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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Mathais.
00:13Bonsoir et bienvenue à tous sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:18A la une ce soir, Marine Le Pen sera-t-elle candidate en 2027 ?
00:22Bien trop tôt pour le dire ce soir, des peines moins lourdes ont été requises à son encontre en appel,
00:27contrairement au jugement de première instance, l'exécution immédiate de la peine d'inéligibilité n'a cette fois pas été demandée.
00:34Nous verrons ce que cela change.
00:36Une enseignante grièvement blessée, l'auteur des coups de couteau et l'un de ses élèves en classe de 3ème,
00:41cela s'est passé cet après-midi dans le Var à Sanary-sur-Mer, comment faire pour prévenir ou éviter ces drames ?
00:47On en débat ce soir dans les informés.
00:49Et puis les liens entre Jeffrey Epstein et la France, de nombreuses personnalités françaises,
00:53cités dans les millions de documents récemment dévoilés autour des réseaux du criminel sexuel américain.
00:59Pour parler de tous ces sujets, ce soir, Tam Tranoui, bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:03Directrice adjointe de la rédaction du public Sénat à vos côtés, Anthony Cortez.
01:07Bonsoir Anthony.
01:08Bonsoir.
01:08Journaliste politique à l'humanité, Christophe Jacubizine est avec nous.
01:12Bonsoir Christophe.
01:12Bonsoir.
01:13Directeur de la rédaction des Echos.
01:14Et Serge Faubert, bonsoir.
01:16Bonsoir Victor.
01:17Directeur de la rédaction de Pure Politique.
01:194 ans de prison, dont un manque ferme requis en appel à l'encontre de Marine Le Pen.
01:25C'est l'affaire des assistants parlementaires du Front National.
01:28Bonsoir Pierre-Ric Bonneau.
01:31Bonsoir Victor.
01:32Du service politique de France Info, en direct du Palais de Justice de Paris.
01:35On va les détailler avec vous.
01:37Mais des peines requises, donc un peu moins lourdes qu'en première instance pour Marine Le Pen.
01:41Oui, vous le disiez, 4 ans de prison, dont une année ferme, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité sans exécution immédiate.
01:50On va y revenir.
01:51Ce sont effectivement des réquisitions un peu plus clémentes que le jugement de première instance,
01:55puisque Marine Le Pen avait été copé de 4 ans de prison, dont 2 ans fermes.
01:59Dans le cas présent, ce ne sont encore que des réquisitions.
02:01Mais si elle se confirme, cette année de prison ferme, elle serait aménageable en bracelet électronique.
02:07Or, on imagine assez mal Marine Le Pen faire campagne avec un bracelet électronique.
02:12Mais ce qu'il faut surtout regarder, c'est cette peine d'inéligibilité requise.
02:15C'est la même durée qu'en première instance.
02:175 ans, ça nous amène bien après la présidentielle de 2027.
02:21Justement Pierre-Ric, 5 ans, mais sans exécution immédiate.
02:24Ce sont les réquisitions.
02:25Qu'est-ce que cela change ?
02:27Alors c'est très complexe, accrochez-vous.
02:29En fait, pas grand-chose pour l'avenir politique de Marine Le Pen.
02:32Pourquoi ? Parce que si la Cour d'appel confirme cette peine,
02:35Marine Le Pen aura alors deux possibilités.
02:37Soit elle accepte, elle devra purger sa peine d'inéligibilité.
02:41Dans ce cas, elle ne pourra pas se présenter à la présidentielle.
02:44Soit elle décide de faire un recours devant la Cour de cassation.
02:47Et dans cet intervalle, elle sera de nouveau éligible.
02:50Sauf que ça ne change rien, puisque la présidentielle n'aura pas lieu dans cet intervalle.
02:54Mais ensuite, puisque la Cour de cassation s'est déjà engagée à rendre sa décision rapidement,
02:59en tout état de cause, avant la présidentielle.
03:02Ce qu'il faut donc retenir ce soir, Victor, c'est d'abord que ce ne sont que des réquisitions.
03:06Je le rappelle, ça ne présume en rien la décision de la Cour d'appel.
03:08Et puis que si la Cour d'appel venait à confirmer ses réquisitions,
03:11Marine Le Pen ne serait pas sauvée pour autant.
03:14Pour qu'elle puisse se présenter l'an prochain, il faudrait que la Cour de cassation aille revenir derrière cette peine d'inéligibilité.
03:21On est donc encore très loin d'un sauvetage, j'allais dire, pour Marine Le Pen.
03:24Merci beaucoup, Pierrick Bonneau, service politique de France Info, en direct depuis le Palais de Justice de Paris.
03:32Tam Tranu, on va essayer d'être très pédago, très pédagogique ce soir pour tous ceux qui nous écoutent,
03:37tous ceux qui nous regardent également sur France Info, dans les informés.
03:42Pierrick Bonneau parlait de différentes étapes, on pourrait parler de différents étages d'une fusée.
03:47On en est où ce soir, pour Marine Le Pen ?
03:49Oui, en fait, ce qui est intéressant, c'est qu'on n'a peut-être pas tellement bougé en termes d'étages de fusée
03:54par rapport au jugement de première instance.
03:57Et c'est assez étonnant parce qu'on avait beaucoup concentré l'ensemble du débat médiatique, politique,
04:03sur le sujet de l'exécution provisoire.
04:06Cette fois-ci, avec les réquisitions, effectivement, on est seulement aux réquisitions de la Cour d'appel,
04:11il n'y a plus d'exécution provisoire.
04:12Mais c'est ce que l'on a d'ailleurs bien compris.
04:15Eh bien, l'avenir politique de Marine Le Pen, pour autant, est très très loin d'être débouché.
04:19Bon, il y a quand même un vrai changement de braquet, on l'a dit.
04:22C'est un petit peu plus léger en termes de réquisition que le jugement de première instance.
04:28Et puis, on avait vu qu'effectivement, il y avait eu aussi un procès qui était un petit peu différent,
04:34un léger infléchissement de Marine Le Pen, qui avait dit qu'elle n'avait pas eu l'intention,
04:40effectivement, de commettre une infraction.
04:43Et puis, elle avait arrêté quand même d'avoir son discours politique sur la justice,
04:47qu'elle avait accusé de partialité.
04:49Tout ça, ça avait été un petit peu évacué.
04:51Donc, on se dit, là, il y a une petite différence dans ces réquisitions.
04:56Mais on comprend, ça va rester un immense casse-tête politique.
04:59Le jugement sera rendu avant l'été.
05:02Et admettons qu'il suive ses réquisitions, voire il peut aller plus loin.
05:06Eh bien, elle serait quand même condamnée à de l'inéligibilité.
05:09Et on le comprend, le pourvent en cassation, ça fait quand même une campagne avec une drôle d'allure,
05:14avec éventuellement un bracelet électronique,
05:18voire la possibilité de ne pas pouvoir être candidate au bout.
05:21Christophe ?
05:22Plusieurs choses.
05:23D'abord, moi, je trouve qu'il y a un bouger par rapport au jugement de première instance,
05:26notamment sur...
05:28Il y a quand même une critique assez sévère de la Cour d'appel sur le jugement
05:31qui a été rendu en première instance sur l'exécution immédiate.
05:34Parce que les avocats généraux disent quand même qu'il n'y a pas de risque de récidive
05:39et qu'il n'y a pas de danger pour leur droit public.
05:42Et donc, ils considèrent qu'il ne faut pas mettre cette exécution provisante.
05:45C'est quand même un camouflet pour la première instance.
05:48Ensuite, tout ce qui a été dit est exact.
05:49On n'en sait rien pour le moment.
05:50C'est une assumption que des réquisitions, on le répète une nouvelle fois.
05:52Oui, et justement, après, il y a ce bouger là.
05:55Mais sur le plan judiciaire, c'est intéressant.
05:57Quand vous avez quand même une petite différence de précession entre la première instance et l'appel,
06:01la cassation, en cassation, ça peut être aussi encore une autre musique.
06:05Donc, voilà, petite réserve.
06:07La deuxième chose, c'est qu'on n'en sait rien, vous avez raison, ce sont des réquisitions,
06:10que sur l'affaire du bracelet électronique,
06:13moi, je vois très bien Marine Le Pen faire campagne
06:15s'il n'y a pas d'exécution immédiate avec un race électronique.
06:19Au contraire, on a bien vu comment un personnage comme Donald Trump
06:21en fait un titre de presque de gloire par rapport à son électorat.
06:27Moi, ça me choque.
06:27On m'a vu aussi Nicolas Sarkozy dire, j'irais avec les menottes me présenter au juge.
06:31Exactement.
06:31Donc, moi, je pense que ce n'est pas un handicap.
06:33Et enfin, ça dépendra vraiment, effectivement, il faut attendre la décision des juges,
06:37parce que c'est intéressant, parce que sur les cinq ans d'inébligibilité,
06:42est-ce qu'il y aura deux ans, il y a trois ans dans la première instance,
06:48si c'est deux ans, on revient à mars 2027.
06:52Donc, en fait, elle peut avoir deux ans d'exécution immédiate
06:55et elle peut se présenter.
06:57Et donc, elle peut ne pas faire cassation pour jouer cette carte-là.
07:00Alors après, c'est compliqué.
07:01Est-ce que le Conseil constitutionnel autorisera une candidate
07:03qui, jusqu'en mars, est inéligible à déposer sa candidature ?
07:07C'est quand même assez énorme,
07:09comme toutes ces hypothèses qui sont face à nous.
07:12Donc, en fait, on ne sait rien.
07:13Configuration et casse-tête.
07:15Est-ce que Serge Waubert, selon vous, ce soir, Marine Le Pen,
07:17entrevoit peut-être de son côté à elle,
07:20à nouveau une possibilité, même mince,
07:22d'être candidate à la présidentielle l'an prochain ?
07:24Il y a un petit chemin, mais un trou de souris,
07:27pour reprendre une expression en vigueur ces derniers temps.
07:32C'est-à-dire, elle peut lancer sa campagne
07:36à partir du moment où elle irait en cassation.
07:40Ensuite, tout dépend des délais de la Cour de cassation.
07:44Quand est-ce qu'elle rendra sa décision après, avant ?
07:46On n'en sait rien.
07:47Elle a dit, avant la présidentielle,
07:49la Cour a déjà dit.
07:51Moi, je demande à voir.
07:54Ils ont su faire vite, en tout cas, déjà.
07:56On a des affirmations.
07:58On a une affirmation comme quoi on aura
08:00l'arrêt de la Cour d'appel avant l'été.
08:03À voir, j'attends.
08:04Moi, je suis spectateur dans cette affaire.
08:07Et j'attends de voir ce que décidera la Cour de cassation.
08:10Mais elle peut lancer la campagne
08:13en disant, écoutez, de toute manière,
08:15si ce n'est pas moi, ce sera Jordan.
08:17On aurait un jeu de chaises musicales.
08:19Mais finalement, on n'a jamais été confrontés
08:22à pareille situation.
08:24Et on ne sait pas les dégâts politiques
08:25que cela pourrait provoquer
08:27parmi les électeurs du Rassemblement national.
08:30Après tout, ceux-ci peuvent considérer, finalement,
08:32que leur présidente de groupe parlementaire
08:36est dans son bon droit.
08:38Elle a expliqué qu'ils n'avaient pas conscience
08:40de commettre une infraction.
08:41Que personne, au sein du Rassemblement national,
08:44n'avait le sentiment d'avoir commis une infraction.
08:48Et en tout cas, il n'y a pas d'enrichissement personnel.
08:50Enfin, on connaît le discours qu'elle défend
08:52depuis plusieurs mois là-dessus.
08:54Donc, elle pourrait dire, écoutez,
08:56je suis une victime, finalement,
08:58et je vais à la bataille.
08:59Et puis, si ce n'est pas moi,
09:00ce sera Jordan au dernier moment.
09:03Et ça ne changera pas grand-chose à l'affaire.
09:04Cette stratégie un peu nouvelle en appel,
09:07Anthony Cortez, faute à moitié avouée,
09:09on va dire, à moitié pardonnée, finalement,
09:11les juges en ont tenu compte ?
09:13Oui, et en même temps, j'ai envie de m'attacher
09:15aux mots du parquet qui sont tout de même durs.
09:18Et il y a eu une fermeté affichée,
09:20tout de même, à l'encontre de Marine Le Pen.
09:22En affirmant la position centrale de Marine Le Pen,
09:25le parquet a expliqué qu'un système avait été organisé
09:28par Jean-Marie Le Pen de façon artisanale.
09:30Et ça a été ensuite institutionnalisé par Marine Le Pen.
09:34Et puis, moi, je me pose la question
09:35des conséquences politiques.
09:37qu'au-delà, qu'elle puisse se présenter ou pas,
09:40on ne sait pas vraiment.
09:42On est condamnés à faire nous-mêmes de la politique fiction.
09:45Mais en revanche, on peut se poser la question
09:46de comment ça va être reçu par son électorat.
09:49Il y a ce système qui a été organisé.
09:51Il y a tout de même eu une défense
09:53qui a été catastrophique.
09:55On se souvient, par exemple, dans les premiers jours
09:57de Fernand Le Rachinelle.
09:58Alors, qui se souvient de Fernand Le Rachinelle ?
10:00C'est un ancien eurodéputé, FN à l'époque,
10:03qui a expliqué que c'était un système
10:05qui était mis en place même bien avant,
10:07depuis 1984.
10:08Lui-même explique que ses deux collaborateurs,
10:10il ne les connaissait pas.
10:11L'un d'eux était chauffeur de Jean-Marie Le Pen.
10:13Et là, ce n'est qu'un exemple.
10:15Mais on pourrait citer la défense de Julien Audoul,
10:17par exemple, de Catherine Griset, etc.
10:19Bref, on a vu être démontré un véritable système
10:23pour détourner des fonds publics.
10:25En plus de cela, on a vu une défense catastrophique.
10:27Et le point de commande de tout cela,
10:28c'est un avatarisme absolu et une mauvaise foi.
10:31Donc, comment l'électorat du RN va prendre cela,
10:34on verra bien.
10:35Mais pour moi, le sujet, il est plutôt de ce côté-là.
10:37Madame ?
10:38Oui.
10:38Et moi, je trouve qu'il y a une forme de paradoxe
10:40sur l'électorat du Rassemblement national sur ce sujet.
10:43C'est qu'à la fois, on n'a pas vu quand même
10:45fleurir une immense contestation de la justice
10:48en même temps que tout ce que disait Marine Le Pen
10:52pour contester en première instance.
10:54On n'a pas eu ce sentiment-là dans l'électorat.
10:56On n'avait pas la même chose que, par exemple,
10:59on a vu aux Etats-Unis avec Donald Trump
11:01et tout un électorat qui arrive,
11:02qui va dans le sillage de Trump pour contester la justice
11:05et qui réussit vraiment à en faire un argument de vente.
11:08On n'a pas eu ça.
11:09Mais en revanche, en même temps,
11:11on ne l'a pas du tout vu dévisser dans les sondages.
11:13On ne voit pas non plus Jordan Bardella
11:16dévisser dans les sondages
11:18et le Rassemblement national.
11:19Ça n'a pas d'impact, finalement,
11:22sur les intentions de vote.
11:23Donc, c'est assez étonnant, je trouve,
11:25le caractère assez, je ne sais pas,
11:28bicéphale de l'électorat
11:30qui ne conteste pas plus que ça les institutions
11:33et qui n'est pas allée dans le même mouvement
11:36que Marine Le Pen.
11:37Et d'ailleurs, c'est peut-être aussi une des raisons
11:39pour lesquelles elle n'est pas allée
11:40sur ce niveau de contestation.
11:42Ce n'est pas forcément quelque chose
11:43qui prenait tant que cela.
11:45Et même si, d'ailleurs, il faut quand même noter
11:48qu'on a quand même entendu dans les réquisitions
11:51qu'ils ont répété qu'il y avait eu
11:52une véritable stratégie de délégitimation
11:55des contre-pouvoirs,
11:56qu'ils n'avaient quand même pas complètement oublié
11:57tout ce qui s'est dit ces derniers mois
11:59et ces dernières années.
12:00On parlait des sondages, Serge Faubert,
12:02ça veut dire que Marine Le Pen et Jordan Bardella
12:04pourraient finalement assumer jusqu'au bout
12:06de faire une double campagne
12:08avant de savoir si Marine Le Pen peut y aller ou pas ?
12:10Moi, je le pense,
12:11parce qu'il y a quand même un phénomène stupéfiant
12:13au niveau des sondages.
12:14C'est qu'en l'État,
12:16le Rassemblement National a une candidature bicéphale.
12:20Ça ne s'est jamais produit dans l'histoire politique.
12:23On a deux personnalités
12:24et ces deux personnalités
12:26continuent de progresser dans les sondages.
12:29Indépendamment de l'affaire
12:31qui maintenant commence à être bien connue par le public,
12:34des stratégies de défense
12:36qui sont quand même assez pitoyables à certains égards,
12:39tout cela n'affecte pas l'électorat
12:41du Rassemblement National
12:43et même au-delà puisqu'il gagne
12:44des pans d'électeurs.
12:47Donc, on peut supposer qu'à l'arrivée,
12:49ça ne va pas vraiment jouer
12:51sur le score électoral
12:53du candidat ou de la candidate
12:55du Rassemblement National.
12:56C'est ça qui est important.
12:57C'est-à-dire que s'il n'y avait volonté
12:59de la part de la justice
13:00de peser sur un débat démocratique,
13:03en l'occurrence, là, ça ne joue pas.
13:05Christophe ?
13:06Non, mais c'est vrai que c'est étonnant.
13:07Je suis vraiment d'accord.
13:08Je partage ce double décryptage
13:10de le paradoxe de la situation à la fois.
13:13Effectivement,
13:14pas de révolte contre la justice des Français
13:17et en même temps,
13:18l'électorat de Marine Le Pen tient,
13:20il progresse même.
13:21Et puis, effectivement,
13:23vous l'avez bien expliqué,
13:26cette direction bicépale
13:28qui continue à tenir.
13:29Et à un moment donné,
13:30moi, ce que je redoute un peu,
13:32c'est que si le jugement,
13:34parce que c'est vrai
13:34que le récouir est très dur
13:35et qu'à la fin,
13:36il y a vraiment cette condamnation,
13:38ça peut même renforcer quelque part
13:40le plan B, en fait,
13:42du Rassemblement National
13:42avec le sentiment
13:43qu'on leur a volé une élection,
13:46on leur a volé une candidate
13:47et que donc, quelque part,
13:49ça amplifie peut-être même
13:51le soutien démocratique,
13:53populaire des Français
13:54à l'égard d'un parti
13:56où là,
13:57il y aura peut-être le sentiment
13:58qu'il a été empêché.
14:01Donc, c'est vraiment,
14:02effectivement,
14:02un double tranchant.
14:03Et on rappelle
14:03qu'il est reproché à Marine Le Pen
14:05au Rassemblement National,
14:07alors appelé Front National
14:08et à dix autres cadres.
14:10Le paiement entre 2004 et 2016
14:12de salariés du parti
14:13qui traversaient alors
14:14des difficultés financières
14:15importantes
14:16en raison des mauvais résultats
14:17électoraux
14:18avec de l'argent
14:19du Parlement européen.
14:20La gravité aujourd'hui
14:21des faits reste les mêmes
14:22avec ses réquisitions.
14:23Écoutez,
14:23à la sortie de l'audience,
14:25Maître Patrick Maisonneuve,
14:26c'est l'avocat
14:27du Parlement européen.
14:29On est entièrement d'accord
14:30avec le Parti Général
14:31qui a mis l'accent
14:33sur l'existence
14:34d'un système
14:35depuis de très nombreuses années,
14:37qui a mis Marine Le Pen,
14:39d'abord Jean-Marie Le Pen,
14:40puis Marine Le Pen,
14:41au cœur de ce système,
14:43qui a utilisé des mots
14:44qui sont quand même
14:45très sévères.
14:46À savoir que ce système
14:47a été mis en place
14:48sans scrupules,
14:49sur des montants financiers
14:52importants.
14:52c'est ce que nous avons dit.
14:55Voilà, Maître Patrick Maisonneuve
14:57qui dit en clair
14:58la question de l'exécution
14:59immédiate, provisoire.
15:00Moi, ce n'est pas ma question.
15:01Ce qui importe,
15:02c'est le droit.
15:02Ça rappelle effectivement
15:03Anthony Cortès,
15:05les faits qui restent au cœur
15:06toujours de cette affaire.
15:07Oui, complètement.
15:08Et on parlait
15:08des effets politiques
15:10à redouter
15:11ou à observer
15:12pour le RN.
15:14Moi, je crois
15:14qu'il va falloir juger
15:15sur la longueur.
15:15Je crois que l'opinion
15:16n'a pas encore
15:17totalement considéré,
15:20digéré
15:21et accepté
15:23l'étendue
15:24de ce qui a pu être
15:25reproché au RN.
15:27On l'a davantage vu.
15:28Et la défense
15:30de Marine Le Pen,
15:31même si elle a été
15:32plus molle,
15:33c'est aussi,
15:33d'une certaine façon,
15:34un aveu de culpabilité
15:35parce qu'elle a bien montré
15:36que s'il y avait eu
15:38des licomies,
15:40il n'était pas
15:40totalement volontaire
15:41mais c'est une façon
15:42de reconnaître tout de même
15:43que ce qui a été fait
15:44a été illégal en fait.
15:46Et la plupart des concernés
15:48ont expliqué
15:49que, voilà,
15:51c'était plutôt su.
15:54Je parle encore
15:55de Fernand Lorachnel
15:56mais pour moi,
15:57ça explique bien
15:58à quel point
15:58c'était un système
15:59qui avait été réfléchi
16:00sur le dos des institutions
16:01à partir de fonds publics
16:03et contre, oui,
16:06notre socle républicain.
16:07Et on rappelle
16:08que ce procès en appel,
16:08il se poursuit,
16:09Tam Tranu,
16:10après ses réquisitions,
16:11on peut imaginer
16:11que la stratégie
16:12de Marine Le Pen
16:13va peut-être encore évoluer
16:14dans sa défense.
16:15Je pense qu'elle va
16:18quand même plutôt
16:18rester sur ce qu'elle a pu faire
16:21pour l'instant.
16:22Enfin, je ne suis pas
16:22dans ses conseillers juridiques
16:24mais bon,
16:25on sent qu'effectivement
16:26cette stratégie
16:28un petit peu
16:29où,
16:30ce n'est pas faute à avouer
16:31à moitié pardonner
16:32mais on a un petit peu
16:33évolué,
16:34adouci,
16:35etc.
16:36a peut-être pu porter ses fruits.
16:38Puis moi,
16:38je me posais un peu
16:39une question en fait
16:40sur la façon
16:41dont cette affaire
16:43est reçue par les Français.
16:44est-ce que le côté
16:45Parlement européen
16:47fait que
16:48ça instaure quand même
16:49une certaine distance ?
16:50On a moins
16:51le sentiment
16:52qu'elle escroque tout le monde
16:53même si,
16:54on va quand même le rappeler,
16:54c'est de l'argent public.
16:56Voilà,
16:56c'est quand même vraiment
16:57l'argent de tout le monde
16:58donc c'est notre argent à nous.
17:00Le côté système,
17:02rappelons qu'il y a quand même
17:03eu aussi
17:03le procès
17:04qui a été fait
17:04à François Bayrou
17:05et au Modem.
17:06On avait un peu le sentiment
17:07que,
17:08côté procès d'une époque
17:09ou peut-être
17:10que ce n'était pas
17:11le seul parti
17:11à avoir fait comme ça,
17:13est-ce que tout ça
17:14ne risque pas
17:15d'aller aussi
17:15dans la forme
17:16de relativisation
17:17un peu
17:18de certains
17:18de ces faits
17:19en disant
17:20à cette époque-là
17:21on faisait comme ça,
17:23on pensait
17:23que
17:24faire de la politique,
17:26travailler au Parlement européen
17:27c'était la même chose.
17:29Après,
17:29quand même
17:30une différence
17:30c'est que
17:31ce qu'on a vu
17:33et notamment
17:33en première instance
17:34a été beaucoup montré
17:35c'est qu'on ne parle pas du tout
17:36que d'assistants parlementaires,
17:37c'est aller extrêmement loin
17:39dans le financement
17:39de l'ensemble du système chauffeur
17:41etc.
17:43et de tout ce qu'il y avait
17:45autour,
17:46au service même
17:47de la famille Le Pen.
17:48Christophe Jacubisine.
17:49Vous parliez de la question
17:50c'était
17:50est-ce que ça va changer
17:52la ligne
17:53de défense
17:55ou d'expression
17:55de Marine Le Pen ?
17:56En fait,
17:56je pense que oui
17:57parce que c'est plus compliqué
17:58pour elle que prévu.
18:00Parce qu'elle avait dit
18:01aux journalistes présents
18:02lors du procès
18:03notamment à Valérie de Seineville
18:04notre spécialiste justice
18:06aux échos
18:07qu'en fait
18:08elle voulait savoir.
18:09Soit elle était éligible
18:10soit elle était inéligible
18:11et en fait
18:12quelque part
18:13elle attendait ce procès
18:14pour savoir si
18:14elle devait faire campagne
18:15ou pas.
18:16Le problème
18:17on l'a dit un peu au début
18:18de nos débats
18:19c'est que ça se complique.
18:21Il n'est pas sûr
18:21qu'elle ait une réponse
18:22finalement
18:22lors de la décision
18:24de la Cour d'appel
18:25enfin des juges
18:26de la Cour d'appel
18:28cet été
18:28parce qu'il est possible
18:30que comme vous le disiez
18:30il y ait un trou de souris
18:31dire que peut-être
18:33qu'après mars
18:33elle pourrait finalement
18:34être candidate
18:35peut-être que la Cour de...
18:37Enfin bref
18:37je pense que
18:38je pense qu'elle ne doit pas
18:39être très à l'aise
18:40parce que je pense qu'elle voulait
18:41en tout cas c'est ce qu'elle nous avait dit
18:42elle voulait une réponse
18:43elle voulait savoir
18:44où elle était.
18:44Elle aurait aimé Serge Foubert
18:45avoir des clarifications
18:46finalement ce qu'elle n'aura pas
18:47sans doute avant des mois.
18:49Elle n'aura pas de clarifications
18:50et elle tente
18:51une stratégie de défense
18:53qui consiste à dire
18:54bon d'accord
18:55on a mis la main
18:56dans le pot de confiture
18:56mais on ne savait pas
18:57que c'était interdit.
18:59Ce à quoi l'avocat général
19:00lui a dit
19:00mais attendez
19:01vous êtes avocate
19:02vous êtes juriste
19:03vous moins que personne
19:05vous pouvez soutenir
19:06ce raisonnement
19:07qui est dire
19:07nous on ne savait pas
19:08que c'était interdit.
19:09C'est ça qui coince.
19:11Ce serait
19:12un militant politique
19:14lambda
19:14qui dirait ça
19:15bon on peut dire
19:16après tout
19:17nul n'est censé
19:19ignorer la loi
19:20mais enfin bon
19:20on pouvait penser
19:21que c'était faisable
19:22mais là
19:23elle est avocate
19:24elle le sait
19:24et deuxièmement
19:25tous les éléments
19:27montrent qu'elle était
19:27l'organisatrice
19:29de ce système.
19:31François Beyrou
19:31ce qui lui sort
19:32ce qui le tire d'affaires
19:34c'est que dans le procès
19:35du modem
19:36il n'y a pas
19:37d'élément factuel
19:38l'incriminant directement
19:40donc le tribunal dit
19:42il ne pouvait pas
19:43ne pas être
19:44au courant
19:44d'accord
19:45mais on ne peut pas
19:45condamner les gens
19:46là-dessus
19:46là Marine Le Pen
19:48il y a des éléments
19:49factuels
19:49il y a des courriers
19:50il y a des mails
19:51il y a des témoignages
19:52il y a des gens
19:52donc il y a
19:53vraiment pour elle
19:55ce problème
19:56de dire
19:56oh ben non
19:57je ne savais pas
19:58ce n'est pas crédible
19:59et je ne suis pas sûr
20:01que ce soit récompensé
20:03par la cour d'appel
20:05voilà
20:05alors le seul élément
20:07positif
20:07et je termine là-dessus
20:08c'est Rodolphe Boslu
20:10qui l'a dit
20:10à la fin
20:10de l'audience
20:14aujourd'hui
20:14c'est qu'on a enfin
20:16retiré
20:18l'exécution provisoire
20:19le tribunal de première instance
20:22avait dit
20:22ben
20:23c'est l'exécution provisoire
20:24parce que le fait
20:25qu'elle puisse être candidate
20:26à la fonction
20:27de président
20:29en soi
20:30c'est déjà un trouble
20:31à l'ordre public
20:31c'est pour ça
20:32qu'il faut l'exécution provisoire
20:33ce qui est totalement
20:34ahurissant
20:35comme raisonnement
20:36ça a été retiré
20:38voilà pourquoi
20:38il n'y a pas
20:39d'exécution provisoire
20:40et je pense aussi
20:41que la cour d'appel
20:42s'est dit
20:42ce truc-là
20:44c'est quand même
20:44très compliqué
20:45on n'a pas envie
20:45de porter la responsabilité
20:47donc confions ça
20:48au degré suprême
20:50de l'ordre judiciaire
20:51c'est-à-dire
20:51la cour de cassation
20:52quand la cour de cassation
20:54dira
20:54ben c'est mal jugé
20:55ou c'est bien jugé
20:56c'est eux qui porteront
20:58la responsabilité
20:58pour l'histoire
20:59d'avoir
21:00invalidé ou pas
21:01un candidat
21:02à la présidence de la République
21:03ce ne sera pas
21:04la cour d'appel
21:04et je pense que
21:06c'est une stratégie
21:07de prudence
21:08sans exécution provisoire
21:09ce n'est pas plus simple
21:10c'est quand même
21:11ce qu'on a compris
21:11depuis le début de ce débat
21:12on n'y voit pas plus clair
21:14on a réussi quand même
21:15à en parler dans les minutes
21:155 ans d'illégibilité
21:17on le rappelle
21:18requis à l'encontre
21:19de Marine Le Pen
21:20mais sans exécution immédiate
21:21c'est important
21:22ce ne sont
21:22on le redit encore une fois
21:23que des réquisitions
21:244 ans de prison
21:25dont un ferme
21:26la possibilité
21:27d'aménagement
21:27de cette peine
21:28sous bracelet électronique
21:29ainsi que
21:30100 000 euros d'amende
21:31on y revient bien sûr
21:32tout au long de cette soirée
21:34sur France Info
21:35partons maintenant
21:36à présent dans les informés
21:37dans le Var
21:38à Sanary-sur-Mer
21:39où une professeure
21:40d'art plastique
21:41de 60 ans
21:41a été poignardée
21:43en début d'après-midi
21:43par l'un de ses élèves
21:45de classe de 3ème
21:46l'enseignante
21:47grièvement blessée
21:48a été opérée
21:48l'élève lui est en garde à vue
21:49le procureur
21:50de la République de Toulon
21:51Raphaël Ballant
21:52s'est exprimé
21:53depuis le collège
21:54où a eu lieu l'attaque
21:5514h et des poussières
21:57ils sont en salle de classe
21:58il y a 22 enfants
21:59dans la classe
22:00l'enfant
22:01et c'est ça
22:01qu'ils sont en train de vérifier
22:02à un moment donné
22:03dans quelles circonstances précises
22:05donne ses coups de couteau
22:06à cette professeure
22:07entre 3 et 4 coups de couteau
22:08elle est blessée au torse
22:10à 3 reprises
22:10et donc
22:11il s'enfuit de la classe
22:13il est appréhendé
22:14par un personnel
22:15de l'éducation nationale
22:16dans la cour
22:17il se laisse faire
22:18sans difficulté
22:19les policiers arrivent
22:20d'abord la police municipale
22:21puis la police nationale
22:22et donc il a appréhendé
22:24pendant ce temps
22:24les secours arrivent
22:25pour s'occuper
22:27de la professeure
22:28le procureur de la République
22:29de Toulon
22:30qui précise aussi
22:30qu'aucun motif religieux
22:32ou politique
22:32n'a été retenu
22:34bonsoir Bruno Bobkiewicz
22:35bonsoir
22:36président du syndicat national
22:38des personnels
22:39de direction
22:39de l'éducation nationale
22:40vous êtes vous-même
22:41proviseur
22:42merci d'être avec nous
22:43sur France Info
22:44quelle réponse
22:45quelle solution
22:46on peut apporter
22:47face à ce nouveau drame
22:48c'est une réponse
22:50bien complexe
22:51on a à la fois
22:53à regarder
22:54comme l'a fait
22:55l'éducation nationale
22:56et les collectivités
22:57depuis maintenant
22:57plusieurs années
22:58du côté de la sécurisation
23:00quand c'est nécessaire
23:01je ne crois pas
23:02que ce soit le cas
23:03de cette situation
23:04mais c'est un sujet
23:05qui peut se poser
23:06et qui sera certainement
23:07utilisé par les uns
23:09et les autres
23:10et puis il y a la question
23:11évidemment
23:12de la prise en charge
23:14de ces élèves
23:15parfois
23:16qui posent
23:17des difficultés
23:18importantes
23:19de comportement
23:20parfois
23:20qui ont des difficultés
23:22psychologiques
23:23et on voit bien
23:24que sur les
23:25différentes situations
23:26qu'on a pu
23:27avoir à gérer
23:28extrêmement graves
23:29qui se sont répétées
23:30je pense à l'affaire
23:31de Nantes
23:31il n'y a pas très longtemps
23:32ou celle
23:34de Strasbourg
23:35on voit bien
23:37qu'on a
23:38une difficulté
23:39d'identification
23:40et notamment
23:41d'identification
23:42des signaux faibles
23:43qui pourraient amener
23:45à ce type
23:45de drame
23:46et là on a un sujet
23:48sur la présence
23:50de personnel
23:50notamment
23:51psychologue
23:52dans les établissements
23:53entre autres
23:53Bruno Bobkiewicz
23:54vous restez avec nous
23:56bien évidemment
23:56Anthony Cortez
23:57l'encadrement
23:58le personnel
23:59éducatif
24:00cela fait partie
24:01du problème
24:02et des solutions
24:02aussi qu'on pourrait apporter
24:03face à ce genre de
24:04ça fait partie du problème
24:05c'est vrai que
24:06avant de réfléchir
24:07aux solutions
24:08j'imagine bien
24:09les débats
24:10qu'on va avoir
24:10dans les jours prochains
24:11en particulier
24:11sécuritaires
24:12je pense
24:12on va revoir
24:13on va avoir
24:15des débats
24:15sur les portiques
24:16etc
24:16moi je pense
24:17qu'il faut avoir
24:17un débat
24:17sur la santé mentale
24:18parce que ça dit
24:19beaucoup de choses
24:20d'une société
24:21absolument malade
24:22parce qu'on ne sait pas
24:23énormément de choses
24:24évidemment
24:25sur le profil
24:26tout ce qu'on sait
24:27c'est qu'il n'est pas
24:28connu au pénal
24:28mais avait des problématiques
24:29familiales
24:30ça dit quelque chose
24:31d'une société malade
24:32dans les familles
24:33parce qu'on peut rappeler
24:35des chiffres
24:35les violences intrafamiliales
24:37qu'elles soient physiques
24:38morales ou sexuelles
24:39sont en hausse
24:39chaque année
24:40le dernier décompte
24:41fait état de plus 16%
24:42en non seulement une année
24:43c'est une société malade
24:44dans les écoles aussi
24:4546% des élèves
24:47disent avoir été victimes
24:48d'au moins une violence
24:49répétée dans l'année scolaire
24:50et ça dit aussi
24:51quelque chose
24:51d'une société malade
24:53évidemment
24:53dans les têtes
24:54je rappelle une dernière donnée
24:56mais 13% des enfants
24:57de 6 à 11 ans
24:58présentent au moins
24:58un trouble mental
25:00et plus de 936 000 jeunes
25:03c'est énorme
25:04ont bénéficié
25:04au moins d'un remboursement
25:05de psychotropes
25:07en 2023
25:07c'est le dernier décompte
25:08donc je pense que
25:09si on débat
25:11de ces questions-là
25:13dans les jours prochains
25:13il va falloir se poser
25:14la question de
25:15comment se porte
25:16notre société
25:16et nos jeunes en particulier
25:18Bruno Bobkiewicz
25:19vous l'avoyez
25:20cette fragilité
25:22de la santé mentale
25:23augmenter
25:24cette problématique
25:25augmenter
25:25chez les jeunes
25:26dans votre lycée
25:28oui je pense que
25:28c'est assez clair
25:29plus généralement
25:30au-delà de mon établissement
25:31c'est-à-dire qu'on est nombreux
25:33à identifier
25:34cette problématique
25:35et partager les chiffres
25:37qui viennent d'être
25:38donnés à l'instant
25:39la question
25:41c'est quelle réponse
25:42globalement
25:43on doit porter
25:44au sein de l'éducation nationale
25:45mais aussi
25:46à l'extérieur
25:47c'est pas un plan santé mentale
25:49qui va résoudre
25:51le sujet
25:51c'est pas la définition
25:52d'un référent santé mentale
25:54dans les établissements
25:55c'est la mise à disposition
25:56de personnels compétents
25:58c'est la question
25:59effectivement
25:59de la prise en charge
26:01de ces jeunes
26:01en amont
26:03de toute difficulté
26:04dès que des signaux
26:05apparaissent
26:06mais oui on a
26:07de ce point de vue
26:08une aggravation
26:08de la situation
26:09une dégradation
26:10je sais pas
26:12s'il faut dire
26:12depuis le Covid
26:13mais en tout cas
26:13on a une accélération
26:15assez nette
26:16depuis ce moment
26:17Serge Faubert
26:18il faut pouvoir écouter
26:19ces jeunes
26:19il faut pouvoir aussi
26:20identifier
26:21quand cela ne va pas
26:22et en amont
26:22avant que ce genre
26:24d'actes arrive
26:24oui bien sûr
26:25mais ça pose
26:26la question des moyens
26:27et on sort
26:29d'une discussion
26:30budgétaire
26:31où on s'aperçoit
26:32que de toute manière
26:32rien n'est prévu
26:34pour augmenter
26:34les moyens
26:35qui permettraient
26:37d'améliorer
26:38la santé mentale
26:38du pays
26:39en général
26:39et particulièrement
26:41de nos jeunes
26:42donc
26:43j'ai bien peur
26:44qu'on substitue
26:46un débat sécuritaire
26:47qui à mon avis
26:48est étonné
26:49dans ce contexte
26:50mais qui permettra
26:51à certains politiques
26:52de prospérer
26:52en disant
26:53si on met des portiques
26:54si on met plus de bleu
26:55à l'entrée des lycées
26:56ça ira beaucoup mieux
26:57je ne crois pas
26:58c'est une question
26:59de capacité d'accueil
27:01et de prise en charge
27:02de ces jeunes
27:02à un moment
27:03de leur vie
27:04où on sait
27:05qu'on est particulièrement
27:06instable
27:06ou en tout cas
27:07dans une situation
27:08de fragilité
27:09mais ça
27:10je n'ai pas entendu
27:12au moment du débat budgétaire
27:13quelqu'un
27:13se positionner là-dessus
27:16et on va poursuivre
27:17le débat
27:17dans un instant
27:18les informer
27:19la seconde partie
27:20tout de suite
27:21après
27:21l'info 20h et 31 minutes
27:23sur France Info
27:23Emmanuel Langlois
27:29elles étaient particulièrement
27:31attendues
27:31les réquisitions
27:33sont tombées
27:33en fin d'après-midi
27:34dans le procès
27:34en appel de Marine Le Pen
27:36dans l'affaire
27:36des assistants parlementaires
27:38du FN
27:39aujourd'hui
27:39le Rassemblement National
27:40une peine
27:41d'un an de prison ferme
27:42cinq ans d'inéligibilité
27:44demandée par les deux
27:45avocats généraux
27:46mais sans exécution
27:47provisoire
27:48ce qui aurait empêché
27:48la chef de file
27:50des députés RN
27:51de se présenter
27:52à la présidentielle
27:53de l'an prochain
27:53la décision
27:54de la cour d'appel
27:55est attendue
27:56d'ici cet été
27:57dans le Var
27:58le procureur de Toulon
27:59assure qu'il n'y a pas
28:00de connotation religieuse
28:01ou politique
28:02à ce stade
28:03en tout cas
28:03après l'agression
28:04d'une professeure
28:05d'art plastique
28:06âgée de 60 ans
28:07en plein cours
28:07dans un collège
28:08de Sanary-sur-Mer
28:09un élève de 14 ans
28:11lui a donné
28:113 ou 4 coups de couteau
28:13avant de tenter
28:13de prendre la fuite
28:14et d'être arrêté
28:15il a été placé
28:16en garde à vue
28:17le pronostic vital
28:18de l'enseignante
28:19est toujours engagé
28:20ce soir
28:20d'après le procureur
28:21des tensions
28:22étaient apparus
28:23ces derniers temps
28:24entre l'élève
28:25et la professeure
28:26d'art plastique
28:2710 hommes ont été
28:28mis en examen
28:29dans le cadre
28:29d'une enquête
28:30ouverte après
28:31des viols
28:32et agressions sexuelles
28:33sous soumission chimique
28:34commis sur un enfant
28:36de 5 ans
28:36c'était lors
28:37d'une soirée
28:37à Lille
28:38il y a tout juste
28:38un an
28:39d'après le parquet
28:40le garçonné
28:40aurait été mis en relation
28:42par son propre père
28:43avec des hommes
28:44et aurait subi
28:45lors de cette soirée
28:46des violences sexuelles
28:47aggravées par l'utilisation
28:48de substances chimiques
28:50donc
28:50les données personnelles
28:52de nombreux députés
28:53diffusées
28:54sur les réseaux sociaux
28:55alertent ce mardi
28:56de la présidente
28:57de l'Assemblée
28:58Yaël Braun-Pivet
28:59une enquête interne
29:00a été diligentée
29:01et les faits signalés
29:02au parquet
29:03de Paris
29:04à l'étranger
29:05la Russie reprend
29:06ses frappes massives
29:07sur l'Ukraine
29:08avant des discussions
29:09diplomatiques
29:11Moscou a lancé
29:11la nuit dernière
29:12sa plus puissante
29:13attaque de drones
29:14et de missiles
29:14sur le pays
29:16depuis le début
29:16de cette année
29:17laissant des centaines
29:18de milliers de personnes
29:19sans chauffage
29:20par des températures
29:21glaciales
29:22les négociations
29:23destinées à tenter
29:24de mettre fin
29:25à 4 ans de guerre
29:25en Ukraine
29:26reprennent elles
29:28demain mercredi
29:29à Abu Dhabi
29:30France Info
29:3320h
29:3521h
29:36France Info
29:37les informer
29:38Victor Maté
29:39avec ce soir
29:40dans le studio
29:41de France Info
29:42Tam Tranhui
29:43directrice adjointe
29:44de la rédaction
29:44de Public Sénat
29:45Anthony Cortez
29:46journaliste politique
29:47à l'humanité
29:48Christophe Jacubi
29:49directeur de la rédaction
29:51des échos
29:51et Serge Faubert
29:52directeur de la rédaction
29:53de Pure Politique
29:55toujours avec nous en ligne
29:56également Bruno Bopskiewicz
29:58président du syndicat national
29:59des personnels
30:00de l'éducation nationale
30:01et proviseur
30:03nous parlions
30:04de cette enseignante
30:05poignardée aujourd'hui
30:06à Sanary-sur-Mer
30:07dans le département
30:08du Var
30:09par un collégien
30:10de classe de 3ème
30:12on se souvient
30:12Tam Tranhui
30:13qu'après la mort
30:15d'une assistante
30:16d'éducation
30:17à nos gens
30:18en Haute-Marne
30:19au mois de juin dernier
30:20François Bayrou
30:21qui était alors
30:22Premier ministre
30:22avait dans l'immédiat
30:24annoncé
30:24la fin
30:25de la vente
30:26de la possibilité
30:26de vendre
30:27des couteaux
30:28à des mineurs
30:29cela paraissait être
30:29une mesure d'urgence
30:30sur le moment
30:31on voit que cela ne résout rien
30:32oui ben je pense que
30:33déjà tout le monde avait dit
30:34il suffisait de prendre
30:35n'importe quel couteau
30:36dans sa cuisine
30:37tout cela ne résout pas
30:38grand chose
30:39et c'est vrai que ça fait partie
30:40un petit peu
30:40de la chorégraphie politique
30:42que l'on voit
30:43lorsque malheureusement
30:44il y a quand même
30:44une triste litanie
30:45de faits de ce type
30:47que l'on a vécu
30:48ces derniers mois
30:49vous avez cité nos gens
30:50il y a eu
30:51Vendôme
30:52il y avait eu
30:52cette rixe
30:53de lycéens
30:54en Essonne
30:55on a parlé de Strasbourg
30:57tout à l'heure
30:57et effectivement
30:58l'espèce de réflexe politique
31:00qu'il y a dans ce moment-là
31:01je me rappelle de cette séquence
31:02dans l'hémicycle
31:02où François Bayrou
31:04effectivement a annoncé
31:05une interdiction
31:06effective
31:06de certains couteaux
31:08certains couteaux
31:08voilà
31:08en vente aux mineurs
31:12durcir la réglementation
31:13installation
31:15de portiques
31:16et tout ça
31:17ce sont franchement
31:18des solutions
31:18qu'on voit revenir
31:19hyper fréquemment
31:20dans le débat politique
31:22on a eu des propositions
31:24comme la vidéosurveillance
31:25dans les établissements scolaires
31:27rapport de Naïma Mouchou
31:28devenue désormais ministre
31:30lorsqu'elle était vice-présidente
31:31de l'Assemblée nationale
31:32l'année dernière
31:33c'était après la mort
31:34d'une lycéenne
31:35de 15 ans
31:35et il y a eu
31:37l'adoption l'année dernière
31:38d'une proposition
31:40de loi
31:41issue du Sénat
31:43pour renforcer
31:43la protection
31:44du personnel
31:45dans les écoles
31:46avec la possibilité
31:47notamment de fouilles
31:47des sacs
31:48voilà
31:48fouilles des sacs
31:49automaticité
31:50de la protection
31:50fonctionnelle
31:52moyen de rendre
31:53plus systématiques
31:54les dépôts de plaintes
31:55donc on voit
31:56qu'il y a des propositions
31:57qui sont faites
31:58au niveau législatif
31:59il y a une partie
31:59du débat politique
32:00qui est un peu
32:00toujours le même
32:01et puis il y a ce sujet
32:02de fond
32:03que l'on a évoqué
32:04largement depuis le début
32:05de ce débat
32:06celui de la santé mentale
32:08et puis plus largement
32:08mais pourquoi
32:09lorsque les jeunes
32:11ont aujourd'hui
32:11des problèmes
32:12de santé mentale
32:13et ont évidemment
32:14que c'est lié
32:14ils vont partir
32:15avec un couteau
32:17sur eux
32:18dans un collège
32:19enfin voilà
32:19le sujet de fond
32:21il est là
32:22et c'est sûr
32:23qu'on en a
32:24on a vu
32:25très peu de moyens
32:25débloqués
32:26au niveau budgétaire
32:27le sujet de la santé mentale
32:28ça a été très souvent
32:29une cause nationale
32:31etc
32:31on en parle beaucoup
32:32ça fait partie du slogan
32:33mais malheureusement
32:34très peu d'actes
32:35Bruno Bopiewicz
32:36plus de 10 millions
32:37d'élèves en France
32:38on entend souvent
32:39cette phrase
32:39impossible de mettre
32:40un policier
32:42derrière chaque élève
32:43comment on fait
32:44pour être sûr
32:45ou pour s'assurer
32:46au maximum
32:47que des élèves
32:48n'emmènent pas
32:48de couteau
32:49dans leurs affaires
32:50quand ils viennent
32:50au collège
32:51ou au lycée
32:52il y a un certain nombre
32:54d'initiatives
32:54qui ont été développées
32:55à l'instant
32:56qui ont été réellement
32:57mises en oeuvre
32:57donc vous avez par exemple
32:59le plan couteau
33:00qui a été développé
33:03vous avez aux abords
33:04des établissements
33:05de façon récurrente
33:06des contrôles
33:07et des fouilles
33:08organisées par les services
33:10de police
33:10donc ça c'est un
33:11c'est une
33:12une action récente
33:14donc le risque zéro
33:16n'existera jamais
33:17si le couteau
33:20n'avait pas été présent
33:21dans la salle
33:21d'art plastique
33:22en l'occurrence
33:23ça aurait pu se faire
33:24avec une paire de ciseaux
33:26par exemple
33:26donc la situation
33:29zéro risque
33:30n'existe pas
33:31néanmoins
33:31on doit effectivement
33:32avancer sur ces questions
33:34je pense que des choses
33:34ont été mises en place
33:35y compris sur la sécurisation
33:37des établissements
33:38aucun sujet
33:39n'est à
33:40n'est à
33:42éviter
33:43par principe
33:44mais il ne faut pas tomber
33:46dans les
33:46dans les caricatures
33:48stériles
33:48du tout sécuritaire
33:49par exemple
33:50et je redis
33:51la question de la santé mentale
33:53la question de l'accompagnement
33:55des élèves en difficulté
33:56d'un point de vue
33:57comportemental
33:58ou plus généralement
33:59d'un point de vue
33:59psychologique
34:00ou psychiatrique
34:01doit être un sujet
34:02davantage traité
34:03ça ne le passe suffisamment
34:04sérieusement aujourd'hui
34:05Christophe Jacobizine
34:06on voit à chaque fois
34:08que ce genre de drame
34:08arrive une sorte
34:09d'impuissance
34:10finalement face
34:11à ces événements
34:12on évoquait
34:13la question par exemple
34:14des portiques de sécurité
34:15qui semble être
34:16une solution de facilité
34:17qui revient
34:18sur la table
34:18à chaque fois
34:19on voit bien
34:20les deux sujets
34:20effectivement
34:20celui de la sécurisation
34:22des lieux scolaires
34:23et celui aussi
34:23de la santé mentale
34:24mais c'est difficile
34:25de parler d'un cas
34:26on n'a pas encore
34:26tous les détails
34:27mais d'après ce qu'on a
34:28compris quand même
34:28cet enfant était déjà
34:30suivi par les services sociaux
34:32notamment sa famille
34:33c'était sa famille
34:33qui était considérée
34:34comme défaillante
34:35mais il n'avait pas été
34:35placé par la DAS
34:37dans une famille d'accueil
34:38mais il y avait apparemment
34:39un soutien familial
34:40donc là il y a aussi
34:42enfin je ne sais pas
34:43c'est ce que j'ai compris
34:45de l'histoire
34:46mais il faudra en savoir
34:47un peu plus
34:48mais on a l'impression
34:49pour l'instant
34:49sur ce drame
34:51que beaucoup de choses
34:53avaient été mises en place
34:54et donc effectivement
34:56après jusqu'où il faut aller
34:57dans la surenchère sécuritaire
34:59jusqu'où il faut aller
35:00dans la surenchère
35:00mais en l'occurrence
35:01il était identifié
35:03sa famille était suivie
35:06donc voilà
35:07pardon de poser ces questions
35:09un peu
35:09qu'est-ce qu'on pouvait faire
35:11de plus sur lequel espèce
35:12je ne sais pas
35:13Anthony Cortez
35:13oui puis vous parliez d'impuissance
35:15pour moi ce n'est pas vraiment
35:15de l'impuissance
35:16c'est plutôt
35:16un refus de prendre le sujet
35:19comme il le faudrait
35:19on ne le prend pas forcément
35:20dans le bon sens
35:21dans le bon sens
35:22pardon ça a été un petit peu dit
35:23tout à l'heure
35:23sur les questions budgétaires
35:24mais la question c'est
35:25veut-on faire de l'éducation nationale
35:27une priorité absolue
35:28et si la réponse est oui
35:30comme ça a pu être affirmée
35:31mais pour arrêter
35:32il paraît toujours de moyens
35:32là en l'occurrence
35:33c'est une classe de 22 élèves
35:34ce n'est pas une classe en surnombre
35:36c'est une famille
35:37qui est suivie
35:38par les services sociaux
35:38c'est pas en étant
35:40des professeurs supplémentaires
35:41que vous auriez évité ce drame
35:43enfin voilà
35:44la question
35:45j'entends beaucoup
35:45les syndicats dire ça
35:46toute la journée
35:46sur des moyens
35:47je ne suis pas sûr
35:49que là ce soit le cas
35:50oui mais vous les entendez
35:51vous les entendez
35:52mais est-ce que vous les écoutez
35:53vraiment
35:53parce qu'en fait
35:53la question qu'il faut se poser
35:55c'est pourquoi
35:56on atteint un tel niveau
35:57de mal-être
35:58dans les rangs des élèves
35:59pourquoi les enseignants
36:00sont face à des classes
36:01surchargées
36:01peut-être que ça a mis défaillant
36:01je ne sais pas
36:04ça peut être aussi la faute
36:05individuelle
36:06bien sûr
36:07il faut avoir une analyse
36:08sur le plan individuel
36:10et aussi sur le plan structurel
36:11mais sur le plan structurel
36:12il faut aussi se poser la question
36:13de pourquoi on a voulu
36:15supprimer 4000 postes d'enseignants
36:16alors qu'on aurait pu profiter
36:17justement de la baisse démographique
36:19pour améliorer la qualité
36:20du suivi des élèves
36:22ça ne me paraît pas
36:23dans ce cas précis
36:25Serge Faubert
36:25un point quand même
36:27sur les couteaux
36:28bon alors d'abord
36:29un vulgaire opinel
36:31de camping
36:32bien manié
36:34c'est une arme
36:34qui peut tuer
36:35c'est pas en interdisant
36:38certains couteaux
36:39que ça va résoudre le problème
36:40n'importe quel couteau
36:41y compris
36:42le petit canif
36:44bien manié
36:45peut tuer quelqu'un
36:45ça c'est le premier point
36:46mais le deuxième point
36:47c'est que
36:48ces agressions
36:49avec un couteau
36:51génèrent
36:52chez les potentielles victimes
36:54on va prendre aussi
36:56un couteau
36:57pour se défendre
36:58au cas où on est agressé
36:59ce qui est en train
37:00de s'installer quand même
37:01dans un certain nombre
37:02d'établissements scolaires
37:03c'est la nécessité
37:05de recourir à une arme
37:06pour se défendre
37:07d'un éventuel agresseur
37:09et d'être à la hauteur
37:10de la menace
37:11c'est-à-dire
37:11il a un couteau
37:12donc je vais me procurer
37:13un couteau
37:14parce que je serai pas
37:15j'ai pas envie
37:16de me faire planter
37:17en sortant de ma classe
37:19et ça
37:20c'est une spirale
37:21qu'il faut immédiatement
37:22casser
37:23donc les contrôles
37:24à l'entrée
37:24des établissements scolaires
37:27par des policiers
37:28ça me semble judicieux
37:29pardon
37:29mais je pense
37:30qu'effectivement
37:31ça peut dissuader
37:32ça peut faire redescendre
37:34cette tension meurtrière
37:35vous confirmez
37:36cette spirale
37:36Bruno Bobkiewicz ?
37:39oui je pense
37:39qu'effectivement
37:39il peut y avoir
37:40une difficulté
37:41de cette nature-là
37:42et je pense que
37:42le contrôle systématique
37:45type portique
37:46n'est pas possible
37:47par contre
37:48l'insécurisation
37:49de la situation
37:50et des jeunes
37:51qui porteraient un couteau
37:52à travers des contrôles
37:53inopinés
37:54aux abords
37:54des établissements
37:55est une solution
37:56intéressante
37:57qui encore une fois
37:58s'est mise en oeuvre
37:58et doit se poursuivre
38:00voire s'intensifier
38:01Oui on a un certain
38:02nombre de chiffres
38:03il y avait eu
38:03186 couteaux trouvés
38:05entre le 26 mars
38:06et le 23 mai 2025
38:07lors de 6000 fouilles
38:09inopinées
38:10il y avait eu
38:10567 conseils de discipline
38:12pour détention de couteaux
38:13en tout cas
38:14ces opérations
38:15on voit
38:15qu'on a été capable
38:17de les mettre en place
38:18maintenant
38:19on imagine bien
38:20qu'effectivement
38:21les gendarmes
38:23et la police
38:23ne peuvent pas
38:23non plus
38:24passer leur temps
38:26à faire ce type
38:26de contrôle
38:27rappelons aussi
38:28que ce qui s'était passé
38:29à nos gens
38:30lorsque le collégien
38:32avait poignardé
38:33la surveillante
38:34c'est au moment
38:35où il y avait justement
38:35un contrôle inopiné
38:37des sacs
38:37par la gendarmerie
38:39et c'est vrai
38:39qu'on peut quand même
38:41se questionner
38:42sur quasiment
38:43presque une vogue
38:45une habitude
38:46quand même
38:46de prendre un couteau
38:47dans un établissement
38:49à la fois alimenté
38:50par des climats
38:51où vous pouvez avoir
38:52des rixes
38:52une certaine mode
38:54du couteau
38:55sur les réseaux sociaux
38:56etc.
38:57il y a aussi ça
38:59qui interroge
39:00c'est quand même
39:00un mode opératoire
39:01où en plus
39:02chaque action
39:04ainsi médiatisée
39:06peut aussi
39:07être une source
39:08d'inspiration
39:09pour des jeunes
39:10et voilà
39:10sur cet effet
39:11quand même
39:11boule de neige
39:12qui existe aujourd'hui
39:13et cette enseignante
39:14de 60 ans
39:14a toujours
39:15son pronostic
39:16vital engagé
39:17ce soir
39:18elle a donc
39:18été poignardée
39:19par un élève
39:20de troisième
39:21cet après-midi
39:22dans un collège
39:22de Sanary
39:23sur mer
39:24dans le département
39:25du Var
39:26merci Bruno Bobkiewicz
39:27d'avoir été avec nous
39:28dans les informés
39:29proviseurs et président
39:30du syndicat national
39:31des personnels
39:32de direction
39:33de l'éducation nationale
39:35nous parlions
39:36tout à l'heure
39:36de Marine Le Pen
39:37le nom de la chef
39:38de file des députés RN
39:39tout comme celui
39:40d'Emmanuel Macron
39:41d'ailleurs apparaît
39:42au sein des 3 millions
39:44de documents
39:44de l'affaire Epstein
39:45mais sans lien direct
39:46avec le milliardaire
39:47au cœur d'un tentaculaire
39:49réseau pédophile
39:49et qui s'est donné
39:50la mort en prison
39:51en 2019
39:52d'autres personnalités
39:53françaises sont mentionnées
39:54avec cette fois
39:55des liens directs
39:56l'ancien ministre
39:56Jack Lang
39:57sa fille Caroline
39:58qui avait fondé
39:59une société offshore
40:00avec Jeffrey Epstein
40:02Jean-Luc Brunel
40:03son nom revient
40:03très régulièrement
40:04ce patron
40:04d'une agence de mannequins
40:06il y en a encore d'autres
40:07aujourd'hui
40:08la France Insoumise
40:09propose la création
40:10d'une commission
40:11d'enquête transpartisane
40:12sur cette affaire
40:13Epstein
40:14elle doit permettre
40:14d'étudier
40:15dit le député
40:15LFI Antoine Léaumant
40:17ce qui peut relever
40:18du champ politique
40:19du champ de l'ingérence
40:20du champ des financements
40:21des partis politiques
40:22dans ce dossier
40:23c'est nécessaire
40:23selon vous
40:24Anthony Cortez
40:25de créer cette commission
40:26d'enquête ?
40:27Oui ce serait
40:27particulièrement pertinent
40:29pour faire un petit peu
40:29la lumière
40:30c'est vrai que là
40:30on se perd un petit peu
40:31au milieu des informations
40:32des documents
40:33on a du mal
40:35à y apporter du sens
40:36il y a aussi
40:36certaines tentatives
40:38pardon
40:38d'amener une certaine
40:39désinformation
40:40avec certaines théories
40:41complotistes etc
40:42donc oui
40:43ça pourrait être intéressant
40:45en revanche
40:45quand vous disiez
40:46que pour le RN
40:47il n'y avait pas
40:47de lien direct
40:48il y a quand même
40:48des éléments
40:49qui sont particulièrement
40:49troublants
40:50il y a notamment
40:51une rencontre
40:51entre Bannon
40:53qui était
40:54un proche conseiller
40:57de Donald Trump
40:58un peu proche
40:58d'Epstein
40:58notamment
40:59avec Louis Alliot
41:01par exemple
41:02et un journaliste
41:03conseiller
41:04d'Epstein
41:05dont j'ai oublié le nom
41:06pour essayer
41:07de trouver des financements
41:08justement au moment
41:09où le RN est en difficulté
41:10peine à rembourser
41:12ses prêts russes
41:13donc voilà
41:14là aussi
41:15c'est des liens
41:17qui mériteraient
41:18une certaine lumière
41:19alors pourquoi pas
41:20oui
41:20une commission d'enquête
41:21ce serait pertinent
41:22le député insoumis
41:23Antoine Léoman
41:24qui pointe
41:25des dangers
41:26c'est ce qu'il dit
41:26après ses révélations
41:27le premier danger
41:28serait celui
41:30du silence
41:31qui alimente
41:31les théories
41:32du complot
41:33Serge Robert
41:33je crois
41:34pour avoir un peu
41:36parcouru
41:37rapidement
41:37Twitter
41:39pardon
41:40X
41:41et la plupart
41:43des réseaux sociaux
41:44on voit
41:45une espèce
41:46d'embellie
41:47dans les sites
41:49réputés complotistes
41:50qui disent
41:51vous voyez
41:51on vous l'avait bien dit
41:52enfin
41:53il y a la consécration
41:54et on fait
41:55une grande salade
41:56
41:56la mention
41:58d'un nom
41:59est immédiatement
42:00assimilée
42:01à la pédocriminalité
42:03or
42:04on peut très bien
42:05apparaître
42:05dans les documents
42:06d'Epstein
42:06sans
42:07que le sexe
42:09soit lié
42:10de quelque manière
42:12que ce soit
42:12sans activité criminelle
42:14Bruno Le Maire
42:16est nommé là-dedans
42:16il n'est pas
42:17pour vous donner un exemple
42:18sur France Info
42:19cet après-midi
42:20un journaliste
42:20du magazine
42:22du Nouvel Obs
42:23s'exprimait
42:24pour témoigner
42:24qu'il avait été
42:25justement lui cité
42:26dans tous ses documents
42:27simplement
42:28parce que l'un de ses articles
42:29avait été
42:29transmis à Jeffrey Epstein
42:31et que du coup
42:31son nom apparaissait
42:32finalement
42:33mais que lui
42:33ne l'avait bien évidemment
42:34jamais rencontré
42:35mais je pense justement
42:36que la commission d'enquête
42:37alors
42:38elle aura
42:40elle a six mois
42:41pour examiner
42:423 millions et demi
42:43de documents
42:44bon
42:44connaissant les capacités
42:46du palais Bourbon
42:47les administrateurs
42:49sont très compétents
42:49mais enfin quand même
42:50il va falloir beaucoup de monde
42:51pour arriver à passer ça
42:52à la moulinette
42:53mais je pense que
42:54ce sera bien au moins
42:55pour éviter
42:56cette espèce
42:56d'affabulation
42:58qui va submerger
42:59la scène médiatique
43:01pendant quelques semaines
43:02où on va
43:03voir des pédocriminels
43:05partout
43:06on va salir
43:07des réputations
43:08et on va avoir
43:09finalement
43:10une grosse bouse
43:12se déverser
43:14sur un certain
43:16nombre de personnalités
43:17qui ne le méritent pas
43:18qui ne le méritent pas
43:20d'ailleurs on peut penser
43:22qu'ainsi sortir
43:23cette quantité
43:24de documents
43:25c'est quand même
43:25une forme de manœuvre
43:26de diversion
43:27on a entretenu
43:29pendant des mois
43:30effectivement
43:30l'idée
43:31d'un vaste complot
43:33on voit
43:33en plus des photos
43:34qui sont cachées
43:35des noms
43:35des textes
43:35parfois aussi
43:36qui sont illisibles
43:37oui
43:37et du coup
43:38on se dit que
43:39là sans doute
43:40les autorités américaines
43:42on a eu tout le débat
43:43sur faut-il
43:44tout sortir
43:45ou pas tout sortir
43:46finalement
43:46ont choisi
43:47d'un petit peu
43:48de noyer le public
43:50sous cette masse
43:51d'informations
43:52et aussi
43:54afin de faire en sorte
43:55que la Maison Blanche
43:56et Donald Trump
43:57qui est quand même
43:58aussi au cœur
44:00de ces histoires
44:01puissent profiter
44:03un petit peu
44:03de cette manœuvre
44:04de diversion
44:05ce qui est vrai
44:06c'est que
44:07malgré tout
44:08ces documents
44:10donnent l'impression
44:12donnent le récit
44:13d'une élite
44:13quand même
44:14où tout le monde
44:16se donne la main
44:17dans l'ensemble
44:18un peu du monde
44:19avec des ramifications
44:20immenses
44:20des Etats-Unis
44:21pour revenir
44:22à ce premier sujet
44:23effectivement
44:24il passait
44:24beaucoup de temps
44:25en France
44:25la Norvège
44:26oui la France
44:27effectivement
44:28Jack Lang
44:29sa fille
44:30Caroline Lang
44:31on a vu
44:31toutes les affaires
44:32on a même vu
44:32Bruno Le Maire
44:33qui est atterrissé
44:34mais justement
44:34typiquement
44:35le cas de Bruno Le Maire
44:36on voit son nom
44:37qui est cité
44:38puis on comprend
44:39qu'il a été invité
44:40à New York
44:42en 2013
44:42une invitation
44:43orchestrée par un conseiller
44:44de Nicolas Sarkozy
44:45qu'apparemment
44:46ce que dirait
44:47en tout cas
44:47nos confrères de Politico
44:48c'est que Bruno Le Maire
44:49lorsqu'il a compris
44:50face à qui il était
44:51ne l'avait même pas rencontré
44:53donc bon
44:54voilà
44:55typiquement
44:56c'est un peu l'histoire
44:57de vous avez
44:57vous avez des noms
45:00il va falloir creuser
45:00sur chaque nom
45:02exactement
45:03pourquoi il apparaît
45:03ce qui s'est passé
45:04etc
45:04ce qui est aussi grave
45:05dans l'histoire
45:06de la fuite
45:06de ces 3 millions de documents
45:07c'est que vous avez aussi
45:08des noms de victimes
45:09qui sortent
45:10qui n'auraient jamais dû sortir
45:12avec des photos
45:13avec des éléments
45:14enfin voilà
45:14on est quand même
45:15dans un grand déballage
45:16qui n'est pas
45:17sans conséquences
45:18Christophe Jacubizine
45:19ce qui est intéressant
45:20enfin intéressant pardon
45:20mais nouveau
45:21au-delà des délits sexuels
45:23c'est qu'on découvre
45:24peut-être effectivement
45:25des histoires de financement
45:26notamment au Royaume-Uni
45:27je ne sais pas si vous avez vu
45:28Peter Mendelsohn
45:30Peter Mendelsohn
45:30qui est l'une des grandes figures
45:31du New Labour
45:32avec Tony Blair
45:33et Gordon Brown
45:33qui a annoncé
45:34qu'il quitterait
45:35ex-ambassadeur du Royaume-Uni
45:36ex-ambassadeur du Royaume-Uni
45:37qu'il quitterait
45:38la Chambre des Lords
45:39et pas du tout
45:40pour des raisons
45:41de délits sexuels
45:42mais parce qu'il aurait reçu
45:44de l'argent d'Epstein
45:45en échange
45:47d'informations
45:48qui ressemblent
45:48à du délit d'initié
45:49c'est-à-dire en fait
45:50que
45:50voilà
45:52Peter Mendelsohn
45:53lui aurait confié
45:54les mouvements
45:55sur l'euro
45:56etc.
45:57et donc
45:58il aurait fait profiter
45:59Epstein
46:00d'informations
46:01qui pouvaient lui faire gagner
46:02l'argent
46:02donc on voit bien
46:03effectivement
46:04que c'est un réseau
46:04assez tentaculaire
46:05d'abord il essayait
46:05de compromettre
46:06beaucoup de gens
46:06vous l'avez dit
46:07en envoyant des belles
46:08à tout le monde
46:08il y a des gens
46:08qui se retrouvent
46:09dans les listings
46:10alors qu'ils ont juste
46:11été approchés
46:12effectivement
46:12peut-être pour être compromis
46:14et puis
46:15il y a cette histoire
46:16aussi de financement
46:17vous l'évoquiez
46:18pour la France
46:19je ne sais pas
46:20en tout cas
46:20au Royaume-Udie
46:21c'est un aveu
46:23Peter Mendelsohn
46:23il a demandé lui-même
46:25à ne plus être lord
46:27donc on voit bien
46:28que c'était effectivement
46:28quand même
46:29un réseau
46:29assez tentaculaire
46:31et protéiforme
46:32beaucoup de liens
46:32effectivement
46:33sur ce sujet
46:34financier
46:35y compris
46:35avec des personnalités
46:37françaises
46:38bonsoir
46:38Romualtura
46:39bonsoir
46:40directeur de l'observatoire
46:41politique et géostratégique
46:43des Etats-Unis
46:44au sein de l'IRIS
46:45l'institut de relations
46:47internationales et stratégiques
46:48on a parlé des liens
46:49de Jeffrey Epstein
46:50avec l'Europe
46:51avec la France
46:52aux Etats-Unis
46:53cette affaire
46:53elle hante la vie politique
46:55depuis des années maintenant
46:56mais oui écoutez
46:58depuis des années
46:59comme vous dites
47:00et puis plus précisément
47:01depuis le retour
47:01de Donald Trump
47:02le problème pour Trump
47:03c'est qu'il avait
47:04comme vous le savez
47:04promis
47:05de mettre à jour
47:06l'entièreté
47:07de rendre publique
47:08l'entièreté
47:08du dossier
47:09des dossiers
47:09Epstein
47:10il a traîné la patte
47:12c'est le moins
47:12que l'on puisse dire
47:13il a été poussé
47:14par sa majorité républicaine
47:15et donc ça a créé
47:18un petit peu
47:18un certain
47:19certaine
47:20appréhension
47:21au sein de l'électorat
47:22Maga
47:22de sa base
47:23qui a commencé
47:24à douter de lui
47:25et puis dernièrement
47:26il y a eu
47:27ces vagues révélations
47:28ces rumeurs
47:29au sein de ses dossiers
47:32comme quoi
47:32il aurait peut-être
47:33été accusé
47:34d'avoir violé
47:35une gamine de 13 ans
47:36alors là oui
47:37ça a eu un retentissement
47:38sérieux
47:38ce qu'il faut comprendre
47:39c'est qu'aux Etats-Unis
47:39on est habitué
47:40aux frasques de Donald Trump
47:41et que si on avait appris
47:43qu'il avait couché
47:44avec des prostituées
47:45ça aurait glissé sur lui
47:46mais s'il y a
47:47des vagues
47:48même de vagues
47:49soupçons
47:49rapportant
47:52liées au fait
47:52qu'il aurait pu coucher
47:53avec une mineure
47:54et encore pire
47:55violer une gamine
47:56de 13 ans
47:57là ça pourrait avoir
47:58évidemment
47:59ça pourrait revitir
48:01une gravité
48:01sans précédent
48:03concernant le président
48:03on n'en est pas encore là
48:04mais effectivement
48:05c'est pourquoi
48:06Donald Trump
48:07tente par tous les moyens
48:08d'occuper l'opinion américaine
48:10avec d'autres sujets
48:10L'un des derniers épisodes
48:12Romuald
48:12on a appris cette nuit
48:13que Bill et Hillary Clinton
48:15l'ancien couple présidentiel
48:16allaient finalement
48:17témoigner devant
48:18une commission d'enquête
48:19au congrès
48:20ce sera à la fin du mois
48:21cette commission
48:22demandait à entendre le couple
48:23en raison des liens passés
48:24entre Bill Clinton
48:25et Jeffrey Epstein
48:26Oui alors là aussi
48:29c'est quand même
48:29un petit peu pathétique
48:30parce que Bill Clinton
48:30a traîné de la pâte
48:31avec son époux
48:32pour se rendre au congrès
48:33et alors que la démocratie américaine
48:35est attaquée de toute part
48:37depuis plus d'un an
48:38par Trump
48:38et sa non-administration
48:39Bill Clinton
48:41faisait partie
48:42de ces démocrates
48:43à faune
48:43sur la scène nationale
48:44et il a publié
48:46un texte
48:46il y a quelques jours
48:47comme vous le savez
48:48pour appeler
48:49à résister
48:49contre
48:50Donald Trump
48:52et à ses attaques
48:52contre la démocratie
48:53et cela a été lu
48:55par l'opinion américaine
48:56plutôt comme quelqu'un
48:57qui voulait un petit peu
48:57détourner l'attention
48:59de la demande
49:01du congrès
49:02de l'entendre
49:03donc oui
49:04il est attendu
49:05au congrès
49:06Donald Trump
49:07pardon
49:07Bill Clinton
49:08est très impopulaire
49:09aux Etats-Unis
49:09on sait
49:11tout le monde connaît
49:12ses phrases
49:12que sexuelles
49:13et beaucoup de personnes
49:15pensent qu'il pourrait
49:16y avoir des choses
49:17encore plus graves
49:18à venir
49:19dans les révélations
49:20du dossier de Charles
49:20n'oublions pas
49:21que son secrétaire
49:22au trésor
49:23Larry Sumer
49:23l'ancien président
49:24de Harvard
49:25qui lui-même
49:25a été d'ailleurs
49:26conseiller économique
49:28de Barack Obama
49:29suite à quelques vagues
49:31je dis bien
49:31vagues révélations
49:32où son nom
49:33a été mentionné
49:33dans le dossier Epstein
49:34a décidé de se retirer
49:35de la vie publique
49:36il y a quelques semaines
49:37cela vous donne quand même
49:38une idée
49:39du climat
49:39dans lequel nous sommes
49:40ici aux Etats-Unis
49:41aujourd'hui
49:41on a évoqué
49:42on a évoqué certaines réactions
49:43dans le camp
49:43de Donald Trump
49:44dans le camp
49:45MAGA
49:45est-ce que du côté
49:46des démocrates
49:47c'est un sujet
49:48dont ils vont se servir
49:50jusqu'aux élections
49:51de demi-mandat
49:52les fameuses
49:53mid-terme
49:53qui arriveront
49:53en novembre
49:54oui mais c'est quand même
49:56à double tranchant
49:57jusqu'à présent
49:58les personnes
49:59qui ont été
49:59le plus salies
50:01par les révélations
50:02je parle des personnes
50:03des personnalités politiques
50:04de l'establishment
50:04sont des démocrates
50:06il faut encore
50:07Larry Sommer
50:07qui s'est retiré
50:08de la vie
50:09publique
50:10Bill Clinton
50:11avait quand même
50:12des photos
50:12assez compromettantes
50:14on le voit
50:15avec des femmes
50:16dans un jacuzzi
50:16alors vous me direz
50:17il n'y a rien d'illégal
50:18avec des femmes
50:18dans un jacuzzi
50:19bien évidemment
50:20mais quand c'est lié
50:21au dossier Epstein
50:21tous les soupçons
50:23sont permis
50:24au sein de l'opinion
50:25donc pour l'instant
50:27c'est quand même
50:27les démocrates
50:28jusqu'à Noam Chomsky
50:29qui est quand même
50:30un membre de la gauche
50:31dite radicale américaine
50:32qui a été vu
50:33avec Epstein
50:34donc oui
50:35les démocrates
50:35vont tenter
50:36de s'en servir
50:36mais une fois encore
50:37c'est quand même
50:37à double tranchant
50:38parce qu'on sait
50:39que l'actuelle administration
50:40peut détourner
50:42certains dossiers
50:43certains dossiers
50:44sont
50:45enfin
50:46il y a des ombres
50:47certains dossiers
50:48ne sont pas transmis
50:50enfin rendus publics
50:50dans l'intégralité
50:51donc il y a quand même
50:52un risque
50:53que cela se retourne
50:54contre eux
50:54mais ils vont tenter
50:55bien évidemment
50:55surtout je le répète
50:56avec ces quelques révélations
50:58sur des accusations
50:59de viol de mineurs
51:01qui auraient pu
51:02être commis
51:03par l'actuel président
51:04des Etats-Unis
51:04donc oui
51:05ils vont essayer
51:05de se servir de cela
51:06au maximum
51:07mais une fois encore
51:08c'est un double tranchant
51:09Anthony Cortez
51:09Oui c'est vrai
51:10qu'on va certainement
51:12assister à une joute
51:13entre républicains
51:14et démocrates
51:15chacun va essayer
51:15de récupérer
51:16disons
51:16l'affaire Epstein
51:17comme il le veut
51:18et on peut la prendre
51:19par tellement de bouts
51:20cette affaire-là
51:21qu'évidemment
51:22c'est possible
51:22moi ce que j'espère
51:23c'est au-delà
51:24de ces bisbis politiques
51:26de ces débats-là
51:26ou de l'empilement
51:28d'une certaine façon
51:29de non
51:29c'est qu'on réfléchit
51:31aussi à pourquoi
51:32comment on a pu
51:34arriver à cette affaire
51:35Epstein
51:35je crois que
51:36l'affaire Epstein
51:37elle est aussi
51:37un symbole
51:38de ce que permet
51:39le capitalisme
51:39alors là c'est le journaliste
51:40de l'humanité
51:40qui parle particulièrement
51:41mais c'est aussi ça
51:43c'est-à-dire qu'en fait
51:44ces comportements
51:45ces échanges
51:46enfin tout ce qu'on a pu voir
51:47c'est aussi
51:47le résultat de structures sociales
51:49ce n'est pas seulement
51:50des déviances extérieures
51:51au système
51:52c'est le fruit
51:53de structures sociales
51:54il s'agit
51:55de pratiques sociales
51:56qui sont permises
51:57et admises
51:58par l'accumulation
51:59de capitaux
52:00qu'ils soient économiques
52:01relationnels
52:02symboliques
52:03symboliques
52:04tout cela crée
52:04un sentiment de puissance
52:05qui crée
52:06des dominations
52:07masculines
52:08bourgeoises
52:09transnationales
52:10et c'est ce qu'on voit
52:10avec l'affaire Epstein
52:11donc j'espère
52:12alors peut-être que mon confrère
52:13des échos
52:13sera
52:14non mais c'est pas ça
52:14mais j'espère que ce débat-là
52:16je sais que pour vous
52:18tout est lutte des classes
52:19et tout est politique
52:20je pourrais en citer plein
52:21il y a beaucoup de dictatures
52:22y compris marxistes
52:23qui ont fait preuve
52:23de perversion absolue
52:24donc c'est pas lié au capitalisme
52:26c'est lié malheureusement
52:27à la nature humaine
52:27qu'il faut combattre
52:28pour vous
52:29pour les échos aussi
52:30c'est une question de lutte des classes
52:31sauf qu'on n'est pas dans le même camp
52:31mais c'est une question
52:32de lutte des classes aussi
52:33donc ça va bien
52:33allez on aura l'occasion
52:35d'en reparler
52:35de ces informés
52:38voilà vous voyez
52:39je vous laisse vous séparer
52:41bons amis
52:41Romuald Seurat
52:42merci d'avoir été avec nous
52:43directeur de l'observatoire politique
52:45et géostratégique des Etats-Unis
52:47au sein de l'IRIS
52:48je vous redonne la parole
52:49Anthony Cortez
52:50qu'est-ce qu'on lit dans l'humanité demain ?
52:51Demain dans l'humanité
52:53on parle beaucoup d'Iran
52:54il y a un gros dossier sur l'Iran
52:56sur ce qui peut se passer en ce moment
52:57la répression qui se poursuit dans l'ombre
52:59et elle a une des échos
53:00Christophe Jacubis
53:00mon confrère va être content
53:02évidemment
53:03on se lamente sur le fait
53:05que la surtaxe
53:07sur les grandes entreprises
53:07je vous rappelle
53:08qu'elle paye 35%
53:10d'impôts sur les sociétés
53:11va sans doute se prolonger
53:12en 2027
53:13car le ministre de l'économie
53:14aujourd'hui
53:14n'a pas voulu dire
53:16qu'il abandonnerait
53:16cette surtaxe
53:17et puis l'immense annonce
53:19d'Elon Musk
53:20qui fusionne
53:21vous le savez
53:21SpaceX et XAI
53:23pour créer une sorte
53:23de monde parallèle
53:25dans l'espace
53:26qui fournira de l'énergie
53:27des télécoms
53:29des fusées
53:30qui captera
53:31toute la lumière du soleil
53:32à lire dans les échos
53:33merci Serge Faubert
53:34merci Tam Tranu
53:36les informés reviennent
53:36demain matin
53:37à 9h
53:38très bonne soirée
53:39sur France Info
53:39à 9h
53:40à 9h
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