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  • il y a 18 minutes
Mercredi 11 mars 2026, retrouvez Luca Bertacchi (Architecte Associé, Béchu & Associés), Jean-Claude Martinez (Président, MAF) et Réda Amalou (Président, AFEX - Architectes français à l'export) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.

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00:06Musique
00:162, 1, Smartimo 1
00:21Bonjour et bienvenue à tous, bienvenue dans Smartimo, une édition spéciale depuis Cannes,
00:26depuis le MIPIM, le Salon International de l'Immobilier.
00:30Et on va voyager aujourd'hui.
00:31Tout d'abord, on va voir comment le savoir-faire français des architectes s'exporte à l'international.
00:36On verra ça en deuxième partie avec un exemple très concret.
00:39On part du côté de la Mongolie à 50 km d'Ulanbator où un cabinet français est en train de
00:45créer une toute nouvelle ville.
00:46Enfin, s'exporter c'est bien, mais s'assurer c'est mieux.
00:50On verra avec la mutuelle des architectes français comment bien s'assurer à l'export.
00:54Smartimo, c'est parti !
01:01Depuis le MIPIM à Cannes édition 2026, on va suivre les architectes à l'export avec notre invité, Reda Amalou.
01:08Bonjour !
01:09Bonjour !
01:09Reda, vous êtes président de l'Afex, fraîchement réélu.
01:13Ça fait déjà quoi ? Votre troisième mandat ?
01:15C'est mon troisième mandat, oui. Ça fait déjà 4 ans que je suis président.
01:18Très bien. Et pour ceux qui souhaitent vous connaître un peu plus,
01:20on peut retrouver votre interview dans l'excellent Très Urbain de février-mars,
01:26le magazine qui traite justement de l'immobilier et de la ville.
01:30Reda, 30 ans déjà pour l'Afex.
01:32Oui, exactement.
01:33Où est-ce qu'on en est aujourd'hui avec ces architectes dont le savoir-faire s'exporte de plus
01:39en plus, de mieux en mieux ?
01:41Alors, 30 ans c'est beaucoup et peu à la fois parce qu'il y a énormément à faire sur
01:47ce sujet.
01:47Mais depuis l'origine de l'idée qui était d'inciter les architectes français à aller vers l'international
01:54et à partager leur savoir-faire dans d'autres contrées,
01:59je pense qu'il y a eu un énorme chemin qui a été fait et qu'aujourd'hui, grâce à
02:04tous les précédents précédents,
02:07et je crois que ce chemin est important parce qu'en fait, la place de l'international dans l'architecture
02:14est devenue de plus en plus grande et je pense qu'elle devrait faire partie du paysage de toutes les
02:20agences aujourd'hui en France.
02:21Oui, vous parlez de savoir-faire.
02:24Est-ce que c'est vrai qu'on exporte ce savoir-faire à l'étranger parce qu'on a cette
02:28culture de la ville
02:29et peut-être parce qu'on a aussi fait quelques erreurs auparavant ?
02:32On peut aujourd'hui éviter aux autres de les faire ?
02:35Tout à fait. En fait, il y a en France évidemment une culture très forte de l'architecture qui est
02:40historique
02:40avec une part patrimoniale que tout le monde connaît et qu'on nous envie et qui fait que la France
02:46est visitée autant.
02:47Mais il y a aussi, je pense, tout un travail qui a été fait par les architectes sur un côté
02:54un petit peu plus sensible,
02:55une approche au site, une approche au contexte qui est assez forte.
02:59Et aujourd'hui, c'est le besoin en architecture qu'on retrouve dans le monde entier,
03:06avec un monde qui s'est très ouvert ces dernières années, nécessite en fait l'intervention de beaucoup d'architectes.
03:14Et c'est là que je pense que la place des architectes français peut être importante.
03:18Oui, quand vous dites que tout le monde a les mêmes problématiques,
03:21parce que c'est vrai que c'est des problèmes de quoi ?
03:24Bien sûr, de ville qui s'étend très rapidement, des populations souvent jeunes.
03:30Nous, on parle de crise du logement, mais elle est un petit peu partout, elle est mondiale.
03:33Elle est mondiale dans le sens, déjà, l'accélération démographique de la fin du siècle dernier jusqu'à aujourd'hui,
03:39en fait, on le voit bien, plusieurs milliards d'habitants en plus sur la planète.
03:44On a aussi un rapprochement des frontières de part des télécommunications et Internet
03:48qui a changé la face du monde par rapport à ce qu'on sait de son voisin.
03:54Et donc, en fait, les ambitions de chaque pays aujourd'hui sont plus élevées.
03:57La volonté de développer les pays en interne, c'est-à-dire de développer les villes,
04:03de recréer des centres urbains dynamiques avec la capacité à la fois d'installer des industries
04:11et de faire venir des touristes, c'est quelque chose qui est présent dans la plupart des pays du monde.
04:16C'est ce développement-là auquel on doit s'attacher, nous, en tant qu'architectes,
04:21pour essayer de partager notre savoir-faire.
04:23Oui, pour bien comprendre l'action de la FEC, c'est vrai qu'il y a des exemples,
04:27on en a eu sur ce plateau, il y a carrément des projets de ville entière,
04:31que ce soit en Ouzbékistan, en Mongolie, où on travaille sur un masterplan,
04:35c'est-à-dire créer une ville de zéro.
04:37Totalement. Et l'idée de la ville nouvelle, ce n'est pas une idée très neuve pour la France
04:42puisque c'est quelque chose qu'on a expérimenté depuis les années 60
04:45et c'est quelque chose qu'on connaît bien pour les architectes français et les urbanistes français.
04:53Donc, en fait, les besoins qu'on a aujourd'hui, quand on le voit dans le renforcement des centres urbains
04:58à travers le monde, en fait, sont réellement immenses.
05:01Et l'enjeu ici, elle est de réussir à structurer un développement
05:05qui va permettre ensuite un potentiel architectural à se développer dans ces villes-là.
05:10Longtemps, les architectes français se sont exportés, notamment en Chine.
05:13C'était un terrain de jeu extraordinaire.
05:14C'est un petit peu compliqué depuis quelques années avec la crise immobilière qui sévit là-bas
05:18et la crise des promoteurs.
05:19Le Moyen-Orient, également, on était très présents.
05:22Est-ce que vous pensez qu'avec ce qui se passe actuellement,
05:25ça peut donner un coup de frein à la région ?
05:26Ou est-ce qu'elle est assez résiliente, finalement ?
05:28Alors, comme toujours, l'international, il y a de l'aléatoire.
05:32C'est ce qui est vrai aussi au national, si je peux me permettre.
05:36Mais dans l'international, il y aura effectivement des régions
05:38qui vont souffrir plus économiquement.
05:40Il peut y avoir des problèmes géopolitiques,
05:42comme on le voit actuellement au Moyen-Orient.
05:45Alors, pour l'instant, la situation au Moyen-Orient,
05:48je ne sais pas comment elle va évoluer.
05:49Mais ce qui est certain, c'est qu'on a aujourd'hui,
05:52en tout cas pour l'instant, après que quelques semaines,
05:56une forme de résilience.
05:58C'est-à-dire qu'on sent d'abord des pays plutôt stoïques
06:00par rapport à la situation.
06:01Et ensuite...
06:02Pas d'écroulement économique.
06:03Pas d'écroulement économique, pour l'instant, en tout cas.
06:06Et on sent, en fait, qu'il y a effectivement
06:10cette forme de résilience face à ça.
06:12Alors, ça n'augure rien pour l'avenir.
06:15Parce que je ne connais pas l'avenir.
06:18Mais la réalité, c'est que l'international va avoir ses aléas.
06:22Ce n'est pas quelque chose de simple.
06:23Et c'est pour ça, d'ailleurs, que la FEX est là.
06:26C'est qu'elle aide à essayer de comprendre les contextes,
06:29à essayer de mieux appréhender les situations
06:32qui se développent dans certains pays.
06:33et d'accompagner les architectes dans leur démarche
06:38à l'international.
06:39À une époque où, justement,
06:41en tout cas, ce n'est pas facile non plus dans l'hexagone,
06:45vous recommandez aux architectes de peut-être partir à l'export.
06:47Comment on fait pour ceux qui se disent
06:49« Tiens, peut-être mon marché n'est pas saturé,
06:51mais en difficulté. »
06:52Comment on fait pratiquement avec la FEX
06:54pour aller prospecter, répondre à des affaires d'offres
06:57à l'international ?
06:58Alors, ce n'est pas très simple, l'international,
07:01parce qu'on change de contexte, on change de culture,
07:03on change de manière de faire.
07:05Donc, il faut d'abord être très ouvert
07:08et essayer de comprendre et d'analyser
07:10les besoins qu'on peut retrouver dans tous les pays.
07:16Mais il faut ensuite pouvoir cibler
07:21les savoir-faire qu'on peut le mieux vendre,
07:24si je peux utiliser ce terme,
07:26et qui vont permettre ensuite aux architectes
07:28de se positionner sur les projets.
07:29Alors, le rôle de la FEX ici,
07:31il est plutôt celui d'un accompagnement
07:33et d'une incitation pour que les architectes français
07:38aillent à l'étranger.
07:40Il est aussi celui que, pour notre rôle en tant qu'association,
07:44c'est aussi de faire rayonner l'architecture française
07:46à l'international.
07:47Et donc, du coup, c'est de créer des séminaires,
07:50des voyages de prospection avec des architectes français
07:55qui nous permettent de découvrir des nouveaux marchés,
07:57de comprendre comment ils fonctionnent.
07:58Mais c'est aussi tout un tas d'architectes
08:01qui travaillent avec nous,
08:02qui sont nos adhérents ou pas,
08:04et avec qui on peut partager l'expérience,
08:06on peut comprendre comment fonctionne un pays,
08:08comment mieux signer un contrat,
08:10quels sont les types de choses dont on peut bénéficier.
08:13Donc, toute cette expérience,
08:14elle est vraiment au service de tous.
08:16Est-ce qu'il y a des pays en vogue
08:18ou qui ont le vent en poupe actuellement ?
08:19Alors, la réalité, c'est qu'il y a des besoins partout.
08:24Quand on regarde l'Afrique, il y a des besoins partout.
08:27Maintenant, il y a des pays sur lesquels
08:29il y a un très, très fort développement immobilier
08:31qui est en train de s'accentuer.
08:33On le voit bien, la Chine a été à un moment ce sujet-là.
08:36On voit très bien qu'aujourd'hui,
08:38le Moyen-Orient est devenu un pôle d'attraction
08:42qui est très, très fort.
08:43Mais on voit aussi toutes les anciennes républiques russes
08:46ou soviétiques plutôt qui étaient,
08:49qui sont aujourd'hui très, très fortes demandes.
08:52Donc, en fait, ça dépend vraiment des régions.
08:55Et puis après, il y a aussi le challenge
08:56d'aller s'exporter dans des pays plus matures en architecture
08:59comme les Etats-Unis ou le Canada
09:01où c'est plus complexe,
09:03mais où quand on a des savoir-faire assez pointus en architecture,
09:05on peut aussi s'exporter.
09:07Une dernière question, Reda, ça va être sur ce MIPIM
09:09où on est au cœur finalement de l'international.
09:11L'international, le monde entier vient à Cannes
09:13pendant ces trois jours.
09:14C'est important pour vous de participer année après année
09:16à cet événement ?
09:17Pour nous, c'est très important.
09:19C'est un moment, j'appelle ça le balancier dans l'année.
09:23C'est le moment où il revient à la même position chaque année.
09:27Et ce qui nous permet à la fois de revoir
09:30ou de voir de nouvelles personnes
09:33ou interlocuteurs avec qui on peut échanger,
09:37ça nous permet de faire un point un petit peu
09:39avec tous ces gens-là
09:40et essayer de mieux comprendre
09:41et de mieux appréhender
09:43les marchés qui s'ouvrent,
09:44ceux qui sont en train de se développer
09:46et les prospects qui peuvent s'offrir à nous.
09:48Eh bien voilà, on s'est un petit peu plus
09:49sur ce savoir-faire français
09:51de l'architecture qui s'exporte
09:53dans tous les pays du monde.
09:54Merci Reda.
09:55Reda Malou, je rappelle que vous êtes président de l'Afex.
09:57Et à très bientôt sur Bsmart.
09:58Merci beaucoup.
10:04Depuis le Mipim à Cannes édition 2026,
10:06on est ravis d'accueillir Lucas Bertaki.
10:09Bonjour Lucas.
10:09Bonjour.
10:10Vous êtes architecte, directeur de l'architecture
10:12et de l'urbanisme
10:13et associé de l'agence Béchut et Associés.
10:15Et avec vous, on sort de Cannes et de ce Mipim.
10:18On part du côté de la Mongolie
10:19où vous avez carrément reporté le concours
10:22pour construire une nouvelle ville,
10:24Unucity.
10:25Alors, il va falloir nous situer.
10:26Où est Unucity ?
10:29Unucity, elle est exactement à côté
10:31de l'aéroport international d'Ulambator
10:33qui a été construit il y a une dizaine d'années
10:35à 50 km de la capitale.
10:37Oui.
10:37Pourquoi cette nouvelle ville, en fait,
10:40qui va être créée de toutes pièces ?
10:42Ben, multiples raisons.
10:44Je dirais la première, c'est que la capitale,
10:46je situe Mongolie, 3,5 millions d'habitants,
10:505 fois le territoire français
10:51et la moitié des habitants dans la capitale.
10:53qui, dans les derniers 15 ans, a doublé en taille.
10:56Donc, c'était une ville très dense
10:58et où il n'y a eu pas vraiment de planification,
11:01congestion, trafic, pollution et chauffé au charbon.
11:04Donc, comment vraiment concevoir une ville satellite,
11:07à l'avant-garde, innovative, durable ?
11:10Et évidemment, le territoire mongol est tellement large
11:12qu'ils ont décidé de le faire à côté de l'aéroport
11:15où il y aura beaucoup plus de gens de trafic
11:17qui arriveront dans le futur.
11:18Oui, donc très faible densité,
11:20à part justement dans les villes.
11:21Et surtout, on parle souvent des steppes de Mongolie,
11:23on a l'image d'un climat extrêmement aride
11:26avec des extrêmes au niveau des températures.
11:29C'était vraiment une donnée d'entrée,
11:30un élément clé dans notre conception.
11:33En particulier, le climat mongol est assez varié.
11:36Mais le climat du nord-est du territoire,
11:39donc à Ulaanbaatar,
11:41c'est très très aride, froid en hiver.
11:43On peut avoir 5, 6 mois jusqu'à moins 35, moins 40.
11:46Oui.
11:47Et peu de mois tempéré
11:49et jusqu'à l'été, 2, 3 mois, même à plus 35.
11:52Donc des extrêmes d'un côté de l'autre
11:54qui font que la conception devait vraiment
11:56prendre ça en compte dès le départ.
11:59Comment, lorsqu'on est une agence française,
12:02ou en tout cas internationale dans une agence française,
12:04on remporte ce...
12:06Voilà, c'est le savoir-faire français
12:07qui a été mis en avant, c'est quoi ?
12:09Et oui, sans doute.
12:10Pour remporter ça, il faut d'abord être un peu fou
12:14pour participer à un concours de telle sorte.
12:16Concours vert, international.
12:18Oui.
12:1947 équipes inscrites du monde entier.
12:21Et on a voulu jouer le jeu
12:22parce que ce sont des enjeux
12:23qui nous intéressent beaucoup à l'agence,
12:25de comment vraiment aider
12:26au développement de nouveautés du territoire
12:28où on peut vraiment apporter quelque chose.
12:31Et là, pour vous répondre,
12:32la question de qu'est-ce qu'on pouvait, nous,
12:34en tant que Français,
12:35je dirais aussi Européens, apporter
12:37et comment imaginer une ville
12:39qui incarne les principes
12:41dont nous, en fait,
12:42parfois, on ne se rend pas compte.
12:44La densité heureuse, la ville, la mixité,
12:47tout ça, pour nous, ça paraît normal.
12:50Là-bas, ils ne le ont pas.
12:51Et c'était un peu, à mon avis,
12:52le point de force
12:53qui nous a aussi permis de gagner.
12:54Au-delà de la sensibilité pour l'environnement
12:56que je pourrais vous expliquer aussi.
12:58Bien sûr, c'est vrai que souvent
12:59dans les pays émergents,
13:00on a cette croissance un peu débridée de la ville.
13:04Il faudrait, bien sûr,
13:05enfin, ce que vous allez faire,
13:06c'est essayer d'éviter les mêmes erreurs
13:07en vous concentrant peut-être
13:09sur une place du village
13:10comme à l'ancienne.
13:11Expliquez-nous.
13:12En fait, déjà, je peux vous dire
13:15que pour un architecte,
13:16imaginer dessiner une ville,
13:18c'est quelque chose d'unique dans la vie, non ?
13:19Bien sûr.
13:20Et ce qu'on s'est tout de suite posé la question,
13:23plutôt que de comment construire une ville
13:25et d'où est-ce qu'on part, en fait.
13:26Imaginez une ville pour un pays,
13:29pour une culture basée sur le nomadisme,
13:32c'est encore plus compliqué, en fait.
13:34Et donc, l'élément clé de la culture mongole,
13:36c'est la yurte,
13:36qu'ils appellent guerre en Mongolie.
13:39Et cet élément-là,
13:40qui était leur place du village,
13:41leur lieu de vie, d'échange,
13:44de culture, de famille,
13:45était un peu notre centre de départ
13:47de comment imaginer
13:49que dans une étape 2.0,
13:52dans un avenir,
13:53cela pouvait devenir un endroit
13:55de rencontres sociales, communautaires,
13:58dans ce climat,
13:59et prendre en compte
14:00les données climatiques
14:01pour concevoir une place du village
14:03qui permettrait d'étaler la notion du temps,
14:06même dans les mois très froids,
14:07pour que les gens se rencontrent
14:09et que la vie se crée
14:10autour de cette place du village.
14:11Oui, on a vu les premières images,
14:13donc une espèce de dôme de verre,
14:15je ne sais pas si c'est du verre,
14:16en tout cas,
14:17où on va se réunir,
14:18c'est ça,
14:18qui fera office justement
14:19de l'autre rencontre.
14:20Dites-nous,
14:21il y aura combien de personnes
14:22dans cette ville
14:22qui est encore une fois
14:23à 50 kilomètres
14:25d'Ouland-Batheur ?
14:25La première phase,
14:26la première tranche
14:27est censée avoir
14:28150 000 habitants.
14:30Et l'élément clé
14:31qui a été d'ailleurs
14:32un peu demandé
14:33mais qu'on a vraiment poussé,
14:34c'est de comment imaginer
14:35cette ville dans la steppe,
14:37dense,
14:38un peu comme la ville
14:39du quart d'heure,
14:39que nous,
14:40on connaît bien ici en France.
14:41Donc comment imaginer
14:42une ville dense
14:43avec une densité heureuse,
14:45maîtrisée,
14:45autour de cette place du village ?
14:47Et donc la notion,
14:48c'était vraiment
14:49de comment utiliser
14:49l'espace public,
14:51même dans le climat froid.
14:53Et donc c'est là-dedans
14:54que la notion climatique,
14:56d'approche climatique,
14:57avec des outils aussi
14:58qu'on utilise à l'agence,
15:00avec nos partenaires aussi
15:01qui viennent en France,
15:04d'Italie,
15:05Royaume-Uni,
15:06Canada,
15:06différents pays
15:07nous ont aidés.
15:08Et vraiment,
15:08on a imaginé
15:09cette notion
15:10de ne pas étaler la ville
15:12comme ils ont l'habitude
15:13de faire.
15:13Vous avez raison,
15:14Ouland-Batheur a été vraiment
15:15déjà étalé
15:16avec plein de tours
15:17au milieu de rien,
15:18sans ce qui est la notion
15:20de la ville
15:20qui conçoit
15:22et qui permet
15:22à la ville de fonctionner,
15:23la mixité,
15:24les rez-de-chaussée,
15:25les gens qui se rencontrent.
15:26Donc on a voulu vraiment imaginer
15:27un élément
15:28que je tiens à dire
15:29parce que c'est très fort,
15:31on ne voulait pas
15:31dessiner la ville,
15:33la ville devait être
15:34un peu comme
15:34un organisme vivant
15:35qui devait elle-même
15:36se développer,
15:37elle-même croître
15:39dans le temps
15:39et c'est un peu
15:41la démarche
15:41qu'on a voulu mettre en place.
15:42Comme un vrai organisme vivant
15:44fait par des cellules
15:45qui se multiplient.
15:46D'accord,
15:46en tout cas,
15:47on ferait des fondations
15:49solides,
15:49on va dire,
15:50avec un masterplan,
15:51c'est ce que vous avez remporté,
15:53le masterplan,
15:53c'est l'une d'une d'une.
15:54Une dernière question,
15:55Lucas,
15:55c'est sur l'écologie.
15:57Alors vous avez dit,
15:58c'est vrai qu'il n'y a pas
15:58de contraintes,
15:59il n'y aura pas de ZAN,
15:59par exemple,
16:00avec une densité
16:01et surtout un pays aussi grand.
16:03Pour autant,
16:03est-ce qu'ils sont sensibles
16:05à l'écologie ?
16:06Ils ont envie aussi
16:07de préserver
16:08leur territoire ?
16:09Ils sont très sensibles.
16:11C'est un pays qui,
16:14leur vie,
16:14leur histoire
16:16dépend de la nature.
16:17Le cycle des saisons
16:18a fait que,
16:19parfois,
16:20ils étaient nomades,
16:20parfois,
16:21ils étaient statiques,
16:21ils ne pouvaient pas déplacer.
16:22J'étais il y a un mois et demi,
16:24une semaine,
16:24et il a fait jusqu'à
16:25moins 29 degrés.
16:26Je peux vous dire
16:27que ce n'est pas facile
16:28de vivre à l'extérieur.
16:29Donc,
16:29ils vivent bien
16:30en rapport avec la nature.
16:32Et ce qu'on a voulu
16:32vraiment faire,
16:33ce site est aussi
16:34à côté d'une zone humide,
16:36dans laquelle,
16:37même d'autres concurrents
16:39ont imaginé de dessiner.
16:40Nous,
16:40on a voulu vraiment
16:41demander la nature
16:42là où on pouvait construire.
16:45Donc,
16:45on a vraiment imaginé
16:46de travailler là
16:47où on n'allait pas changer
16:49la biodiversité existante,
16:51parce que le territoire
16:52est tellement grand,
16:52c'est 315 km²
16:54de terrain.
16:55Et donc,
16:55la notion de comment intégrer
16:57des trames vertes,
16:58la nature,
16:59la biodiversité,
17:00le cycle de l'eau,
17:01parce que c'est très aride.
17:02Donc,
17:02l'eau est un élément clé
17:03qui était intégré
17:04dans le dessin
17:05du paysage de la ville
17:06et dans le dessin aussi
17:08de cette yurte augmentée
17:10qu'en réalité,
17:11on appelait
17:11Hemidod,
17:12qui est un mongol,
17:13veut dire
17:13Living Star,
17:15étoile vivante,
17:16qui rappelle un peu.
17:17Et on aime bien
17:18que chaque projet
17:19raconte une histoire.
17:20On aime bien imaginer
17:21que comme les mongols
17:22se sont orientés
17:23et ont conquéris le monde
17:24grâce aux étoiles
17:26et qu'ils leur ont permis
17:27de s'orienter,
17:28les nouvelles étoiles
17:29du territoire
17:30leur permettront
17:30de bâtir
17:31cette nouvelle ville.
17:32Voilà,
17:32Unu City,
17:33on en sait un petit peu plus.
17:34Je vois,
17:34Lucas,
17:34au passage,
17:35vous avez amélioré
17:35un vote mongol,
17:36c'est très bien.
17:37Lucas Bertaki,
17:38un grand merci,
17:38directeur de l'architecture
17:40et de l'urbanisme
17:40chez Béchut et Associés.
17:42Voilà,
17:43on a hâte
17:43et allez voir les images.
17:45Bien sûr,
17:45cette ville la mettra
17:45du temps
17:47à sortir de terre,
17:48mais en tout cas,
17:48on a des solides fondations
17:49et un vrai projet.
17:51Un grand merci
17:51et à très bientôt
17:52sur Smartymo.
17:52Merci à vous.
17:53Merci à vous.
17:58Depuis le Mipima,
17:59à Cannes,
17:59édition 2026,
18:00une émission ensoleillée.
18:02On va parler assurance
18:04pour les architectes
18:05à l'international
18:06avec Jean-Claude Martinez.
18:07Bonjour Jean-Claude.
18:08Bonjour.
18:08Vous êtes le président
18:09de la MAF,
18:09la mutuelle des architectes
18:11qui existe depuis
18:12quasiment 100 ans.
18:141931,
18:14elle a été créée
18:15par des architectes
18:16pour défendre
18:16les architectes.
18:17Voilà,
18:17et avec vous,
18:18on va voir comment
18:18justement bien assurer
18:20ces architectes
18:21qui s'exportent.
18:22On le voit notamment
18:23avec l'Afex,
18:25l'Association des architectes
18:27français à l'export.
18:28Quelles sont les règles
18:29pour ceux
18:30qui ne connaissent pas
18:31effectivement ?
18:32Comment ça fonctionne
18:32une assurance
18:33pour architectes ?
18:34Une assurance
18:35pour architectes en France,
18:37l'architecte a une obligation
18:38d'assurance,
18:39à la fois en responsabilité civile
18:41mais aussi en décennale.
18:42Donc,
18:43il s'adresse pour la plus grande
18:45majorité d'entre eux
18:46à la MAF
18:46puisque nous assurons
18:47plus de 90%
18:48des architectes
18:49en exercice.
18:50Oui.
18:51Mais aussi,
18:52ils doivent s'assurer
18:53quand ils réalisent
18:55des projets à l'étranger.
18:57Et dans ces cas-là,
18:59nos polices doivent s'adapter
19:01aux exigences
19:02à la fois du maître d'ouvrage
19:03mais aussi du pays
19:03et des règles locales.
19:05Oui,
19:05alors ce matin,
19:06justement,
19:06on a vu un projet
19:07à Ulaanbaatar
19:08en Mongolie.
19:10Ils peuvent s'assurer
19:11comme ça
19:12à peu près partout
19:13dans le monde ?
19:14Alors,
19:14jusqu'à présent,
19:16nos capacités
19:17d'assurance
19:18dans le monde
19:19étaient limitées
19:20dans la mesure
19:21où les pays
19:21qui demandaient
19:22des polices locales
19:23ou des montants
19:24de garanties
19:25très élevés
19:27dépassaient
19:27nos capacités.
19:29C'est pour ces raisons
19:31que depuis
19:32à peu près 6 mois,
19:33nous avons signé
19:34un partenariat
19:35avec un grand
19:38assurateur japonais,
19:38MSIG.
19:39Oui,
19:40MSIG donc.
19:41Voilà,
19:41qui a des correspondants
19:43à peu près partout
19:44dans le monde,
19:45qui a des capacités
19:46financières très élevées,
19:48ce qui nous permet
19:48au travers
19:51du l'État
19:52avec eux
19:52de pouvoir,
19:53quand des polices
19:54locales sont demandées
19:55ou des montants
19:56de garanties
19:57qui dépassent
19:57nos capacités,
19:59d'accompagner
20:00les architectes.
20:01Donc,
20:01ça nous permet
20:01de répondre
20:02à toutes les demandes.
20:03Les architectes,
20:04quand c'est qu'ils vont
20:04faire jouer
20:05justement leur police
20:05d'assurance ?
20:06C'est quoi le type
20:07de cynisme
20:07qu'on peut avoir ?
20:07C'est un projet
20:08qui ne va pas jusqu'au bout ?
20:09Un projet qui est annulé ?
20:11Je dirais que les raisons
20:14qui entraînent
20:15les cynisme
20:15sont multiples.
20:16Ça peut être
20:16un problème de conception,
20:17mais ça peut être aussi
20:18un problème de réalisation.
20:21Alors,
20:21dans la plupart des cas,
20:22ce sont des problèmes
20:22de réalisation.
20:24Ce qui se passe souvent,
20:25c'est que les architectes
20:26qui travaillent à l'étranger
20:27ont des missions
20:28uniquement de conception
20:29et d'accompagnement
20:30du projet.
20:31Donc,
20:31ils sont beaucoup moins
20:32recherchés sur tout ce qui est
20:34exécution des travaux.
20:34D'accord.
20:35Néanmoins,
20:35le risque existe
20:36puisqu'il peut y avoir
20:37des erreurs.
20:38Et donc,
20:38l'assurance est là,
20:39justement,
20:39quand il y a une erreur
20:40pour couvrir
20:41ces risques-là.
20:42Oui.
20:43Aujourd'hui,
20:44est-ce qu'il y a
20:44des pays
20:45qui sont plus demandés ?
20:46Quelles sont
20:47les principales zones
20:48d'activité
20:49à l'export ?
20:50À l'export,
20:51aujourd'hui,
20:52je dirais qu'il y a
20:54jusqu'à un mois,
20:55il y avait le Moyen-Orient
20:55où il se passe
20:56beaucoup de choses.
20:57La Chine,
20:58bien qu'il y a eu...
20:59Ça a beaucoup marché
21:00il y a une vingtaine d'années.
21:02Ça a baissé
21:02et ça redémarre
21:03sur la Chine.
21:05On est aussi
21:06pas mal sollicité
21:07sur des pays africains.
21:09Parce qu'il y a un pays
21:10aussi qui se développe,
21:11l'Inde,
21:13Amérique du Sud
21:14et beaucoup moins
21:16les Etats-Unis
21:16et le Canada
21:17et notamment
21:18sur ces pays.
21:18Nous,
21:19on n'était pas capable
21:20d'assurer
21:20et d'accompagner
21:21nos adhérents
21:22sur ces pays-là.
21:23Aujourd'hui,
21:23on peut le faire.
21:24Aujourd'hui,
21:25avec ?
21:25Avec les autres partenaires,
21:26oui.
21:26D'accord.
21:27Ce sont des zones
21:28peut-être
21:28où on va peut-être
21:30avoir par conséquent
21:30une plus grande appétence.
21:32On va pouvoir
21:33aller prospecter
21:34ces marchés ?
21:34On l'espère
21:35parce que l'architecture
21:36française est reconnue
21:37dans le monde entier
21:38pour ses qualités
21:39à la fois d'innovation
21:40mais aussi esthétique.
21:41Et je pense
21:42que les architectes français
21:44ont du potentiel
21:46pour développer
21:46leur activité
21:47d'autant qu'en France
21:48depuis 2024,
21:50l'activité a fortement réduit.
21:51Les agences souffrent
21:52et nous voyons
21:54des agences
21:54qui bossent
21:55à l'étranger
21:56se portent mieux.
21:57Voilà,
21:58qui se reportent,
21:59qui ont ces marchés
21:59à l'international.
22:00Je pense que c'est important
22:01de diversifier son activité
22:02à la fois sur
22:04du logement
22:05du bureau en France
22:05mais ceux qui peuvent
22:07et qui ont envie de le faire
22:07d'aller voir
22:08ce qui se passe
22:08à l'étranger
22:09et d'exporter
22:11leur savoir-faire.
22:13Je pense que
22:13l'architecture française
22:14est une forme
22:16de diplomatie culturelle.
22:17C'est vrai.
22:18De soft power,
22:18on dirait.
22:20Vous parliez justement
22:21des atouts
22:21de l'architecture française
22:22qui s'est très bien exportée
22:24en Chine,
22:24au Moyen-Orient.
22:25On espère que ça va continuer
22:26une fois le conflit passé,
22:28on l'espère.
22:29Ça veut dire
22:30que ce savoir-faire,
22:31il est,
22:31vous le disiez aujourd'hui,
22:32reconnu partout dans le monde.
22:34Oui, il est reconnu.
22:34Qu'est-ce qui fait
22:35la force de nos architectes ?
22:37Alors,
22:38je dirais que
22:38c'est difficile
22:39de définir
22:41ce qui fait
22:42qu'un architecte
22:43est différent d'un autre,
22:44notamment d'un pays.
22:47Je crois qu'en France,
22:49au niveau de l'enseignement,
22:50il y a une approche
22:51qui est certainement différente
22:53de ce qui se fait
22:53dans d'autres pays
22:55et une sensibilité.
22:56Et puis,
22:57il y a aussi,
22:57on a une histoire
22:58qui est extrêmement riche,
22:59donc un capital
23:01de référence
23:04qui permet justement
23:05à un architecte
23:06d'aller puiser
23:07à la fois dans ce capital,
23:08mais aussi,
23:09sur la base
23:10de toute cette histoire,
23:11d'élaborer
23:12de nouveaux concepts.
23:13Oui.
23:15Paradoxalement,
23:15on sait qu'on a
23:16une avalanche de normes.
23:17Vous en avez également
23:18dans l'assurance.
23:19Est-ce que ça ne permet pas
23:21d'être aussi plus créatif
23:23ou de bien connaître
23:23des choses
23:24que les autres pays
23:24n'imaginent même pas ?
23:26Non,
23:26les normes,
23:27pour la plupart,
23:30ont été créées
23:32à la fois par les assurés
23:33mais aussi par les fabricants
23:34de matériaux.
23:35Simplement pour,
23:37elles ont le rôle surtout
23:38d'assurer une durabilité
23:42dans les constructions.
23:44C'est vrai qu'elles sont
23:44nombreuses,
23:45elles sont parfois
23:46un petit peu contraignantes,
23:48voire gênantes.
23:49Mais je pense qu'il faut
23:51savoir les utiliser
23:52à bon escient.
23:54Il faut savoir aussi,
23:56il faut rappeler
23:56que toutes les normes
23:57et beaucoup,
23:58une majorité de normes
23:59ne sont pas
23:59de caractère obligatoire.
24:01Donc,
24:02on peut,
24:02en accord avec son maître
24:03d'ouvrage,
24:04ne pas les suivre.
24:05Il y a des normes
24:06liées à la sécurité
24:07qui, elles,
24:07sont obligatoires.
24:08On n'a pas le choix.
24:08Mais les autres,
24:09on peut déroger
24:10si on le souhaite.
24:11Enfin,
24:11si on le souhaite,
24:12il faut que le maître
24:12d'ouvrage soit d'accord.
24:13Je le rappelle bien sûr.
24:14D'accord.
24:15Et tiens,
24:15pour revenir sur votre
24:16secteur de l'assurance,
24:18est-ce qu'on a les mêmes
24:18normes à l'étranger
24:19ou est-ce que c'est
24:20un petit peu moins drastique ?
24:22Je ne sais pas
24:22si c'est moins drastique,
24:23mais c'est forcément différent.
24:25Alors après,
24:26il y a des normes,
24:26on sait,
24:27européennes,
24:27de type européenne,
24:28qui s'appliquent
24:29sur toute l'Union européenne.
24:31Mais chaque pays
24:32a ses spécificités.
24:33Oui.
24:34Une dernière question,
24:35Jean-Claude Martinès,
24:36sur le coût,
24:36justement,
24:37de ces assurances.
24:37Ça va être plus cher
24:38quand on part
24:39à l'export ?
24:41Non,
24:41ça sera moins cher
24:42simplement parce que
24:43dans la grande majorité
24:44des pays,
24:47les responsabilités
24:49qui pèsent
24:50sur les époils
24:50d'architectes
24:50sont moindres.
24:51Donc forcément,
24:52le coût de l'assurance
24:53est moindre.
24:54Ça sera encore une fois
24:54plutôt sur la conception,
24:56pas forcément
24:56sur le bâti ensuite.
24:58Très bien,
24:58voilà pour l'aperçu.
24:59On sait en tout cas
25:00que nos architectes français
25:01peuvent partir
25:02confiants à l'export.
25:03Ils peuvent compter sur nous.
25:04On les accompagne
25:05depuis bientôt 100 ans.
25:06Ils seront bien assurés.
25:07Voilà, on vous attend
25:09pour le centenaire
25:09en 1931.
25:11Donc on a compris.
25:12Merci Jean-Claude Jean-Claude Martinez,
25:13le président de la MAF
25:14sur Smartimo.
25:14À très bientôt.
25:15À bientôt.
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