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  • il y a 2 heures
Mercredi 11 mars 2026, retrouvez Luca Bertacchi (Architecte Associé, Béchu & Associés), Jean-Claude Martinez (Président, MAF) et Réda Amalou (Président, AFEX - Architectes français à l'export) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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Transcription
00:15Bonjour et bienvenue à tous, bienvenue dans Smartimo, une édition spéciale depuis Cannes,
00:20depuis le MIPIM, le Salon International de l'Immobilier et on va voyager aujourd'hui.
00:25Tout d'abord on va voir comment le savoir-faire français des architectes s'exporte à l'international.
00:31On verra ça dans une deuxième partie avec un exemple très concret, on part du côté de la Mongolie à
00:3550 km d'Ulanbator
00:37où un cabinet français est en train de créer une toute nouvelle ville.
00:41Enfin, s'exporter c'est bien mais s'assurer c'est mieux.
00:44On verra avec la mutuelle des architectes français comment bien s'assurer à l'export.
00:49Smartimo, c'est parti !
00:54Depuis le MIPIM à Cannes édition 2026, on va suivre les architectes à l'export avec notre invité Reda Amalou.
01:01Bonjour !
01:01Bonjour !
01:02Reda, vous êtes présidente de l'Afex, fraîchement réélu, ça fait déjà votre troisième mandat ?
01:08C'est mon troisième mandat, oui, ça fait déjà quatre ans que je suis président.
01:10Très bien ! Et pour ceux qui nous souhaitent vous connaître un peu plus, on peut retrouver votre interview dans
01:14l'excellent Très Urbain de février-mars,
01:19le magazine effectivement qui traite justement de l'immobilier et de la ville.
01:22Reda, 30 ans déjà pour l'Afex, où est-ce qu'on en est aujourd'hui avec ces architectes dont
01:29le savoir-faire s'exporte de plus en plus, de mieux en mieux ?
01:33Alors, 30 ans c'est beaucoup et peu à la fois parce qu'il y a énormément à faire sur
01:39ce sujet,
01:40mais depuis l'origine de l'idée qui était d'inciter les architectes français à aller vers l'international et
01:48à partager leur savoir-faire dans d'autres contrées,
01:52je pense qu'il y a eu un énorme chemin qui a été fait et qu'aujourd'hui, grâce à
01:57tous les précédents précédents,
01:59et je crois que ce chemin est important parce qu'en fait la place de l'international dans l'architecture
02:06est devenue de plus en plus grande
02:08et je pense qu'elle devrait faire partie du paysage de toutes les agences aujourd'hui en France.
02:14Oui, vous parlez de savoir-faire, c'est vrai qu'on exporte ce savoir-faire à l'étranger parce qu
02:21'on a cette culture de la ville
02:22et peut-être parce qu'on a aussi fait quelques erreurs auparavant, on peut aujourd'hui éviter aux autres de
02:27les faire ?
02:27Tout à fait, en fait il y a en France évidemment une culture très forte de l'architecture qui est
02:33historique
02:33avec une part patrimoniale que tout le monde connaît et qu'on nous envie et qui fait que la France
02:38est visitée autant,
02:40mais il y a aussi je pense tout un travail qui a été fait par les architectes sur un côté
02:46un petit peu plus sensible,
02:48une approche au site, une approche au contexte qui est assez forte.
02:52Et aujourd'hui, le besoin en architecture qu'on retrouve dans le monde entier,
02:59avec un monde qui s'est très ouvert ces dernières années, nécessite en fait l'intervention de beaucoup d'architectes
03:06et c'est là que je pense que la place des architectes français peut être importante.
03:11Oui, quand vous dites que tout le monde a les mêmes problématiques,
03:14parce que c'est vrai que c'est des problèmes de quoi ? Bien sûr de ville qui s'étend
03:19très rapidement,
03:20des populations souvent jeunes, nous on parle de crise du logement mais elle est un petit peu partout, elle est
03:25mondiale.
03:26Elle est mondiale dans le sens, déjà l'accélération démographique de la fin du siècle dernier jusqu'à aujourd'hui,
03:32en fait on le voit bien, plusieurs milliards d'habitants en plus sur la planète.
03:37On a aussi un rapprochement des frontières de part des télécommunications et internet qui a fait,
03:42qui a changé en fait la face du monde par rapport à ce qu'on sait de son voisin.
03:46Et donc en fait les ambitions de chaque pays aujourd'hui sont plus élevées.
03:50La volonté de développer les pays en interne, c'est-à-dire de développer les villes,
03:55de recréer en fait des centres urbains dynamiques avec la capacité à la fois d'installer des industries et de
04:05faire venir des touristes.
04:06C'est quelque chose qui est présent dans la plupart des pays du monde.
04:09C'est ce développement-là auquel on doit s'attacher nous en tant qu'architectes pour essayer de partager notre
04:16savoir-faire.
04:16Pour bien comprendre l'action de la FEC, c'est vrai qu'il y a des exemples, on en a
04:21eu sur ce plateau.
04:22Il y a carrément des projets de ville entière, que ce soit en Ouzbékistan, en Mongolie,
04:27où on travaille sur un master plan, c'est-à-dire créer une ville de zéro.
04:30Totalement. Et l'idée de la ville nouvelle, ce n'est pas une idée très neuve pour la France
04:35puisque c'est quelque chose qu'on a expérimenté depuis les années 60.
04:39Et c'est quelque chose qu'on connaît bien pour les architectes français et les urbanistes français.
04:45Donc en fait, les besoins qu'on a aujourd'hui, quand on le voit dans le renforcement des centres urbains
04:51à travers le monde,
04:52en fait, sont réellement immenses.
04:53Et l'enjeu ici, elle est de réussir à structurer un développement
04:58qui va permettre ensuite un potentiel architectural à se développer dans ces villes-là.
05:03Longtemps, les architectes français se sont exportés, notamment en Chine.
05:05C'était un terrain de jeu extraordinaire.
05:07C'est un petit peu plus compliqué depuis quelques années avec la crise immobilière qui sévit là-bas
05:11et la crise des promoteurs. Le Moyen-Orient également, on était très présent.
05:15Est-ce que vous pensez qu'avec ce qui se passe actuellement, ça peut donner un coup de frein à
05:18la région
05:19ou est-ce qu'elle est assez résiliente finalement ?
05:21Alors, comme toujours, l'international, il y a de l'aléatoire.
05:25C'est ce qui est vrai aussi au national, si je peux me permettre.
05:27Mais dans l'international, il y aura effectivement des régions qui vont souffrir plus économiquement.
05:33Il peut y avoir des problèmes géopolitiques, comme on le voit actuellement au Moyen-Orient.
05:38Alors, pour l'instant, la situation au Moyen-Orient, je ne sais pas comment elle va évoluer.
05:42Mais ce qui est certain, c'est qu'on a aujourd'hui, en tout cas pour l'instant,
05:46après que quelques semaines, une forme de résilience.
05:50C'est-à-dire qu'on sent d'abord des pays plutôt stoïques par rapport à la situation.
05:55Pas d'écroulement économique ?
05:56Pas d'écroulement économique pour l'instant, en tout cas.
05:59Et on sent qu'il y a effectivement cette forme de résilience face à ça.
06:04Alors, ça n'augure rien pour l'avenir, parce que je ne connais pas l'avenir.
06:11Mais la réalité, c'est que l'international va avoir ses aléas.
06:15Ce n'est pas quelque chose de simple.
06:16Et c'est pour ça d'ailleurs que la FEX est là.
06:19C'est qu'elle aide à essayer de comprendre les contextes,
06:21à essayer de mieux appréhender les situations qui se développent dans certains pays
06:26et d'accompagner les architectes dans leur démarche à l'international.
06:32À une époque où, justement, en tout cas, ce n'est pas facile non plus dans l'Hexagone,
06:37vous recommandez aux architectes de peut-être partir à l'export.
06:40Comment on fait pour ceux qui se disent
06:41« Tiens, peut-être mon marché n'est pas saturé, mais en difficulté. »
06:45Comment on fait pratiquement avec la FEX pour aller prospecter,
06:49répondre à des affaires d'offres à l'international ?
06:52Alors, ce n'est pas très simple l'international parce qu'on change de contexte,
06:55on change de culture, on change de manière de faire.
06:58Donc, il faut d'abord être très ouvert et essayer de comprendre et d'analyser les besoins
07:05qu'on peut retrouver dans tous les pays.
07:09Mais il faut ensuite pouvoir cibler les savoir-faire qu'on peut le mieux vendre,
07:17si je peux utiliser ce terme,
07:18et qui vont permettre ensuite aux architectes de se positionner sur les projets.
07:22Alors, le rôle de la FEX ici, il est plutôt celui d'un accompagnement
07:26et d'une incitation pour que les architectes français aillent à l'étranger.
07:33Il est aussi celui, pour notre rôle en tant qu'association,
07:37c'est aussi de faire rayonner l'architecture française à l'international.
07:40Et donc, du coup, c'est de créer des séminaires,
07:43des voyages de prospection avec des architectes français
07:47qui nous permettent de découvrir des nouveaux marchés,
07:50de comprendre comment ils fonctionnent.
07:51Mais c'est aussi tout un tas d'architectes qui travaillent avec nous,
07:55qui sont nos adhérents ou pas,
07:57et avec qui on peut partager l'expérience,
07:59on peut comprendre comment fonctionne un pays,
08:01comment mieux signer un contrat,
08:03quels sont les types de choses dont on peut bénéficier.
08:06Donc toute cette expérience, elle est vraiment au service de tous.
08:09Est-ce qu'il y a des pays en vogue ou qui ont le vent en poupe actuellement ?
08:12Alors, la réalité, c'est qu'il y a des besoins partout.
08:17Quand on regarde l'Afrique, il y a des besoins partout.
08:20Maintenant, il y a des pays sur lesquels
08:22il y a un très très fort développement immobilier
08:24qui est en train de s'accentuer.
08:25On le voit bien, la Chine a été à un moment ce sujet-là.
08:28On voit très bien qu'aujourd'hui, le Moyen-Orient est devenu un pôle d'attraction qui est très très
08:36fort.
08:36Mais on voit aussi toutes les anciennes républiques russes ou soviétiques plutôt,
08:41qui sont aujourd'hui très fortes demandes.
08:45Donc en fait, ça dépend vraiment des régions.
08:47Et puis après, il y a aussi le challenge d'aller s'exporter dans des pays plus matures en architecture,
08:52comme les États-Unis ou le Canada, où c'est plus complexe.
08:55Mais quand on a des savoir-faire assez pointus en architecture, on peut aussi s'exporter.
08:59Une dernière question Reda, ça va être sur ce MIPIM, où on est au cœur finalement de l'international.
09:04L'international, le monde entier vient à Cannes pendant ces trois jours.
09:07C'est important pour vous de participer année après année à cet événement ?
09:10Pour nous, c'est très important. C'est un moment, j'appelle ça le balancier dans l'année.
09:16C'est le moment où il revient à la même position chaque année.
09:20Et ce qui nous permet à la fois de revoir ou de voir de nouvelles personnes ou interlocuteurs
09:28avec qui on peut échanger, ça nous permet de faire un point un petit peu avec tous ces gens-là
09:33et essayer de mieux comprendre et de mieux appréhender les marchés qui s'ouvrent,
09:37pour ceux qui sont en train de se développer et les prospects qui peuvent s'offrir à nous.
09:41Et bien voilà, on s'est un petit peu plus sur ce savoir-faire français de l'architecture
09:45qui s'exporte dans tous les pays du monde.
09:47Merci Reda. Reda Malou, je rappelle que vous êtes président de l'Afex.
09:50Et à très bientôt sur Bsmart.
09:51Merci beaucoup.
09:57Depuis le MIPIM à Cannes édition 2026, on est ravis d'accueillir Lucas Bertaki.
10:02Bonjour Lucas.
10:02Bonjour.
10:03Vous êtes architecte, directeur de l'architecture et de l'urbanisme et associé de l'agence Béchut et Associés.
10:08Et avec vous, on sort de Cannes et de ce MIPIM, on part du côté de la Mongolie
10:12où vous avez carrément reporté le concours pour construire une nouvelle ville, Unu City.
10:18Alors il va falloir nous situer. Où est Unu City ?
10:21Unu City, elle est exactement à côté de l'aéroport international d'Ulambator
10:26qui a été construit il y a une dizaine d'années à 50 km de la capitale.
10:29Oui. Pourquoi cette nouvelle ville, en fait, qui va être créée de toutes pièces ?
10:35Ben, multiples raisons. Je dirais la première, c'est que la capitale...
10:39Je situe Mongolie, 3,5 millions d'habitants, 5 fois le territoire français.
10:44Oui.
10:44Et la moitié des habitants dans la capitale, qui dans les derniers 15 ans a doublé en taille.
10:49Donc c'était une ville très dense et où il y a eu pas vraiment de planification,
10:54congestion, trafic, pollution et chauffé au charbon.
10:57Donc comment vraiment concevoir une ville satellite, à l'avant-garde, innovative, durable.
11:02Et évidemment, le territoire mongol est tellement large qu'ils ont décidé de le faire à côté de l'aéroport
11:07où il y aura beaucoup plus de gens de trafic qui arriveront dans le futur.
11:11Oui. Donc très faible densité, à part justement dans les villes.
11:14Et surtout, on parle souvent des steppes de Mongolie, on a l'image d'un climat extrêmement aride
11:19avec des extrêmes au niveau des températures.
11:21C'était vraiment une donnée d'entrée, un élément clé dans notre conception.
11:25Et en particulier dans le climat mongol est assez varié.
11:29Mais le climat du nord-est du territoire, donc à Ulaanbaatar, c'est très, très aride, froid en hiver.
11:36On peut avoir 5, 6 mois jusqu'à moins 35, moins 40.
11:39Oui.
11:40Et peu de mois tempéré et jusqu'à l'été, 2, 3 mois même à plus 35.
11:45Donc des extrêmes d'un côté de l'autre qui font que la conception
11:48devait vraiment prendre ça en compte dès le départ.
11:52Comment, lorsqu'on est une agence française, ou en tout cas internationale,
11:56dans une agence française, on remporte ce...
11:58Voilà, c'est le savoir-faire français qui a été mis en avant, c'est quoi ?
12:02Oui, sans doute.
12:03Pour remporter ça, il faut d'avoir...
12:05Il faut être un peu fou pour participer à un concours de telle sorte.
12:09Concours vert, international, 47 équipes inscrites du monde entier.
12:14Et on a voulu jouer le jeu parce que ce sont des enjeux qui nous intéressent beaucoup à l'agence.
12:18de comment vraiment aider le développement de nouveautés de territoire,
12:21où on peut vraiment apporter quelque chose.
12:24Et là, pour vous répondre à la question de qu'est-ce qu'on pouvait nous,
12:26tant que Français, je dirais aussi Européens, apporter,
12:30et comment imaginer une ville qui incarne les principes dont nous, en fait,
12:35parfois on ne se rende pas compte.
12:37La densité heureuse, la ville, la mixité, tout ça...
12:40Et pour nous, ça paraît normal, là-bas, ils ne le ont pas.
12:43Et c'était un peu, à mon avis, le point de force qui nous a aussi permis de gagner,
12:47au-delà de la sensibilité pour l'environnement, que je pourrais vous expliquer aussi.
12:51Bien sûr.
12:51C'est vrai que souvent dans les pays émergents, on a cette croissance un peu débridée de la ville.
12:56Il faudrait, bien sûr...
12:58Enfin, ce que vous allez faire, c'est d'essayer d'éviter les mêmes erreurs,
13:00en vous concentrant peut-être sur une place du village comme à l'ancienne.
13:03Expliquez-nous.
13:05En fait, déjà, je peux vous dire que pour un architecte,
13:09imaginer dessiner une ville, c'est quelque chose d'unique dans la vie, non ?
13:12Bien sûr.
13:13Et on s'est tout de suite posé la question,
13:16plutôt que de comment on sort en ville et d'où est-ce qu'on part, en fait.
13:20Imaginer une ville pour un pays, pour une culture,
13:23basée sur le nomadisme, c'est encore plus compliqué, en fait.
13:26Et donc, l'élément clé de la culture mongole, c'est la yurt, qu'ils appellent guerre en Mongolie.
13:31Et cet élément-là, qui était leur place du village, leur lieu de vie, d'échange,
13:37de culture, des familles, était un peu notre centre de départ,
13:40de comment imaginer que dans une étape 2.0, dans un avenir,
13:46cela pouvait devenir un endroit de rencontre sociale, communautaire, dans ce climat,
13:51et prendre en compte les données climatiques pour concevoir une place du village
13:55qui permettrait donc d'étaler la notion du temps, même dans les mois très froids,
14:00pour que les gens se rencontrent et que la vie se crée autour de cette place du village.
14:04Oui, on a vu les premières images, donc en espèces de ces espèces de dômes de verre,
14:08je ne sais pas si c'est du verre en tout cas, où on va se réunir, c'est ça,
14:11qui fera office justement de lieu de rencontre.
14:13Dites-nous, il y aura combien de personnes dans cette ville,
14:15qui est encore une fois à 50 kilomètres d'Oulandata ?
14:18La première phase, la première tranche, est censée avoir 150 000 habitants.
14:22Et l'élément clé, qui était d'ailleurs un peu demandé, mais qu'on a vraiment poussé,
14:27c'est de comment imaginer cette ville dans la steppe dense, un peu comme la ville du quart d'heure,
14:32que nous on connaît bien ici en France.
14:34Donc comment imaginer une ville dense, avec une densité heureuse, maîtrisée,
14:38autour de cette place du village.
14:39Et donc la notion, c'était vraiment de comment utiliser l'espace public, même dans un climat froid.
14:46Et donc c'est là-dedans que la notion climatique, d'approche climatique,
14:50avec des outils aussi que l'on utilise à l'agence, avec nos partenaires aussi,
14:54qui viennent en France, d'Italie, Royaume-Uni, Canada, différents pays nous ont aidés.
15:00Et vraiment, on a imaginé cette notion de ne pas étaler la ville comme ils ont l'habitude de faire.
15:06Vous avez raison. Oulambator était vraiment déjà étalé avec plein de tours au milieu de rien,
15:11sans ce qui est la notion de la ville qui conçoit et qui permet à la ville de fonctionner,
15:16la mixité, les rez-de-chaussée, les gens qui se rencontrent.
15:19Donc on a voulu vraiment imaginer un élément que je tiens à dire parce que c'est très fort.
15:23On ne voulait pas dessiner la ville.
15:25La ville devait être un peu comme un organisme vivant qui devait elle-même se développer,
15:30elle-même croître dans le temps.
15:33Et c'est un peu la démarche qu'on a voulu mettre en place.
15:35comme un vrai organisme vivant fait par des cellules qui se multiplient.
15:39D'accord. En tout cas, on ferait des fondations solides, on va dire, avec un masterplan.
15:44C'est ce que vous avez remporté, le masterplan.
15:46Une dernière question, Lucas, c'est sur l'écologie.
15:50Alors, vous avez dit, c'est vrai qu'il n'y a pas de contraintes, il n'y aura pas
15:52de zannes, par exemple,
15:53avec une densité et surtout un pays aussi grand.
15:55Pour autant, est-ce qu'ils sont sensibles à l'écologie ?
15:59Ils ont envie aussi de préserver leur territoire ?
16:02Ils sont très sensibles.
16:03C'est un pays qui, leur vie, leur histoire dépend de la nature.
16:10Le cycle des saisons a fait que parfois ils étaient nomades, parfois ils étaient statiques,
16:14ils ne pouvaient pas déplacer.
16:15J'étais il y a un mois et demi, une semaine, il a fait jusqu'à moins 29 degrés.
16:19Je peux vous dire que voilà, ce n'est pas facile de vivre à l'extérieur.
16:22Donc, il vit bien en rapport avec la nature.
16:25Et ce qu'on a voulu vraiment faire, ce site est aussi à côté d'une zone humide,
16:29dans laquelle même d'autres concurrents ont imaginé dessiner.
16:33Nous, on a voulu vraiment demander à la nature là où on pouvait construire.
16:37Donc, on a vraiment imaginé de travailler là où on n'allait pas changer la biodiversité existante,
16:43parce que le territoire est tellement grand, c'est 315 km² de terrain.
16:47Et donc, la notion de comment intégrer des trames vertes, la nature, la biodiversité,
16:53le cycle de l'eau, parce que c'est très aride.
16:55Donc, l'eau est un élément clé qui était intégré dans le dessin du paysage de la ville
16:59et dans le dessin aussi de cette yurt augmentée,
17:03qu'en réalité, on appelait Hemidod, qui au Mongol, veut dire Living Star, étoile vivante,
17:09qui rappelle un peu.
17:10Et on aime bien que chaque projet raconte une histoire.
17:13On aime bien imaginer que comme les Mongols se sont orientés et ont conquéris le monde,
17:17grâce aux étoiles et qui leur ont permis de s'orienter.
17:21Et voilà, les nouvelles étoiles du territoire leur permettront de bâtir cette nouvelle ville.
17:25Et bien voilà, Unu City, on en sait un petit peu plus.
17:27Je vois, Lucas, au passage, vous avez amélioré votre Mongol.
17:29C'est très bien.
17:30Lucas Bertaki, un grand merci.
17:31Directeur de l'architecture et de l'urbanisme chez Bechu et Associés.
17:35Voilà, on a hâte et allez voir les images.
17:37Bien sûr, cette ville la mettra du temps à sortir de terre.
17:41Mais en tout cas, on a des solides fondations et un vrai projet.
17:43Un grand merci et à très bientôt sur ce marché.
17:45Merci à vous.
17:45Merci à vous, merci.
17:51Depuis le MIPIM à Cannes, édition 2026, une émission ensoleillée.
17:55On va parler assurance pour les architectes à l'international avec Jean-Claude Martinez.
18:00Bonjour Jean-Claude.
18:00Bonjour.
18:01Vous êtes le président de la MAF, la Mutuelle des Architectes, qui existe depuis quasiment 100 ans.
18:061931, elle a été créée par des architectes pour défendre les architectes.
18:10Voilà.
18:10Et avec vous, on va voir comment justement bien assurer ces architectes qui s'exportent.
18:15On le voit notamment avec l'AFEX, l'Association des architectes français à l'export.
18:21Quelles sont les règles pour ceux qui ne connaissent pas effectivement ?
18:25Comment ça fonctionne une assurance pour architectes ?
18:27Une assurance pour architectes en France.
18:30L'architecte a une obligation d'assurance, à la fois en responsabilité civile, mais aussi en décennale.
18:36Donc il s'adresse pour la plus grande majorité d'entre eux à la MAF, puisque nous assurons plus de
18:4090% des architectes en exercice.
18:43Oui.
18:44Mais aussi, ils doivent s'assurer quand ils réalisent des projets à l'étranger.
18:50Et dans ces cas-là, nos polices doivent s'adapter aux exigences à la fois du maître d'ouvrage, mais
18:56aussi du pays et des règles locales.
18:58Oui, alors ce matin justement, on a vu un projet à Ulaanbaatar, en Mongolie.
19:03Ils peuvent s'assurer comme ça à peu près partout dans le monde ?
19:07Alors, jusqu'à présent, nos capacités d'assurance dans le monde étaient limitées dans la mesure où les pays qui
19:14demandaient des polices locales
19:16ou des montants de garanties très élevés dépassaient nos capacités.
19:22C'est pour ces raisons que depuis à peu près 6 mois, nous avons signé un partenariat avec un grand
19:30assureur japonais, MSIG.
19:32Oui, MSIG donc.
19:33Voilà, qui a des correspondants à peu près partout dans le monde, qui a des capacités financières très élevées.
19:40Ce qui nous permet, au travers, enfin je disais, avec eux, de pouvoir, quand des polices locales sont demandées
19:48ou des montants de garanties qui dépassent nos capacités, d'accompagner les architectes.
19:54Donc, ça nous permet de répondre à toutes les demandes.
19:56Les architectes, quand c'est qu'ils vont faire jouer justement leur police d'assurance ?
19:59C'est quoi le type de cynisme qu'on peut avoir ?
20:00C'est un projet qui ne va pas jusqu'au bout, un projet qui est annulé ?
20:03Je dirais que les raisons qui entraînent les cynisme sont multiples.
20:09Ça peut être un problème de conception, mais ça peut être aussi un problème de réalisation.
20:13Alors, dans la plupart des cas, ce sont des problèmes de réalisation.
20:17Ce qui se passe souvent, c'est que les architectes qui travaillent à l'étranger ont des missions uniquement de
20:21conception et d'accompagnement du projet.
20:23Donc, ils sont beaucoup moins recherchés sur tout ce qui est exécution des travaux.
20:27D'accord.
20:27Néanmoins, le risque existe puisqu'il peut y avoir des erreurs.
20:31Et donc, l'assurance est là justement quand il y a une erreur pour couvrir ces risques-là.
20:35Oui.
20:36Aujourd'hui, est-ce qu'il y a des pays qui sont plus demandés ? Quelles sont les principales zones
20:40d'activité à l'export ?
20:43À l'export aujourd'hui, je dirais que jusqu'à un mois, il y avait le Moyen-Orient.
20:48Oui.
20:49Il se passe beaucoup de choses.
20:50La Chine, bien que ça a beaucoup marché il y a une vingtaine d'années, ça a baissé et ça
20:55redémarre sur la Chine.
20:57On est aussi pas mal sollicité sur des pays africains, parce qu'il y a un pays aussi qui se
21:03développe, l'Inde, l'Amérique du Sud et beaucoup moins les Etats-Unis et le Canada.
21:10Et notamment sur ces pays, nous, on n'était pas capable d'assurer et d'accompagner nos adhérents sur ces
21:15pays-là.
21:16Aujourd'hui, on peut le faire.
21:17Aujourd'hui avec ?
21:18Avec les autres partenaires, oui.
21:19D'accord.
21:20Ce sont des zones où, du coup, on va peut-être avoir par conséquent une plus grande appétence, on va
21:25pouvoir aller prospecter ces marchés ?
21:27On l'espère, parce que l'architecture française est reconnue dans le monde entier pour ses qualités à la fois
21:32d'innovation, mais aussi esthétique.
21:34Et je pense que les architectes français ont du potentiel pour développer leur activité, d'autant qu'en France, depuis
21:412024, l'activité a fortement réduit.
21:44Les agences se souffrent et nous voyons des agences qui bossent à l'étranger se portent mieux.
21:50Voilà, qui se reportent, qui ont ces marchés à l'international.
21:53Je pense que c'est important de diversifier son activité, à la fois sur du logement du bureau en France,
21:58mais ceux qui peuvent, qui ont envie de le faire, d'aller voir ce qui se passe à l'étranger
22:02et d'exporter leur savoir-faire.
22:06Je pense que l'architecture française est une forme de diplomatie culturelle.
22:10C'est vrai, et de soft power, on dirait.
22:12Oui.
22:13Vous parliez justement des atouts de l'architecture française qui s'est très bien exportée en Chine, au Moyen-Orient.
22:18On espère que ça va continuer une fois le conflit passé, on l'espère.
22:22Ça veut dire que ce savoir PFR, il est, vous le disiez aujourd'hui, reconnu partout dans le monde.
22:26Oui, il est reconnu.
22:27Qu'est-ce qui fait la force de nos architectes ?
22:30Alors, je dirais que c'est difficile de définir ce qui fait qu'un architecte est différent d'un autre,
22:37notamment d'un pays.
22:40Je crois qu'en France, au niveau de l'enseignement, il y a une approche qui est certainement différente de
22:46ce qui se fait dans d'autres pays, et une sensibilité.
22:49Et puis, il y a aussi, on a une histoire qui est extrêmement riche, donc un capital de référence qui
22:57permet justement à un architecte d'aller puiser à la fois dans ce capital,
23:01mais aussi, sur la base de toute cette histoire, d'élaborer de nouveaux concepts.
23:06Oui.
23:07Paradoxalement, on sait qu'on a une avalanche de normes, vous en avez également dans l'assurance.
23:12Est-ce que ça ne permet pas d'être aussi plus créatif ou de bien connaître des choses, peut-être
23:17que les autres pays n'imaginent même pas ?
23:18Non, les normes, pour la plupart, ont été créées à la fois par les assureurs, mais aussi par les fabricants
23:27de matériaux.
23:28Oui.
23:28Simplement pour, elles ont le rôle surtout d'assurer une durabilité dans les constructions.
23:36C'est vrai qu'elles sont nombreuses, elles sont parfois un petit peu contraignantes, voire gênantes.
23:42Mais je pense qu'il faut savoir les utiliser à bon escient.
23:46Il faut savoir aussi, il faut rappeler que toutes les normes, et beaucoup, une majorité de normes ne sont pas
23:52de caractère obligatoire.
23:54Donc, on peut, en accord avec son maître d'ouvrage, ne pas les suivre.
23:58Il y a des normes liées à la sécurité qui, elles, sont obligatoires, on n'a pas le choix.
24:01Mais les autres, on peut déroger si on le souhaite.
24:04Enfin, si on le souhaite, il faut que le maître d'ouvrage soit d'accord, je le rappelle.
24:07Bien sûr.
24:07Et tiens, pour revenir sur votre secteur de l'assurance, est-ce qu'on a les mêmes normes à l
24:12'étranger ou est-ce que c'est un petit peu moins drastique ?
24:14Je ne sais pas si c'est moins drastique, mais c'est forcément différent.
24:18Alors, après, il y a des normes, on sait, européennes, de type européenne, qui s'appliquent sur toute l'Union
24:23européenne.
24:24Mais chaque pays a ses spécificités.
24:26Oui. Une dernière question, Jean-Claude Martinez, sur le coût, justement, de ces assurances.
24:30Ça va être plus cher quand on part à l'export ?
24:33Non, ça sera moins cher simplement parce que dans la grande majorité des pays, les responsabilités qui pèsent sur les
24:43époils d'architecte sont moindres.
24:44Donc, forcément, le coût de l'assurance est moindre.
24:46Ça sera encore une fois plutôt sur la conception, pas forcément sur le bâti ensuite.
24:51Très bien.
24:51Voilà pour l'aperçu.
24:52On sait en tout cas que nos architectes français peuvent partir confiants à l'export.
24:56Ils peuvent compter sur nous.
24:57On les accompagne depuis bientôt 100 ans.
24:59Ils seront bien assurés.
25:00Voilà.
25:01On vous attend pour le centenaire, en 1931.
25:04Donc, on a compris.
25:04Merci, Jean-Claude Jean-Claude Martinez, le président de la MAF sur Smartimo.
25:07A très bientôt.
25:08A bientôt.
25:09A bientôt.
25:10A bientôt.
25:13A bientôt.
25:15A bientôt.
25:16A bientôt.
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