- il y a 1 heure
Ce lundi 9 mars, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès de Aurel BGC, et Roland Kaloyan, responsable de la Stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, se sont penchés sur l'impact de la guerre en Iran sur l'économie mondiale dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Et nos experts ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Roland Calloyan, responsable de la stratégie Action Européenne pour Société Générale CIB.
00:10Bonsoir Roland.
00:11Bonsoir Roland.
00:11Ravis de vous retrouver.
00:12Et Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC.
00:15Bonsoir Christian.
00:15Bonsoir.
00:16Altaïr Economics, bien sûr également.
00:18Ce soir donc, alors oui, on est en train de limiter nos pertes.
00:21Sur les indices, le CAC ne perd plus que 0,8%.
00:24Et surtout détendre les cours du pétrole.
00:26Alors on ne va pas faire de film.
00:27Les cours du pétrole restent tendus, on est toujours en plein conflit au Moyen-Orient,
00:30il n'y a pas d'éclaircie.
00:31Mais on était à plus de 100 dollars il y a une heure.
00:33Là on repasse sous les 100 dollars à l'heure qu'il est.
00:35Le Brent est à 98, le brut léger américain à 95.
00:37Est-ce que vous voyez des explications spécifiques ?
00:39Christian a cette soudaine détente aujourd'hui, cet après-midi.
00:41Oui, enfin, c'est toujours difficile à isoler.
00:44Mais clairement, on est peut-être sur l'idée qu'on a un petit peu paniqué sur le début.
00:50Parce qu'il n'y a pas de rupture d'approvisionnement aujourd'hui pour les économies.
00:54Le pire des scénarios, c'est qu'on n'ait plus du tout de pétrole brut et que les économies
00:58passent à l'arrêt.
00:59Et là, ça aurait des conséquences importantes.
01:01Alors certes, je ne vous dis pas que c'est grave.
01:03Je ne vous dis pas que si le détroit d'Hormuz est fermé pendant trois mois, il n'y aura
01:06pas de réel problème économique.
01:08Mais on sait aujourd'hui que l'Inde va pouvoir de nouveau acheter du pétrole à la Russie.
01:12Et on sait que les stocks flottants, vous savez, ce sont ces pétroliers qui tournent en rond en pleine mer
01:16parce qu'ils n'ont pas trouvé d'acheteurs.
01:18On sait que ces stocks flottants sont plus historiques.
01:20Donc ça veut dire que déjà, avant de parler de pénurie, utilisons les stocks qui sont disponibles,
01:25qui sont en pleine mer avec des tankers qui ne trouvent pas d'acheteurs.
01:28Donc là, ils vont très vite être achetés par les Indiens qui vont après raffiner ça et l'exporter vers
01:34l'Europe.
01:35Alors certes, on aura peut-être des délais plus importants puisqu'on rallonge le temps de livraison,
01:41mais on sera livré.
01:42C'est quand même ça l'important.
01:44Et on a du pétrole.
01:45Donc, à très court terme, si je vous disais, si on reste dans des tensions qui pourraient rester sur un
01:51mois, deux mois,
01:52il n'y aura pas de pénurie.
01:54Vous allez encore avoir du pétrole brut qui sera disponible.
01:58Et le fait que les pays du G7 ne se soient pas mis d'accord pour libérer encore leur stock
02:01stratégique,
02:02en fait, c'est pris du bon pied par les marchés.
02:04Les marchés se disent que ça prouve qu'il n'y a pas d'urgence.
02:05Voilà, alors ça rassure un petit peu, d'autant plus qu'on a eu quand même une petite déconvenue ce
02:09matin en Asie
02:10parce que le IA demande à ce qu'on ait 90 jours, 3 mois de stock de pétrole.
02:16Et on a eu une mauvaise surprise puisque le ministre de l'énergie australien nous a dit
02:19« Non, je n'ai pas du tout ces stocks-là ».
02:21Et le ministre du côté de la Corée du Sud aussi nous a dit qu'au niveau du gaz, ce
02:25n'était pas ça du tout.
02:26Donc, ça a un peu fait paniquer les marchés en se disant
02:28« D'une part, les stocks sont peut-être plus bas, les stocks stratégiques ne seront pas là ».
02:32On a beaucoup rassuré du côté occidental, tout le monde a constitué des stocks.
02:37Du côté des États-Unis aussi, on a reconstitué en partie, pas totalement, ces stocks stratégiques.
02:42Il y a en moyenne dans les pays du G7 80 jours de réserve de pétrole.
02:44Voilà, donc on n'est pas sur ce qui est recommandé, mais on n'est pas non plus sur quelque
02:49chose de si bas.
02:50Donc, ça aussi, ça peut avoir contribué un petit peu à détendre les tensions sur les cours du pétrole.
02:54Donc, on a quand même cette capacité.
02:57Et pour l'instant, encore une fois, il n'y a pas de rupture d'approvisionnement.
03:00Il y a des tensions qui vont apparaître dans le temps, ça mettra un certain temps,
03:04mais ça laisse le temps aux États-Unis éventuellement de régler le problème.
03:07Ce n'est pas facile, c'est rien d'être fait, parce que Donald Trump avait sous-estimé un élément
03:11important,
03:12et les militaires américains avaient sous-estimé un élément.
03:15Ils pensaient qu'il suffisait de détruire les navettes rapides qui attaquent les bateaux et les ports iraniens
03:22pour véritablement éliminer et débloquer le détroit d'Harmouz.
03:25Le seul problème, c'est que les Iraniens avaient prévu cette attaque,
03:28et ils ont disséminé tout le long de la côte des drones et des roquettes,
03:34ce qui fait qu'il va falloir attaquer toute la côte.
03:36Donc, ça va prendre beaucoup plus de temps.
03:38Il y a ça, cet élément.
03:39Et puis, d'autres éléments qui bloquent aussi le trafic maritime d'Harmouz,
03:42c'est tout bêtement la lutte contre les drones.
03:45C'est-à-dire que les navires américains militaires brouillent les fréquences,
03:49et donc, ils brouillent l'accès GPS aux navires.
03:52Donc, à moins de sortir votre compas et vos cartes et de naviguer à vue,
03:57ça va compliquer la navigation marchande.
04:00Je parle, parce que la navigation militaire,
04:02ils ont quand même des radars assez sophistiqués pour gérer ça,
04:05mais la navigation marchande est bloquée.
04:07Ah, les Chinois bien avant Christophe Colomb,
04:09juste avec des cartes et des compas, sont arrivés en Afrique.
04:11Donc, il faut faire attention, il y a des éléments.
04:16On est parti sur le fait que, d'un des trois d'Harmouz bloqués deux, trois jours,
04:20on passe quand même sur quelque chose qui va être beaucoup plus long,
04:22parce qu'il va falloir éliminer le risque iranien durablement,
04:26et derrière, débloquer la situation,
04:28parce que pour l'instant, tant qu'on a les attaques de drones,
04:30on aura quand même des problèmes pour la navigation marchande.
04:33Donc, on part quand même sur un scénario plus tendu.
04:36Mais, on le sait aussi que le président américain a très clairement conscience de ça,
04:40qu'il y a un risque de récession,
04:41et donc, le président américain va tout faire pour débloquer cette situation le plus rapidement.
04:46Après, ça peut repartir très vite.
04:48C'est-à-dire que, si le détroit d'Harmouz reste fermé,
04:49on va vers ce que les marchés ont craint l'année dernière,
04:52mais on n'y est pas encore.
04:52Il va falloir du temps pour ça.
04:54La clé de l'équation, ça reste le temps.
04:55Combien de temps tout ça va durer ?
04:56On a une chance quand même.
04:58On a une chance, c'est que les stocks flottants sont très élevés,
05:01qu'on a des stocks de pétrole stratégique qui nous permettent de gagner du temps.
05:05Donc, ça, c'est plutôt l'aspect positif.
05:06Bon, il ne faut pas non plus que ça soit un détroit qui soit bloqué pendant 3 mois, 4 mois.
05:10Là, ça deviendra problématique.
05:12Mais pour l'instant, c'est ce qui limite un petit peu la réaction, à mon avis.
05:16Et c'est ce que joue un peu l'Iran aussi.
05:18Parce que l'Iran, ils savent qu'ils ne vont pas gagner la guerre.
05:20Leur seul moyen de pression sur les États-Unis,
05:23et pour arriver en force en négociation avec les États-Unis,
05:25c'est de montrer qu'ils peuvent créer une récession aux États-Unis.
05:29Et donc, de dire à Donald Trump,
05:30en gros, je fais à la hache,
05:33si tu continues comme ça, nous, on bombarde les structures
05:35et on bloque tout le pétrole
05:37et toute la fabrication de pétrole durablement
05:39dans la zone.
05:40Et donc, à terme, tu vas avoir une récession aux États-Unis,
05:43tu vas perdre les mille termes.
05:44Donc, s'ils savent qu'ils ne peuvent pas faire face aux États-Unis,
05:47leur seule manière, c'est d'arriver aux négociations en force
05:49en disant à Donald Trump,
05:51voilà, on peut te nuire durablement.
05:54Ils ont communiqué, ça très bien dit,
05:55les Iraniens, pas complètement tout ce que vous venez de dire,
05:58mais ils ont quand même dit,
05:59si ça continue, le pétrole sera à 200 dollars bientôt.
06:01Voilà, donc effectivement, l'idée, c'est de faire peur aux Américains.
06:04Sur le front économique, effectivement.
06:05Pesé sur la cote de portée,
06:06la popularité d'un Trump et sur le risque de récession.
06:09Roland, comment vous regardez tout ça ?
06:10Avec un impact sur les marchés,
06:11la semaine dernière, les marchés européens ont perdu 6-7%.
06:13Ils ont plus reculé que Wall Street.
06:15D'ailleurs, ça continue encore aujourd'hui.
06:16Alors, moins 0,9 là sur le CAC.
06:18Une nouvelle fois, on recule deux fois plus que le S&P.
06:20et le S&P ne perd que 0,4 aujourd'hui.
06:22Comment vous regardez ça ?
06:23Alors, le vecteur, déjà, comme on vient de le dire,
06:25c'est le pétrole, clairement.
06:27Ce qui est très important,
06:28parce que derrière, il y aura des impacts sur l'inflation
06:32et sur la politique monétaire.
06:33Je rappelle quand même qu'en une semaine,
06:35on est passé, d'ici fin d'année,
06:37une attente de baisse de taux de la BCE.
06:39Il y avait 0,5 baisse de taux,
06:42donc pas une baisse de taux entière,
06:44pricée par le marché d'ici la fin d'année.
06:46Et on est à plus d'une hausse de taux,
06:47une hausse et demie de taux,
06:50pricée par le marché aujourd'hui au niveau de la BCE.
06:53Ça a évidemment des conséquences sur la partie longue de la CAU,
06:56puisque les taux ont monté en Allemagne
06:58à peu près de 20 points de base sur la semaine.
07:00Et le 10 ans français a touché les 3,6% tout à l'heure.
07:03Et donc, ça a un impact,
07:04parce qu'on sait aussi que quand les taux montent,
07:06les valorisations ont tendance effectivement à baisser.
07:09Nous, on explique par nos modèles,
07:10environ la moitié de la baisse
07:12qu'on a eue la semaine dernière
07:13sur les marchés d'action européenne
07:14viennent de la hausse des taux.
07:15Donc, c'est juste un côté mécanique
07:19sur un écrasement des valorisations.
07:21Donc, la moitié s'explique déjà environ par la baisse.
07:24Le marché price une hausse et demie de taux
07:26cette année de la BCE, incroyable.
07:271,6 pour être précis, j'ai regardé tout à l'heure.
07:31Donc, ça, c'est le premier point.
07:32Alors après, effectivement,
07:33pour voir les impacts sur l'inflation,
07:35la croissance, etc.,
07:36le mot-clé qui a été mentionné tout à l'heure,
07:38c'est la durée du conflit.
07:40Tous les échanges que je peux avoir
07:42avec les économistes, les experts,
07:45sur les différentes classes d'actifs,
07:46c'est la durée du conflit, la durée du conflit.
07:49Et il y a un deuxième point aussi
07:50qui est très important,
07:51c'est à quel point les infrastructures
07:54vont être endommagées.
07:55Parce qu'on peut avoir un conflit
07:56qui dure une semaine,
07:56mais si toutes les infrastructures
07:58sont endommagées,
07:59ça va être compliqué.
08:00Surtout qu'on ne répare pas comme ça
08:01une pipeline.
08:03Quand il y a eu des attaques
08:04il y a quelques années,
08:04ils ont mis deux semaines
08:06en Arabie Saoudite, par exemple,
08:07à remettre en route la production.
08:09Donc ça, ça va être aussi
08:11une chose à surveiller
08:12et qui va être clé.
08:14Ensuite, sur l'importance,
08:15sur l'impact des marchés,
08:16sur la semaine dernière,
08:17ce que je constate,
08:18c'est que si on regarde la performance
08:20depuis le début de l'année
08:21jusqu'à le début du conflit,
08:23et vous regardez la performance
08:25depuis le début du conflit,
08:27vous avez une performance
08:29complètement inversée.
08:31C'est vrai pour Etats-Unis
08:32contre Europe,
08:32parce que nous on regarde ça,
08:33mais regardez les marchés asiatiques.
08:34Le marché qui a le plus monté
08:35depuis le début de l'année,
08:36c'est le marché coréen,
08:37et c'est le marché qui a le plus baissé
08:38la semaine dernière.
08:39Donc c'est vrai,
08:41y compris le marché américain
08:43qui tient plutôt bien,
08:44mais qui est un marché aussi
08:45qui n'a pas beaucoup monté
08:47au début de l'année,
08:48et on le voit aussi
08:49au niveau des secteurs.
08:50Donc il y a effectivement
08:51une rotation qui s'est mise en place,
08:53et finalement,
08:54ce qui a le mieux tenu,
08:55c'est ce qui a moins monté
08:57sur les deux premiers mois d'année.
08:58Mais vous vous dites
08:59que la sous-performance européenne
09:01est asiatique,
09:01du coup face à Wall Street
09:02la semaine dernière,
09:03c'est une simple correction
09:04d'excès à la hausse,
09:05ou c'est aussi quand même
09:06le prix des dépendances,
09:07des dépendances vis-à-vis du gaz,
09:08en l'occurrence du Moyen-Orient,
09:09parce que l'Europe en dépend en partie.
09:11La facture électrique en Europe,
09:12elle va dépendre
09:13de l'évolution des cours du gaz,
09:14donc en Allemagne,
09:15en Italie,
09:16cette facture électrique,
09:16elle risque de beaucoup peser
09:17sur les marges des entreprises,
09:18sur leurs bénéfices.
09:19C'est ça aussi
09:20qui est en train
09:21de pricer le marché,
09:22ou c'est un simple ajustement technique
09:23d'excès à la hausse
09:24en début d'année ?
09:26Alors nous,
09:27on avait dans nos modèles
09:29et dans nos prévisions
09:30pour 2026,
09:31on était déjà bien au-dessus
09:32de ce qu'on avait anticipé
09:33pour le mois de mars.
09:36Donc effectivement,
09:37j'ai envie de dire,
09:38il y avait quand même
09:39un peu d'excès aussi,
09:40je pense que vous le sentiez
09:41aussi avec des intervenants
09:42sur les marchés,
09:42les investisseurs,
09:43qui venaient en disant
09:44ça y est,
09:44la 2026,
09:45ça sera la bonne année,
09:46on va avoir de la croissance,
09:46le plan allemand,
09:47tout va se matérialiser,
09:48etc.
09:49Je ne dis pas
09:50qu'on était très négatifs,
09:51mais on était un petit peu
09:52plus prudents sur cette dialectique.
09:57Mais effectivement aussi,
09:58si on analyse aujourd'hui
09:59l'impact que ça peut avoir,
10:01effectivement,
10:01l'Europe et l'Asie
10:02sont plus à risque
10:06que les États-Unis.
10:08Alors je dirais aussi
10:08un point important,
10:09c'est qu'on aime bien
10:11faire appel un petit peu
10:11à l'historique,
10:12regarder un peu
10:13ce qui s'est passé
10:14sur les chocs pétroliers précédents,
10:15c'est difficile en Europe,
10:16parce qu'aujourd'hui,
10:17on voit que l'intensité énergétique
10:19est beaucoup plus faible
10:20et la dépendance aussi
10:24aux fossiles,
10:25énergie fossile
10:26du Moyen-Orient
10:27est beaucoup plus faible
10:27dans le PIB
10:28qu'on a pu avoir,
10:29je vais citer les années 70-80,
10:31évidemment,
10:31mais voilà.
10:32Donc c'est difficile aussi
10:33d'appliquer.
10:36Par exemple,
10:36la France,
10:37pour faire un euro de PIB,
10:38il faut aujourd'hui
10:38deux fois moins de pétrole
10:39que dans les années 90,
10:41par exemple.
10:43Et les Allemands,
10:44eux,
10:44dépendent un peu plus
10:44quand même du gaz
10:45et du pétrole
10:45que la France.
10:46Oui.
10:48Donc effectivement,
10:49il y aura des différences aussi
10:49d'un pays à l'autre,
10:51mais voilà.
10:52Après,
10:52on voit aussi que le marché
10:53est,
10:54j'ai envie de dire,
10:55dans une configuration
10:56assez classique,
10:58ce qu'on appelle
10:58le risk-off sur les marchés,
10:59c'est-à-dire l'or,
11:01le dollar.
11:03Donc ça,
11:03c'est des classes actives
11:04qui ont plutôt
11:05effectivement bénéficié.
11:06Christian,
11:07cette sous-performance européenne
11:09par rapport à Wall Street
11:10dans la phase,
11:10dans le conflit au Moyen-Orient,
11:12vous y voyez un ajustement
11:13technique de marché
11:13ou c'est quand même
11:14le prix de nos dépendances
11:15au gaz et au pétrole
11:16du Moyen-Orient ?
11:17Alors,
11:17il y a une partie
11:18que les marchés ont joué
11:20naturellement,
11:21le risque pays
11:22et le risque,
11:23d'ailleurs,
11:23on a d'abord joué
11:24avant tout
11:25la correction sur l'Asie,
11:26alors au-delà
11:27de l'aspect valorisation
11:28qui est étendu
11:28et qui a justifié ça,
11:30il y a des aspects
11:32arbitrage,
11:32forcément.
11:32Mais il y a aussi
11:33un gros mouvement
11:34qui est en train
11:34de s'opérer
11:35parce que vous avez
11:36toutes les grandes gestions
11:36américaines
11:37qui sont prises
11:37complètement à contre-pied.
11:38Je vous rappelle
11:39le discours consensuel
11:41que moi-même j'ai tenu
11:43donc je ne vais pas
11:43dire le contraire,
11:45c'est-à-dire que c'était
11:45l'idée,
11:46c'était cette année
11:47c'est diversification
11:48en diversification,
11:49vous diversifiez
11:50sur l'indice S&P,
11:51vous ne mettez pas tout
11:52sur l'IA,
11:53c'était le premier
11:53gros mouvement d'arbitrage
11:54et après,
11:55comme le dollar
11:56va monter cette année,
11:57c'était très consensuel,
11:58tout le monde était d'accord
11:59que le dollar
12:03allait diversifier
12:04géographiquement
12:05et allait chercher
12:06du rendement
12:07sur des bourses
12:08qui sont beaucoup
12:08moins valorisées
12:09sur les émergents
12:10et sur l'Europe.
12:11C'était ça le discours.
12:13Donc toutes les gestions
12:14américaines
12:14étaient en train
12:15de repondérer
12:16autre que la bourse
12:17américaine
12:18et là forcément
12:19on peut dire
12:19que c'est un gros coup d'arrêt
12:20à cette logique-là,
12:22on a un vrai coup d'arrêt.
12:23Donc il y a des mouvements,
12:24on voit aussi quand même
12:25quelques mouvements
12:26qui sont liés
12:26en partie à des craintes
12:28de liquidité,
12:29à des craintes
12:30de tension.
12:31Alors il y a aussi
12:32BlackRock
12:33qui a ses petits problèmes
12:33avec ses deux liquidités
12:35sur ses fonds,
12:36ça rappelle aux investisseurs
12:37quand on a des phénomènes
12:38comme ça
12:38qu'il faut peut-être
12:39prendre ses bénéfices
12:40sur les actifs
12:41qui ont le plus monté.
12:42Parce que qu'est-ce qu'on vend
12:43en premier
12:44quand les marchés baissent ?
12:44On vend les lignes
12:45où on est positif,
12:46très positif.
12:47Donc ça a joué aussi
12:48à mon avis
12:49en grande partie
12:50dans la chute
12:50qu'on a pu observer
12:51comme par exemple
12:52des secteurs
12:53comme ceux
12:55qui fabriquent
12:55des mémoires
12:57à large bande
12:58pour ne pas dire
12:59la Corée du Sud
13:00avec Samsung
13:01et SKNX
13:02par exemple
13:03ou qui ont subi
13:04des grosses prives
13:04de ce bénéfice
13:05parce qu'on a des besoins
13:06de liquidité
13:06et on vend les lignes
13:07sur lesquelles on est plus.
13:08Donc il y a des phénomènes
13:09de marché
13:10qui s'appliquent
13:11clairement.
13:12Et puis il y a peut-être
13:13un élément,
13:14le marché rejoue
13:15finalement 2022
13:16et c'est là
13:17qu'il a peut-être
13:18un peu tort le marché
13:19sur l'idée
13:19que les banquiers
13:20centraux
13:20ne vont pas être sympas.
13:22L'idée c'est que
13:23il y a toujours comme ça
13:24quand on est dans un choc pétrolier
13:25il y a deux façons de raisonner
13:26soit c'est un effet inflationniste
13:28soit c'est un effet récessionniste.
13:29Ou soit les deux.
13:31Oui ça peut être les deux
13:32mais l'idée
13:34c'est que
13:34quand on a été post-Covid
13:36et post-guerre en Ukraine
13:38on avait quand même
13:39des ménages
13:40qui avaient les poches pleines
13:41qui avaient beaucoup épargné
13:42et on a eu
13:43un choc inflationniste
13:44qui s'est entretenu
13:45parce que la demande
13:46n'a pas réagi
13:47finalement
13:47à ce choc inflationniste
13:48à ce choc énergétique
13:49et la demande a accepté
13:52soit parce qu'on avait
13:53les poches pleines
13:53parce qu'on avait retouché
13:54un chèque aux Etats-Unis
13:55soit parce qu'on a mis
13:55des boucliers énergétiques
13:57en s'endettant énormément
13:58pour certains pays
13:59et là c'est plus du tout le cas.
14:01Donc je pense que
14:02le choc aujourd'hui
14:03sera beaucoup plus récessionniste
14:06sauf que les banquiers centraux
14:07qui se sont brûlés les doigts
14:09en disant
14:09c'est un choc temporaire
14:10c'est un choc temporaire
14:11on ne réagit pas
14:11et puis derrière
14:12qu'on a dû monter les taux
14:13en disant
14:13on s'est trompé
14:14le choc n'est pas temporaire
14:15aujourd'hui
14:16ils sont beaucoup plus prudents
14:17et je suis assez étonné
14:18du discours
14:19que l'on a pu avoir
14:20regardé seulement
14:20sur les dernières 24 heures
14:22ce matin
14:22il y a quand même
14:23la gouverneure de la RBA
14:25la banque centrale d'Australie
14:26qui a tenu des propos
14:27en disant
14:28ça va désancrer
14:28les anticipations d'inflation
14:30c'est un risque d'inflation
14:31qui revienne
14:31le patron de la banque centrale
14:33du Japon
14:34qui a dit
14:34attention il y a un risque
14:35aussi que l'inflation
14:36sont en entretienne au Japon
14:37donc si vous prenez
14:38aux Etats-Unis
14:39les dernières interventions
14:40des membres
14:40c'était globalement statu quo
14:42parce qu'on n'y voit pas clair
14:43bon à part le gouverneur
14:45Maga
14:46qui est vraiment une minorité
14:48mais globalement
14:49on a le sentiment
14:50que les banquiers centraux
14:51sont en train de largement
14:52sous-pondérer
14:53le risque économique
14:55et plutôt à dire
14:56c'est plutôt quelque chose
14:57on va rester prudent
14:58très prudent
14:58et on ne va pas être là
14:59pour soutenir l'économie
15:00face à ce risque là
15:01donc je pense que là
15:02il y a peut-être aussi
15:03un petit élément de fragilité
15:04pour les marchés
15:05parce que si vous reprenez
15:06la liquidité
15:07qu'en plus la liquidité
15:09sort des actifs risqués
15:10que les banques centrales
15:11ne sont pas là
15:11pour injecter de la liquidité
15:13s'il y a un risque de marché
15:13et que derrière
15:14on a le sentiment
15:15qu'on n'est pas protégé
15:16par les banques centrales
15:17pour atténuer le choc énergétique
15:19c'est quand même
15:19un truc très baissier
15:20alors je ne vous dis pas
15:21qu'ils ne vont pas retourner
15:21leur veste
15:22ils pourraient retourner leur veste
15:23mais le marché n'apprécie pas trop
15:26à mon avis
15:27ce genre de discours
15:27et on pourrait même imaginer
15:28une hausse de taux de la BCE
15:29Roland nous disait
15:30dans vos modèles
15:31Roland vous attendez cette année
15:32le marché
15:34c'est justement pour ça
15:35que les marchés anticipent ça
15:36une hausse et demi de taux
15:37cette année de la BCE
15:38parce que l'inflation
15:38c'est parce qu'ils n'ont pas
15:40leur réponse
15:40qu'ils attendaient
15:41de la part des banquiers centraux
15:42ils se disent
15:43est-ce qu'il ne faut pas parier
15:44sur ce
15:44alors je ne dis pas
15:45ce qu'ils vont faire
15:46moi je n'y crois pas du tout
15:47mais très clairement
15:48le marché est en train de se dire
15:49ça prouve bien
15:50que dans l'état d'esprit
15:51aujourd'hui des investisseurs
15:53il y a vraiment l'idée
15:54que les banquiers centraux
15:54ne sont pas nos amis
15:56parce que s'ils étaient nos amis
15:57on aurait des anticipations
15:58de baisse des taux
15:58qui pourraient se former
15:59en jouant plus tôt
16:00donc ça veut dire
16:01qu'on a un vrai risque
16:02de stagflation
16:03un vrai risque
16:04voire de récession
16:05du côté des Etats-Unis
16:07avec un consommateur américain
16:09qui est déjà assez mal emploi
16:10et qui pourrait vraiment faiblir
16:12donc voilà
16:12ça crée de l'incertitude supplémentaire
16:14il faut bien voir
16:15cet aspect-là
16:16alors figurez-vous
16:16que même la saison de Formule 1
16:17pourrait être perturbée
16:19par ce qui est en train d'arriver
16:20elle a débuté
16:21ça vous parle Roland
16:21vous êtes déjà au cours
16:23vous avez suivi le truc
16:23la saison de Formule 1
16:24a démarré là
16:25ça y est en Australie
16:26sauf que
16:26parmi les prochaines étapes
16:27il y aura
16:28de Formule 1
16:29à Bahreïn
16:30et celle en Arabie Saoudite
16:31les deux au mois d'avril
16:32ça risque d'être annulé
16:33on verra comment évolue
16:34le conflit d'ici là
16:35mais parmi les prochaines étapes
16:37donc du circuit de Formule 1 mondial
16:38Bahreïn et l'Arabie Saoudite
16:39au mois d'avril
16:40alors il y a un titre à suivre
16:41pour ça
16:41c'est le titre
16:42Formula One Group
16:43c'est un tout petit titre
16:44au sein du Nasdaq Global
16:46Select MarkTech
16:47ce titre
16:48Formula One Group
16:49a perdu la semaine dernière
16:507%
16:50et il continue de reculer
16:52aujourd'hui
16:52d'un peu plus
16:53d'un et demi
16:53pour cent
16:54voilà la saison de Formule 1
16:55qui risque d'être gâché
16:56grosse pause à venir
16:57si effectivement
16:58le circuit Bahreïn
16:59et celui de l'Arabie Saoudite
16:59ne peuvent pas l'accueillir
17:00ce sera à suivre
17:02parmi les conséquences inattendues
17:04de ce conflit
17:04mais c'est tout le soft power
17:05du Moyen-Orient
17:06qui est quand même remis en cause
17:07c'est dur
17:07tout le secteur du tourisme
17:08les prix de l'immobilier à Dubaï
17:10c'est surtout la grosse conséquence
17:11les prix de l'immobilier à Dubaï
17:12vous avez vu
17:13en 10 jours
17:13moins 21%
17:14moins 21%
17:15Dubaï
17:15aïe aïe aïe
17:17oui
17:17après c'est une remise en cause
17:19quand même
17:19du secteur touristique
17:21du côté sécuritaire
17:23et ça laissera des traces
17:24et ça ça fait partie des choses
17:25qui ne vont pas être effacées
17:27du jour au lendemain
17:28c'est ce qu'on disait
17:29c'est à dire que
17:29dans les cours du pétrole
17:30si les navires sont bloqués
17:32on se dit
17:32on peut débloquer
17:33il n'y a pas de problème
17:33sauf que si on commence
17:34à arrêter les unités de production
17:36les unités de production
17:37ça ne s'arrête pas
17:38ça ne se remet pas
17:39du jour au lendemain
17:40si on perd des parts de marché
17:42dans la part de marché
17:43du tourisme mondial
17:44ça se regagne
17:45mais tout doucement
17:46donc on est sur des vrais impacts
17:48pour cette zone
17:49et on est sur des vraies choses
17:50qui pourraient quand même
17:51laisser quelques traces
17:52on ne peut pas croire
17:53que ça sera quelque chose
17:54qui va disparaître
17:55du jour au lendemain
17:55on continue d'évoquer
17:56tous ces sujets
17:56on reviendra aussi
17:57sur les problèmes pétroliers
17:58dans un instant
17:59alors que le Brent repart
18:00à nouveau à la hausse
18:00et touche à nouveau 100 dollars
18:02bon avec nos experts
18:03dans un instant
18:03Roland, Christian
18:04mais d'abord
18:05on est à 10 minutes
18:05de la clôture
18:06on accélère
18:07dans la dernière ligne droite
18:08de cette séance
18:08le CAC du coup
18:09réaccélère aussi à la baisse
18:10moins 1% quasiment
18:117 918 points
18:13ArcelorMittal
18:13lanterne rouge
18:14et il faut du pétrole
18:14et du gaz
18:15pour la sidérurgie
18:16ArcelorMittal souffre
18:17on a aussi en repli
18:18dans ce système
18:19aujourd'hui
18:19en repli de 4%
18:20puis à la hausse
18:21la défense
18:21qui n'a pas tant
18:22profité extra
18:23la semaine dernière
18:23du contexte
18:24aujourd'hui
18:24ce secteur surperforme
18:26pour le coup
18:26Thalès gagne 2,5
18:27on a aussi Total Energy
18:28qui gagne un peu plus
18:29d'1% avec des cours
18:30du pétrole
18:31donc qui se sont
18:32extraordinairement
18:33historiquement tendus
18:34en début de journée
18:34tout à l'heure
18:35ça s'est un peu calmé
18:36en milieu d'après-midi
18:36puis là ça réaccélère
18:37un tout petit peu
18:38à la hausse Roland
18:38et Christian
18:39pour en parler Roland
18:40du coup on fait quoi là
18:41est-ce qu'on investit
18:42dans les pétrolières
18:42et les parapétrolières
18:43ici en Europe
18:44on a pas mal d'acteurs
18:45où on se dit non
18:46on est en train de découvrir
18:47à quel point ces acteurs-là
18:49dépendent d'un actif
18:49très centralisé
18:50le Moyen-Orient quand même
18:52d'infrastructures très fragiles
18:53il suffit d'un drone
18:54pour attaquer une infrastructure
18:56qu'est-ce qu'on fait
18:57de ces valeurs-là
18:57ou au contraire
18:58on se dit on profite
18:58de la hausse des coûts
18:59et on les achète
19:00c'est un secteur
19:00alors déjà il faut avoir en tête
19:01que l'année dernière
19:02c'est un secteur
19:02qui avait extrêmement bien fait
19:04malgré le fait
19:04qu'on avait un baril
19:06qui avait bien baissé en 2025
19:08donc il y avait quand même
19:09déjà des anticipations
19:10assez élevées
19:11ça s'est bien ressenti aussi
19:12sur les multiples
19:13de valorisation
19:14sur le secteur
19:15c'est une des raisons
19:16pour lesquelles
19:17on était plutôt resté
19:18à l'écart du secteur
19:19dans nos recommandations
19:21dans notre allocation
19:22est-ce qu'il faut y aller
19:23aujourd'hui ?
19:25c'est toujours compliqué
19:27parce qu'on a une volatilité
19:28telle sur les titres
19:30mais j'ai envie de dire
19:31étant donné
19:31les niveaux de valorisation
19:33qu'on a
19:34les primes de risque
19:35qui sont anticipées
19:35etc
19:36qu'il est certainement
19:37trop tard pour aller
19:38sur ce secteur aujourd'hui
19:39et effectivement
19:40si demain
19:41on a des réserves stratégiques
19:43qui sont
19:45ouverts
19:46ou si effectivement
19:48on a
19:48des négociations
19:49ou des choses comme ça
19:50qui peuvent arriver
19:51de jour au lendemain
19:52c'est des valeurs
19:54qui peuvent aussi
19:54redescendre assez rapidement
19:56donc
19:57nous on est plutôt
19:58on ne va pas forcément
19:59aller sur ce secteur-là
20:00vers quoi vous allez justement
20:02dans quoi on investit
20:03quand on est face
20:04à des vents contraires
20:04aussi puissants
20:05la géopolitique
20:07craque pétrolier
20:08en tout cas énorme
20:09immense tension pétrolière
20:10en ce moment
20:10en quoi on investit ?
20:13alors ce qu'il faut
20:13c'est protéger
20:14les portefeuilles
20:14et essayer d'aller sur
20:15là on a un peu
20:16de visibilité
20:17nous on aime bien
20:18les secteurs
20:18dits défensifs
20:20donc ça va être
20:21secteur type
20:22utilities
20:23agroalimentaire
20:25c'est la pharmacie
20:27aussi
20:27c'est des secteurs-là
20:28qui effectivement
20:29apportent un peu
20:30de visibilité
20:30qui ont une faible
20:31volatilité
20:31moins de bêta
20:33aussi
20:33donc moins de risques
20:35d'exagération
20:36des mouvements de marché
20:37exactement
20:37donc voilà
20:38c'est dans ces moments-là
20:40où par rapport
20:41au secteur dits
20:42cyclique
20:42vous mentionnez
20:43tout à l'heure
20:43une valeur
20:46métaux et mine
20:47où on a beaucoup
20:48plus de volatilité
20:49on peut avoir
20:50des mouvements
20:51plus importants
20:52donc là
20:53c'est effectivement
20:53chercher à protéger
20:55les portefeuilles
20:55réduire le bêta
20:56réduire la volatilité
20:57avoir une meilleure visibilité
20:59sur les bénéfices
21:02donc voilà
21:03pour moi
21:03c'est un peu plus
21:04dans ce compartiment-là
21:05qu'on va le trouver
21:06Et la clé
21:07ça va être quoi
21:07de savoir
21:07combien de temps
21:08par exemple
21:08les Saoudiens
21:09peuvent tenir
21:09continuer de produire
21:10du pétrole
21:11sans réduire
21:11leur production
21:12c'est vraiment
21:13l'éléphant dans la pièce
21:13dans le golfe
21:14c'est le pays
21:15c'est le premier pays
21:15de l'OPEB
21:16quand même
21:16l'Arabie Saoudite
21:17est-ce qu'ils peuvent
21:18continuer encore
21:18plusieurs semaines
21:19de produire autant de pétrole
21:21ou est-ce qu'on va devoir
21:21eux aussi limiter
21:22leur production
21:23demain
21:24Saoudi Aramco
21:27le calendrier
21:28publication demain
21:29des résultats annuels
21:29de Saoudi Aramco
21:30Christian
21:30alors après
21:31même eux
21:32ne savent pas vraiment
21:32comment ils vont pouvoir
21:33maintenir la production
21:34il suffit que quand même
21:35l'attaque des drones
21:36se poursuive
21:36on peut jouer deux choses
21:38soit le fait que l'Iran
21:40quelque part
21:41va à un moment donné
21:42plus avoir de réserve
21:43de munitions
21:43alors ça ne va pas tomber
21:44à zéro
21:45ils en produisent encore
21:46des drones
21:46mais ils ne pourront pas
21:47indéfiniment
21:48sous les menaces
21:49des bombes
21:49et puis
21:50avec les problèmes
21:51d'alimentation
21:52en termes de pétrole
21:54raffiné
21:55ils disent
21:56nous on tient 6 mois
21:56ils disent ça
21:57ils disent ça
21:58mais c'est leur communication
21:59bien sûr
22:00mais donc soit on joue
22:01cet aspect là
22:02soit on joue
22:03qu'à un moment donné
22:03il va bien falloir
22:05se mettre d'accord
22:06qu'il va falloir
22:06négocier avec
22:07les Etats-Unis
22:08même si
22:09les Etats-Unis
22:10ne veulent pas faire
22:11une intervention terrestre
22:12ils ont quand même
22:12une capacité de frappe
22:14quand même
22:14qui va persister
22:15donc à un moment donné
22:16ce conflit
22:17à mon avis
22:17ne peut pas durer
22:18sur ce rythme là
22:19et sur cette ampleur là
22:21indéfiniment
22:21donc à un moment donné
22:22je pense qu'il y a
22:23des éléments
22:24le seul problème
22:24pour parler des rotations
22:26sectorielles
22:26c'est que moi je pense
22:27que c'est des rotations
22:28forcément porte de saloon
22:29c'est-à-dire que ça va
22:30très très vite
22:30dans un sens
22:31ou dans un autre
22:32sur un timing
22:32qu'on ne maîtrise pas
22:33à partir de quand
22:34on va avoir l'Iran
22:36qui va dire
22:36je suis prêt à appeler
22:37Donald Trump
22:37ou Donald Trump
22:39qui va dire
22:39je suis prêt quand même
22:40à parler avec
22:41le nouveau gouvernement
22:42iranien
22:43on ne le sait pas du tout
22:43ça peut être
22:44dans son avion
22:45alors qu'il voyage
22:47qu'il peut dire ça
22:48et puis tout sera fait
22:49et on va avoir
22:50un mouvement très fort
22:50donc moi personnellement
22:52je reste sur l'idée
22:53principale
22:53jouer un S&P
22:55équipondéré
22:56vous embêtez pas
22:57un tracker S&P
22:58équipondéré
22:59comme ça
22:59vous jouez l'ensemble
23:00du marché
23:01vous vous dites
23:02que s'il y a une bonne nouvelle
23:03l'indice S&P
23:04va monter
23:04le dollar va baisser
23:05mais l'indice S&P
23:06va beaucoup plus réagir
23:07et vous aurez un effet
23:08plutôt positif
23:09donc moi je dis
23:10qu'à court terme
23:12attention
23:12sélection de valeur
23:13à part si vous avez
23:14une vision de moyen
23:14long terme
23:14mais sur le très court terme
23:16si vous voulez vraiment
23:16prendre une position
23:17ne jouez pas les secteurs
23:18ça va aller trop vite
23:19et on ne maîtrise pas du tout
23:20le timing
23:20Est-ce que drill, drill, drill
23:22c'est maintenant
23:22cette promesse de Donald Trump
23:24on va forer, forer, forer
23:25à ce moment-là
23:25est-ce qu'avec un pétrole
23:27à 100 dollars
23:28ça redevient rentable
23:28de faire drill, drill, drill
23:29Oui
23:30le pétrole de schiste américain
23:32va t'y revenir
23:32le pétrole de schiste américain
23:33c'est un pétrole
23:34que vous pouvez accélérer
23:36beaucoup plus rapidement
23:37qu'une plateforme à haute mer
23:38vous ne pouvez pas l'ouvrir
23:39et la fermer
23:39c'est vrai qu'il y a
23:40plus de flexibilité
23:41mais après
23:42il y a toujours les problèmes
23:43de raffinage
23:43de capacité de raffinage
23:45pour ce pétrole-là
23:45c'est un pétrole lourd
23:46qui n'est pas facile
23:48donc l'administration américaine
23:49en ce moment
23:50elle est plutôt en train
23:50de négocier avec le Venezuela
23:52pour s'approvisionner
23:53qu'utiliser ça
23:54et puis ça ne règle pas
23:55son problème
23:55c'est-à-dire que
23:56Parce que ce pétrole lourd
23:57il n'est pas exploitable
23:59dans les raffineries asiatiques
24:00par exemple
24:00les raffineries asiatiques
24:01elles sont adaptées
24:02à un pétrole très léger
24:02celui du Golfe
24:03Voilà
24:04ils ne pourront pas exporter
24:05massivement
24:05alors après
24:06il peut éventuellement
24:07exporter du pétrole raffiné
24:08mais c'est quand même
24:09beaucoup plus compliqué
24:10c'est des temps de livraison
24:11beaucoup plus long
24:11donc ce n'est pas
24:13quelque chose d'homogène
24:14ce n'est pas quelque chose
24:15qu'on peut faire
24:15du jour au lendemain
24:16et puis surtout
24:17le gros problème
24:18qu'a Donald Trump
24:18c'est qu'il est soumis
24:20au cours des pétroles
24:21internationaux
24:22pas au cours forcément
24:22que domestiques
24:23et donc son gros problème
24:25pour l'impact
24:26sur les prix de l'essence
24:27aux Etats-Unis
24:27pour l'impact
24:28sur l'inflation
24:29et le consommateur américain
24:30qui est aussi l'électeur
24:31c'est avant tout
24:33de faire baisser
24:33les cours internationaux
24:34et ça
24:35il ne pourra le faire
24:35qu'en stabilisant
24:37la situation
24:39et la route maritime
24:40je ne pense pas
24:40que même
24:41pour des questions
24:42géopolitiques
24:43on puisse déclencher
24:44une stratégie
24:46industrielle
24:47simplement sur une flambée
24:48des cours
24:49il faut qu'il y ait
24:50des raisons de fond
24:50pour ça
24:52déjà il faut que ça dure
24:53il faut qu'il y ait
24:53un nouveau paradigme
24:54qui s'ouvre
24:55là pour l'instant
24:56on reste sur une flambée
24:57de court terme
24:57ce n'est pas là-dessus
24:58qu'on relance
24:58des investissements
25:00qui s'échelonnent
25:01sur 20-30 ans
25:02ou quelque chose comme ça
25:03et comme les consommateurs
25:04américains vont souffrir
25:05de la hausse des cours
25:06de l'essence
25:06est-ce qu'on peut imaginer
25:07que Donald Trump
25:08désormais réserve
25:09le pétrole produit
25:10aux Etats-Unis
25:10aux seuls américains
25:11qui leur donnent
25:12l'arrêt des exportations
25:13pour qu'au moins
25:14aux Etats-Unis
25:14le galon d'essence
25:15ne coûte pas trop cher
25:15il y a quand même
25:16des mythes termes
25:16qui approchent
25:17dans 8-9 mois
25:17je ne sais pas Roland
25:18est-ce que ça vous paraît
25:19un scénario
25:20Donald Trump
25:21il est capable de tout
25:22oui c'est possible
25:23il y a un chiffre aussi
25:25qu'il faut avoir en tête
25:25c'est que seulement
25:2627% des américains
25:28approuvent
25:29son intervention
25:32donc on voit
25:32que c'est pas forcément
25:33compris
25:34et c'est eux
25:34qui vont payer
25:35en tout cas
25:35les ménages
25:36vont avoir l'impression
25:37de payer la note
25:37aussi via
25:38le prix à la pompe
25:39et à l'énergie
25:40donc effectivement
25:41là
25:41il va devoir
25:43gérer ça
25:43parce que
25:45avec les mythes termes
25:46qui approchent
25:47c'est assez compliqué
25:48effectivement
25:48donc ça
25:49ça peut être une solution
25:49c'est jouable ?
25:51Ouais alors après
25:52c'est toujours le problème
25:53c'est que ça crée aussi
25:54beaucoup de tensions
25:54quand on bloque
25:56on le voit
25:57quand la Chine
25:58bloque les exportations
25:59de produits raffinés
25:59ils déstabilisent
26:00l'ensemble de l'Asie
26:01et ça peut être
26:02un coup de boom-bang derrière
26:03c'est-à-dire qu'aujourd'hui
26:04le pire des scénarios
26:05pour les Etats-Unis
26:06quand même
26:06ça serait de bloquer
26:07l'activité économique
26:08créer des pénuries
26:09auprès de ses alliés
26:10et ça aurait un coût économique
26:12indirect pour les Etats-Unis
26:13donc c'est là
26:14mais on sait que
26:16historiquement
26:17le blocage
26:18des exportations
26:19ça déstabilise
26:20et ça augmente encore
26:21le prix auprès
26:21de vos partenaires
26:22commerciaux
26:23et c'est pas forcément
26:23ça revient en boom-bang
26:24On vous rappelle quand même
26:26qu'à ce stade
26:27les pays du G7
26:27ne se sont pas mis d'accord
26:29pour libérer les réserves stratégiques
26:30peut-être aussi
26:31qu'il n'y a pas d'urgence
26:32d'urgence
26:32c'est peut-être
26:33ce qui participe
26:34à détendre un peu
26:35les cours du pétrole
26:36aujourd'hui
26:36et puis aussi
26:37le fait que les Etats-Unis
26:38autorisent les Indiens
26:39à acheter du pétrole russe
26:40c'est la fin de semaine dernière
26:42mais ça participe sans doute
26:43aussi à fluidifier
26:43un petit peu
26:45les cours
26:47si effectivement
26:47les cours du pétrole
26:48restaient élevés
26:49autour des 100 dollars
26:49vraiment en 30 secondes
26:51Christian
26:51ça aurait quel impact
26:52sur la croissance
26:53et l'inflation ?
26:54Alors sur la croissance
26:55c'est à peu près
26:56entre 0,4 et 0,7
26:58de croissance mondiale
26:59en moins
26:59pour 10% de hausse
27:01c'est un peu
27:02l'ordre de grandeur
27:02que tout le monde s'accorde
27:04sachant qu'encore une fois
27:05il y a des phénomènes
27:06plus positifs
27:07et d'autres moins positifs
27:09par rapport
27:09à ce qu'on a connu
27:10par le passé
27:11bon on consomme
27:11moins d'énergie
27:12l'avantage
27:13c'est qu'on a des stocks
27:13qui sont élevés
27:14ça c'est l'aspect
27:15plutôt positif
27:16l'aspect négatif
27:18c'est surtout
27:18sur le pouvoir d'achat
27:19et le comportement
27:20des entreprises
27:20et c'est ça qui pèserait
27:21surtout sur la croissance
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