-là
49:01Ce que j'allais dire
49:02Boris Malinti
49:03justement on parlait
49:03de primaire
49:04et de candidats
49:05qui se décideront
49:06ou non
49:06la difficulté
49:07par rapport
49:08on évoquait par exemple
49:09François Fillon
49:09en 2017
49:10c'est que cette fois
49:11a priori
49:11il n'y aura pas de primaire
49:12que ce soit à droite
49:13ou à gauche
49:14on se dirige en tout cas
49:15vers cela
49:15On verra à quoi on aboutit
49:17mais dans les deux camps
49:18droite comme gauche
49:19les appels à la primaire
49:21se font de plus en plus nombreux
49:22Après je rejoins
49:23l'idée du paradoxe d'Armanin
49:24il se plaint
49:25qu'il n'y a pas d'idée
49:26qu'on ne parle que de personne
49:27et qu'il faut se réunir
49:29derrière un candidat unique
49:31au final
49:31il n'avance pas
49:32beaucoup d'idées non plus
49:33et il parle
49:34lui aussi de personne
49:35Sur quels enjeux économiques
49:36va se jouer
49:37cette course
49:38à la présidentielle
49:39Boris Malinti ?
49:40Je pense que ça va être
49:41essentiellement
49:42de manière assez classique
49:43le pouvoir d'achat
49:44on va reparler retraite
49:46parce que la réforme
49:47est suspendue
49:49la prochaine présidentielle
49:50va nous donner un axe
49:52Est-ce que les différents candidats
49:53vont rester campés
49:55on va dire
49:55sur leur position
49:56Edouard Philippe
49:57il voulait que ce soit 67 ans
49:58ça va être difficile
49:59peut-être de faire campagne
50:00sur cette mesure-là
50:01encore aujourd'hui ?
50:02Et au moins
50:02c'est l'un des rares
50:03où c'est assez clair
50:05Il dit qu'il ne l'a pas dit
50:06Il a dit
50:07dans certains pays
50:08ça va jusqu'à 67 ans
50:09donc il ne fallait pas interpréter ça
50:10Voilà ce qu'on nous dit
50:11Il ne l'a jamais dit
50:11Il ne l'a jamais dit
50:12D'accord
50:12En tout cas
50:13Edouard Philippe
50:14si on veut le comparer
50:15avec Gérald Darmanin
50:16il est déjà dans son couloir
50:18Il a une équipe
50:19il a trois directeurs de campagne
50:21il a un projet de communication
50:23avec ses réunions d'appartement
50:25ce sera sa grande marche à lui
50:26et puis un meeting déjà prévu
50:28ce n'est pas encore le gars
50:29de Gérald Darmanin
50:30quand même une présidentielle
50:31ça se prépare
50:31il faut quand même des équipes
50:33il faut penser aux réseaux sociaux
50:35même si tout se joue à la fin
50:37ça se prépare quand même
50:38il faut vraiment avoir
50:39une assise importante
50:40et souvent on a un parti
50:41derrière soi
50:42ce qui n'est pas tout à fait le cas
50:43de Gérald Darmanin
50:44il n'a pas un parti à lui-même
50:45il a un petit mouvement
50:46comme beaucoup
50:46mais il n'a pas un parti
50:47avec l'argent
50:48avec les militants
50:50ça c'est quand même
50:51un handicap
50:52On a rapidement évoqué
50:53la gauche tout à l'heure
50:54Jean-Christophe Ploquin
50:55ce n'est pas beaucoup plus simple
50:56de ce côté-là
50:56Non, on voit effectivement
50:58Boris Vallaud
50:59La gauche aurait les filles
51:01on précise
51:01Oui c'est ça
51:01donc Boris Vallaud
51:02le chef des députés PS
51:04qui a pris ses distances
51:05cette fois
51:06en quittant la direction du parti
51:08C'est ça voilà
51:08tout en restant
51:09Ils n'ont pas le parti lui-même
51:10C'est ça
51:10mais voilà
51:11ça traduit effectivement
51:12un malaise
51:13ça traduit aussi
51:14la recherche peut-être
51:16d'une recomposition
51:17avec donc
51:20Yannick Jadot
51:20enfin avec d'autres forces
51:22qui sont à gauche
51:23il y a peut-être
51:24quelque chose
51:24d'intéressant
51:26qui se joue à ce niveau-là
51:27en termes programmatiques
51:28mais en tout cas
51:29pour le moment
51:29ça contribue plutôt
51:30à l'émiettement
51:32Juste du coup
51:33pour aller de l'autre côté
51:34de l'échiquier
51:35moi ce que je trouve intéressant
51:35c'est qu'une fois
51:36qu'on aura le verdict
51:38concernant Marine Le Pen
51:39en appel
51:41donc sur l'affaire
51:42des attachés parlementaires
51:43au Parlement européen
51:46si effectivement
51:47elle ne peut pas se présenter
51:48je dirais que
51:50celui qu'on présente
51:51aujourd'hui
51:51donc Jordan Bardella
51:52comme le candidat
51:55il aura du coup
51:56il sera davantage exposé
51:57qu'il ne l'est actuellement
51:58c'est-à-dire qu'actuellement
51:59il est un peu dans un statut
52:01de vrai faux candidat
52:02c'est-à-dire
52:02il est vraiment
52:03il peut jouer vraiment
52:05avec beaucoup de tranquillité
52:06finalement
52:06d'une sorte de statut
52:08qui le met au premier plan
52:09mais où finalement
52:11il n'a pas trop
52:12à répondre d'un programme
52:13et à pas rentrer
52:15dans le dur
52:15finalement des propositions
52:16et là
52:17il y aura finalement aussi
52:18vous avez raison de dire
52:19c'est le début
52:20d'une nouvelle campagne
52:21mais il faudra aussi
52:22qu'il aille au charbon
52:23finalement beaucoup plus
52:24qu'il ne le fait aujourd'hui
52:26ce ne sera pas du tout
52:27la même campagne
52:27si c'est Marine Le Pen
52:28au Jordan Bardella
52:29elle, elle a son assise
52:31elle a le cuir
52:33vraiment tanné
52:34elle est beaucoup plus dangereuse
52:35tout le monde nous dit ça
52:36que Jordan Bardella
52:37mais qui néanmoins
52:38a son talent
52:39a ses fans
52:40et puis qui a
52:41les mêmes pourcentages
52:42que Marine Le Pen
52:43donc ceux qui disent
52:44qu'il n'est plus
52:44que c'est un candidat
52:45moins solide que Marine Le Pen
52:47aussi ne se rendent pas compte
52:48aussi peut-être
52:48que les électeurs
52:49du Rassemblement National
52:50eux, ils sont bien là
52:51quel que soit le candidat
52:53vraiment
52:53et on aura l'occasion
52:54bien sûr
52:55d'en reparler
52:55dans les informer
52:56c'est déjà la fin
52:57de cette émission
52:57Jean-Christophe Ploquin
52:58à la Une de la Croix
52:59demain
53:00alors demain
53:01je vais vous parler
53:01de la Une de la Croix
53:02de vendredi
53:03parce que demain
53:03c'est férié
53:04donc on part
53:05sur justement
53:07une explication
53:07sur le taux de chômage
53:09à 8%
53:10voilà
53:10à lire dans la Croix
53:11est-ce que vous avez
53:12la Une du Nouvel Obs
53:13Boris Malenti
53:14pour cette semaine
53:15ça sera l'immigration
53:16l'immigration
53:17à la Une du Nouvel Obs
53:18c'est-à-dire donc
53:18cette semaine en kiosque
53:20merci à tous d'être venus
53:21merci Benjamin-Louis
53:22merci Elisabeth Pinault
53:24de l'agence Reuters
53:25les informés
53:26qui reviennent
53:26demain matin
53:27à 9h
53:28sur France Info
53:29très bonne soirée à tous
53:30Sous-titrage Société Radio-Canada
53:34Sous-titrage Société Radio-Canada
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