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Les informés du matin du vendredi 15 mai 2026
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00:02Et bienvenue dans les informés de France Info, une demi-heure de décryptage de l'actualité politique et pas que.
00:09On va le voir dans quelques secondes avec vous Paul Barcelone, bonjour.
00:12Bonjour à tous.
00:13Et nos deux informés, bonjour Aurélie Herbemont.
00:15Bonjour.
00:16Vous êtes chef adjointe du service politique de France Info, je salue également Henri Vernet.
00:20Bonjour Henri.
00:21Bonjour.
00:21Éditorialiste politique France Info, télé mais aussi à Radio-Orient et France 24.
00:27Deux thèmes de débat.
00:28Aujourd'hui nous allons évoquer cette réconciliation, en tout cas cet accueil en grande pompe entre Donald Trump et Xi
00:35Jinping.
00:35C'était à Pékin, le président américain vient de quitter la Chine.
00:38Et puis nous reviendrons à la politique française.
00:41RN, LFI, Bardella ou Le Pen contre Mélenchon.
00:44La grande peur du bloc central pour la présidentielle.
00:48Nous commençons donc Paul par la Chine.
00:51Et quel bilan tirer de la visite de Donald Trump ? Il vient de partir.
00:54Oui, puisque vous le disiez, effectivement, Donald Trump vient de reprendre l'avion en direction les Etats-Unis.
00:59En parlant d'accords commerciaux, fantastique.
01:01Pas de détail, mais son administration a évoqué ces dernières heures des ventes de soja.
01:06Un contrat aussi pour la vente d'avions Boeing.
01:09Ce qui marque et ce qu'on retient surtout de cette visite d'Etat.
01:1248 heures en Chine pour Donald Trump, ce sont effectivement ces images.
01:16La volonté d'apaisement affichée ostensiblement à la fois par le président chinois Xi Jinping et donc son homologue américain.
01:23La Chine est fantastique, a dit Donald Trump, notamment au regard de l'accueil fastueux qu'il a reçu,
01:30des poignées de main, des drapeaux agités sur le passage des deux hommes.
01:34Tout cela ne fait tout de même pas oublier, et on va en parler, les sujets de tensions et de
01:38crispations,
01:38la guerre commerciale ou encore Taïwan.
01:41Et bien sûr, la guerre en Iran, écoutez, dans laquelle Donald Trump a cherché un tout petit peu de soutien
01:46du côté chinois.
01:47Il a dit qu'il ne fournirait pas d'équipement militaire.
01:51Il l'a dit aujourd'hui.
01:52C'est une déclaration importante, mais en même temps, il a dit qu'ils y achètent beaucoup de pétrole,
01:56et qu'ils aimeraient continuer à le faire.
01:59Pas d'équipement chinois et d'intervention militaire, évidemment, du côté de la Chine pour cette guerre en Iran.
02:04Alors, quel est l'état ce matin du rapport de force entre ces deux puissances
02:08qui vont tenter d'éviter le piège de Thucydide, dont le principe est l'affrontement inéluctable
02:13entre une puissance dominante et une puissance ascendante ?
02:16Qui a le dessus sur qui ?
02:18Xi Jinping est invité à rien en septembre par Donald Trump à la Maison-Blanche,
02:22pour ce qui s'apparente au match retour.
02:24Peut-on dire, question pour nos informés, que les Etats-Unis et la Chine se quittent, bons amis ?
02:28Je commence avec vous, Aurélie Herbemont.
02:30D'abord, vous êtes, Aurélie, une habituée, j'allais dire, des voyages officiels.
02:35Vous avez beaucoup couvert le président, le premier ministre, etc.
02:39Quand on a un accueil aussi fastueux que celui qui a connu Donald Trump à Pékin,
02:44est-ce que ça veut forcément dire que tout se passe bien ?
02:47Qu'est-ce que ça veut dire, ce type d'accueil ?
02:49Ça ne veut pas forcément dire que tout se passe bien.
02:51On est face à deux puissances qui se retrouvent.
02:56Le sommet avait été décalé à cause du déclenchement de la guerre en Iran.
03:01Mais ça ne veut pas dire qu'on peut mettre les petits plats dans les grands
03:03et pour autant ne pas laisser sous le tapis des sujets qui fâchent.
03:07On voit bien que Donald Trump était un peu allé chercher,
03:10au-delà de toutes les questions commerciales à Pékin,
03:13un soutien de la Chine dans son conflit avec l'Iran,
03:17en réclamant un peu d'aide pour essayer de faire retomber la pression
03:21et mettre la pression sur les Iraniens de la part de la Chine.
03:25Sauf qu'au final, Donald Trump, il y a des amabilités de la part du dirigeant chinois.
03:32Nous aussi, on est pour la réouverture du détroit d'Hormuz.
03:36On veut pas qu'il y ait de péage dans le détroit d'Hormuz.
03:39Quelque chose de très positif.
03:41Sauf que dans les faits, on ne sait pas concrètement ce que va faire Xi Jinping vis-à-vis de
03:45l'Iran.
03:45Et au passage, Xi Jinping a bien fait passer le message à Donald Trump
03:49qu'il pouvait être ravi d'aider sur l'Iran s'il le pouvait,
03:52mais qu'en même temps, il ne faudrait pas que Donald Trump vienne lui chercher des noix
03:56sur la question de Taïwan.
03:57Donc, vous pouvez mettre les petits plats dans les grands,
03:59faire des grandes poignées de main, que tout le monde se quitte bons amis.
04:02Sauf que pour l'instant, on n'a pas le détail de ce que se sont vraiment dit
04:05Donald Trump et Xi Jinping sur la Suisse,
04:09sur ce qui se passera une fois que Donald Trump sera rentré aux Etats-Unis
04:11pour la question du détroit d'Hormuz
04:13et puis pour la question de Taïwan,
04:16puisque Xi Jinping a clairement dit
04:17« Bon, si c'est bien géré, ça va bien se passer, sinon il y a un risque de conflit.
04:22»
04:22Donc, l'apparat, ça ne veut absolument pas dire que tout se passe bien
04:28et que tout est réglé comme du papier à musique entre des dirigeants.
04:30Ce qui est frappant, Henri Vernais, ce matin,
04:32c'est qu'effectivement, et Aurélie l'a rappelé,
04:35les Américains, et notamment Donald Trump, comme à son habitude,
04:38communiquent, même, j'allais dire, fanfaronnent,
04:40ce monde très heureux de ce voyage,
04:41il y a peu de communication côté chinois,
04:45y compris sur tous les enjeux qu'Aurélie vient d'évoquer,
04:47sur les enjeux commerciaux, sur l'enjeu, évidemment, de Taïwan.
04:51– Absolument, mais ça, là aussi, c'est un peu habituel,
04:53ils sont beaucoup moins d'ISER.
04:55Et pour reprendre la formule du début,
04:57c'est-à-dire le fait qu'il y a un grand appareil,
05:00un grand face accueillant qui est déployé,
05:03rappelons-nous, il y a deux ans, par exemple,
05:04Emmanuel Macron y était allé, je faisais partie du voyage,
05:06et il y avait des promesses et des engagements
05:09que soi-disant aurait fait Xi Jinping,
05:12alors là, c'était sur l'Ukraine,
05:13pour qu'il pousse sur son allié, en tout cas,
05:16son partenaire russe,
05:17pour faire pression sur Poutine,
05:19pour calmer les choses en Ukraine.
05:20Il n'en a rien été, c'est-à-dire que,
05:22malgré des engagements de façade,
05:24et encore, les engagements, en réalité,
05:25sont rapportés par les autres,
05:27c'est-à-dire, en l'occurrence,
05:28là, c'était les Européens.
05:29– La Chine, pardon, ne prend pas
05:31d'engagement public, véritablement ?
05:33– Pas public, non, non,
05:33elle se garde bien de ça.
05:34Mais déjà, parce que la Chine, en réalité,
05:36elle n'a pas vraiment d'alliés,
05:37elle a des partenaires,
05:38mais elle n'a pas d'alliés sur lesquels
05:39elle pourrait, elle prétendrait, en tout cas,
05:41elle, agir, faire pression,
05:43quoi que ce soit.
05:43Mais surtout, elle,
05:44elle ne les lâche pas, ses alliés.
05:46C'est-à-dire que, là, en effet,
05:47on ne sait pas bien à quoi, concrètement,
05:50pourrait s'être engagé Xi Jinping
05:52par rapport à l'Iran.
05:54Est-ce que, réellement, il ferait pression
05:56pour qu'il lâche le blocus ?
05:58Alors, c'est certain.
05:59Ce qui est un signe positif,
06:01c'est que les deux,
06:02que ce soit Trump et Xi Jinping,
06:03tous les deux ont un intérêt objectif
06:05à ce que ce blocus cesse.
06:06Et d'ailleurs, on a vu que pendant
06:08cette visite, tout au moins,
06:09il y a des navires chinois
06:10qui sont passés,
06:11qui ont eu une liberté de passage.
06:13Alors, est-ce que c'est une liberté totale
06:14ou est-ce qu'il y a eu un équipement
06:15de ce fameux péage ?
06:18Il semblerait que non.
06:19Mais en tout cas, c'est symbolique, quand même,
06:20que ces navires-là soient passés.
06:22Pardonnez-moi, j'allais dire
06:23que c'est une bonne nouvelle pour la Chine.
06:24Alors, c'est une bonne nouvelle pour la Chine.
06:25Pour le reste du monde, un peu moins.
06:26Bien sûr.
06:27Mais ça montre que la Chine, aussi,
06:28a cet intérêt à ce que ce soit débloqué.
06:30Donc, ça pourrait être aussi interprété
06:36un peu plus large.
06:37Mais en effet, rien ne le dit.
06:39Peut-être que ça reviendra
06:40à la situation antérieure
06:41dès la visite terminée.
06:43Mais quand même, c'est vrai que là,
06:44ce qui est important aussi,
06:45c'est quand Trump dit que Pékin
06:48s'est engagé à ne pas faire
06:50de livraison d'armes.
06:50Ça, c'est vrai que c'était quand même
06:51ne pas aider militairement l'Iran.
06:53Ça, c'est vrai que c'était un point en suspens.
06:55Alors, bien évidemment,
06:55il n'y a aucune certitude
06:57que la Chine le fasse.
07:00En revanche, ce qui est quand même assez clair,
07:01c'est que la Chine livre
07:02des technologies, ce qu'on appelle
07:03des technologies duales.
07:05C'est-à-dire qu'ils soient à la fois pacifiques,
07:06mais qu'ils peuvent, évidemment,
07:07de toute façon, aider un petit peu.
07:09Et puis même, il est clair
07:10que le soutien, la coopération...
07:12La Chine, c'est le premier investisseur
07:14étranger en Iran.
07:15C'est très important.
07:16Et c'est un vieux partenaire.
07:17Là encore, ce n'est pas un allié,
07:18mais c'est un partenaire.
07:19Et ça, c'est de manière historique.
07:21C'est-à-dire que déjà,
07:21dans les années 80,
07:22pendant le conflit Iran-Irak,
07:24la Chine soutenait déjà l'Iran
07:25à cette époque-là.
07:26Donc, c'est quand même quelqu'un
07:27qui a, en effet, des moyens.
07:29Un point très intéressant
07:35la Chine a, par ailleurs,
07:36des intérêts ailleurs
07:36dans la région qu'en Iran,
07:39que ce soit en Iran,
07:40mais aussi dans les autres pays du Golfe,
07:42y compris ceux qui ont été attaqués
07:43par Téhéran.
07:44Donc ça, ça rend aussi
07:45le dossier très intéressant
07:47et très compliqué
07:48pour la Chine, d'ailleurs.
07:49Absolument.
07:50La Chine, ça fait quelques années
07:51qu'elle s'est vraiment imposée
07:51comme un acteur régional
07:52assez important.
07:53Notamment, c'est elle
07:54qui a été à l'origine
07:55d'un rapprochement
07:55qui, à l'époque,
07:56paraissait spectaculaire
07:57entre l'Arabie Saoudite
07:58et l'Iran.
07:59C'était elle qui avait parrainé
08:00ce rapprochement.
08:01Donc c'est vrai
08:02qu'elle y a ses intérêts.
08:03Elle a également des intérêts
08:04dans d'autres pays du Golfe,
08:05justement par le commerce.
08:07La Chine, c'est vraiment
08:07la grande puissance commerciale
08:09de la région.
08:10D'ailleurs, elle diffuse
08:11de ce commerce,
08:12elle en diffuse elle-même
08:13dans sa région asiatique.
08:15Donc c'est vrai
08:15qu'elle a vraiment
08:16cet intérêt à cette réouverture
08:19au retour du commerce.
08:20Puis par ailleurs,
08:21elle a quand même des urgences.
08:22C'est les engrais.
08:22Vous savez, le pétrole
08:23se sert aussi à ça.
08:24Et là, les engrais,
08:25on va rentrer en pleine période
08:26dans ce moncement.
08:27Et donc, pour l'agriculture chinoise
08:30qui pèse un poids énorme
08:31dans le pays,
08:32il y a quand même
08:33une petite urgence
08:34de ce côté-là
08:34à ce que ça recircule.
08:35Paul Barcelone,
08:36si on élargit un petit peu
08:38la focale qu'on regarde
08:39d'un point de vue global,
08:40est-ce que Donald Trump,
08:41à vos yeux,
08:42et de ce qu'on en comprend,
08:43a obtenu ce qu'il était venu chercher ?
08:45Et est-ce que Xi Jinping
08:46a obtenu aussi ce pourquoi
08:48il avait souhaité recevoir
08:49Donald Trump ?
08:50C'est un peu ce que disait
08:51Henri tout à l'heure.
08:52C'est-à-dire que c'est difficile
08:52de tirer vraiment
08:53le bilan diplomatique
08:54de ce voyage
08:55à partir du moment
08:55où les communications
08:57restent extrêmement discrètes
08:58et diffuses
08:59à l'issue de ce voyage.
09:01Et on disait tout à l'heure
09:02que Donald Trump
09:02est effectivement
09:03en train de rentrer
09:04à Washington.
09:05Ce qui sera intéressant
09:05dans les prochaines heures,
09:07c'est voir ce qu'en dit
09:07Donald Trump
09:08au moment aussi
09:09où il revient à Washington.
09:11Peut-être aura-t-il tendance ?
09:11Il aura une parole plus libre.
09:13Probablement,
09:13puisque ces dernières heures
09:14ne s'étaient pas vraiment exprimées.
09:15Lui qui d'habitude
09:16est si prompte
09:17à mettre des messages,
09:18parfois en lettres majuscules,
09:20sur ses réseaux sociaux.
09:21Là, c'est vrai
09:21qu'il a été assez discret
09:22sur ses 48 heures de visite.
09:24Il a eu tendance
09:26à quelques portes ouvertes
09:27en disant
09:27la Chine est magnifique,
09:29c'est très beau.
09:30Tout en ayant quand même,
09:31malgré tout,
09:32le visage assez fermé
09:33et la mine assez sombre.
09:34Ce qui dit probablement
09:35quelque chose
09:35du rapport de force
09:37entre les deux hommes.
09:37Donald Trump,
09:38il est en difficulté politique
09:39en interne aux Etats-Unis.
09:41Il a des sondages mauvais,
09:42il a une croissance en ralenti.
09:43Il y a les midtermes
09:44qui approchent.
09:45Il est enlisé
09:46dans cette guerre en Iran.
09:47Et peut-être qu'il souffre
09:49de la photo
09:50et du rapport de force
09:50qui s'installe avec Xi Jinping
09:52qui fait quasiment office
09:54de pôle de stabilité.
09:55Qui, lui, n'a pas de difficulté
09:57électorale en l'occurrence.
09:58Ni politique, ni interne.
09:59Le problème est réglé en Chine.
10:00Et qui est à la tête
10:00d'une puissance
10:01qui se développe
10:02du point de vue des technologies,
10:04qui se développe
10:05du point de vue militaire
10:06et qui tente le bras de fer aussi,
10:08par exemple,
10:09sur le dossier de Taïwan
10:11avec les Etats-Unis.
10:13Aurélie Herbemont,
10:13c'est vrai que ce qui frappe aussi,
10:15c'est qu'on se rend compte
10:15que Donald Trump
10:16peut de temps en temps
10:19se contenir.
10:20Il peut être sobre.
10:22De toute évidence,
10:23c'est ce qu'il a fait
10:23pendant tout ce voyage.
10:24C'est ce qu'il a fait
10:24pendant ce voyage.
10:25Évidemment,
10:25on a eu tous les superlatifs
10:26habituels,
10:27c'est fantastique,
10:28c'est fabuleux,
10:29c'est très beau.
10:29Nous sommes des bons amis.
10:31Mais rien que de très sobre,
10:33très soft,
10:34finalement,
10:34de la part de Donald Trump.
10:36Effectivement,
10:36on n'a pas eu
10:36les messages
10:38sur les réseaux sociaux
10:39intempestifs,
10:39écrits en lettres capitales,
10:41c'est inacceptable,
10:42etc.
10:42Non,
10:43mais parce qu'il est face à un...
10:46Je ne sais même pas
10:47comment qualifier la Chine.
10:48Alors,
10:49ils disent qu'il ne faut pas
10:50qu'ils soient rivaux,
10:51mais mine de rien,
10:52à l'échelle mondiale,
10:53ce sont des rivaux.
10:54Donc,
10:55c'est plus facile
10:56pour Donald Trump
10:56d'être dur
10:58et voire d'insulter,
11:00d'humilier
11:01des puissances
11:02plus moyennes
11:03que la Chine
11:06frontalement
11:07insulter quasiment
11:08le président chinois
11:09comme parfois
11:09Donald Trump
11:10peut avoir tendance
11:11à le faire
11:11et se lâcher un petit peu.
11:12Ce ne serait pas du tout opportun,
11:14surtout quand vous êtes reçus.
11:15Il y a ce côté...
11:16Je repense à ce que
11:17vous me demandiez tout à l'heure.
11:18J'étais en train d'essayer
11:19de réfléchir.
11:19Est-ce qu'il y a des voyages officiels
11:20qui se passent mal ?
11:21Ben non,
11:22pas vraiment.
11:23Sauf si,
11:23une fois avec Donald Trump,
11:24vous vous souvenez tous,
11:25c'est quand Volodymyr Zelensky
11:27va à la Maison-Blanche
11:28et là,
11:28c'est catastrophique.
11:29Mais on n'avait jamais vu
11:30un truc pareil
11:31dans un déplacement officiel.
11:32Mais Volodymyr Zelensky
11:33n'est pas à la tête
11:33de la deuxième puissance mondiale.
11:35Il n'est pas à la tête,
11:35exactement.
11:35Donc,
11:36c'est pour ça qu'avec Xi Jinping
11:37et Donald Trump
11:39sait qu'il doit faire
11:40extrêmement attention
11:41parce qu'il y a
11:42des intérêts commerciaux.
11:43Il a besoin d'aide
11:44sur l'Iran.
11:45Et puis,
11:46ce qui va être très intéressant,
11:47c'est de voir
11:47ce que Donald Trump
11:48va dire sur Taïwan.
11:50Parce que la Chine
11:51a très clairement dit
11:52c'est un sujet,
11:53attention,
11:54si c'est mal géré,
11:54risque de conflit.
11:56Donald Trump,
11:56dans les comptes rendus
11:57qu'il y a eu côté américain,
11:58Taïwan n'existe pas
12:00et l'administration américaine
12:02dit que Donald Trump
12:02parlera de Taïwan
12:04dans les prochains jours.
12:05Donc,
12:05on verra ce qu'il dira
12:06une fois rentré aux Etats-Unis
12:07de ce sujet-là
12:09et on verra
12:10s'il reste aussi sobre
12:11ou si quelque chose
12:12a changé
12:13une fois qu'il est rentré
12:13aux Etats-Unis.
12:14Ce que la Chine veut,
12:15c'est que les Etats-Unis
12:16arrêtent les livraisons
12:18d'armes à Taïwan,
12:19notamment tout le dossier nucléaire.
12:21C'est vrai que c'est un dossier
12:23qui tient à cœur
12:25de Xi Jinping
12:26qui en fait aussi
12:27un dossier de politique intérieure.
12:28Un tout petit mot.
12:29Non, non,
12:30c'est vrai que c'est important
12:31cette chorégraphie
12:32mais quand même
12:33parce qu'il aime
12:33les hommes forts.
12:34En réalité,
12:34il a fait les hommes forts.
12:36Poutine,
12:36on l'a vu aussi
12:37sur la rencontre,
12:38c'était pas non plus
12:38un matin mort
12:39face à Poutine
12:39et là non plus
12:40face à Xi Jinping
12:41parce qu'il n'y a pas
12:41qu'avec Zelensky.
12:42Regardez les Européens
12:43quand il est réunis
12:44comme des petits garçons,
12:45comme ses élèves
12:45dans la Maison-Blanche
12:46ils passent tous
12:47un sale moment
12:47ou quand ils les insultent
12:48les uns après les autres
12:49en présence du chancelier Mertz
12:50il n'y a pas longtemps
12:51quand ils insultent Starmer,
12:53l'Espagnol Sanchez,
12:54etc.
12:55Là non,
12:56parce que la Chine,
12:57en effet,
12:57comme vous le rappeliez,
12:58c'est un rival,
12:59c'est un rival
12:59dont l'horizon est 2049,
13:01c'est pas la prochaine élection
13:02dans trois mois.
13:02C'est 2049,
13:03les 100 ans
13:04de la République populaire
13:05et là,
13:05dans les yeux des Chinois,
13:07en tout cas de ses dirigeants,
13:08il faudra qu'en effet
13:08Taïwan soit rentré
13:09dans le giron
13:10et que la Chine
13:10soit non pas le numéro 2
13:11mais le numéro 1 mondial
13:12sur tous les plans
13:13qu'on a évoqués.
13:13Allez, les infos,
13:14mais vous restez avec nous,
13:15on va revenir en France
13:16avec l'horizon de la présidentielle
13:18et les inquiétudes
13:19pour les candidats
13:20du centre et de la droite.
13:21Oui, je dis les candidats
13:22parce qu'ils sont déjà nombreux.
13:24C'est juste après l'info
13:24en une minute.
13:25Voici Antoine Jeffin,
13:269h19.
13:27SFR ne sera pas racheté.
13:30Aujourd'hui,
13:30sa maison mère,
13:31Altice,
13:32prolonge les discussions
13:33des trois opérateurs
13:34en négociation exclusive.
13:37Nouveau délai,
13:37le 5 juin,
13:38Free,
13:39Bouygues,
13:39Télécom et Orange
13:40en course pour racheter
13:41les 20 millions d'abonnés
13:42de SFR
13:43pour un montant
13:43de 20 milliards d'euros.
13:46Le ministre de l'Intérieur
13:47attendu à Nantes
13:48ce matin
13:49après la mort
13:50d'un jeune de 15 ans
13:51hier soir
13:51abattu par un tueur
13:52à scooter
13:53deux mineurs
13:54de 13 et 14 ans
13:55blessés
13:55l'un très gravement.
13:57Le procureur
13:58parle d'un règlement
13:59de compte
13:59lié au trafic de drogue.
14:01Donald Trump
14:02a quitté la Chine
14:03après deux jours
14:04de visite officielle
14:05et d'échange
14:06avec son homologue
14:07Xi Jinping,
14:08le président américain
14:09enthousiaste
14:09avant de monter
14:10dans Air Force One.
14:11Ce matin,
14:11il assure
14:12ramener
14:12des accords commerciaux
14:14fantastiques
14:15sur le plan diplomatique.
14:16Donald Trump
14:16avance que Pékin
14:17l'aidera
14:18pour débloquer
14:19le détroit d'Hormuz.
14:20Le bilan s'alourdit
14:21en Ukraine,
14:2224 morts.
14:23Désormais,
14:23les secouristes
14:24dégagent toujours
14:25des cordes et décombres
14:26de cet immeuble de Kiev
14:28touché par une frappe russe
14:29dans la nuit
14:30de mercredi à jeudi,
14:31jour de deuil
14:32dans la capitale.
14:33La Russie,
14:33de son côté,
14:34déplore trois morts
14:34cette nuit
14:35dans un bombardement
14:36à 200 kilomètres
14:37au sud de Moscou.
14:41France Info.
14:43Les informés,
14:46Paul Barcelone,
14:47Adrien Beck.
14:49Et toujours avec Aurélie Herbemont,
14:50chef adjoint du service politique
14:51de France Info,
14:52ainsi qu'Henri Vernet,
14:53éditorialiste politique
14:54à France Info TV.
14:56Notre deuxième sujet,
14:57la politique française,
14:58donc Paul Barcelone.
14:59Et c'est sûr,
15:00froide pour les candidats
15:01de la droite
15:02et du centre.
15:03Pourquoi ?
15:03À cause de l'hypothèse
15:05d'un second tour
15:06de la présidentielle
15:07RN-LFI.
15:08Alors,
15:09c'est pas le scénario
15:10inéluctable,
15:10mais c'est à minima
15:11un scénario envisageable.
15:13En tout cas,
15:13c'est celui
15:14qui fait cauchemarder
15:15toute la droite
15:16et le centre
15:17qui empêche
15:18les candidats
15:19ou déclarés
15:20ou candidats putatifs
15:21à la présidentielle
15:222027
15:23d'Edouard Philippe
15:24à Laurent Wauquiez
15:24en passant écouté
15:25par Gérald Darmanin.
15:27Aujourd'hui,
15:28je pense que le second tour,
15:29c'est M. Mélenchon
15:30contre Mme Le Pen
15:30ou M. Bardella.
15:31Et je pense qu'il faut,
15:32comme on dit dans le Nord
15:33et à Tourcoing,
15:34être bouché à l'émerie
15:34pour ne pas le voir.
15:35Je tire aujourd'hui
15:36une sonnette d'alarme
15:36parce que je pense
15:37qu'il y a beaucoup
15:37d'insouciance
15:38et d'inconscience à droite
15:39et qu'on ne mesure pas
15:41la responsabilité
15:41qu'on aurait
15:42en laissant les Français
15:43au second tour
15:44avec comme seul choix
15:45de devoir arbitrer
15:46entre l'ERN
15:48et Jean-Luc Mélenchon.
15:49Je ne veux pas de ça.
15:50Alors,
15:50allez entendre,
15:51scénario crédible
15:52et envisageable,
15:53le tout sur fond
15:54d'usure du pouvoir,
15:55bien sûr,
15:55tous ces noms
15:56Darmanin,
15:57Wauquiez,
15:57Attal sont associés
15:58à Emmanuel Macron
15:59depuis dix ans.
16:00Il y a un soupçon
16:01aussi de colère
16:02des Français.
16:03Qu'en sera-t-il
16:04du vote ERN,
16:05du vote Mélenchon ?
16:05Est-ce que ce seront
16:06uniquement des votes
16:07de contestation ou pas ?
16:09Et puis la multiplication
16:09des candidatures.
16:11On citait
16:12Attal et Édouard Philippe
16:13mais on pourrait rajouter
16:14Bruno Retailleau,
16:15David Lysnard,
16:16Xavier Bertrand,
16:17quasiment une candidature
16:18de plus par semaine.
16:20Tous répètent
16:20qu'il faut un seul candidat.
16:22Est-ce que cela suffira
16:23pour éviter
16:24et éviter de laisser
16:25le champ libre
16:26à ce duel
16:26entre l'ERN
16:27et Jean-Luc Mélenchon ?
16:28J'ai essayé de compter
16:29pendant que Paul Barcelone
16:30nous faisait la liste.
16:31J'ai compté 5-6 candidats
16:33pour l'instant.
16:33C'est impossible de les compter
16:34parce qu'il y en a aussi
16:35qui se préparent
16:36parce que vous avez aussi
16:37Michel Barnier
16:37qui considère
16:38qu'il pourrait aussi
16:39être président.
16:40N'est-ce pas là
16:41l'assurance
16:42que ce scénario noir
16:45qu'imagine
16:46la droite et le centre
16:47va se réaliser ?
16:48Ce qui est certain
16:49c'est que ça fait des mois
16:50que vous ne pouvez pas
16:51parler à un élu
16:52de la droite
16:53ou du centre
16:54et je discute
16:55avec un certain nombre
16:55d'entre eux
16:56il n'y en a pas un
16:57qui à un moment
16:58de la conversation
16:59ne dit pas
17:00mon Dieu
17:00si ça se trouve
17:01on va finir
17:01avec un second tour
17:03Le Pen
17:03ou Bardella
17:05face à Jean-Luc Mélenchon.
17:06C'est leur terreur nocturne
17:08quasiment
17:08ils se disent tous
17:09c'est pas possible
17:10avec ce côté
17:11la fureur de vivre
17:12tout le monde fonce
17:13vers la falaise
17:14en klaxonnant
17:15personne ne veut
17:16freiner avant d'arriver
17:17tout le monde
17:17veut être candidat
17:18tout le monde se dit
17:19pourquoi pas moi
17:20le meilleur barrage
17:21et donc pour l'instant
17:22tout le monde a peur
17:23mais vous avez donc déjà
17:24vraiment trois candidats
17:26sérieux
17:27alors un qui n'est pas
17:27encore totalement déclaré
17:29c'est Gabriel Attal
17:30Edouard Philippe
17:31qui est en piste
17:31depuis plusieurs
17:34longs mois déjà
17:34et Bruno Retailleau
17:35et tout le monde accélère
17:36et tout le monde se dit
17:38ça peut être moi
17:39donc tout le monde a peur
17:40et tout le monde se dit
17:41il faut que nos chefs
17:42à plumes
17:42se mettent d'accord
17:44se réunissent
17:44certains proposent
17:45des primaires
17:45des conciliabules
17:47sauf que pour l'instant
17:47chacun déroule
17:49c'est un ancien ministre
17:51des gouvernements nombreux
17:52qu'on a eu ces dernières années
17:54qui me disait
17:54en fait ça va être
17:55un supplice chinois
17:56pendant des mois
17:58parce que avant l'été
17:59personne ne croit
18:00qu'il va y avoir
18:00une réunification des troupes
18:02certains disent à l'automne
18:03mais sauf que
18:04Gabriel Attal
18:05et Edouard Philippe
18:06font un peu office
18:07des adultes dans la pièce
18:08en disant
18:09mais non
18:09on n'ira pas
18:10l'un contre l'autre
18:11on verra
18:11sauf que ça peut être
18:12renvoyé à janvier
18:14voire février
18:14de voir qui est le mieux placé
18:16pour aller dans les sondages
18:17et avec un côté jeu de dupe
18:18puisque chacun dit
18:20oui oui
18:20on va se réunifier
18:21mais en espérant bien
18:22que ce soit lui
18:22et que ce soit l'autre
18:23qui se retire
18:24donc il y a un côté
18:25continuons comme ça
18:26voyons où ça nous mène
18:27et puis on verra
18:28un peu plus tard
18:29s'il y a vraiment
18:29un risque
18:30de second tour
18:32Mélenchon
18:33RN
18:33Justement Henri Vernais
18:34est-ce que tout cela
18:35finalement n'est pas
18:36le propre d'une campagne
18:37présidentielle
18:38où chacun a envie
18:38de se lancer
18:39et à un moment donné
18:40on l'avait vu la dernière fois
18:41je crois avec Xavier Bertrand
18:42par exemple
18:42en 2022
18:43à un moment donné
18:44tout rentre dans l'ordre
18:46mais il y avait eu une primaire
18:47il y avait eu une primaire
18:48au temps de 2022
18:49exactement
18:49tout est rentré dans l'ordre
18:50parce qu'il y avait eu
18:51une primaire
18:52parce qu'en même temps
18:53vous dites
18:53terreur d'ancturne
18:54oui certes
18:55mais on a l'impression
18:56qu'il travaille
18:56à l'entretenir
18:57tous les mêmes personnages
18:58y compris les déclarations
19:00qu'on vient d'entendre
19:00Gérald Darmanin
19:01qui déplore cela
19:02en même temps
19:03c'est quelqu'un
19:03qui n'exclut pas
19:04il l'avait dit
19:05dans le Parisien
19:05il y a quelques semaines
19:06une propre candidature
19:07alors sans y aller franchement
19:08mais ne l'excluant pas
19:09donc ça veut dire
19:09il l'entretient lui-même ça
19:11quant à l'image
19:11c'est vrai
19:11la fureur de vivre
19:13James Dean
19:13pour les plus anciens
19:14mais c'est
19:15Laurent Wauquiez
19:15l'affectionne
19:16il la répète régulièrement
19:17mais que fait-il lui
19:18pour l'empêcher
19:19lui-même a été longtemps
19:20contre la primaire
19:21puis désormais
19:22contre une primaire
19:22qui irait en gros
19:23de Darmanin
19:24à Sarah Knafo
19:25dont on sait très bien
19:26qu'en réalité
19:28bien peu
19:28au centre droite
19:30voudrait aller jusque là
19:31bref
19:32ce qui manque vraiment
19:33parce que vous avez raison
19:34de le souligner
19:35il est logique
19:36qu'en plus dans le système
19:36de la cinquième
19:37où c'est l'élection suprême
19:38et c'est là que se mesurent
19:39à la fois les partis
19:40mais également
19:41les gens qui positionnent
19:42leurs différentes ambitions
19:44c'est assez logique
19:45il y a beaucoup de candidats
19:46qui s'expriment
19:47mais encore
19:47faut-il trouver le moyen
19:48de départage
19:49c'est vrai que la primaire
19:50a montré qu'elle pouvait marcher
19:51elle l'a montré à deux reprises
19:53en 2012 pour la gauche
19:54en 2016 pour la droite
19:56alors même si évidemment
19:56ça a mal fini avec Fillon
19:58mais ça tenait plus
19:58aux candidats
19:59qu'aux procédés
20:02et donc là
20:03le paradoxe
20:04c'est qu'en effet
20:05tout se passe
20:06parce qu'il paraît aujourd'hui
20:06bien tard
20:07à gauche aussi d'ailleurs
20:08pour organiser une primaire
20:10qui soit vraiment conséquente
20:11c'est-à-dire avec 2-3 millions
20:12de votants
20:13c'est ça qui donne du poids
20:14c'est ça qui donne une dynamique
20:15là c'est vrai que
20:16ça paraît bien tardif
20:18pour y arriver
20:18et puis personne n'en veut
20:19personne n'en veut
20:21personne n'en veut au fond de soi
20:22parce que même pas
20:23il dit ce qu'ils en veulent
20:25mais pas les principaux
20:26le grand paradoxe
20:27la grande ironie de tout ça
20:28c'est que finalement
20:28on s'en remet au sondage
20:29et les sondeurs eux-mêmes
20:30certains disent
20:31mais attention
20:31vous nous donnez un peu
20:33trop de puissance
20:35en quelque sorte
20:36alors que les mêmes
20:37dénigrent le plus souvent
20:38les sondages un an avant
20:39le seul moyen
20:40qui a été identifié
20:41pour éviter
20:42le RN
20:44LFI
20:45Bardella Le Pen
20:45contre Jean-Luc Mélenchon
20:46au second tour
20:47par ses candidats
20:48de la droite
20:48et du centre
20:49c'est de n'avoir
20:50qu'un seul candidat
20:51maintenant la question
20:51et la question qui se pose
20:52c'est comment on y arrive
20:53et quelle est la solution
20:55effectivement la primaire
20:55vous avez raison de dire
20:56personne n'en veut
20:57Edouard Philippe
20:58il juge qu'il est le mieux placé
20:59et qu'il a un temps d'avance
21:00donc il ne veut pas se mettre
21:00dans une primaire
21:01Bruno Retailleau
21:02il crie sur tous les toits
21:03que c'est une question de survie
21:05pour les républicains
21:06et que le parti de la droite républicaine
21:07ne pourra probablement pas
21:08se passer d'avoir un candidat
21:09au premier tour
21:11Gabriel Attal
21:11il est persuadé
21:12que les courbes vont s'inverser
21:13et que s'il est en retard
21:14aujourd'hui dans les sondages
21:16à la faveur d'une vraie campagne
21:17et il ferait un meeting
21:18à Paris le 30 mai
21:19il pourra coiffer tout le monde
21:20au poteau
21:21et doubler tout le monde
21:22et apparaître comme
21:23l'homme providentiel
21:24et le candidat
21:25qui mettrait tout le monde
21:26d'accord
21:26donc non
21:27c'est un vrai panier de crabes
21:28et un vrai sac de noeuds
21:29je connais d'un tout petit mot
21:30votre mémoire Aurélie Herbemont
21:32je sais que vous vous souvenez
21:33de 1995
21:34et certains disent
21:35il y avait deux candidats
21:36à droite
21:37oui certes
21:38il y avait Jacques Chirac
21:39et Édouard Balladur
21:40sauf que le Front National
21:41à l'époque
21:42n'était pas du tout
21:43au niveau du Rassemblement National
21:44aujourd'hui
21:45et donc en 1995
21:47on a fini avec un second tour
21:48traditionnel
21:49droite contre gauche
21:50Chirac contre Jospin
21:51et donc il y avait une primaire
21:52au premier tour
21:53entre Balladur et Chirac
21:54là c'est pas du tout le cas
21:55dans la tripolarisation
21:56ça n'est plus possible
21:56on sait qu'il y a
21:57une place quasiment réservée
21:58d'office au Rassemblement National
22:00et donc il n'y a plus qu'une place
22:01à prendre pour être au second tour
22:02Merci beaucoup
22:03pour tous ces éclairages
22:05Aurélie Herbemont
22:06chef adjointe du service politique
22:07de France Info
22:07merci également
22:08Henri Vernet
22:09éditorialiste
22:09France Info Télé
22:10Radio Orient
22:11France 24
22:11et merci bien sûr
22:12Paul Barcelone
22:13restez avec nous
22:14sur France Info
22:15Sous-titrage Société Radio-Canada
22:16Sous-titrage Société Radio-Canada
22:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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