- il y a 6 heures
Mardi 17 février 2026, retrouvez Fabien Bossy (Chef économiste France, Société générale CIB), Stanislas de Bailliencourt (Deputy CIO, Sycomore AM), Xavier de Buhren (Directeur des investissements, Otea Capital) et Florian Ielpo (Responsable Macro au sein de l'équipe Multi-Asset, Lombard Odier IM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage,
00:19soit en replay sur bsmart.fr, soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:23Au sommaire de cette édition ce soir, nous reviendrons bien sûr sur les enjeux de marché du moment,
00:28un moment à la fois tactique et fondamental.
00:32Sur le plan tactique, effectivement, il faut bien prendre en compte cette correction du thème de l'IA au sens
00:38large,
00:38même si chacune des dimensions de l'IA ne corrige pas forcément de la même manière.
00:43Mais si on prend le groupe des Mag 7, on voit des titres qui sont 10 à 20%, voire un
00:48peu plus,
00:49sous leur niveau record qui ont été atteints récemment,
00:52sans compter le bain de sang qu'on a pu observer dans des segments particuliers comme celui des logiciels,
00:58quand le thème de l'IA corrige, c'est potentiellement l'ensemble du marché qui se refroidit un peu,
01:04étant dans une phase risk-off, au moins sur le plan tactique, c'est toute la question,
01:08avec une partie fondamentale, elle, qui est plutôt en voie d'amélioration.
01:12Les indicateurs de cycle, en tout cas, sont plutôt bien orientés, un peu partout sur la planète,
01:17et suggèrent d'ailleurs qu'une rotation est possible.
01:21C'est ce qu'on observe sur les marchés depuis plusieurs semaines maintenant,
01:23la question étant de savoir si cette rotation a des fondamentaux solides,
01:28et peut-être un mouvement long devant nous au cours de cette année 2026.
01:33Voilà pour la discussion de marché sur le plan macroéconomique.
01:36Nous nous focaliserons pendant cette émission sur le cas français,
01:40avec le chef économiste de France, de Société Générale CIB,
01:43qui sera avec nous parmi nos invités de Planète Marché.
01:47Et puis, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
01:49nous ferons un point sur les marchés de crédit.
01:522023-2024 ont été des années de performances exceptionnelles,
01:55performances rapportaient à la volatilité pour le crédit.
01:582025 a été encore une très bonne année.
02:00L'univers s'est considérablement renchéri depuis trois ans.
02:04Quelles sont les grandes lignes directrices d'une stratégie fixed income,
02:07d'une stratégie crédit en 2026 ?
02:09Nous avons abordé le sujet récemment avec les équipes de Sycomore Asset Management,
02:14et vous pourrez voir où on voit le directeur adjoint des investissements de Sycomore AM
02:19dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir.
02:31Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:34nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:37Bonsoir Pauline.
02:38Et les indices américains reviennent d'un week-end prolongé aujourd'hui.
02:41Oui, ils ont ouvert autour de l'équilibre,
02:44et le S&P 500 et le Nasdaq n'ont pas résisté à la baisse en début de séance.
02:48En Europe, les indices évoluent plutôt dans le vert.
02:51En France, le CAC 40 est autour de l'équilibre,
02:54autour de 8300 points au cours de la séance.
02:56En hausse aussi dans l'indice parisien,
02:58on trouve AXA, Capgemini, Eurofins et Unibail qui gagnent 2%.
03:02Le CAC 40 est lesté par Schneider Electric qui trébuche de 4%.
03:07Quels sont les équilibres observés sur les grands marchés macro et notamment les marchés obligataires après ce week-end de
03:123 jours aux Etats-Unis ?
03:13Le rendement américain à 10 ans poursuit sa détente entamée la semaine dernière pour évoluer autour de 4% au
03:19cours de la séance.
03:20Le rendement américain à 2 ans tourne autour de 3,40%.
03:24En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue entre 2,70 et 2,75%.
03:30Sur le marché d'échange, le dollar se raffermit ramenant l'euro dollar autour de 1,18%.
03:34On surveille toujours également les marchés de matières premières et notamment les métaux, Pauline.
03:38L'or évolue en repli de plus de 3% au cours de la séance ramenant le prix de l
03:42'once sous 5 000 dollars.
03:43L'argent chute de plus de 6% de son côté autour de 70 dollars.
03:47Un mot aussi du bitcoin qui se trouve dans le rouge aujourd'hui sous 70 000 dollars.
03:52L'agenda statistique était relativement pauvre aujourd'hui,
03:56mais les investisseurs ont pris connaissance malgré tout de quelques indicateurs en Allemagne.
04:00Oui, on a regardé l'indice ZOO qui mesure le sentiment des investisseurs en Allemagne pour le mois de février
04:05et qui chute plus que prévu à 58,3% quand les analystes attendaient un rebond à près de 66%.
04:12Du côté de l'inflation allemande, elle est confirmée en repli de 0,1% sur un mois en janvier
04:17et en hausse de 2,1% sur un an en données harmonisées.
04:21Au chapitre fusion, acquisition, le feuilleton pour le rachat de Warner Bros Discovery se poursuit.
04:26Warner Bros accorde 7 jours à Paramount pour formuler une offre finale améliorée et définitive.
04:32C'est un retournement de situation inattendue qui se joue cette semaine à Hollywood
04:37puisque si cette nouvelle proposition n'est pas jugée suffisante,
04:40Warner Bros poursuivra son accord déjà signé avec Netflix et valorisé à plus de 80 milliards de dollars.
04:47Le titre Warner Bros est en hausse de 3% et Paramount bondit de 10%.
04:52Et puis si vous trouvez qu'on parle trop d'IA, on en parlera encore plus cette semaine
04:55à l'occasion d'un sommet international mondial dédié à l'IA qui se tient en Inde.
05:01Emmanuel Macron, bien sûr, sur place, y participera.
05:04En parallèle de cela, Pauline, on a appris par exemple qu'Alibaba avait dévoilé
05:07un nouveau modèle d'intelligence artificielle.
05:10Oui, c'est un nouveau modèle d'IA capable d'exécuter des tâches complexes et en totale autonomie.
05:15Selon Alibaba, il serait plus performant que ses rivaux américains, 8 fois plus efficace et 60% moins cher.
05:22Alibaba est à l'équilibre, Nvidia et Microsoft également.
05:26On aura les résultats de Palo Alto, je crois, ce soir aux Etats-Unis.
05:30Mais avant cela, les investisseurs ont pris connaissance des résultats de Medtronic.
05:34Le géant mondial de technologies, solutions et services pour le secteur médical
05:37a dépassé les attentes au troisième trimestre en termes de bénéfices et de chiffres d'affaires.
05:42Le groupe a été soutenu par une demande dynamique pour ses dispositifs cardiaques.
05:47Medtronic maintient ses prévisions de bénéfices ajustés par action pour 2025 et 2026.
05:53Le titre est en repli de 2%.
05:55Quel sera le programme à l'agenda des marchés demain ?
05:57Les investisseurs prendront connaissance demain de l'inflation française en seconde lecture pour le mois de janvier.
06:02On attend aussi l'inflation britannique de janvier, également la production industrielle américaine du même mois.
06:08Côté micro, les comptes de Orange, Euronext, Carrefour ou encore Moody's sont attendus.
06:14Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
06:17et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:293 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:33Fabien Bossy nous accompagne, chef économiste France à la Société Générale CIB.
06:37Bonsoir Fabien.
06:38Bonsoir Grégoire.
06:38Merci d'être avec nous, merci à Florian Rielpau de nous accompagner également.
06:41Bonsoir Florian.
06:42Vous êtes responsable de la macro chez Lombardier IM et Xavier de Buren est également en notre compagnie.
06:47Bonsoir Xavier.
06:48Bonsoir Grégoire.
06:49Vous êtes directeur des investissements d'OTA Capital.
06:51Xavier, commençons par cette logique de marché un peu infernal.
06:56À chaque jour, un nouveau modèle de langage ou un nouveau chatbot ou une nouvelle fonctionnalité sort dans le marché.
07:04Et généralement, on voit un secteur se faire un peu massacrer en bourse avec cette logique de disruption générée évidemment
07:11par l'intelligence artificielle et ses développements.
07:14J'appelle ça un peu le mistigree parce que c'est vrai qu'on est très concentré sur les softwares.
07:18Mais on a vu les services financiers, le wealth management, l'assurance, la logistique aux Etats-Unis sur une ou
07:26des séances pouvoir être attaqués
07:27parce qu'un modèle d'optimisation logistique en l'occurrence pouvait montrer qu'il y avait mieux à faire encore
07:33dans un secteur comme le trucking.
07:36Comment vous regardez cette logique de marché ?
07:38Et en tant que stock picker, est-ce que c'est une logique qui génère déjà des opportunités d'investissement
07:43?
07:44C'est une très bonne question.
07:46Tout d'abord, il faut regarder un petit peu ce qui se passe et le changement de sentiment des investisseurs
07:50par rapport à l'IA globalement.
07:52où on est passé d'un... En fait, ce qui soutenait les cours, c'était plus la perspective de croissance
07:57future et les niveaux d'investissement très importants.
08:00Maintenant, les investisseurs s'inquiètent plutôt du retour sur ces capitaux investis très importants et de se dire, voilà, quand
08:06est-ce qu'on va arriver à la rentabilité ?
08:08Donc ça, ça a amené, vous l'avez dit en introduction, un mouvement assez fort de prise de profit sur
08:14les Magnificent Seven
08:16parce qu'elles ont perdu 1300 milliards de capitalisation depuis le début de l'année.
08:20C'est moins 10 à moins 20% pour le groupe des Magnificent Seven par rapport au point historique, bien
08:24sûr.
08:25Exactement. Et donc ça, cette interrogation est amplifiée aussi par des choses beaucoup plus ciblées sur certains secteurs.
08:33Et vous l'avez dit, notamment sur la partie software, logiciel.
08:36Et ça, c'est un vrai... Effectivement, c'est un vrai sujet.
08:40Et ça a emporté très très bas tout un pan de la code.
08:44Donc ce qu'il faut comprendre, je pense qu'il y a trois éléments qui défavorisent ce secteur aujourd'hui.
08:52C'est un secteur qui a beaucoup profité ces dernières années du mode SaaS, c'est-à-dire que c
08:58'était de la licence sur abonnement.
09:00Alors ça, c'était très rentable et ça donnait beaucoup de visibilité à ces acteurs.
09:05Sauf que ce qu'on constate avec l'IA aujourd'hui et tous ces systèmes très puissants, c'est qu
09:10'aujourd'hui, on arrive finalement à avoir des outils personnalisés, très efficaces, de façon très rapide et très peu chère.
09:18Donc c'est, je pense, une remise en cause vraiment fondamentale de ce système du SaaS, qui a été vraiment
09:25un des drivers de création de valeur pour ces acteurs du logiciel.
09:30Le deuxième point, c'est que ça s'est fait sur un modèle de licence par utilisateur, on dit par
09:37siège.
09:37Mais en gros, ils vendaient un certain nombre d'accès à ces licences.
09:42On voit bien aujourd'hui que dans pas mal de secteurs, la mise en place de l'IA pour certaines
09:48tâches, RH, marketing, comptabilité, etc., nécessite moins de personnes.
09:54Donc forcément, moins de personnes, ça fait moins de licences, ça fait moins de ventes et ça fait moins de
09:59rentabilité, parce qu'on a un effet de levier très important chez ces acteurs-là.
10:03Et enfin, il y a le fait que toutes ces expertises, grandes expertises, on va dire, qui valaient cher, qui
10:11étaient compliquées et finalement qui étaient détenues par un certain nombre d'acteurs assez spécifiques dans le logiciel.
10:17Aujourd'hui, l'IA vous permet d'accéder à ces expertises de façon extrêmement rapide et très efficace et pas
10:25chère.
10:26On peut mettre le traitement de données qui permet de traiter des milliards et des milliards de données, d'avoir
10:30des résultats très efficaces en quelques secondes.
10:34Et donc, il est très clair que tous les secteurs d'externalisation de services aujourd'hui, alors on peut mettre
10:42les SS2I, on peut mettre les agences de publicité,
10:46on peut mettre le service client, on peut mettre les sociétés de conseil.
10:50Ça, c'est vraiment pour moi des business models qui sont à risque aujourd'hui par rapport à toutes ces
10:55avancées d'IA et ces résultats très concrets qu'on peut constater aujourd'hui.
10:59Sur le plan stratégique, une entreprise aujourd'hui va être amenée à se poser la question, après avoir passé des
11:04années à outsourcer quand même un certain nombre de ses fonctions,
11:08va pouvoir se demander à nouveau si ça ne vaut pas mieux réintégrer, réinternaliser ses fonctions avec des outils d
11:17'IA qui rendront plus efficace, moins cher.
11:19Ce serait une erreur stratégique de ne pas se poser la question.
11:22Et ensuite, on le voit, c'est déjà appliqué notamment dans le secteur bancaire, qui était un très gros consommateur
11:28des sociétés de conseil, des SS2I, etc.,
11:31qui aujourd'hui applique ça.
11:33La Société Générale parle de 500 millions d'euros de revenus slash économie en 2026 et mettait en avant les
11:43aspects reporting qui mettait pratiquement 15 jours à être mis en place
11:46et qui se font de façon quasiment instantanée.
11:49Chez BNP, ils parlent de 750 millions d'euros.
11:52Donc, c'est une réalité aujourd'hui.
11:55Cette logique de marché, elle est justifiée.
11:59Vous dites qu'il y a un vrai doute sur le modèle SaaS.
12:02Les anglo-saxons appellent ça le SaaS-pocalypse, le SaaS-mageddon.
12:04Il y a une vraie crise du modèle SaaS.
12:07Quand on parle de la logique bottom-up, du discours des entreprises, est-ce qu'on a déjà des premières
12:13évidences, des premières anecdotes d'entreprises
12:16qui, effectivement, changeraient de fournisseurs de services pour tel et tel sujet, pour s'en remettre à de nouveaux modèles
12:24d'IA ?
12:25Quand j'écoute les discours d'un Capgemini, d'un SAP, on n'a pas l'impression que les clients
12:30sont en train de fuir aujourd'hui ces entreprises.
12:32D'ailleurs, les résultats de ces boîtes sont en ligne avec ce qui est attendu.
12:35On parle bien d'un de-rating, on ne parle pas d'un changement de trajectoire des croissances bénéficiaires de
12:40ces entreprises aujourd'hui.
12:41Alors, c'est vrai, sauf que le marché anticipe toujours.
12:44Donc, à partir du moment où il y a un risque, on l'a vu sur Téléperformance, ça a commencé
12:48il y a maintenant trois ans,
12:49et c'est un plomb qui tombe sans fin.
12:51C'est une société qui fait du service à provente par téléphone.
12:55Il y avait un argument passif aussi chez Téléperformance.
12:56Ok, mais ça se voit si c'est Concentrix qui est son concurrent américain.
13:02On l'a vu pareil.
13:03Donc, c'est vraiment de l'anticipation à partir du moment où il y a une remise en cause un
13:07peu des business models.
13:09Et moi, quand j'écoute les conférences call pour les publications de résultats de Capgemini, de Publicis ou d'AssoSystems,
13:19moi, je ne suis pas très convaincu par ce qu'il se dit.
13:21Oui, je crois surtout que personne n'en sait rien et qu'il pense avoir les bons outils pour pouvoir
13:28faire face à ça.
13:30Mais la réalité, c'est que quand on voit la puissance et la rapidité d'évolution de ces modèles,
13:36pour moi, c'est vraiment très difficile d'avoir un business un peu historique,
13:42de se dire que tout va bien et qu'on est protégé de tout ça.
13:46On a les outils pour les intégrer, etc.
13:48Donc, à partir du moment où personne ne sait vraiment la réalité et la vitesse à laquelle les choses vont
13:55arriver...
13:55Trop d'instabilité du futur, donc on vend.
13:58On le voit bien aujourd'hui que les sociétés de services ou d'externalisation ont une valeur ajoutée
14:03qui baisse le meilleur exemple, et je prends Publicis par rapport à Meta.
14:08Meta qui a intégré l'IA pour pouvoir générer de la publicité,
14:12pour pouvoir générer tout ce qui est surveillance des contenus, etc., etc., de la modération.
14:20Ils ont fait ça de façon très, très efficace, avec des coûts très, très faibles.
14:25Et c'est ça qui explique une très grande partie de la hausse de la rentabilité de Meta.
14:30Donc, on voit bien que c'est des choses qui, aujourd'hui, sont réelles.
14:34Florian, donc, sur cette logique de marché, c'est un peu, comme disent les anglo-saxons là aussi,
14:38« sell first, think later », jusqu'où ça peut nous emmener, effectivement.
14:44Et puis, face à ça, il y a tout un autre pan du marché qui retrouve et qui regagne en
14:51intérêt.
14:52Est-ce qu'il y a quelque chose de durable aussi dans ce phénomène de rotation ?
14:56Crise du logiciel, mais, bon, je ne sais pas, l'énergie, par exemple, la construction, les ressources de base,
15:04tout ça se met à progresser fortement.
15:08Est-ce que c'est une rotation qui peut maintenir les jauges de marché, les indices à niveau ?
15:12Et les indices géographiques, également.
15:14Les indices géographiques.
15:15Il y a pas mal d'hétérogénéité entre les différentes places boursières de la planète.
15:20Il y a ce côté, alors, il y a tous ces éléments micros qui vont expliquer, effectivement,
15:24cette grande rotation, l'une des rotations qu'on peut voir.
15:27Une façon de le regarder, c'est de regarder la volatilité moyenne des actions à l'intérieur des indices
15:33et la comparer à la volatilité de l'indice.
15:35C'est-à-dire que si les gens comme moi, qui regardent beaucoup les indices, s'arrêtent là,
15:39ils ne perçoivent qu'une partie infime de cette rotation.
15:42Tout ce qu'ils voient, c'est un marché plutôt boule, avec des signes de tension un peu globaux
15:46qu'on perçoit, notamment dans les marchés des dérivés.
15:49On voit qu'effectivement, le VIX, cet indice de volatilité,
15:52progresse plus vite que la volatilité réalisée des indices, globalement.
15:56Sur le plan macro, l'histoire, elle reste quand même assez alléchante.
16:00C'est-à-dire que si on sort, justement, de ce compartiment qu'est la technologie,
16:05qui représente peut-être 30% des actions au monde,
16:07donc c'est quand même, disons, un compartiment difficile à ignorer,
16:12l'histoire sous-jacente, elle reste très positive.
16:13C'est-à-dire que, vous en parliez hier soir, les années 90, on se retrouve face,
16:21on a accès enfin à Internet, on peut communiquer facilement aux quatre coins de la planète,
16:24parce que c'est le seul avantage qu'on a à Internet,
16:27et on a une progression de la productivité de l'ordre de 0,2, 0,3 en contribution, 0,3
16:31% du PIB.
16:32Donc solo pré-Nobel en 87, et 4, 5 ans plus tard, la productivité explose.
16:39Quand lui voyait le mystère de la productivité, qu'on ne retrouvait pas dans les chiffres,
16:42alors que les ordinateurs étaient partout.
16:44Et on en est un peu là, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, on commence à constater
16:46dans les chiffres des taux de croissance, notamment américains,
16:49ils sont très en amont de ce cycle-là, on voit une contribution de cette productivité au PIB.
16:55De l'IA ? Lié à l'IA ?
16:55Alors, c'est difficile de dire, c'est lié à l'IA.
16:58Ce qu'on voit, c'est que la productivité, la contribution de la productivité progresse dans les chiffres annuels,
17:02et si vous vous en tenez au rapport du World Economic Outlook du FMI,
17:06l'estimé, pour 2026, il est entre 0,5 et 1% de ce qu'on appelle la productivité apparente
17:13des facteurs,
17:13c'est-à-dire la contribution totale de la productivité de tous les facteurs, capital et travail, en même temps.
17:19Il y a une histoire ici qui est extraordinaire aux États-Unis,
17:22c'est-à-dire que vous avez une progression de la productivité,
17:26l'adoption, point d'interrogation,
17:27et en plus de ça, vous avez l'impact du capital expenditure.
17:31C'est-à-dire que Rearm Europe, c'était un projet incroyable en Europe,
17:35de 1% par année, ça nous a galvanisés.
17:40Là, on parle d'un plan d'investissement de l'ordre de 2,5% du PIB américain,
17:45chaque année, année après année, pour autant qu'on arrive à le financer.
17:49Donc le danger, ce serait probablement de se fier,
17:52en tout cas de notre perception, ce serait de se fier à ces histoires,
17:55à ce narratif micro-économique,
17:59qui effectivement montre des signes de fragilité dans les portefeuilles les plus passifs,
18:04et d'oublier qu'en fait, il y a une très belle histoire globale.
18:06Qu'il y a une histoire tactique et une histoire fondamentale,
18:09qui sont deux histoires différentes.
18:11Qui est l'histoire structurelle.
18:12Et l'histoire structurelle, elle est encore plus belle si on regarde
18:14les pays qui, eux, n'ont pas à financer justement ces investissements.
18:18On regarde l'Europe, on regarde le Japon, par exemple,
18:21on regarde les stocks suisses.
18:24On a aujourd'hui, on voit une amélioration de la rentabilité de ces entreprises-là au quotidien.
18:30Sauf qu'elles n'ont pas eu à en payer le prix.
18:32Ce qui est le cas de ces fameux hyperscapers américains.
18:37Comment on gère ce moment-là ?
18:39Entre tactique et fondamentale, justement.
18:41Est-ce qu'on a envie déjà de se repositionner sur les thèmes
18:45qui ont le plus souffert en lien avec l'IA ?
18:47Ou est-ce qu'on est à l'aise avec l'idée d'une rotation
18:50qui permet de se décentrer un peu, justement,
18:53de ce petit séisme qu'on connaît aujourd'hui ?
18:56Ce qu'on trouve intéressant, c'est une forme de congruence des histoires.
19:00C'est-à-dire que vous avez une histoire du marché des échanges
19:02et une histoire du marché des actions, en fait, qui se recoupent un petit peu.
19:06Côté obligataire, on ne peut pas faire grand-chose.
19:07Mais côté actions, on peut faire pas mal de choses.
19:09C'est-à-dire qu'on peut tenter d'accompagner cette rotation.
19:11Alors nous, on l'accompagne de façon sectorielle,
19:13parce qu'on est allocateur d'actifs.
19:15Et c'est ce qu'on va regarder en priorité.
19:17On ne pense pas spécialement secteur, mais on pense région.
19:21Et ce qui est intéressant, c'est que quand vous vous éloignez des actions mondes,
19:24vous vendez du dollar, vous vendez des actions américaines pour 70%.
19:27Et puis vous allez acheter autre chose.
19:28Vous allez acheter de l'euro, vous allez acheter du yen, vous allez acheter du franc suisse.
19:31Et ça, ça va construire une couche de défensivité dans votre portefeuille.
19:34C'est-à-dire que tant qu'on a cette rotation qui a l'air bullish,
19:37mais qui, sous la surface, a l'air justement un peu colosse au pied d'argile,
19:43on a intérêt à s'en écarter un petit peu,
19:45le temps que justement ce qui est un couteau qui tombe finisse de tomber.
19:50Le marché passe son travail de repricing de ce risque-là.
19:53Oui, oui, c'est ça.
19:53Alors qu'il y a une grande part de la côte en nombre de titres
19:58qui sont encore aujourd'hui à revisiter de notre point de vue.
20:00Donc encore une fois, c'est facile.
20:02On aime bien le Japon, on aime bien la Suisse, on aime bien l'Europe.
20:04Et c'est une bonne façon d'accompagner la rotation.
20:08Parce qu'en face de ça, on a aussi le risque politique américain.
20:11On n'est pas encore au mid-terms.
20:12On n'a pas encore vu l'accélération finale sur la ligne d'arrivée.
20:16Et on a déjà vu, depuis le début de l'année, deux, trois mesures
20:19qui ont fait un peu frais bien les marchés d'échange, et notamment le dollar.
20:22Xavier, sur la gestion de portefeuille, effectivement,
20:25comment on est à la fois présent sur le thème de l'IA,
20:27si l'histoire est fondamentale et si c'est une révolution.
20:30Tout le monde l'embrasse aujourd'hui en tant que tel, en tout cas.
20:34Et comment on fait pour gérer un risk-reward équilibré ?
20:39C'est-à-dire comment on reste attentif aussi aux risques
20:42que ce thème peut générer désormais dans le marché ?
20:45Ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques mois ou quelques trimestres.
20:47C'est ce qu'on dit toujours.
20:49Une bonne allocation, c'est une allocation qui est diversifiée.
20:52Donc il faut être bien diversifié, avoir des risques spécifiques qui soient limités.
20:58Donc il y a des choses assez simples.
20:59Mais on est protégé avec les fonds YouSit.
21:03On a des poids qui sont limités au sein de ces fonds.
21:06Donc ça permet d'être moins exposé que les marchés américains.
21:08Mais ça, c'est une première réalité.
21:10Les gérants, ça a mis la réglementation maintenant.
21:12Non, non, mais dans ce cas-là, c'est européen.
21:13J'adore, j'adore.
21:15Et puis après, effectivement, il y a des choses très intéressantes.
21:18On a vu un début d'année, enfin une fin d'année,
21:21un début d'année du côté des marchés asiatiques
21:24pour des questions de valorisation, de croissance, etc.,
21:27qui sont tout à fait intéressantes à jouer.
21:32Et puis après, sur l'aspect de la rotation qu'on observe depuis le début de l'année,
21:37c'est un peu l'histoire qui se répète aussi chaque mois de janvier.
21:40C'est que le marché va aussi aller acheter les secteurs un petit peu en retard,
21:46voire très en retard par rapport à la fin d'année.
21:49Donc dans cette rotation, il y aura du tri à faire aussi, vous dites ?
21:51Alors, elle se fait souvent en plusieurs phases.
21:54C'est-à-dire que généralement, il y a les valeurs de qualité qui partent.
21:57Ensuite, vous avez un rattrapage sur vraiment les titres qui sont en retard.
22:01En plus, là, c'est plutôt des secteurs défensifs
22:04qui ont plutôt été bien orientés depuis le début de l'année.
22:08Les télécoms, les utilities, le food and leverage, etc.
22:13Et puis donc, ce qui va être intéressant de regarder,
22:15c'est qu'il y a toujours normalement une troisième phase,
22:17et c'est le rattrapage des entreprises de moins bonne qualité,
22:20avec beaucoup de leviers, etc.
22:22Donc c'est ça qui va être intéressant,
22:24de voir si le marché s'intéresse dans un troisième temps.
22:27Si on va jusque-là ?
22:28Jusque-là.
22:29Jusqu'à cette prise de risque.
22:30Et si on s'arrête sur le défensif,
22:32c'est donc qu'il y a quand même un peu d'attentisme
22:33par rapport aux éléments politiques,
22:36aux éléments économiques dont on a parlé.
22:38Je me tourne vers l'économiste désormais.
22:39Fabien, IA et productivité, IA et marché du travail,
22:43on pourrait y passer des heures, j'imagine,
22:45mais je reprends un peu la discussion qu'on avait avec Florian.
22:49Alors ce choc de productivité, il est magnifié aux États-Unis.
22:54Est-ce que c'est quand même quelque chose d'assez global ?
22:55Est-ce qu'on le voit aussi en Europe ?
22:57Est-ce qu'il y a quelque chose d'assez cyclique, mécanique,
22:59dans ce regain de productivité un peu partout dans le monde ?
23:01Et est-ce que l'IA en est une raison ?
23:04Alors c'est vrai qu'il faut être peut-être un peu prudent.
23:07On est encore très tôt dans cette histoire de l'intelligence artificielle.
23:10On a des investissements qui sont en train de monter, en train de monter très fort.
23:14Ça a déjà commencé l'année dernière, mais ça va encore accélérer très très fortement cette année.
23:20Et bon, l'idée de la productivité des nouveaux investissements,
23:23c'est que d'abord on met ces nouveaux investissements,
23:25ça augmente le stock de capital et après on utilise ce nouveau capital
23:30et on l'utilise de façon plus efficace et la productivité accélère encore plus.
23:33Donc a priori, on pourrait se dire que le meilleur est devant nous quand même.
23:37Il serait étonnant d'avoir déjà un impact très fort dès maintenant.
23:41C'est vrai qu'on observe une accélération de la productivité aux Etats-Unis,
23:45mais pas que aux Etats-Unis.
23:46On l'observe aussi dans certains pays européens et notamment en France.
23:50Alors est-ce que la France est en tête de l'intelligence artificielle ?
23:52Alors sur certains plans, peut-être, espérons-le.
23:56Mais c'est vrai qu'il y a aussi un effet rattrapage post-pandémie.
23:59On a les entreprises, que ce soit aux Etats-Unis, que ce soit en Europe,
24:04ont été confrontées pendant cette période à des marchés du travail très resserrés
24:08et ont eu tendance à beaucoup embaucher, peut-être trop embaucher.
24:11Et là, on est un petit peu toujours dans une phase de digestion qui dure,
24:15mais qui peut expliquer en partie ce rebond de la productivité.
24:18Et aussi dans certains secteurs, il y a quand même une remise en route des chaînes de production.
24:25Notamment en France, on a eu un bond de la production aéronautique et spatiale
24:28au second semestre de l'an dernier.
24:30Là aussi, c'est un secteur qui a mis beaucoup de temps à se remettre des perturbations de la pandémie.
24:34Il est difficile d'y voir un impact de l'intelligence artificielle,
24:38même si c'est quelque chose qu'on peut espérer voir.
24:40Et sur le plan de la productivité, il y a le grand débat de savoir.
24:44Alors il y a des économistes, il y a Assemoglou qui nous dit
24:47que ça va avoir zéro impact sur la productivité.
24:49D'autres qui montent jusqu'à 1,5, 2% d'impact sur la productivité.
24:53Alors c'est deux liens de l'intelligence artificielle.
24:58Ce ne sont pas deux histoires qui sont forcément opposées en réalité
25:01parce qu'il faut avoir en tête que le scénario de base,
25:04c'est quand même qu'il y a des gains de productivité.
25:06On est censé devenir de plus en plus productif.
25:09Mais la question, c'est de savoir,
25:10est-ce que l'intelligence artificielle, c'est le progrès technologique, entre guillemets, normal ?
25:15Et du coup, ça n'apporte pas plus de croissance que celle qu'on pourrait déjà espérer ?
25:20Ou alors, est-ce que c'est quelque chose en plus ?
25:22Et dans le scénario où c'est quelque chose en plus,
25:25c'est bien parce que les acteurs qui sont déjà là gardent leur croissance
25:28et puis il y a de la croissance supplémentaire.
25:30En revanche, si c'est le progrès technologique normal,
25:32ça veut dire que tous les gains de la croissance
25:34qu'on avait déjà un peu intégrés dans toutes nos prévisions,
25:37ça va aller aux acteurs de l'intelligence artificielle
25:40et à ceux qui sont capables d'utiliser ces outils-là.
25:42Et ça peut expliquer une certaine crainte
25:45sur la distribution de la croissance future.
25:48Donc, c'est peut-être une partie de l'histoire.
25:52Et encore une fois, les gains de productivité,
25:54le gros est à venir sur l'intelligence artificielle,
25:56si on y croit.
25:58J'entends.
25:58Oui, c'est ça.
25:59Oui, le kicker IA n'est pas encore visible
26:03dans ces gains de productivité qu'on observe
26:05ou qu'on réobserve un peu partout dans le monde
26:07et qui se décompose comment, d'ailleurs, Fabien ?
26:10Est-ce que c'est le secteur des services
26:13qui génère le plus de gains de productivité aujourd'hui
26:16par rapport au secteur industriel ?
26:18Est-ce que c'est équilibré ?
26:19Dans un premier temps, on a la phase d'investissement
26:23qui a déjà commencé avec une production
26:26qui augmente très fortement
26:27dans toute la chaîne de valeur des semi-conducteurs.
26:30Et là, on a une augmentation de la productivité
26:32presque mécanique,
26:33parce qu'on utilise à plein les capacités d'utilisation.
26:36On lance de nouvelles usines.
26:39Là, c'est des gains de productivité évidents
26:41qu'on va avoir dans le secteur manufacturier.
26:43Et dans un second temps,
26:45quand l'utilisation de ces outils va se répandre,
26:47on devrait espérer une hausse de la productivité
26:50dans le secteur des services.
26:52C'est un petit peu l'enchaînement mécanique.
26:55Important pour nos économies,
26:56très tournée vers les services.
26:57Voilà.
26:57Alors, il y a des craintes,
26:59parce qu'on se dit, évidemment,
26:59nous, on est plus orientés vers les services.
27:02Donc, si jamais ces outils nous remplacent
27:06est-ce qu'on ne va pas en souffrir ?
27:08Oui.
27:08D'un autre côté, on peut se dire qu'au contraire,
27:10c'est nos entreprises qui vont en bénéficier le plus
27:13et on va pouvoir s'étendre vers de nouveaux horizons.
27:19Mais là encore, effectivement,
27:20on est vraiment au tout début de cette histoire.
27:22Il y a eu un papier académique qui est sorti récemment
27:25où il faisait une enquête auprès de dirigeants de grandes boîtes.
27:30Il y a une grande appétence pour ce genre d'outils,
27:32mais pour l'instant,
27:33les gains de productivité,
27:34c'est encore quelque chose à venir,
27:36même s'ils les voient de plus en plus tôt.
27:38C'est plutôt dans les prochaines années.
27:41Oui, c'est ça.
27:41Les horizons se sont peut-être un peu raccourcis,
27:44effectivement, de ce point de vue-là.
27:46Productivité et inflation,
27:47quand on réfléchit à cette question,
27:49gains de productivité et donc l'IA demain,
27:52c'est un phénomène désinflationniste ?
27:54Il y a un consensus là-dessus ?
27:55Ou c'est aussi une question ouverte ?
27:57Alors, a priori,
27:59comme dirait Milton Friedman,
28:02l'inflation, c'est avant tout un phénomène monétaire
28:04et je n'ai pas besoin de m'inquiéter
28:05de ce que fait la productivité.
28:07C'est évidemment un raisonnement
28:09qui a peut-être quelques failles,
28:12avec tout le respect qu'on a à M. Friedman.
28:16Mais c'est vrai qu'on a entendu,
28:18notamment du côté du prochain, peut-être,
28:20dirigeant de la Fed,
28:21cette idée qu'avec les gains de productivité,
28:24ça va créer un environnement de déflation
28:27et qu'il faut l'accompagner,
28:28comme Greenspan aurait accompagné
28:31le boom de l'Internet au milieu des années 90.
28:34Alors là, il faut peut-être modérer ce point.
28:37Ce qui est vrai, c'est qu'on est dans la phase d'investissement
28:40et si on se dit que ces investissements
28:41sont si importants,
28:43qu'ils vont créer une telle productivité
28:44qu'il faut les accompagner en baissant les taux,
28:47en réalité, ce qu'on dit,
28:47c'est qu'on accepte un petit peu
28:49de surproduction à court terme
28:51pour accommoder la production future.
28:54Mais ça veut dire passer par une période
28:56d'inflation un peu plus élevée que la normale.
28:59L'idée, c'est vraiment d'accommoder
29:01cette montée en puissance,
29:02mais ça veut dire une première phase d'accélération.
29:05Est-ce que ça veut dire,
29:06après une période de production plus élevée
29:09avec une inflation sur la cible,
29:11est-ce que ça vaut le coup ?
29:13Oui, mais je ne parlerai pas vraiment
29:14d'environnement de déflation
29:16dans ce contexte-là.
29:17Bon, productivité, politique monétaire,
29:20oui, ça va être un sujet pour...
29:21Enfin, c'est le sujet déjà endossé
29:23par le futur potentiel président
29:25de la Réserve fédérale américaine, Florian.
29:28Oui, et puis c'est un sujet capital
29:29pour le marché des obligations.
29:31À long terme, ce qui fait le niveau des taux long,
29:34il faut vraiment s'en convaincre,
29:35c'est le taux terminal communiqué
29:38par la Réserve fédérale américaine.
29:40C'est une thématique importante
29:41parce que l'an passé,
29:43je pense que le marché s'est fait prendre
29:44un contre-pied à ce sujet-là
29:45avec la cascade des trois baisses
29:47et la baisse a sorti
29:48sur les taux longs à 10 ans.
29:51C'est-à-dire que les taux longs baissent
29:52avec les baisses de taux
29:53de la Réserve fédérale anticipée ou pas.
29:55En tout cas, il y a une partie
29:56de transmission assez mécanique.
29:59Notre point de vue sur la question,
30:00il est vraiment très simple
30:01et peut-être un peu trop tranché.
30:03Donc, ça veut dire
30:03qu'il sera peut-être amené à être révisé.
30:05Mais si on...
30:07Vous savez ce graphique,
30:08la courbe de Philips
30:08où on compare le taux de chômage
30:10et puis l'inflation,
30:12évidemment, c'est une patate chaude.
30:13Mais normalement, à long terme,
30:16on a une espèce de relation
30:18antinomique entre le chômage
30:19et l'inflation.
30:20On est aujourd'hui dans une case
30:22de ce graphique-là
30:23qui est assez bizarre
30:24où on a un marché très tendu
30:26et on a quand même des forces
30:27de désinflation
30:28qu'on constate aux États-Unis,
30:29en tout cas.
30:30Et puis en Europe,
30:31vous avez vu le niveau de l'inflation.
30:33La question ne se pose plus,
30:34en tout cas de notre point de vue.
30:35Donc c'est encore la désinflation immaculée.
30:36On est encore dans cette espèce
30:38de phénomène-là.
30:38Ce qui est troublant,
30:39c'est la désinflation immaculée
30:41et quel point de comparaison
30:43historique vous allez avoir.
30:44Et le point où on est aujourd'hui,
30:46il est assez proche,
30:48en tout cas sur la carte
30:49des points de ce graphique-là,
30:50des points qu'on a observés
30:51entre 1995, 1996,
30:531997, 1998,
30:54justement au moment
30:55où on a commencé à récolter
30:56les bénéfices de la vague Internet.
31:00Alors la contribution
31:01à la désinflation à cette époque-là,
31:03elle était de l'ordre
31:05de 0,4 à 0,5 % d'inflation
31:07en moins que ce qu'on aurait pu avoir
31:10sans cette révolution
31:11de la productivité.
31:13Il faut garder cet élément-là en tête
31:15parce que, curieusement,
31:16aujourd'hui,
31:17il y a des similitudes.
31:18Alors, comparaison n'est pas raison,
31:20on fait un métier difficile,
31:20mais en tout cas,
31:21je trouve que c'est un élément important
31:23plutôt que de s'inquiéter
31:24de savoir si on est face
31:25à une bulle de la technologie
31:26où on ferait mieux
31:27de s'inquiéter de savoir
31:27si les taux sont appropriés
31:29au vu du potentiel impact
31:32des inflationnistes,
31:33pas des inflationnistes,
31:34mais des inflationnistes
31:35de la productivité.
31:36Et ça, c'est un élément
31:37particulièrement important
31:38parce que si Walsh arrive
31:40à convaincre
31:4111 autres personnes ?
31:4211 autres personnes, exactement.
31:44De cet effet-là,
31:46il peut rajouter une, deux, trois baisses.
31:48On peut le dire sur les capacités
31:48de conviction de Kevin Walsh,
31:50mais on peut regarder les choses
31:52un peu plus froidement.
31:53Il n'y a pas d'urgence
31:54pour la Réserve fédérale
31:55à baisser les taux d'intérêt.
31:57Il n'y a surtout pas de nécessité
31:59à les baisser beaucoup.
32:00C'est ce qu'a fait Greenspan,
32:01tout simplement.
32:02Ce n'est pas d'urgence.
32:03On va le faire un petit peu.
32:04On attend un petit peu.
32:05On laisse des taux
32:06à un niveau un peu moyen.
32:07Et ça a suffi.
32:08Par contre, ça a suffi
32:10à ce boom pour se développer.
32:12Et par contre, attention,
32:13trois ans plus tard,
32:14on reprendrait la moyenne de sa pièce.
32:15Plus on se réfère aux années 90,
32:16plus on se rapproche
32:16aux années 99-2000.
32:18Mais la question,
32:18c'est est-ce qu'on est en 99
32:19ou est-ce qu'on est en 95 ?
32:21Notre théorie,
32:21c'est qu'on est plutôt en 95
32:22et ça dicte des choix de portefeuille
32:24qui sont différents.
32:24Il y a un an déjà,
32:26Florian, on n'avance pas.
32:2794, j'ai vu.
32:27On reste bloqués à 95.
32:29C'est l'année de la marmotte.
32:31C'est une très longue année 95.
32:33Je pense qu'on l'a tous ressenti comme ça.
32:35Je reviens sur les thèmes de marché,
32:37Xavier.
32:39Sur la question du software,
32:41on se demande
32:42où peuvent être les risques cachés
32:43dans le marché aujourd'hui.
32:46C'est un secteur qui a bénéficié
32:47d'énormément de financements privés,
32:49il faut le dire.
32:50Il y a une exposition
32:51des marchés de crédit privé,
32:53du private equity,
32:54très importante,
32:55à ce segment du logiciel
32:56pour toutes les raisons
32:56que vous avez décrites.
32:58Le modèle, ça,
32:58c'est de la récurrence,
32:59c'est de la visibilité,
33:01c'est de la génération de cash,
33:02tout ce qu'aime un investisseur privé,
33:04en l'occurrence,
33:04enfin un investisseur en général,
33:05mais dans le private equity,
33:07encore plus.
33:08Est-ce que là,
33:08il y a un sujet qui est,
33:10j'allais dire,
33:11au moins bien identifié
33:12par le marché
33:13et est-ce qu'on voit,
33:14d'ailleurs,
33:15des prix s'ajuster,
33:16peut-être,
33:16dans les marchés de crédit
33:17en lien avec ce sujet
33:20et ce risque ?
33:21Alors,
33:22avant de parler
33:23du marché du crédit,
33:24je vais vous donner un exemple.
33:26où il y a des ajustements
33:27de multiples
33:28très importants
33:29qui ont été faits
33:29sur le secteur.
33:30Je pense Dassault Systèmes.
33:32Dassault Systèmes,
33:32c'est moins 30%
33:33depuis le début de l'année.
33:35C'est un PE de 12 fois
33:37contre une moyenne
33:38de 32
33:40sur ces 5 dernières années.
33:42C'était le Hermès
33:43des logiciels,
33:44Dassault.
33:44Dans l'univers des logiciels,
33:46il y avait le PAC
33:47et Dassault Systèmes.
33:49Oui.
33:49Et en termes
33:50de V sur EBIT,
33:52on est à 10 fois
33:52contre une moyenne
33:53de 26 fois.
33:54Donc en gros,
33:55c'est 60% de décote
33:56par rapport au point
33:57le plus haut de 2024
33:58en termes de multiples.
34:00Donc on voit
34:00qu'il y a évidemment
34:02une norme...
34:02C'était les multiples
34:04qu'il y avait à l'IPO
34:05de...
34:05Dans les années 90,
34:06exactement.
34:07On retrouve,
34:08donc vous imaginez
34:10le de-rating
34:11en termes de multiples
34:12qu'on constate.
34:13C'est sans doute
34:14très exagéré.
34:15En tout cas,
34:15cette crainte
34:16sur la disruption
34:17de l'IA
34:18est quand même
34:18très exagérée.
34:20ça normalise aussi
34:21des exagérations
34:22de valorisation
34:23qu'on avait observées
34:23à la hausse
34:24en 2024,
34:25etc.
34:25Donc on revient...
34:26Donc c'est sans doute
34:28exagéré.
34:29Pour revenir sur...
34:30Donc ça va faire
34:30des opportunités.
34:31Maintenant,
34:32voilà,
34:32il faut voir
34:32est-ce qu'être contrariant
34:34sur des thématiques
34:36où on a une visibilité
34:38sur l'impact négatif
34:39ou pas
34:39qui est aussi faible.
34:41Moi,
34:42je trouve que le risque
34:42est un peu...
34:44Il y a d'autres choses
34:45plus intéressantes
34:46à faire
34:47certainement aujourd'hui,
34:48même si c'est dans le...
34:50On est en contrariant
34:51qu'on gagne
34:52le plus d'argent.
34:54Et une autre illustration
34:56par rapport
34:58à ces montants
34:59de dettes énormes
35:00qui sont employés
35:03par ce secteur
35:05de la tech,
35:05on va dire,
35:06c'est que
35:07666 milliards de dollars,
35:09c'est le montant
35:10de capex
35:10qui ont été annoncés
35:11par la tech américaine.
35:14C'est en gros
35:1595%
35:16des cash flows disponibles
35:18des hyperscalers
35:19si 660 milliards
35:21sont appliqués.
35:24Et on le voit bien,
35:25c'est qu'aujourd'hui...
35:26On est passé très vite
35:26de « je ne m'endette pas
35:27et tous mes cash flows
35:28sont retournés
35:28à l'actionnaire »
35:29à « j'emploie 100%
35:31quasiment
35:31de mes cash flows
35:32pour investir ».
35:32Exactement,
35:33et donc ça,
35:34c'est un vrai sujet
35:35notamment sur la dette privée
35:37et quand vous discutez
35:38avec des banquiers d'affaires
35:40ou des gérants
35:41de fonds de private equity,
35:43aujourd'hui,
35:43la situation,
35:44parce qu'avoir
35:46des participations
35:47dans des éditeurs
35:49de logiciels,
35:50etc.,
35:50c'était de la visibilité
35:51comme je l'avais dit
35:52et de la rentabilité
35:53quasiment assurée.
35:54C'est des histoires
35:55souvent qui sont consolidées,
35:57c'est des opérations
35:58de build-up
35:58qui ont été faites
35:59à des multiples
35:59extrêmement élevées
36:00et là,
36:01il y a un vrai sujet
36:02sur les participations
36:04dans le non-côté
36:05que ce soit du côté
36:06des actionnaires
36:08que des détenteurs
36:09de la dette.
36:10Alors,
36:11il y a aussi
36:12une enquête
36:14de la Commission européenne
36:15qui montrait
36:15que l'exposition
36:16à la dette privée
36:18un peu à risque
36:19sur les grandes banques
36:20notamment françaises
36:21était extrêmement limitée
36:23comme les grandes banques
36:25américaines aussi.
36:26D'accord.
36:26On va voir la réalité,
36:28mais c'est sûr
36:30que c'est à surveiller
36:31et c'est très souvent
36:33et on l'a vu,
36:34la dernière grande crise
36:36est venue
36:36de la partie non-côtée
36:38donc il faut
36:40rester vigilant
36:41sur cette partie-là
36:42et il est clair
36:42que sur le private equity,
36:43les difficultés
36:44qu'ils ont à lever
36:45pour les nouveaux fonds
36:46et aucune sortie
36:48ne se fait aujourd'hui,
36:49c'est un risque
36:49quand même
36:50qu'il faut vraiment surveiller.
36:51Et toutes les crises
36:52sont des crises
36:52de la dette,
36:53m'a-t-on rappelé
36:55bien gentiment
36:56il y a quelques jours.
36:57Fabien,
36:58parlons de la France.
36:59Je regardais,
37:00Banque de France
37:00nous dit 0,2%
37:01au premier trimestre,
37:02je crois,
37:02l'INSEE doit être
37:03à 0,3%
37:04donc la vérité
37:04est à peu près par là.
37:06On a une dynamique
37:10qui se poursuit,
37:12alors on a eu
37:13le chiffre de croissance
37:142025 à 0,9%
37:15alors on l'a vu décrire
37:17comme satisfaisant,
37:19comme presque
37:19une bonne nouvelle.
37:21Bon,
37:21il faut mettre
37:21les choses en perspective
37:22sur les 25 années
37:23du 21e siècle,
37:25c'est la 20e année
37:25donc c'est pas la pire,
37:28c'est loin d'être
37:28la meilleure
37:29et quand on regarde
37:30beaucoup d'autres données,
37:33si on regarde l'emploi,
37:34le chômage,
37:35si on regarde
37:35la consommation des ménages,
37:36la consommation des ménages
37:37en France a augmenté
37:38de 0,4%,
37:39c'est la quatrième
37:40pire année du 21e siècle,
37:41on est vraiment
37:41sur une année
37:42très médiocre
37:43et sur les 0,9%
37:44de croissance,
37:45la moitié
37:45c'est la demande publique
37:46donc on peut avoir,
37:48voilà,
37:48le moteur domestique
37:49de l'économie française
37:51continue de patiner
37:52et ce qui nous aide
37:54pas mal en ce moment
37:55c'est la demande extérieure,
37:56c'est effectivement
37:57une conjoncture européenne
37:59et mondiale en général
38:00assez porteuse
38:02et c'est là
38:02en quelque sorte
38:03entre guillemets
38:04la magie
38:05des équilibres économiques
38:06qui font que
38:06le fait que notre moteur
38:08domestique patine
38:09n'aille pas très bien
38:10et bien les salaires
38:11ne progressent pas beaucoup
38:12en France
38:12et finalement
38:13on gagne en compétitivité,
38:15en compétitivité prix
38:18et pour la première fois
38:19on a des salaires
38:20en France
38:20qui augmentent
38:21assez nettement
38:22moins rapidement
38:22que la moyenne européenne
38:23et ça explique peut-être
38:25des performances
38:27satisfaisantes
38:27du côté des secteurs
38:28qui exportent
38:29et notamment
38:29de l'industrie
38:30on a l'indice de confiance
38:31manufacturier de l'INSEE
38:33qui a fortement augmenté
38:35en janvier
38:36après une bonne performance
38:37en fin d'année
38:37ça augure
38:39d'un bon début d'année
38:40pour certains secteurs
38:41après si on regarde
38:42tous les indicateurs
38:43qui se portent
38:44sur la demande domestique
38:45et notamment par exemple
38:46la très importante
38:47confiance des ménages
38:48on n'observe pas
38:49d'amélioration
38:50on voit des ménages
38:51toujours très prudents
38:52et les entreprises
38:54françaises
38:55c'est vrai que celles
38:55qui exportent
38:56vont profiter
38:57d'une demande porteuse
38:58mais les entreprises
38:59elles ont aussi
39:00une prolongation
39:01de la surtaxe
39:02de l'impôt
39:02sur les sociétés
39:03en France
39:04elles ne sont pas vraiment
39:06encouragées
39:07à investir
39:07autant qu'elles l'auraient pu
39:09en France
39:10et on risque
39:11quand même
39:11d'avoir
39:12encore une fois
39:12ce moteur domestique
39:13de l'économie française
39:14qui va encore un peu
39:15patiner en 2026
39:17le risque est sur l'investissement
39:18si on prend sur le plan
39:19domestique
39:20effectivement
39:20c'est là où il y a
39:21un vrai risque
39:21peut-être
39:22alors le décrochage
39:23c'est moi qui le dis
39:24comme ça
39:25Fabien
39:25dans un moment
39:26où encore une fois
39:27la planète
39:28dans son ensemble
39:29investit
39:30et peut-être
39:30c'est une vague
39:31d'investissement
39:32qu'on n'a pas vu
39:32depuis des générations
39:34c'est ça
39:34c'est un petit peu
39:35le risque
39:35malheureusement
39:36c'est qu'on se retrouve
39:37avec des chiffres
39:38de croissance positive
39:39et une hausse
39:40de l'investissement
39:40des entreprises
39:41et qu'on se dise
39:42finalement tout va bien
39:43mais en fait
39:44quand on va se comparer
39:45aux autres
39:46c'est là qu'on va voir
39:47qu'en réalité
39:47on a eu un petit décrochage
39:49et on fera moins bien
39:51que ce qu'on aurait pu faire
39:52et si la croissance française
39:54fait un peu mieux
39:55que ce qu'on espère
39:56cette année
39:56ce sera parce qu'elle sera
39:57tirée par l'extérieur
39:59et tandis que nous
40:00nos problèmes domestiques
40:01on ne les aura pas réglés
40:02on continuera quand même
40:04d'avoir une demande domestique
40:05toujours assez à tonne
40:06et dans un climat
40:08d'attentisme
40:08qui se prolonge
40:10pour le moment
40:10Alors ce petit regain
40:12de compétitivité prix
40:13comme vous dites
40:14qui est alors lié
40:15à une inflation
40:16qui a été moins importante
40:17en France
40:18des salaires qui progressent
40:19moins aujourd'hui
40:20je ne sais pas si on peut
40:21fondamentalement s'en réjure
40:22mais en tout cas
40:23c'est la donne
40:25est-ce qu'elle souffre
40:26par exemple
40:26un euro dollar
40:27à quasi un vin
40:28aujourd'hui
40:29est-ce que ça
40:29est-ce que
40:31cette compétitivité prix
40:32n'est pas mangée
40:34totalement
40:34par une appréciation
40:36de l'euro
40:36face au dollar
40:37mais face à un ensemble
40:38de devises
40:38de partenaires commerciaux
40:39Alors il faut
40:40relativiser
40:41parce que déjà
40:41nos premiers partenaires
40:43commerciaux
40:44ce sont nos voisins
40:45européens
40:45et avec eux
40:46la compétitivité
40:48se fait
40:48via le différentiel
40:49d'inflation
40:50donc là on est gagnant
40:51après face aux autres pays
40:52il faut rappeler
40:53que la montée
40:55de l'euro
40:55face au dollar
40:55c'est aussi largement
40:56une histoire
40:57de la faiblesse du dollar
40:58si on regarde
40:59comparé à l'ensemble
41:00des devises
41:01c'est vrai que l'euro
41:01a plutôt monté
41:03sur un an
41:04mais la hausse
41:05est quand même
41:06beaucoup plus modérée
41:07que ce qu'indique
41:08l'euro dollar
41:10et s'il a monté
41:11l'euro
41:12c'est aussi
41:12parce qu'il y a eu
41:13des bonnes nouvelles
41:13avec le stimulus allemand
41:15qui là aussi
41:15devrait
41:16et que les gens
41:16viennent d'investir
41:17en Europe
41:17voilà
41:18donc c'est
41:19c'est un mix
41:21c'est pas
41:21une bonne nouvelle
41:23en soi
41:24c'est pas forcément
41:25une très mauvaise nouvelle
41:26à propos du stimulus allemand
41:28et c'est vrai
41:28qu'on a vu
41:29beaucoup de dirigeants
41:30politiques
41:31de gouvernants
41:32revenant
41:33notamment de la conférence
41:34de sécurité à Munich
41:35qui se tenait
41:36ce week-end dernier
41:37donc
41:37on est dans la séquence
41:39il y a eu la rupture
41:40avec les Etats-Unis
41:42on a eu
41:44le réveil européen
41:45le sursaut
41:46européen
41:47il y a un rendez-vous
41:48important en politique
41:49les 19 et 20 mars
41:50prochains
41:50avec un sommet
41:52un sommet
41:53européen
41:54qui pourrait
41:54aboutir
41:55à des pas
41:55un peu concrets
41:56sur comment
41:57est-ce qu'on transforme
41:58ce sursaut européen
41:59en actes
42:00en décisions
42:00qui permettent
42:01de renforcer l'Europe
42:02sur le plan géopolitique
42:03sur le plan économique
42:04et il n'en faut pas plus
42:06dans la situation
42:06dans laquelle on se trouve
42:07pour voir à nouveau
42:09le thème d'Eurobonds
42:11revenir dans la conversation
42:12publique
42:13au moins en France
42:14peut-être plus largement
42:15en Europe
42:16Fabien
42:17c'est une question
42:18compliquée pour l'économiste
42:19mais est-ce qu'il y a
42:20un terrain
42:21de compromis
42:22plus favorable
42:23aujourd'hui
42:23pour avancer à nouveau
42:24dans des schémas
42:25type Eurobonds
42:26qu'on a réussi
42:27à mettre en place
42:28sur des moments
42:30critiques
42:30et je pense
42:31notamment à la période
42:31Covid
42:31alors c'est vrai
42:33qu'on a réussi
42:34à le mettre en place
42:35durant la période
42:35Covid
42:36après le débat
42:37des Eurobonds
42:38qui a été relancé
42:39la semaine dernière
42:39il a été relancé
42:40par les Français
42:41et la porte
42:42a été tout de suite
42:43fermée
42:44sans trop d'ambiguïté
42:45par le chancelier allemand
42:46alors on a entendu
42:47le patron de la Bundesbank
42:48un petit peu
42:49se dire en faveur
42:50une grande nouveauté
42:51bon le board
42:52de la Bundesbank
42:52a fait savoir
42:53qu'il parlait pour lui-même
42:56tant que ça vient
42:58de la France
42:59ça sera un petit problème
43:01d'autant plus
43:01qu'on est le dernier pays
43:03à avoir un déficit
43:05quand même
43:07significativement différent
43:07des autres pays
43:08ça nous rend pas
43:10très crédibles
43:11sur ce domaine là
43:12si on est de côté
43:13le cas français
43:14le fait que ce soit
43:15la voix de la France
43:16qui porte ce projet
43:16on se dit quand même
43:18encore une fois
43:18je reviens à cette idée
43:19d'investissement
43:20on se dit quand même
43:21qu'il y a un moment
43:22historique à saisir
43:23de ce point de vue là
43:24et que mettre en place
43:26une logique
43:27de financement commun
43:28pour des investissements
43:29en commun
43:29ça peut profiter
43:31à d'autres pays
43:31que la France seulement
43:32si c'est ça la crainte
43:34c'est la crainte
43:35mais encore une fois
43:36il y a déjà un pays
43:37qui a pris cette initiative
43:40l'Allemagne
43:40l'Allemagne investit
43:41et du coup
43:42on n'est plus
43:43dans cette situation
43:44d'il y a 10 ans
43:45où la politique monétaire
43:46était coincée
43:47par le taux zéro
43:47et on se disait
43:48il faut de la relance fiscale
43:49les Allemands
43:50ne peuvent pas le faire
43:51faisons-le ensemble
43:52malheureusement
43:53on est dans un setup macro
43:54bien différent
43:55les Allemands
43:56font du stimulus
43:58parce qu'ils ont les moyens
43:59et parce que leur économie
44:00va moins bien
44:00que la moyenne
44:01est-ce qu'en moyenne
44:02en zone euro
44:03on a besoin
44:03d'une accélération fiscale
44:05quand on voit
44:06l'inflation sous-jacente
44:07un petit peu
44:07au-dessus de 2%
44:09quand on voit
44:09une croissance
44:10qui est à 1,5%
44:12en 2025
44:13on a du mal
44:13à se dire
44:14il faut absolument
44:15un stimulus fiscal supplémentaire
44:16avec beaucoup d'hétérogénéité
44:17comme dans ces chiffres
44:18d'inflation en zone euro
44:19Fabien
44:20mais là encore
44:21on en revient à la question
44:22que ça vient de la France
44:24qui est largement
44:25sous les 1% d'inflation
44:26le cas européen
44:27en matière d'investissement
44:28oui il vous plaît
44:29pour une question
44:29de diversification
44:30vous le disiez tout à l'heure
44:31Florian
44:32est-ce qu'il y a aussi
44:33des valeurs
44:34des fondamentaux intrinsèques
44:35à l'Europe
44:36à la zone euro
44:37qui méritent d'être
44:38relevées pour un investisseur
44:40oui j'en vois au moins deux
44:41déjà c'est une zone
44:42qui serait plutôt récipiendaire
44:43de cette vague
44:44de la productivité
44:45liée à l'IA
44:46ça c'est quand même
44:48les investissements
44:48menés en Europe
44:50on ne prend pas les frais
44:51mais on les utilisera
44:52un jour ou l'autre
44:53on finira par voir ça
44:54dans les comptes des Etats
44:55premier élément
44:56et puis deuxième élément
44:57faisiez écho
44:58à l'hétérogénéité
45:00en termes d'inflation
45:01qu'on observe
45:01entre les pays
45:02de la zone euro
45:02ça veut dire
45:03qu'il y a des pays
45:03de la zone euro
45:04qui encore aujourd'hui
45:05ont une inflation supérieure
45:07au taux directeur de la BCE
45:08ou une inflation supérieure
45:09à leurs taux nominaux
45:10globalement
45:11c'est à dire qu'il y a encore
45:12des pays
45:12qui sont en zone
45:13de taux réel négatif
45:15et ça c'est plutôt intéressant
45:17surtout pour les small limit cap
45:18il ne faut jamais oublier
45:19que c'est elles
45:20qui sont les premières
45:21exposées à ça
45:21si les small limit
45:23surperforment au Japon
45:24surperforment en partie
45:25justement en Europe
45:26sur les 12 derniers mois
45:28pardon
45:28c'est en partie dû à ça
45:31donc attention
45:31à ces conditions de financement
45:32ah oui
45:33c'est un élément
45:34qu'il faut savoir garder en tête
45:35aux Etats-Unis
45:36la situation est peut-être
45:37plus fragile
45:38il va falloir beaucoup
45:38de productivité
45:39pour compenser les taux réels
45:40très positifs
45:41qui sont un peu le talon d'Achille
45:42des Etats-Unis aujourd'hui
45:43bon on restera sur cette question
45:45en suspens
45:46ou ce suspense
45:46autour de la productivité
45:48de ces gains de productivité
45:49merci beaucoup messieurs
45:50merci d'avoir été les invités
45:51de Planet Marché ce soir
45:52Florian Rielpau
45:53Lombard Odier IM
45:54Xavier Deburen
45:54OTA Capital
45:55et Fabien Bossy
45:56Société Générale CIB
46:08Le dernier quart d'heure de Smartbourg
46:09chaque soir
46:10c'est le quart d'heure thématique
46:11le thème ce soir
46:12c'est celui du crédit
46:13le crédit qui a connu
46:14trois années consécutives
46:16de performances spectaculaires
46:172023, 2024, 2025
46:19où en est-on aujourd'hui
46:21alors que les marchés de crédit
46:22se sont renchérés depuis trois ans
46:24et quelles sont les grandes lignes
46:25directrices pour construire
46:27et guider une stratégie crédit
46:29pour 2026
46:30écoutez à ce sujet
46:31Stanislas de Baliancourt
46:32directeur adjoint des investissements
46:34de Sycomore Asset Management
46:35qui était invité récemment
46:36de Smartours
46:41Alors c'est une très bonne question
46:42c'est vrai qu'on a passé
46:44même si on prend un peu plus de recul
46:4610 ans la décennie 2012-2022
46:48avec des taux extrêmement bas
46:49voire même des négatifs
46:51qui ont terminé en 2022
46:52par cette explosion
46:53à la hausse des taux
46:54et des spreads de crédit
46:56ce qui fait que ça a fait
46:57une opportunité extraordinaire
46:58d'une génération comme on a dit
47:00le point d'entrée d'une génération
47:02D'une dizaine
47:03j'espère pas d'une génération
47:04D'accord
47:05D'une décennie
47:06D'une décennie
47:06Voilà début 2023
47:08et je pense que depuis trois ans
47:10ça a tout à fait bénéficié
47:11aux performances
47:12et d'ailleurs les investisseurs
47:13sont largement revenus dans le crédit
47:15nous on l'a vu chez Sycomore
47:16au travers soit de nos fonds historiques
47:18soit des fonds datés Syco-Hild
47:19qu'on a refait entre temps
47:21La bonne nouvelle
47:22c'est que c'était pas seulement
47:23une opportunité
47:24qui est née en 2023
47:26et qui aurait duré trois ans
47:27il y a un certain nombre d'éléments
47:29qui aujourd'hui
47:30restent très porteurs
47:31très favorables
47:32au fixed income
47:33et en particulier au crédit
47:34on a à la fois de la pente
47:36dans la courbe des taux
47:37puisque les taux courts
47:38se sont fortement rétractés
47:40avec les banques centrales
47:41la BCE a coupé les taux
47:42de 4% à 2%
47:43en revanche les taux longs
47:45avec la défiance
47:46sur les obligations d'Etat
47:47et en particulier au-delà de 10 ans
47:49sont restés relativement élevés
47:50donc cette pente
47:52structurellement
47:53elle rend le marché obligataire
47:54plutôt attractif
47:56notamment pour les maturités
47:57intermédiaires
47:58ce qui permet de bénéficier
47:59à la fois du portage
48:00et d'un effet de roll down
48:01c'est-à-dire chaque année
48:02on se rapproche
48:03on se monétarise
48:04donc on a un petit effet
48:05de baisse des taux
48:06qui vient améliorer
48:07la performance
48:08donc ça structurellement
48:09c'est positif
48:10en revanche c'est vrai
48:11qu'il y a quand même
48:11l'énorme challenge
48:12notamment sur les obligations d'Etat
48:15et on voit bien
48:15qu'aujourd'hui
48:16on a des situations budgétaires
48:18qui à peu près partout
48:19dans le monde
48:21sont plutôt dégradées
48:22et qui ont fait aussi
48:23l'appétit
48:24ou le succès
48:25pour les obligations d'entreprise
48:26qui elles depuis plusieurs années
48:28ont plutôt eu un environnement économique
48:29on va dire correct
48:31qui ont eu des performances
48:32en termes de résultats
48:33micro
48:34tout à fait satisfaisants
48:35ce qui fait qu'on a eu
48:36des taux de défauts
48:37assez bas
48:37on a également
48:38mais ça c'est un peu
48:39ça regarde vers l'arrière
48:40mais si on regarde vers l'avant
48:41on a aujourd'hui
48:42un ratio d'entreprise
48:43un petit peu stressé
48:44qui est très faible
48:45c'est-à-dire en fait
48:45finalement ce qui est
48:46un indicateur
48:47des défauts futurs
48:48et donc certes
48:50on a des spreads de crédit
48:51qui se sont plutôt resserrés
48:52au cours des trois dernières années
48:54mais en fait
48:55ça a uniquement reflété
48:56cet environnement
48:58tout à fait amélioré
48:59pour les entreprises
49:00ça coïncide avec des fondamentaux
49:02réels
49:02et sur les aspects plus techniques
49:05une demande assez importante
49:06des investisseurs
49:07parce que
49:07on a un report
49:09un petit peu progressif
49:10un peu moins d'obligation d'état
49:11un petit peu plus d'investment grade
49:13et puis même un peu plus
49:14de crossover
49:14ou de high yield
49:15en descendant dans les notations
49:16pour venir chercher
49:17un petit peu plus de rendement
49:18le risque a changé de camp
49:19l'obligation
49:22la moins risquée
49:24parfois
49:24est perçue
49:25en mettant l'obligation de l'entreprise
49:27que l'obligation d'état
49:27le sans risque
49:29se questionne
49:30aujourd'hui
49:31ouais
49:31c'est intéressant aussi
49:33on a pu expliquer
49:35alors il faut rentrer
49:37dans la mécanique
49:37de construction des indices
49:39mais il y a une amélioration
49:41aussi de la qualité
49:42des indices crédits
49:44c'est toujours important
49:45de regarder les indices
49:46les gestions sont souvent
49:47benchmarkées
49:48même quand elles ne le sont pas
49:49on regarde quand même
49:50l'indice de comparaison
49:51en effet c'est un point
49:52qui est très intéressant
49:53les indices de crédit
49:54ils n'ont pas la même construction
49:55que les indices actions
49:56déjà pour commencer
49:57c'est les sociétés
49:58les plus endettées
49:59qui ont les poids
49:59les plus importants
50:00c'est pas forcément
50:01celle qu'on a le plus
50:02envie de détenir
50:03et donc c'est aussi pour ça
50:04qu'en fixed income
50:05ou en gestion obligataire
50:07on va dire au sens large
50:07la gestion active
50:09enregistre encore
50:10de très bonnes performances
50:11et donc le challenge
50:12le challenge des ETF
50:14et de la gestion passive
50:15est beaucoup moins présent
50:16et les gérants actifs
50:17continuent à battre
50:19les benchmarks
50:19à présenter une vraie valeur
50:21ajoutée pour les investisseurs
50:22et on n'a pas du tout
50:24aujourd'hui vraiment
50:24la lame de fond
50:25qu'on retrouve sur la gestion
50:26action avec
50:27les gestions ETF
50:28benchmarkées
50:29low cost
50:29donc là on arrive vraiment
50:30à faire quelque chose
50:31en gestion active
50:31le deuxième point
50:33c'est que souvent
50:33la question elle est plutôt
50:35au travers des spreads
50:36de crédit
50:36on dit aujourd'hui
50:37on est plus bas
50:38que les moyennes historiques
50:39sur 10 ans
50:40ou sur 15 ans
50:40ou sur 20 ans
50:41notamment en yield
50:42donc les notations
50:43en dessous de triple B
50:44à partir de WB plus
50:45ce qui est vrai
50:46mais la seule chose
50:47c'est que si on regarde
50:48en 2009, 2010, 2011
50:49on avait uniquement 40%
50:52du yield
50:53qui était WB
50:54aujourd'hui c'est 67%
50:56donc on voit bien
50:57qu'au sein de l'indice
50:58on va dire la qualité
50:59la meilleure qualité du yield
51:00la qualité moyenne
51:02intrinsèque
51:02dans ces marchés
51:03a plutôt monté
51:04et le deuxième point
51:05c'est qu'on a
51:06depuis 5 ans
51:07chaque année
51:07plus de ce qu'on appelle
51:09les rising stars
51:09c'est les entreprises
51:10qui passent de
51:11high yield à investment grade
51:12que de fallen angel
51:13dans l'autre sens
51:13donc ça montre aussi
51:15que dans un environnement
51:16économique quand même
51:17assez difficile
51:19on va dire
51:19pour les entreprises
51:20on a une certaine prudence
51:22et donc on va plutôt
51:23venir tendanciellement
51:24améliorer un petit peu
51:25les bilans
51:26et prendre un petit peu
51:27moins de risques
51:28une discipline financière
51:30qui s'est installée
51:30tout à fait
51:31de la part des directeurs financiers
51:32le monde de polycrise
51:33le président des entreprises
51:35qu'est-ce que l'IA
51:37peut amener
51:38comme bouleversement
51:39dans ces marchés de crédit
51:40puisque l'IA devient
51:41un sujet crédit
51:42un sujet de dette
51:43pour les entreprises
51:44qui financent
51:45et qui participent
51:46à la construction de l'IA
51:47tout à fait
51:47je pense qu'il y a un point
51:48enfin c'est pas l'IA
51:49en tant que gestion
51:50le sujet
51:51le sujet
51:52c'est les énormes capex
51:53qui sont nécessités
51:54pour faire les data centers
51:56l'IA
51:57tous ces hyperscalers
51:59et ce qu'on voit aujourd'hui
52:00c'est que
52:01jusqu'en 2025
52:02jusqu'en mi-2025 environ
52:04tous ces énormes capex
52:05étaient fundés
52:06par les free cash flow
52:07générés par les entreprises
52:08depuis
52:09les besoins sont tellement importants
52:11qu'elles commencent
52:11à s'endetter
52:12comme c'est une entreprise
52:13très rentable
52:14et peu s'endetter
52:14elles ont globalement
52:15ces entreprises américaines
52:16des ratings élevés
52:18en revanche
52:18les montants de dette émis
52:19sont très importants
52:21aujourd'hui
52:21et on voit parfois
52:23que sur le crédit
52:23ou pour le coup
52:24quand on prête
52:25à Oracle
52:25à 7, 10 ou 15 ans
52:27c'est vraiment
52:28un investissement
52:28sur le long terme
52:29et on voit
52:29qu'il y a un traitement
52:30un petit peu différent
52:31en fonction d'entreprise
52:32entre la partie d'action
52:33et la partie crédit
52:34parfois la partie crédit
52:35est plus prudente
52:36donc ça c'est un point
52:37qui est toujours intéressant
52:38à noter dans l'analyse
52:39le deuxième point
52:40c'est que quand on voit
52:41les capex annoncés
52:42et on l'a vu avec Google
52:43cette semaine
52:44et ce méga deal
52:45notamment
52:46il y a eu une tranche
52:47petite mais
52:48à 100 ans
52:49en livre sterling
52:50donc c'est toujours
52:51assez intéressant
52:52peut-être que ça donne
52:53la vue de Google
52:54à 100 ans
52:54sur la valeur de la livre
52:56à l'avenir
52:57c'est pas forcément
52:57très positif
52:59mais le point
53:00qui est intéressant
53:01c'est-à-dire
53:01si tous réalisent
53:03peut-être la moitié
53:03des capex
53:04par financement
53:05de dette
53:05on va avoir
53:06énormément d'émissions
53:07sur le secteur
53:08certes
53:08investment grade
53:09mais ça peut techniquement
53:10amener un peu
53:11d'écartement de spread
53:12aujourd'hui c'est
53:13principalement aux Etats-Unis
53:14mais on pourra avoir
53:15des émissions
53:16de type reverse Yankee
53:17c'est-à-dire en fait
53:17des entreprises américaines
53:18qui viennent sourcer
53:19en partie
53:21dans l'épargne européenne
53:22pour ces deals-là
53:23et ça pour nous
53:24c'est pas forcément
53:25un risque de marché
53:26c'est plus seulement
53:26un risque de liquidité
53:28et surtout
53:28de flux de papier
53:30qui est très important
53:31qui amènerait
53:32à une forme
53:32d'écartement technique
53:33des spreads
53:34par une sur-offre
53:35temporelle dans le secteur
53:36et il y a un deuxième point
53:38c'est que si l'une d'entre elles
53:39mais on parle à 5 ou à 10 ans
53:41parce qu'il y en aura
53:42on le sait très bien
53:43des accidents
53:44venait aussi
53:45sur ces tailles d'émissions
53:46à sortir de l'investment grade
53:48pour redescendre de la île
53:49là en fait
53:50on arrive sur des tailles d'émissions
53:52qui sont quasiment
53:53comme quand les souverains
53:54font leur programme d'émissions
53:56qui s'appellent de marché
53:58correspondant à des états
53:58donc il faut être
53:59je pense qu'aujourd'hui
54:00c'est pas un risque
54:01ni pour 2026
54:02ni pour 2027
54:03mais il faut faire assez attention
54:05surtout sur les tailles
54:06qui vont être mieux
54:06et donc il faut regarder ça
54:08avec beaucoup de discernement
54:10en tout cas
54:10pour l'instant
54:11la demande est là
54:12alors c'est du Google
54:12c'est une qualité incroyable
54:14et ça vaut
54:15ça vaut les états
54:16j'ai envie de dire
54:17mais c'est vrai que
54:18le premier trimestre
54:19va être j'imagine
54:20très dynamique
54:21en matière d'émissions
54:22primaires
54:23souverains
54:23et corporels
54:24confondus
54:24janvier a été un mois
54:26très élevé
54:27parce que
54:28les spreads étaient bas
54:29la liquidité était là
54:30il n'y avait pas d'accident de marché
54:31personne n'a envie
54:32trop d'attendre
54:33non plus
54:33pour émettre
54:34quand on a ces conditions là
54:35pour toute la partie
54:38hyperscaler
54:38et capex
54:39ça va se faire
54:41tout au long de l'année
54:42et ça va même se faire
54:42sur plusieurs années
54:43donc là il y a toujours
54:44un peu un effet calendaire
54:45en janvier
54:46où tout le monde veut
54:47placer ses villes
54:47en début d'année
54:48quand la liquidité est là
54:49mais ça va se prolonger
54:51tout au long de l'année
54:51et même dans les années à venir
54:54stratégie
54:54si je reviens à la question
54:55de départ
54:55effectivement
54:56comment on aborde
54:572026
54:58avec quelle ligne
54:59stratégique en tête
55:00pour conduire
55:02des fonds
55:03ou des portefeuilles
55:03de crédit
55:04alors pour nous
55:05il y a
55:06être très sélectif
55:07parce que les spreads
55:08sont quand même resserrés
55:09donc il faut faire
55:10très attention
55:11dans la sélection
55:12qu'on fait
55:13des obligations
55:13des entreprises
55:14des émetteurs
55:14qu'on choisit
55:15la deuxième chose
55:16c'est qu'avec la pente
55:17de la courbe
55:18il y a un intérêt
55:18et une pertinence
55:19à prendre un petit peu
55:20plus de duration
55:21être plutôt sur 5-7 ans
55:23que sur 3-5 ans
55:24c'est aussi pour ça
55:25qu'au bout de 3 ans
55:26enfin à peine plus de 3 ans
55:28notre fonds
55:28Seiko Yield
55:302026
55:30qui avait largement dépassé
55:32les rendements
55:32qu'on anticipait au départ
55:33ce qui est quand même
55:34rare dans les fonds datés
55:35on l'a mis en commun
55:36avec le fonds 2032
55:37en disant
55:37on a obtenu cette performance
55:39aujourd'hui
55:40avec des taux courts
55:40plus bas
55:41il est quasi monétarisé
55:42avec du coup
55:43un rendement attendu
55:43pour ces derniers mois
55:44très faible
55:44et en revanche
55:45avec cette pente
55:46plus on se projette loin
55:47plus on va avoir
55:49la possibilité
55:50d'avoir des rendements
55:50attractifs sur le futur
55:51et ça pour nous
55:52Donc la formule fonds datés
55:53ça reste un schéma pertinent
55:55En fait la formule fonds datés
55:56elle donne une lisibilité
55:58sur ce qu'on peut attendre
55:58c'est vrai que toute la partie
56:00des investisseurs institutionnels
56:02avec qui on travaille
56:03on va davantage travailler
56:04sur nos fonds classiques
56:05obligataires non datés
56:07puisqu'ils ont des benchmarks
56:08il y a la recherche
56:10finalement d'un investissement
56:11permanent
56:11en revanche
56:12l'avantage des fonds datés
56:13c'est la lisibilité
56:15et la clarté de la promesse
56:16et de ce qu'on peut attendre
56:17en termes de performance
56:19sur une échéance de temps
56:20qui soit visible
56:21ça va être soit 2030
56:23soit 2032
56:24donc 3-4 ans
56:24ou 5-6 ans
56:25donc quelque chose
56:26qui dans l'épargne
56:27correspond bien
56:28à ce qui est recherché
56:30pour construire des portefeuilles
56:31Et vous dites là
56:32en allant chercher juste
56:33un peu de durations
56:34en plus dans l'univers
56:35crédit corporate
56:36Tout à fait
56:37On trouve des performances
56:39qui sont encore intéressantes
56:40Sur ces horizons-là
56:40Avec la prendre de la courbe
56:41en rallongeant de 2 ans
56:43de 30 à 32
56:44un type de portefeuille équivalent
56:45on va gagner environ
56:460,5% de rendement en plus
56:47D'accord
56:48Mais on va aussi bénéficier
56:49d'un deuxième aspect
56:50assez positif pour nous
56:51c'est le marché primaire
56:52Aujourd'hui
56:52quand les entreprises viennent
56:53nous sommes en 2026
56:55c'est du 5-7 ans
56:55donc 5 ans c'est 2031
56:577 ans c'est 2033
56:58donc avec un fonds de 2032
57:00Vous pouvez participer
57:01au primaire
57:01Tout à fait
57:01du 2031, du 2032
57:02comme du 2033
57:03et ça pour nous
57:04c'est très attractif
57:05parce qu'aujourd'hui
57:07souvent dans ces émissions
57:08on va avoir une prime d'émission
57:09donc une obligation
57:10un peu plus attractive
57:11que celle qui existe déjà
57:12pour amener
57:13les investisseurs dessus
57:14et donc c'est aussi
57:15tout le jeu
57:16et je pense tout l'intérêt
57:16dans cette année de 2026
57:18pour ces fonds
57:20orientés sur 2032
57:25Stanislas de Baliancourt
57:26directeur adjoint
57:26des investissements
57:27de Sycomore Asset Management
57:29qui était avec nous
57:30ces derniers jours
57:30dans l'émission
57:31pour parler
57:32des marchés de crédit
57:33et de la stratégie crédit
57:35pour 2026
57:35Interview à retrouver
57:36bien sûr en replay
57:37sur bismart.fr
57:38ou en podcast
57:39sur l'ensemble
57:40de vos plateformes préférées
57:41Sous-titrage Société Radio-Canada
57:48Sous-titrage Société Radio-Canada
57:49Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires