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  • il y a 24 minutes
Mercredi 6 mai 2026, retrouvez Isabelle Giordano (Déléguée Générale, Fondation BNP Paribas), Yves Portalier (directeur de la stratégie RSE, IDEMIA Secure Transactions), Isabelle Cussac (experte gouvernance par la marque & robustesse des organisations contact) et Matthieu Gilquin (Cofondateur, 37 Degrés) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:13notre économie.
00:14Et voici le sommaire du jour, c'est Isabelle Giordano, la déléguée générale de la fondation BNP Paribas,
00:21qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour faire le bilan des actions menées
00:25pour la cohésion sociale et la défense de l'environnement.
00:28On parlera notamment du rôle du mécénat environnemental.
00:31Mais d'abord, je reçois Yves Portalier, qui est directeur de la stratégie RSE d'IST.
00:36On verra quelles solutions de paiement inclusives et souveraines l'entreprise développe.
00:41Le zoom de notre émission, il sera consacré à la robustesse des PME familiales.
00:46C'est le titre du livre de notre invitée Isabelle Cussac, avec un défi majeur de la prochaine décennie,
00:51la transmission d'une entreprise familiale sur deux.
00:54Et puis dans la rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez les caleçons de la marque 37 degrés.
01:01Leurs caractéristiques, ils sont contraceptifs grâce à un procédé de remontée testiculaire.
01:07Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:16L'invité de ce Smart Impact, c'est Yves Portalier. Bonjour.
01:20Bonjour.
01:21Bienvenue. Vous êtes le directeur de la stratégie RSE d'Idemia Secure Transactions.
01:26Idemia ou IST, il y a plein de façons de nommer l'entreprise.
01:29C'est quoi IST, Idemia ? Présentez-le à moi.
01:32Idemia est né du rapprochement de la fusion de deux entreprises bien connues qui sont Morpho et Auberthure en 2017.
01:41Et donc, Idemia Secure Transactions est la division qui s'occupe de tout ce qui est sécurisation des transactions.
01:49Et quand on parle de sécurisation des transactions, on pense à, d'un côté, la partie bancaire,
01:55donc le paiement et la connectivité avec la téléphonie mobile.
01:59Et aujourd'hui, bien que le nom ne soit pas très connu, vous utilisez sûrement un produit Idemia,
02:04soit dans votre téléphone au travers d'une carte SIM, soit une carte bancaire fabriquée par Idemia,
02:11mais également au travers des solutions de paiement sans contact que nous sécurisons également.
02:18Et nous livrons à peu près 1,5 milliard de cartes à puces par an.
02:22Quels sont les défis que vous devez relever, les menaces puisqu'on parle de sécurité ?
02:27Les défis actuellement sont liés à l'évolution, je dirais, ou en tout cas les opportunités sont liées aussi
02:34à l'évolution des modes de paiement en particulier.
02:38Également à la digitalisation de ces modes de paiement, à la nécessité d'avoir des paiements en temps réel.
02:46Et l'instantanéité globalement est une demande de la part des utilisateurs assez universelle.
02:54Et le fait effectivement d'utiliser de plus en plus son smartphone pour payer, c'est relativement nouveau ?
03:01Alors vous dites que c'est à la fois une opportunité pour une entreprise comme la vôtre et un nouveau
03:04défi à relever ?
03:05Il y a effectivement des défis, mais il y a aussi beaucoup de nouveaux cas d'usage qui apparaissent au
03:11travers de l'utilisation du smartphone.
03:14Il y a également de nouveaux cas d'usage qui apparaissent au travers de l'évolution globalement des technologies
03:18qu'on retrouve avec les crypto-monnaies, les crypto-monnaies des gouvernementales.
03:24On travaille par exemple avec des gouvernements comme le gouvernement brésilien pour favoriser l'inclusion
03:28et l'utilisation de monnaies digitales gouvernementales.
03:32Alors justement, il y a deux grands thèmes, il y a la question de l'inclusion et la question de
03:37la souveraineté.
03:39Ces sujets d'inclusion financière, alors de quoi on parle déjà quand on parle d'inclusion financière ?
03:45Je dirais qu'on parle un peu comme dans tous les sujets de la RSE, ces sujets d'inclusion.
03:50Ils obéissent à une vision qu'on doit avoir à 360 degrés de l'impact que l'on a des
03:56écosystèmes dans lesquels on opère.
03:57Pour commencer, on a bien entendu des sujets d'inclusion du côté des clients et aussi des sujets d'inclusion
04:04des communautés dans lesquelles on opère.
04:07Inclusion du côté des clients, c'est un travail essentiellement avec les banques ou avec des gouvernements et des banques.
04:14Je citais le cas du Brésil, c'est une initiative gouvernementale.
04:19Et dans ce cas-là, on favorise des solutions de paiement pour des personnes qui sont non bancarisées
04:28et leur permettre de payer soit avec des solutions à base de cartes à puces, soit avec un téléphone portable,
04:33d'avoir une instantanéité des paiements, d'avoir également la capacité de payer dans des environnements sans réseau.
04:41L'Amazonie n'est pas couverte par des réseaux téléphoniques partout.
04:44Là, vous êtes en train de nous parler de systèmes de paiement développés pour l'Amazonie.
04:48Exactement.
04:49Ok.
04:49Exactement.
04:50Des solutions de paiement aussi, toujours dans les sujets d'inclusion des clients.
04:55Des solutions pour les personnes en situation de handicap visuel avec des cartes bancaires,
05:01avec du braille et également des encoches sur ces cartes bancaires.
05:05Donc ça, ce sont des solutions, je dirais, d'inclusion, des projets d'inclusion que l'on a en aval
05:12du côté des clients,
05:13mais aussi des projets d'inclusion que l'on a dans les écosystèmes dans lesquels on est présent.
05:18On est fortement présent en Inde et on a décidé d'avoir une présence et une action proactive en Inde
05:26en développant une fondation qui va permettre à des jeunes qui sont sans qualification
05:33et sans capacité de pouvoir accéder au moindre emploi, de leur fournir une qualification
05:38et donc la capacité d'arriver à avoir un travail qui leur permette de vivre et parfois de faire vivre
05:44leur famille.
05:45Aujourd'hui, on forme plusieurs centaines de jeunes.
05:48Et notre objectif n'est pas de former, par ailleurs.
05:50Notre objectif est de nous assurer que les jeunes, à l'issue de la formation, ils aient tous un emploi.
05:57Donc l'objectif, c'est que 90% des jeunes à la sortie de la formation aient un emploi.
06:00Et alors là, on va reprendre ces exemples, parce que vous êtes passé presque trop vite sur l'Amazonie,
06:04mais concernant l'Inde, qui est à l'origine, qui est à l'initiative de cette proposition ?
06:11Donc on a une forte présence en Inde, on a plus d'un millier de salariés qui sont présents là
06:16-bas.
06:17On a à la fois des capacités de développement et de fabrication.
06:21Et il nous est semblé opportun, en tant qu'entreprise, responsable, d'investir dans l'éducation.
06:30On a une préoccupation globalement, je dirais, dans nos activités de mécénat, de bénévolat, autour de l'éducation.
06:37Étant une société de la tech éduquée, nous semble important.
06:41Et c'est donc pour cette raison-là qu'on a développé cette initiative.
06:45Je veux bien revenir sur l'Amazonie, parce que c'est assez fascinant.
06:49Comment ça marche, tout simplement ?
06:52Non, mais c'est vrai, vous nous dites, on s'adresse à des populations isolées, au cœur de l'Amazonie,
06:57il n'y a pas Internet.
06:58Comment ces systèmes de paiement fonctionnent ?
07:01Et surtout, à quoi ils servent, à ces populations isolées ?
07:04Effectivement, l'utilisation est fondamentale, puisque l'objectif, c'est de remplacer à terme le cash, l'argent liquide, par
07:14des solutions de paiement digitales.
07:16Donc ça, c'est l'objectif premier.
07:20Le deuxième, bien entendu, c'est de permettre à tout le monde d'utiliser ces monnaies digitales, donc cette initiative
07:26gouvernementale, lancée par le gouvernement brésilien,
07:29qui a pour objectif également de participer, de favoriser l'inclusion de ces populations.
07:35Donc l'enjeu ici, c'est de s'assurer qu'on reproduit les cas d'usage de l'argent liquide
07:41dans le digital.
07:42Et l'argent liquide, on n'a pas besoin de réseau pour l'utiliser, on peut être dans un sous
07:45-sol d'immeubles, on peut être au fin fond de l'Amazonie, c'est pareil.
07:49Donc il y a des solutions techniques qui permettent de faire des transactions, ce qu'on appelle offline, c'est
07:56-à-dire sans être connecté,
07:58et qui, à un moment donné, bien entendu, une connexion est nécessaire et ça remet tous les systèmes en ligne.
08:04Alors il y a aussi des enjeux de souveraineté, de protection des données.
08:10Déjà, quels sont les principes qui guident les solutions que Idemia met en place en matière de protection des données
08:17?
08:17Alors la protection des données est bien entendu un enjeu de l'ARSE et puis un enjeu de responsabilité de
08:23l'entreprise.
08:23Un enjeu majeur de nos sociétés, oui.
08:24Et c'est l'ADN d'Idemia Secure Transaction.
08:27On est là pour sécuriser des transactions, qu'elles soient financières ou de connexion à des réseaux mobiles.
08:35Et dans ce contexte, protéger les données, protéger les transactions est fondamental, et bien entendu ça fait partie de notre
08:42ADN.
08:43Et lorsqu'on envisage cet enjeu de souveraineté, ça commence par notre propre souveraineté,
08:49c'est-à-dire la maîtrise des technologies que l'on va livrer à nos clients.
08:53Et pour ce faire, on a d'une part, en termes de conception des produits,
09:00on travaille en anglais, on dirait du privacy ou security by design.
09:04On travaille dans des conceptions qui sont sécurisées par elles-mêmes.
09:10Et donc, on va commencer à développer des produits.
09:13On développe par exemple nos composants électroniques.
09:15Vous avez une carte à puce, Idemia.
09:16Dans la majorité des cartes à puce, on a nos composants électroniques.
09:20Donc, on conçoit les composants électroniques et on maîtrise la chaîne de valeur,
09:23de bout en bout, de la conception du composant électronique,
09:25jusqu'à sa livraison à un client.
09:28Ça peut être un client d'une banque.
09:31Une banque, ça peut être un opérateur télécom.
09:33Et toutes les opérations qui sont effectuées dans cette phase-là
09:36sont totalement maîtrisées par Idemia.
09:39Ça veut dire que les crises géopolitiques qui se sont enchaînées
09:41n'ont pas eu d'impact sur votre activité, dans cette partie-là en tout cas ?
09:45Les crises géopolitiques ont forcément façonné, en tout cas,
09:49la manière dont on réfléchit, puisque ce sujet de souveraineté
09:54est bien entendu en écho avec les crises géopolitiques,
09:58en écho également avec les sujets d'impact et de RSE.
10:02Ça n'a fait que conforter, je dirais, la tendance que l'on avait vue venir
10:08et l'orientation que l'on avait prise.
10:10On a par exemple ouvert il y a deux ans une nouvelle usine en Bretagne
10:15pour fabriquer des cartes à puces,
10:17qui est plus importante et plus moderne que la précédente,
10:20donc pour réancrer et confirmer cet ancrage sur un territoire qui est l'Europe.
10:25Aujourd'hui, on a un ancrage dans plusieurs géographies du monde
10:29pour localiser nos productions à l'endroit où nos clients sont,
10:33justement pour favoriser d'une part ces problématiques de souveraineté,
10:37mais aussi limiter la distance de transport entre les produits et les clients
10:41et favoriser bien entendu les impacts environnementaux.
10:43Alors, il y a les cartes à puces, mais il y a aussi les données bancaires.
10:47Qu'est-ce qu'elles deviennent ces données ?
10:48Alors, les données bancaires, nous n'en traitons pas beaucoup.
10:51Néanmoins, nous les sécurisons.
10:53Nous les sécurisons à la fois les données bancaires du client
10:56qui sont sur la carte à puces,
10:58et bien entendu lors des transactions de paiement.
11:01Donc en général, quand nous traitons des données,
11:04elles sont effacées rapidement.
11:05Ce sont les établissements bancaires qui conservent, eux, les données.
11:09Par contre, nous, nous assurons,
11:11et nous mettons à la disposition des banques
11:13et des opérateurs télécoms pour les sujets liés à la téléphonie mobile,
11:18des solutions qui leur permettent de crypter leurs données
11:21et de se préparer aussi aux solutions de demain.
11:25Le post-quantum qui commence à être de plus en plus, je dirais, public.
11:31Le post-quantum qui arrivera dans les années 2030, 2035.
11:34Qu'est-ce qu'on appelle le post-quantum ?
11:36Ce sont des nouvelles technologies de calcul
11:38qui vont permettre d'aller plus vite pour certaines opérations de calcul,
11:46ça va permettre d'aller beaucoup plus vite.
11:48Dans certains cas, ça peut casser certains algorithmes de cryptographie.
11:52Et donc, on a travaillé pour anticiper cette évolution-là
11:57et mettre en place des solutions qui sont robustes
12:00à ce qu'on appelle le post-quantique,
12:02donc à l'air où l'ordinateur quantique arrive.
12:04Et donc, ça, c'est typiquement des solutions technologiques
12:07que l'on développe avec nos clients
12:11pour anticiper, je dirais, sur la protection des données
12:12et la sécurisation des opérations.
12:16Ça veut dire, juste pour bien comprendre,
12:17il y a des centres de données, vous opérez des centres de données
12:19ou ce n'est pas du tout vos métiers ?
12:20On opère des centres de données, oui.
12:22Est-ce qu'il faut qu'ils soient localisés à proximité des clients le plus possible,
12:26quand on parle de souveraineté ?
12:28Alors ça, pas forcément, et pas tous les centres de données.
12:32Donc, on essaie effectivement d'avoir des centres de données
12:36qui sont répartis sur les principales plaques géographiques,
12:39de manière à diminuer la dépendance par rapport aux distances
12:44et à optimiser l'efficacité.
12:48De la même manière, d'ailleurs, qu'on opère pour nos centres de production,
12:51puisqu'on a six centres de production, je dirais,
12:54assez équitablement répartis autour de la planète.
12:56Merci beaucoup, Yves Portallier.
12:58À bientôt sur Bsmart4Change.
13:00On passe au zoom de notre émission,
13:02la robustesse des PME au programme.
13:12C'est le zoom de ce Smart Impact.
13:14On parle de la robustesse des PME familiales avec Isabelle Custac.
13:18Bonjour.
13:18Bonjour.
13:19Bienvenue.
13:19C'est le titre de votre livre,
13:21préface signée Olivier Hamant,
13:23« La robustesse des PME familiales,
13:24si pratique pour durer et transmettre ».
13:26C'est une édition Contente A qui vient de sortir,
13:29il y a quelques semaines, ce livre.
13:31Alors, il y a un mot qu'on va employer tout au long de notre interview,
13:34c'est le mot « robustesse ».
13:35En préparant l'interview, je me dis « ok, robustesse,
13:38je vois à peu près ce que ça veut dire »,
13:39mais quelle définition vous donnez de ce mot ?
13:41Alors, est-ce que vous connaissez l'expression « business as usual » ?
13:45Bon, vous pouvez faire une croix sur cette expression.
13:48Désormais, le monde dans lequel nous vivons n'est plus « usual ».
13:50Il est durablement fluctuant.
13:53Et le caractère fluctuant du monde,
13:55c'est l'hypothèse centrale de la robustesse.
13:57Pour faire simple, pendant 80 ans,
13:59nous avons vécu dans un monde qui était en paix,
14:03prévisible,
14:04et on le pensait abondant en ressources.
14:06On a pu faire de la performance notre cible,
14:09avec des mots qu'on a adorés.
14:13Optimiser, gagner des points de marge, mondialiser.
14:16Sauf qu'aujourd'hui,
14:17et tous les matins,
14:19on ouvre la radio,
14:20il y a une nouvelle décision inattendue,
14:22une nouvelle guerre qui est déclenchée,
14:24une nouvelle ressource qui n'existe plus.
14:26Donc, ce monde, il est fluctuant,
14:28il est imprévisible et il est incertain.
14:30C'est Olivier Hamant, qui est un chercheur français,
14:33qui a introduit dans le débat public cette notion de robustesse,
14:36en s'inspirant du vivant,
14:37qui est son terrain d'action,
14:38et dit finalement,
14:40« regardons ce qui a le plus duré ».
14:42Parce que dans un monde fluctuant,
14:44c'est de ça dont on a besoin,
14:45des entreprises qui durent.
14:46C'est le vivant.
14:47Et le vivant, il est robuste.
14:49La robustesse, c'est quoi ?
14:50C'est la capacité d'un système
14:51à rester stable à court terme dans les fluctuations
14:53et viable à long terme dans les fluctuations.
14:56On voit bien le rapport avec l'entreprise.
14:59Ce dont on a besoin aujourd'hui,
15:00ce ne sont pas des entreprises
15:02qui performent ce trimestre.
15:04On a besoin d'entreprises
15:05qui durent,
15:06qui s'inscrivent durablement sur leur territoire
15:09et qui créent de la valeur dans le temps.
15:11Oui, je suis 100% d'accord avec vous.
15:13Et en même temps,
15:13on voit émerger à toute vitesse
15:16de nouveaux géants
15:17qui n'existaient pas il y a 10 ans, 5 ans,
15:20qui se retrouvent avec une capitalisation
15:22absolument gigantesque.
15:23Est-ce que ce n'est pas antinomique, finalement ?
15:25C'est deux mondes qui se côtoient malgré tout ?
15:29Oui, c'est deux mondes qui se côtoient.
15:30Olivier Hamon, il vous dirait
15:31que c'est le champ du signe
15:32du monde de la performance.
15:33Il est très optimiste, tout comme moi.
15:36Je dirais que,
15:38à la fois, on a des géants qui apparaissent
15:39et à la fois, on a des géants qui disparaissent.
15:42Le monde de la performance,
15:43a fragilisé tous nos systèmes
15:45sociaux, écologiques, économiques.
15:49Et aujourd'hui, nous n'avons plus
15:50de marge de manœuvre.
15:51C'est ce qui fait que ça disparaît
15:54aussi vite que ça apparaît.
15:55Tout le monde ne veut pas voir
15:57ce monde dans lequel on se trouve.
15:58Néanmoins,
15:59les entreprises familiales en particulier
16:02ont traversé les crises du Covid
16:04de 2008
16:04bien mieux que toutes les autres.
16:06Elles n'ont pas licencié,
16:08elles ont préservé les emplois,
16:09elles ont développé d'innovations.
16:10C'est à nous de choisir le modèle de société
16:13que nous voulons.
16:13Et moi, je porte cette idée
16:14que le modèle de société,
16:16et on est dans une année présidentielle,
16:17que nous devons choisir collectivement,
16:19c'est un modèle de société robuste.
16:20Et donc, c'est pour cette raison
16:21que vous intéressez au PME familial.
16:24Combien d'entreprises
16:29travaillées, rencontrées
16:30pour cette enquête
16:31et pour tirer ces six leçons,
16:33ces six pratiques
16:34dont on va parler ?
16:35J'en ai rencontré
16:35plus d'une quarantaine,
16:36plus des experts, évidemment,
16:38qui accompagnent ces entreprises
16:39et cette spécialité, quand même,
16:41de travailler en famille.
16:43Et j'en ai retenu huit
16:44qui sont dans l'ouvrage
16:45et qui ont vocation
16:46à servir de modèle.
16:47Pourquoi vous avez retenu celle-là ?
16:49Parce que je crois
16:50qu'un entrepreneur
16:52a besoin de sentir
16:53que ce qu'on lui propose,
16:54c'est opérant.
16:55Autrement dit,
16:56que c'est un chemin
16:57qui est empruntable.
17:00Se transformer,
17:01ça fait super peur.
17:02Surtout dans le monde fluctuant
17:04qu'on vit quotidiennement.
17:06Là, on parle de...
17:09Mon grand-père aurait dit
17:10de bon sens,
17:11très honnêtement.
17:12On parle de pratiques
17:13qui consistent à aller
17:15privilégier la pérennité
17:16sur la performance,
17:17conserver des marges de manœuvre,
17:20entretenir une diversité relationnelle,
17:22être capable d'adapter
17:23sa gouvernance,
17:24avoir un ancrage territorial fort.
17:26Somme toute...
17:27Oui, ce sont des évidences
17:28que vous êtes en train
17:29de nous décrire.
17:30Exactement.
17:30Mais c'est ce qui explique
17:32la robustesse des entreprises
17:33que vous avez choisies.
17:33Exactement.
17:34Parce qu'elles ont
17:35la transmission pour horizon,
17:37elles ne prennent pas
17:38les mêmes décisions.
17:40Ces huit entreprises
17:41que j'ai retenues,
17:42elles ont ce que j'appelle
17:44de la robustesse latente.
17:46Et tout mon travail
17:47au travers de cet ouvrage
17:48et de l'Académie de la robustesse
17:49que j'ai fondée,
17:50c'est vraiment d'accompagner
17:51ces entreprises
17:52à passer d'une robustesse latente
17:54à une robustesse délibérée.
17:56Parce que c'est seulement
17:57lorsqu'on a pris conscience
17:58des choses
17:58qu'on peut leur donner
17:59leur pouvoir.
18:01Elles ne réfléchissent pas
18:02quand elles décident
18:03d'avoir un investissement
18:04qui n'est rentable
18:05qu'à 15 ans.
18:06Elles ne se disent pas
18:07que ce n'est pas rentable
18:07assez vite.
18:08C'est quelque chose
18:09qui vient naturellement
18:10dans leur pratique.
18:11Quand elles décident
18:12de rester sur leur territoire,
18:14alors même que c'est très compliqué
18:15d'y recruter,
18:17d'y amener les collaborateurs,
18:19tout ça,
18:20c'est intrinsèque,
18:21c'est en elles.
18:21Mais si ça devient délibéré,
18:23si ça devient conscient,
18:25ça prend du pouvoir.
18:26Avec un enjeu
18:27qui est majeur,
18:28j'ai donné ce chiffre
18:30dans nos titres,
18:32dans les 10 ans à venir,
18:33une entreprise familiale
18:34sur deux
18:36devra être transmise.
18:37Est-ce qu'on se prépare
18:39à ça suffisamment ?
18:40C'est un enjeu
18:41qui n'est pas seulement français,
18:42c'est un enjeu européen.
18:45Et en réalité,
18:47moi je postule
18:47qu'une entreprise
18:49qui est robuste,
18:49elle est en permanence
18:50transmissible.
18:52Donc c'est là
18:52où le lien se fait.
18:53Et vous avez raison,
18:54et il y a une enquête
18:55BPI récente
18:56qui le redit,
18:57une entreprise sur deux
18:59familiale sera à transmettre
19:00dans les 10 ans
19:01et seulement une sur trois
19:03a priori y parviendra.
19:05Imaginez les dégâts
19:06que cela produit
19:07à l'échelle des territoires.
19:09Donc c'est urgent aujourd'hui
19:10de faire ce choix
19:11de l'entreprise familiale
19:12et de sortir des débats
19:14dont on a récemment
19:15encore entendu parler
19:17sur la valeur
19:18de la transmission
19:19et cette dimension-là.
19:20regardez le service
19:22écosystémique
19:23que rendent
19:23ces entreprises
19:24et le modèle
19:26qu'elles représentent.
19:27Quand une entreprise
19:28comme Clinitex
19:29avec Edouard Pic
19:30invente le seuil
19:31de prospérité,
19:33c'est un exemple
19:34à suivre, quand une entreprise
19:36comme le groupe Muller
19:37en l'espace de 20 ans
19:38rachète une vingtaine
19:40d'entreprises,
19:40passe toutes les crises,
19:41ne licencie jamais
19:42à même des territoires
19:43qui viennent le chercher
19:44en disant
19:45on a une entreprise
19:46on aimerait que vous la repreniez,
19:47ça a du sens.
19:48Quand une entreprise
19:49comme Vever
19:50fait renaître
19:52par la voix
19:53et la main
19:54des petits-enfants,
19:56une entreprise
19:56qui était restée
19:57dormante pendant 40 ans
19:59et en fait
19:59une entreprise
20:00à mission
20:01pour que la valeur
20:02de l'entreprise
20:03demeure inscrite
20:04et ses principes
20:05dans les statuts.
20:07Ça a du sens.
20:08Lorsqu'une entreprise
20:09comme Love & Green
20:10qui est ce qu'on appelle
20:11une fabless
20:12c'est-à-dire
20:12fait des couches écologiques
20:14en l'occurrence
20:15avec des produits naturels
20:16on en a besoin
20:17pour nos enfants
20:17on est d'accord
20:18quand elle travaille
20:19avec son fournisseur
20:21et qu'elle devient
20:22son centre de R&D
20:23elle ne se dit pas
20:24je suis dépendante
20:25elle crée
20:26une nouvelle interdépendance.
20:28La robustesse
20:29c'est vraiment passer
20:30de l'abondance
20:30de biens
20:31à l'abondance
20:31de liens
20:32et je crois
20:33qu'on a besoin de ça.
20:34Est-ce qu'il y a
20:34une réponse publique
20:37gouvernementale
20:37à cet enjeu
20:37de la transmission ?
20:39Alors
20:39l'enjeu de la transmission
20:41aujourd'hui
20:41il est beaucoup traité
20:42par BPI
20:43avec notamment
20:44sur les entreprises
20:45familiales
20:46des parcours
20:47liés à la gouvernance
20:48parce qu'il faut
20:48quand même reconnaître
20:49qu'il y a
20:51une dimension humaine
20:53émotionnelle
20:53de lien
20:54de sang
20:55qui vient
20:56jouer un rôle majeur
20:58et il y a
20:58aujourd'hui aussi
21:00au sein
21:00de différentes écoles
21:02des parcours dédiés
21:04moi je suis issue
21:05de l'ESCA
21:05par exemple
21:06il y a une chaire
21:07dédiée aux entreprises
21:08familiales
21:08mais aujourd'hui
21:09je ne crois pas
21:10qu'il y ait de lien
21:11qui soit fait
21:11entre cette dimension
21:13de robustesse
21:14et cette capacité
21:15à être transmissible
21:16il y a aussi
21:17je crois
21:18un changement
21:18de génération
21:19on a aujourd'hui
21:20des générations
21:21qui quand elles voient
21:22leurs parents
21:23pardonnez-moi l'expression
21:24se tuer
21:25elles attachent
21:25toute leur vie
21:26et bien ça ne suffit pas
21:28de savoir qu'elles portent
21:29un héritage
21:30pour avoir le souhait
21:31d'avoir cette vie là
21:32donc c'est nécessaire
21:34de réenchanter tout ça
21:35c'est l'une des raisons
21:36pardon de vous interrompre
21:36pour lesquelles
21:38il y aura une entreprise
21:39sur trois
21:39qui ne sera pas transmise
21:40parce que la génération
21:41suivante n'a pas forcément
21:43envie de se mettre
21:44dans les pas
21:44de ses parents
21:46ou de ses grands-parents
21:46Absolument
21:47il y a cette raison là
21:48il y a le fait que
21:50souvent
21:50comme cette fameuse
21:52robustesse
21:52n'est pas nommée
21:54elle ne peut pas
21:55être transmise
21:56prenons l'exemple
21:57d'un dirigeant
21:57parce que dans l'ouvrage
21:59j'emploie
22:00je mets
22:01dans le même sac
22:02entre guillemets
22:02les entreprises familiales
22:03et celles que j'appelle
22:04la visée familiale
22:05donc les entrepreneurs
22:06de première génération
22:07qui n'ont pas l'intention
22:08de vendre
22:08mais qui ont l'intention
22:09de transmettre
22:10toujours cette idée
22:10avoir la transmission
22:12pour horizon
22:12et il y a aussi
22:14le fait que souvent
22:15on va avoir des dirigeants
22:16qui ne vont pas
22:16faire l'effort
22:17de formaliser
22:17ce qui a fait
22:18intrinsèquement
22:19le succès
22:20de l'entreprise
22:20et qui vient d'eux
22:21il y a un peu
22:22un côté égo aussi
22:23et quand on travaille
22:25sa robustesse
22:25on fait l'effort
22:26de venir mettre
22:28des mots
22:29mettre des méthodes
22:30mettre des organisations
22:32et surtout
22:33de coopérer
22:34avec l'ensemble
22:34des parties prenantes
22:35d'une certaine manière
22:36on perd du pouvoir
22:38mais on gagne en puissance
22:39oui parce que ça marche
22:40dans les deux sens
22:41il peut y avoir
22:41la génération suivante
22:43qui hésite
22:44à prendre le relais
22:45mais aussi la génération
22:46qui a créé l'entreprise
22:47qui n'est pas prête
22:48à passer la main
22:49oui et puis parfois
22:50il y a l'équipe
22:51qui n'accorde pas
22:52sa confiance
22:54à la nouvelle équipe
22:56qui arrive
22:57il y a un exemple
22:58que j'ai pris
22:59dans le livre
22:59qui est EPI
23:00qui est un exemple
23:01que j'adore
23:02Claude Groseille
23:03et Dominique Giordano
23:04ont monté cette entreprise
23:05dans l'ingénierie
23:06dans le Val-de-Marne
23:07en 1994
23:08dès 2024
23:09il commençait
23:10à ouvrir le capital
23:11au manager
23:13et à force
23:14d'un travail
23:14de mise à jour
23:15de l'identité
23:16des valeurs
23:17et du projet
23:17ça fait déjà
23:1910 ans
23:19qu'il prépare
23:20la succession
23:21de l'entreprise
23:22aux salariés
23:24donc voyez
23:25cette idée
23:25de transmission
23:26oui et ce n'est pas
23:26forcément quelqu'un
23:27dans la famille
23:28qui va reprendre
23:28l'entreprise familiale
23:29et ce sont
23:30les salariés
23:30qui ont décidé
23:31parce que c'est une entreprise
23:32qui fonctionne très bien
23:33qui aujourd'hui
23:33fait 170 salariés
23:35et ce sont eux
23:36qui ont décidé
23:37que les patrons
23:38ne devaient pas saisir
23:39les opportunités régulières
23:41de grands groupes
23:41qui voulaient les racheter
23:43donc là
23:44on voit
23:44ces 15 ans
23:46de préparation
23:46minimum
23:47et en 2032
23:49seulement
23:49l'entreprise
23:51sera intégralement gérée
23:52par deux personnes
23:53qui aujourd'hui
23:53sont déjà
23:54les DG adjoints
23:55et qui sont déjà
23:57à l'oeuvre
23:57donc voyez
23:58la transmission
23:59c'est aussi
24:00accepter de faire différemment
24:02vous parlez
24:02de richesse
24:03des liens
24:04plutôt que
24:04d'abondance
24:05de biens
24:06la richesse
24:07des liens
24:07c'est une caractéristique
24:08de ces entreprises
24:10de ces PME familiales
24:11dont on parle
24:11c'est vraiment
24:12une caractéristique
24:13de ces entreprises
24:13familiales
24:14parce que
24:16elles instaurent
24:17intuitivement
24:18ce qu'on appelle
24:18de la loyauté
24:20la loyauté
24:21ça se construit
24:21avec le temps
24:22c'est un des éléments
24:23centraux du vivant
24:24la lenteur
24:25la redondance
24:26l'hétérogénéité
24:27ce sont des principes
24:28du vivant
24:29et bien le vivant
24:30habite les entreprises
24:31familiales
24:32la plupart du temps
24:32quand on est
24:33un entrepreneur
24:34familial
24:34on s'installe
24:35là où on vit
24:36donc est-ce qu'on réfléchit
24:38est-ce qu'on réfléchit
24:39à se dire
24:40est-ce que c'est le bon endroit
24:41en termes de mobilité
24:42en termes de recrutement
24:43on sait jamais
24:44au début
24:44on est deux
24:44on est trois
24:45puis finalement
24:45on est cinquante
24:47cet ancrage territorial
24:48il demeure
24:49et il y a une réciprocité
24:50qui s'installe
24:51parce qu'il est autant
24:52de l'intérêt du territoire
24:54que l'entreprise
24:55performe
24:55que de l'intérêt
24:56de l'entreprise
24:57que le territoire
24:58performe
24:58et là on retrouve
24:59une dimension
25:00de la robustesse
25:00elle est systémique
25:01une entreprise
25:02ne peut pas être robuste
25:03sur un territoire
25:04qui ne l'est pas
25:04et inversement
25:05c'est d'ailleurs pour ça
25:06que ce sont les travaux
25:08que j'ai entamé maintenant
25:09c'est-à-dire d'aller voir
25:09les territoires
25:10pour aller finir
25:12ce triptyque
25:12robustesse
25:13territoire
25:13et entreprise familiale
25:14merci beaucoup
25:16Isabelle Cussac
25:17la robustesse
25:18des PME familiales
25:19voilà ce livre
25:20qu'on a déjà vu
25:21évidemment
25:22pendant l'entretien
25:23publié aux éditions
25:24contenta
25:25je vous dis à bientôt
25:25sur ce plateau
25:27c'est l'heure du
25:27grand entretien
25:29de ce Smart Impact
25:30avec Isabelle Giordano
25:31la déléguée générale
25:32de la fondation
25:33BNP Paribas
25:38Prêt pour l'impact
25:39c'est la question
25:40vous le savez
25:40que je pose
25:41tous les jours
25:41à une personnalité
25:42qui compte
25:43dans notre économie
25:44dans notre société
25:45et j'ai le plaisir
25:46de recevoir Isabelle Giordano
25:48bonjour
25:48bonjour
25:48bienvenue
25:49vous êtes déléguée générale
25:50de la fondation
25:51BNP Paribas
25:52on va commencer par
25:53une question toute simple
25:53de présentation
25:54de cette fondation
25:56quel est son champ d'action
25:58qu'est-ce qu'elle représente
25:59aujourd'hui ?
25:59Une des plus anciennes
26:00fondations en France
26:01déjà ça donne un petit peu
26:01la taille
26:02donc c'est vrai qu'on a
26:03l'avantage
26:03de l'expérience
26:04plus de 40 ans
26:05derrière nous
26:06avec une seule obsession
26:07c'est l'égalité des chances
26:08la jeunesse
26:09qu'est-ce qu'on peut faire
26:09pour les générations futures
26:10et dans le monde actuel
26:11c'est vrai qu'on peut
26:12se poser cette question
26:13et puis on déploie ça
26:14en trois axes
26:15donc il y a la solidarité
26:16massivement
26:16c'est plus de 50%
26:17de notre budget
26:18qui est vraiment focalisé
26:19sur comment aider
26:20les jeunes aujourd'hui
26:21et ensuite on a
26:22une partie environnementale
26:24qui est vraiment précieuse
26:25aujourd'hui
26:25il s'agit de biodiversité
26:26et climat
26:27et une partie
26:27de mécénat culturel
26:28très engagée aussi
26:30donc voilà
26:31donc j'ai envie de dire
26:32que c'est l'innovation sociale
26:34qui nous intéresse
26:35et l'impact
26:35et les deux obsessions
26:36que nous avons tous les matins
26:37quand on arrive au bureau
26:38c'est déjà deux belles obsessions
26:39et on va les détailler
26:41mais c'est vrai que
26:42l'aspect culturel
26:43c'est le monde
26:45c'est votre monde
26:45d'une certaine façon
26:46qu'est-ce qui fait
26:47que vous avez basculé
26:49d'essayer de rejoindre
26:50la fondation BNB
26:51l'envie d'être utile
26:51l'envie d'impact
26:52c'est vrai que j'avais l'impression
26:53qu'avec un simple micro
26:54comme vous le faites Thomas
26:55tous les jours
26:56on peut être utile
26:57on peut donner des bonnes infos
26:58qui permettent aux gens
26:59de réfléchir
27:00et surtout d'agir
27:01mais j'avais l'impression
27:02qu'on pouvait faire
27:03encore un petit peu plus
27:04et puis après des années
27:05et des années
27:06passer effectivement
27:07soit derrière le petit écran
27:08soit derrière le micro
27:09avec France Inter
27:10j'avais envie de faire
27:11un peu plus
27:12et surtout je trouve
27:13qu'en France
27:13il y a encore beaucoup
27:14de choses à faire
27:14pour faire progresser
27:15le mécénat
27:16donc je me suis dit
27:16bon allez on essaye
27:17de mettre un petit peu
27:19un tout petit peu
27:20un petit peu d'eau
27:21dans le moulin
27:22et voir comment si ça peut
27:23tourner un peu
27:23dans le meilleur sens
27:24ça fait combien de temps ?
27:25ça fait 5 ans
27:26et quel bilan ?
27:26on peut faire un bilan
27:29alors une note
27:29vous me mettez une note ?
27:31non vous ?
27:31moi je mets une note
27:32effectivement
27:33sur l'immense capacité
27:35qu'ont les associations
27:36aujourd'hui en France
27:36à se transformer
27:37à faire justement
27:38de la transformation
27:39sociale environnementale
27:41après on voit
27:41qu'il y a des choses positives
27:42d'autres un peu moins
27:43on voit que c'est un milieu
27:44qui est très actif
27:45on le sait
27:46c'est 12% du PIB
27:47c'est le pays d'Europe
27:49d'ailleurs en France
27:50où il y a le plus grand
27:50nombre de bénévoles
27:5120 millions de personnes
27:52qui se retroussent les manches
27:53pour faire des choses
27:54comme ça
27:54dans un monde non marchand
27:55et on a besoin de ça
27:56quand même là aussi
27:57dans le monde d'aujourd'hui
27:58donc il y a des choses
27:59comme ça très positives
27:59c'est un milieu où il y a
28:00beaucoup d'innovation sociale
28:01beaucoup de jeunes
28:02qui sortent justement
28:02de Paris Agrotech
28:04d'HEC
28:04de l'ESSEC
28:05de Sciences Po
28:05et qui ont envie
28:07pas forcément de bosser
28:08dans des grandes entreprises
28:09mais de se dire
28:09voilà je vais essayer
28:10moi aussi d'avoir
28:11des questions que je me suis posées
28:12moi sur le tard
28:12d'être utile
28:13d'être utile
28:14donc ça c'est vraiment bien
28:15on a vraiment des femmes
28:16des hommes très engagés
28:17des gens aussi
28:18qui sont dans les entreprises
28:19et qui font du mécénat
28:19de compétences
28:20c'est important
28:21je le vois tous les jours
28:22moi chez BNP Paribas
28:22il y en a vraiment
28:23des centaines et des centaines
28:25donc ça c'est important
28:26et puis après
28:27on va se dire
28:27que par rapport aux Américains
28:28aux Anglais
28:29il y a un petit peu moins
28:30de recherche d'impact
28:31donc il y a peut-être
28:31des progrès à faire
28:32mais c'est surtout
28:33pour moi la clé
28:34c'est de créer
28:34des nouvelles alliances
28:35de se dire voilà
28:36il y a le monde du privé
28:37il y a le public
28:38qui souffre un peu
28:39il y a de moins en moins
28:39de subventions
28:41de politique publique
28:42capable de répondre
28:42l'État n'est plus là
28:43l'État providence
28:44ça se trouve
28:44est même en train de disparaître
28:46donc du coup
28:47il faut créer
28:47des alliances privées
28:49publiques
28:49sociétés civiles
28:51citoyens
28:51et ça
28:52il y a vraiment
28:52un beau chantier
28:53on ne peut le faire
28:53qu'ensemble
28:54et je voyais
28:54vos précédents invités
28:55on peut le faire
28:56avec des fondations familiales
28:57des entreprises familiales
28:59on peut le faire
28:59avec des gens
28:59qui sont à la recherche
29:01dans toutes les boîtes
29:01avec la RSE
29:02d'inclusion
29:04d'une certaine manière
29:05et voilà
29:05donc ça
29:06c'est tous ensemble
29:07qu'on y arrivera
29:07on va détailler
29:08ces différentes actions
29:09mais là
29:10déjà je rebondis
29:11ce que vous venez de dire
29:12ça veut dire
29:13que dans le fonctionnement
29:13de la fondation BNP Paribas
29:14vous allez chercher
29:16forcément des partenaires
29:17vous êtes rarement
29:18les seuls
29:19à activer
29:20un plan
29:22une action
29:22une aide
29:23c'est même devenu
29:23un principe aujourd'hui
29:24pour bien agir
29:25on n'agit pas seul
29:26on ne va jamais seul
29:27dans un combat
29:28donc on essaye toujours
29:29d'agir en coalition
29:30c'est vraiment
29:30on a remarqué
29:31que c'était une des clés
29:31quand même du succès
29:32donc on va chercher
29:33des partenaires
29:34chez AXA
29:35chez L'Oréal
29:35chez Kering
29:36etc
29:37je ne veux pas
29:37toutes les citer
29:38mais c'est vrai
29:38que suivant les sujets
29:39c'est pas seulement leur argent
29:40c'est leur expertise
29:41c'est leur expertise
29:42leur manière de faire
29:43leur cible
29:44et on essaye d'avoir
29:46un maillage territorial
29:47donc je parlais de la jeunesse
29:48par exemple
29:48si on se dit
29:49on veut qu'il y ait plus
29:50de jeunes mentorés
29:51parce qu'on sait
29:52qu'on a remarqué
29:52que ça ça marche
29:53on parle toujours d'impact
29:54un jeune
29:55qui n'a pas le capital social
29:57qui n'a pas de livre chez lui
29:57qui habite dans un petit deux pièces
29:59où ils sont à neuf
30:00etc
30:00où il y a du bruit
30:01il ne peut pas faire ses devoirs
30:02c'est sûr que s'il est aidé
30:03et mentoré
30:04il va plus réussir
30:05et tous les chiffres le prouvent
30:06il a 92% de chances
30:08de plus d'avoir son bac
30:09et souvent il l'a avec mention
30:10donc ça ça marche
30:12donc on s'y met à plusieurs
30:13si je parle de biodiversité et climat
30:15là aussi parfois
30:16on cherche
30:16on a fait avec la fondation Gates
30:17notamment un très beau projet
30:19pendant des années
30:19qui aidait à l'émergence
30:21d'une nouvelle génération
30:22de scientifiques en Afrique
30:23parce qu'on sait
30:24que ce sont
30:24effectivement souvent
30:25les femmes en Afrique
30:27qui sont leaders
30:27qui sont sur le terrain
30:28ce sont elles
30:29qui font avancer
30:30la recherche
30:31sur le changement climatique
30:33et en fait
30:33on a financé un programme
30:35pour avoir de plus en plus
30:36de scientifiques
30:37hommes et femmes
30:38en Afrique
30:39dans certains pays
30:39et pour qu'ils puissent
30:40justement eux-mêmes
30:41prendre en charge
30:42et s'adresser
30:43et adresser ce problème
30:44vous évoquiez
30:45la baisse de subvention
30:46c'est pas seulement américain
30:48parce que c'est vrai
30:49que dès qu'il est arrivé
30:50au pouvoir
30:51Donald Trump
30:52supprime
30:53USL
30:54certains des programmes
30:55qui ont été redonnés
30:56à des agences de l'État
30:56enfin bref
30:57USL c'est des mannes
30:59d'argent
31:01qui ont disparu
31:02du jour au lendemain
31:02mais c'est vrai aussi
31:03de l'Europe
31:04c'est vrai aussi de la France
31:05vous le voyez
31:06dans les sollicitations
31:07d'où vous faites l'objet ?
31:08Énorme
31:09c'est-à-dire que là
31:09on est en train de vivre
31:09une crise totalement historique
31:11même une crise vraiment
31:12de plaque tectonique
31:14c'est-à-dire que vous me demandiez
31:14le bilan au bout de 5 ans
31:15mais là ce que je vois
31:16c'est qu'on n'a jamais vu ça
31:18c'est-à-dire qu'on est à un moment donné
31:19où il y a énormément de problèmes
31:20en plus il y a de nouveaux problèmes
31:23par exemple
31:23les fake news etc
31:25et par ailleurs
31:25il y a un désengagement total
31:27à la fois dans les pays
31:28et à l'international
31:29USAID
31:30l'aide américaine
31:30a baissé de plus de 80%
31:32donc là on est face
31:33à la Croix-Rouge
31:34on est face à Médecins Sans Frontières
31:35on est face à énormément
31:36de grosses ONG
31:38je pense au HCR aussi
31:39pour le problème des réfugiés
31:40ils sont en train de devoir
31:42licencier des milliers de personnes
31:43c'est pas des centaines
31:44c'est des milliers
31:45en France
31:45on a effectivement
31:46les politiques publiques
31:47vous voyez la dette
31:48que l'on a
31:48on ne peut plus
31:49vraiment frapper à leur porte
31:50et puis on a aussi
31:51dans les collectivités locales
31:53parfois ce sont même
31:53des choix politiques
31:55idéologiques
31:55des gens qui décident
31:56effectivement de retirer
31:57leur subvention
31:58là où ils mettaient
31:5950 000 euros
31:59ils n'en mettent plus que 5 000
32:01donc vous voyez
32:01ça fait vraiment
32:02de grosses difficultés
32:04à adresser
32:04dans un monde
32:05qui est en plus
32:06en train de basculer
32:07la bonne nouvelle
32:08c'est que très souvent
32:09on l'a vu pendant le Covid
32:10et pendant d'autres crises
32:11c'est que quand on connaît
32:12de telles crises
32:13structurelles
32:14conjoncturelles
32:15et bien c'est peut-être
32:16le moyen de trouver
32:16des opportunités
32:18et de nouvelles idées
32:18mais ça c'est l'optimisme
32:19qui vous parle
32:20c'est pas si simple
32:21bien sûr
32:22mais c'est peut-être
32:23le moment justement
32:23de se dire
32:25trouvons justement
32:26de nouvelles solutions
32:29on parle souvent
32:30enfin vous avez parlé
32:31juste avant
32:32effectivement
32:32de ce qu'on peut faire
32:33pour le climat
32:34on voit bien
32:34on arrive à des niveaux
32:35de pollution etc
32:37dramatiques
32:37dans les océans
32:38partout etc
32:39donc peut-être que là aussi
32:41justement
32:41il faut mettre
32:42plus d'argent
32:42la philanthropie
32:44au niveau mondial
32:45uniquement pour l'environnement
32:47c'est 6%
32:48la philanthropie totale
32:49donc c'est très peu
32:50le mécénat environnemental
32:51on pourrait l'appeler comme ça
32:52il est vraiment trop peu développé
32:54l'argent va beaucoup
32:55et c'est normal
32:56vers le fait de soigner
32:57les enfants en Afrique
32:58régler la malaria
32:59on a vu la fondation
33:00Gage
33:00j'en parlais tout à l'heure
33:01mais effectivement
33:01sur cette question là
33:02si seulement toutes les entreprises
33:04européennes se disaient
33:05on va faire comme avec le Covid
33:06on va tous mettre le paquet
33:07on va mettre vraiment
33:08beaucoup d'argent
33:08pour essayer de trouver
33:09des solutions
33:10pour régler le problème
33:11du dérèglement climatique
33:12et de l'érosion
33:13de la biodiversité
33:14rien que ça
33:14ça serait des décisions
33:16il faut des décisions fortes
33:18il ne faut pas juste
33:19effectivement quelques fondations
33:20c'est très bien ce qu'on fait
33:21c'est essentiel même
33:22mais il faut faire plus
33:23il faut effectivement
33:24prendre de grandes décisions
33:25et puis je parlais
33:26des dérives idéologiques
33:28on le voit en ce moment
33:29dans les débats au Sénat
33:30effectivement
33:30il y a des fondations
33:31qui sont ce qu'elles sont
33:32mais qui effectivement
33:33ont un projet politique
33:35très souvent marqué
33:36à l'extrême droite
33:36et effectivement
33:37bon ben il y a de la place
33:38c'est une démocratie
33:39on écoute tout le monde
33:40mais il faut aussi surveiller
33:41qu'est-ce qu'on veut faire
33:42avec le mécénat
33:43à quoi ça sert le mécénat
33:44je disais
33:45aider les générations futures
33:46aider les jeunes
33:47voilà faire en sorte
33:48qu'il y ait moins de pollution
33:49voilà ça me semble
33:50effectivement des sujets
33:51d'intérêt général
33:52il y a la question
33:52de l'intérêt général
33:53désolé d'aller là-dessus
33:54mais elle est fondamentale
33:56et aujourd'hui
33:57on ne sait plus
33:58qui fait de l'intérêt général
33:59les fondations
34:01souvent en font
34:02et prennent le relais
34:03alors on va parler
34:04tiens d'environnement
34:04on reviendra
34:05à la cohésion sociale
34:06après il y a ce programme
34:07notamment qui s'appelle
34:08Climate and Biodiversity
34:09alors de quel financement
34:11on parle
34:11et quel type de projet
34:13vous accompagnez ?
34:14alors ça fait plus de 15 ans
34:15qu'il existe
34:16et c'est vrai que c'est pas mal
34:16aussi de savoir que là aussi
34:17ça fait des années
34:18qu'il y a des chercheurs
34:19qui ont déjà un petit peu avancé
34:21on n'a pas attendu
34:21la crise récente
34:23je pense que c'est important
34:24aussi de savoir
34:25que c'est le plus gros
34:26programme de mécénat
34:26environnemental en France
34:27avec 7 millions d'euros
34:29il était de 6 millions
34:30auparavant
34:301 million de plus
34:32notamment quand il y a eu
34:33les problèmes
34:33avec la recherche américaine
34:34quand les chercheurs
34:35avaient moins d'argent
34:35ce qui est intéressant
34:37c'est de voir
34:37qu'on peut aider
34:38cette année
34:39il y a 11 chercheurs
34:40qui vont vraiment
34:41essayer d'avancer
34:42ce sont d'abord des chercheurs
34:44qui disent une première chose
34:45ils disent
34:45on a besoin de votre argent
34:46il n'y a pas assez d'argent
34:47quand on est à l'IRD
34:47ou au CNRS
34:48on les a sélectionnés
34:49avec un jury
34:50de scientifiques internationaux
34:52donc on sait
34:52qu'ils sont de haut niveau
34:54on sait qu'on a là
34:54moi c'est un chercheur
34:55qui me l'a dit
34:56c'est pas moi qui le dit
34:56on a les meilleurs programmes
34:58aujourd'hui de recherche
34:59sur la biodiversité
35:00et le climat
35:01avec ces 11 personnes
35:02ils sont basés
35:03un petit peu partout
35:04en Portugal
35:05en Espagne
35:05dans le sud de la France
35:07et ils travaillent
35:08sur différentes régions
35:09sur différentes géographies
35:10donc il y en a un
35:10qui par exemple
35:11bosse sur tout ce qui se passe
35:13dans le golfe du Sénégal
35:14il y en a un autre
35:14qui va bosser sur la Guinée
35:16un autre qui travaille
35:16sur la Méditerranée
35:17pour essayer de voir
35:19comment est-ce qu'on peut faire
35:19pour qu'il y ait
35:21moins de planctons abîmés
35:22moins de plastique
35:23la pollution des plastiques
35:24j'imagine que vous avez vu
35:25comme tout le monde
35:25ces images
35:26qui sont effrayantes
35:28pour essayer de voir
35:29ce qu'on fait
35:29avec les récifs coralliens
35:31on sait que c'est important
35:31c'est le poumon
35:32un des poumons de l'océan
35:34le corail
35:35voir comment est-ce qu'il peut être
35:36impacté, plus résilient
35:37voilà un petit peu
35:38la description
35:39de ces on-chercheurs
35:40et parmi les on-chercheurs
35:41bien sûr
35:41il y a des chercheuses
35:42j'espère bien
35:43qu'il y a des chercheuses
35:44et de l'importance
35:46j'ai vu que c'était important
35:46dans votre œil
35:47de promouvoir
35:48les femmes scientifiques
35:50c'est des thèmes
35:51dont on parle souvent
35:52dans cette émission
35:54alors là aussi
35:55vous avez le recul
35:55puisque ça fait 15 ans
35:56quel type de programme
35:57vous avez accompagné
35:58et où ils en sont aujourd'hui
35:59sur quoi ça débouche
36:01c'est de la recherche fondamentale
36:02ça peut déboucher
36:03sur des solutions
36:03très concrètes
36:04du concret
36:05qui sont à l'œuvre aujourd'hui
36:06on privilégie le concret
36:07je prendrais peut-être
36:08juste un exemple
36:08c'est Franck Courchand
36:09qui en plus
36:10sur LinkedIn
36:11il a récemment écrit
36:11qu'il avait été décerné
36:13il a eu le titre
36:13de meilleur chercheur au monde
36:15dans son domaine
36:15et son domaine
36:16c'est les espaces invasifs
36:18alors ça paraît être
36:18une expression comme ça
36:19un peu compliquée
36:20mais en fait
36:20vous savez quand il y a
36:21des guêpes qui arrivent
36:23des frelons asiatiques
36:24etc
36:24des insectes
36:25et ils sont de plus en plus nombreux
36:27vous savez avec le réchauffement
36:28de la planète
36:28ce sont des dérèglements
36:29et ça peut abîmer
36:32des champs de maïs
36:33des champs de culture
36:34de toutes sortes
36:35etc
36:35donc il a fait un calcul
36:37aussi très scientifique
36:38sur les coûts économiques
36:40de ce que ces dérèglements
36:42avec ces espèces invasives
36:44de tout ce que ça peut
36:44voilà
36:45et le fait de parler d'argent
36:47effectivement
36:47tout le monde s'est dit
36:48on va essayer de faire
36:49un programme
36:49pour lutter contre
36:50ce dérèglement
36:52lutter contre le fait
36:53qu'il y ait de plus en plus
36:54d'espèces invasives
36:54etc
36:55donc voilà
36:55le fait de faire des calculs
36:57de fournir de la data
36:58en fait
36:59si je résume ce programme
37:00ce qui est important
37:01c'est d'avoir de la data
37:02de l'information scientifique
37:03pour mieux agir ensuite
37:04et faire en sorte
37:06qu'on essaye de prendre
37:07les bonnes décisions
37:08si vous voulez peut-être
37:09que je sois peut-être
37:10encore plus explicative
37:11je peux vous prendre
37:11un autre exemple
37:12c'est Amandine Corny
37:13qui est une chercheuse
37:14qui est une des rares
37:15à travailler
37:15sur les arbres fruitiers
37:17et de voir
37:17on le sait
37:18on dit parfois
37:19qu'il n'y aura peut-être
37:19plus de champagne
37:20en Champagne
37:20mais il sera peut-être
37:21du coup dans le nord
37:23de la France
37:23et non plus en Champagne
37:24à cause justement
37:25de ce réchauffement
37:26les arbres fruitiers
37:27poussent différemment
37:28font des fruits différents
37:29etc
37:29donc c'est ce qu'elle
37:30est en train d'analyser
37:31et ses études
37:32très concrètement
37:33on l'espère
37:33d'ici 3, 4, 5 ans
37:35pourront faire en sorte
37:36qu'on puisse toujours
37:37cultiver des poires
37:38c'est important
37:39dans telle et telle région
37:40c'est important
37:41pour les agriculteurs
37:41il y a des appellations
37:42d'origine protégée
37:43par exemple l'abricot
37:44dans certains départements
37:46du sud
37:46qui vont peut-être
37:47disparaître
37:48parce que la sécheresse
37:49est telle
37:49qu'il va falloir
37:50changer de culture
37:51on parle de biodiversité
37:52de climat
37:52de l'influence
37:53du réchauffement climatique
37:54sur la biodiversité
37:56on parle aussi
37:56de conséquences économiques
37:58et bien sûr
37:58de conséquences
37:59sur notre santé
38:00voilà tout est lié
38:01et c'est ça qui est intéressant
38:02dans une recherche
38:02qui nécessite
38:04beaucoup d'argent
38:05c'est des programmes
38:05où effectivement
38:06chaque chercheur
38:06a plus de 500 000 euros
38:08pour travailler
38:08pendant 3-4 ans
38:09justement c'est là-dessus
38:10que je voudrais vous interroger
38:11maintenant
38:11parce que vous l'avez dit
38:12tout à l'heure
38:12le mécénat environnemental
38:13ça représente
38:14moins de 6%
38:14moins de 5%
38:15de la philanthropie mondiale
38:17et vous dites
38:17je vous cite
38:18plus que jamais
38:19la recherche scientifique
38:19a besoin d'un appui solide
38:20au travers d'alliances
38:21du secteur public
38:22et privé
38:23pour mener
38:24à bien ses travaux
38:25c'est là-dessus
38:25que je voudrais
38:26qu'on se concentre
38:26l'alliance du secteur public
38:27et privé
38:28là en l'occurrence
38:29les programmes
38:31les chercheurs
38:31ou les scientifiques
38:32que vous accompagnez
38:34ils sont financés
38:36par le secteur public
38:37mais sans l'argent privé
38:39qu'est-ce qui leur arriverait ?
38:41Les programmes s'interrompraient
38:42ou ils mettraient
38:43beaucoup plus de temps ?
38:44Ils mettraient plus de temps
38:46ou alors
38:46ils n'aboutiraient pas
38:47ils n'accéleraient pas
38:48enfin moi ce que j'aime bien
38:49dans l'idée
38:49d'une fondation
38:50et du mécénat
38:51c'est que ça joue
38:51un rôle d'incubateur
38:52et d'accélérateur
38:53c'est vraiment le levier
38:54qui va permettre
38:55justement à un chercheur
38:56de se dire
38:56bon moi je voudrais
38:57vraiment arriver à ça
38:58dans tant de
38:58en deux ans
38:59et bien on lui permet
39:01parce que malheureusement
39:02il n'y a pas assez d'argent
39:03mais ce qui est bien
39:03c'est de se dire
39:03c'est pas grave
39:04s'il n'y a pas assez d'argent
39:05au CNRS
39:06ce qui est bien
39:06c'est de se dire
39:06on va faire des coopérations
39:07il faut peut-être
39:08dans l'esprit
39:10peut-être français
39:11se dire
39:12arrêtons peut-être
39:13avec des préjugés idéologiques
39:14de se dire que
39:15voilà
39:15c'est impossible
39:16que l'éducation nationale
39:17et les laboratoires publics
39:19ne puissent pas travailler
39:20avec le privé
39:20le privé n'est pas l'ennemi
39:22l'entreprise privée
39:23n'est pas l'ennemi
39:24le patron n'est pas une figure
39:25comme ça
39:26voilà
39:26qu'on résume à deux
39:27trois grands patrons français
39:28en se disant
39:28mon dieu etc
39:29et c'est vrai que si on prononce
39:30le mot philanthrope
39:32ou philanthropie
39:32parfois on a des images
39:33un peu et des préjugés
39:34négatifs qui arrivent
39:35donc voilà
39:36moi je donne ces exemples
39:37pour montrer à quel point
39:38ça peut avoir un impact
39:39dans la vie quotidienne
39:40de chacun
39:40on parle de science
39:41c'est presque
39:42un engagement politique
39:43quand on entend
39:44Donald Trump
39:45à la tribune des Nations Unies
39:46dire que le réchauffement climatique
39:48c'est l'arnaque du siècle
39:50soutenir les scientifiques
39:51c'est faire de la politique
39:52exactement
39:53mais de toute façon
39:53tout est politique
39:54on le sait
39:55même ce que vous faites
39:55en ce moment même
39:56interviewer ces politiques
39:57mais c'est vrai qu'on parle
39:58d'intérêt général
39:59quand on parle de politique
40:00c'est au sens
40:01effectivement faire
40:01de la grande politique
40:02ou de la politique
40:03oui mais les attaques
40:04contre la science
40:04elles sont autrement
40:05plus importantes
40:06et elles viennent
40:07d'autrement plus hauts
40:08en termes de pouvoir
40:10et de caisse de résonance
40:11qu'avant
40:12mais est-ce qu'un homme politique
40:13a seul le pouvoir ?
40:14non
40:14il y a le pouvoir économique
40:15c'est pour ça
40:16que ce qui se passe
40:16dans les entreprises privées
40:17est important
40:18quand elles décident
40:18de faire du mécénat
40:19et de mettre de l'argent
40:20effectivement
40:22pour s'occuper
40:22de l'intérêt général
40:24et du bien commun
40:24c'est important
40:25par rapport à ce que peut décider
40:27un président
40:27ou un homme politique
40:28qu'il soit président de région
40:29ou président d'un pays
40:30ce qui est intéressant
40:31c'est de voir
40:32le poids qu'on peut avoir
40:33et effectivement
40:34comment on peut faire bascule
40:36comment on peut faire levier
40:37et moi je crois
40:38qu'effectivement
40:38bien sûr je ne suis pas naïve
40:39bien sûr que c'est compliqué
40:40mais c'est pour ça
40:41qu'on a décidé de mettre
40:42un million d'euros supplémentaires
40:43en se disant
40:44qu'il y avait des chercheurs américains
40:45qui aujourd'hui
40:45ne peuvent plus faire leur recherche
40:47ils nous alertent en ce moment
40:48on est en contact
40:49avec tous les centres
40:50de recherche américains
40:51ils nous disent
40:51le prochain Covid
40:52ça va être compliqué
40:53s'il y a une prochaine pandémie
40:54et on sait que les zoonos
40:55sont là
40:56sont classifiés
40:57dans les principaux problèmes
40:59qui risquent de nous arriver
41:00effectivement
41:01il n'y aura pas
41:02les mêmes possibilités
41:03aux Etats-Unis
41:03donc c'est à l'Europe
41:04aujourd'hui
41:05de se préoccuper
41:06justement de cette souveraineté scientifique
41:08de la même manière
41:08qu'elle se préoccupe
41:09de sa défense
41:10et de sa souveraineté alimentaire
41:11c'est un sujet
41:12vraiment fondamental
41:13et de mettre juste
41:14un million d'euros
41:14c'est formidable
41:15mais c'est toujours pas suffisant
41:16c'est pour ça que j'en appelle
41:18vraiment à chaque grande entreprise
41:20et même les entreprises familiales
41:21chacun peut mettre au pot
41:22que l'on mette
41:2310 000
41:2450 000
41:24ou 1 million d'euros
41:25pour le mécénat environnemental
41:27c'est fondamental aujourd'hui
41:28et il faut s'adresser pour ça
41:29par exemple
41:30à la Fondation de France
41:31qui est un organisme
41:32qui fédère
41:33qui chapote
41:33c'est pas de dire
41:34tiens
41:35on va donner plus
41:36avec les Paribas
41:36ou je ne sais quoi
41:37non mais il faut vraiment
41:38agir collectivement
41:40vraiment dans un souci
41:41de bien commun
41:41et il y a urgence
41:42moi ce que je dis
41:43c'est qu'il y a urgence
41:44il faut tirer la sonnette d'alarme
41:45on va parler de récits
41:47de nouveaux récits
41:48ou de nouveaux imaginaires
41:49et il y a une tradition
41:50dans cette émission
41:51c'est que l'invité du grand entretien
41:52pose une question
41:53à celui ou celle
41:53qui va lui succéder
41:55la semaine suivante
41:56c'est Anne-Catherine Péchineau
41:57la patronne d'Izikage
41:59qui vous pose cette question
42:01Bonjour Isabelle
42:02dans le cadre de Venfouc-sur
42:03à la BNP Paribas
42:05vous soutenez depuis
42:05nombreuses années
42:06des démarches de mécénat fortes
42:08notamment en faveur
42:09de l'environnement
42:10quel rôle attribuez-vous
42:12aujourd'hui à l'art
42:13et en particulier au cinéma
42:14dont vous êtes familière
42:16dans la conduite du changement
42:17face aux enjeux environnementaux
42:18est-ce que vous pensez
42:19que la création artistique
42:20puisse faire émerger
42:21de nouveaux récits narratifs
42:23qui seraient capables
42:24de transformer durablement
42:25nos représentations
42:26nos imaginaires
42:27et in fine
42:28nos comportements
42:30de consommation
42:32la réponse est oui
42:33trois fois oui
42:35et effectivement
42:35c'est aussi pour ça
42:36que j'aime le cinéma
42:37et la télé
42:38je pense qu'effectivement
42:39ça peut avoir une influence
42:40une sorte de soft power
42:43sur nos comportements
42:44au quotidien
42:45mais aussi sur
42:46nos préjugés
42:47peut-être nos biais cognitifs
42:48et je pense qu'effectivement
42:50raconter le monde
42:51raconter pas seulement
42:52les dangers
42:52que court le monde
42:53en ce moment
42:54mais raconter aussi
42:54les solutions
42:55raconter comment on peut
42:56le transformer
42:57comment chacun peut être acteur
42:58je pense que c'est important
42:59je prendrais des films
43:01voilà des exemples
43:02les films de ce qu'on fait
43:03Mélanie Laurence et Rélion
43:04avec Demain
43:05par exemple
43:05sur toutes les innovations
43:06même dans l'éducation
43:07et puis effectivement
43:08bien sûr on connaît
43:09les grands films
43:10Al Gore etc.
43:11qui nous ont alerté
43:12donc je pense que c'est important
43:13aujourd'hui
43:13de s'appuyer sur le monde
43:15des récits
43:15et le faire bien sûr
43:16avec toutes les possibilités
43:17est-ce qu'on s'est trompé ?
43:18Est-ce qu'on a été
43:19trop anxiogène ?
43:20trop culpabilisateur ?
43:23même moi qui suis écolo
43:24j'allais plus voir
43:25les films qui nous faisaient flipper
43:27c'était fait avec des déversements
43:28de pollution etc.
43:30on a besoin d'être alerté
43:31mais on a surtout besoin
43:32de sentir qu'on a
43:33un esprit libre
43:35capable d'agir par soi-même
43:36c'est intéressant
43:37c'est comme dans l'éducation
43:38vraiment ce qu'on fait
43:39il y a beaucoup de gens
43:40avant nous
43:40à 5 colonnes à la une
43:41on disait que les journalistes
43:42étaient des instituteurs souriants
43:45mais effectivement
43:45c'est une belle définition
43:46oui non c'est une belle définition
43:48mais surtout
43:48pour reparler de 5 colonnes à la une ici
43:50mais je pense qu'effectivement
43:52il faut peut-être se dire
43:54que comme on élève un enfant
43:55l'idée c'est de lui
43:57de favoriser son esprit critique
43:58et de l'aider à réfléchir
43:59c'est ce qu'on fait tous
44:00on est là
44:00on donne des informations
44:01mais on aide surtout les gens
44:03à réfléchir
44:04et le cinéma
44:05avec toutes ces technologies
44:06aujourd'hui
44:06ce sont les plateformes
44:07ou passer par Netflix etc.
44:09HBO
44:09mais passer aussi par
44:10tout ce qui se passe sur Youtube
44:11je pense à Inoshtag
44:12ce qu'il a fait
44:13enfin voilà
44:13parler à un maximum de public
44:15pour les sensibiliser
44:16les aider à réfléchir
44:17c'est bien mieux
44:18que de faire juste
44:19le discours anxiogène
44:20on voit bien
44:21ça ne marche pas
44:21quand il n'y a que du discours anxiogène
44:23ça n'est plus suffisant
44:24ça c'est sûr
44:25et ça rejoint d'ailleurs
44:27cette question des nouveaux récits
44:30la désinformation
44:30dont vous parliez tout à l'heure
44:32je vais vous citer encore
44:32la désinformation
44:33constitue aujourd'hui
44:34un défi majeur
44:35pour la démocratie
44:35et la cohésion sociale
44:36au travers de notre programme
44:38Engagement citoyen
44:39et c'est de ça dont on va parler
44:40nous soutenons l'éducation aux médias
44:41et la lutte contre la désinformation
44:43ce programme
44:44ces programmes
44:45en quoi ils consistent
44:45et pourquoi vous avez décidé
44:47de les activer en quelque sorte
44:48en fait l'idée
44:50j'ai créé un laboratoire
44:51d'exploration
44:52et d'innovation
44:53dans la fondation
44:54il y a quelques temps
44:54il y a 2-3 ans
44:55en se disant
44:56on va explorer un peu
44:57les défis de demain
44:58l'idée c'est de travailler
44:59au changement systémique
45:00c'est le fameux
45:01on ne va pas seulement
45:01donner du poisson
45:02on va apprendre à pêcher
45:03donc qu'est-ce qu'on pourrait faire
45:04pour demain
45:05pour changer les habitudes
45:07mais surtout
45:07quels sont les prochains défis
45:08de demain
45:09donc on a créé ce laboratoire
45:11et on a bien vu
45:12tout de suite
45:13dans les grands dangers
45:15il y avait la lutte
45:16contre la désinformation
45:17les fake news
45:18et c'est vrai que je crois
45:19que dans les dernières études
45:20de Davos
45:22la pollution
45:22l'environnement
45:23etc
45:23la guerre
45:24tout ça arrivait
45:25dans les 5 premiers dangers
45:26mais aujourd'hui
45:28la lutte contre
45:29les fake news
45:30apparaissent
45:31dans les 4-5 premiers dangers
45:33donc c'est
45:34effectivement
45:35quelque chose
45:35qu'on a voulu prendre
45:36en considération
45:37parce qu'en plus
45:37les fake news sont partout
45:38il y a les fake news scientifiques
45:40les platis etc
45:41aujourd'hui vous pouvez croiser
45:42quand même des élèves de 5ème
45:43qui vous disent
45:43la terre est plate
45:44etc
45:44c'est quand même spécial
45:46il y a un vrai danger
45:47de santé publique
45:47sur les vaccins
45:48danger partout sur les vaccins
45:49et les fake news
45:51effectivement au niveau de la politique
45:52au niveau de la cohésion sociale
45:54etc
45:54donc on le voit
45:55les fake news sont partout
45:56elles mettent en danger aussi
45:57les entreprises
45:58le monde économique
46:00est perturbé par tout cela
46:01et donc du coup
46:02on s'est dit
46:02on va essayer de choisir
46:04une ou deux ou trois
46:05très bonnes associations
46:06là aussi
46:07on va chercher l'impact
46:08l'innovation
46:10et on a identifié
46:11notamment
46:11je ne peux pas toutes les citer
46:12mais Lumière
46:13sur l'info
46:14avec un journaliste
46:15qui travaille encore
46:17à TF1
46:17Damien Fleureau
46:18et je pense qu'il fait
46:18un travail exemplaire
46:19il a notamment
46:20un camion de l'info
46:21qui circule partout en France
46:22un petit camion jaune
46:23qui va dans les grandes villes
46:24mais également dans les petits villages
46:26expliquer
46:27ce qu'est l'information
46:27ce qu'est un journal papier
46:29il y a des gens
46:30qui découvrent
46:30ce qu'est un journal papier
46:31mais en tout cas
46:32expliquer la manière de faire
46:34et ça ne concerne pas
46:35que les jeunes
46:35il y a beaucoup aussi
46:36de personnes de plus de 50 ans
46:38qui sont très sensibles
46:39aux fake news
46:40qui ne regardent que
46:40les réseaux sociaux
46:41et l'idée c'est d'aller
46:42vers une information juste
46:43et vérifier
46:44et de voilà
46:45c'est ce que je disais
46:45d'essayer de former
46:48je ne sais pas
46:49à peu près 5000
46:506000 jeunes citoyens
46:53éclairés pour le futur
46:54c'est un peu l'ambition
46:55parce qu'on essaye
46:56de chiffrer les choses
46:56et de se dire
46:57voilà si on peut arriver
46:58chaque année
46:58il y a un effet boule de neige
46:59chacun de ces citoyens formés
47:02va pouvoir passer
47:03les bons messages
47:03et j'ai cité Lumière sur l'info
47:04il y a bien sûr
47:05d'autres associations
47:07qui font ce très très bon travail
47:08mais elles ont besoin d'argent
47:09et elles ont besoin d'aide
47:10allez il nous reste
47:11moins de 5 minutes
47:12on va terminer avec
47:15la solidarité
47:15la cohésion sociale
47:16c'est 50%
47:18du budget de la fondation
47:19il y a notamment
47:19allez on va faire un focus
47:21ce projet banlieue
47:22qui fait de ses 20 ans
47:23et donc c'est une bonne raison
47:25de faire un bilan
47:25de quoi s'agit-il
47:26c'est quoi le projet banlieue
47:27alors c'est un programme
47:28qui est assez unique en son genre
47:29parce qu'il aide uniquement
47:30les associations de proximité
47:31donc l'idée c'est d'aider
47:32les toutes petites associations
47:34c'est pas forcément
47:34des gros montants
47:35donc là on est vraiment
47:36dans l'aide
47:36vous voyez c'est un peu
47:38dans les mailles du filet
47:39c'est là où l'état
47:40n'arrive pas toujours à aller
47:41dans tel et tel quartier
47:42dans telle et telle ville
47:43là où souvent
47:44il y a besoin de plus
47:45de cohésion sociale
47:45et c'est vraiment
47:46sur des axes très très simples
47:47le vivre ensemble
47:48la cohésion sociale
47:49l'éducation
47:50et l'insertion professionnelle
47:52c'est vraiment
47:52trois axes très très forts
47:54mais qui permettent
47:56comme me l'a dit un jeune
47:57un jour j'étais dans
47:57le quartier des Obiers
47:58à Bordeaux
47:59c'est un jeune qui travaille
48:00pour une association
48:01que j'aime beaucoup
48:01il s'appelle
48:02les déterminés
48:02et qui nous a dit
48:03voilà si notre association
48:04n'était pas là
48:05le quartier l'exploserait
48:06tout est dit
48:07et vraiment
48:08on est là pour ça
48:09pour essayer de les aider
48:10à faire le lien
48:11et faire en sorte
48:13qu'effectivement
48:13on vive un petit peu mieux
48:14tous ensemble
48:14et on améliore
48:15la vie quotidienne
48:16des gens qui vivent
48:17dans ces quartiers
48:17mais alors c'est très pointilliste
48:18avec un
48:19donc si c'est un peu d'argent
48:21un peu partout
48:22je vous donne les chiffres
48:23en 20 ans
48:23on a aidé plus de 1500 associations
48:25près de 2 millions
48:26de bénéficiaires
48:27donc c'est pointilliste
48:28mais en même temps
48:28c'est ce qui permet
48:29d'avoir de l'impact
48:30c'est les trous dans la raquette
48:31et c'est les trous dans la raquette
48:32parce que si on n'est pas là
48:32il n'y a personne d'autre
48:33souvent la mairie
48:34n'a pas assez d'argent
48:34pour les aider
48:35donc l'idée c'est d'aller là
48:36où il n'y a pas grand chose
48:37pas grand monde
48:38c'est un peu notre principe
48:39même d'action
48:40à la fondation
48:41quand je vous parlais
48:41de mécénat culturel
48:42on va souvent aller là
48:43où il y a très peu d'argent
48:44dans tel domaine culturel
48:46le hip hop
48:46la danse contemporaine
48:47le jazz etc
48:48donc ça c'est important aussi
48:50de se dire
48:50qu'il faut agir
48:51de manière effectivement
48:53très ciblée
48:54il y a vraiment
48:54une manière de faire
48:55de repérage
48:57avec une difficulté
48:58j'imagine
48:58comment vous les détectez
49:01et comment vous les contrôlez
49:03plus il y a d'associations aidées
49:05plus cette question
49:06doit se poser
49:07vous avez raison
49:08c'est un vrai sujet
49:08j'ai même envie de dire
49:09que c'est de plus en plus
49:10un sujet
49:11et vous pouvez faire confiance
49:12quand même à un banquier
49:13en général un banquier
49:14surveille toujours
49:14où va l'argent
49:15et à qui il est donné
49:16donc il n'y a pas un euro
49:18qui peut être donné
49:19à une association
49:19qui pratiquerait
49:21des malversations
49:22quelle qu'elle soit
49:22et comment vous les sélectionnez
49:24on se l'aide aussi de l'IA
49:25maintenant c'est nouveau
49:26avec l'IA
49:27on peut désormais aussi
49:28on s'appuie sur un chercheur
49:29Hugo Micheron
49:30pour ne pas le citer
49:30qui nous aide effectivement
49:32et qui fait un gros travail aussi
49:34grâce à l'IA
49:34de repérage
49:35de tout ce qui peut être
49:36effectivement extrémiste
49:38dans telle ou telle association
49:39comment vous les sélectionnez
49:40ce sont elles qui viennent à vous
49:41ce sont des élus
49:42des citoyens
49:44des clients
49:45ou des collaborateurs
49:47qui vous disent
49:47si à cet endroit là
49:48on peut être utile
49:48essentiellement des collaborateurs
49:50et c'est la force je pense
49:51de ce réseau
49:52de salariés
49:53dont je parlais
49:54très engagés
49:55des femmes
49:55des hommes
49:55qui sont sur le terrain
49:56et puis qui à force aussi
49:57effectivement
49:58il y en a certaines
49:58qui sont clientes
49:58pas toutes
49:59pas forcément
49:59c'est pas ça la logique
50:00mais en tout cas c'est de voir
50:01qu'est-ce qui se passe de bien
50:02dans le quartier
50:03et d'aller justement
50:04pointer, repérer
50:05eux ils font un truc bien
50:06et bien on va les aider
50:07et on va les aider à grandir
50:08et bien souvent
50:08en 20 ans
50:09on a pu voir telle et telle association
50:11je vous ai parlé d'été terminée
50:12mais je pourrais vous parler
50:13de Viens voir mon taf
50:14que vous connaissez peut-être
50:15puisque c'est aussi
50:16une ancienne journaliste
50:17il y a pas mal d'anciens journalistes
50:18quand même
50:19qui font de l'associatif
50:21Virginie Salmène
50:21qui effectivement
50:22avec Mélanie Taravant
50:23a réussi à aider ces jeunes
50:25qui n'ont aucune possibilité
50:26de faire des stages
50:27à part ce qu'on appelait
50:28à un moment donné
50:29en rigolant les stages kebab
50:30effectivement on essaye
50:31de faire en sorte
50:32qu'un jeune puisse sortir
50:32de son quartier
50:33pour avoir accès
50:34comme ceux qui sont bien dotés
50:37ceux qui ont le capital
50:38social et culturel
50:39on va essayer de leur en donner
50:40aussi à ceux
50:41qui n'en ont pas beaucoup
50:42et je pense que ça
50:43c'est important effectivement
50:44de voir à quel point
50:44ces petites associations
50:45de projets Morlieu
50:46ont grandi
50:47sont devenues aujourd'hui
50:48de très grosses structures
50:49Merci beaucoup Isabelle Giordano
50:51d'être venue nous présenter
50:52les actions
50:53Merci de mettre la lumière
50:54sur tous ces gens
50:54qui font des trucs chouettes
50:55Il y en a beaucoup
50:56et on essaye
50:58d'être dans cette démarche
51:00positive
51:00malgré le backlash
51:01malgré l'autour de le bâton
51:02montrer qu'il y a un mouvement
51:03de fond comme ça
51:04et qui continue d'avancer
51:05Et c'est aussi le contre-récit
51:06qu'il faut poser
51:07parce que si on ne parle pas fort
51:08d'autres parleront plus fort que nous
51:10pour dire des choses
51:11qui sont moyennement intéressantes
51:13Merci beaucoup
51:14et à bientôt
51:15sur Be Smart for Change
51:16On passe tout de suite
51:17à notre rubrique
51:17avec Startup et Innovation
51:25On parle de contraception masculine
51:28dans Smart Ideas
51:29avec Mathieu Gilquin
51:30Bonjour
51:30Bonjour Thomas
51:31Bienvenue
51:32Vous êtes le cofondateur
51:32de 37 degrés
51:33entreprise créée en 2024
51:35avec Gaël Burkley
51:36et avec quelle idée ?
51:38Alors l'idée
51:38c'est de développer
51:42une contraception masculine
51:43innovante
51:44qui est la contraception
51:45masculine thermique
51:46donc c'est une contraception
51:47qui consiste en fait
51:48à réchauffer les testicules
51:50de l'utilisateur
51:52avec son propre corps
51:53en fait
51:53on vient juste remonter
51:54les testicules au-dessus du scrotum
51:55pour augmenter leur température
51:56ça permet d'empêcher
51:57la production de spermatozoïdes
51:59donc c'est une contraception masculine
52:01qui a été développée
52:02déjà un petit peu
52:02dans les années 80-90
52:04au CHU de Toulouse
52:06qui est hyper efficace
52:07et qui est mise en oeuvre
52:07par pas mal d'hommes
52:08mais de manière vraiment
52:09complètement artisanale
52:10jusqu'à présent
52:10donc nous on a créé
52:12un dispositif
52:12un sous-vêtement
52:13qui permet
52:15de standardiser
52:16cette contraception
52:16de la rendre
52:17très largement accessible
52:18voilà
52:18et donc aujourd'hui
52:19on a développé le produit
52:20et on prépare
52:20des essais cliniques
52:21donc vous en êtes
52:22à cette phase-là
52:23donc le caleçon
52:24vous avez une sorte
52:25de prototype
52:25c'est ça du caleçon
52:27avec vous ?
52:28alors c'est plus qu'un prototype
52:28aujourd'hui on l'a vraiment
52:29déjà
52:30alors c'est pas un dispositif
52:31contraceptif
52:32je vais vous montrer moi
52:33c'est pas un dispositif
52:35contraceptif aujourd'hui
52:35mais c'est déjà un boxeur
52:38qui assure une remontée
52:39testiculaire
52:39c'est-à-dire
52:40qui permet déjà
52:40de venir remonter
52:41les testicules
52:42et d'augmenter
52:43leur température
52:44comme on n'a pas réalisé
52:45les essais cliniques
52:46aujourd'hui on ne peut pas
52:47considérer que c'est
52:48un dispositif contraceptif
52:49ok c'est encore
52:50trop tôt
52:51donc ça veut dire
52:51que vous n'en êtes pas
52:52encore en phase
52:54de brevetage
52:55etc etc
52:56vous en êtes où ?
52:57alors le boxeur
52:58c'est pour ça aussi
53:00qu'on le montre
53:00et même plus qu'on le montre
53:01on le commercialise
53:02déjà
53:03parce qu'il est breveté
53:05donc on a déposé des brevets
53:06il est protégé
53:07on va faire l'extension
53:08à l'international
53:09dans les semaines
53:10qui arrivent
53:11et voilà
53:12donc le produit
53:13vraiment aujourd'hui
53:13est finalisé
53:14on est en début de phase
53:15de commercialisation
53:16et en parallèle
53:17on est en recherche
53:18de financement
53:19pour financer
53:19les essais cliniques
53:20donc qui nous permettront
53:22finalement pas de changer
53:23grand chose
53:23si ce n'est que de revendiquer
53:24l'action contraceptive
53:25du produit
53:26parce que vous nous disiez
53:27il y a des chercheurs
53:28notamment à Toulouse
53:29qui travaillent là-dessus
53:30depuis combien de temps
53:31et avec quel
53:32parce qu'évidemment
53:32la question qu'on va vous poser
53:35et qu'on doit vous poser
53:35tous les jours
53:36c'est est-ce que vous êtes sûr
53:36que c'est efficace ?
53:37alors personnellement
53:38en tout cas
53:39moi ça fait deux ans
53:40deux ans et demi
53:41que j'utilise cette contraception
53:42et je n'ai pas eu
53:43d'enfant supplémentaire
53:44depuis que j'ai commencé
53:44à la mettre en oeuvre
53:46plus largement
53:47il y a aujourd'hui
53:48on estime à peu près
53:4810 000 hommes en France
53:49qui utilisent
53:50une contraception thermique
53:51au quotidien
53:52il y a quand même
53:53déjà des études
53:54donc effectivement
53:54au CHU de Toulouse
53:55dans les années 80-90
53:57il y a eu des essais cliniques
53:58vraiment
53:58sur une cinquantaine
53:59de patients en tout
53:59qui ont donné
54:01des indices forts
54:01sur la performance
54:03et sur la sécurité
54:04de cette méthode
54:05de contraception
54:05donc mise en oeuvre
54:06depuis par beaucoup d'hommes
54:07il y a une thèse de médecine
54:08qui est sortie en 2023
54:09qui a interrogé
54:101000 utilisateurs
54:11donc c'est quand même
54:12assez important comme nombre
54:13qui montre que les utilisateurs
54:14sont très satisfaits
54:16et qu'il n'y a pas de grossesse
54:18en fait
54:18ou très très peu de grossesse
54:19c'est-à-dire
54:20une contraception
54:20qu'on pense être
54:21beaucoup plus efficace
54:22que la pilule contraceptive féminine
54:23par exemple
54:24plus efficace que la pilule féminine
54:25d'accord
54:26c'est aussi un moyen
54:27de mettre
54:28de l'égalité des sexes
54:29dans cette question
54:30de la contraception
54:31oui complètement
54:32enfin nous
54:32notre enjeu
54:33c'est pas forcément
54:34de venir dire
54:35c'est une meilleure contraception
54:36que les autres
54:37mais c'est simplement
54:38de venir
54:39proposer aux hommes
54:40une solution
54:40pour qu'on puisse
54:41se poser la question
54:42dans les couples
54:42en fait
54:43et se dire
54:43ok comment
54:44et puis même
54:45à l'échelle personnelle
54:46quand on est un homme
54:46ok j'ai des relations sexuelles
54:48éventuellement avec des femmes
54:49comment je fais
54:50pour maîtriser ma fertilité
54:52et je ne me repose pas
54:53uniquement sur mes partenaires
54:54pour ça
54:55en tout cas
54:55je me pose la question
54:56et on aborde
54:57cette question dans le couple
54:58c'est ça l'idée
54:59derrière le projet
55:02la sensation
55:02par exemple
55:03de poser des questions
55:03très précises
55:05mais la sensation
55:06moi j'imagine
55:07portée de votre boxeur
55:08elle est très différente
55:10d'un caleçon
55:11d'un boxeur classique
55:11non non
55:12vraiment
55:12c'est
55:13alors au début
55:14le fait qu'on ait
55:16les testicules remontées
55:18ça peut faire un peu étrange
55:19mais c'est arrivé quand même
55:20à la plupart des hommes
55:20parfois quand on fait du vélo
55:21ou quand il fait très très froid
55:22vraiment parfois
55:23les testicules vont remonter
55:24on se dit
55:24ah c'est bizarre
55:24mais en fait
55:25si on le fait tous les jours
55:26parce que donc
55:27il faut mettre son boxeur
55:28tous les jours
55:28après on le sent plus
55:30et c'est comme
55:30enfin après
55:31il y a du coup
55:32une partie un petit peu
55:33guélante à l'intérieur
55:34c'est un peu comme
55:34si on avait une montre
55:35ou peut-être un soutien-gorge
55:37ou voilà
55:37c'est un vêtement
55:38un peu différent
55:38mais la sensation
55:39est vraiment
55:39on va terminer là-dessus
55:40pour que ça marche
55:41il faut être
55:43sérieux
55:43il faut porter
55:44ce boxeur
55:46tous les jours
55:48pendant une journée
55:49d'activité
55:49alors sur le boxeur
55:50je ne peux pas vous dire
55:51exactement
55:52parce qu'aujourd'hui
55:53ce n'est pas un boxeur
55:53contraceptif mais la technique
55:54de la contraception thermique
55:56l'idée c'est de remonter
55:57ses testicules
55:5715 heures par jour
55:58par période de 24 heures
55:59on peut faire des pauses
56:00mais c'est en tout
56:0115 heures par période
56:01de 24 heures
56:02au bout de 3 mois
56:03on fait un spermogramme
56:04c'est aussi un des gros
56:05avantages de cette contraception
56:06qui va confirmer
56:07qu'effectivement
56:08on est contracepté
56:09et à partir de là
56:09on continue donc
56:10de faire la gestuelle
56:11de remonter testiculaire
56:12tous les jours
56:13et on sait qu'on est
56:14plus fertile
56:15jusqu'à ce qu'on arrête
56:16de porter les dispositifs
56:17oui effectivement
56:17c'est réversible
56:18on l'a bien compris
56:19merci beaucoup
56:19Mathieu Gilquin
56:20bon vent au caleçon
56:2237 degrés
56:23voilà c'est la fin
56:23de ce Smart Impact
56:25merci à toutes et à tous
56:26de votre fidélité
56:27à la chaîne des affaires
56:28salut à demain
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