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  • il y a 13 minutes
Ce mercredi 11 mars, dans sa chronique, Annalisa Cappellini s'est intéressée à la capacité d'action de la Royal Navy britannique en ces temps de guerre en Iran, compromise notamment par les coupes budgétaires. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Au Royaume-Uni, la marine est au cœur d'une polémique.
00:03Annalisa Capellini, les coupes budgétaires auraient compromis la capacité d'action de la Royal Navy au moment du conflit en
00:09Iran.
00:09Oui, en fait, les Britanniques découvrent en ce moment les fragilités de leur marine
00:12et ils découvrent surtout que les coupes budgétaires, elles ont un coût et que le coût, il est très concret.
00:18Là, c'est le navire Dragon qui en a fait les frais, c'est un grand navire de la Royal
00:22Navy.
00:23Il est capable d'abattre les drones iraniens et il vient à l'instant d'être dépêché en Méditerranée
00:28pour aller protéger Chypre.
00:30Chypre qui a été une sorte de victime collatérale dans le conflit
00:33puisque l'île a été visée par des drones, par des missiles iraniens.
00:36La cible, en réalité, étaient les bases britanniques qui sont utilisées par la défense américaine pour frapper l'Iran.
00:42Donc, en réalité, à travers Chypre, c'est bien le Royaume-Uni là qui est visé.
00:47Donc, c'est au Royaume-Uni de réagir avec sa puissante marine.
00:50Sauf que cette réaction, elle a pris plus d'une semaine.
00:53Donc, ça y est, enfin, le dragon est dépêché.
00:56Il est en route vers la Méditerranée.
00:57Il lui faut encore tout le temps de faire le tour de l'Espagne et d'arriver en Méditerranée.
01:01Alors que tous les autres pays européens, eux, ils avaient envoyé des moyens.
01:04Les Français, les Italiens, les Grecs, les Néerlandais, les Britanniques, eux, ils étaient complètement absents.
01:09Ce qui est intéressant, c'est que derrière, il y a une question de temps de travail.
01:12Oui, c'est ça. En fait, le navire avait besoin de quelques travaux avant de pouvoir être mis au large.
01:17Travaux à réaliser dans le port de Portsmouth.
01:19Sauf que le gouvernement britannique a choisi de faire des coupes budgétaires sur cette masse navale
01:24qui, pourtant, est stratégique pour la défense britannique.
01:27Et surtout, le gouvernement a décidé d'éliminer les heures supplémentaires des travailleurs de la base de Portsmouth
01:33qui, désormais, ne peuvent travailler que de 9h à 17h, le classique 9 to 5.
01:38Et du lundi au vendredi, évidemment, c'est pas optimal quand il s'agit de réparer un navire dont dépend
01:43la Sécurité nationale.
01:44L'idée, c'était d'épargner 250 millions de livres sur le contrat avec l'entreprise qui gère cette base.
01:51Un contrat qui s'élève à 1 milliard de livres.
01:53Le résultat, c'était que le navire, qui pourtant est un fleuron de la marine britannique, n'était pas prêt
01:58quand il fallait.
01:59Il y a eu un manque d'anticipation.
02:01Bien sûr. En fait, le ministre des Forces armées britanniques a dû avouer que le navire avait été préparé pour
02:05d'autres missions.
02:06Donc, il n'était pas prêt.
02:08Pourtant, selon la presse britannique, les États-Unis avaient bien demandé à Keir Starmer d'avoir accès aux bases britanniques
02:14à Chypre le 11 février.
02:15C'était plus de deux semaines avant le début de la guerre.
02:18Donc, la question que se posent aujourd'hui les Britanniques, c'est pourquoi ne pas avoir préparé tout ça avant
02:22?
02:22Pourquoi ne pas se mettre tout de suite en ordre de bataille ?
02:25Et plus en général, on savait que la tension montait dans la région.
02:28Donald Trump qui envoyait son armada.
02:30Donc, comment peut-on laisser traîner le chantier d'un des fleurons de la marine ?
02:34C'est un peu ce que se demande aussi à sa manière Donald Trump.
02:36qui a écrit sur ses réseaux sociaux que le Royaume-Uni daigne enfin envoyer des moyens au Moyen-Orient.
02:42À l'instant où en réalité, plus personne n'a besoin d'eux.
02:45Donc, ils n'ont pas besoin de gens qui réjoignent les guerres après la victoire.
02:49Merci beaucoup Annalisa Képéni.
02:50Le Monde qui bouge, t'as retrouvé en replay et en podcast sur l'application BFM Business.
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