- il y a 10 heures
Mercredi 4 février 2026, retrouvez Patrice Lucas (CEO, Micellium), Anna Créti (Professeure d'économie, Université de Paris Dauphine-PSL) et Pierre Bellagambi (dirigeant et fondateur, Qista) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:09Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Voici le sommaire, c'est l'économiste Anne Créty qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler énergie, Europe, bilan extra-financier, marché carbone.
00:22On verra notamment si l'Union Européenne peut rester un continent pionnier malgré la refonte du pacte vert.
00:28Auparavant, je reçois Patrice Lucas qui est le fondateur de Mycelium, c'est un fonds d'investissement qui choisit des projets accélérant la transition écologique, agricole et énergétique.
00:39Dans notre débat, on fera le bilan du leasing social pour l'achat de véhicules électriques.
00:43On se posera la question de l'efficacité de ce dispositif qui a été mis en place par le gouvernement pour la première fois il y a près de deux ans.
00:49Et puis dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, vous découvrirez Kista et ses pièges à moustiques sans produits chimiques.
00:58Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:07L'invité de Smart Impact, c'est Patrice Lucas. Bonjour, bienvenue.
01:11Bonjour.
01:12Vous êtes le fondateur de Mycelium que vous avez créé l'an dernier.
01:16En quelques mots pour commencer, puis après on va rentrer dans le détail.
01:19Vous pouvez nous présenter Mycelium ?
01:20Mycelium, c'est la suite logique d'un autre engagement qui s'appelle ACO.
01:24Je suis un des fondateurs du groupe ACO qui travaille sur les énergies renouvelables.
01:29A l'époque, mon sujet, c'est le réchauffement climatique.
01:3220 ans d'une aventure humaine absolument fabuleuse.
01:36Et puis la compréhension aussi qu'on a changé d'époque.
01:39Les énergies renouvelables se sont devenues une vraie industrie.
01:42Ce n'est plus le temps des rêveurs qu'on a connu quand on a commencé il y a 20 ans.
01:46Et qu'il était sans doute temps de passer la main parce qu'on commençait à travailler sur des projets très importants
01:52qui sont plus l'apanage de groupes industriels et plus de la société que nous étions,
01:57même si on était quand même 500 personnes dans une vingtaine de pays.
02:00Et Mycelium, c'est la suite.
02:02C'est se dire, mais qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
02:04Une fois qu'on a cédé le groupe ACO.
02:07Et la logique du réchauffement climatique, qui était mon engagement il y a 20 ans,
02:10est devenue maintenant comment on fait pour essayer d'endiguer l'accélération.
02:14Ce n'est plus le réchauffement, c'est l'accélération.
02:17Les trois dernières années sont les plus chauds de la planète depuis 150 ans.
02:21Et l'autre aspect qui est relié au travail qu'on a fait depuis 20 ans,
02:24c'est l'effondrement de la biodiversité.
02:26Et se dire, comment est-ce qu'on fait pour ralentir cet effondrement du bio ?
02:29Donc c'est quoi ? C'est un fonds d'investissement ?
02:31C'est une société d'investissement impact,
02:33où on travaille basé sur les 20 ans d'expérience qu'on a eues.
02:38On travaille sur un certain nombre de sujets, sur l'écologie, sur l'agriculture,
02:41sur l'énergie, les sujets entrepreneurial.
02:44Philanthropique un peu aussi, parce qu'il y a des projets sociétaux
02:47qui ont besoin de temps, et des communautés en fragilité,
02:51où le rendement financier n'est pas le sujet.
02:54Il ne peut pas y avoir de retour sur investissement.
02:56En tout cas, ça ne peut pas être l'objet.
02:58Et puis tout ce qui est transmission des savoirs,
03:00transmission de la connaissance, transmission des savoirs,
03:02pour permettre à des gens qui veulent changer de métier,
03:04qui veulent se rirenté sur le métier de la transition,
03:06ou aux générations qui arrivent de se former sur ces thèmes-là.
03:12On va un peu rentrer dans le détail des différents leviers,
03:16peut-être des projets sur lesquels vous allez travailler.
03:18Mais à vous entendre, là, avec cette expérience,
03:21ces 20 ans d'expérience,
03:23on est passé d'une ère où on se disait,
03:26on va pouvoir empêcher le réchauffement,
03:29à une ère où on se dit, il faut qu'on s'adapte.
03:32C'est un peu ça, d'une certaine façon.
03:34On parle d'adaptation, aujourd'hui.
03:35On est plus sur essayer d'endiguer les conséquences et de s'adapter.
03:39Tout à fait.
03:40Et donc, les projets sur lesquels vous allez travailler,
03:42ce sont des projets d'adaptation, prioritairement, en fait ?
03:45Pour nous, il y a un mycélium, il y a trois dimensions.
03:49Il y a l'écologie, l'agriculture et l'énergie.
03:51Les trois sont quand même essentiellement liés.
03:53Et aujourd'hui, le premier gros investissement, c'est Agriterra,
03:58dont on est un des membres fondateurs, avec Steve Arcelin,
04:02où on est sur l'accélération de la transition agricole,
04:05avec quatre thèmes, mais on essaie de répondre à deux solutions.
04:09C'est les sols vivants.
04:12Il y a une dégradation des sols et de la baisse de fertilité partout en Europe.
04:1660% des sols sont dégradés.
04:19Et puis, le sujet de la transmission intergénérationnelle,
04:21entre 400 000 agriculteurs français, la moitié partent à la retraite dans les dix ans,
04:26pas de repreneurs, et des jeunes repreneurs qui veulent s'installer,
04:28mais qui ne sont pas financés.
04:29Et donc, Agriterra apporte des solutions et accompagne ces jeunes agriculteurs.
04:33– Effectivement, les chiffres que vous venez de donner,
04:342025, plus de 50% des agriculteurs ont au moins 55 ans,
04:39et donc, c'est ce que vous disiez, au moins un agriculteur sur deux
04:41pourrait partir à la retraite.
04:42D'ici dix ans maximum, c'est la mutualité sociale-agricole qui donne ces chiffres.
04:46C'est un défi assez vertigineux quand on y réfléchit.
04:49Est-ce qu'il y a des vocations ?
04:50Vous voyez ce que je veux dire ?
04:51Est-ce qu'il y a, finalement, parce qu'il y a eu tout un mouvement d'urbains
04:55qui disait, bah oui, moi j'ai envie de quitter la ville,
04:57de changer de métier, de devenir agriculteur,
04:59et puis quand ils sont confrontés à la réalité,
05:01parfois, les bonnes volontés s'estompent.
05:04Est-ce que, quel rôle vous pouvez jouer là ?
05:06– Alors, nous, on voit des vocations,
05:08on voit des jeunes qui veulent s'installer,
05:11mais ils sont assez peu accompagnés,
05:14donc le métier de l'agriculteur est un million, on est seul,
05:18et nous, ce qu'on leur propose, c'est de se connecter
05:19à une communauté de personnes qui ont déjà fait le mouvement.
05:22On est vraiment, sur nous, l'agroécologie,
05:24la monoculture intensive, pour nous, on est à la fin du système,
05:31il faut chercher un autre modèle,
05:33et l'agroécologie en est un,
05:35et c'est là-dessus qu'on les accompagne.
05:37– Et donc, ça veut dire que, si vous les accompagnez,
05:40c'est qu'eux-mêmes font cette démarche ?
05:43– Non, ils sont prêts, le sujet, c'est le risque,
05:48c'est comment on ôte la charge mentale
05:50et comment on réduit le risque, et là, c'est toujours pareil,
05:54on aborde ça, d'abord une sécurité de moyens,
05:57on travaille sur la foncière, etc.,
06:00on travaille sur une garantie de revenus
06:02pour ces jeunes agriculteurs qui sont exploitants,
06:05qui vont bénéficier effectivement de leur culture,
06:07mais qui, à minima, se disent,
06:08je sais que je vais pouvoir me payer à la fin du mois,
06:10et ça, c'est important.
06:11– Bien sûr, avec une question qui est la question des consommateurs,
06:15forme de volatilité, quand même, des consommateurs
06:17face à ces enjeux, c'est-à-dire qu'on a vu
06:21des difficultés rencontrées par le marché du bio,
06:24notamment, et c'est compliqué pour un agriculteur
06:27qui investit, qui investit sur le long terme,
06:29quand il fait la transition vers le bio,
06:31ce n'est pas pour revenir en arrière six mois plus tard,
06:33vous voyez ce que je veux dire ?
06:34Il y a une forme de volatilité.
06:36– Nous, enfin, on fait partie de ceux qui pensent
06:38que le bio ne devrait pas être plus cher que le reste,
06:40on devrait être tous au même prix,
06:42et toute la vertu d'un modèle agroécologique,
06:44c'est de travailler sur la résilience de l'exploitation.
06:46Donc, on n'achète plus de produits chimiques,
06:49on n'achète plus d'engrais chimiques,
06:50on n'achète plus de pesticides,
06:52on n'est plus obligé de s'endetter en début de saison,
06:54en début de récolte,
06:55et si la récolte se passe un peu moins bien que prévu,
06:57on n'est pas obligé de rembourser la dette quand même.
06:59Donc, on réduit la charge mentale,
07:02nous, on les accompagne financièrement aussi,
07:04on est associés, et on est connectés à un réseau
07:07d'autres agriculteurs qui ont déjà fait ce parcours-là
07:09pendant 20 ans, qui ont fait des erreurs pendant 20 ans,
07:11mais qui aujourd'hui sont capables de dire
07:12le modèle, il existe, j'ai fait le parcours,
07:15et de conseiller pour faire le parcours dans le bon ordre,
07:17et plus rapidement, dans un environnement
07:20moral beaucoup plus sécure
07:23et beaucoup plus serein.
07:24Alors là, on a passé du temps,
07:26et c'était important sur la question de l'agriculture,
07:29il y a aussi le levier de la transition énergétique,
07:31est-ce que vous êtes aussi avancé ?
07:33Est-ce qu'il y a déjà des projets sur lesquels
07:34vous travaillez ?
07:35La transition énergétique, ça fait 20 ans
07:37qu'on a été impliqués.
07:39Aujourd'hui, Mycelium, c'est plus le constat de dire
07:42qu'il y a maintenant une vraie industrie,
07:44il y a des acteurs qui sont ici pour faire des très gros projets,
07:47et il n'y a pas de place pour des acteurs
07:49comme ce qu'on est en train de faire nous.
07:51Par contre, sur le sujet des comportements,
07:53le sujet de la maîtrise de sa consommation,
07:55donc les consommateurs privés,
07:57les B2B, mais les artisans,
07:59les petits industriels,
08:01c'est ces gens-là qu'on doit accompagner aujourd'hui
08:02pour faire changer les comportements,
08:04en leur apportant des prix technologiques qui n'existent pas.
08:06Donc, on travaille, je pense que assez bientôt,
08:09je serai ravi de revenir vous en parler.
08:11Pourquoi pas ?
08:11On aura des choses à dire là,
08:12mais aujourd'hui, le marché, c'est pour moi
08:14la consommation collective,
08:15le fait qu'on produise sur sa toiture,
08:18on vende l'électricité à ses voisins,
08:20qu'il y a des communautés, des coopérations qui se créent.
08:23On en a reçu quelques-unes, et effectivement, c'est là.
08:25C'est là que ça se passe aujourd'hui pour moi.
08:27Donc, c'est sur ces modèles-là que vous allez investir
08:28dans les prochains mois.
08:31Vous avez parlé de philanthropie.
08:33Moi, je veux bien que vous nous citiez des exemples.
08:36Ça me rappelle, par exemple, ce que fait le crédit mutuel
08:40sur certains projets,
08:43où ils disent qu'on finance des projets
08:45sans attendre un retour sur investissement rapide.
08:48Est-ce que vous considérez que c'est différent
08:50ou est-ce que ça fait un peu la même mécanique ?
08:52Je pense que c'est la même chose.
08:54Il y a des communautés en situation de fragilité.
08:57Il y a des projets à impact sociétaux
09:00sur lesquels on n'est pas là pour chercher
09:01un rendement financier, même moyen terme.
09:04On est d'abord sur quelque part un rendement sociétal,
09:07en tous les cas un impact sociétal.
09:09La philanthropie, pour nous, c'est important.
09:10On a créé chez ACO, la fondation ACO
09:13pour les énergies renouvelables.
09:15Mycelium, on a créé il y a plus de 10 ans
09:17une fondation sur l'ère contemporain.
09:19C'est une possibilité d'accompagner
09:22un certain nombre d'acteurs
09:23sans en attendre un rendement économique immédiat.
09:26Ce n'est pas la majorité de l'investissement de Mycelium,
09:30mais c'est aussi une capacité d'aller travailler
09:32sur la préservation de sites environnementalement sensibles
09:35qu'on veut sanctuariser.
09:38Il n'y a pas de business model autour de ça immédiat.
09:41Donc ça, c'est aussi important de le faire.
09:42Est-ce que vous avez parfois le sentiment
09:44de prendre le relais de ce que l'État ne fait pas ?
09:49Non, je ne suis pas sur soi à l'État de le faire.
09:53Et nous, on voit autour, depuis 20 ans,
09:55on voit beaucoup de personnes qui s'engagent
09:57au niveau territorial, au niveau local,
09:59avec des projets, et on voit des connexions,
10:01on voit des synergies, on voit des écosystèmes
10:04qui se mettent en place.
10:06Pour moi, il ne faut pas attendre...
10:07Ce n'est pas le rôle de l'État.
10:09C'est le rôle des citoyens, de l'intelligence collective,
10:12et c'est vraiment ce qu'on cherche à mettre en...
10:14Le rôle de l'État, parce qu'on est en train
10:16de vivre plutôt une période de frein
10:18sur les engagements environnementaux.
10:20Si je prends l'Europe, on va prendre le Green Deal...
10:23On ne dira peut-être pas frein, mais flou.
10:24On va dire flou, si vous voulez, on peut être sympa.
10:28Mais la transformation du pacte vert,
10:31c'est quand même...
10:32Moi, je dis que c'est un coup de frein.
10:34Donc là, il y a une impulsion qui faiblit d'un côté.
10:37Est-ce que c'est au privé et à la finance
10:41de prendre le relais d'une certaine chose ?
10:42Vous savez, on travaille beaucoup aux États-Unis,
10:44et il y a 10 ans, lorsque M. Trump a été élu,
10:48les entreprises nous disaient
10:49« Mais nous, on n'attend pas une politique,
10:53on est engagés, on va au bout de toute façon. »
10:56Et je pense que c'est la seule vraie solution.
10:58Aujourd'hui, les énergies renouvelables
11:00sont compétitives.
11:02Avec tous ces sujets de consommation collective,
11:06de stockage de batteries électriques,
11:07qui sont des nouvelles technologies
11:08qui n'existaient pas il y a 10 ans,
11:10aujourd'hui, tout change.
11:11Et aujourd'hui, les citoyens peuvent
11:12construire leurs projets
11:15et prendre les choses en main.
11:16Est-ce que ça veut dire
11:17qu'un fonds, une société d'investissement
11:21comme la vôtre,
11:22elle prend forcément des risques
11:24sur des technologies nouvelles,
11:25sur des innovations,
11:26qui peuvent être des innovations sociétales,
11:28aussi sociales ?
11:29Alors, on le fait.
11:30Aujourd'hui, on investit beaucoup
11:31sur des projets avec des technos avérés,
11:34et notamment des technologies fondées
11:36sur la nature, l'observation.
11:37On ne fait rien d'autre que de recopier
11:39ce que les Mayas et les Inca faisaient.
11:41On met au bout du jour
11:42et on met un nouveau mot,
11:43mais c'est exactement la même chose.
11:45Donc, on n'a pas vocation
11:47à investir dans l'IA.
11:49C'est pas...
11:50D'autres acteurs le font très bien,
11:51et ce n'est pas nous.
11:52Nous, ce qu'on souhaite,
11:53c'est aider à apporter des solutions
11:55sur régénérer les sols,
11:57sur la transmission intergénérationnelle
12:01et avoir cet impact global
12:04autour de ces trois transitions.
12:06Merci beaucoup, Patrice Lucas.
12:08Bon vent à Mycelium.
12:10À bientôt sur Bismarck for Change.
12:11On passe tout de suite au débat
12:12de notre émission.
12:14On ne va pas faire le bilan
12:15du leasing social,
12:16mobilité électrique.
12:21Prêt pour l'impact ?
12:22Vous le savez,
12:23c'est la question que je pose chaque jour
12:24à une personnalité
12:25qui compte dans notre société.
12:27Aujourd'hui, je reçois l'économiste.
12:28Anne Créty, bonjour.
12:29Bonjour.
12:30Heureux de vous accueillir.
12:30Vous êtes professeure d'économie
12:31à l'Université de Paris-Dauphine,
12:34directrice scientifique de la chaire
12:35Économie du gaz naturel
12:37et de la chaire Économie du climat.
12:39De quoi on parle
12:40quand on vient à vos cours ?
12:42La chaire Économie du gaz naturel
12:44et l'économie du climat.
12:45Tiens, c'est quoi l'économie du climat ?
12:47Oui, en effet,
12:48on n'associe pas toujours
12:49le mot climat
12:50au mot économie.
12:53Donc nous, en tant qu'économistes,
12:54certes, on travaille aussi
12:56avec des collègues
12:57dans une perspective un peu multidisciplinaire
13:00avec les climatologues.
13:01Mais notre spécialité,
13:02c'est vraiment de comprendre
13:03comment on peut réguler
13:05les émissions de CO2
13:08ou un CO2 équivalent,
13:10donc toutes les émissions
13:11de gaz à effet de serre
13:12avec des instruments économiques.
13:14Donc c'est un double problème.
13:16D'une part,
13:17quelles sont les politiques
13:19qui peuvent être choisies
13:21par les décideurs publics,
13:24mais là, il y a aussi
13:24la partie la plus intéressante
13:26qui consiste à comprendre
13:27et à accélérer aussi l'impact,
13:31donc les conséquences
13:32en termes de société civile,
13:36qu'il s'agisse de citoyens
13:37ou d'entreprises.
13:38Est-ce que d'une certaine façon,
13:40peut-être que je suis à côté
13:41de la plaque,
13:41mais vous réconciliez
13:43les mots durabilité,
13:46efficacité, rentabilité ?
13:48Et équité.
13:49Jamais une autre.
13:50J'en avais oublié.
13:51Oui, disons que
13:53c'est un peu un entonnoir.
13:55C'est vrai que les grands principes
13:57sont celles de la durabilité,
13:59de préserver notre planète
14:01pour les générations futures.
14:03Mais après,
14:04ça, c'est justement
14:04un grand principe.
14:05Donc il faut se donner
14:06les moyens de l'action.
14:08Et aujourd'hui,
14:09on a quand même
14:10une palette de possibilités
14:11pour le faire,
14:12qu'il s'agisse d'ailleurs
14:13d'initiatives volontaires
14:15ou qu'il s'agisse
14:16de réglementations
14:17qui peuvent être
14:18soit sur les prix,
14:20notamment les prix carbone,
14:21ou sur des normes.
14:23Donc nous,
14:24on essaye de comprendre,
14:25étant donné que l'objectif
14:27est unique,
14:28mais que les secteurs
14:29sont différents,
14:30que les réactions
14:31peuvent être différentes
14:32à chaque fois
14:33qu'elle est le meilleur
14:34instrument pour intervenir.
14:35Je vous pose cette question
14:36parce qu'on va parler
14:37évidemment de la réglementation
14:38du levier public.
14:40Mais quand on s'intéresse
14:41au levier privé,
14:43si on veut qu'il soit
14:44efficace pour une transition,
14:46il faut aussi
14:46qu'il soit rentable.
14:47On est bien d'accord là-dessus ?
14:48Oui, je pense qu'on a peut-être
14:50un peu mis en concurrence
14:54ces concepts,
14:56c'est-à-dire que dans les débats
14:59qui sont très souvent polarisés,
15:03on développe un peu cette idée
15:05que la réglementation environnementale
15:09et climatique est un frein
15:10à la compétitivité.
15:11Si je prends un exemple
15:14très simple et très parlant
15:16parce qu'on est tous passés
15:17par la crise de l'énergie,
15:20ça nous fait penser
15:22que pour la première fois,
15:24on a réfléchi
15:25à notre consommation d'énergie
15:26et face à des prix élevés,
15:28quand même,
15:30on a réduit la consommation.
15:31Donc on a obtenu des gains
15:32d'efficacité énergétique.
15:35Et ceci est allé plutôt
15:36à l'encontre
15:36de notre pouvoir d'achat
15:38si on regarde ça
15:39pour les consommateurs,
15:41les ménages.
15:43Mais ça a aussi rationalisé
15:44les procédés industriels.
15:46Donc ça a permis
15:47d'avoir moins de dépenses
15:50sur l'énergie
15:51au point même
15:52de dépasser l'impact
15:54de la hausse des prix de l'énergie.
15:56Et ceci reste
15:57un levier de compétitivité.
15:59Donc toute la question,
16:01c'est de mettre en musique
16:02un peu la réglementation
16:03environnementale et climatique
16:05avec les business models.
16:07C'est-à-dire que peut-être
16:08qu'un business model
16:09qui n'échange pas,
16:11on peut avoir
16:12un frein à la compétitivité.
16:13Mais l'objectif
16:14d'une réglementation
16:15environnementale,
16:16ce n'est pas juste
16:17de changer un petit levier.
16:19Bien sûr.
16:19C'est de repenser
16:21en fait les business models
16:22de façon à concilier
16:23l'environnement,
16:25le climat
16:25et la compétitivité.
16:27On en est où ?
16:28Si on fait un bilan,
16:30soyons ambitieux,
16:31européen
16:32et peut-être même mondial,
16:33est-ce qu'on émet
16:35moins de gaz
16:36à effet de serre
16:37quand même en tendance
16:38ou est-ce qu'on est
16:39dans une phase
16:40de palier ?
16:42À niveau mondial,
16:44on n'est pas
16:45sur une pente rassurante
16:47parce qu'après
16:48le choc Covid
16:50et malgré justement
16:52la crise de l'énergie,
16:53les émissions ont continué
16:55d'augmenter
16:56un peu moins vite
16:57qu'avant.
16:58Donc,
16:59dans les deux dernières années,
17:00on a eu des augmentations
17:01des émissions de CO2
17:02à niveau mondial
17:03entre 2 et 4%.
17:05Mais après,
17:08c'est à niveau
17:08géographique
17:09qu'on peut voir
17:10des différences
17:11très importantes.
17:12En fait,
17:13l'augmentation
17:13des émissions
17:14de CO2
17:15est vraiment tirée
17:16par l'Asie,
17:18donc notamment
17:18l'Inde
17:19et la Chine.
17:20Surtout,
17:21l'Inde est devenue
17:21vraiment un émetteur
17:23très très puissant.
17:24Si on regarde
17:25les émissions par tête,
17:26elles sont vraiment
17:27comparables
17:28à celles chinoises
17:28et après,
17:29on a les Etats-Unis.
17:32L'Europe ?
17:32L'Europe,
17:33par contre,
17:34elle est en contre-tendance
17:35parce que globalement,
17:36nos émissions de CO2
17:37ont diminué
17:39et fortement diminué.
17:41Donc,
17:41après,
17:42il faut...
17:43Donc là,
17:43on parle d'une diminution
17:44dans les dernières années
17:45de 35%.
17:47Et les secteurs
17:49qui ont réduit le plus,
17:50c'est les secteurs
17:50de l'énergie.
17:52Mais après,
17:53il faut voir aussi
17:54quels sont les mécanismes
17:55qui expliquent
17:56cette baisse
17:57ou un conversement
17:58à une hausse.
18:00Et avec donc
18:01un continent asiatique,
18:03notamment l'Inde,
18:04les deux géants chinois
18:05et indiens,
18:06vous nous le dites,
18:06qui sont dans une phase
18:07de croissance
18:09de leurs émissions,
18:10la Chine est quand même
18:11en train
18:11de faire basculer
18:13son modèle,
18:13on peut le dire.
18:14Il y a encore énormément
18:14de centrales à charbon,
18:16etc.
18:16Mais c'est devenu
18:17un champion mondial
18:19de l'énergie renouvelable,
18:20la Chine,
18:20aujourd'hui.
18:22C'est une question.
18:23Est-ce qu'on est vraiment
18:24à un point de bascule ?
18:26Oui.
18:26Est-ce qu'ils ont atteint
18:26leur pic ?
18:27C'est la question.
18:29Je pense que
18:30l'essor des énergies
18:31renouvelables
18:32et aussi les efforts
18:33qui sont faits,
18:35alors quand on parle
18:36d'énergie renouvelable,
18:37on a vraiment
18:37un peu l'idée
18:39que c'est l'éolien,
18:40le photovoltaïque,
18:41donc plutôt l'électricité
18:43produite à partir
18:44de sources renouvelables.
18:46et après,
18:47il y a tous les problèmes
18:48de transport.
18:49Mais pour ce qui concerne
18:51l'électricité,
18:52c'est vrai qu'il y a
18:53quand même un effort
18:53important.
18:56Il y a aussi
18:57un très grand effort
18:58sur les transports
18:58et c'est le premier marché
18:59des voitures électriques
19:00qui est très lié
19:03au problème aussi
19:04de synthé,
19:05donc de pollution
19:06qui font partie
19:08en fait des objectifs
19:09aussi des plans
19:10de réduction
19:10des émissions chinoises.
19:11mais l'importance
19:15du secteur
19:15des renouvelables
19:17en Chine
19:17est très très liée
19:18aux exportations.
19:20Donc il faut voir
19:21quel est l'équerre.
19:25L'État chinois
19:26avait misé
19:26sur une hausse
19:27de la consommation interne
19:28qui ne vient pas en fait.
19:30C'est une sorte
19:30de pessimisme
19:32des consommateurs chinois.
19:33Il y a une stagnation
19:34parce qu'au moment
19:36où les plans
19:37de consommation
19:38d'énergie renouvelable
19:39a été
19:39décidée
19:42parce que là
19:43effectivement
19:43il y a des décisions
19:45qui sont vraiment
19:45très très fortes.
19:48La croissance
19:49était plus élevée.
19:50Donc la Chine
19:51croit beaucoup
19:52mais un peu moins
19:53qu'on ne l'avait pensé.
19:55On va se concentrer
19:57sur l'Europe
19:57et sur la réglementation
19:59européenne.
19:59Vous dites ceci
20:00on a tort de croire
20:02qu'abaisser les exigences
20:03de reporting
20:04donnera du temps
20:05aux entreprises.
20:06Évidemment
20:06on va parler
20:07de ce recul
20:07sur notamment
20:08pas seulement
20:09mais notamment
20:09la CSRD
20:10le bilan extra-financier
20:12qui finalement
20:14reste pour l'instant
20:15circonscrit
20:16aux très grandes entreprises
20:17alors que ça devait
20:19étape par étape
20:20concerner
20:21toutes les entreprises
20:23jusqu'au PME.
20:24Vous dites quoi ?
20:25Vous dites
20:26c'est un recul majeur ?
20:27Vous dites que
20:28en fait
20:29les entreprises
20:30vont devoir y aller
20:30de toute façon ?
20:31C'est ce que je comprends ?
20:33Alors la question
20:34du reporting
20:35extra-financier
20:36est un peu
20:37dans l'air
20:38et même
20:39je dirais
20:39un peu plus
20:40que dans l'air
20:40dans les bilans
20:43des entreprises
20:44depuis très longtemps.
20:46Et enfin
20:46en fait
20:47les entreprises
20:47ils y voyaient
20:48un objectif
20:49parce que
20:50jusqu'à présent
20:51ces reportings
20:52allaient alimenter
20:54essentiellement
20:55l'univers
20:56un peu
20:57je ne dis pas vague
20:59mais vaste
21:00des engagements
21:01ESG
21:02donc environnemental
21:03sociétal
21:04et de gouvernance
21:05de l'entreprise
21:06avec une très très
21:07forte hétérogénéité
21:08de comment cela
21:09est porté
21:10à l'intérieur
21:10de chaque
21:11unité de business.
21:14Ça permet de se comparer
21:15notamment.
21:16Voilà
21:16là ils y voyaient
21:17quand même quelque chose
21:18enfin
21:19du reporting
21:20qui est toujours
21:21déclaratif
21:22ça permettait
21:24de
21:25effectivement
21:25pouvoir se comparer
21:27éventuellement
21:28avoir aussi
21:28une pression
21:29sur
21:29les crédits
21:31donc avoir
21:33des facilités
21:33à être financés
21:34dans leurs investissements
21:35donc il commençait
21:37à y voir
21:37quelque chose
21:38de positif
21:38et d'ailleurs
21:39si je reviens
21:40à la question
21:40de la compétitivité
21:41les entreprises
21:44qui font
21:44un bon reporting
21:45extra financier
21:47très souvent
21:48aussi ont
21:48des bons résultats
21:49financiers
21:50donc c'était
21:52un peu
21:52une dynamique
21:53qui a été coupée
21:55alors
21:55à un niveau
21:56du législateur
21:57mais je pense
21:59qu'on est vraiment
22:00sur une sorte
22:02de
22:03double
22:05attitude
22:05certaines entreprises
22:07qui croyaient
22:08vraiment
22:08qui avaient commencé
22:09leur transformation
22:10qui avaient demandé
22:11à être aussi
22:12certifiées
22:13avec des méthodes
22:15un peu
22:15on va dire
22:16universelles
22:18ou qui font
22:20quand même
22:20un certain
22:21état
22:22de leur
22:23performance
22:24extra financière
22:25ils continuent
22:26à le faire
22:26parce que
22:27revenir en arrière
22:28maintenant
22:28c'est plus coûteux
22:29il y a d'autres entreprises
22:31qui étaient sur le point
22:33de s'organiser
22:34et bien ces entreprises
22:35là
22:35elles attendent
22:37est-ce qu'il est fait
22:38trop compliqué
22:39moi j'ai beaucoup
22:40au-dessus
22:40d'entreprises
22:41qui disaient
22:42800 pages
22:43on s'y perd
22:44c'est trop
22:44ça a fait le bonheur
22:47d'un certain nombre
22:47de cabinets de conseil
22:48il y a eu un peu
22:50un marché
22:50ou un marché
22:51d'âge
22:52c'est parfois
22:54on dit toujours
22:55les diables
22:56dans les détails
22:56mais là
22:57il y en avait
22:57pas trop de détails
22:58donc prendre
23:01l'exercice au sérieux
23:02signifiait vraiment
23:03plonger
23:04dans un savoir-faire
23:06que les entreprises
23:06n'avaient pas
23:07est-ce qu'on aurait pu
23:08simplifier
23:10sans mettre
23:11un tel coup de frein
23:13je pense que oui
23:15on aurait pu
23:17agréger
23:18un peu plus
23:19parce que
23:20pour avoir
23:21une première photographie
23:23on n'avait peut-être
23:24pas besoin
23:25d'autant
23:25de lignes
23:27dans les reportings
23:28de la SRD
23:28avec
23:29alors on va terminer
23:30sur cette question
23:31du bilan extra financier
23:31sur une note
23:32quand même un peu positive
23:33il y a toujours
23:33la possibilité
23:34d'un volontariat
23:35pour les entreprises
23:36ce qui
23:38ça rejoint
23:39ce que vous disiez
23:39tout à l'heure
23:40une entreprise
23:41qui s'y est préparée
23:42qui finalement
23:43n'est plus concernée
23:44par l'obligation
23:46réglementaire
23:46elle va pouvoir
23:46le faire quand même
23:47oui c'est un signal
23:48qu'elle donne
23:49et justement
23:50dans les
23:51milieux de ce qu'on appelle
23:53la finance verte
23:53ça reste quelque chose
23:55qui est important
23:56un moyen d'obtenir
23:57du financement
23:59aussi
23:59et aussi
24:01il y a d'autres
24:02éléments
24:03qui rentrent en jeu
24:04et qui pour l'instant
24:05n'ont pas été touchés
24:06comme par exemple
24:07la taxonomie verte
24:08qui de toute façon
24:11fait partie
24:12de cette cohérence
24:14sur l'évertissement
24:15des entreprises
24:16c'est le fléchage
24:17des investissements
24:18européens
24:19l'Union européenne
24:20vers un certain
24:20nombre de secteurs
24:22c'est ça
24:22ce qu'on appelle
24:22la taxonomie verte
24:23tout à fait
24:24et l'idée
24:26c'est d'avoir
24:26un coût
24:28d'accès
24:29au capital
24:30qui est plus faible
24:32dès lors
24:33qu'on a
24:33un certain type
24:34d'investissement
24:35qui sont cohérents
24:36avec cet ensemble
24:37de règles
24:38de la taxonomie
24:39alors si on parle
24:40de réglementation
24:41il y a ce qu'on appelle
24:42l'OTS
24:42l'Emission Trading System
24:44déjà c'est quoi
24:45de quoi on parle
24:46c'est un système
24:47d'échange
24:49de quotas
24:49à polluer
24:50donc un quota
24:51c'est une tonne
24:52de CO2
24:53et l'Europe
24:54est un champion
24:55c'est à dire
24:56qu'on est
24:57le premier
24:58et c'est même pas
24:59un pays
24:59on a un agrégat
25:00de pays
25:01à l'époque
25:01quand le système
25:03a commencé
25:03on parle de 2005
25:05avec une phase
25:06préliminaire
25:07à mettre en place
25:09un tel marché
25:11dans lequel
25:11les entreprises
25:12échangent
25:13ces quotas
25:14disons que
25:16c'est un système
25:16de réglementation
25:17qu'on appelle
25:18justement
25:18de marché
25:19dans lequel
25:20la Commission européenne
25:21définit
25:22ce qu'on appelle
25:23un cap global
25:24c'est à dire
25:25les volumes d'émissions
25:26qui sont
25:28acceptables
25:29en Europe
25:29sur les secteurs
25:30qui font partie
25:32de ces systèmes
25:33et qui couvrent
25:34en fait
25:3570%
25:36presque
25:37des émissions
25:37européennes
25:38notamment
25:39il y a
25:39dedans l'énergie
25:40et donc
25:41il y a un jeu
25:42d'échange
25:43entre les entreprises
25:44qui ont
25:45relativement plus
25:46de ces permis
25:47et les entreprises
25:48donc qui les mettent
25:48sur les marchés
25:49et les entreprises
25:50qui doivent les acheter
25:51et quand on parle
25:52du prix carbone
25:53européen
25:54ça correspond
25:55justement
25:55à ces jeux
25:56de demandes
25:56et offres
25:57qui aujourd'hui
25:59nous fait dire
26:00que la semaine dernière
26:01on était à quelque chose
26:02comme 80 euros
26:04la tonne
26:05de CO2
26:05est-ce que
26:06c'est un marché
26:07donc est-ce qu'on est
26:08dans une phase
26:09haussière
26:10et est-ce que
26:11c'est un levier
26:12de transformation
26:12vous voyez ce que je veux dire
26:13est-ce qu'il faut que le prix
26:14du carbone augmente
26:15pour que l'économie
26:16se transforme
26:17certainement
26:19si on veut atteindre
26:20l'objectif
26:21parce qu'il y en a
26:22beaucoup d'objectifs
26:23européens
26:24de net zéro
26:25c'est-à-dire
26:27que le volume
26:27des émissions
26:28qu'on peut émettre
26:29et à terme
26:31qui pourra être équivalent
26:32à ce qu'on peut stocker
26:33diminue
26:34donc si on a
26:36ce volume d'offres
26:37qui diminue
26:37effectivement
26:38les prix doivent augmenter
26:39et il doit augmenter
26:41non seulement
26:42on va dire
26:44aujourd'hui
26:45mais il doit rester élevé
26:46parce que les fameux
26:47investissements
26:48pour décarboner
26:48ont vraiment besoin
26:49de cette trajectoire
26:50des prix
26:51qui les rassurent
26:51c'est-à-dire
26:52c'est qu'on fait
26:53pour décarboner
26:54et aussi rentable
26:55on revient à la question
26:56de la compétitivité
26:57et la prêve
27:00de la
27:01entre guillemets
27:01réussite
27:02de ces marchés
27:02est vraiment
27:03les secteurs énergétiques
27:04européens
27:05qui a baissé
27:07ses émissions
27:07même les secteurs
27:08électriques
27:09qui est
27:10on va dire
27:12un des grandes cibles
27:13de ces secteurs
27:15a baissé
27:17ses émissions
27:18en très grande partie
27:19grâce à ces marchés
27:20donc ça fait
27:21du continent européen
27:22le continent
27:23le plus
27:24vertueux
27:25entre guillemets
27:25en termes d'émissions
27:26de gaz à effet de serre
27:26on peut dire ça
27:27un terme de cohérence
27:29entre
27:30cette réglementation
27:32et les objectifs
27:35de l'accord de Paris
27:36après
27:37le problème
27:37c'est que
27:38les émissions européennes
27:39si on fait un zoom
27:42à niveau mondial
27:43c'est très petit
27:45donc on est très vertueux
27:46mais c'est un petit volume
27:48d'émissions
27:48il faut convaincre les autres
27:49alors il y a eu
27:50vous savez il y a un principe
27:51dans cette émission
27:52l'invité du grand entretien
27:53pose une question
27:54à celui ou celle
27:55qui lui succédera
27:56la semaine suivante
27:58et donc c'est Stéphane Le Gentil
28:00le directeur général
28:01de SOFIAC France
28:02qui vous pose
28:03cette question
28:03on l'écoute
28:04Bonjour Anna
28:05j'ai une question
28:07à vous poser
28:08donc
28:09aujourd'hui nous
28:11chez SOFIAC
28:12on aide
28:13à décarboner
28:14les entreprises
28:15et ce qu'on constate
28:17c'est que le plus gros frein
28:18c'est la procrastination
28:20c'est l'entreprise
28:21qui va nous dire
28:21ah mais j'ai le temps
28:22ah mais on verra
28:23l'année prochaine
28:23ah mais c'est pas une priorité
28:25et
28:26donc ma question
28:28c'est
28:28est-ce que vous auriez
28:29des idées
28:29de comment on pourrait
28:31faire que les entreprises
28:33passent à l'action
28:35de manière plus efficace
28:36plus rapidement
28:36voilà
28:37comment convaincre
28:39une entreprise
28:39de ne pas attendre
28:41alors
28:42on va partir
28:43de l'idée
28:44que les politiques
28:46ne vont pas les faire
28:47parce que
28:48ce sont les premiers
28:49qui ont la même attitude
28:50donc
28:51il faudrait déjà
28:52convaincre les politiques
28:53à être plus cohérent
28:54mais ça
28:56j'ai l'impression
28:57qu'ils sont
28:58sur d'autres fronts
28:59on est plutôt
28:59dans une phase
29:00où la procrastination
29:02va durer encore un peu
29:03oui et surtout
29:03que ces sujets-là
29:04sont un peu impopulaires
29:06donc ils divisent
29:06donc on ne va pas
29:08on ne va pas y aller
29:09à revanche
29:11si j'ai
29:13et c'est ce qu'on fait aussi
29:15dans nos chaires
29:16dans lesquelles
29:17on a un dialogue
29:18continu avec
29:19nos mécènes
29:21et on leur dit
29:22imaginez le futur
29:23imaginez vos enfants
29:26vos petits-enfants
29:27est-ce que vous voulez
29:28vraiment
29:29qu'ils vivent
29:30des crises continues
29:31avec des précipitations
29:34et qui deviennent
29:35quelque chose
29:37de vraiment
29:38au quotidien
29:38avec des canicules
29:40de plus en plus
29:40importantes
29:41avec aussi
29:43des dépenses
29:44parce qu'il faudra
29:44tout adapter
29:45donc
29:46quand on personnalise
29:48les messages
29:49quand on dit
29:50non ce n'est pas
29:50les autres
29:51c'est vous
29:51c'est vos familles
29:52c'est votre entreprise
29:53il y a des risques
29:55qui sont des risques
29:55physiques
29:56dans les actifs
29:57que vous possédez
29:59je pense que cet élément
30:01un peu visuel
30:02peut être
30:04l'un des éléments
30:05de bascule
30:05alors on va continuer
30:07de parler de réglementation
30:08il y a également
30:09le mécanisme
30:09d'ajustement carbone
30:11aux frontières
30:12alors là aussi
30:12il est rentré en vigueur
30:14je crois
30:14en début d'année
30:16peut-être on peut
30:18expliquer en quelques mots
30:19de quoi il s'agit
30:20pour commencer
30:21si vous voulez bien
30:23Anne Créty
30:24et puis ensuite
30:24vous nous direz
30:25si c'est efficace
30:25ou pas
30:26alors
30:27on venait de le dire
30:29tout à l'heure
30:30l'Europe a
30:31de très fortes réglementations
30:33on compte peu
30:33mais vous avez
30:34justement conclu
30:35en disant
30:35il faut convaincre
30:36les autres
30:36alors comment convaincre
30:38les autres
30:39sachant que
30:41voilà
30:41on importe beaucoup
30:42la France
30:43typiquement
30:45c'est un pays
30:46dont la balance
30:47commerciale
30:48montre en fait
30:49ses flux d'importation
30:50et le problème
30:51c'est que notre marché
30:52c'est un marché européen
30:53donc on ne peut pas
30:54contrôler
30:54le contenu carbone
30:56des importations
30:57mais
30:58ce que j'appelle
30:59la philosophie
31:00de la commission européenne
31:01est celle de dire
31:03avec les marchés carbone
31:05dont on parlait
31:06on a les émissions directes
31:08et celles qui sont liées
31:08à l'énergie
31:09mais après
31:09il y a les émissions
31:10qui viennent des achats
31:11donc comment il faut faire
31:13pour avoir
31:14aussi un approvisionnement
31:16dans les biens
31:18qu'on importe
31:19qui respecte en fait
31:20les règles
31:21qu'on est en train
31:21de mettre en Europe
31:22donc l'idée
31:24c'est de dire
31:25que quelqu'un
31:25qui importe
31:27doit être
31:27entre guillemets
31:29doit comparer
31:30les contenus
31:31des importations
31:32en disant
31:33attention
31:34s'il y a du carbone
31:35que j'importe
31:35il doit être aussi payé
31:37et donc
31:39l'idée c'est de dire
31:40qu'on impose
31:41en fait
31:41les mêmes contraintes
31:43que l'on produise
31:44en Europe
31:44ou que l'on importe
31:46tous les secteurs
31:48qui sont
31:49dans les marchés carbone
31:50ne sont pas incluses
31:51dans la réglementation
31:52pour l'instant
31:52d'ajustement
31:54aux frontières
31:54on a passé
31:56des années
31:57à rendre
31:59ces mécanismes
32:00compatibles
32:01avec les règles
32:01du commerce
32:02international
32:02et ceci me fait
32:04un peu mal au coeur
32:05parce qu'il y a
32:05quelqu'un qui après
32:06du jour au lendemain
32:08va enfreindre
32:09ces règles
32:10du commerce
32:11international
32:11il ne se pose
32:12pas la question
32:12mais en tout cas
32:13les mécanismes
32:15tels qu'il est
32:16ne pourraient pas
32:17être révindiqués
32:18par les pays tiers
32:19comme quelque chose
32:20qui est abusif
32:21donc on a vraiment
32:22le consensus aussi
32:23des pays
32:24desquels on importe
32:26et donc
32:27il y aura
32:29un prix
32:30qui dépend
32:31en fait
32:32de notre prix
32:33du marché carbone
32:33qui va permettre
32:34en fait
32:35de dire
32:35s'il y a du carbone
32:36qu'on importe
32:37il ne va plus
32:38être gratuit
32:39et donc
32:40est-ce que c'est
32:41une forme
32:41de protectionnisme
32:43alors
32:46non
32:48parce que
32:49justement
32:50il y a toujours
32:51le choix
32:52entre
32:53on peut toujours
32:54importer
32:54donc
32:55il n'y a pas
32:56de forme
32:58de
32:58comment dire
33:00on n'interdit pas
33:01le marché européen
33:02d'importation
33:03etc
33:03ou d'exportation
33:05d'ailleurs
33:05donc
33:07les commerces
33:07vont continuer
33:08à exister
33:09sauf que
33:12cela
33:12va avoir
33:13quand même
33:13un impact
33:14sur
33:15notamment
33:16les revenus
33:17des pays
33:18à partir
33:19desquels
33:19on importe
33:21et
33:22pour l'instant
33:23on a plutôt
33:24des formes
33:26un peu de simulation
33:27comme vous venez
33:27de le dire
33:28les marchés
33:29commencent
33:29et la question
33:31c'est de dire
33:32mais finalement
33:33qui va payer
33:34ces prix carbone
33:35très souvent
33:37ce sont des pays
33:38avec lesquels
33:39il y a une forte
33:40relation commerciale
33:41malheureusement
33:41il ne s'agit pas
33:43de pays riches
33:44donc il y a un impact
33:45qui va être ressenti
33:47dans des nombreux pays
33:48qui sont dans
33:49le sud global
33:50et aussi
33:51dans nos voisins
33:52les premiers impactés
33:53vont être la Turquie
33:55et
33:55les Royaume-Uni
33:57avec
33:59ça rejoint
34:00les enjeux
34:01d'accord
34:02de libre-échange
34:03celui avec
34:05les pays
34:05de l'Amérique du Sud
34:06il y a un accord
34:07qui est en train
34:07d'être signé
34:08avec l'Inde
34:09la situation géopolitique
34:12les rend encore plus
34:14comment je peux dire ça
34:15indispensables
34:16à l'économie européenne
34:18les accords de libre-échange
34:19je pense qu'aujourd'hui
34:21on est vraiment
34:22dans un moment
34:24où on a reconnu
34:25les faiblesses
34:27en termes
34:28de souveraineté
34:29qui dépendent
34:29des chaînes
34:30d'approvisionnement
34:30donc
34:32mettre un prix carbone
34:34dans des importations
34:36sachant que les importations
34:37sont très souvent
34:38l'élément premier
34:40bah typiquement
34:41ça va se ressentir
34:42dans l'automobile
34:43dans les biens
34:45de grande consommation
34:46comme
34:47les machines à laver
34:48qui contiennent
34:48de l'aluminium
34:49qui est un des secteurs
34:51sujet à cet ajustement
34:52les ciments
34:53donc ça va quand même
34:56avoir un impact
34:58donc est-ce que cela
35:00implique une plus forte
35:03exposition aussi
35:05à cette vulnérabilité
35:06géopolitique
35:07de fait
35:11je pense que
35:12l'impact
35:13de ces prix carbone
35:15reste relativement
35:16moins important
35:17par rapport à d'autres
35:18léviers
35:18qui sont
35:21en fin
35:23un peu plus exposés
35:24déjà
35:24aux tensions géopolitiques
35:26est-ce que c'est un moyen
35:27d'éviter
35:27de freiner
35:28les délocalisations
35:30c'est l'un des objectifs
35:32donc l'idée
35:34de cette réglementation
35:35carbone
35:36c'était
35:36bon il y a des secteurs
35:38qui sont ouverts
35:38à la concurrence
35:39dans les marchés
35:41ETS
35:41donc il y a l'énergie
35:42qui n'est pas
35:43parce que l'énergie
35:43est produite
35:44et consommée sur place
35:45notre quart de partie
35:47mais justement
35:49ces secteurs
35:50qui sont
35:51les secteurs industriels
35:52sont beaucoup plus ouverts
35:53et de fait
35:55on a certains secteurs
35:56où vraiment
35:57en Europe
35:58on a eu
35:58une baisse progressive
36:00de notre production
36:01et les plus importants
36:03dépendent vraiment
36:04des importations
36:05donc
36:07la question
36:08c'est aussi
36:09est-ce qu'on veut
36:10réindustrialiser
36:11et à quel coût
36:12donc c'est vraiment
36:14un cas
36:14où
36:15si on revient
36:16à notre problème
36:17de la compétitivité
36:18ça devient
36:19un instrument
36:20de politique
36:21industrielle
36:22aussi bien
36:23que de politique
36:24climatique
36:24c'est un mécanisme
36:26d'ajustement
36:27en frontière
36:28et ça c'est
36:29assez nouveau
36:29en fait
36:30à un niveau
36:30de notre conception
36:32de l'espace
36:33économique européen
36:34l'Europe
36:35qui a été quand même
36:36qui s'est construite
36:37comme un espace
36:37économique
36:38et avec une philosophie
36:39qui est quand même
36:40assez libérale
36:42ou en tout cas
36:42libre-échangiste
36:43on peut dire ça
36:44est-ce que cette philosophie
36:46là
36:46très libérale
36:47elle est en train
36:47de changer
36:48pour se protéger
36:51je pense
36:52voilà
36:53que encore une fois
36:54toutes les réglementations
36:55qui ont été accélérées
36:57après la guerre
36:58de l'énergie
36:59ont remis
37:00ces problèmes
37:01de la souveraineté
37:02comme l'un des principes
37:04qui accompagne
37:05celui de la compétitivité
37:07du libre-échange
37:08et de la décarbonation
37:09est-ce que c'est
37:10la fin
37:10d'une forme
37:11d'angélisme
37:12européen
37:12vous voyez ce que je veux dire
37:13de naïveté
37:14alors si on regarde
37:15les textes
37:16ça n'a jamais été
37:18une forme d'angélisme
37:19c'est-à-dire que
37:19depuis 20 ans
37:20il y a des textes
37:21sur sécurité
37:22d'approvisionnement
37:23sur ceci
37:24cela
37:24le gaz
37:25était aussi
37:26l'objet
37:27d'énormément
37:28de règles directives
37:29mais on les avait oubliées
37:30parce qu'on était plus
37:32justement
37:32sur l'idée
37:33bon
37:33les forces économiques
37:34sont telles que
37:35ça va bien se passer
37:37la Russie
37:39c'est complexe
37:40on dépend de l'air gaz
37:41mais ça va bien se passer
37:42et donc là
37:42on a pris une claque
37:43on a vu que ça peut
37:44très mal se passer
37:46et donc on a
37:48ces principes
37:49qui étaient
37:49encore une fois
37:50sur le papier
37:51qui maintenant
37:51deviennent
37:52des éléments sensibles
37:55aussi pour les politiques
37:56et justement
37:58nos politiques
37:58autant
37:59ils sont devenus
38:00imperméables
38:00aux questions carbone
38:01autant
38:02ils endossent
38:04ces problèmes
38:04de souveraineté
38:05donc après
38:06si c'est un moyen
38:07de faire rentrer
38:08par la fenêtre
38:09c'est qu'il ne rentre pas
38:10par la porte
38:11donc d'avoir aussi
38:12quelque chose
38:13qui peut être
38:13utile pour le climat
38:14pourquoi pas
38:15merci beaucoup
38:16Anne Chrétie
38:16et à bientôt
38:17sur Be Smart for Change
38:18on passe tout de suite
38:19à notre rubrique
38:20consacrée
38:20aux start-up
38:21éco-responsables
38:23notre rubrique
38:29Smart Ideas
38:30la bonne idée du jour
38:31elle est signée
38:32Pierre Bellagambi
38:33bonjour
38:33bonjour
38:34bienvenue
38:34vous avez créé
38:35Kista en 2014
38:37vous êtes basé dans le sud
38:38près de Salon de Provence
38:39c'était quoi l'idée de départ ?
38:41l'idée de départ
38:42c'est que
38:42moi je suis natif d'Arles
38:44et on a beaucoup de moustiques
38:45à Arles
38:45et je suis aussi né
38:47avec les problématiques
38:48du moustique
38:49mais aussi les solutions
38:50parfois dangereuses
38:51pour l'environnement
38:52donc pesticides
38:52et larvicides
38:53et à ce moment-là
38:54de la partie
38:54on usait beaucoup
38:56de pesticides
38:56pour lutter contre le moustique
38:58et on voyait un déclin
38:58de la faune insectivore
39:00et donc j'ai mis au point
39:03donc il y a plus de 10 ans
39:04maintenant
39:04un piège
39:05qui avait vocation
39:06à protéger
39:07les espaces urbains
39:08pour remplacer
39:09les larvicides
39:09alors comment il marche ce piège ?
39:11on va commencer par ça
39:12bien sûr
39:12c'est un piège qui va simuler
39:14la respiration de l'être humain
39:15donc lorsque vous respirez
39:16vous attirez les moustiques
39:18parce que ce phénomène respiratoire
39:20va signifier le fait
39:20que vous avez du sang chaud
39:21et c'est le point commun
39:22de tous les mammifères
39:23donc on va simuler
39:24la diffusion
39:25d'un être humain
39:27lorsqu'il respire
39:27au niveau des molécules
39:28CO2, des acides
39:29et puis la phénomène moustique
39:30va être attirée par cela
39:32et une fois qu'elle sera
39:33à proximité
39:33on va l'aspirer
39:34et l'empêcher de pondre
39:36300 oeufs toutes les 48 heures
39:38et le challenge
39:39c'était d'être assez impactant
39:41sur de grandes distances
39:42parce qu'on devait travailler
39:43dans des zones urbaines
39:44et plusieurs études scientifiques
39:46ont démontré
39:47qu'on arrivait à capter
39:48le moustique
39:48jusqu'à 60 mètres
39:49donc du coup
39:50à faire réduire
39:50les taux de piqûres
39:51jusqu'à 60 mètres
39:52autour de l'appareil
39:53alors on va rappeler
39:53même si je pense
39:54qu'il y a pas mal
39:54de téléspectateurs
39:55téléspectatrices
39:56qui le savent
39:56pourquoi les moustiques femelles
39:58ce sont elles qui piquent
40:00c'est ça tout simplement ?
40:01exact
40:01oui c'est ça
40:01uniquement les femelles
40:02nous piquent
40:03parce qu'elles ont besoin
40:04d'un apport en protéines
40:05pour porter à maturation
40:06leurs oeufs
40:06donc elles vont se nourrir
40:07de pollen
40:09pourquoi pas
40:10mais vraiment
40:10l'apport en protéines
40:11vient de notre sang
40:12le mâle lui
40:13n'aura pas besoin
40:14de cet apport en protéines
40:15donc il va se nourrir
40:16et se reproduire uniquement
40:17qui sont vos clients ?
40:20à qui s'adressent
40:20les solutions Kista ?
40:21alors si vous vous faites piquer
40:23vous nous intéressez
40:24il n'y a pas seulement
40:26le piège
40:27exactement
40:28en fait le B2C
40:29B2B
40:30B2G
40:30nous avons
40:31toute forme de clientèle
40:33on peut avoir
40:34le particulier
40:35qui souhaite protéger
40:35son jardin
40:37pour éviter
40:38que ses enfants
40:38et sa famille
40:39se fassent piquer
40:39mais aussi
40:40des collectivités
40:41qui peuvent être
40:41des villes
40:42ou des états
40:42qui souhaitent protéger
40:44des zones d'intérêt
40:44alors on a
40:45des écoles
40:46des maisons de retraite
40:47mais aussi
40:48des places de marché
40:48et donc
40:49ces clients
40:50on va les retrouver
40:51dans 37 pays
40:53aujourd'hui
40:53qui vont pouvoir
40:54utiliser nos produits
40:56pour protéger
40:57leurs concitoyens
40:58sans utiliser
40:59de pesticides
41:00donc il n'y a pas seulement
41:01les pièges à moustiques
41:02c'est ça
41:02si je comprends bien
41:03exact
41:03il y a
41:04donc les
41:05les bornes anti-moustiques
41:06qui vont être déployées
41:07dans des endroits
41:08vraiment spécifiques
41:09qu'on aura étudié
41:10auparavant
41:10en fonction de la vie
41:11du moustique
41:12mais aussi
41:12sont adossés à cela
41:14pour certains usages
41:15une technologie
41:17qui va nous permettre
41:18de faire du monitoring
41:19donc
41:20le principe
41:21est d'avoir
41:21des capteurs optiques
41:22qui vont détecter
41:23les insectes
41:24qui passent
41:25ils vont
41:25on a un taux de sélectivité
41:27assez élevé
41:27mais on va être capable
41:28de dire
41:29si on a un insecte
41:30petit
41:30vous savez
41:31on a des mouches
41:31parfois qui vous mordent
41:32et qui vous font des dégâts
41:33qui sont aussi intéressées
41:34par la respiration
41:35donc le système
41:36discrimine
41:37je capture un petit insecte
41:38type moucheron
41:39ou un moustique
41:39et ensuite
41:40j'envoie ces rapports
41:41sur un dashboard
41:42et nous avons
41:43par exemple
41:44à Abu Dhabi
41:44800 pièges
41:45qui sont déployés
41:46et le ministère
41:48de la santé
41:48est en capacité
41:49de voir
41:49dans quel quartier
41:50sont les taux de capture
41:52les plus élevés
41:53et donc
41:53dans quel quartier
41:54il y a une nuisance
41:55moustique élevée
41:56et dans quel quartier
41:57ils doivent agir en priorité
41:58on n'imagine pas forcément
42:00le côté connecté
42:01d'une technologie
42:03d'une solution
42:04comme la vôtre
42:05c'est assez récent
42:06d'avoir intégré
42:07l'internet des objets
42:08dans vos solutions
42:10on a commencé cela
42:11dans les années 2000
42:13on passait par des
42:14technos infrarouges
42:16là on est passé
42:16sur une computer vision
42:17où on a un petit ordinateur
42:18qui pilote
42:19une caméra
42:20qui va un petit peu
42:21plus loin dans l'analyse
42:22alors c'est assez
42:23c'est venu naturellement
42:25parce que le moustique
42:25est un insecte
42:27qui tue
42:28et c'est l'insecte
42:29même c'est l'être vivant
42:31sur terre
42:31qui fait le plus de ravages
42:32chez l'homme
42:32donc on a 800 000 décès
42:35chaque année
42:35sur ces 800 000 décès
42:37c'est 90% d'enfants
42:38entre 0 et 5 ans
42:39c'est souvent le paludisme
42:41ou la dengue
42:41qui en sont les responsables
42:43et puis c'est 2 milliards
42:44et demi de personnes
42:45qui sont malades
42:45et infectées
42:46à cause du moustique
42:47donc le monitoring
42:48était un outil intéressant
42:50dans cet aspect
42:51de lutte anti-vectorielle
42:52qui permettait aux autorités
42:53de cibler géographiquement
42:56les priorités d'action
42:58et c'est dans ce cadre là
42:59qu'on a voulu créer des IoT
43:02Merci beaucoup
43:03Pierre Bellagambi
43:04et bon vent
43:04à Kista
43:06voilà c'est la fin
43:06de ce Smart Impact
43:08je vous dis à demain
43:09pour une nouvelle émission
43:11merci de votre fidélité
43:12à BeSmart4Change
43:14je voudrais remercier
43:14Nathalie Croizet
43:15coordinatrice éditoriale
43:17Alexis Mathieu
43:17à la prod
43:18le réalisateur
43:20c'est Loïc Allègre
43:21et au son Fabien Bouknog
43:22belle journée
43:24Sous-titrage Société Radio-Canada
43:25Sous-titrage Société Radio-Canada
43:27Sous-titrage Société Radio-Canada
43:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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