- il y a 2 jours
Lundi 26 janvier 2026, retrouvez Florent Martini (Gérant Actions Internationales Thématiques, Uzès Gestion), Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Florian Ielpo (Responsable Macro au sein de l'équipe Multi-Asset, Lombard Odier IM) et Christian Parisot (Président, Altaïr Economics) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez dans la foulée en rattrapage, soit en replay sur bismarck.fr,
00:21soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, le coup d'envoi d'une semaine qui sera intense
00:29avec un news flow attendu tant sur le front macroéconomique que microéconomique,
00:35la macro et les banques centrales, notamment avec la communication attendue de la réserve fédérale américaine
00:41mercredi soir et puis des chiffres macro qui concerneront notamment l'Europe en fin de semaine
00:46avec les premières estimations de croissance pour le quatrième trimestre
00:49et les premières estimations d'inflation également en zone euro pour le mois de janvier.
00:54Et puis la partie microéconomique, Pauline Grattel vous donnera un peu plus de détails sur le calendrier,
00:59mais on attend beaucoup de poids lourd au rendez-vous des publications trimestrielles
01:04à commencer par la tech en général et la tech américaine notamment.
01:08Et puis côté européen, on sera attentif à la publication d'un LVMH
01:13qui dévoilera ses chiffres d'activité demain soir après la clôture.
01:16Et puis toujours quelques opérations et situations spéciales avec aujourd'hui l'OPA de Daniel Kretinsky
01:22qui sur Fnac Darty, une OPA accueillie favorablement par le marché bien sûr,
01:27mais également par le management et la direction de Fnac Darty.
01:31Là aussi, Pauline Grattel vous apporte plus de détails sur cette opération qui semble en bonne voie aujourd'hui.
01:36Sur le plan des marchés globaux, la vigilance augmente quant à la direction du Yen japonais.
01:44Le Yen japonais qui a déjà repris 3-4% depuis ses points bas de vendredi.
01:49On approchait de 160 quasiment sur la parité dollarienne.
01:53On se retrouve à moins de 155 et moins de 154 même au moment où on se parle
01:57alors que les rumeurs d'intervention se multiplient.
02:00La nouveauté, c'est que les interventions pourraient être coordonnées avec le trésor américain.
02:06Scott Besant, à l'occasion du forum de Davos la semaine dernière, évoquait déjà le sujet japonais
02:11et s'est entretenu avec les différentes autorités japonaises,
02:14à commencer par la première ministre Sanae Takahashi
02:17qui fait face à de futures élections prévues le 8 février prochain.
02:22Le dossier japonais a toujours bonne place dans Smart Bourse
02:25et nous y reviendrons évidemment ce soir encore avec nos invités dans un instant.
02:29Et puis nous reviendrons à l'heure américaine dans le dernier quart d'heure.
02:32Chaque lundi, Pierre-Yves Dugas est avec nous, notre correspondant américain
02:36pour décrypter la vie politique, économique, financière américaine.
02:40Nous reviendrons notamment sur la dernière bavure de la police,
02:44de l'immigration et des frontières américaines
02:46qui ravivent le risque politique et le risque notamment de shutdown dans les prochaines semaines.
02:55Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:05nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:08Bonsoir Pauline.
03:09Séance plutôt calme aujourd'hui, après la tempête de la semaine dernière
03:12et au démarrage d'une semaine qui s'annonce chargée.
03:15Oui, elle sera chargée tant côté macro que côté micro.
03:19Pour rappel, on attend donc la décision militaire de la réserve fédérale américaine,
03:22celle de la Banque du Canada et en zone euro,
03:25les premières estimations de croissance des différents pays pour le quatrième trimestre
03:30ainsi que les estimations d'inflation pour le mois de janvier qui seront aussi regardées.
03:35Et les résultats vont donc monter en puissance avec ASML en Europe
03:38et les poids lourds Microsoft, Meta, Apple, Amazon ou encore Tesla notamment.
03:43Et donc, en attendant, la tendance est à la prudence.
03:46Oui, en Europe, les indices avancent en ordre dispersé.
03:49Le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 évoluent autour de l'équilibre.
03:53En France, le CAC 40 est également autour de l'équilibre, au-delà de 8100 points.
03:57À nouveau pénalisé par Danone qui cède encore 6% au cours de la séance
04:01après de nouveaux rappels de lait infantile.
04:04Côté américain, les grands indices ont ouvert en hausse mesurée.
04:07Pas mal d'agitation sur les marchés de devises et dans ce contexte,
04:10les métaux précieux, entre autres, poursuivent leur envolée avec ce statut de valeur refuge.
04:16Oui, tout d'abord, un mot de l'or qui dépasse un seuil important,
04:20celui de 5000 dollars en hausse de plus de 2%.
04:23L'once d'or dépasse même 5100 dollars aujourd'hui.
04:26L'argent, lui, avait dépassé vendredi le seuil de 100 dollars.
04:29Aujourd'hui, il poursuit son envolée, bondit encore de près de 10% et dépasse 110 dollars.
04:35Le cuivre et l'aluminium sont également en hausse.
04:37Alors que la pression reprend sur le dollar, le marché d'échange est animé par des rumeurs
04:41d'intervention pour stabiliser le yen japonais en coordination avec le trésor américain.
04:47Et puis, qu'en est-il des marchés obligataires également dans ce contexte, Pauline ?
04:50Les rendements souverains semblent se stabiliser.
04:53Aujourd'hui, côté américain, le rendement à 10 ans se détend légèrement
04:55pour évoluer autour de 4,20%.
04:58On continue aussi à surveiller les rendements au Japon
05:00qui poursuivent leur détente après avoir été chahutés la semaine dernière.
05:04Le 10 ans repasse sous 2,25%.
05:06Les opérations sur capital à signaler et celles notamment de Daniel Kretinsky
05:11qui lance une OPA sur Fnac Darty.
05:14Oui, le titre s'envole de 20% au cours de la séance.
05:17L'offre à 36 euros par action en numéraire valorise le groupe à plus de 1 milliard d'euros
05:21et représente une prime d'environ 20% par rapport au dernier cours de clôture avant l'annonce.
05:27Kretinsky, qui détient déjà près de 28,5% du capital, vise désormais à dépasser le seuil des 50%
05:34sans toutefois procéder à un retrait de la cote.
05:36Et puis parmi les quelques publications du jour, on retiendra celle de Ryanair.
05:41Oui, la compagnie aérienne low cost a revu en légère hausse sa prévision de trafic pour 2026
05:46au titre de sa publication du troisième trimestre pour son exercice décalé.
05:50Mais l'optimisme de Ryanair ne convainc pas du tout les investisseurs.
05:53La compagnie aérienne voit en effet son bénéfice net s'effondrer de 80%
05:57à cause d'une amende imposée par l'Italie.
06:00Le titre évolue en repli.
06:01Quels sont les événements programmés à l'agenda demain sur les marchés, Pauline ?
06:05Demain, on attend les résultats de Boeing, American Airlines, United Airlines
06:09ou encore LVMH en France qui publiera ses comptes après la clôture.
06:13Côté macro, la séance sera calme et on regardera la confiance des consommateurs
06:16du Conference Board de janvier aux Etats-Unis.
06:18Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
06:22et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:35Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:38Christian Parizeau est avec nous, économiste et président d'Altaïr Economics.
06:42Bonsoir Christian.
06:43Bonsoir.
06:43Florent Martine nous accompagne, gérant action internationale thématique chez USES Gestion.
06:48Bonsoir Florent.
06:49Bonsoir Végoire.
06:50Et à nos côtés également, Florian Yelpo, le responsable de la macro chez Lombard,
06:53Odier IM.
06:54Bonsoir Florian.
06:54Bonsoir Végoire.
06:55Parlons du cas japonais, si vous le voulez bien messieurs.
06:57Et c'est vrai que je n'ai jamais autant parlé du cas japonais que ces derniers mois
07:01et sur l'ensemble de ma carrière de journaliste commentateur de marché.
07:05Florian.
07:06Qu'est-ce qu'on peut dire du cas d'investissement Action Japon dans un contexte où on a vu
07:11effectivement peut-être le début d'un retournement du Yen qui avait tendance à s'affaiblir
07:17en continu et qui a peut-être marqué un top au moins temporaire.
07:21vendredi à un peu plus de 159 sur la parité dollarienne pour se retrouver à moins de 154
07:26aujourd'hui avec, Pauline le rappelait également à l'introduction, ces rumeurs d'intervention
07:31des autorités monétaires sur la devise japonaise.
07:36Est-ce que c'est une possible intervention sur le Yen fragilise ou abîme le cas d'investissement Action Japonaise ?
07:44Si je devais résumer simplement notre perception du cas d'investissement Action,
07:49je dirais simplement que le Japon a plus ou moins l'inflation au cœur des Etats-Unis
07:53et une politique monétaire beaucoup plus accommodante que celle de la BCE.
07:58Et en plus de ça, on est en train de rajouter 3% de stimulus fiscal qui va cibler précisément la demande.
08:03Alors, autant ça peut être un cocktail explosif du côté obligataire, on en parlera probablement un petit peu après,
08:09autant du côté Action, en fait, on est en train de réunir des conditions assez classiques,
08:14une expansion de multiples, c'est-à-dire des taux réels sur la partie courte encore qui soient encore négatifs
08:18si on retient comme mesure de l'inflation cette inflation cœur, donc l'inflation hors élément cyclique.
08:23Exactement, entre 2,9 et 3,1 selon les différentes mesures qu'on peut retenir.
08:26Donc, on a une zone à taux réel négatif, il ne faut pas l'oublier,
08:29même si la Banque centrale mène une politique qui est censée être restrictive,
08:33néanmoins, taux réel négatif, et en plus de ça, on va saupoudrer par-dessus ça,
08:37une petite relance de la demande pour accompagner le tout.
08:40Alors, évidemment, les actions japonaises, notamment calculées en dollars,
08:45se portent plutôt bien depuis le début de l'année, c'est une évidence,
08:49résistent plutôt bien d'ailleurs même dans ce contexte géopolitique un peu complexe.
08:55Le calcul auquel on s'est livré est tout simple, c'est de regarder la performance moyenne des actions en dollars,
09:00les actions régionales en dollars, sur les 15 derniers jours où on a eu des mouvements géopolitiques venant de la Maison-Blanche,
09:07c'est-à-dire depuis donc début 2025, et globalement, en dollars,
09:12les actions japonaises tirent très bien le répingle du jeu, elles arrivent premières,
09:15juste devant les actions européennes, bien évidemment.
09:19Donc, on est dans un espèce d'environnement où on pourrait sous-estimer l'impact de ce stimulus à la fois monétaire et fiscal
09:26sur l'expansion de multiples, donc la progression des prix plus rapide que celle des earnings qu'on pourrait observer au Japon.
09:32Est-ce que le fait qu'il y ait quand même un sujet, c'est l'autre facette du Takahashi Trade,
09:37sur les marchés obligataires et sur la devise japonaise, comment on gère ce risque sur les actions ?
09:42Ça oblige à cibler, concentrer son attention sur quelques secteurs spécifiques ?
09:47Comment on s'expose au marché actions japonais avec le risque obligataire et le risque de devise ?
09:54Alors, on a vu pas mal de gens se tourner vers des solutions LG, des solutions couvertes en risque de change
09:59pour des expositions passives aux actions japonaises.
10:03Nous, ça fait plusieurs semaines qu'on est en train de se dire, c'est probablement une bonne idée,
10:06plutôt de conserver justement cette exposition en risque de change pour avoir un double effet qui se coule.
10:10C'est-à-dire, si on observe une détérioration fondamentale de la situation globale,
10:13parce qu'on a mal mesuré les risques géopolitiques, c'est pas notre scénario de base,
10:19mais le Yen pourrait défendre comme le franc suisse pourrait défendre dans ce genre de cas-là.
10:23Ce qu'on anticipe plutôt, ce serait une forme de stabilisation du Yen,
10:27parce que les interventions sont rarement un signe d'un fort renchérissement de la monnaie,
10:32c'est plutôt un signe qu'il y a un problème avec la monnaie,
10:34mais qu'on va tenter d'apporter une solution en limitant...
10:36Mettre un plancher, quoi.
10:38Mettre un plancher, on l'a bien connu en Suisse, dans l'autre sens, évidemment.
10:44Et ce qui crée cet environnement de...
10:46On a une espèce d'option gratuite, côté monnaie,
10:49en tout cas c'est un petit peu comme ça qu'on le voit, si les choses dérapent,
10:52et en plus de ça, on va essayer de capturer cet environnement reflationniste
10:56qui, on l'a bien appris depuis 2020,
10:58ces phénomènes de reflation, ils peuvent coûter au taux, 2022,
11:01mais généralement, les actions connaissent un rebond bien plus puissant
11:04dans le sillage d'une forme de détente.
11:08La Bank of Japan, vendredi dernier, elle nous a dit,
11:10elle était quand même prête à intervenir en cas de dérapage sur la partie fiscale.
11:14On n'est pas en Grande-Bretagne,
11:15on n'a pas du tout le même système de pension fund,
11:17donc de caisse de retraite,
11:19et globalement, on n'a pas du tout la même situation
11:21en termes d'inflation qu'avait la Grande-Bretagne à l'époque.
11:23Alors je suis sûr qu'on pourra débattre de ce point-là,
11:26mais voilà, on voit en tout cas des risques de que...
11:28C'est pas encore...
11:29Takashi et pas encore Trust.
11:30C'est exactement ce que je sais dire.
11:31C'est pas encore l'East Trust.
11:34Intéressant votre point sur l'intervention,
11:36qui pourrait être d'ailleurs une intervention coordonnée avec le trésor américain.
11:39En tout cas, les discussions ont lieu officiellement
11:41entre la partie américaine et la partie japonaise
11:44sur le sujet de la devise.
11:46Vous dites que le but n'est pas forcément de renchérir le Yen,
11:49mais plutôt d'éviter que le marché rentre dans un one-way trade
11:53qui pourrait amener la devise japonaise
11:55à des niveaux que personne n'aurait envie de voir,
11:58y compris au Japon peut-être.
11:59Y compris à la Maison-Blanche.
12:00Y compris, et surtout, et avant tout à la Maison-Blanche.
12:03Je pense que le point, c'est toujours ce grand fantasme de l'accord à la Mar-a-Lago
12:06où on pourrait se retrouver dans une situation
12:09où enfin on verrait une appréciation franche du Yen,
12:12ou plutôt une détérioration franche du dollar.
12:14Ce serait l'un des objectifs, en tout cas implicites, à la Maison-Blanche.
12:19Donc on est dans un espèce d'environnement à la fois institutionnel et cyclique
12:22qui nous semble plutôt opportun à un moment où justement on doit chercher de la diversification
12:27face aux risques géopolitiques que les États-Unis sont en train de poser au monde de l'investissement.
12:32Avec l'idée qu'à ce stade, ne pas être couvert du risque de change est peut-être une bonne idée.
12:37Sur les actions japonaises.
12:40Absolument.
12:40Est-ce que les choses au Japon restent maîtrisées, contrôlées, sur toutes les facettes du Takahashi Trade ?
12:45Alors les actions, très bien, mais sur la partie devise et sur la partie obligataire.
12:50Qu'a connu des mouvements spectaculaires sur la séance du 20 janvier, si je ne dis pas de bêtises, mardi dernier, Christian ?
12:58Mais là aussi, je donne une perspective qu'on a apportée après dans l'émission avec un de nos intervenants.
13:04C'est que sur cette séance de mardi, on voit du 30 ans, 40 ans japonais
13:07qui s'écarte de 30 points de base.
13:10C'est à peine quelques centaines de millions d'euros, ramenés en euros, d'échanges sur ces parties de courbes obligataires
13:18qui restent des marchés encore largement désertés.
13:21Très illiquide parce que justement, c'est la Banque Centrale qui fait tout le marché.
13:25Vous savez qu'ils ont tué les courtiers monétaires parce qu'ils ont remplacé clairement une partie des intervenants par leurs achats.
13:31La Banque Centrale a acheté plus que les émissions du Trésor il n'y a pas encore si longtemps.
13:34Et donc, ça a tué le marché quand même, il faut le reconnaître.
13:38Alors juste, pour moi, il y a un gros problème.
13:40Un gros problème de fonds pour la Banque Centrale.
13:43En gros, il y a trois objectifs.
13:44Et on ne peut pas mener à bien de front ces trois objectifs.
13:48Premier objectif, c'est normaliser la politique monétaire.
13:51Ça voudrait dire que les taux courts doivent revenir plus ou moins neutres sur l'activité.
13:56Donc, il faut remonter les taux courts japonais et on va poursuivre dans cette remontée.
14:00Et c'est un objectif de moyen terme.
14:01Il nous l'a encore répété vendredi.
14:04Donc, c'est l'objectif de la BOJ.
14:06Deuxième objectif, faire du tapering.
14:08C'est-à-dire réduire progressivement les achats des titres obligataires.
14:12Et donc, laisser le marché se rééquilibrer.
14:16Revivre.
14:16Revivre par l'offre et la demande.
14:18Et donc, laisser les taux longs s'ajuster.
14:20Seul problème, c'est que ce tapering, à un moment donné, ça veut dire que vous ne maîtrisez plus les taux longs.
14:26Et ils peuvent surréagir.
14:27Si vous avez la première ministre qui veut faire un plan de relance massif avec des emprunts.
14:31Et que vous n'êtes plus là pour garantir ces emprunts.
14:34Vous pouvez avoir une réaction des taux longs qui est beaucoup trop violente et qui tue votre économie.
14:39Donc, c'est là où ils sont un peu bancals.
14:41Et c'est là qu'il a commencé un peu à louvoyer vendredi en disant.
14:46On continue le tapering, mais en cas de mouvement trop extrême, on interviendra.
14:50Je vous le dis à ma façon, mais c'est un peu le message qui nous a été envoyé.
14:55Alors, il l'a dit en japonais en plus.
14:56Je pense que ça va être encore plus incompréhensible que je viens de le dire.
15:00Donc, en gros...
15:00Mais en substance, c'est le message.
15:02En message, c'est n'allez pas trop vite, mais il faut laisser les taux longs remonter.
15:06Parce que sinon, ça ne sert à rien.
15:07Ça ne sert à rien de normaliser la politique monétaire sur le court terme.
15:10Et puis, maintenir des taux réels à long terme complètement déséquilibrés.
15:13Donc, il faut que le marché reprenne la main sur le marché obligataire.
15:17Et ça, c'est compliqué.
15:18Donc, il faut continuer à réduire les achats progressivement.
15:21Et puis, dernière chose.
15:23Et ça, c'est quelque chose qui rejoint aussi bien le gouvernement que la Banque Centrale du Japon.
15:27Il faut arrêter que le Yen se déprécie.
15:30Il faudrait même que le Yen se stabilise idéalement.
15:32Alors, ils ne veulent pas une appréciation.
15:33Parce que ce n'est pas bon pour les exportateurs japonais.
15:35On a quand même besoin d'exporter.
15:37Bon, ça, c'est Trump qui voudrait peut-être une appréciation.
15:40Mais pas du côté japonais.
15:42Mais par contre, une dépréciation très agressive du Yen, ça leur pose problème.
15:46Parce qu'ils importent de l'inflation.
15:48Et politiquement, ça devient très instable vis-à-vis de la population japonaise
15:51qui n'apprécie pas cette inflation, comme on a pu connaître.
15:55Et ça contredit aussi toute l'idée de reflater l'économie, mais dans le bon sens du terme.
16:02C'est-à-dire qu'on ne veut pas d'une inflation apportée.
16:04Si on veut un peu plus d'inflation au Japon, ça serait lié à une boucle prix-salaire normalisée,
16:09pas trop forte, pas trop faible, mais qui est liée au fonctionnement de l'économie.
16:12Pas une inflation parce qu'on a laissé filer le change et qui vous déstabilise l'économie.
16:17Donc, vous voyez, trois objectifs.
16:18Trois objectifs qui sont compliqués parce que la BOJ n'a qu'une arme.
16:23Les taux d'intérêt, le tapering, le réglage.
16:27Qui serait amené à lâcher le premier pour permettre justement à ces objectifs de se réconcilier ?
16:32Est-ce que c'est la Banque du Japon qui a toujours été très prudente, très conservatrice,
16:36qui a passé des années ou des décennies à ne rien faire,
16:39si ce n'est continuer de l'acheter toujours plus, j'entends ?
16:42Est-ce qu'elle peut vraiment à un moment, je vais dire, taper du poing sur la table
16:46parce que le marché obligataire demande une normalisation ?
16:49Non, elle ne peut pas taper sur la table parce qu'il y a un État...
16:53Et de l'autre côté, ça n'a été qu'est-ce qui vient d'arriver,
16:55elle arrive avec un programme, une volonté de relance, etc.
16:59Et elle ne va pas s'arrêter là tout de suite, j'imagine,
17:01surtout si les prochaines élections lui donnent une légitimité plus large encore,
17:06plus populaire encore que ce qu'elle n'a aujourd'hui.
17:08Oui, mais il faut bien comprendre, c'est que la politique budgétaire,
17:12ce n'est pas de son ressort, ce n'est pas dans ses objectifs,
17:15elle n'a pas son mot à dire, c'est...
17:16La Banque du Japon !
17:17La Banque du Japon, je parle pour la Banque du Japon,
17:19mais elle a un gros problème, c'est qu'implicitement,
17:22même si ce n'est pas inscrit comme ça,
17:23mais elle garantit la solvabilité de l'État japonais.
17:27Et implicitement, quand vous avez un État qui est aussi endetté aujourd'hui que ça,
17:31vous ne pouvez pas dire du jour au lendemain,
17:33je me moque d'être au long, je me moque,
17:35moi je suis là pour régler ma politique monétaire,
17:37comme l'a pu le faire la BCE ou dans le Banque Centrale,
17:39quand il y avait de l'inflation,
17:40elle pouvait dire ça parce qu'ils savaient que derrière les États allaient absorber le choc.
17:45Là, ils savent très très bien que si on revient à des taux réels positifs au Japon,
17:51si on revient avec des taux 3-4 quand vous êtes endetté à 230% du PIB,
17:55vous allez dans le mur, au l'État japonais, c'est clair.
17:57Et ils savent très bien que s'ils arrêtent de faire complètement leurs achats brutalement,
18:01le marché ne va pas se rééquilibrer comme ça,
18:03on va avoir une explosion des taux.
18:04Donc ils sont coincés,
18:05ils sont coincés parce qu'ils ont maintenu trop longtemps une politique accommodante,
18:09et ils ont permis trop longtemps à l'État japonais de s'endetter.
18:12Et donc maintenant, c'est un peu le piège qui est en train de se refermer sur la BCE aussi en Europe,
18:16il ne faut pas se leurrer,
18:17c'est un peu le même piège qui est en train de se refermer,
18:19mais en tout cas au Japon, c'est complètement bloqué.
18:21Donc je pense qu'on va être dans une histoire de tâtonnement,
18:25tâtonnement à la japonaise.
18:27C'est-à-dire que...
18:27Où chacun va devoir faire un pas vers l'autre, entre guillemets.
18:29La politique budgétaire, la politique monétaire.
18:31Pas trop s'écarter, quoi.
18:33Si on voit que les taux ne réagissent pas trop,
18:35on se laisse faire ton plan de relance,
18:36mais si ça va trop loin, je vais remonter un peu mes taux
18:39et on va essayer de freiner.
18:40Mais ça rend très inconfortables les choses.
18:42Et puis après, sur le change,
18:44c'est vrai que ça dégagerait un peu la BOJ.
18:46S'il y avait une intervention conjointe et coordonnée
18:48États-Unis-Japon,
18:50je pense que ça les arrangerait aussi les Japonais.
18:52Parce que ça voudrait dire que sur les marchés,
18:54on pourrait fixer une sorte de seuil.
18:56Alors ça a été très bien dit avec le cas de la Suisse.
18:57C'était ça le cas de la Suisse.
18:59On met un seuil psychologique
19:00et n'essayait pas de m'attaquer.
19:02Donc ça lui enlèverait une contrainte
19:03sur les trois que je viens de dire.
19:05Parce qu'on ne peut pas gérer les trois en même temps.
19:06Donc s'il y avait un accord États-Unis-Japon
19:09avec intervention illimitée,
19:11ça casse complètement la contrainte.
19:12Que le taux de change soit réaliste ou pas,
19:14on s'en moque.
19:15Par contre, c'est important,
19:16et ce qui vient d'être dit,
19:17c'est qu'à ce moment-là,
19:18le change n'est plus une problématique
19:19pour les investisseurs qui veulent aller sur le Nikkei.
19:21Vous rejouez le Nikkei.
19:22Parce que jusqu'à présent,
19:23c'était un truc assez pernicieux.
19:25Ce que vous gagnez quand le Nikkei monte,
19:26vous le perdiez avec le change.
19:28Donc ça, ça voudrait dire
19:29qu'on peut enfin jouer le Nikkei
19:30plus fondamentalement
19:32et sans avoir à se couvrir sur l'échange.
19:34Ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
19:35Dans une logique de gérant,
19:37action internationale,
19:38thématique,
19:39Florent, chez Usage Gestion,
19:40qu'est-ce qui vous intéresse ou non,
19:42d'ailleurs, dans ce marché japonais ?
19:44Alors, je rappelle, dans les années 90,
19:45le Japon était le premier marché du monde,
19:47etc.
19:48Et puis ensuite, voilà,
19:49l'histoire qu'on connaît.
19:51Mais c'est vrai que l'intérêt revient
19:54et on sent quand même que le Japon
19:55est peut-être amené à reprendre un peu de hauteur
19:57dans les allocations globales aujourd'hui.
19:58Oui, exactement.
19:59Et puis, voilà, je m'appuie sur exactement
20:01ce que vient de dire Christian,
20:02c'est-à-dire qu'à un moment donné,
20:04quand vous êtes investisseur,
20:05si la devise finit par se stabiliser,
20:08voilà, vous n'êtes plus embêté
20:10par tous ces éléments exogènes
20:11qui vous polluent votre investissement.
20:14Vous êtes plus concentré
20:14sur les fondamentaux des entreprises.
20:16Et effectivement, après, voilà,
20:18je trouve qu'il y a peut-être
20:19un peu de surinterprétation
20:21sur tout ce qui se passe.
20:22Des interventions coordonnées,
20:24US-Japon,
20:25il n'y en a pas eu beaucoup dans l'histoire.
20:26Et chaque fois, c'est dans des conditions
20:28assez exceptionnelles.
20:29C'est Fukushima,
20:31c'est la crise des banques japonaises en 1998.
20:34Donc bon, après, voilà,
20:35moi, je vois deux raisons
20:37pour lesquelles il voudrait faire
20:38une intervention coordonnée.
20:39La première, c'est que c'est vrai
20:41que quand il y a intervention coordonnée,
20:42là, il y a un véritable impact.
20:44Que quand la Boj fait cavalier seule,
20:47c'est vrai que parfois,
20:47ça a été un peu des coups d'épée dans l'eau.
20:49Et aussi, probablement,
20:52là, je vous renvoie
20:53à ce qu'a dit Davos la semaine dernière,
20:55Bessens la semaine dernière à Davos,
20:56c'est probablement qu'il y a aussi
20:58une crainte que ces interventions
21:00soient financées peut-être
21:00par de la vente de Trigeris
21:02dans le contexte actuel
21:03qui ne serait pas une très bonne pub,
21:06voilà, avec tout ce qui se passe.
21:07Mais effectivement,
21:09pour revenir au cas des actions japonaises,
21:11moi, c'est vrai que je n'étais pas
21:12trop investi dessus
21:13parce que je craignais
21:14tous ces éléments exogènes.
21:16Si ça vient à se stabiliser,
21:19qu'on n'a plus tous ces éléments exogènes
21:21qui polluent l'investissement vraiment
21:22et qu'on achète des boîtes
21:24pour l'avenir des boîtes
21:25et pas que pour la macro
21:26et des choses comme ça,
21:28il y a des cas d'investissement
21:29qui sont très intéressants.
21:31La tech japonaise est très intéressante.
21:33Qu'est-ce qui est intéressant là-bas ?
21:34Dans les semi-conditeurs,
21:35il y a beaucoup de choses
21:36très intéressantes.
21:37La robotique est extrêmement intéressante
21:39avec un marché final chinois
21:41chez beaucoup d'entreprises japonaises.
21:43Dans ce domaine-là,
21:44les Chinois sont en train d'avancer
21:45à vitesse grand V.
21:46La pharma m'intéresse également.
21:48Il y a beaucoup de pépites
21:49dans la pharma japonaise.
21:50Donc oui, voilà.
21:52Moi, j'aimerais bien
21:54qu'il y ait une petite exagération
21:56de court terme,
21:56que le marché panique un petit peu
21:58sur les actions japonaises
21:59et ce sera un très bon point d'entrée.
22:01Et comme disait Florian,
22:03effectivement,
22:03si on peut avoir le double effet
22:04qui se coule,
22:06devise plus marché actions,
22:08voilà, c'est magnifique.
22:09Donc là,
22:10je me pose très sérieusement la question.
22:11D'autant qu'on raconte ici
22:14et depuis quelques années maintenant
22:16un véritable changement structurel
22:18des entreprises japonaises
22:20avec une attention
22:21beaucoup plus marquée
22:23à l'allocation du capital,
22:25au retour.
22:26C'est des entreprises
22:26qui ont accumulé tellement de cash,
22:28encore une fois,
22:28pendant des cycles entiers,
22:31que même,
22:32il faut que certains activistes
22:33viennent aller les chercher,
22:35les piquer un peu
22:36pour que ce cash
22:37soit peut-être mieux alloué.
22:38Et là,
22:39il y a un travail de profondeur
22:41qui est en train d'être fait
22:42par ces grandes entreprises japonaises.
22:44Ça a bien commencé déjà.
22:45Il y a des choses
22:46qui, dans le retour à l'actionnaire,
22:48on en parle beaucoup.
22:49Ça commence,
22:49les rachats d'actions
22:50qui ne se faisaient pas du tout au Japon,
22:53ça n'existe pas.
22:54On commence à en parler
22:55très sérieusement,
22:55les dividendes,
22:57voilà.
22:57Donc oui,
22:58ça fait partie
22:59des cases
23:01qui sont cochées
23:03et qui sont très intéressantes.
23:04Un mot dans ce contexte
23:06et puis on reviendra
23:06aux entreprises avec vous,
23:07Florent,
23:08mais Florian,
23:09un mot dans ce contexte.
23:10Alors là,
23:10on décrit le cas japonais,
23:12effectivement,
23:13de cet envolée
23:16des placements refuge.
23:17Alors,
23:18c'est essentiellement
23:19les métaux aujourd'hui,
23:20le franc suisse toujours,
23:21le yen,
23:22on verra demain
23:22si le yen redevient
23:23une monnaie refuge
23:25en cas de tension.
23:29Qu'est-ce qui explique
23:30encore à ce stade
23:31l'envolée qu'on a sur l'or
23:33mais sur l'argent
23:34qui prend encore 10%
23:35en une séance aujourd'hui ?
23:37Une question fascinante.
23:38Oui ?
23:38Juste pour rebondir
23:40justement sur ce qui vient
23:41d'être dit
23:41et après un mot
23:42sur les métaux précieux.
23:44Je pense qu'il y a un élément
23:45qui revient souvent,
23:47je pense,
23:48dans notre façon
23:49de penser l'investissement,
23:50c'est un renchérissement
23:51de la monnaie
23:52peut-être coûteux
23:53à l'économie.
23:54Et je pense que
23:54l'histoire
23:55de ces 15 dernières années
23:56a montré
23:56que les zones
23:57où la monnaie
23:58se renchérise
23:58sont généralement également,
24:00sont des zones
24:01où les actions
24:02progressent vite
24:02parce qu'on a un double effet.
24:05Le premier effet,
24:06c'est que ça s'améliore
24:08du côté de la gouvernance,
24:09du côté des secteurs
24:10qui sont promus
24:11dans ces indices-là.
24:13Ça attire des capitaux.
24:14Ces capitaux génèrent
24:15une appréciation du change
24:16et ce change
24:17est une injonction
24:18à gagner en productivité
24:20pour continuer
24:20à faire face
24:21aux pressions globales.
24:23Et c'est l'histoire
24:24de la Suisse.
24:25C'est l'histoire de la Suisse.
24:26Mais pas que.
24:27Souvenez-vous,
24:28l'Europe en 2005,
24:292006, 2007,
24:30cette époque dorée
24:32où on avait
24:32un change fort
24:33et où on avait
24:34des gains de productivité
24:35et où on avait
24:35une croissance forte également.
24:37C'est un peu aussi
24:37ce cas-là
24:38qu'on pourrait voir
24:38justement au Japon.
24:40On vient revisiter
24:40les valorisations,
24:42ça attire du capital,
24:43le change se renchérit,
24:44exigence de productivité
24:45et c'est une bonne force
24:46des inflationnistes aussi
24:47qui deviendraient
24:48donner un petit coup de main
24:49à la fois
24:49à l'appréciation du change
24:50mais à la productivité.
24:52Je pense que c'est
24:52une histoire importante
24:54aujourd'hui de la productivité.
24:55Il ne faut pas la négliger
24:55dans un monde
24:56où la démographie
24:57commence à ralentir fortement.
24:59Cette productivité
24:59c'est probablement la clé,
25:01l'une des clés
25:02de l'investissement.
25:03Anyway.
25:03Non mais si,
25:04le Japon est un point,
25:06est une vigie avancée
25:07justement de ce point de vue-là
25:09du fait d'une démographie
25:10qui a déjà
25:11beaucoup plus vieilli
25:12que nous
25:13et de ce besoin impérieux
25:15de productivité
25:16aujourd'hui.
25:18Je vous en joins
25:19à aller regarder
25:19le World Economic Outlook
25:20du FMI
25:21et à comparer
25:22progression des profits
25:24zone par zone
25:25et démographie,
25:27investissement,
25:28productivité.
25:28Vous trouverez
25:29une corrélation négative
25:30entre l'évolution
25:31de la démographie
25:32et l'évolution des profits.
25:33Les zones
25:33qui aujourd'hui connaissent
25:35une certaine ampleur
25:36démographique
25:36ne sont pas les zones
25:37où les profits progressent
25:38plus vite.
25:39Pourquoi ?
25:39Parce que quand vous êtes
25:40de moins en moins nombreux,
25:40vous devez faire autant
25:42avec moins.
25:43Et ça s'appelle
25:44la productivité.
25:44Ça c'est un phénomène
25:45qui est assez fascinant
25:46et qui peut potentiellement
25:47galvaniser
25:48la progression des indices.
25:50Sur les précieux.
25:51Sur les précieux,
25:51très rapidement.
25:53Je vais vous donner
25:54ma lecture d'économiste
25:55très simple.
25:57Alors,
25:57à long terme,
25:58ce qui peut faire,
25:59en tout cas,
26:00il y a une forme
26:01d'agreement
26:02dans la littérature académique,
26:05on peut imaginer
26:05qu'un des seuls points
26:07de référence
26:07pour valoriser l'or,
26:08c'est le niveau
26:09des prix américains.
26:10L'or,
26:11c'est la monnaie
26:11dans une zone
26:11où il n'y a pas d'inflation
26:12et elle se vend
26:13contre le dollar
26:14qui est une zone
26:14où il y a de l'inflation.
26:16Naturellement,
26:16la monnaie,
26:17l'or doit s'apprécier
26:18puis c'est une monnaie
26:19d'un pays
26:20où il n'y a pas d'inflation.
26:20Je comprends.
26:21Quand on regarde,
26:22quand on utilise ça
26:23comme métrique
26:23pour juger du prix
26:24de l'or,
26:25aujourd'hui,
26:26l'or est 200%
26:27surévalué.
26:29Est-ce que c'est grave,
26:30docteur ?
26:30Alors,
26:31pas tant que ça,
26:32ça l'a été
26:33en octobre 1980.
26:35Alors,
26:35pour d'autres raisons
26:36complètement,
26:36en octobre 1980,
26:37ça a reflété
26:38simplement le fait
26:39qu'on était
26:40aux portes
26:40d'une double récession,
26:42Volcker,
26:42des taux d'intérêt
26:43très élevés
26:43qui luttaient
26:44très fort
26:46contre la dynamique
26:47économique
26:47et du coup,
26:49l'or va leur refuge
26:50en ce moment-là.
26:50On était, je crois,
26:51à 50 dollars.
26:5250 dollars,
26:52c'est 200%
26:53de surévalué.
26:53Oui, oui, oui.
26:54Bon, à l'époque.
26:55À l'époque, voilà.
26:56Donc, ça n'est pas très grave.
26:56Simplement, aujourd'hui,
26:57on n'est pas du tout
26:58dans ce modus operandi.
26:59On n'est pas confronté
27:00à un énorme choc d'inflation.
27:02On n'est pas confronté
27:02à des taux d'intérêts
27:09simplifiés par,
27:10en tout cas,
27:10c'est notre interprétation,
27:11par un environnement
27:13de véhicule d'investissement
27:14qui permet aux investisseurs privés
27:15de spéculer.
27:17L'or, c'est un actif spéculatif.
27:19Alors, on a quand même
27:20rarement vu,
27:21en tout cas,
27:21on n'a vu qu'une seule fois.
27:22La spéculation, quand même,
27:23est à considérer.
27:24Elle est à considérer.
27:26C'est très difficile.
27:27Ce n'est pas que des investissements stratégiques,
27:29ce n'est pas qu'un cas
27:29d'investissement stratégique
27:31pour tout le monde.
27:31Un investissement stratégique,
27:32c'est un investissement
27:33dans un actif
27:34qui ramène des revenus
27:35et ça n'est pas le cas de l'or
27:39où l'offre est inélastique,
27:40la demande est en train
27:41d'être infinie
27:41et ça crée une accélération
27:43parabolique des prix.
27:44Simplement,
27:45il faut penser
27:45qu'on l'a déjà vu
27:46dans le passé
27:47et ça ne se finit pas
27:48nécessairement dans un bain de sang.
27:50Et ça, c'est un élément
27:51à garder en tête
27:52parce que l'or progresse
27:53par plateau.
27:54On l'a tous vu.
27:55Il n'y a pas de bulle
27:55au sens où il n'y a pas
27:56de krach de l'or.
27:56Il y a des krachs
27:57qui sont très limités.
27:5915% de l'or.
28:00Quand on a besoin
28:00de liquider, quoi.
28:01Ce n'est pas extraordinaire
28:02et l'or, à long terme,
28:03c'est 4% de performance
28:04depuis la nuit des temps.
28:06Un mot là-dessus,
28:07on en parle clairement.
28:09Oui, alors l'or,
28:10c'est aussi une nouvelle thématique.
28:11Ce n'est plus la thématique inflation.
28:12Je pense que l'or,
28:13c'est l'actif de diversification
28:14contre le risque de l'or.
28:15Tout simplement.
28:16Et Trump,
28:17il contribue pour beaucoup
28:18à la montée de l'or
28:19parce que je pense
28:20que beaucoup d'investisseurs
28:21aujourd'hui
28:21sont en train de se dire
28:22ce n'est pas dire
28:24que je vais vendre
28:25tous mes trésoristes
28:26du jour au lendemain,
28:27mais on a quand même
28:28un président américain
28:29qui s'est fâché
28:30avec les Chinois
28:32qui finançaient sa dette.
28:33Le Japon va peut-être
28:34avoir beaucoup moins d'appétit
28:35pour la dette américaine
28:37et il veut se fâcher
28:38avec les Européens
28:38parce qu'en gros,
28:40il nous dit
28:40financer mon déficit public
28:42où je vais augmenter
28:43de 30%
28:44mes dépenses militaires,
28:46mais ça sera
28:46pour vous taper dessus
28:47et pas pour vous protéger.
28:49Donc c'est vrai
28:49que quelque part,
28:50les Européens
28:51sont en train de se dire
28:51est-ce qu'on peut faire confiance
28:53encore aux Etats-Unis
28:54pour qu'on met notre épargne ?
28:56Donc je ne vous dis pas
28:57que...
28:57L'Allemagne veut rapatrier son ordre.
28:59Mais oui,
28:59je ne suis pas en train de dire
29:01que bien sûr
29:02tous les gérants
29:03obligataires européens...
29:04Pourquoi les cryptos
29:05ne suivent pas le même chemin ?
29:06Non, les cryptos déjà,
29:07tout le monde ne peut pas
29:08investir en cryptos,
29:09encore dans beaucoup de fonds.
29:12Et puis je pense
29:13que l'idée,
29:13c'est pas...
29:14Il y a plein de fonds,
29:15Youssi,
29:16dans lesquels on ne peut pas
29:17mettre d'or non plus.
29:18Il y a une thématique
29:20qui est en train
29:20d'arriver,
29:24c'est une double thématique.
29:25D'une part,
29:26on est en train
29:26de récurcir la duration
29:28sur les portefeuilles obligataires
29:30parce que de plus en plus
29:32l'épargne et les baby-boomers
29:33vont partir à la retraite,
29:35ils n'ont pas besoin
29:36d'investir maintenant
29:36à 50 ans ou à 30 ans.
29:38Donc il y a une baisse
29:39de la duration
29:40et on va prendre de moins en moins
29:41de risques sur l'obligataire.
29:42Il y a toute une thématique
29:43de surendettement des États.
29:45Alors on a beau dire,
29:45c'est pas pour tout de suite,
29:46il n'y a pas de défauts,
29:47mais lisez l'EFMI,
29:49l'OCDE,
29:49il nous rappelle à chaque fois
29:50des États surendettés.
29:51Encore hier,
29:53on a eu l'EFMI
29:54qui a encore communiqué là-dessus.
29:56Donc c'est le principal risque.
29:58Donc ça n'incite pas
29:59à prêter à 30 ans.
30:00Moi, j'ai confiance
30:00dans la France à 10 ans,
30:01mais est-ce qu'à 30 ans,
30:02donc du coup,
30:03tout le monde est en train
30:04de réduire ça.
30:05Donc ça, c'est le premier mouvement
30:05et on a ce risque dollar.
30:07Et donc ça ne veut pas dire
30:08que du jour au lendemain,
30:09je mets zéro en dollar.
30:11C'est clair,
30:12ce n'est pas ça.
30:12Mais c'est de dire
30:13que je n'avais pas du tout
30:14d'or dans mon portefeuille.
30:15Je comprends.
30:15J'en mets 3%.
30:16Rien que ça,
30:17ça fait un mouvement.
30:18Plus les banques centrales
30:19qui, elles,
30:19ont une vraie défiance
30:20vers le dollar.
30:20Et le mouvement,
30:20il est déjà consommé
30:21un peu, beaucoup ?
30:22Et le mouvement,
30:24il en est où ?
30:24La réallocation,
30:26il est déjà faite un peu,
30:27beaucoup en partie,
30:27non ?
30:28Pas fini.
30:28Il n'est pas fini
30:28tant que Trump
30:29fait autant d'incertitudes
30:30qu'on se dit
30:31que les États-Unis
30:32ont très faibles probabilités.
30:34Mais regardez
30:35les derniers bruits de marché.
30:37Trump n'organiserait pas
30:38les mid-termes.
30:39Trump,
30:40il va y avoir
30:41des conflits
30:43au sein des États
30:43entre les États républicains
30:45un démocrate.
30:47Guerre civile,
30:48vous savez,
30:49le mot qui était
30:49le plus tapé
30:49l'année dernière.
30:50On peut écrire
30:50l'histoire.
30:51Je ne vous dis pas
30:52la pierre des histoires
30:53sur la base
30:54que ce qu'on a aujourd'hui.
30:55Je ne vais pas faire
30:56la fake news,
30:56je ne vais pas vous dire ça.
30:57Ça crée aujourd'hui,
30:59même si c'est un petit scénario
31:00qui est improbable,
31:01qui a 1% de chance
31:02de réaliser,
31:03vous vous dites
31:03est-ce que ça ne vaut pas
31:04le coup d'avoir
31:04le nombre de choses improbables
31:05qu'on a vu se réaliser
31:06au cours des dernières années.
31:07Est-ce que ça ne vaut pas
31:07le coup d'avoir
31:072-3% d'or
31:08en diversification
31:09pour un peu modérer
31:11mon portefeuille ?
31:12Pour moi,
31:13ce n'est pas fini.
31:13Si tous les gérants
31:14du monde entier
31:15commencent à mettre
31:163-4% d'or,
31:18vous allez voir
31:18que l'or va encore
31:19beaucoup monter.
31:20Parlons de la matière
31:21première qui sont
31:22les entreprises.
31:22Vous voulez réagir là-dessus ?
31:23Je voulais qu'on parle
31:24des boîtes avec vous.
31:25J'arrive,
31:27mais c'est juste
31:28que tous les sujets
31:30m'intéressent.
31:30C'est vrai que l'or,
31:31je vais juste mettre
31:32ma casquette
31:32de comportementaliste.
31:34Je pense qu'on est
31:36sur la dernière vague
31:37de hausse.
31:38Oui, parce que
31:38c'est bien découpé.
31:42Et comme l'année dernière,
31:44je vous avais parlé
31:44des vagues de baisse,
31:45j'étais venu 3 jours
31:46avant le flip-flop
31:47de Trump,
31:48le premier gros taco
31:49de Trump.
31:50Sur l'Uberge & Dess,
31:50peut-être ?
31:51D'accord.
31:53Ces dernières vagues,
31:54elles sont difficiles
31:55parce qu'on ne connaît
31:56pas leur profondeur
31:57et leur temporalité.
31:58Donc ça peut monter
31:58beaucoup.
31:59Après, ce que je pense,
32:01c'est que dans ces dernières
32:01vagues,
32:02il y a beaucoup
32:02de volatilité.
32:03Donc si vous allez
32:04sur l'or
32:04pour atténuer
32:07la volatilité
32:07de votre portefeuille,
32:08je ne suis pas certain
32:09que ce soit le bon moment.
32:10À mon avis,
32:11la phase tranquille
32:13où ça va monter,
32:13s'envole,
32:14etc.
32:14Elle est un peu derrière.
32:15Ou on pourrait dormir dessus.
32:17Très intéressant.
32:18Il y a beaucoup
32:19de spéculation là.
32:19Il y a beaucoup
32:20de spéculateurs
32:20qui sont en train
32:21de rentrer.
32:21J'ai l'impression
32:22quand même, oui.
32:23Les entreprises.
32:24Les entreprises, oui.
32:26Pourquoi cette saison
32:26de résultats ?
32:27Toutes les saisons
32:28de résultats sont importantes,
32:29mais celle-là,
32:30avec des marchés
32:31au plus haut
32:32où tout est relativement cher,
32:35que ce soit sur le crédit,
32:36sur les equity.
32:37Une cherté qui est parfois
32:38très concentrée,
32:39bien sûr, Florent.
32:40Mais pourquoi cette raison
32:41va être intéressante ?
32:42Qu'est-ce qui va vous intéresser
32:43dans cette saison en général ?
32:45Et puis on peut se focaliser,
32:46en l'occurrence,
32:46sur la tech, par exemple,
32:47qui va être un des grands marqueurs
32:49de cette semaine.
32:50Justement,
32:50je regardais ce matin
32:51que les niveaux de valorisation
32:53des grandes techs
32:54en termes de PEG,
32:55elles ont quand même
32:56pas mal d'irrités.
32:57notamment en relatif.
32:59Depuis le T2, T3,
33:02c'est des entreprises
33:02qui ne font pas grand-chose
33:03en termes de perf.
33:05Même Microsoft, par exemple,
33:06a perdu 20%
33:07par rapport à ses plus hauts.
33:09Donc, on ne peut plus dire
33:10que c'est extrêmement cher,
33:12en tout cas,
33:13cette cohorte-là.
33:15Maintenant, moi,
33:15ce qui m'intéresse,
33:16alors, ce qui m'a intéressé
33:17en premier lieu,
33:18c'était de TSMC
33:19dans la tech.
33:21Ce chiffre
33:22est d'autant plus énorme
33:25en termes de CAPEX
33:25qu'il faut connaître
33:27un petit peu
33:27la psychologie
33:28des Taïwanais.
33:29Donc, 56 milliards,
33:30c'est ça ?
33:30Alors, 56 milliards,
33:31c'est la fourchette.
33:32Je crois que c'est
33:32entre 52 et 56.
33:35Les Taïwanais
33:36sont des gens
33:37très humbles.
33:38Il faut savoir
33:38que chez TSMC,
33:40ils ont été extrêmement marqués
33:42en 2009
33:43par un surinvestissement
33:45qu'ils ont fait
33:45à un moment donné.
33:47On sortait
33:48de la crise des subprimes
33:49et il y a l'ancien fondateur
33:50qui est revenu
33:51aux manettes de TSMC
33:52et qui a dit
33:53« Moi, je sens
33:55qu'il va y avoir
33:55un super cycle
33:56sur les smartphones ».
33:57Il a eu raison
33:58mais il s'est passé
33:59deux, trois ans
34:00où ça n'a pas délivré
34:01et donc il y a eu
34:02des surcapacités
34:03très fortes
34:04et donc le management
34:06de TSMC
34:06est très traumatisé
34:09par cet épisode-là.
34:11C'est un truc
34:11très conservateur.
34:12Très conservateur.
34:13Et donc,
34:14si ce chiffre
34:15est aussi élevé
34:16et a autant surpris
34:16le marché,
34:17ça veut dire
34:17qu'ils sont très confiants
34:18sur ce qui va se passer
34:19dans le futur.
34:20Donc moi,
34:20ça, ça m'a beaucoup intéressé.
34:22Donc, il y a la publication
34:23d'ASML mercredi.
34:25Alors, le titre
34:25a pas mal monté.
34:26Ça a bien rebondi, oui.
34:27Il peut y avoir
34:28des petites prises
34:28de bénéfices
34:29mais voilà,
34:30les CAPEX de TSMC
34:31qui sont très forts,
34:32c'est très positif
34:33pour toutes les semi-CAP.
34:35C'est très intéressant.
34:37C'est important
34:38ce que vous dites là
34:38sur la partie CAPEX
34:40semi-conducteur
34:40parce qu'on est
34:41dans une économie
34:42de CAPEX aujourd'hui.
34:43En tout cas,
34:43dans un cycle de CAPEX,
34:45la croissance
34:46vient des CAPEX.
34:47Il y a un changement
34:47de nature
34:48de la croissance
34:49qui se reflète
34:51évidemment
34:51dans les entreprises
34:52mais qui est aussi
34:53le fuel principal
34:54de la hausse
34:55des marchés aujourd'hui.
34:56Oui,
34:56et de la santé
34:58de l'économie américaine
34:59aussi,
34:59qui est vraiment en cas.
35:01Donc,
35:01tout ce qui touche
35:02de près au de loin
35:03au data center,
35:04à la défense,
35:05ça se passe très bien.
35:06Le reste,
35:07c'est un peu plus compliqué.
35:07On l'a vu dans les résultats
35:09par exemple la semaine dernière.
35:10Déjà,
35:11voilà,
35:11vous avez des réactions.
35:14Sur tout ce qui touche
35:15au data center,
35:16ça se passe plutôt bien.
35:16Le reste,
35:17c'est un peu plus compliqué.
35:18Et je l'explique aussi
35:19par le fait que
35:20sur tout ce qui est cyclique,
35:22hors de l'écosystème
35:25data center,
35:27on attend des chiffres
35:29très élevés
35:29parce que le ratio
35:30cyclique défensif,
35:32ça s'est beaucoup,
35:33beaucoup écarté.
35:34Donc,
35:34le marché attend
35:35une accélération cyclique
35:36et il y a eu des réactions
35:37un peu mitigées
35:38sur des 3M,
35:39des fast-enales,
35:40des choses comme ça.
35:41Mais c'est un sell-the-news ?
35:42C'est-à-dire que le marché
35:43s'est positionné
35:44avec des attentes très fortes
35:45sur les cycliques ?
35:46Il y a un risque
35:46de vendre les nouvelles
35:47de ce point de vue-là ?
35:48Il y a aussi le fait
35:49que les performances
35:50ne soient pas autant
35:51au rendez-vous qu'espéré.
35:52Je pense qu'il y a ça.
35:54Après,
35:54il y a les GAFAM
35:55qui vont commencer
35:56à publier.
35:57Là,
35:57je ne peux pas faire
35:57généralité.
35:58On les attend
35:59toutes sur des points
36:00différents.
36:01Il y a Microsoft,
36:02Mercredi.
36:03Ils sont attendus
36:04sur Azure.
36:05Ils sont attendus
36:06sur Maya 200,
36:07donc leurs puces
36:08in-house
36:09qu'ils vont développer.
36:10il y a Meta
36:11qui est très attendu
36:12sur les CAPEX
36:13et sur les OPEX.
36:14Il faut clarifier un peu
36:15la stratégie.
36:16Il faut que Zuckerberg
36:17se calme un petit peu.
36:18En tout cas,
36:18c'est ce qu'attend le marché
36:19parce qu'à la dernière publication,
36:21il a inquiété
36:21vraiment tout le monde.
36:23Et on a Apple
36:24qui est très attendu
36:25sur Siri,
36:27sur l'impact
36:28des prix de la mémoire.
36:30Voilà,
36:30Siri,
36:30c'est très intéressant
36:31parce que le pacte
36:32avec Jimena
36:33est scellé.
36:35Donc,
36:35voilà,
36:35je ne peux pas faire
36:36de grande généralité.
36:38chaque publication
36:42de chaque GAFAM
36:42est très importante
36:43mais ils sont tous
36:44attendus
36:44sur des choses différentes.
36:45Et en dehors
36:46de la tech
36:46et du cyclique
36:48qui a marché,
36:49justement,
36:50qu'est-ce qu'on va attendre
36:51de toute cette dimension
36:53défensive,
36:54quality
36:55qui a sous-performé
36:56comme jamais
36:57peut-être
36:57au cours de l'année 2025 ?
36:59Alors,
37:00une LVMH
37:01peut-être fait partie
37:02de cet univers-là.
37:03Est-ce qu'il y a
37:03au moins une fenêtre
37:04de tir un peu tactique
37:06pour profiter
37:07de l'idée
37:08d'un rattrapage
37:09de ce style
37:10ou de ces secteurs ?
37:11C'est luxury,
37:13c'est food,
37:14santé aussi peut-être
37:16dans cet écosystème-là.
37:17Je vais te faire
37:17la même réponse
37:18parce que ça dépend.
37:20Sur le luxe,
37:21on a eu des petites choses
37:23avec Richemont,
37:24Burberry,
37:25Brunello Cuccini
37:25aussi qui ont publié.
37:28À chaque fois,
37:28c'est des choses spécifiques
37:30mais les titres
37:31ont un petit peu progressé,
37:32ils ont tout reperdus.
37:33Richemont est très impacté
37:35par les cours de l'or
37:36notamment.
37:38Burberry,
37:39une recovery.
37:40Je crois que je n'ai jamais
37:40entendu ça de ma vie.
37:41Enfin, qu'un joaillier,
37:42le pricing power
37:43de Van Cleef
37:44ou Cartier
37:45se dire que quand même
37:46la hausse de l'or
37:47va peser sur les marques.
37:48Non, mais ça montre bien
37:49l'ampleur du mouvement
37:52qu'il y a eu
37:52sur cette matière première
37:53évidemment pour un joaillier.
37:55Donc voilà,
37:55sur le luxe,
37:57il faut avoir en tête
37:58que le luxe
37:58est plus cher aujourd'hui
37:59que pré-Covid.
38:00malgré des cours
38:04qui ont pas mal d'irrité,
38:06la croissance a tellement ralenti
38:07que voilà,
38:07donc je ne serai pas
38:08particulièrement optimiste,
38:11on verra,
38:11le VMH.
38:12Sur la santé,
38:13par contre,
38:14c'est une thématique
38:15très spécifique.
38:16Il y a beaucoup
38:16de problèmes réglementaires
38:18sur les tarifs,
38:20sur le prix des médicaments
38:21qui sont derrière nous
38:22avec tous ces deals
38:23qui ont été passés
38:23avec l'administration Trump.
38:25On peut enfin
38:26se concentrer
38:27sur les vrais fondamentaux
38:28des boîtes.
38:28Et il y a des choses
38:29passionnantes qui se passent.
38:30Est-ce que c'est un secteur
38:31qui va intégrer
38:33une prime IA ?
38:35C'est un secteur de la santé ?
38:36Alors, moi,
38:36je pense qu'à chaque fois
38:38que je viens ici,
38:38je te le dis.
38:39C'est une conviction ?
38:39Oui, c'est une conviction
38:40très très forte.
38:41Notamment,
38:42alors tout le processus...
38:43Mais ça se voit
38:44dans certaines boîtes
38:44spécifiques déjà ?
38:46Il y a déjà une prime IA
38:47qui se matérialise un peu ?
38:48Oui, dans certains domaines
38:49très spécifiques,
38:51les diagnostics,
38:52il y a quelque chose.
38:53Par contre, sur Big Pharma,
38:54ça met plus de temps
38:56à se matérialiser,
38:56mais tout le processus
38:58de bioproduction
38:59va être optimisé.
39:00On va avoir des budgets
39:01de recherche et développement
39:02qui vont peut-être
39:03baisser un petit peu
39:04avec un output
39:05qui va rester ISO.
39:07Donc, il y a des profils
39:08de marge bénéficiaires.
39:10Et donc, on peut imaginer
39:11des changements de statut boursier
39:12presque dans ce secteur.
39:13Oui, très clairement
39:15sur la Big Pharma,
39:16très défensive, etc.
39:18Je pense qu'il va y avoir
39:19un re-rating très important
39:20par rapport à ces gains
39:21de productivité,
39:23notamment grâce à l'IA.
39:24Si l'IA fonctionne
39:26et s'il y a une diffusion,
39:27ça se verra beaucoup
39:28dans les médias.
39:29La Pharma
39:29et T-Com,
39:30c'est les secteurs qui sont...
39:31Et la banque ?
39:32Alors, la banque,
39:33oui, on n'en parle.
39:34Pas beaucoup de données,
39:34beaucoup de processus
39:35automatisés.
39:36Oui, on en parle aussi
39:37beaucoup dans la banque.
39:39Mais là où ça peut avoir
39:40le plus gros effet de levier,
39:41à mon avis,
39:41c'est dans la R&D de la Pharma,
39:43ça peut être très très important.
39:44Donc là aussi,
39:45vous croyez au changement de statut ?
39:46Un re-rating un peu structurel ?
39:47Ou alors, je ne crois pas à l'IA.
39:48C'est toujours pareil.
39:49Oui, je comprends.
39:50Si vous croyez à l'IA,
39:51il faut jouer les secteurs
39:52où il y a la plus grosse sensibilité.
39:55Et aujourd'hui,
39:56la pharmacie en fait largement partie,
39:58notamment dans la R&D.
39:59C'est surtout la R&D
40:00que ça va exploser
40:01parce que ça réduit
40:02le temps des tests.
40:03Vous pouvez faire un...
40:05C'est déjà le cas,
40:06mais c'est un accélérateur
40:07par rapport à un malade virtuel
40:11où on peut tester
40:11et on peut aller beaucoup plus vite.
40:13Donc oui, je pense que c'est le secteur
40:15qu'il faut jouer
40:16si vous croyez dans l'IA.
40:18D'un point de vue macro,
40:19qu'est-ce que ces résultats
40:21du passé apportent
40:23à la dynamique des marchés ?
40:25Un double message.
40:26Le premier message,
40:27c'est qu'on l'a vite oublié maintenant,
40:29mais au Q3, Q4,
40:30on s'interrogeait
40:31sur le dynamisme
40:31de l'économie américaine.
40:33On avait besoin de valider
40:34justement le fait
40:35que oui,
40:36on n'était pas au bord
40:37de la récession
40:38parce qu'on a ressorti
40:39les canaries
40:40dans les mines
40:42de la mine
40:43en mentionnant
40:45à quel point
40:45le marché de l'emploi
40:46aux États-Unis
40:47se détériorait
40:47et qu'on était aux portes
40:48d'un grand ralentissement.
40:49On va regarder les résultats
40:50notamment des plus cycliques
40:52et des industriels
40:53pour se faire un petit peu
40:54une idée de ce qui se passe
40:54concrètement.
40:56So far, so good,
40:57dans l'ensemble,
40:57on a plutôt une bonne dynamique.
40:59En tout cas,
40:59dans les premiers résultats
41:00qu'on a pu voir
41:01de ce côté-là,
41:01les guidances
41:02ne sont pas forcément exceptionnelles.
41:05Le marché punit
41:05assez vite d'ailleurs
41:06à ces moments-là.
41:07l'autre histoire
41:08à valider,
41:09c'est l'IA.
41:10Je ne peux pas regarder
41:10tout ce qui a été dit
41:11mais d'un point de vue macro,
41:12on a envie de voir
41:13justement à quel stade
41:14de l'histoire
41:15on en est.
41:16Et si on regarde
41:17les performances
41:17depuis le début de l'année,
41:18en tout cas,
41:19corrigez-moi si je dis des bêtises,
41:20mais on voit plutôt justement
41:22l'amont de l'IA
41:24continuer à fonctionner
41:25très très bien
41:26et l'aval
41:26beaucoup moins bien.
41:28Donc on est probablement
41:29peut-être encore
41:29beaucoup plus tôt
41:30dans l'histoire
41:31qu'on ne l'imagine.
41:33Il y a un moment
41:33où on parlait
41:34de l'IA des enablers
41:35et des enablers.
41:38Exactement.
41:39En gros,
41:39ceux qui allaient l'utiliser,
41:40ceux qui le produisaient
41:41et on pensait déjà
41:42que ceux qui allaient l'utiliser,
41:43on allait voir
41:44de formidables progressions
41:45et de la productivité.
41:46Pour l'instant,
41:47on peine encore.
41:48Oui,
41:48l'IA,
41:49ce n'est pas forcément
41:50le thème de 2026
41:51parce que le marché
41:52a déjà pris des positions radicales
41:53quand même.
41:54Les boîtes de logiciels,
41:55tout ça,
41:55c'est fini, etc.
41:56Pour l'instant,
41:57de notre côté,
41:58pour résumer les choses
41:59encore plus simplement,
42:00on dirait
42:01qu'on continue
42:02de bien aimer
42:02ces grandes boîtes américaines
42:04et simplement
42:05on serait juste très inquiet
42:06de n'avoir que
42:07ces grandes boîtes américaines
42:08dans nos portefeuilles
42:09aujourd'hui.
42:09On prend acte
42:11qu'on est peut-être
42:12un peu plus en amont
42:13sur cette histoire
42:14qu'on ne le pensait
42:15et qu'on a besoin
42:16néanmoins
42:16de se diversifier
42:17et d'ouvrir la porte
42:18à la suite.
42:20Laurent ?
42:20Moi,
42:21j'ai une poche
42:21bénéficiaire de l'IA
42:23dans mon fonds
42:24IR Robotique
42:25où je m'évertue
42:27à ne pas mettre
42:27des valeurs tech
42:28puisqu'effectivement
42:30ça diversifie,
42:31ça permet un petit peu
42:32de baisser la volatilité
42:33du portefeuille
42:34et vous savez
42:35que je vous ai parlé
42:36de Walmart
42:36pas mal de fois
42:38et regardez le parcours,
42:40il y a eu une explosion
42:41de la productivité
42:42chez Walmart.
42:43JP Morgan,
42:44moi,
42:44m'a semblé
42:45très intéressante
42:46à jouer
42:46l'année dernière
42:47étant donné que
42:48Jamie Dimon
42:49c'est un des premiers
42:50à avoir saisi le thème.
42:52Alors,
42:52ce n'est pas énorme
42:53mais il parle quand même
42:54de 2 milliards d'économies
42:55dès mi-2025,
42:57il en parlait déjà
42:57de 2 milliards d'économies
42:58par an
42:59et après moi
43:00c'est vraiment une thématique
43:01que je joue cette année
43:02en stock picking,
43:03alors c'est vraiment
43:03il faut creuser
43:05les boîtes
43:06et je pense
43:08c'est même pas
43:08une histoire sectorielle
43:09c'est vraiment là
43:10une entreprise
43:12par rapport à l'autre
43:13qui va être capable
43:13moi ce qui m'intéresse
43:14c'est des boîtes
43:15qui vont changer
43:15de profil
43:16de marge bénéficiaire
43:17qui vont avoir
43:18un re-rating très fort
43:19alors il y a un play
43:20dont je suis assez content
43:22et qui s'est très bien passé
43:23en fin d'année dernière
43:25c'est CH Robinson
43:26ça c'est de la logistique
43:28et c'est vrai
43:29que dans la logistique
43:30vous avez des puzzles
43:32très compliqués
43:34à dénouer
43:34partout
43:36vous avez des données
43:36qui arrivent dans tous les sens
43:37dans des formats
43:38très différents
43:39avec des prises de décision
43:41qui sont très compliquées
43:42avec la météo
43:44le trafic
43:44etc
43:45et cette boîte là
43:46a intégré de l'IA générative
43:48dans sa plateforme
43:48qui s'appelle Navisphère
43:49et les gains de productivité
43:51ont été exceptionnels
43:52c'est à dire
43:53qu'on a augmenté
43:54de 50% par employé
43:56le nombre d'expéditions
43:57et vous avez une IA aujourd'hui
43:58qui est capable
43:59de faire du pricing
44:00prédictif
44:01en fonction des données météo
44:03du trafic
44:04voilà
44:05il y a pas mal de boîtes
44:06j'ai pas mal de petits exemples
44:08comme ça
44:08où effectivement
44:10au global
44:10la productivité
44:11a du mal
44:12à être
44:13mesurée
44:14mais
44:15j'imagine mal
44:17que
44:18des exemples
44:19comme ça
44:20n'arrivent pas
44:21à se généraliser
44:22alors ça va être progressif
44:23mais ça va arriver
44:24et puis anecdotes
44:25plus anecdotes
44:26plus anecdotes
44:26à un moment
44:27ça finira peut-être
44:28par se voir
44:28voilà
44:29espérons-le
44:30des chiffres
44:31macro
44:31merci beaucoup
44:32mais si on s'arrêtera là
44:33pour ce soir
44:34merci à vous trois
44:34d'avoir été des invités
44:35de Planète Marché
44:36Florent Martigny
44:36gérant action internationale
44:38thématique
44:38chez USES Gestion
44:39Christian Parizeau
44:40économiste
44:41et président
44:41d'Altaïr économique
44:42c'est Florian Hielpo
44:43responsable macro
44:44chez Lombard
44:45Audier IM
44:45le dernier quart d'heure
44:52de Smart Bourse
44:52c'est le quart d'heure
44:53thématique
44:54chaque lundi
44:55le thème
44:55c'est le thème
44:56américain
44:57la vie politique
44:58économique
44:59financière
44:59américaine
45:00que nous décryptons
45:01avec notre correspondant
45:02américain
45:03Pierre-Yves Dugas
45:04à distance
45:04avec nous
45:05il y a peut-être même
45:06une actualité
45:07météorologique
45:08aux Etats-Unis
45:09avec cette tempête
45:11ou cette vague de froid
45:12qui est en train
45:13de frapper
45:14l'ensemble
45:14du pays
45:16qui calme peut-être
45:17un peu les esprits
45:17je ne sais pas
45:18Pierre-Yves
45:19parce que c'est vrai
45:20que les derniers jours
45:21ont encore été mouvementés
45:22je parle sur le plan
45:23domestique
45:24aux Etats-Unis
45:25avec cette police
45:26de l'immigration
45:27et des frontières
45:28qui a commis
45:29je vais le dire comme ça
45:30une bavure encore
45:32à Minneapolis
45:33dans l'état
45:34du Minnesota
45:35Pierre-Yves
45:37ça commence à cranter
45:38évidemment
45:38sur le plan politique
45:40et sur le plan
45:41économique
45:42avec des milieux
45:43d'affaires
45:44à Minneapolis
45:44qui commencent
45:45à se mobiliser
45:46sérieusement
45:46pour faire baisser
45:47cette pression
45:48alors vous vous souvenez
45:51l'an dernier
45:51quand Donald Trump
45:53avait dit
45:53je vais envoyer
45:54la garde nationale
45:55et des troupes fédérales
45:56à San Francisco
45:57pour nettoyer
45:59pour nettoyer les rues
45:59qui sont pleines
46:00de clochards
46:01de drogués
46:01et de dealers
46:02quelques gens
46:06importants
46:07qui ont l'oreille
46:08de Donald Trump
46:09en particulier
46:10Marc Benioff
46:11patron de Salesforce
46:12société dont le siège
46:14se trouve
46:14à San Francisco
46:15Marc Benioff
46:17a téléphoné
46:17mais il n'était pas
46:18le seul
46:18à Donald Trump
46:20en lui disant
46:21monsieur le président
46:22ne faites pas ça
46:23n'envoyez pas
46:24des troupes fédérales
46:26et la garde nationale
46:27dans les rues
46:27de San Francisco
46:28ça va aggraver
46:29la situation
46:29on va avoir
46:30des clashes
46:30on est peut-être
46:32un petit peu
46:33dans une situation
46:34similaire aujourd'hui
46:35avec une soixantaine
46:37de sociétés
46:38qui sont établies
46:40dans le Minnesota
46:42et de très grands noms
46:43qui ont une empreinte nationale
46:45Best Buy
46:46le numéro un
46:46de la distribution
46:47de produits électroniques
46:49Target
46:49qui a quand même
46:502000 grandes surfaces
46:52aux Etats-Unis
46:53Cargill
46:55une des plus grandes sociétés
46:56non cotées
46:57dans le domaine
46:58de l'agroalimentaire
47:00Hormel
47:01US Bank Corp
47:03Medtronic
47:04dans l'équipement médical
47:06les patrons
47:08de ces sociétés
47:09tirent le signal
47:10d'alarme
47:11en disant
47:11il faut
47:12de manière urgente
47:13procéder à une désescalade
47:15parce qu'on ne peut pas
47:17continuer
47:18à avoir
47:19autant de violence
47:20dans les rues
47:21de Minneapolis-Saint-Paul
47:22c'est mauvais
47:23pour l'image de l'Etat
47:24ça engendre
47:28des drames épouvantables
47:30puisque deux citoyens
47:31américains
47:32maintenant sont morts
47:33sous les balles
47:34de la police
47:35de l'immigration
47:35et on espère
47:37que Donald Trump
47:38va tenir compte
47:40de cette opinion
47:40car il aime
47:41écouter les patrons
47:42bien plus que
47:43les élus locaux
47:44bien plus que
47:45le gouverneur
47:46du Minnesota
47:48Tim Walz
47:49auquel il ne fait
47:51absolument pas confiance
47:52vous vous souvenez
47:53c'était le colistier
47:54de Kamala Harris
47:56et Tim Walz
47:57ne peut pas
47:58se représenter
47:58parce qu'il est
47:59fortement affecté
48:02par un scandale
48:03qui est un élément
48:04important de la décision
48:05de Trump
48:05d'ailleurs
48:05d'envoyer
48:06de procéder
48:07à une purge
48:08des sans-papiers
48:11dans cet état
48:13Tim Walz
48:14est considéré
48:14comme indirectement
48:16responsable
48:17d'une énorme fraude
48:18aux aides sociales
48:20qui a entraîné
48:21l'inculpation
48:22de 85 immigrés
48:23tous
48:24originaires
48:25de Somalie
48:26et qui portent
48:27sur des centaines
48:28de millions de dollars
48:29donc on est peut-être
48:30à un virage
48:32où les républicains
48:33modérés
48:34sont en train
48:36d'oser
48:37élever la voix
48:39pour dire au président
48:40il faut calmer le jeu
48:42en matière de lutte
48:43contre l'immigration
48:43clandestine
48:44et où les milieux
48:45d'affaires
48:46qui sont très silencieux
48:47depuis un an
48:48disent au président
48:50Trump
48:50attention
48:51on a franchi
48:52une ligne rouge
48:53est-ce que ça
48:54comment est-ce que
48:56tout ça
48:57s'intègre
48:58avec les discussions
48:59qui doivent permettre
49:00d'éviter
49:02un nouveau shutdown
49:03à la fin du mois
49:05Pierre-Yves
49:06oui alors
49:08le temps qu'il fait
49:10à Washington
49:10et les 25 à 30 cm
49:12de neige
49:12qui sont tombés
49:13vont compliquer
49:14les choses
49:15parce qu'il faut
49:15peut-être
49:16que le Congrès
49:17procède à un certain
49:18nombre de votes
49:18importants
49:19d'ici
49:20minuit
49:22vendredi
49:23les démocrates
49:25devant les mois
49:26tout à fait légitimes
49:29suscités
49:29par la mort
49:32de cet urgentiste
49:35de 37 ans
49:36sous les balles
49:36de la police
49:37de l'immigration
49:37les démocrates
49:38ont dit
49:39il est hors de question
49:40que nous au Sénat
49:41nous adoptions
49:42le budget
49:45du département
49:47de la sécurité intérieure
49:48qui est l'organe fédéral
49:51qui contrôle
49:52ICE
49:53c'est-à-dire
49:54les services
49:55de l'immigration
49:56et des douanes
49:56et la police
49:58aux frontières
49:59dans un paquet
50:01législatif
50:01qui comprend
50:02le financement
50:03de six grands
50:05départements fédéraux
50:06dont la défense
50:07dont le département
50:09d'état
50:10il y a aussi
50:11le département
50:12de la sécurité intérieure
50:13à hauteur
50:13de 64 milliards
50:15sur un total
50:15de un peu plus
50:17de 1200 milliards
50:18si ce budget
50:20qui a été adopté
50:21à la chambre
50:22n'est pas adopté
50:23en tant que tel
50:24avec ses six composantes
50:25par le Sénat
50:26nous irons
50:27directement
50:28vers un shutdown
50:30partiel
50:31certes
50:31mais shutdown
50:32néanmoins
50:33vendredi à minuit
50:35ce que souhaitent
50:36les démocrates
50:36c'est un vote
50:38sur les cinq
50:40composants
50:40parmi les six
50:41notamment le Pentagone
50:43et qu'on évacue
50:45le budget
50:46du département
50:48de la sécurité intérieure
50:49pour obtenir
50:50rapidement
50:51des réformes
50:53sur les procédures
50:53qui sont employées
50:54par la police
50:55et l'immigration
50:55pour appréhender
50:56les sans-papiers
50:57est-ce qu'on a le temps
50:58de faire ça
50:59en quelques jours
50:59ça n'est pas évident
51:00et d'autant plus
51:03que si le Sénat
51:04venait à découper
51:05en rondelles
51:06cet énorme paquet
51:07législatif
51:08il faudrait que
51:09de l'autre côté
51:10à la chambre
51:10les représentants
51:12fassent la même chose
51:13donc il est tout à fait
51:14possible que l'on ait
51:15un shutdown
51:15tout ça participe
51:17tout de même
51:17un petit peu aussi
51:18de la gesticulation politique
51:20parce que concrètement
51:22ICE n'a pas besoin
51:24de ce budget
51:25l'agence a déjà doté
51:29de crédits considérables
51:30grâce à la loi
51:31qui a été votée
51:32au mois de juillet
51:33et qui lui a permis
51:35notamment de doubler
51:36ses effectifs
51:37en quelques mois
51:37bon l'aspect sécuritaire
51:39c'est évidemment
51:40un des piliers
51:40un des objectifs
51:42centraux
51:43de Donald Trump
51:44l'autre étant
51:44de résoudre
51:46la crise du pouvoir
51:47d'achat
51:47Affordability Crisis
51:48comme il le dénomme
51:50chez eux
51:51Pierre-Yves
51:53est-ce qu'en interdisant
51:54aux grands fonds
51:55d'investissement
51:56et autres institutionnels
51:57d'intervenir
51:58sur le marché
51:58des maisons individuelles
52:00est-ce que Donald Trump
52:01est sur une bonne piste ?
52:04Alors je vais vous faire
52:05une réponse très courte
52:06non
52:06en fait c'est une légende
52:09une légende
52:10qui a été
52:10perpétrée
52:12entretenue
52:13amplifiée
52:13sur les réseaux sociaux
52:14selon laquelle
52:15de grands institutionnels
52:17de Wall Street
52:18pèseraient sur le marché
52:19immobilier résidentiel
52:21achèteraient par centaines
52:22des propriétés
52:23feraient grimper
52:24les prix
52:25et ensuite
52:26imposerait des loyers
52:27très élevés
52:27aux pauvres américains
52:29il n'y a pas
52:29de gros institutionnels
52:31américains
52:32notamment BlackRock
52:34qui a été accusé
52:35de cela
52:35BlackRock
52:36n'est pas du tout
52:37dans ce business là
52:39il y a un certain nombre
52:41d'institutionnels
52:42qui sont spécialisés
52:43là-dedans
52:44mais ce ne sont pas
52:44des géants de Wall Street
52:45c'est des sociétés
52:46comme Amherst
52:47des sociétés
52:48comme Pretium
52:49des sociétés
52:50comme Invitation Homes
52:52par exemple
52:53mais leur empreinte
52:56sur le marché
52:57résidentiel
52:58immobilier
52:59est très faible
53:00on parle de 2 à 3%
53:02peut-être
53:02du parc résidentiel
53:04et ils interviennent
53:05lorsqu'ils interviennent
53:07plutôt dans des marchés
53:08déprimés
53:09on les voit intervenir
53:10a priori davantage
53:12autour de Nashville
53:13autour de Dallas
53:14et pas dans les marchés
53:15où les prix
53:16continuent de grimper
53:18fortement
53:18New York
53:19la région de Washington
53:21ou encore la Californie
53:22pour autant
53:23Donald Trump
53:25souhaite faire quelque chose
53:27et il rejoint
53:28les éléments
53:29les plus populistes
53:30du parti démocrate
53:31et il a donné instruction
53:32par décret
53:33au secrétaire au trésor
53:34d'abord de définir
53:36quels étaient
53:36ces institutionnels
53:37qui interviennent
53:39sur le marché immobilier
53:40et de leur interdire
53:41en fait
53:42il y a des petits institutionnels
53:44qui interviennent
53:45sur le marché résidentiel
53:46qui achètent une douzaine
53:48parfois plus
53:49de logements
53:51et qui
53:52cherchent ainsi
53:53à compléter
53:55des revenus
53:55mais leur intervention
53:56n'est pas de nature
53:57à bouleverser
53:58le rapport de l'offre
54:00et de la demande
54:00qui est le point fondamental
54:01du déséquilibre
54:02aujourd'hui
54:03sur le marché immobilier
54:04parce que la demande
54:05reste forte
54:07l'économie américaine
54:08va bien
54:09mais l'offre
54:09de propriété
54:10n'augmente pas
54:12elle n'augmente pas
54:12pour toutes sortes
54:13de raisons
54:13notamment en raison
54:15des taux d'intérêt
54:16mais aussi
54:17parce que
54:18toutes sortes
54:19de réglementations
54:19environnementales
54:20ainsi que
54:22la privation
54:23de la main d'oeuvre
54:24immigrée
54:24ralentissent
54:26considérablement
54:27le travail
54:28de construction
54:29aux Etats-Unis
54:30on a un stock
54:31de propriétés
54:33à vendre
54:33qui est entre
54:343 et 4 mois
54:35au rythme actuel
54:37de vente
54:37des maisons existantes
54:38ce niveau-là
54:40de stock
54:40historiquement
54:41est beaucoup trop bas
54:42et ne correspond pas
54:43au point d'équilibre
54:44entre l'offre
54:44et la demande
54:45quand on a un stock
54:46de 3 à 4 mois
54:47les prix continuent
54:48de monter
54:48il faudrait que
54:49ce stock de propriétés
54:50à vendre
54:51monte à 6 ou 7 mois
54:53pour que l'on commence
54:54à avoir un ralentissement
54:55de l'augmentation
54:56des prix
54:58de l'immobilier
54:59résidentiel
54:59aux Etats-Unis
55:00le prix médian
55:01d'une maison individuelle
55:03aujourd'hui
55:03est de 405 000 dollars
55:05sujet compliqué
55:07alors la affordability
55:08en général
55:10et la question
55:10du logement
55:11avec ce manque
55:12d'offres
55:13structurelles
55:14ou latent
55:15aux Etats-Unis
55:16mais comme dans
55:16d'autres pays
55:17avec la question
55:18de si Donald Trump
55:19veut faire baisser
55:20les taux
55:21faire baisser les taux
55:22longs
55:22c'est aussi
55:23resolvabiliser la demande
55:24et donc
55:25s'exposer à une hausse
55:26supplémentaire
55:27des prix de l'immobilier
55:28Pierre-Yves
55:28alors il veut
55:30le beurre
55:30et l'argent du beurre
55:31il l'a dit d'ailleurs
55:32à Davos
55:34il a dit
55:35des millions d'américains
55:36et c'est vrai
55:37sont devenus millionnaires
55:39grâce à l'augmentation
55:40des prix
55:40de leur logement
55:41et je ne veux pas
55:42que ces gens-là
55:43s'appauvrissent
55:44donc
55:45bah oui
55:46effectivement
55:46alors on ne va pas faire baisser
55:48le prix des maisons
55:48à ce moment-là
55:49vous savez que plus
55:50de la moitié
55:51des propriétaires
55:52de résidences individuelles
55:53sont détenteurs
55:55de crédits hypothécaires
55:56où le taux fixe
55:58du prêt
55:59est de 4%
56:01ou inférieur
56:014%
56:03c'est beaucoup moins
56:04que le taux actuel
56:05du marché
56:05qui est en 6 et 7
56:06donc dans ce cas-là
56:08les propriétaires
56:08ne veulent pas
56:09parce qu'ils veulent garder
56:10leur mortgage
56:10et puis une autre proportion
56:12c'est que de plus en plus
56:13de propriétaires
56:14au fil du temps
56:15n'ont plus de mortgage
56:16associé évidemment
56:17à leur logement
56:18donc ils sont nets
56:19le patrimoine est net
56:21de tout emprunt
56:22désormais
56:23bon c'est compliqué
56:24une forme de triangle
56:25d'incompatibilité
56:27évidemment
56:27parmi
56:28tous les objectifs
56:29poursuivis en même temps
56:30par Donald Trump
56:31et nous en faisons
56:32la chronique régulière
56:33grâce à vous
56:34Pierre-Yves Dugas
56:35avec nous
56:35chaque lundi
56:36dans ce quart d'heure
56:37américain
56:38que vous pouvez suivre
56:39en direct
56:39bien sûr
56:40sur Bsmart
56:40for Change
56:42ou retrouver en replay
56:43sur bsmart.fr
56:44ou encore en podcast
56:45sur l'ensemble
56:46de vos plateformes préférées
Commentaires