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  • il y a 7 minutes
Mardi 7 avril 2026, retrouvez Sylviane Bourguet (Directrice de l’immobilier de l’Etat), Amandine Peyre (Directrice marketing, Matera) et Ludovic Montaudon (PDG, Groupe Tisserin) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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Transcription
00:16Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smartimo, je suis ravi de vous retrouver pour cette toute nouvelle édition.
00:22Au sommaire, on va tout d'abord s'intéresser à 2026, peut-être une année prometteuse pour la construction.
00:29Alors, bien sûr, modulo ce qui se passe du côté du Moyen-Orient, en tout cas on sent un petit
00:34peu vent frais du côté des promoteurs, on va voir ça dans un instant.
00:37Comment s'adapter au changement climatique, comment l'État s'adapte, en tout cas le patrimoine immobilier de l'État
00:44est immense,
00:45et bien sûr il faut l'entretenir, s'adapter, mais aussi atténuer les effets du changement climatique.
00:51Et puis enfin, copropriété, alerte sur les charges, on va voir que les charges sont en train d'exploser du
00:57côté de la copropriété,
00:59et ça en plus c'était avant ce qui se passe du côté de la crise énergétique.
01:04Alors, quelles sont les bonnes solutions pour faire baisser le niveau des charges ?
01:08On voit ça, c'est tout de suite dans Smartimo.
01:14Dans la matinale, on se pose cette question, est-ce que 2026 sera enfin l'année de la reprise pour
01:20la promotion immobilière, la construction ?
01:22Cette question, on la pose à un spécialiste, il est sur le terrain tous les jours, Ludovic Montaudon, bonjour.
01:27Bonjour Fabrice.
01:28Vous êtes le PDG du groupe Tissera, et c'est vrai qu'on a eu beaucoup de questions,
01:33notamment au MIPIM, le grand salon de l'immobilier international, il y a encore une quinzaine de jours à Cannes,
01:39et notamment avec ces inquiétudes dues à l'actualité,
01:42on sentait quand même qu'on était arrivé à un point très bas sur la promotion, sur la construction,
01:47et que ça pouvait repartir.
01:49Est-ce que justement la guerre va remettre ça en question ?
01:52Première question, Ludovic, pour nous éclairer,
01:54le groupe Tissera, où vous en êtes aujourd'hui, qu'est-ce que ça représente ?
01:58Le groupe Tissera, juste pour rappeler, c'est un groupe un peu particulier,
02:01une sorte d'ovni dans l'immobilier, dans le monde de l'immobilier,
02:04puisque c'est un groupe coopératif,
02:07qui a cette spécificité de pouvoir intervenir aussi bien dans le champ concurrentiel,
02:11et on est avant tout promoteur immobilier,
02:12avec les mêmes critères que nos confrères,
02:15les mêmes critères de rentabilité,
02:17mais qui intervient également dans le monde du logement social.
02:20Donc on cultive une forme de schizophrénie,
02:23avec le lundi nous sommes à la FPI,
02:26et puis le mardi nous travaillons avec l'USH,
02:29donc on voit un peu comment fonctionnent ces deux mondes,
02:32et nous essayons de faire un pont à notre manière,
02:35entre ces deux mondes.
02:36Le pont a été fait, parce que c'est quand même les bailleurs sociaux en particulier
02:40qui sont venus à la rescousse,
02:42rachetés en bloc des programmes qui n'arrivaient plus à se vendre ces dernières années.
02:45C'est vrai.
02:46Aujourd'hui, c'est un peu moins le cas,
02:47on a l'impression que ça s'équilibre.
02:49Comment vous avez vécu ces années particulières ?
02:52Justement parce qu'on est aussi bailleurs sociaux,
02:54on sait que le modèle économique des bailleurs sociaux est compliqué aujourd'hui,
02:57qu'il faut qu'ils fassent face au mur de la réhabilitation,
03:05avec de forts investissements à réaliser dans les années qui viennent
03:08pour faire monter en gamme, réhabiliter leur parc,
03:12et puis en même temps, on leur demande de construire du logement neuf,
03:15et il y a un moment où forcément un petit effet ciseau intervient,
03:18donc ils ont dû baisser leurs investissements.
03:21La crise les a aussi touchés,
03:23la hausse des taux d'intérêt a eu un impact sur leur modèle économique,
03:27donc c'est vrai qu'aujourd'hui, ils investissent moins.
03:31Après, les promoteurs sentaient, je pense, comme moi, ces derniers mois,
03:36une légère reprise, un petit vent frais qui semblait arriver,
03:41comme si les uns et les autres avaient décidé que la crise était terminée
03:45et qu'enfin, ça allait reprendre.
03:46Vous avez cité la guerre au Moyen-Orient,
03:49qui pourrait avoir un impact similaire peut-être à celui que nous avons connu en 2022,
03:55une hausse à nouveau des taux d'intérêt peut-être,
03:58une hausse des prix de revient,
04:01et ça, ça retarderait d'autant cette reprise
04:05qui semblait arriver, en tout cas,
04:09qu'on inspirait tous de nos voeux.
04:11Ça pourrait être la fin de l'éclaircie,
04:12on ne l'espère pas évidemment, on espère une résolution rapide,
04:15mais c'est toujours compliqué.
04:16En tout cas, vous avez décidé depuis quelques temps,
04:20justement, peut-être à un rebord d'une certaine montée en gamme,
04:23vous vous êtes dit, finalement,
04:24ce n'est pas la peine de brader ou faire des choses low cost,
04:26au contraire, on va faire des choses de qualité
04:28qui vont durer dans le temps.
04:30Oui, beaucoup de nos confrères considèrent aujourd'hui
04:32que le seul vecteur d'achat,
04:36de la part de nos clients,
04:37c'est le prix,
04:37et qu'il faut proposer un prix le plus bas possible.
04:40Alors, c'est vrai que ça joue, évidemment.
04:43Nous, on a fait un choix différent,
04:44se positionnant sur un produit plus qualitatif,
04:46plus patrimonial, peut-être.
04:48On n'hésite pas, de fait, à vendre plus cher.
04:51C'est l'effet premier.
04:53Si on met plus de choses dans nos logements,
04:55plus de qualité, qualité architecturale,
04:58notamment travailler les matériaux de façade,
05:00la qualité d'usage,
05:01la performance écologique,
05:03dit comme ça, ça fait un peu tarte à la crème.
05:05Tout le monde le dit, ça.
05:06Tout le monde le dit, voilà.
05:07Donc, comment on le prouve ?
05:08Comment on le montre ?
05:09Nous, ça se traduit dans nos prix de vente, bien souvent,
05:12puisqu'on a un produit un peu plus cher que celui des autres.
05:15Pas beaucoup, beaucoup plus cher,
05:17mais un peu plus cher.
05:18Mais on part du principe que cette qualité
05:22apporte quelque chose aux villes,
05:25aux résidents, aux occupants,
05:26mais également à ceux qui nous achètent ces logements aujourd'hui.
05:29Et on l'a dit, principalement des bailleurs sociaux,
05:31mais aussi des foncières privées
05:33qui semblent revenir sur le marché du résidentiel en France.
05:36et on leur explique, en travaillant avec eux,
05:39qu'ils ont intérêt à acheter ce produit
05:42un peu plus qualitatif.
05:44C'est pour ça qu'on parle de montée en gamme.
05:46On n'est pas...
05:47On essaie de travailler tout ce qui va venir
05:51renforcer le bilan de ces foncières.
05:54Une question d'actualité,
05:55on est au sortir des élections municipales.
05:57Ça y est, cette page est derrière nous.
06:01Souvent, ça peut bloquer certains projets.
06:02Est-ce que vous attendez justement un effet rebond
06:04après ces élections municipales ?
06:07Oui, forcément.
06:08Je pense que la question du logement
06:10est enfin apparue ces derniers mois
06:12comme étant importante.
06:14Le Premier ministre, au mois de janvier,
06:16avait fait un discours assez porteur
06:18sur la question du logement.
06:19Je pense que les élus se sont rendus compte,
06:22et principalement les maires,
06:24que la question du logement
06:26était une question que portait,
06:28qui interrogeait leurs concitoyens.
06:29Donc je pense qu'il y aurait une reprise.
06:31Après, il faudra que les équipes se mettent en place.
06:33Quand il y a continuité, ça ira plus vite.
06:35Quand il y a changement,
06:37ça va prendre de nouveau quelques mois
06:38afin que ces élus définissent une ligne directrice
06:43et qu'on puisse travailler à nouveau
06:46de manière plus fluide avec eux.
06:48Mais forcément, c'est une bonne chose.
06:50Sébastien Lecorni, le Premier ministre,
06:52qui a annoncé un objectif de 400 000 logements par an,
06:56avec, c'est vrai, une mesure qui avait été annoncée,
06:59qui avait été travaillée avec Mme Léthard,
07:01l'ancienne ministre du Logement.
07:02Finalement, ce ne sera pas Léthard,
07:04ce sera le Jean Brun, ce dispositif,
07:06pour une durée de trois ans.
07:08Comment vous regardez ce dispositif ?
07:10Est-ce qu'il y a déjà des marques d'intérêt
07:13de la part des investisseurs ?
07:15Il y a des marques d'intérêt,
07:17alors de la part des investisseurs,
07:19c'est un peu tôt encore,
07:20mais il y a beaucoup de marques d'intérêt
07:21de la part des établissements financiers,
07:22des banques,
07:24qui portent ce produit
07:25en mettant en place des dispositifs
07:27pour l'accompagner,
07:28accompagner sa mise en place.
07:29Donc ça, c'est plutôt positif.
07:31Ça veut dire que ces banques
07:32ont plutôt envie de prêter à des particuliers
07:34pour que de nouveau,
07:35ils investissent dans l'immobilier.
07:37Ça, c'est une très bonne chose.
07:38Pour le reste, je pense qu'il est encore un peu trop tôt
07:42pour aller juger de l'efficacité du système.
07:46Plus largement, je pense que c'était le signe positif,
07:49le petit déclic que l'on attendait pour dire
07:51« Allez, maintenant, c'est terminé, ça repart. »
07:54Malgré le fait, peut-être qu'on ait eu des dérives
07:56à un moment avec Pinel ou avec d'autres dispositifs,
07:59où on ne regarde plus finalement le bâtiment,
08:01on regarde sa défiscalisation,
08:03on voit ça comme un produit financier.
08:04Il ne faut pas oublier quand même
08:05que le logement, c'est avant tout de la pierre.
08:07C'est très concret.
08:08C'est vrai que personnellement,
08:09j'ai souvent dit que ces lois de défiscalisation
08:12apportaient plus de choses négatives
08:14que de choses positives,
08:15parce qu'elles nous amènent, nous,
08:17promoteurs immobiliers, acteurs du secteur,
08:18à considérer l'immobilier
08:20comme un produit financier.
08:22Et d'ailleurs, tout le secteur s'est organisé
08:25ces 20 ou 30 dernières années
08:26autour de ce produit financier,
08:29avec des réseaux de commercialisation,
08:31avec des promoteurs comme nous,
08:33qui ne regardions qu'une chose finalement,
08:35c'était proposer un produit financier
08:37que nos acquéreurs étaient capables de financer.
08:40Donc, on était loin de l'achat patrimonial
08:42que je vendais il y a quelques minutes.
08:45Mais après, il ne faut pas cracher dans la soupe.
08:47Je pense qu'il faut se rappeler aussi
08:51que l'investissement immobilier,
08:52pour beaucoup de nos concitoyens,
08:54des particuliers,
08:55ça fait partie aussi d'un capital
08:59qu'ils peuvent constituer pour leur retraite,
09:01on l'a souvent entendu.
09:02Donc, il y a quand même des côtés positifs.
09:03Et le Jean-Brun est un signe positif.
09:06Donc, on prend ce dispositif,
09:08ce qui n'empêche pas,
09:09en tout cas, vous n'avez pas modifié votre ligne
09:10par rapport à ce dispositif,
09:11vous continuerez à construire.
09:14Vous dites que finalement,
09:15faire du beau et même du durable,
09:17c'est plus rentable dans le temps.
09:21Oui, en effet.
09:22C'est déjà un bon moyen de convaincre les maires
09:24de signer des permis de construire.
09:25Et de signer permis de construire
09:28qui ont la densité
09:30qui est inscrite dans les documents d'urbanisme.
09:32Vous savez comment ça se passe.
09:34On va voir un élu avec un projet à trois étages.
09:37On revient avec deux étages
09:38quand on sort de ce bureau
09:40parce qu'ils ont peur de la densité.
09:41Nous, on leur propose
09:43de travailler comment l'immeuble
09:46où les maisons vont s'inscrire dans leur ville,
09:48comment ces constructions vont venir
09:52embellir la ville pour les années qui viennent.
09:54Et c'est un discours
09:55qu'ils aiment entendre, forcément.
09:57Qu'ils comprennent aussi,
09:58parce qu'ils savent bien
09:59que si on fait une façade en pierre de taille
10:01ou en briques,
10:02ça coûte forcément plus cher qu'un enduit.
10:06Ils apprécient ce discours
10:07et ça les amène à travailler avec nous
10:09un peu différemment.
10:10Donc ça, c'est quand même
10:12quelque chose de positif.
10:13Voilà, d'ailleurs,
10:14on ne réfléchit plus à la parcelle,
10:16mais bien à Lilo,
10:17un aménagement plus global,
10:19effectivement, du quartier
10:20et de la ville.
10:21Merci, en tout cas,
10:22pour ce point de vue,
10:23Ludovic Montodan.
10:24Je rappelle que vous êtes
10:25PDG du groupe Tissera
10:26et à très bientôt
10:27dans Smartimo.
10:28À bientôt.
10:28Au revoir.
10:33Et tout de suite dans Smartimo,
10:35on va s'intéresser
10:35au rôle de l'État
10:37qui a un immobilier
10:38extrêmement conséquent.
10:39Alors, comment cet immobilier
10:40s'adapte au changement climatique ?
10:42C'est la question
10:42qu'on pose à la directrice
10:44de l'immobilier de l'État,
10:45Sylviane Bourguet.
10:46Bonjour.
10:47Bonjour.
10:48La direction de l'immobilier
10:49de l'État,
10:50il faut nous repréciser
10:51ce que c'est
10:51parce qu'on n'est pas
10:52forcément au courant.
10:53D'ailleurs, peut-être
10:53qu'il y a une direction
10:54de l'immobilier de l'État.
10:55C'est assez colossal,
10:56en tout cas.
10:57La direction de l'immobilier
10:58de l'État,
10:58c'est une direction
10:59à vocation interministérielle.
11:01C'est à peu près 140 personnes
11:02qui vont animer
11:03une communauté
11:03d'environ 13 000 personnes
11:05qui interviennent
11:05sur l'immobilier.
11:06Et vous avez raison,
11:07l'immobilier de l'État,
11:08c'est un patrimoine
11:10extrêmement important,
11:11exceptionnel
11:11par sa taille
11:12et sa diversité.
11:13On parle d'environ
11:1497 millions de mètres carrés,
11:16plus de 190 000 bâtiments
11:18et 31 000 terrains.
11:21À peu près un quart
11:22des bâtiments
11:23sont des bâtiments
11:24de bureaux ou tertiaires.
11:25Le reste,
11:26c'est bâtiments
11:26très spécifiques.
11:28On imagine
11:28tout ce qu'il peut y avoir
11:29dans l'immobilier de l'État,
11:30des prisons,
11:31des bases militaires,
11:33des rectorats,
11:34des casernes.
11:35Voilà.
11:35Voilà, donc c'est
11:36extrêmement divers.
11:37C'est évidemment,
11:38cet immobilier,
11:39comme l'immobilier
11:40de Mèche de Nérum,
11:41il doit s'adapter
11:43aux défis climatiques
11:45des milliers
11:45de bâtiments administratifs,
11:46vous l'avez dit,
11:47universitaires,
11:48judiciaires.
11:49Alors comment
11:49ce patrimoine
11:50va s'adapter ?
11:51On pense bien sûr
11:52aux canicules
11:52mais aussi aux inondations.
11:54On parle beaucoup
11:54de stress hydrique
11:56qui deviennent
11:57de plus et plus fréquents.
11:58Est-ce qu'il y a
11:58un plan quinquennal,
11:59décennal
12:00pour adapter
12:00cet immobilier ?
12:01Alors aujourd'hui,
12:03on est comme tout
12:03grand propriétaire immobilier,
12:05on est le premier
12:05propriétaire immobilier
12:06de France,
12:07confronté à un changement
12:09profond de référentiel.
12:10D'une part,
12:11parce que le changement
12:11climatique est là
12:12et d'autre part
12:13parce qu'effectivement
12:14à travers ce changement
12:14climatique,
12:15on doit s'adapter
12:16à un certain nombre
12:17de crises
12:18et on a une mission
12:19qui n'est pas comme les autres,
12:20c'est celle d'assurer
12:21la continuité
12:21de l'exercice
12:22des missions
12:22de services publics
12:23à l'intérieur
12:24de ce patrimoine immobilier.
12:25Alors on distingue
12:26deux approches
12:27dans la politique
12:28qui est portée
12:29par l'immobilier
12:30de l'État.
12:31D'une part,
12:31l'atténuation,
12:32c'est quelque chose
12:32d'assez connu.
12:35On atténue
12:36en fait nos bâtiments
12:38depuis maintenant
12:39une vingtaine d'années
12:40à travers des politiques
12:41qui ont extrêmement avancé.
12:43Mais aujourd'hui,
12:43on parle,
12:44comme vous l'avez indiqué,
12:45d'adaptation,
12:46ce qui consiste
12:46à limiter les effets
12:47du changement climatique
12:48sur les bâtiments
12:49et sur les activités.
12:51Je reviens juste
12:51à l'atténuation.
12:52C'est quoi ?
12:53C'est des jeux
12:54de sobriété énergétique,
12:55des brises soleil ?
12:56On essaye de consommer
12:57un petit peu moins ?
12:58C'est ça.
12:58On essaie de faire
12:59des travaux sur le bâti
13:00pour mieux les adapter
13:02aux conditions climatiques
13:04qui évoluent.
13:04D'accord.
13:05Donc atténuation,
13:06vous nous disiez également
13:06qu'il faut adapter.
13:07Il faut adapter,
13:08tout à fait.
13:09Et donc ça oblige
13:10à structurer les méthodes
13:12et à repenser aussi
13:14la manière
13:15dont on va se coordonner
13:16avec les différents acteurs
13:17de l'immobilier
13:17parce que nous,
13:18on est un grand propriétaire
13:20mais on intervient
13:20bien évidemment
13:21avec l'ensemble
13:22des acteurs du monde privé
13:23pour pouvoir agir
13:24sur nos bâtiments.
13:25Oui.
13:26Alors par rapport à,
13:27évidemment,
13:28des bâtiments neufs,
13:29le bâtiment,
13:30vous avez dit,
13:30l'échelle construite d'érable,
13:31190 bâtiments et terrains.
13:34Comment on adapte
13:35un parc qui finalement
13:36existe déjà et déjà là ?
13:38Alors oui,
13:39effectivement,
13:40aujourd'hui,
13:40on a déjà
13:41la majeure partie du parc
13:43qu'on aura en 2050
13:44ou en 2070
13:46et donc on est obligé
13:47de travailler
13:48de manière différente.
13:51D'une part,
13:52je voulais revenir
13:52à un premier enjeu,
13:53c'est quand même
13:54continuer à acculturer
13:55les différents acteurs
13:56parce qu'il y a encore
13:57une prise en compte
13:58qui parfois reste partielle
14:00dans la part de l'ensemble
14:01de ces agents
14:01qui interviennent
14:02sur l'immobilier.
14:03Donc c'est un défi
14:04qui est assez inédit
14:06et c'est la raison
14:07pour laquelle,
14:08au sein de la direction
14:09de l'immobilier de l'État,
14:10on a une feuille de route
14:10de professionnalisation
14:11de l'ensemble des acteurs.
14:13Donc on joue déjà
14:13sur les acteurs
14:14pour qu'ils aient
14:15les bons réflexes,
14:15pour qu'ils puissent
14:16mettre les bons critères
14:19à l'intérieur des marchés
14:20qui vont passer
14:20pour pouvoir faire
14:21des projets immobiliers
14:23de rénovation
14:24ou d'adaptation du parc.
14:26Et ensuite,
14:26il y a la question
14:27plutôt des process techniques
14:31et des approches
14:31que l'on va porter
14:33en intégrant systématiquement
14:35le climat futur
14:35dans les projets
14:36et en essayant
14:38de se projeter aussi
14:39sur la manière
14:39dont on va exercer
14:41les missions de services publics
14:42dans les bâtiments.
14:43Alors c'est un enjeu financier
14:45qui est considérable
14:46et donc ça impose
14:47de faire des priorités
14:49et aussi de repenser
14:50quelles sont les priorités
14:52et le cœur
14:52de nos missions
14:52sur lesquelles on doit
14:53d'abord intervenir
14:54pour assurer la résilience
14:56des services publics.
14:57Comment on fait justement
14:57pour rendre
14:57son patrimoine immobilier
14:59plus résilient ?
15:00On cible déjà
15:02et puis ensuite
15:04on réfléchit
15:05comment on adapte
15:06aussi les modes de travail
15:07à l'intérieur
15:08du patrimoine immobilier.
15:09Aujourd'hui,
15:10on est en pleine crise,
15:12peut-être une nouvelle crise
15:13énergétique
15:14au vu de l'actualité.
15:15On sait que bien sûr
15:16un parc existant
15:17il est souvent énergivore.
15:19Il a été conçu
15:20peut-être au cours
15:21de l'histoire
15:22je dirais
15:22sur ces bâtiments
15:23qui appartiennent
15:24à l'État.
15:25Beaucoup évidemment
15:26ont été refaits
15:27dans les années 70-80.
15:28Il faut les remettre
15:29aux normes
15:30confort d'été,
15:30gestion de l'eau,
15:31végétalisation.
15:31Qu'est-ce qui est prioritaire
15:33aujourd'hui ?
15:34Alors je dirais
15:36tout.
15:37Malheureusement,
15:38tout.
15:39Il faut intervenir
15:39sur tous les champs d'action
15:40quand on réalise
15:41un projet immobilier
15:43et vous parlez
15:44de performance énergétique
15:45mais pas que.
15:46Quand on parle
15:46de végétalisation,
15:48ce n'est pas un sujet
15:48de performance énergétique.
15:49Quand on parle
15:50des imperméabilisations
15:51des sols,
15:52c'est un sujet aussi
15:53de la question
15:54de la gestion de l'eau
15:55sur l'immobilier
15:56étant dans un environnement
15:58avec lequel
15:59il doit complètement
16:01interagir.
16:02et donc l'idée,
16:05c'est qu'aujourd'hui,
16:06comme je le disais,
16:07on est dans l'atténuation,
16:09c'est-à-dire que
16:10quand on fait un projet,
16:11on prend en compte
16:11un certain nombre
16:12de facteurs
16:12pour adapter
16:13le bâtiment.
16:15Ce que je pense,
16:16moi,
16:16c'est qu'il faut
16:17que les opérations,
16:20la question de l'adaptation
16:22au changement climatique
16:23doit devenir
16:23un facteur déclencheur
16:25de l'action.
16:25Ce n'est pas parce qu'on a
16:26un projet immobilier
16:27et donc il faut prendre en compte
16:29les différents éléments
16:29pour pouvoir répondre
16:30aux critères de demain,
16:32cette résilience
16:33face aux risques climatiques.
16:34Mais on doit aussi
16:35enclencher l'action
16:36parce qu'on sait
16:36qu'on a un bâtiment
16:37dans un territoire
16:38qui est énormément à risque
16:40et qu'il faut l'adapter
16:41si on veut continuer
16:42à pouvoir exercer
16:43nos missions de service public.
16:44D'accord,
16:44si je comprends bien,
16:45c'est plus en prospectie
16:49finalement qu'en réaction.
16:50Voilà,
16:51comme un bon médecin,
16:52finalement,
16:52il vaut mieux aller
16:53traiter le malade
16:54pendant qu'il n'est pas
16:54encore trop malade.
16:56C'est ça,
16:56sauf que,
16:57Sianne Bourguet,
16:58il a une question.
16:58On se pose toujours,
16:59dès qu'on parle de l'État,
17:00la question du budget.
17:02Tout ça coûte cher,
17:03surtout à l'échelle
17:04de tous les bâtiments nationaux.
17:06Comment on fait aujourd'hui
17:07pour trouver l'argent ?
17:10Est-ce qu'on a encore,
17:11on dit souvent
17:12que les caisses sont vides
17:13du côté de l'État,
17:13est-ce qu'on arrive
17:15à s'adapter
17:15et à anticiper ces coûts
17:16qui sont quand même
17:17colossaux aussi ?
17:18Alors,
17:18les coûts sont colossaux.
17:20Nous avions fait une étude
17:21qui démontrait
17:22qu'il fallait à peu près
17:24142 milliards d'euros
17:25pour pouvoir adapter
17:26l'ensemble du parc immobilier
17:28au changement climatique
17:29si on voulait atteindre
17:30les objectifs
17:31les plus ambitieux
17:32du décret tertiaire,
17:33notamment.
17:34Donc,
17:34comme je vous le disais
17:36tout à l'heure,
17:36le premier sujet,
17:37c'est de prioriser.
17:38prioriser sur nos actifs,
17:40rationaliser l'occupation
17:41de notre immobilier,
17:43optimiser,
17:43en fait,
17:44notre occupation.
17:45Donc,
17:45il faut jouer
17:45sur la manière
17:47dont on occupe
17:47les bâtiments,
17:48les usages,
17:49comment on mutualise mieux
17:50entre différents départements
17:51ministériels,
17:52comment on s'organise mieux
17:53et comment ensuite
17:54on priorise sur les bâtiments
17:55sur lesquels
17:56il faut intervenir.
17:57Alors,
17:58des fois,
17:58on n'a pas le choix.
18:00La tempête Chido
18:01à Mayotte,
18:02elle a énormément détruit
18:05un certain nombre
18:05de bâtiments publics.
18:07Donc là,
18:08on est dans la reconstruction.
18:09Donc,
18:09quand on reconstruit,
18:10on se repose aussi la question
18:11est-ce qu'on reconstruit
18:12au même endroit ou pas
18:13et comment on reconstruit
18:14pour être plus résilients demain
18:16face à de nouvelles crises.
18:17C'est particulièrement
18:18criant dans les outre-mer
18:19parce que,
18:19bien évidemment,
18:20en fait,
18:21les changements climatiques,
18:22ils le voient au quotidien.
18:23Mais on doit se poser aussi
18:24cette même question
18:25sur le territoire hexagonal.
18:26On voit là aussi
18:27que les crises,
18:29elles augmentent
18:29de manière importante.
18:31Alors,
18:32je n'ai pas complètement répondu
18:33à votre question,
18:33en fait,
18:34qui est la question budgétaire.
18:36Bien évidemment,
18:37dans un contexte
18:37où on regarde le budget
18:39de l'État de près,
18:40la question de la priorisation
18:41des moyens se pose.
18:42Et c'est la raison
18:43pour laquelle
18:44il y a aujourd'hui
18:44un projet de loi
18:45qui est au Parlement
18:46pour la création
18:47d'une foncière de l'État
18:48qui vise à améliorer,
18:50moderniser la gestion
18:52et le financement
18:53du parc immobilier de l'État
18:54en créant un outil
18:55qui permettra là aussi
18:57de sanctuariser les moyens
18:58et d'avoir
18:59une meilleure efficacité
19:01de l'action
19:02à travers un opérateur.
19:04Une foncière de l'État,
19:05pourquoi pas ?
19:06Elle ne sera pas forcément
19:07ouverte au public,
19:08on ne sait pas.
19:09Peut-être que les citoyens
19:10pourraient participer
19:11à cette foncière
19:12avec certains mécanismes.
19:13C'est une autre question.
19:14En tout cas,
19:14on a bien compris
19:14l'enjeu d'atténuation,
19:16d'adaptation,
19:17acculturation,
19:17c'est-à-dire aussi
19:18les équipes.
19:20Certains fonctionnaires
19:20sont pleins
19:21peut-être il y a quelques années
19:22que le chauffage
19:23était quand même
19:23un peu bas
19:24dans certains bureaux,
19:26certains ministères.
19:27Mais bon,
19:28il faut évidemment
19:29s'adapter.
19:29On en sait un petit peu plus
19:30en tout cas grâce à vous
19:31sur cette direction
19:32de l'immobilier de l'État
19:33et comment elle s'adapte
19:34au changement climatique.
19:35Merci,
19:36Cylaine Bourguet,
19:37je rappelle que vous êtes
19:37directrice de l'immobilier
19:38de l'État
19:39et à très bientôt
19:40dans Smartimo.
19:44Dans Smartimo,
19:45on s'intéresse
19:46à un sujet brûlant,
19:47un sujet d'actualité,
19:48un sujet qui vous concerne,
19:49les charges de copropriété.
19:51Attention,
19:51elles sont en train
19:52d'augmenter.
19:53On va voir ça
19:54avec une experte,
19:56Amandine Perre.
19:56Bonjour.
19:57Bonjour.
19:58Vous êtes directrice
19:58de la marque
19:59et de la communication
19:59chez Matera.
20:01D'un mot,
20:02que fait Matera ?
20:03Oui,
20:03Matera,
20:04c'est une société
20:04de gestion immobilière
20:06où on fait principalement
20:06du syndic de copropriété
20:08mais aussi de la gestion
20:09locative
20:09et de la transaction.
20:10Voilà,
20:11donc vous êtes au cœur
20:12du sujet,
20:12vous connaissez bien
20:13ces thèmes.
20:15Une première question,
20:16on sort d'une crise énergétique
20:18pour retomber
20:19pratiquement dans une autre.
20:20On voit que la facture
20:22risque d'augmenter
20:23à nouveau.
20:24Est-ce qu'on craint
20:24une flambée,
20:25Amandine,
20:26comme on a connu
20:26il y a 3-4 ans
20:28où c'était assez spectaculaire ?
20:29On avait doublé
20:30sur ça.
20:30Oui,
20:31effectivement.
20:31Alors,
20:32en effet,
20:32on a observé
20:33sur les précédentes années
20:34qu'il y avait une forte hausse
20:35des charges de copropriété
20:36liées à l'énergie.
20:38On pouvait penser
20:39que potentiellement
20:40ça allait se stabiliser
20:43maintenant que les prix
20:44de l'énergie étaient
20:44à peu près revenus
20:45à la normale.
20:46Dans les faits,
20:47c'est les frais tertiaires
20:48qui prennent le relais,
20:49donc l'assurance,
20:49les contrats de maintenance
20:51qui sont vraiment moteurs
20:53de la hausse des charges
20:54de copropriété
20:54sur le baromètre
20:55qu'on vient de sortir.
20:56Et malheureusement,
20:57du coup,
20:57on s'attend à ce que ce soit
20:58plutôt une hausse structurelle
21:00d'année en année.
21:00Et c'est pour ça
21:01que c'est important
21:02que les copropriétaires
21:03s'outillent
21:03pour pouvoir pallier
21:04à cette forte augmentation.
21:06Voilà,
21:06on va voir comment.
21:06Alors,
21:07c'est vrai,
21:07effectivement,
21:07vous venez de sortir
21:08le baromètre materain
21:10des charges de copropriété
21:11pour cette année,
21:12près de 5% déjà en 2025.
21:14Et comme vous l'avez dit,
21:15ce sont les assurances
21:16qui deviennent
21:17le premier moteur de hausse.
21:19Pourquoi ?
21:19Est-ce que c'est un phénomène durable
21:21ou est-ce que c'est lié
21:21aux événements qu'on a connus ?
21:23On pense à toutes les inondations
21:26et catastrophes naturelles
21:27qu'on a connus en 2025 ?
21:28Oui,
21:28alors malheureusement,
21:29encore une fois,
21:30ça va être quelque chose
21:31qui va s'installer dans la durée.
21:33On voit effectivement
21:34que les régions
21:35qui sont les plus touchées
21:36par la sinistralité climatique,
21:38donc les inondations,
21:38effectivement,
21:39les incendies,
21:40mais aussi la sécheresse des sols
21:41sont en 2025
21:42les plus touchées
21:43par la hausse des charges,
21:44notamment le Pays de la Loire
21:45avec plus 19% sur l'assurance
21:48et la PACA avec plus 18%.
21:50Et en fait,
21:51malheureusement,
21:51comme les événements climatiques
21:53ne font que s'accumuler
21:54d'année en année,
21:55les assureurs augmentent
21:57d'année en année
21:58également leurs prix
21:59et c'est pour ça
22:00que c'est important
22:01de renégocier son assurance
22:02chaque année.
22:03Oui,
22:04on voit des écarts très forts,
22:05justement,
22:05vous le disiez,
22:06entre les régions.
22:07Est-ce que demain,
22:08habiter dans certaines zones
22:09va coûter structurellement plus cher
22:11justement à cause du climat ?
22:12Oui,
22:13et en fait,
22:13c'est déjà le cas.
22:14Aujourd'hui,
22:15vous avez des hausses
22:16très disparates
22:17entre les régions.
22:18Pays de la Loire,
22:19par exemple,
22:20en 2025,
22:21les charges de copropriété
22:22augmentent de plus 13%.
22:23Oui.
22:24En comparaison,
22:25le Grand Est
22:26n'augmente que,
22:27entre gros guillemets,
22:28de 2,7%.
22:29Donc,
22:29en fait,
22:30ces hausses-là
22:30et ces différences-là,
22:32elles existent déjà.
22:33Et aujourd'hui,
22:34on peut se dire
22:34que le DPE,
22:36par exemple,
22:37il pèse dans la balance
22:38aujourd'hui
22:38quand on fait un projet d'achat
22:39et que demain,
22:40en fait,
22:41l'aléa climatique
22:42et la sinistralité climatique
22:43liées à la région
22:44pourra également peser
22:45dans la balance
22:46quand on projette
22:47d'acheter dans une région.
22:48Oui.
22:49Vous dites
22:50les régions les plus exposées
22:52aux aléas climatiques
22:53enregistrent des hausses
22:54pouvant être deux fois
22:55supérieures
22:56à la moyenne nationale.
22:57Pays de la Loire,
22:58vous l'avez dit,
22:58plus 13%.
22:59Provence,
23:00Alpes-Côte d'Azur,
23:00on est à plus 8%.
23:02Et Bretagne,
23:02plus 7%.
23:04Est-ce qu'il y a,
23:05alors il y a des zones,
23:05bien sûr,
23:06épargnées.
23:07Il y a des zones aussi
23:08où on pense à l'Île-de-France
23:09où, structurellement,
23:10les charges sont déjà
23:11très élevées
23:12et beaucoup plus chères.
23:13Exactement.
23:13En Île-de-France,
23:14pour donner un petit peu
23:16de chiffres,
23:17les copropriétaires franciliens,
23:18ils payent en moyenne
23:201150 euros de charges
23:21par lot et par an
23:22et c'est plus 27%
23:24par rapport
23:25à la moyenne nationale.
23:26C'est-à-dire que
23:26les copropriétaires franciliens,
23:27ils payent quasiment
23:28un tiers de plus
23:29que les copropriétaires
23:30partout ailleurs.
23:31Donc, de fait,
23:32habiter en Île-de-France,
23:33ça coûte cher
23:34et c'est un frein
23:36aujourd'hui
23:36pour habiter en Île-de-France,
23:37notamment pour
23:38les primo-accédants
23:39qui ne peuvent plus
23:40se le permettre.
23:41Oui, ça peut être
23:41un véritable frein
23:42justement à l'accession,
23:44à l'attractivité même
23:45du marché immobilier.
23:46Absolument.
23:46Alors, en réalité,
23:48il y a déjà des choses
23:49qui peuvent freiner,
23:50notamment les prix
23:51de l'immobilier
23:51en Île-de-France
23:52qui sont très élevés,
23:53mais on se rend compte
23:53avec ce baromètre
23:54que les charges
23:55de copropriétaires,
23:56c'est plus seulement
23:57un élément parmi tant d'autres,
23:59ça devient vraiment
24:00un levier
24:01de décision
24:01d'achat immobilier.
24:03Oui, c'est vrai
24:04que souvent on voit
24:05ces annonces
24:05quand on loue,
24:06en tout cas,
24:07on a le prix du loyer
24:09et les charges
24:09et c'est une part
24:11effectivement extrêmement forte
24:12et en plus,
24:13ça peut varier dans l'année.
24:15Une question très pratique,
24:16comment on fait
24:17pour peut-être
24:18faire des économies
24:19sur ces charges ?
24:20Est-ce qu'on peut,
24:20par exemple,
24:21négocier,
24:22renégocier ces contrats ?
24:23Absolument
24:24et je le conseille,
24:25effectivement,
24:25vous pouvez renégocier
24:26vos contrats
24:27de copropriété
24:28chaque année
24:29et c'est ce qu'il faut faire
24:30en réalité.
24:32Concrètement,
24:32quand vous renégociez
24:33votre contrat d'assurance,
24:34vous pouvez espérer
24:34gagner entre 10 et 15 %.
24:36Donc,
24:37c'est quand même
24:37pas négligeable.
24:38Après,
24:38attention,
24:39le prix ne suffit pas,
24:40c'est-à-dire que vous devez
24:40aussi comparer
24:41les garanties
24:42qui sont proposées
24:44par les différents devis
24:45que vous allez faire
24:46mais en général,
24:47on conseille de faire
24:48minimum trois devis
24:49pour pouvoir vraiment
24:50avoir un élément
24:51de comparaison
24:52et c'est pareil
24:52pour les contrats
24:53de maintenance.
24:54C'est ce qui est fait
24:54généralement dans les syndics,
24:56on demande trois devis ?
24:57Normalement,
24:58pour les gros travaux,
24:59en tout cas,
24:59c'est le cas
25:00mais c'est vrai
25:00qu'on ne pense pas
25:01forcément aux charges.
25:03Oui, effectivement.
25:04Alors,
25:04les copropriétaires
25:05et le conseil syndical
25:05notamment,
25:06peuvent le demander
25:06aux syndics
25:07et après,
25:08normalement,
25:08effectivement,
25:09le syndic doit,
25:10dans l'intérêt
25:11des copropriétaires,
25:12renégocier les contrats
25:13chaque année.
25:14Nous,
25:14chez Matera,
25:14par exemple,
25:15c'est ce qu'on fait,
25:15on fait un audit
25:16des charges chaque année
25:17pour renégocier
25:18les contrats
25:18et pour pouvoir proposer
25:19le meilleur rapport
25:20qualité-prix
25:21aux copropriétaires.
25:22Est-ce qu'il y a
25:22une astuce,
25:23justement,
25:23vous disiez,
25:24les assurances
25:25sont en train
25:25d'exploser,
25:26là aussi,
25:27il faut penser
25:27à les mettre
25:28en concurrence
25:28pour renégocier
25:29son contrat ?
25:30Absolument,
25:31chaque année
25:31au moment
25:31de l'Assemblée
25:32générale annuelle.
25:33Et est-ce que ça marche ?
25:34Parce que souvent,
25:35l'assureur peut dire,
25:36ils disent tous,
25:37d'ailleurs,
25:37voilà,
25:37ça augmente
25:38parce que nous aussi,
25:39la sinistralité augmente.
25:40Est-ce qu'il a des leviers ?
25:41Par exemple,
25:42dire,
25:42on a fait attention,
25:44on a fait des travaux,
25:45etc.
25:46Qu'est-ce qu'on va être
25:47les composantes ?
25:48Oui,
25:48alors pour l'assurance,
25:49effectivement,
25:50quelque chose auquel
25:51vous n'allez pas échapper,
25:52c'est si vous avez eu
25:52beaucoup de sinistres,
25:53de fait,
25:53l'assurance va augmenter
25:55et c'est ce qui s'est passé
25:56sur les copropriétés
25:57qu'on a étudiées
25:58et notamment,
25:58on a un copropriétaire
26:00à Argenteuil,
26:01Julien Arthur,
26:02qui a témoigné
26:02auprès du Parisien
26:03dans lequel le baromètre
26:04est sorti.
26:05Lui a vu son assurance
26:06exploser,
26:07elle a fait plus 15%
26:08l'assurance de son immeuble
26:09parce que la copropriété
26:10avait été touchée
26:11par énormément de sinistres.
26:12Donc ça,
26:13malheureusement,
26:13c'est un fait.
26:14Après,
26:15en revanche,
26:15si vous renégociez
26:16que vous n'avez pas eu de sinistres,
26:17vous pouvez véritablement
26:18aller chercher
26:1910 à 15% de réduction
26:21et ça vous fait,
26:22mine de rien,
26:22des économies assez pérennes
26:24surtout si vous le faites
26:24sur tous vos autres
26:25contrats de copropriété.
26:26J'entends en crux
26:27la double peine.
26:28Si vous avez des sinistres,
26:29en fait,
26:29ça va monter,
26:29vous n'y pouvez pas grand-chose.
26:32Au contraire,
26:33si c'est vertueux
26:33et si ça se passe bien,
26:35si vous prenez soin
26:35de la copropriété,
26:37finalement,
26:37là,
26:37il y aura une marge
26:38pour négocier.
26:39Absolument.
26:39Et après,
26:40vous pouvez aussi jouer
26:40sur les autres postes de charge.
26:42Par exemple,
26:42l'énergie qui est quand même
26:43aujourd'hui assez versatile,
26:45vous pouvez effectivement
26:47baisser d'un ou deux degrés,
26:49par exemple,
26:49le chauffage collectif
26:50si vous êtes concerné
26:51et vous pouvez faire
26:52des économies pérennes
26:54sans pour autant engager
26:55des gros travaux
26:55de rénovation énergétique
26:56qui peuvent,
26:57on le sait,
26:57coûter cher.
26:58Oui,
26:58attention,
26:59le chauffage,
26:59c'est toujours un sujet touchy,
27:01on va dire,
27:02pour les copropriétaires.
27:03C'est vrai que certains
27:04ont eu froid,
27:05on en parlait aussi.
27:07Juste,
27:07on termine sur cette crise énergétique,
27:09c'était ma première question,
27:10ce sera là aussi la dernière.
27:11Là,
27:11on a vu,
27:12par exemple,
27:12les charges de gaz,
27:13le prix du gaz qui augmente,
27:15qui flambe même,
27:15qui fait x2.
27:16Alors,
27:16on n'est pas sur le x5
27:17qu'on a connu il y a 5 ans,
27:19mais là,
27:20néanmoins,
27:20que peuvent faire
27:21les copropriétaires ?
27:22Amandine,
27:22est-ce qu'il y a des choses
27:23de bon sens
27:24qu'il faut renégocier
27:25dès maintenant ?
27:25Oui,
27:26bien sûr.
27:26Alors,
27:26si vous êtes en chauffage collectif,
27:28vous pouvez effectivement
27:29baisser d'un ou d'autre degré
27:31le chauffage.
27:31Alors là,
27:32il va être arrêté
27:32courant mars,
27:33mais pour l'année prochaine,
27:34disons.
27:34Et ensuite,
27:37pour l'électricité,
27:38par exemple,
27:38vous pouvez utiliser
27:43sur le long terme,
27:44vous pouvez changer
27:44toutes les ampoules
27:45en ampoules LED.
27:46Et après,
27:47il y a effectivement
27:47des gros travaux
27:48de rénovation énergétique
27:49qui peuvent être engagés.
27:50Ça coûte cher
27:51sur le court terme,
27:52mais sur le long terme,
27:53les économies d'énergie
27:54sont réellement pérennes.
27:55Et on se rend compte
27:56comme effectivement
27:57l'énergie n'a fait
27:58qu'augmenter
27:59ces dernières années
27:59que ça peut être
28:00un bon levier.
28:01Voilà,
28:02un petit peu plus
28:02en tout cas des pistes
28:03pour faire des économies
28:04sur ces charges
28:05de copropriétés.
28:07Merci Amandine.
28:07Amandine Per,
28:08je rappelle que vous êtes
28:09directrice de la marque
28:10et de la communication
28:11chez Matera.
28:12Et à très bientôt
28:13sur Smartimo.
28:15Cette édition de Smartimo
28:16se termine.
28:16Merci de nous avoir suivis.
28:17On se retrouve très prochainement
28:19pour un nouveau numéro.
28:21Excellente journée à tous.
28:22Sous-titrage Société Radio-Canada
28:30Sous-titrage Société Radio-Canada
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