- il y a 5 jours
Mardi 6 janvier 2026, retrouvez Sophie Vannier (présidente, La Ruche), Alexandre Hervaud (Responsable éditorial, 100 Transitions), Quentin Zakoian (Co-fondateur, Ernesti), Vida Konikovic (Directrice, CITECO) et Philippe Davignon (directeur commercial, Genevos) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:00Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici notre sommaire du jour, c'est Sophie Vannier, la présidente de La Ruche, qui sera l'invité du grand entretien aujourd'hui, 26 minutes, pour découvrir cet incubateur à impact et les tendances de l'entrepreneuriat pour 2026.
00:29Auparavant, je reçois Vida Konikovic, la directrice de Citéco, la cité de l'économie et de la monnaie. Elle nous fera visiter l'expo « Jeux, les mystères de l'argent ».
00:40Pour notre rubrique « Transition urbaine » avec Alexandre Herbon, on vous fait découvrir, vous le savez, une fois par mois, une entreprise et sa ville pour explorer le tissu économique dans la perspective des municipales.
00:50Direction La Rochelle, on va découvrir Genévo, c'est ses solutions de décarbonation du transport maritime.
00:57Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, je vous présenterai Ernesti, qui crée du lien entre les étudiants et les personnes âgées dépendantes.
01:05Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:07L'invité de ce Smart Impact, c'est Vida Konikovic. Bonjour.
01:18Bonjour.
01:19Bienvenue. Vous êtes la directrice de Citéco, la cité de l'économie et de la monnaie.
01:23Déjà, je veux bien que vous nous présentiez Citéco. Ils se disent depuis combien de temps ? Quelles sont vos missions ?
01:29Citéco, la Cité de l'économie a été créée en 2019, donc c'est encore un jeune musée, à l'initiative de la Banque de France, dans le cadre de la stratégie nationale d'éducation financière, économique et budgétaire.
01:41Notre mission, c'est vraiment de rendre l'économie accessible à tous, de manière très ludique et vivante.
01:47Donc c'est un musée, en fait ?
01:49Exactement, c'est un musée. On a la chance d'être installé dans un merveilleux château, très insolite, avec des tourelles, des gargouilles, une salle des coffres.
01:56Et situé où ?
01:57Dans le 17e arrondissement, au-dessus du parc Monceau, métro Malzerbe.
02:01Donc déjà, le lieu en lui-même est assez étonnant, avec des expositions évidemment, puisqu'on parle d'un musée.
02:07Et l'exposition en cours, l'Académa aux vacances de la Toussaint, s'appelle « Les mystères de l'argent ».
02:12C'est une exposition jeu. Alors déjà, faites-nous visiter. Qu'est-ce qu'on voit quand on se balade à la Citéco pour « Les mystères de l'argent » ?
02:21C'est une exposition qui propose vraiment un parcours immersif pour les enfants de 6 à 12 ans et les familles.
02:26Un voyage à travers le temps pour voir comment la monnaie a évolué à travers les époques, en commençant par l'Antiquité, la première frappe des monnaies métalliques.
02:36Ensuite, l'invention de la lettre de change au Moyen-Âge, à la Renaissance.
02:41Puis l'invention du billet de banque au 19e et, de nos jours, l'invention de la carte bleue et les nouvelles problématiques.
02:48C'est une exposition qu'on a vraiment construite pour répondre aux questions des enfants.
02:52On leur a demandé « Qu'est-ce qui vous intéresse dans l'économie ? » et c'est eux qui nous ont parlé d'argent.
02:56Ils se posent beaucoup de questions, à la fois sur le fonctionnement général de la monnaie, d'où elle vient, pourquoi est-ce qu'on ne prend pas plus d'argent au distributeur,
03:06pourquoi est-ce qu'on ne fait pas plus tourner la planche à billets, qu'est-ce que ça veut dire être riche.
03:10Et puis, il y a aussi des questions qui révèlent des préoccupations des enfants et qui sont souvent des questions non formulées.
03:17Par exemple, « Qu'est-ce que c'est être pauvre ? Pourquoi est-ce qu'il y a des pauvres dans la rue ? Est-ce que mes parents risquent d'être pauvres un jour ou est-ce qu'on est pauvre ? »
03:24Donc, il y a beaucoup de questions chez eux auxquelles il convient de répondre et c'est des questions sérieuses.
03:32Ce n'est pas toujours facile.
03:33C'est la question que j'allais vous poser parce que la question, elle peut sembler ultra simple,
03:39mais la réponse, elle est forcément complexe.
03:42Donc, comment vous avez réussi à la rendre accessible pour les plus petits ?
03:45C'est vraiment notre expertise de pédagogue, de partir de mots simples, d'expliquer toutes les notions matérielles.
03:53On parle d'éthique, on a aussi une visite philo.
03:56Est-ce que l'argent rend heureux ? Combien il faut d'argent ?
03:59Vous avez quatre heures ?
04:01Oui, mais c'est aussi l'idée de créer une conversation en famille.
04:05Par exemple, on a un jeu collaboratif avec une certaine somme d'argent à dépenser, des achats à faire.
04:11Et bien sûr, il faut prendre en compte le critère budgétaire à gérer, mais aussi l'impact social, environnemental de nos achats.
04:19Donc, l'objectif, c'est vraiment de créer des sujets de discussion nouveaux dans la famille.
04:23Et on a de très bons retours, à la fois de personnes qui nous disent qu'enfin, leurs petits-enfants ont compris que l'argent ne tombait pas du ciel.
04:31Mais aussi, c'est vrai que maintenant, on ne va plus jamais acheter comme avant.
04:36Est-ce qu'il y a une fascination pour les très riches et les très pauvres ?
04:41Vous voyez ce que je veux dire.
04:41Oui, c'est vrai que les enfants, surtout, sont marqués.
04:47Il y a à la fois les réseaux sociaux qui parlent de sommes d'argent faramineuses, de gains des footballeurs.
04:53Bon, ça, c'est plutôt les ados, mais un petit peu plus âgés.
04:56Donc, ils sont un petit peu perdus aussi avec les ordres de grandeur.
04:59Et ils peuvent parfois avoir l'impression d'être pauvres, mais de manière totalement infondée.
05:03Voilà.
05:06Effectivement.
05:06Avec cette statistique, 62% des Français s'avouent peu ou pas compétents en matière d'économie.
05:13Études réalisées en juin de cette année 2025 par l'Institut Bonafidé pour le Cercle des économistes.
05:21On va partir du constat et puis ensuite, on rentrera un peu dans le détail.
05:25Déjà, est-ce que ce chiffre vous a surpris ou pas du tout ?
05:28Parce que finalement, c'est pour ça aussi que la cité a été créée.
05:31Voilà, c'est vraiment notre mission.
05:32On sait qu'il n'y a pas que la France.
05:35Beaucoup de pays souffrent d'une insuffisante éducation économique.
05:41C'est vrai que l'économie reste un sujet souvent complexe, ardue.
05:45On parle aussi beaucoup d'économie quand on parle de problèmes.
05:48Les débats télévisés sont saturés de questions économiques.
05:52Donc, c'est pour ça qu'on a voulu nous créer une autre manière d'en parler,
05:56qui est déjà une manière très pédagogique, très vivante.
05:59On accueille principalement des lycéens.
06:01Le parcours est très ludique, mais il est aussi accessible à des enfants des 8 ans.
06:06Là, je parle vraiment du parcours permanent, d'exposition permanente.
06:09Donc, il s'adresse à tous les publics.
06:10Et l'idée, c'est de poser les bases, comprendre déjà qui sont les acteurs de l'économie,
06:15pourquoi se font les échanges, comment ils se font, comment fonctionnent les marchés,
06:19comment surviennent les crises, est-ce qu'on peut les réguler, comment.
06:22Donc déjà, l'idée, c'est d'avoir un socle commun,
06:25mais qu'on peut apprendre de manière très divertissante.
06:26C'est une sortie, un dimanche, qui peut être vraiment amusante.
06:31Et puis, l'idée, c'est aussi de susciter des débats.
06:34La cité de l'économie, c'est un lieu de vie et de réflexion autour de l'économie.
06:37Donc, on a à la fois des visites-débats,
06:40avec des discussions entre nos médiatrices et le public,
06:42et puis des conférences de tous ordres, pour des spécialistes, pour des néophytes.
06:49Voilà, ça s'adresse à tous.
06:51Moi, je reçois beaucoup d'économistes, alors ici,
06:54mais aussi sur Public Sénat, dans une émission beaucoup plus politique.
06:58Un économiste, il fait de la politique, d'une certaine façon,
07:03ou même peut-être forcément, il fait de la politique.
07:05Comment créer un parcours apolitique ?
07:08On va vous dire, mais c'est un parcours libéral,
07:10ou alors c'est un parcours socialiste. Vous voyez ce que je veux dire ?
07:13Tout à fait. Alors, on a très peu de critiques, et elles sont des deux bords.
07:16Donc, ça, c'est un bon signe.
07:17Parce qu'évidemment, la seule manière de traiter le sujet,
07:20c'est de présenter une pluralité de points de vue.
07:23On a donc, dans le parcours, des blocs-débats,
07:25des vidéos qui présentent des témoignages de différents bords politiques.
07:30Si on parle de formation,
07:32comment faire évoluer cette statistique qu'on a vue ensemble ?
07:37Ça part de, puisque vous, vous vous adressez aux lycéens,
07:40ça part du collège, ça part du lycée ?
07:43À partir de quand ?
07:44Et peut-être, que faut-il changer pour que les Français soient moins perdus en matière d'économie ?
07:51C'est vrai que nous, on s'adresse principalement aux adultes et aux lycéens,
07:55mais petit à petit, on rajeunit les cibles.
07:56Donc, la Banque de France a créé le passeport Éducfi,
07:59qui s'adresse à tous les collégiens,
08:01et qui est en train de se vraiment diffuser dans tous les établissements de France,
08:04dont on est partenaire également.
08:06Et puis, à mon sens, il n'est jamais trop tôt pour parler d'argent.
08:09C'est aussi pour ça que maintenant, on a créé cette exposition dès 6 ans.
08:14Il faut aussi...
08:14Mais à l'école, ce n'est pas un peu le parent pauvre des programmes scolaires ?
08:18Si, si, vous avez raison.
08:19C'est enseigner, il y a la monnaie indirectement abordée
08:23à travers le programme de maths et d'histoire à l'école.
08:26Et ensuite, il y a le passeport Éducfi,
08:29« Voilà, ça, c'est un progrès important, assez récent. »
08:33Et puis ensuite, l'économie est abordée en seconde.
08:36Et après, si on ne prend pas la spécialité économique, c'est tout.
08:39Donc, une année pour une question qui est à la fois dans nos vies personnelles,
08:43pour gérer un budget, faire des emprunts, gérer son épargne, etc.
08:48Et à la fois dans les débats politiques, comme vous l'avez dit,
08:50et puis qui permet aussi de comprendre la géopolitique mondiale,
08:52donc de comprendre le monde qui nous entoure de tout point de vue.
08:55Est-ce qu'il n'y a pas aussi une part de responsabilité
08:59des cercles économiques eux-mêmes,
09:01qui jargonnent quand même pas mal ?
09:04Moi, je combats ça régulièrement ici.
09:07Chacun son métier.
09:08Ce qui est important, c'est vraiment de développer la pédagogie.
09:11Et en fait, c'est les pédagogues en économie qui sont insuffisants.
09:14Vous vous rendez compte qu'on est le premier musée d'économie en Europe ?
09:17Ça devrait être obligatoire.
09:18D'ailleurs, on reçoit des groupes d'Europe entière.
09:20On a de nombreuses classes d'Espagne, etc., qui viennent,
09:23parce que cet outil n'existe pas ailleurs.
09:25Il y a un autre musée au Mexique,
09:26mais effectivement, c'est vraiment un projet qui mérite d'être développé.
09:29Vous avez commencé à l'évoquer rapidement,
09:31mais avec quelles conséquences sur les citoyens que nous sommes,
09:34ces lacunes en matière économique ?
09:36En fait, il y a plusieurs réactions,
09:40mais c'est vrai qu'il y a un petit peu une réaction de fatigue,
09:42de rejet, de sentiment d'impuissance aussi.
09:45C'est aussi pour ça que c'est important pour nous
09:47de travailler en quelque sorte l'empowerment citoyen.
09:50Donc quand on organise des visites-débats,
09:52il y a beaucoup d'échanges, et ça, c'est vraiment très sympa,
09:55parce que moi, j'ai vraiment vu à l'œuvre,
09:56pendant des visites, des nouvelles idées émerger,
09:58des citoyens entre eux qui se mettaient à avoir de nouvelles idées,
10:02puisque on fait aussi intervenir des politiques.
10:05Donc voilà, c'est un lieu très vivant.
10:06Il faut, c'est un sujet, c'est un grand sujet, voilà,
10:11il faut y aller petit à petit.
10:12Il est omniprésent dans les médias,
10:14mais on peut aussi reprendre un manuel.
10:16Citeco, la Cité de l'économie,
10:17développe aussi énormément de vidéos,
10:19ainsi que la Banque de France.
10:20Il y a beaucoup d'opérateurs,
10:21il y a d'excellentes vidéos aujourd'hui de formation en ligne.
10:24Donc on peut y aller petit à petit,
10:25et surtout chercher des contenus plaisants et accessibles à tous.
10:29On a un rapport un peu schizophrénique,
10:31enfin je ne sais pas si c'est le bon terme,
10:32à l'argent en France.
10:33Il nous fascine, on n'aime pas trop les riches,
10:37on adore stigmatiser celles et ceux qui gagnent de l'argent.
10:42Est-ce que ça ne participe pas de cette lacune en matière économique,
10:47ce rapport qu'on a à l'argent finalement ?
10:49Oui, mais certainement.
10:50En fait, on voit aussi chez les parents un frein pour parler d'argent,
10:53parce qu'on se dit peut-être qu'ils pourraient rendre les enfants cupides,
10:55ou alors on veut leur épargner des soucis d'adultes.
10:58Pour nous, argent et éthique ne s'opposent pas.
11:00Au contraire, il faut vraiment parler d'économie et d'éthique
11:04et d'externalité négative du développement économique en même temps,
11:08et les aborder de front.
11:09Je pense que c'est vraiment comme ça aussi qu'on peut redonner le goût aux Français.
11:12Une autre manière de redonner goût à l'économie aux Français,
11:15en ce qui concerne la cité de l'économie,
11:17c'est de mêler art et économie, culture.
11:21Donc ça, c'est un axe très fort de la cité de l'économie.
11:24On programme énormément de spectacles, de concerts,
11:26on fait intervenir vraiment des artistes de tous bords.
11:31Par exemple, très prochainement, en février,
11:34on ouvre une exposition photo, all inclusive,
11:36de l'artiste Courtener-Hoy,
11:38très talentueuse, autour du tourisme mondialisé.
11:42Donc elle, elle propose un regard intime autour de ses expériences de voyage,
11:47et puis nous, on aborde toutes les questions du développement économique formidable,
11:50qui est permis par la mondialisation du tourisme,
11:54création d'emplois, mais aussi impacts environnementaux,
11:58des emplois peut-être peu qualifiés, qui ont peu de chances d'évoluer.
12:01Voilà, ce sont des sujets qui peuvent vraiment être nourris
12:05par des apports artistiques et économiques.
12:07Merci beaucoup, Vida Koniković,
12:09et à bientôt sur Be Smart for Change.
12:11L'expo jeu Les mystères de l'argent est à voir,
12:13donc à la cité de l'économie et de la monnaie à Paris,
12:15c'est jusqu'au 8 mars 2026.
12:17Merci encore.
12:20On passe tout de suite à notre rubrique Transitions urbaines.
12:28Transitions urbaines, c'est notre rendez-vous mensuel avec Alexandre Herveau.
12:33Bonjour Alexandre.
12:33Bonjour Thomas.
12:34Bienvenue, une ville, une entreprise,
12:36pour parler d'attractivité, d'écosystème en perspective des élections municipales.
12:41On reçoit Philippe Davignon, bonjour.
12:42Bonjour Thomas.
12:43Bienvenue, vous êtes directeur commercial de Génévos,
12:45une start-up leader dans la décarbonation du transport maritime
12:49qui est basée près de La Rochelle.
12:51Une entreprise et une ville, La Rochelle.
12:54Je veux bien que vous nous présentiez, Génévos, en quelques mots,
12:56ce que vous développez pour le secteur maritime aujourd'hui.
12:59Oui, tout à fait.
13:00Donc Génévos, nous sommes une société qui a été créée en 2018.
13:03On fait un focus véritablement sur la transition du secteur maritime.
13:09On développe, on certifie et on produit des modules de génération de puissance électrique
13:14à base de piles à combustible.
13:17On utilise en gros l'hydrogène et l'oxygène,
13:20une réaction chimique sans émission pour la création d'un courant électrique.
13:24Ce courant électrique, on le travaille, on le stabilise
13:27et on peut l'utiliser dans n'importe quel type de navire
13:30pour la propulsion, pour les auxiliaires, la climatisation, la lumière, etc.
13:35ou la recharge d'un pack batterie.
13:36Donc on est vraiment dans la transition.
13:38Qui en a eu l'idée ? Qui est à l'origine de la création de Génévos ?
13:41Alors la société a été créée par Phil et Rebecca Sharp,
13:43qui sont deux citoyens britanniques installés en France depuis plus d'une décennie
13:47et qui viennent en fait de la course au large.
13:50Phil était non seulement ingénieur,
13:51mais également skipper, très engagé en classe 40
13:54et très sensible justement à cette pollution maritime.
13:58Et il s'est dit à l'époque, qu'est-ce que je peux faire
13:59pour remplacer ce moteur diesel qui pollue, qui fait du bruit ?
14:02Et il en est venu à la pile incombustible
14:04et il a créé justement ce module entièrement intégré
14:07avec cet esprit justement racing, offshore,
14:10c'est-à-dire durable, compact, léger
14:13et en gros qui marche tout seul.
14:15C'est vrai qu'on reçoit beaucoup ici des skippers
14:19ou d'anciens skippers qui sont très souvent engagés
14:21dans la défense de la planète et de l'océan.
14:24Quelques chiffres, création de l'année 2018,
14:27vous êtes localisé à Lagorre, on est juste au nord de la Rochelle.
14:32Des effectifs d'une quinzaine de salariés,
14:33chiffre d'affaires 3 500 000 euros
14:35et une levée de fonds annoncée en 2024 de 2 millions et demi.
14:39Peut-être qu'on peut parler de passage à l'échelle ?
14:42Oui, je pense que là, je crois qu'on en parlait,
14:45vous avez des ambitions qui vont très vite se concrétiser
14:48et qui vont pas seulement se passer près de la Rochelle,
14:51mais aussi plutôt avec des productions en série, c'est ça ?
14:54Oui, tout à fait, c'est-à-dire que là, 2026,
14:56on est sur une année, 2026, année un peu charnière,
14:59on a déménagé en fait, on est installé dans les nouveaux locaux,
15:02on était installé d'abord dans une pépinière,
15:05petit bureau, 50 mètres carrés, 100 mètres carrés de petits ateliers
15:07pour faire les premiers prototypes.
15:09Et là, début d'année, on a intégré un tout nouveau bâtiment,
15:121200 mètres carrés existants,
15:13on a repris un bâtiment d'une ancienne chaudronnerie,
15:16donc on continue cette histoire industrielle
15:18au niveau de la Rochelle,
15:20et qui va pouvoir nous permettre justement de monter en production,
15:22monter en cadence,
15:23pour répondre justement à nos différents clients
15:26et différents projets potentiels.
15:28Et alors, il y a une partie de vos projets qui sont aussi à l'international,
15:31parce que là, clairement, dans vos cibles,
15:33on va partout.
15:35On va partout, on va même, surtout, aujourd'hui,
15:37je dirais que 95% des projets qu'on discute
15:39sont à l'international, principalement l'Europe,
15:41plutôt l'Europe du Nord,
15:42la Scandinavie, les Etats-Baltes, l'Allemagne, les Pays-Bas,
15:46et puis aussi des grosses tractions côté Moyen-Orient
15:49et côté Inde, notamment.
15:50L'Inde qui est un pays qui est assez moteur,
15:53justement, notamment sur l'hydrogène.
15:55On a signé un partenariat avec une société en local
15:58pour l'intégration de nos systèmes.
16:00C'était là, à l'automne.
16:02Et donc, on va pouvoir...
16:03Ça veut dire qu'il y a des pays un peu réfractaires
16:06ou moins avancés que d'autres ?
16:08C'est un sujet complexe,
16:10parce que l'hydrogène, en fait, c'est un écosystème complet.
16:13L'hydrogène...
16:14Alors, on commence à parler d'hydrogène natif,
16:16mais l'hydrogène, il est surtout fabriqué.
16:18Donc, l'hydrogène, c'est d'abord une production,
16:21c'est des usages multiples.
16:23Ça peut être pour le maritime,
16:24on parle également de l'aviation,
16:25on parle de la mobilité.
16:27Et puis surtout, ce qu'il ne faut pas oublier au milieu,
16:28c'est l'infrastructure, la distribution.
16:30Donc, c'est un peu le même problème qu'on a eu à l'époque
16:34avec l'automobile, le passage aux voitures électriques.
16:37On avait l'électricité, on a les voitures électriques,
16:39et on n'avait pas forcément les stations pour faire le plein.
16:41L'hydrogène, c'est aujourd'hui encore un petit peu
16:43la problématique que l'on rencontre,
16:45qui est l'un des freins, je dirais, au déploiement global.
16:48C'est vrai que le contexte,
16:49que ce soit en France ou en Europe en général,
16:51est un peu compliqué.
16:52Là, début décembre, on a pris une entreprise,
16:55Symbio, près de l'Inde, je crois, au Grenoble,
16:57qui va licencier 350 personnes,
16:59parce qu'il y a eu un retrait de Stellantis
17:01qui était engagé comme client.
17:02Donc, c'est un contexte assez compliqué pour l'hydrogène.
17:04C'est un contexte compliqué.
17:05Il y a une vraie, on va parler de consolidation du secteur,
17:09c'est-à-dire que l'hydrogène a été vu il y a quelques années
17:11comme une molécule un peu magique,
17:12qui allait répondre à cette problématique d'énergie.
17:16C'est une molécule propre.
17:18Donc, il y a eu énormément d'initiatives qui se sont lancées.
17:23Il y en a qui continuent,
17:24il y en a qui ont déjà posé les crayons, je dirais.
17:27Nous, on fait partie des gens qui continuent.
17:28On s'accroche, il faut quand même être résilient.
17:30Les décisions prennent du temps,
17:33c'est des investissements qui sont encore très forts.
17:34La technologie coûte encore assez chère.
17:36Et encore une fois, l'hydrogène, dans une pile à combustible,
17:39c'est une solution parmi d'autres dans la transition.
17:41C'est-à-dire que ce n'est pas la seule.
17:42Est-ce que c'est plus adapté au transport lourd,
17:45pas seulement pour le transport maritime,
17:48pour le transport routier aussi ?
17:49Oui, c'est typiquement la stratégie hydrogène de la France
17:53qui a été remise à jour justement là en avril cette année,
17:55pointe clairement qu'il faut plutôt aller justement regarder
17:58la mobilité lourde.
17:59Donc, on parle d'aviation, on parle de maritime,
18:01bus, camions éventuellement,
18:03et plutôt laisser de côté la mobilité légère,
18:05les voitures,
18:06pour lesquelles, pour le coup,
18:07l'hydrogène est un peu moins adapté.
18:09On va plutôt aller regarder des solutions à batterie,
18:12justement, pour la partie électrification
18:14qui paraît plus adaptée.
18:16On ouvre le chapitre La Rochelle,
18:19avec quelques chiffres, Alexandre ?
18:20Oui, donc La Rochelle,
18:22donc Charente-Maritime,
18:23c'est presque 180 000 habitants.
18:25Si on parle de l'agglomération,
18:26la ville en elle-même, c'est plutôt 80 000.
18:28L'agglomération, d'ailleurs, qui comprend 28 communes,
18:31dont 9 sur le littoral,
18:32ce qui correspond à 70 kilomètres de côte.
18:35On est sur une petite ville étudiante,
18:37c'est-à-dire que c'est, par rapport aux voisines,
18:39entre guillemets, sur la façade atlantique,
18:41que sont Nantes et Bordeaux, évidemment,
18:42c'est moindre, c'est 15 000.
18:43Mais ce n'est pas négligeable,
18:45et je pense qu'on va en parler,
18:46parce que vous avez justement des liens
18:47avec ce milieu étudiantin.
18:50On peut parler des 1 000 hectares
18:51de parc d'activité.
18:52La Rochelle, c'est 3 heures de TGV de la capitale.
18:55Au niveau politique, local,
18:57ça a changé de maire en pleine année,
18:58en juin dernier,
18:59suite à la démission du précédent maire.
19:01Là, c'est Thibaut Guiraud qui est à la mairie.
19:03Et La Rochelle, on parle énormément de start-up
19:06qui se développent justement dans le milieu
19:08de l'innovation, de la transformation durable.
19:10Récemment, on a beaucoup parlé
19:12du groupe Belge Salvet,
19:13qui prépare et qui a signé des contrats
19:16pour créer une usine de séparation
19:18de terres rares,
19:20justement pour diminuer la dépendance
19:22qu'on a vis-à-vis de la Chine notamment.
19:25Donc c'est un endroit qui a le vent en poupe,
19:28sans mauvais jeu de mots.
19:29Pourquoi est-ce que La Rochelle et l'agglomération,
19:31en quoi ça constitue un terreau,
19:33finalement un terrain pertinent
19:34pour une boîte comme Genébos,
19:35au-delà de la proximité de la mer directe ?
19:37Oui, tout à fait.
19:38La Rochelle, en fait, il y a,
19:39alors nous on voit effectivement deux avantages.
19:41On a effectivement une industrie nautique
19:43qui est extrêmement importante.
19:46Suivant les classements,
19:47La Rochelle se place ou premier ou deuxième
19:49premier port plaisance en Europe.
19:51C'est plus de 5200 anneaux,
19:53avec effectivement tout le tissu qui va autour,
19:55donc les chantiers navales,
19:56et puis également les intégrateurs,
19:59tous les équipementiers.
20:00Et donc au départ, pour nous,
20:01sur nos systèmes,
20:02on visait véritablement aussi le nautisme.
20:04C'est énormément de bateaux,
20:05des petites puissances,
20:06donc plutôt intéressant.
20:07Finalement, c'est un marché
20:08qui n'est pas encore complètement prêt,
20:10mais ça, à la rigueur,
20:11ça fait aussi partie des évolutions de stratégie.
20:13Et puis à côté de ça,
20:14La Rochelle, c'est également un territoire
20:16qui est très dans cette transition écologique.
20:19Ils ont été lauréats d'un appel à projet
20:21qui s'appelait Territoire Innovation en 2019,
20:23lancé par l'État.
20:25C'est une mobilisation de 130 acteurs divers,
20:28donc des publics, des universitaires,
20:29des entreprises pour réduire les émissions
20:31de CO2 de la ville
20:32et engager cette transition.
20:35D'ailleurs, le site où vous étiez,
20:36là où vous avez été incubé, Atlantec,
20:38c'est intéressant de raconter l'histoire,
20:40c'était un site militaire ?
20:41C'était un site militaire
20:42qui a été réhabilité en parc bas carbone,
20:44c'est un premier parc pilote en Europe,
20:47bas carbone,
20:47donc avec production de sa propre électricité,
20:50panneau solaire, embrrière,
20:51production d'hydrogène,
20:52installation d'un petit électrolyseur,
20:54et tout un système, un écosystème,
20:58effectivement avec notamment une pépinière
21:00d'incubation de start-up engagée dans la transition,
21:04ce qui était notre cas,
21:05et donc on y était effectivement jusqu'en février dernier,
21:06avant de déménager.
21:07Qu'est-ce que vous apporte cet écosystème
21:09en termes de compétences,
21:11de partenariats éventuels,
21:12de visibilité ?
21:14Alors, justement,
21:15les partenariats, les compétences,
21:17Alexandre le disait,
21:18le côté universitaire,
21:19très important pour nous,
21:20on travaille beaucoup
21:21avec l'école d'ingénieurs locales,
21:22qui s'appelle l'EXIC,
21:23une école généraliste,
21:25alors on travaille avec eux sur,
21:27on récupère des stagiaires,
21:29des alternants,
21:30on est aussi maître de stage,
21:31pour certains,
21:32et puis aussi,
21:34ils ont installé en développement
21:36un banc de tests
21:37pour piles à combustible,
21:38et donc,
21:39depuis le départ,
21:40en fait,
21:40on teste nos systèmes avec eux,
21:42donc c'est dans le cadre
21:42de projets étudiants,
21:43et aussi pour nous,
21:44pour notre propre développement,
21:45le développement
21:46et la validation
21:47de nos systèmes,
21:48donc ça,
21:49c'est clairement très intéressant.
21:51Est-ce que,
21:51justement,
21:52vous parliez à l'instant
21:53de ce label
21:54qu'avait reçu La Rochelle
21:55en 2019,
21:56en tout cas,
21:56de cette initiative-là,
21:58on sent qu'il y a une ambition,
22:00en tout cas,
22:01au niveau,
22:01justement,
22:02de la transformation
22:02et de la lutte
22:03contre le réchauffement,
22:04vous sentez une cohérence,
22:06justement,
22:06entre la réalité industrielle,
22:08on va dire,
22:08du terrain
22:09et les discours publics ?
22:11Alors,
22:13il y a une certaine forme
22:13de cohérence,
22:14après,
22:14tous les projets n'aboutissent pas,
22:16il y a très très bonne chose,
22:17alors,
22:17il y a quelques années,
22:18justement,
22:18il y a un premier bateau
22:19équipé d'une pile à combustible,
22:21ce n'était pas la nôtre,
22:22mais équipé d'une pile à combustible,
22:23un petit passeur portuaire,
22:24voilà,
22:24qui fait les petits allers-retours,
22:26qui avait été mis en service,
22:27et l'idée,
22:27c'était aussi de dire,
22:28notamment avec la mise en place
22:29d'Atlantec,
22:29avec cette fabrication
22:30d'hydrogène vert,
22:32avec cet électrolyseur,
22:33de dire,
22:33voilà,
22:33on aura cet hydrogène
22:34qu'on va pouvoir utiliser
22:35pour ce passeur.
22:35Finalement,
22:36l'électrolyseur ne produit pas
22:38beaucoup d'hydrogène,
22:39ce passeur a été arrêté,
22:40donc,
22:40il y a effectivement
22:41des bonnes idées,
22:43des bons projets,
22:44tout n'aboutit pas,
22:45mais il y a quand même
22:46une vraie volonté
22:47au niveau de la ville.
22:48Et d'ailleurs,
22:49comme tout le monde,
22:50à chaque fois,
22:51on pose cette question avec Thomas,
22:52c'est-à-dire qu'on fait
22:53des éloges
22:54des différentes villes,
22:58ce serait lesquels pour vous
22:59en ce qui concerne la Rochelle ?
23:01Ce serait...
23:03Il y a certains projets,
23:05alors si on regarde
23:05évidemment l'hydrogène,
23:06il y a un très joli projet
23:08d'hydrogène,
23:08justement,
23:08d'installation de stations
23:10de ravitaillement
23:12sur le port,
23:13ça fait longtemps
23:13qu'on en parle,
23:14on a également de l'hydrogène,
23:16on va dire,
23:16qui sort des différentes usines
23:18qu'on pourrait utiliser,
23:20ne serait-ce que pour faire de...
23:22voilà,
23:22pour chauffer,
23:23pour produire de l'électricité.
23:24La problématique qu'on va avoir,
23:25c'est que c'est un hydrogène
23:26qui n'est pas vert,
23:28donc s'il n'est pas vert,
23:29il n'est pas légible
23:29aux différentes subventions
23:30qu'on peut avoir
23:31et donc du coup,
23:32les investissements
23:32étant trop lourds,
23:34ça freine finalement
23:35ce genre de...
23:35voilà,
23:36ça tarde.
23:36Est-ce que c'est une ville
23:37où c'est difficile de se loger
23:38aussi pour les salariés
23:40ou les futurs salariés ?
23:41Ça,
23:41c'est le côté effectivement
23:42très attractif de la Rochelle.
23:44Post-Covid,
23:45la Rochelle a connu
23:45vraiment une augmentation
23:48avec quand même beaucoup de gens.
23:49J'en fais partie,
23:49moi,
23:50je suis un ancien parisien
23:51et j'ai déménagé
23:52il y a trois ans
23:52vers la Rochelle.
23:54Aujourd'hui,
23:54effectivement,
23:54c'est un territoire
23:55qui est un petit peu en tension
23:56au niveau logement
23:57avec des prix de logement
23:58qui sont quand même assez forts
23:59et puis qui est aussi
24:00un petit peu en tension
24:01sur certains métiers
24:02en termes de recrutement.
24:05Il y a énormément,
24:06comme je vous disais,
24:07d'industries,
24:08des gros employeurs.
24:09Il y a Alstom notamment
24:10qui est là-bas
24:10et qui fabrique
24:11ses locomotives de TGV.
24:12Il y a toute l'industrie nautique
24:14entre autres
24:15et effectivement,
24:16trouver les bons profils
24:17et puis trouver les bons arguments
24:18pour les garder,
24:19c'est effectivement compliqué.
24:20Ça fait partie
24:20de vos difficultés ça ?
24:21Oui.
24:22La qualité des recrutements ?
24:24Surtout,
24:24trouver certains profils.
24:26Je pense que ce n'est pas
24:27vraiment spécifique
24:27à la Rochelle.
24:28C'est un vrai problème
24:28sur certains corps de métier.
24:30On cherche notamment
24:32des profils d'ingénieurs
24:33un peu particuliers.
24:35Vous allez vous agrandir
24:35pour 2026,
24:36c'est parti.
24:37Oui, tout à fait.
24:37On va s'agrandir.
24:39Il y a des jolis projets
24:41qui arrivent.
24:41On a des besoins
24:41de recrutement
24:42et effectivement,
24:44il faut trouver
24:45les bons arguments
24:47pour faire venir
24:47les bons talents
24:48à la Rochelle.
24:49Merci beaucoup,
24:50Philippe Davignon.
24:51bon retour
24:52à La Rochelle,
24:54à Lagorre
24:55pour être précis.
24:57Voilà,
24:57c'est à bientôt
24:58sur Bismarck for Change.
25:00C'est l'heure du grand entretien
25:01de ce Smart Impact
25:03avec la présidente
25:03de La Ruche.
25:08Prête pour l'impact ?
25:09C'est la question
25:09que je pose chaque jour
25:11à une personnalité
25:11qui compte
25:12dans notre économie.
25:14Je reçois aujourd'hui
25:14Sophie Vannier.
25:15Bonjour.
25:16Bonjour.
25:16Bienvenue.
25:17Vous êtes la présidente
25:17de La Ruche.
25:20Date de création 2008.
25:21C'est à la fois
25:22un incubateur,
25:23un organisme de formation.
25:25Présentez-nous La Ruche.
25:26Avec plaisir.
25:28En effet,
25:28La Ruche,
25:29elle se définit au pluriel.
25:31Vous avez raison.
25:32On a plusieurs métiers.
25:33On s'est créé en 2008
25:34dans l'envie
25:35de promouvoir
25:36un entrepreneuriat
25:36plus responsable,
25:37de bon sens,
25:39ce qu'on appelle
25:39l'entrepreneuriat impact.
25:41Et puis,
25:41on a autour de ça
25:43développé différents métiers
25:44d'animation de communauté.
25:46Donc,
25:46on anime des entrepreneurs
25:47dans cette idée
25:48qu'on est plus forts ensemble.
25:50On les accompagne
25:51avec des mentors,
25:53des workshops collectifs,
25:55des formats aussi individuels
25:57avec de l'expertise
25:58vraiment pour les aider
25:58à développer
25:59leurs idées,
26:01leurs projets
26:01et parfois même
26:02à les lever des fonds.
26:04Et puis,
26:04on accompagne
26:05les compétences.
26:06Donc,
26:06vous le mentionnez,
26:06on est aussi
26:07un organisme de formation
26:08parce que l'entrepreneuriat,
26:09c'est aussi
26:10des compétences spécifiques
26:12et aussi,
26:13quand on entreprend
26:14dans l'impact,
26:15il y a aussi
26:15des petites spécificités
26:17et donc,
26:17on est aussi
26:18un organisme de formation.
26:19Une entreprise
26:20à impact,
26:21un entrepreneur
26:22ou une entrepreneur
26:23à impact,
26:23c'est quoi pour vous ?
26:24Ça signifie quoi ?
26:25Alors,
26:25ça signifie
26:26qu'on a une double finalité
26:28dans son projet
26:28et je parle de projet
26:30parce qu'on peut avoir
26:31une entreprise,
26:32une association,
26:33un collectif
26:34et être entrepreneur
26:35à impact
26:35et cette double finalité,
26:37c'est répondre
26:38à un enjeu de société,
26:39donc il y a souvent
26:40une réponse
26:42à un enjeu
26:43d'intérêt général
26:44mais aussi
26:45aller chercher
26:46une dynamique
26:46entrepreneuriale,
26:47une pérennité économique,
26:50cette envie
26:50d'avoir une proposition
26:51de valeur
26:52et d'être dans cette
26:54posture entrepreneuriale.
26:56Donc finalement,
26:57l'entrepreneuriat à impact,
26:57je crois que c'est
26:58avant tout une posture,
26:59celle de chercher
27:00des solutions
27:01et donc d'être vraiment
27:03un trouveur de solutions
27:04pour résoudre
27:06des problèmes de société.
27:08il y en a pas mal
27:09donc on a besoin
27:09d'entrepreneurs
27:10à impact clairement.
27:12Cette notion,
27:13cette idée
27:13d'impact social,
27:15ça a toujours fait partie
27:17de vos choix professionnels,
27:18depuis quand c'est important
27:19pour vous ?
27:21C'est vrai que je suis
27:22un peu tombée
27:22dans la marmite.
27:23quand je suis sortie
27:25d'études,
27:26moi j'avais fait du droit
27:27initialement
27:27avec cette envie
27:29d'aller vers le droit
27:30de l'environnement
27:31puis j'ai fait une école
27:32de commerce
27:33en me disant
27:34je vais pouvoir faire
27:34plein de choses
27:35en faisant du commerce
27:36et c'est en études,
27:38en échange en Australie
27:39que j'ai découvert
27:39ce qu'on appelait
27:40la responsabilité sociale
27:41des entreprises.
27:42Donc aujourd'hui,
27:42tout le monde connaît
27:43la RSE
27:43mais c'était donc en 2010,
27:45c'était moins connu
27:46et c'est vrai que là
27:47je me suis dit
27:48c'est génial,
27:48on peut être dans
27:49une logique
27:49d'entreprise
27:52et aussi dans une logique
27:54d'engagement
27:54et c'est à ce moment-là
27:55où j'ai compris
27:56qu'on pouvait être
27:56un professionnel engagé.
27:57Je n'avais jamais vraiment
27:58su qu'on pouvait être
27:59à la fois engagé
28:02dans une carrière
28:03et donc moi c'est en 2010
28:05donc j'ai croisé le chemin
28:06d'un des cofondateurs
28:07de la Ruche
28:07avec,
28:09j'ai commencé à travailler
28:10avec lui
28:10puis ensuite on a lancé
28:11les programmes d'incubation
28:12pour la Ruche.
28:14Avec plus de 20 programmes
28:16d'accompagnement,
28:16plus de 4000 entrepreneurs
28:17accompagnés
28:1816 espaces
28:21à Paris
28:22en région.
28:24Programme d'accompagnement,
28:25je m'arrête
28:26tiens là-dessus,
28:26qu'est-ce que ça veut dire ?
28:28Vous avez des exemples
28:29de programmes d'accompagnement
28:30qu'on peut un peu détailler ?
28:33Oui,
28:33en fait la Ruche
28:34on a vraiment cette volonté
28:35de donner du pouvoir
28:36d'agir aux gens
28:36soit sur les enjeux
28:38qui les révoltent
28:39réchauffement climatique,
28:41inclusion,
28:41etc.
28:42Et ils portent
28:43à des solutions
28:43et on va les accompagner
28:44à les mettre en œuvre
28:45donc à vraiment
28:47c'est quoi cette idée ?
28:50Est-ce que ça peut
28:50devenir une entreprise
28:52ou pas ?
28:52Est-ce que c'est plutôt
28:53une association ?
28:54Est-ce qu'il peut y avoir
28:54une viabilité ?
28:55Qui sont mes partenaires
28:56stratégiques ?
28:57Quel est mon rôle
28:58moi dans ce projet ?
29:00Et donc le programme
29:00d'accompagnement
29:01c'est vraiment
29:01cette idée d'accompagner
29:03à tous les stades
29:05clés d'un projet
29:07la personne
29:07et son équipe
29:08et puis c'est aussi
29:10le pouvoir d'agir
29:10sur sa propre vie
29:12et donc on travaille
29:13beaucoup nous
29:14avec les publics
29:15qu'on appelle
29:15sous-représentés
29:16dans l'entrepreneuriat
29:17donc des chômeurs
29:19de longue durée
29:20on a un programme
29:21pour entrepreneurs réfugiés
29:22on a des programmes
29:23d'entrepreneuriat
29:23pour les femmes
29:24dans les quartiers
29:25prioritaires de la ville
29:26pour plein de gens
29:27qui sont un peu éloignés
29:28des dispositifs
29:29d'accompagnement
29:30et pour lesquels
29:31l'entrepreneuriat
29:32peut être une façon
29:33de se remobiliser
29:35de se rapprocher
29:36de l'emploi
29:37et puis aussi
29:38de créer son propre emploi
29:39et donc là
29:40on va travailler
29:41avec le réseau
29:42pour l'emploi
29:42France Travail
29:43avec tout un tas
29:44de partenaires
29:44aussi sur le territoire
29:45pour aider la personne
29:47l'accompagner
29:47à se poser la question
29:50de ce qu'elle a envie
29:50de faire
29:50ce qu'elle sait faire
29:53aussi
29:54et voilà
29:55mettre les jalons
29:56faire un plan d'action
29:57et puis lancer
29:58petit à petit
29:58son projet
29:59depuis sa création
30:002008
30:01comment la ruche
30:03a évolué
30:03c'était une association
30:05c'est devenu une entreprise
30:07c'est un peu les deux
30:08c'est ça
30:09on dit les deux
30:10mon colonel
30:10nous on est
30:13c'est assez spécifique
30:14dans l'entrepreneuriat impact
30:15on appelle ça
30:16des modèles hybrides
30:17c'est à dire
30:17qu'on a une association
30:18qui était
30:19l'association historique
30:20de 2008
30:21et qui perdure toujours
30:23et qui porte
30:24les programmes
30:24les plus militants
30:25on va dire
30:26on a deux incubateurs
30:28pour entrepreneurs réfugiés
30:29qu'on porte avec
30:30un assureur
30:31et sa fondation
30:33qui s'appelle
30:33The Human Safety Net
30:34et donc là
30:35c'est vrai que c'est
30:36l'association
30:36qui porte ce programme
30:37on va chercher des subventions
30:38les programmes sont
30:39entièrement gratuits
30:40pour les personnes
30:40donc ça c'est l'association
30:42et cette association
30:43elle a créé
30:44une entreprise
30:45de l'économie sociale
30:48et solidaire
30:48donc c'est une entreprise
30:50qui a un label
30:51et ce label
30:51il s'appelle
30:52ESUS
30:52ça veut dire
30:54entreprise
30:55d'utilité sociale
30:57et solidaire
30:58et cette entreprise
30:59elle a des activités
31:00plus commerciales
31:01donc l'activité
31:02co-working
31:02l'activité de formation
31:04et donc là
31:05c'est un vrai
31:06ce qu'on appelle
31:06social business
31:07avec cette tribune
31:10que vous aviez publiée
31:11dans les échos
31:12dans laquelle vous dites
31:12les entrepreneurs sociaux
31:13font souvent preuve
31:14de frilosité
31:16quant à leurs engagements
31:17politiques
31:17mais ils y sont
31:18quotidiennement
31:19confrontés
31:20les fondements
31:21de l'entreprise sociale
31:22sont bel et bien
31:22politiques
31:23la création d'emplois
31:24l'insertion professionnelle
31:25l'inclusion
31:26la distribution
31:27de la valeur
31:27est-ce que d'une certaine façon
31:29ce que je comprends
31:30un entrepreneur social
31:31il fait de la politique
31:33par son engagement
31:34même sans le savoir
31:36avec un grand P
31:38dans le sens où il agit
31:39vraiment dans le sens
31:40de la cité
31:41de la politique
31:42puisque en effet
31:43il crée de l'emploi
31:45il s'engage
31:45souvent
31:46dans l'entrepreneuriat social
31:47pour une valeur
31:48partagée
31:49pour l'inclusion
31:50et donc c'est une politique
31:52qui n'est pas une politique
31:52partisane
31:53mais qui défend un modèle
31:54de société
31:55et c'est là aussi
31:56parfois où
31:57l'économie sociale
31:59et solidaire
31:59et les entrepreneurs
32:00à impact
32:00ils appellent aussi
32:01un peu
32:02les politiques
32:03pour avoir
32:04une plus forte vision
32:05de
32:06enfin finalement
32:08on a des politiques
32:09économiques
32:09mais c'est quoi
32:10notre économie politique
32:12mais ils sont
32:14enfin
32:15ces entrepreneurs sociaux
32:17ou ces entrepreneurs
32:18à impact
32:18est-ce qu'ils sont pas
32:19naturellement
32:21plus sollicités
32:22par des
32:22alors on est en pleine
32:24campagne
32:24des élections municipales
32:25on vote dans trois mois
32:26par des candidats
32:28qui sont plutôt
32:29à gauche
32:30plutôt écologistes
32:31qui vont venir
32:31et qui vont dire
32:32ah tiens
32:33t'es un entrepreneur
32:33à impact
32:34soutiens-moi
32:34alors oui
32:39tout à fait
32:40c'est vrai
32:40après c'est vrai
32:43que nous on a
32:43un enjeu
32:44de faire bouger
32:45toutes les lignes
32:46en tout cas
32:47c'est vrai que
32:48nos idées
32:48on a envie
32:49qu'elles n'appartiennent
32:50pas que
32:51à telle ou telle partie
32:53à telle ou telle partie
32:54puisqu'en fait
32:56le bon sens
32:57il appartient à tout le monde
32:58entre guillemets
32:59et parfois
33:00c'est là où c'est
33:00le plus dur
33:01où il faut
33:02porter les messages
33:03les plus forts
33:04et pas forcément
33:05là où on sait
33:05qu'on a déjà
33:07des valeurs communes
33:08et un socle commun
33:09mais on pourrait
33:10considérer
33:11que
33:11la ruche
33:13ou
33:13des mouvements
33:14qui représentent
33:15l'entrepreneuriat
33:16à impact
33:16s'engagent en politique
33:18ils disent
33:19voter pour telle ou telle
33:21vous voyez ce que je veux dire
33:21oui tout à fait
33:22d'ailleurs ça a été
33:23une grande question
33:23au moment de la dissolution
33:24en juin 2024
33:27on s'est beaucoup
33:28mobilisés
33:30en se posant la question
33:30quel est notre rôle
33:31avec cette montée
33:33de l'extrême droite
33:34de cette dissolution
33:35et donc
33:36il y a eu des choix
33:37qui ont été faits
33:38et je sais que la ruche
33:38on a vraiment fait un choix
33:39d'appeler au vote
33:41de rappeler
33:42les valeurs
33:43qu'on défendait
33:43et de clairement
33:45amener les gens
33:46à se mobiliser
33:47pour lutter
33:48contre cette montée
33:49d'extrême droite
33:50et pour du coup
33:52directement
33:53protéger
33:54les valeurs
33:55de partage
33:56d'entraide
33:57d'inclusion
33:57de diversité
33:59d'accueil
34:00qui nous sont chers
34:01alors la ruche
34:02c'est aussi
34:02une sorte de
34:04vigie
34:04de point d'observation
34:05des grandes tendances
34:06de l'entrepreneuriat
34:08qu'est-ce qui émerge
34:09pour vous aujourd'hui
34:10qu'est-ce que vous voyez
34:11sortir
34:14des créations d'entreprises
34:16des demandes
34:17qui vous sont faites
34:18alors c'est vrai
34:19qu'on est une sorte
34:20de vigie
34:21après on aime bien aussi
34:22faire le jeu
34:23de la boule de cristal
34:24parce qu'en ce moment
34:25il y a beaucoup de ça aussi
34:26on est dans un monde
34:27qui est en train
34:28de se renouveler
34:29qui est extrêmement
34:30en train de changer
34:30dans une assortitude
34:31économique
34:32politique
34:33qu'on n'a jamais
34:35vraiment vécu
34:35avec nos 15 ans
34:36d'existence
34:37on est un peu
34:37dans quelque chose
34:38de très nouveau
34:39et on voit
34:41plein de choses
34:41hyper intéressantes
34:42émerger
34:43et qui nous ramènent
34:46vachement aussi
34:46à nos valeurs de début
34:47donc dans les premières
34:48tendances
34:49qu'on voit émerger
34:50et c'est un peu
34:51une lame de fond
34:52depuis déjà quelques années
34:53mais là ça devient
34:54de plus en plus fort
34:55c'est le retour
34:55de la proximité
34:56du local
34:58de l'ancrage local
34:59de l'ancrage local
35:00et c'est pas un repli
35:02sur soi
35:03c'est plutôt
35:04une nécessité
35:06de retourner
35:07dans les lieux
35:08donc dans les espaces
35:09de coworking
35:09qui avaient été un peu
35:10désertés
35:10à un moment
35:11du tout télétravail
35:12du tout à distance
35:13là les gens reviennent
35:14dans les espaces
35:15de coworking
35:16vont chercher
35:16du lien
35:17ou envie
35:18de consommer
35:18local
35:19même dans la grande
35:20distribution
35:21on l'a vu
35:21les grands magasins
35:22sont devenus
35:22de plus en plus locaux
35:23dans les villes
35:24dans les coeurs de bourre
35:25et donc on le voit aussi
35:26chez nos entrepreneurs
35:27à impact
35:28cette envie
35:30d'avoir des solutions
35:31locales
35:32très ancrées
35:33sur le territoire
35:34et en 2026
35:35je pense qu'on va avoir
35:36beaucoup de solutions
35:37en milieu rural
35:37qui ont été
35:39des territoires
35:41qui ont été
35:41pas fort
35:43enfin un peu oubliés
35:44on va le dire
35:45et donc là
35:46il y a un grand appel
35:47à manifestation
35:48de la banque
35:48des territoires
35:49qui remet
35:50la ruralité
35:51les montagnes
35:52au coeur du sujet
35:53et donc ça va être
35:54très intéressant
35:55parce que là
35:55on va tous se mettre
35:56en ordre de marche
35:57pour chercher des solutions
35:58innover, faire ensemble
35:59ce que j'entends
36:00dans ce que vous dites
36:01c'est aussi
36:02cette notion de collectif
36:03parce que quand on est
36:04chef d'entreprise
36:05souvent on se sent
36:06assez seul
36:07pour prendre
36:09des décisions
36:10dans plein de domaines
36:12différents
36:13toutes ces décisions
36:14qui passent par
36:15celui ou celle
36:16qui dirige l'entreprise
36:17est-ce qu'il y a
36:18cette notion de collectif
36:19aussi
36:19ou de recherche
36:20de collectif
36:21que vous voyez ?
36:22Oui tout à fait
36:22et ça c'est une tendance
36:23qui émerge aussi
36:24très fortement
36:25déjà
36:26les incubateurs
36:27on observait
36:29qu'on accompagnait
36:30moins des équipes
36:31seules
36:31ce qu'on appelle
36:31des solo entrepreneurs
36:32et on cherchait plus
36:35à accompagner
36:35des équipes
36:36puisqu'on sait
36:36qu'en fait
36:37en équipe
36:37on va plus loin
36:39plus vite
36:40etc
36:40mais c'est vrai aussi
36:42au sein de l'écosystème
36:43et en fait
36:43dans l'entrepreneuriat impact
36:45c'est évident
36:46qu'on ne peut pas
36:46régler les problèmes
36:47seuls
36:47et si on parle par exemple
36:49de territoire
36:49et de ruralité
36:50il y a tout un tas
36:50de freins
36:51à lever
36:51la fracture numérique
36:53les enjeux de mobilité
36:54les enjeux de formation
36:55et donc c'est bien
36:56en coopérant
36:57et en créant
36:58des dynamiques
36:59de parcours
36:59tous ensemble
37:01qu'on va pouvoir
37:02accompagner au mieux
37:02les personnes
37:03et donc
37:032026
37:04ce sera vraiment
37:06le temps de la coopération
37:07mais donc
37:08et ça aura deux vertus
37:10pour les personnes
37:11et pour les structures
37:12parce qu'on sait
37:14que le secteur associatif
37:15est très aussi malmené
37:16et en fait
37:16en coopérant
37:17on crée aussi
37:18de la mutualisation
37:19de l'entraide
37:19et donc c'est vrai
37:20que vous avez raison
37:21la coopération
37:22elle est
37:23importante
37:23elle est majeure
37:24mais il faut des espaces
37:26pour ça
37:26enfin vous voyez
37:27ce que je veux dire
37:27c'est
37:28on peut avoir
37:29des chefs d'entreprise
37:30qui sont dans un
37:32rayon de 50 kilomètres
37:33mais qui ne vont jamais
37:34se croiser
37:35alors oui
37:36il y a des espaces
37:37qui se créent
37:38il y a des réseaux
37:39il faut rejoindre
37:39les réseaux
37:40d'entrepreneurs
37:41et il y en a en fait
37:42un peu partout
37:43sur les territoires
37:44donc voilà
37:47et puis il y a
37:48les tiers-lieux
37:48il y a une grosse dynamique
37:49de tiers-lieux aussi
37:50qui sont des lieux
37:50où on peut venir
37:51se rencontrer
37:52apprendre ce que fait l'autre
37:53et imaginer des synergies
37:54alors il y a une autre tendance
37:56ce sont les métiers du care
37:57déjà le constat
38:00quel constat vous faites
38:01sur quoi
38:02sur des entreprises
38:04qui se créent
38:04des reconversions
38:05vers les métiers du care
38:06alors nous le constat
38:08qu'on fait
38:09ce n'est pas forcément
38:09que les métiers
38:10mais c'est la notion
38:12du prendre soin
38:13qui est une notion
38:14qui émerge énormément
38:17avec tous ces enjeux
38:18des risques psychosociaux
38:19et puis avec
38:20on a conscientisé
38:23tous les enjeux
38:24de santé mentale
38:25des dirigeants
38:25donc il y a vraiment
38:26quelque chose
38:27qui a émergé en 2025
38:28aussi avec cette année
38:29autour de la santé mentale
38:31et finalement
38:32même si ce n'est pas passé
38:32grand chose
38:33avec les changements
38:36de gouvernement
38:37on n'a pas vu
38:37beaucoup d'actions concrètes
38:39liées à la grande cause
38:40d'ailleurs ce n'est pas un hasard
38:40si elle a été prolongée
38:42en 2026
38:43exactement
38:43mais ça a essaimé des graines
38:45et je pense qu'il y a eu
38:47un vrai éveil de conscience
38:48et dans les entreprises
38:49et chez les dirigeants
38:51chez les salariés
38:52et en fait tout le monde
38:53a envie de prendre plus soin
38:54de soi-même
38:56des autres
38:57et donc c'est aussi
38:58dans la façon
38:59dont on va entreprendre
39:00où aujourd'hui
39:01on se pose aussi
39:01des vraies questions
39:02sur la charge mentale
39:05la charge de travail
39:06et le fait de faire ensemble
39:08vient aussi nourrir
39:08cette envie de faire mieux
39:10et dans aussi
39:13ce qu'on appelle
39:13un peu l'écologie
39:14de soi-même
39:14c'est-à-dire
39:15avant on avait
39:16des entrepreneurs
39:17qui se cramaient
39:17qui travaillaient
39:1850 heures semaine
39:19il y avait un peu
39:20cette idée de
39:22il faut travailler à fond
39:23très tôt le matin
39:24très tard le soir
39:25et c'est ça
39:25un entrepreneur
39:26et en fait
39:27ça ça change beaucoup
39:28et donc ça
39:29on le voit aussi
39:29émerger
39:30chez nos entrepreneurs
39:30à impact
39:31et alors
39:32vos programmes
39:33d'accompagnement
39:34ils vont dans ce sens-là
39:35c'est-à-dire
39:36vous avez des programmes
39:36spécifiques
39:37pour soutenir
39:38des transitions professionnelles
39:39vers le care
39:40vers les métiers du care
39:41oui tout à fait
39:42on a
39:43déjà c'est vrai
39:44qu'on a de plus en plus
39:45de programmes
39:47autour du care
39:48et de la santé
39:49donc là
39:49on accompagne
39:50un programme
39:51enfin pardon
39:52un projet
39:53qui s'appelle
39:53BordiCare
39:54donc c'est tout
39:55c'est une application
39:56avec une intelligence
39:57artificielle
39:58pour venir outiller
39:59des personnes borderline
40:00et donc ça
40:02c'est quand même
40:02des sujets assez nouveaux
40:03en plus d'aller chercher
40:04l'intelligence collective
40:04pour venir créer
40:06des outils
40:07pour les patients
40:08donc on a des projets
40:09qui émergent comme ça
40:10et aussi nous
40:11dans nos programmes
40:12on va aider
40:13nos entrepreneurs
40:15à prendre soin d'eux
40:16à prendre soin
40:16de leurs équipes
40:17même parfois
40:18à prendre soin
40:18de leurs familles
40:19et donc on va créer
40:20un espace
40:21des outils
40:22pour prendre conscience
40:24de ce qui est important
40:25pour nous
40:25et puis on a beaucoup parlé
40:26avant de la vie pro
40:27et de la vie perso
40:28cet équilibre
40:29qui était parfois
40:31juste équilibre
40:32vie pro perso
40:32une question
40:33et maintenant
40:33c'est vraiment
40:34un axe fort
40:35dans les programmes
40:35alors il y a une tradition
40:37dans cette émission
40:38c'est que l'invité
40:39du grand entretien
40:39pose une question
40:40à un invité
40:41de la semaine suivante
40:42à votre place
40:42la semaine dernière
40:43il y avait Nicolas Petit
40:44le président du groupe
40:45FAS
40:46voici sa question
40:47bonjour Sophie
40:49alors moi je travaille
40:51dans le secteur
40:51du bâtiment
40:52qui subit
40:53des grandes transformations
40:54liées à la transition
40:56environnementale
40:57avec des contraintes
40:58réglementaires
40:59qui augmentent
41:00et puis on a aussi
41:01de vraies difficultés
41:02de main d'oeuvre
41:03alors ma question
41:04est simple
41:05c'est quelles opportunités
41:06cela peut ouvrir
41:07pour créer
41:08des entreprises
41:09à impact
41:09alors je reprends
41:12la question
41:13de Nicolas Petit
41:13sur est-ce qu'une période
41:15de transformation
41:16comme celle-là
41:17de mutation
41:18c'est une opportunité
41:21justement
41:22pour les métiers à impact
41:23est-ce qu'on voit
41:23plus de métiers à impact
41:25ou d'entrepreneurs à impact
41:26se lancer
41:27dans ces périodes-là
41:28alors c'est clairement
41:31une opportunité
41:32en plus c'est vrai
41:32qu'il y a des réglementations
41:34on l'a beaucoup vu
41:35avec la loi EGalim
41:36qui a encadré
41:38l'usage du plastique
41:39à usage unique
41:40donc ça a créé
41:41beaucoup d'entrepreneurs
41:42qui ont inventé
41:43des solutions
41:44pour dans l'alimentation
41:47partir avec
41:48une cuillère
41:49en bois
41:51une cuillère comestible
41:53enfin il y a eu
41:53plein de choses
41:54et donc en effet
41:55ça peut être fécond
41:57d'innovation
41:58donc ça c'est vrai
41:59ensuite
42:01il ne faut pas se cacher
42:01qu'en ce moment
42:02c'est quand même dur
42:03on n'a pas de budget
42:04vous le disiez
42:05tout à l'heure
42:06quand on se parlait
42:08donc il y a quand même
42:10beaucoup d'incertitudes
42:11donc il ne faut pas être
42:12enfin il faut être
42:13assez pragmatique
42:14oui il y a des opportunités
42:16mais en un moment
42:18on est quand même
42:18un peu en attente
42:19qu'il se passe quelque chose
42:20sur les budgets
42:21et spécifiquement
42:23dans le secteur
42:24du bâtiment
42:25notamment du groupe FAS
42:27c'est un secteur
42:30à métier à impact
42:32en tout cas
42:34c'est vrai
42:34qu'il y a une marche
42:35pour créer de l'impact
42:37transformer son métier
42:39énorme
42:40et ce que j'entends
42:41c'est la question
42:41c'est aussi
42:42il y a un manque
42:42de manœuvre
42:43énorme
42:44et donc c'est là
42:45où c'est intéressant
42:47c'est que nous
42:48la ruche
42:48on a deux piliers
42:50on a créé
42:51une économie plus responsable
42:52et une économie
42:53plus inclusive
42:54et quand on dit ça
42:55c'est que la transformation
42:56l'impact
42:57elle se fera pas
42:58sans tout le monde
42:58et dans tous les sujets
43:00des métiers en tension
43:01mais c'est vrai
43:02dans le bâtiment
43:02dans la restauration
43:03dans les aides de domicile
43:05il faut qu'on aille chercher
43:06des personnes
43:07qui ne sont pas en emploi
43:08aujourd'hui
43:08qu'on les sensibilise
43:10à ces métiers
43:10qu'on leur montre le sens
43:12et qu'on les forme
43:12et donc oui c'est une question
43:15et une opportunité
43:16pour les entrepreneurs
43:17à impact
43:18mais ça se fait
43:19avec France Travail
43:20avec les entreprises
43:21et donc c'est que des solutions
43:23qui sont forcément tripartites
43:24pour créer
43:25les chaînes de
43:27j'apprends
43:28je connais le métier
43:29je suis formée
43:30et à la fin
43:30j'ai un métier clé en main
43:31pour y aller
43:32alors vous observez
43:33une autre tendance
43:34c'est le repreneuriat
43:36bon je comprends
43:37à peu près le mot
43:37mais je veux bien
43:38que vous me définissiez
43:39de quoi on parle
43:40alors c'est vrai
43:41que la reprise d'entreprise
43:42c'est un vrai sujet
43:43je crois que là
43:45dans les dix prochaines années
43:46il y a 700 000 entreprises
43:47à reprendre
43:48qui sont parfois
43:49et souvent des entreprises
43:51parce que les dirigeants
43:52arrivent à la retraite
43:53parce que c'est le moment
43:55pour eux de passer
43:55à autre chose
43:56et que naturellement
43:57il n'y en a que un tiers
43:59qui trouve des repreneurs
44:00donc là il y a déjà
44:01une tendance de dire
44:03d'un point de vue démographique
44:05il y a un vrai sujet
44:05à trouver les repreneurs
44:06de ces entreprises
44:07et en fait
44:08c'est un fort impact
44:09de reprendre une entreprise
44:10parce que ça sauvegarde
44:11des emplois
44:12ça permet de poursuivre
44:14le développement économique
44:16de ces projets là
44:17donc je pense qu'il y a
44:18à nous aussi
44:19les incubateurs
44:20de s'emparer
44:21du sujet de la reprise
44:22et puis il y a une tendance aussi
44:25que les entrepreneurs
44:25d'il y a 15 ans
44:26qui étaient les entrepreneurs
44:27à impact
44:28on en voit beaucoup
44:29qui ont passé la main
44:32sur leur projet
44:32et dans leur nouvelle envie
44:34d'entreprendre
44:35ont envie de reprendre
44:36des entreprises
44:36et d'y ajouter
44:37plus d'impact
44:38de les modifier
44:39parfois même
44:41de les transformer
44:42de les transitionner
44:43et une entreprise
44:45qui faisait peut-être
44:47qui exportait beaucoup
44:48une entreprise de tissu
44:49de dire
44:49mais comment en fait
44:50on relocalise
44:51ces boîtes
44:53comment on crée
44:53plus d'impact
44:54et donc il y a une génération
44:55d'entrepreneurs
44:56qui étaient les pionniers
44:57de l'impact
44:57en 2010
44:59qui en 2025
45:01ont envie de reprendre
45:02des boîtes
45:02et de les transformer
45:03et c'est ultra intéressant
45:04avec un enjeu
45:06des enjeux
45:07de transmission
45:08transmission des savoir-faire
45:09notamment
45:10et ça vous l'accompagnez
45:12vous les accompagnez
45:13ces transmissions ?
45:15il y a un énorme enjeu
45:16de transmission
45:17oui
45:17et beaucoup d'humains
45:19en fait
45:19c'est vrai qu'il y a
45:20l'enjeu humain
45:21avec le cédant
45:23avec les équipes
45:23qu'on récupère
45:24avec les clients
45:25les fournisseurs
45:26et donc ça c'est un métier
45:28qu'on découvre
45:29nous à la ruche
45:30parce que pour l'instant
45:30on a souvent accompagné
45:31des entrepreneurs
45:32qui voulaient
45:32développer leurs solutions
45:34créer leur entreprise
45:35exactement
45:36et là c'est très différent
45:37ça existe déjà
45:39et je vais reprendre
45:39et donc en effet
45:41ça s'accompagne
45:41un peu différemment
45:45et notamment
45:46beaucoup sur les enjeux
45:47humains
45:48et donc il y a
45:49plein de bonnes pratiques
45:50à partager
45:50et puis il y a surtout
45:51parler avec d'autres gens
45:52qui ont fait la démarche avant
45:53puisque nous on croit
45:54toujours beaucoup
45:55au pair à pair
45:55donc tout à fait
45:57on parle de
45:58beaucoup de micro-entreprises
46:00accompagnées par la ruche
46:01et bien ça aussi
46:03de plus en plus
46:03donc on sait
46:06qu'en 2024
46:07c'était un million
46:07de nouvelles entreprises
46:09créées
46:09donc une grande majorité
46:10de micro-entreprises
46:11et ce qu'on observe
46:14donc nous pour vous donner
46:15quelques chiffres
46:15on oriente environ
46:1612 000 personnes par an
46:17autour de l'entrepreneuriat
46:19et on en accompagne
46:205 000
46:20et donc parmi ces 5 000
46:22il y en a un certain nombre
46:24qui sont micro-entrepreneurs
46:25et cette année
46:27on a une vague
46:28de micro-entrepreneurs
46:29qui se posent
46:30la question
46:31de leur responsabilité sociétale
46:33et c'est intéressant
46:34parce que la RSE
46:35a souvent été plutôt
46:36au niveau des grands groupes
46:38c'était des sujets de marque
46:41il y avait des obligations
46:41etc
46:42et puis là
46:43de voir des solo-entrepreneurs
46:44des micro-entrepreneurs
46:45qui se posent la question
46:46de leur impact
46:47du choix de leur fournisseur
46:49des valeurs
46:51qu'ils veulent mettre
46:51dans la façon
46:52dont ils déploient
46:54leurs services
46:54et bien moi
46:55je trouve
46:55que ça me fait
46:56beaucoup de bien
46:56parce que dans un moment
46:58où on a l'impression
46:58que ça ne bouge plus tellement
46:59à un niveau plus gros
47:01plus corporel
47:02etc
47:02ça nous rappelle
47:03que le collectif
47:05et la masse
47:05le volume
47:06et de dire
47:07si tous ces entrepreneurs
47:08ils reprennent conscience
47:09qu'ils peuvent avoir
47:10un impact
47:10c'est de là peut-être
47:11où il peut y avoir
47:12un changement systémique
47:13mais qu'est-ce qui était
47:14en train de changer
47:14qu'est-ce qui était
47:15en train de changer
47:15c'est-à-dire que
47:16auparavant
47:18cette envie de mettre du sens
47:19oui auparavant
47:19on se disait
47:20de toute façon
47:21je crée une micro-entreprise
47:23donc mon impact
47:24est micro
47:25et ça ne rentrait pas
47:26dans la grille de lecture
47:27alors qu'aujourd'hui
47:28ça rentre dans la grille de lecture
47:29exactement
47:30ça rentre dans la grille de lecture
47:31et ça rentre aussi
47:32dans cette envie
47:33de mettre du sens
47:34de faire les choses bien
47:35de s'aligner
47:36entre son métier
47:38et ses valeurs
47:39et donc aujourd'hui
47:41c'est vrai qu'on a
47:41accompagné pendant
47:42par exemple très longtemps
47:43sur le secteur de la cosmétique
47:44des gens qui se lancent
47:46en cosmétique
47:47et en fait là
47:49c'est tout le monde
47:50a envie d'utiliser
47:50des produits locaux
47:51a envie d'aller
47:52d'avoir des offres
47:54aussi plus inclusives
47:56enfin
47:56on se rend compte
47:57que les réflexions
47:58que nous on avait
47:58à une échelle
47:59de société
48:00les micro-entrepreneurs
48:02se la posent aussi
48:02mais est-ce que
48:03on en voit
48:04et que c'est plus du coup
48:05juste une façon
48:06de créer son propre emploi
48:07mais aussi d'avoir un impact
48:08d'avoir un impact
48:09mais est-ce qu'on en sent
48:10les effets sur l'économie locale
48:13je reviens au point de départ
48:15de notre discussion
48:16sur cet ancrage local
48:17c'est-à-dire que
48:18est-ce que l'économie
48:20cette économie locale
48:22elle devient de plus en plus
48:24sociale et solidaire
48:26d'une certaine façon
48:26est-ce que vous voyez
48:29ce modèle-là
48:30grandir ?
48:33pas tant que ça
48:35non mais moi
48:35c'est un signaux faible
48:36que j'observe
48:37parmi les 5000 candidatures
48:39qu'on a
48:39donc c'est peut-être
48:40pas représentatif
48:41de tout ce qui se passe
48:42mais on sait quand même
48:43que généralement
48:44ces signaux faibles
48:45ils sont
48:46synonymes
48:47d'un changement
48:49sociétal
48:50et donc oui
48:51je pense que
48:52et sur les territoires
48:53je suis bien sûr
48:54qu'ils les voient
48:55ces entrepreneurs-là
48:56qui ont envie
48:56justement
48:58de mieux
48:58s'investir sur leur territoire
49:00donc on peut appeler
49:02de nos voeux
49:03en tout cas
49:03que si
49:05ça bouge pas
49:06au niveau
49:07des grands groupes
49:08en tout cas
49:09pas aussi vite
49:10qu'on le souhaite
49:10il y a quand même
49:11toutes
49:12des citoyens
49:13des citoyennes
49:13des entrepreneurs
49:14des micro-entrepreneurs
49:15qui ont pris
49:16la conscience
49:17de
49:18des enjeux
49:20et qui
49:20à leur propre échelle
49:21aussi essayent
49:22de les résoudre
49:23pour eux-mêmes
49:24parce que c'est important
49:25mais aussi
49:26c'est un impact direct
49:27sur tout leur écosystème
49:28Un dernier thème
49:29il nous reste un peu
49:29moins de deux minutes
49:30je voudrais qu'on parle
49:30de vulnérabilité
49:32on a reçu sur ce plateau
49:33Alexandre Fayol
49:34qui livre un témoignage
49:36dans son livre
49:37sur sa propre histoire
49:38vulnérable
49:40on parlait de care
49:44de la santé mentale
49:47est-ce que
49:49vous voyez des entrepreneurs
49:51hommes ou femmes
49:52accepter d'être vulnérables
49:53alors qu'avant
49:54c'était presque
49:55un gros mot
49:55il fallait au contraire
49:57ne jamais montrer
49:58ses failles
49:58alors dans l'entrepreneur
50:02il y a un pacte
50:04je pense qu'on a toujours
50:04su qu'on était vulnérable
50:06on a des modèles économiques
50:08très fragiles
50:08on est toujours
50:09en train de chercher
50:10à retrouver une rentabilité
50:13on est entre
50:14des subventions
50:14des prestations
50:15donc je pense qu'on l'a toujours su
50:16mais on ne le disait
50:17pas forcément
50:18parce que
50:19ça faisait peur
50:20en fait aujourd'hui
50:21on peut dire
50:22c'est vrai qu'on est vulnérable
50:23et comme on le sait
50:24et bien
50:26on va chercher des solutions
50:27pour créer des modèles
50:30plus robustes
50:31et il y a eu deux tendances
50:32qui ont apparu en même temps
50:33dire la vulnérabilité
50:35c'est vrai qu'on est
50:36très enclin
50:37aux politiques publiques
50:40à l'écosystème
50:42à l'inflation
50:42enfin tout ça
50:43ça a des impacts directs
50:44aussi sur nous
50:44mais du coup
50:46on va aller chercher
50:46des modèles plus robustes
50:47et donc aujourd'hui
50:48on va être moins
50:49dans un monde de start-up
50:50à aller chercher
50:51la surcroissance
50:52mais on va plutôt
50:54être dans un modèle
50:54de se dire
50:55comment on va chercher
50:56de la pérennité
50:56durable
50:57et sur le long terme
50:58et donc ce qui est intéressant
51:00c'est que cette vulnérabilité
51:01elle vient pas seule
51:01mais elle vient avec cette envie
51:03de créer des modèles
51:04de robustesse économique
51:05et du coup
51:06des modèles plus pragmatiques
51:07et nous c'est vraiment
51:08notre travail maintenant
51:09à La Ruche
51:09c'est d'essayer d'accompagner
51:10le pragmatisme
51:12à la fois pour les leaders
51:14parce qu'ils sont
51:14dans une certaine incertitude
51:16et pour les modèles économiques
51:17en disant
51:18il faut
51:18pour survivre
51:21il faut être robuste
51:22et pragmatique
51:22Merci beaucoup
51:23Sophie Vanier
51:24à bientôt sur
51:25Be Smart for Change
51:26on passe tout de suite
51:27à notre rubrique
51:28start-up
51:29c'est Smart Ideas
51:30Smart Ideas
51:37c'est notre rubrique
51:38consacrée aux start-up
51:40la bonne idée du jour
51:41elle est signée
51:41Quentin Zaccoyan
51:42bonjour
51:42bonjour
51:43bienvenue
51:43vous êtes le co-fondateur
51:44d'Ernestib
51:45vous l'ai créé en 2017
51:46avec votre soeur
51:48avec Séverine
51:49et avec quelle idée ?
51:50Bah écoutez
51:51en fait
51:51l'idée vient de notre
51:53mère médecin
51:53qui en fait
51:54avait dans sa patientèle
51:55des aidants familiaux
51:57qui en fait
51:58s'occupent d'un parent
51:59en perte d'autonomie
52:00et qui en fait
52:01n'arrivait pas
52:01à trouver de solution
52:02pour la nuit
52:03parce qu'en fait
52:04passer 20 heures
52:05ça devient beaucoup plus compliqué
52:06d'arriver à trouver du personnel
52:07et donc en fait
52:08l'idée
52:09est venue tout naturellement
52:10de en fait
52:12connecter
52:13donc ces aidants familiaux
52:14qui recherchent une présence de nuit
52:15pour un parent
52:16en perte d'autonomie
52:16avec des étudiants en santé
52:18qui sont disponibles
52:19pour venir toute la nuit
52:20au domicile de la personne âgée
52:21donc chez nous
52:22on appelle l'accompagner
52:23de 20h à 8h
52:24de manière en fait
52:25à apporter une présence humaine
52:27rassurante
52:27bienveillante
52:28sécurisante
52:29donc ça c'est le point de départ
52:30après il faut quoi
52:30constituer un réseau
52:32c'est ça ?
52:32tout à fait
52:32constituer un réseau
52:33donc nous aujourd'hui
52:35on a eu plus de 25 000 inscriptions
52:37d'étudiants en santé
52:38dans toute la France
52:3915 000
52:41donc il y en a un petit paquet
52:42qui depuis est diplômé
52:43mais donc on en a encore
52:45un réseau de 15 000
52:46dans toute la France
52:48et vraiment l'idée
52:48c'est ça
52:49c'est d'avoir
52:49un peu tous les cursus
52:51où demain
52:52ils seront potentiellement
52:53amenés à travailler
52:54avec des personnes
52:54en perte d'autonomie
52:55donc médecine
52:57soins infirmiers
52:57kinés
52:58pharma
52:58psychomote
52:59ergothérapie
53:00pour les étudiants
53:02c'est quoi ?
53:03c'est un complément
53:03de revenu
53:04tout à fait
53:05ils viennent chercher
53:06chez Ernesty
53:07à la fois
53:07un complément
53:08de revenu
53:10comme vous l'avez dit
53:10et puis en fait
53:12surtout
53:12l'opportunité
53:13d'avoir une première
53:14expérience professionnelle
53:15puisqu'en fait
53:15nous voilà
53:16on le voit
53:17chez Ernesty
53:17tous les jours
53:18un étudiant en santé
53:20qui démarre chez nous
53:216 mois après
53:21c'est plus le même
53:22parce qu'en fait
53:23on apprend
53:24comment est-ce qu'on se comporte
53:25face à une personne
53:25qui a une perte d'autonomie
53:26sur le temps long
53:27on voit comment est-ce que
53:29évolue
53:29une pathologie
53:30on apprend aussi
53:32qu'est-ce que c'est
53:32que le monde du maintien
53:33à domicile
53:33et donc en fait
53:34tout ça c'est hyper intéressant
53:35et hyper en lien
53:36avec leurs formations
53:37qui suivent pendant la journée
53:39donc ça c'est du côté
53:40des étudiants
53:41du côté des familles
53:43dont les parents
53:45les grands-parents
53:46sont en perte d'autonomie
53:47est-ce que vous parlez
53:48d'une sorte d'urgence sociale
53:50à laquelle il faut répondre ?
53:52oui tout à fait
53:52ce qui est sûr
53:53c'est que
53:53quand on regarde
53:54les chiffres
53:54des personnes dépendantes
53:56aujourd'hui
53:57on est à peu près
53:57à 2 millions
53:58et en fait d'ici 2050
54:00on va plutôt être dans
54:01les 3 millions
54:01donc c'est un plus 50%
54:03c'est massif
54:04donc c'est un énorme enjeu
54:05de société
54:06de transition démographique
54:07et en plus de ça
54:09dans un contexte
54:10où peu de gens
54:11veulent aller en EHPAD
54:12effectivement
54:13l'idée c'est d'essayer
54:14d'arriver à trouver
54:14toutes ces solutions
54:15et nous c'est justement
54:16là qu'on arrive
54:16avec Ernestis
54:17c'est l'idée que
54:18en fait
54:19aujourd'hui
54:20dès qu'on commence
54:21à avoir des problèmes
54:22dans la nuit
54:22risque de chute
54:23angoisse
54:24risque de sortie
54:25du domicile
54:26en fait
54:26très vite
54:27on est obligé
54:28d'aller en EHPAD
54:28parce qu'en fait
54:29il n'y a pas
54:29ces professionnels
54:30de santé
54:31nous on apporte
54:32une solution
54:32qui permet
54:33dans la majorité
54:35des cas
54:35éviter complètement
54:36l'entrée en EHPAD
54:37et on fait
54:37beaucoup de fins de vie
54:38aussi à domicile
54:39jusqu'au bout
54:39avec des partenariats
54:41avec un certain
54:41nombre d'acteurs
54:42institutionnels
54:43Malakoff, Humanis
54:45AG2R, IMA
54:46c'est quoi
54:48ces partenariats ?
54:49ça vous apporte
54:50une clientèle ?
54:51c'est quoi la logique
54:52de ces partenariats ?
54:53oui tout à fait
54:53la logique elle est double
54:54l'idée c'est
54:56qu'effectivement
54:57eux reçoivent
54:58des demandes
54:58et donc effectivement
54:59justement de garde
55:01de nuit
55:01et donc ils nous les transmettent
55:03et puis en plus de ça
55:04ils prennent en charge
55:05une partie
55:06donc en général
55:07c'est aux alentours
55:08des 5 nuits
55:08complètement prises en charge
55:10justement
55:11pour pouvoir
55:11en général
55:12mettre un premier pied
55:13à l'étrier
55:14voir un petit peu
55:15comment ça fonctionne
55:15et puis en fait
55:17très souvent
55:18ce qui se passe
55:18c'est que quand on
55:19voit un peu
55:20tout ce que ça apporte
55:21on y prend goût
55:22et donc on y reste
55:23il y a une question
55:24de confiance
55:24ça doit être
55:25un mot majeur
55:27un mot clé
55:27dans les relations
55:29comment vous mettez
55:30les familles
55:31et les étudiants
55:32en relation
55:34qui choisit qui
55:34en quelque sorte ?
55:35tout à fait
55:36donc nous déjà
55:36on a un parcours
55:37de sélection
55:37qui se veut long
55:40et rigoureux
55:40on va garder
55:41environ que 30%
55:42des chouettes
55:43qui s'inscrivent
55:43chez nous
55:44les chouettes
55:44c'est le surnom
55:45des étudiants
55:46tout à fait
55:46puisque Ernestie
55:47est une race de chouettes
55:48donc on essaie
55:48de développer
55:49un petit champ lexical
55:49bref
55:50mais donc déjà
55:51on a un processus
55:52de sélection
55:52qui va garder
55:52que 30%
55:53et ensuite
55:54les aidants familiaux
55:55qui nous contactent
55:56on va leur présenter
55:57les chouettes
55:58sous la forme
55:59de profils vidéo
56:00où chaque étudiant
56:01en santé
56:02se présente
56:03face caméra
56:03comme s'il s'adressait
56:04à les dents
56:05et en fait
56:05ça ça permet
56:06tout de suite
56:06de créer
56:07un petit pré-lien
56:08parce que très souvent
56:09c'est un étudiant
56:10en santé
56:10j'ai pas forcément
56:11confiance
56:12mais en fait
56:12Jérémy
56:13ou en fait Julie
56:14j'ai vu sa vidéo
56:15elle a l'air très sympathique
56:16je suis partant
56:18pour démarrer l'aventure
56:19merci beaucoup
56:20Quentin Zaccoyan
56:21et bon vent
56:21à Ernestie
56:23à votre chouette
56:24voilà c'est la fin
56:25de ce Smart Impact
56:26merci à toutes et à tous
56:27de votre fidélité
56:28je vous dis à demain
56:29salut
56:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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