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  • il y a 2 mois
Samedi 7 février 2026, retrouvez Elodie Gentina (Professeure et chercheuse sur la Gen Z), Victor Augais (Fondateur et CEO, La Casa) et Marie-Astrid Raoult (Directrice de la Solidarité et de la Fondation, Carrefour) dans SMART TRENDS, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:00Smart Trends, c'est le rendez-vous des mutations et des tendances.
00:12Deux fois par mois, l'émission s'installe au cœur des événements qui font bouger la France,
00:16ses filières, salon de l'auto, fashion week, salon de l'agriculture, vive à tech.
00:20J'en passe et des meilleurs.
00:21Aujourd'hui, on est juste après le salon de l'étudiant à Paris.
00:23On parle pouvoir d'achat.
00:24Est-ce une génération qui réinvente la consommation-réponse dans ce Smart Trends ?
00:30Smart Trends pour parler des étudiants, de leur pouvoir d'achat.
00:37On est juste après le salon de l'étudiant à Paris.
00:39Pendant tout le mois de février, il y a plusieurs salons à travers la France, à Nice, Rennes ou encore Rouen.
00:44On se demande si c'est une génération qui réinvente la consommation.
00:49Je vous présente tout de suite mes invités.
00:51L'Audi Gentina, bonjour.
00:53Bonjour.
00:53Bienvenue, vous êtes professeure, chercheuse, consultante en marketing, auteure de plusieurs ouvrages sur le marketing.
00:59Et sur la génération Z, Marie Astrid Raoult, bonjour et bienvenue.
01:04Vous êtes directrice de la fondation Carrefour et vous avez reçu il y a quelques semaines le Grand Prix de la Philanthropie dans la catégorie sécurité alimentaire et alimentation durable.
01:14Victor Roguet, bonjour et bienvenue.
01:15Vous êtes le fondateur, le CEO de La Casa.
01:19Peut-être une question un peu générale.
01:22Déjà, moi j'adore parce que génération Z, je ne sais plus où j'en suis.
01:26C'est quelle génération la Z déjà ?
01:27La génération Z, ça regroupe tous les individus qui sont nés après 1995.
01:32Moi, en tant que chercheur, je m'intéresse aux adolescents, aux collégiens, aux lycéens, les étudiants.
01:36On en reparlera.
01:37Et puis les apprentis, les alternants, ceux qui sont en train de rentrer dans le monde du travail.
01:41D'accord, pas seulement les étudiants.
01:43Est-ce que vous, déjà, d'une manière générale, vous vous dites qu'elles consomment différemment des autres ?
01:47Oui, mais ça, ce n'est pas nouveau.
01:48Alors, bien évidemment...
01:49C'est vrai que la génération consomme différemment de la précédente ?
01:51On n'est pas sur une révolution, mais il y a toujours une continuité.
01:54Aujourd'hui, alors, pour résumer, la consommation, ce n'est plus une fin en soi, c'est devenu un moyen d'eux.
01:59Un moyen de se construire, un moyen de s'autonomiser, de se sociabiliser, etc.
02:03Et donc, quand on parle de digitalisation, ça, c'est bien, mais ça ne reste qu'un outil.
02:06On en reparlera justement tout à l'heure.
02:07Le lien social, voilà, le retour à l'humain, ce sont des éléments qui sont extrêmement importants.
02:12Retour aux sources, la santé mentale, le lien social, la fidélité collaborative.
02:15Enfin, il y a plein, plein de choses.
02:17Mais voilà, moyen d'eux.
02:19D'accord, un moyen d'eux, ça, c'est intéressant.
02:21Peut-être d'un mot, Maria Astrid, présenter ce que la Fondation Carrefour propose,
02:26fait notamment à destination de cette génération et des étudiants.
02:30Alors, on agit beaucoup sur la précarité alimentaire, la sécurité alimentaire.
02:34Je pense qu'en effet, ils ont un moyen de consommation un peu différent.
02:37Il faut aussi s'adapter.
02:38Et puis, il faut répondre aux enjeux, puisque c'est un sujet qui ne date pas de la période Covid.
02:44Je pense que c'était bien avant.
02:46Il a juste été en exergue à ce moment-là.
02:48Il accroît, d'après les différentes études que nous avons pu voir.
02:53Mais on a pu voir aussi que ce n'étaient pas forcément des étudiants qui allaient directement vers les circuits d'aides alimentaires classiques.
03:00C'est là aussi que ça a posé un sujet.
03:02Et de nouvelles aides alimentaires portées par des étudiants, pour des étudiants, ont permis aussi de voir éclore des nouveaux projets, des projets différents.
03:13Que vous menez avec des associations étudiantes.
03:15Exactement.
03:15Et aujourd'hui, on soutient à peu près une dizaine d'associations étudiantes, en dehors du réseau classique, qui adresse aussi cette précarité alimentaire.
03:23Et puis, ils ont inventé, ils ont réinventé, ils ont fait différemment.
03:27Et ça permet, en tout cas, sur certaines de ces associations, Linky, Delivered, Studelp, de pouvoir apporter une aide alimentaire et créer du lien social.
03:35Je pense que c'est le retour à la source aussi, parce qu'il est très facile aussi, peut-être aujourd'hui, de commander en ligne.
03:41Mais ils ont aussi besoin, et c'est ce que redonne aussi ce sujet de l'aide alimentaire portée par des jeunes, pour des jeunes, avec une vraie valeur sociale.
03:49Le lien social, évidemment, ce sera l'un des chapitres de ce Smart Trends.
03:53Peut-être en quelques mots, Victor Ogué, nous présenter la Casa, déjà.
03:57Oui, alors, sur le lien social, c'est un des objectifs principaux de la Casa avec le logement.
04:01En fait, nous, à la Casa, on propose des grands habitats partagés, donc des grandes colocations avec des services, qui sont en région parisienne et à Lille également.
04:10Et les deux sujets principaux, c'est qu'aujourd'hui, il y a une pénurie de logements qui est énorme.
04:16On a à peu près 10 candidatures par chambre disponibles.
04:19Et puis, il y a surtout énormément de jeunes qui se sentent seuls.
04:22Donc ça, c'est quelque chose qu'on mesure à la Casa en faisant nos enquêtes internes.
04:25Et dans nos grandes colocations, il n'y a que 7% des jeunes qui se sentent encore seuls, alors que c'est plus de 50% en France.
04:34Et donc, pour revenir à notre thématique sur une forme de consommation différente, vous le ressentez vous aussi ?
04:41Chez celles et ceux qui choisissent des logements comme ça en colocation ou en cohabitation ?
04:49Alors, dans la consommation, ce qu'on va constater, c'est qu'on est dans un habitat partagé où les gens partagent pas mal de choses.
04:55Ils partagent des parties communes, ils partagent aussi des repas régulièrement.
04:59Je pense que le sujet principal, c'est quand même...
05:03Moi, j'ai monté la Casa en 2018, il y a eu le Covid en 2020.
05:07J'ai vraiment vu arriver en moins de 10 ans cette notion d'isolement de part...
05:12Ce n'était pas forcément exprimé avant, quoi.
05:14En fait, avec les réseaux internet, les réseaux sociaux, le fait de se mettre en avant, mais seul, et de parler à des gens qui ne sont pas devant vous,
05:24quand en plus on a ajouté à ça des confinements répétés, en fait, cet isolement, on est quasiment dans la santé mentale.
05:31Et le fait de partager un logement et des parties communes, c'est, en fait, à nouveau vivre en société pour des jeunes.
05:39Et ça, je dirais qu'aujourd'hui, il y a ceux qui le font et puis il y a ceux qui risquent, en fait, de s'isoler.
05:46Alors, quelques chiffres.
05:48C'est une enquête Linky qui a été menée l'an dernier, en 2025.
05:5120 000 étudiants interrogés, 78% qui vivent avec moins de 100 euros par mois après avoir payé leur loyer.
05:5762% qui sautent régulièrement des repas.
06:0025% qui envisagent d'arrêter leurs études.
06:03On est dans cette réalité-là aussi.
06:05Et 12% qui ont redoublé à cause de leur job étudiant.
06:09Elodie, la précarité étudiante, là aussi, on a l'impression de l'avoir découverte au moment de la crise Covid,
06:17avec des files d'attente qui s'allongeaient devant les réseaux du cœur ou la banque alimentaire, etc.
06:24Évidemment, c'était une réalité qui existait avant.
06:25Est-ce qu'elle s'est vraiment aggravée et à quel point ?
06:29Alors, c'est clair que, voilà, ça existait avant.
06:31Aujourd'hui, on est dans un monde de multicrises économiques, financières, mais aussi philosophiques, transition énergétique, l'IA.
06:40Enfin, voilà, tout bouge.
06:41Et quand on parle de santé mentale aussi, ça en fait partie, cette précarité.
06:44C'est-à-dire qu'on a mis en œuvre le premier baromètre de la santé mentale à l'ISSEG avec Thiel, pour les étudiants.
06:51Et on a à peu près plus d'un étudiant sur deux qui se déclare en mauvaise santé mentale.
06:55Et 38% des étudiants qui déclarent arrêter leurs études à cause, justement, de ces problèmes-là.
07:00Je pense qu'avant, on n'en parlait pas.
07:01Voilà, c'était aussi un sujet qui était peut-être un peu tabou.
07:03C'est vrai en entreprise aussi.
07:04Moi, j'ai vu apparaître dans les entretiens les mots santé mentale dans la bouche de DRH ou de chefs d'entreprise qui n'en parlaient pas avant.
07:14Oui, et aujourd'hui, le rôle d'une entreprise, c'est aussi d'apporter des solutions au bien-être.
07:18Donc, quand on parle de qualité de vie, ils se disent, voilà, ça s'est devenu un peu has-been.
07:20Aujourd'hui, on est vraiment sur ces questions de santé mentale.
07:23Et ce n'est plus un sujet tabou, ce n'est plus un sujet d'ordre privé.
07:25Aujourd'hui, les jeunes, comme aussi les seniors, pas uniquement que les jeunes,
07:28on en parle beaucoup plus librement.
07:30Donc, il y a une certaine liberté d'expression par rapport à ça.
07:33Et c'est clair que depuis la crise de la Covid-19, j'avais fait aussi une conférence pour le Congrès national de pédiatrie.
07:39Et j'avais rencontré beaucoup de pédopsychiatres, etc.
07:42Et qui me disaient, on a plus assez de places pour accueillir nos jeunes qui font des dépressions,
07:48qui vont se tourner aujourd'hui vers Tchad GPT pour trouver des réponses à un isolement, à un mal-être qu'ils ont.
07:56Et on l'a vu aussi avec nos étudiants.
07:58C'est-à-dire que 5 ans, 6 ans après la crise de la Covid-19,
08:01ces enjeux et ces questions de santé mentale sont toujours là aujourd'hui.
08:04Et donc, il y a des conséquences qui sont bien évidemment importantes, comme la précarité.
08:08Je reste sur cette idée de précarité alimentaire, Maria Stridault.
08:12J'avais bien compris que vos actions, elles vont au-delà de la précarité alimentaire.
08:15Mais restons sur le constat.
08:18Est-ce qu'effectivement, à votre niveau,
08:20vous ressentez une demande plus importante ?
08:24Alors, qui peut s'expliquer de deux façons ?
08:26Soit c'est parce qu'il y a de plus en plus d'étudiants en précarité,
08:29soit c'est peut-être parce qu'il y en a plus qui osent pousser la porte,
08:33alors qu'ils n'osaient pas avant.
08:35Je pense qu'il y a un effet ciseau des deux choses.
08:37C'est-à-dire, il y a eu cette crise du Covid,
08:38il y avait des étudiants en précarité bien avant,
08:41mais j'allais dire, l'angle n'était pas sur eux.
08:44On a vu la problématique du confinement.
08:46C'est-à-dire des personnes qui ne pouvaient pas manger trois repas par jour,
08:48pas seulement sur les étudiants, on l'a bien vu sur les enfants.
08:52C'est une autre cible que nous avons dans la fondation.
08:56Et ensuite, on a vu aussi qu'il n'allait pas vers ces aides classiques,
09:03les restos du cœur.
09:03Il y a aussi un sujet de dignité, un sujet de faire le pas.
09:06Il faut aussi aller demander de l'aide.
09:09Demander de l'aide, une fois que vous avez été confiné pendant un an, deux ans,
09:12le problème de la santé mentale.
09:13Donc, je pense qu'il y a aussi eu cet effet.
09:15Et ensuite, on a aidé, nous, à notre niveau, en tout cas,
09:19tous ces acteurs associatifs.
09:20On a vu, au début, j'allais dire, ces premières années,
09:23c'était de l'aide alimentaire, de l'achat.
09:26Et ensuite, on a vu se déployer.
09:29Et on a aidé au déploiement de ces multiréseaux associatifs étudiants,
09:33une dizaine d'associations.
09:35Et ils ont pu...
09:36Donc, on est passé quand même de...
09:37Plus si peu par deux, trois, quatre.
09:39L'exemple de Delivered, je crois que quand on les a accompagnés en 2021,
09:42ils étaient 600, je crois qu'on est à plus de 19 000 étudiants
09:46qui sont sur la plateforme de Delivered aujourd'hui.
09:49Et donc, vous voyez, il y avait trois villes, ils sont à 15 villes.
09:53Vous voyez, ça s'est démultiplié, mais parce que peut-être que ça...
09:56On a vu émerger beaucoup plus de cas.
09:59Et les crises successives que l'on a vécues ont mis aussi,
10:03de par le logement.
10:04Voilà, il faut faire des choix.
10:05Et sur l'alimentation, c'est souvent le dernier choix,
10:07parce qu'il y a des charges avant et c'est ça qui faut...
10:09Évidemment.
10:10Et alors, je reprends la première ligne de nos stats.
10:1378 personnes étudiants vivent avec moins de 100 euros par mois
10:15après avoir payé leur loyer.
10:17Vous êtes une partie de la réponse, d'une certaine façon.
10:20Est-ce que ça coûte moins cher d'être en habitat partagé,
10:24en logement partagé, à la fois...
10:27Alors, évidemment, sur le loyer, mais peut-être aussi sur le reste.
10:29C'est-à-dire que quand on est plusieurs,
10:31peut-être qu'on va moins sauter de repas,
10:35parce qu'il y aura toujours quelqu'un pour aider les autres
10:37ou on va cuisiner ensemble, je ne sais pas.
10:38C'est vraiment une question ouverte comme ça de curieux.
10:41Alors, le problème du logement, je pense qu'il est aujourd'hui
10:43beaucoup plus large que ça.
10:44Il concerne vraiment tout le monde.
10:46Effectivement, d'être en habitat partagé,
10:49on va partager certaines choses comme Internet
10:51ou comme des repas.
10:54Nous, on fait livrer, par exemple, un front de course,
10:56les choses qui se partagent, de l'huile, des pastilles, de la vaisselle.
11:00Donc, c'est des choses qui, unitairement, vont coûter moins cher.
11:02Mais je pense qu'en fait, le problème fondamental,
11:06puisqu'on parle de précarité au sens large,
11:08aujourd'hui, c'est la pénurie de logements.
11:10Et ça, c'est un problème qui est énorme,
11:13puisqu'en fait, il y a beaucoup, beaucoup de choses
11:15qui sont faites autour du logement
11:16qui ne favorisent pas la production de nouveaux logements,
11:19entre les taux d'intérêt qu'on a augmenté,
11:20les promotions immobilières qui n'ont pas eu lieu,
11:22et ainsi de suite.
11:23Et donc, aujourd'hui,
11:25les habitats partagés qu'on propose,
11:28c'est à peu près le prix d'un studio.
11:31Donc, ce n'est pas spécialement économique.
11:34Ensuite, de vivre en habitats partagés,
11:36on va faire des économies,
11:37y compris parce qu'on a dix amis dans son salon,
11:40on n'a pas forcément besoin de sortir.
11:42En revanche...
11:43Il y a une mutualisation.
11:44Il y a une mutualisation.
11:45Une mutualisation des frais dont vous parliez.
11:47Mais en revanche,
11:48il y a un sujet quand même fondamental,
11:49c'est l'accès au logement.
11:51Et aujourd'hui,
11:52il y a les gens qui ne peuvent même pas
11:53commencer leurs études dans certaines villes
11:55quand, à la rentrée de septembre,
11:56ils n'ont pas trouvé de logement.
11:58Est-ce qu'il y a une offre spécifique logement de la Fondation ?
12:01Ça fait partie des actions que vous menez ?
12:04Sur la Fondation, non.
12:05Pas particulièrement.
12:06Il y a des acteurs qui sont là aussi pour ça.
12:09Non, non.
12:09Notre focus est sur l'alimentation.
12:12Pas seulement la précarité aussi,
12:13mais aussi les habitudes.
12:15Alimentaire, c'est-à-dire bien manger
12:16et aussi savoir cuisiner,
12:20consommer différemment,
12:21qui est peut-être un peu moins cher
12:22et où tout le monde essaye de travailler sur ce sujet.
12:25Alors, on va continuer de parler de ça,
12:27de la question de l'alimentation,
12:29parce qu'il se trouve qu'il y a quelques jours,
12:31j'animais un débat entre Christiane Lambert,
12:33l'ancienne patronne de la FNSEA,
12:35et Laurent Berger,
12:37l'ancien secrétaire général de la CFDT
12:40qui est aujourd'hui au Crédit Mutuel.
12:42Et ils sont tombés d'accord
12:43sur le fait de dire attention
12:46à propos d'une des mesures
12:47qui est dans le budget 2026,
12:49qui est le repas à 1 euro.
12:50Et il disait, c'est très bien,
12:53mais attention de ne pas laisser germer
12:55dans l'esprit de cette génération
12:57que finalement, ça ne coûte rien de manger.
13:00Vous voyez ce que je veux dire ?
13:01Alors, je veux bien vous entendre les uns et les autres,
13:03je ne vous prends pas en piège,
13:03vous avez le temps de réfléchir,
13:04je commence avec vous,
13:05Élodie Gentina,
13:06parce que, est-ce que c'est une fausse bonne idée ?
13:09Alors, le repas à 1 euro,
13:10pour des étudiants,
13:11on vient de parler de précarité alimentaire
13:13et de dire qu'il y en a qui sautent régulièrement
13:14des repas.
13:15Oui, alors, je ne suis pas spécialiste
13:16pour ce sujet-là,
13:17mais c'est clair que la notion de l'argent,
13:21voilà, la notion de l'argent,
13:22c'est quelque chose d'important,
13:23la notion de combien ça coûte.
13:24Pour les jeunes, aujourd'hui,
13:26au-delà de la précarité,
13:27c'est aussi important pour eux
13:28de bien manger.
13:28Ils recherchent l'expérience
13:29et bien manger,
13:30ça correspond pour à peu près 65% d'entre eux
13:32à leur réponse à leur santé mentale.
13:34La santé mentale correspond,
13:35enfin voilà,
13:36d'abord, la réponse,
13:37c'est bien manger.
13:38Alors, 1 euro, je pense que oui,
13:39tous ces jeunes qui sont en précarité,
13:41qui n'ont pas les moyens, etc.,
13:42je pense qu'il faut trouver des solutions
13:45à tout ce que vous proposez
13:46et je pense que ça va...
13:48Mais bien manger à 1 euro,
13:49ça n'existe pas.
13:49Donc, ça veut dire qu'il faut
13:51qu'à côté du 1 euro,
13:52on dise,
13:53voilà combien coûte ce repas, en fait,
13:56et qui le paye.
13:57Et qui le paye.
13:57C'est un peu comme la notion
13:58de l'argent de poche.
13:59Le fait de comprendre
14:00le coût des aliments
14:02et le coût du bien manger,
14:03à mon avis,
14:04j'étais assez d'accord
14:05avec Christiane Lambert et Laurent Berger.
14:08C'est cette notion,
14:09c'est comme l'argent provenance ou don,
14:11c'est-à-dire,
14:11est-ce qu'on donne
14:12mais on n'a pas la notion d'eux,
14:13ou est-ce que ces jeunes
14:14vont avoir la notion
14:15de savoir combien ça coûte
14:16au détriment de d'autres choses ?
14:17Voilà, c'est l'apprentissage,
14:18c'est la socialisation.
14:20Je laisse le débat,
14:20votre avis, Marie-Astrid.
14:22C'est une question d'éducation aussi.
14:24Je pense qu'il faut savoir
14:24continuer à éduquer
14:26sur ce que coûte quelque chose,
14:27que ce soit un logement.
14:29Voilà, ça ne veut pas dire
14:29qu'il n'y a pas des dérives parfois
14:30et qu'on arrive dans des crises
14:31et qu'il ne faut pas savoir les passer.
14:34Et après, le 1 euro,
14:36c'est très bien dans l'absolu.
14:38Quand il y a la cantine pour,
14:41il y a des sites aussi
14:42où il n'y a pas forcément
14:43ce repas disponible,
14:46servi, cuisiné.
14:49Donc voilà, il faut aussi
14:49avoir d'autres démarches à côté
14:51qui seront toujours nécessaires,
14:52je pense,
14:53parce qu'il y a aussi
14:54des géographies
14:55qui ne permettent pas toujours
14:56d'avoir ces dispositifs.
14:58Donc c'est pour ça
14:58qu'il faut toujours savoir
14:59prendre aussi à demi-mesure.
15:00Bon allez, j'avance.
15:01Le lien social,
15:02on en a déjà beaucoup parlé.
15:03Victor Oguet,
15:04vous nous disiez tout ça,
15:05un jeune sur deux
15:06qui dit quoi ?
15:07Qui dit qu'il souffre d'isolement.
15:10Qui se sent seul.
15:10C'est le mal de la jeunesse
15:13peut-être pour vous,
15:14avant tous les autres ?
15:15Moi je pense que c'est un problème
15:18qui en entraîne beaucoup d'autres.
15:20On a un manque de confiance en soi,
15:21on a peur après de s'engager.
15:24Il y a aussi beaucoup de jeunes
15:26aujourd'hui qui ne veulent plus
15:26avoir d'enfants.
15:28Finalement,
15:28ce sentiment de solitude,
15:30il se répercute
15:31dans beaucoup de choses.
15:33Et en tout cas,
15:34je pense que
15:36c'est très lié
15:38à la notion de vivre en société.
15:40Et qu'en fait,
15:42à partir du moment
15:42où l'homme est un animal social
15:44et quand vous le remettez en groupe,
15:46les gens se parlent,
15:48on n'est pas toujours d'accord,
15:49on n'est pas amis avec tout le monde,
15:49mais on fait société.
15:51Aujourd'hui,
15:52on vous enferme tout seul
15:54dans une cave pendant trois jours,
15:56je pense que vous ressortez traumatisé.
15:58Bien sûr.
15:59Je ne veux pas être tout seul
16:00avec mes pensées.
16:01Non mais sérieusement,
16:02je pense qu'effectivement,
16:03on en ressort traumatisé.
16:05faire société
16:06dans un univers
16:08médiatique,
16:10médiatico-politique
16:11qui est de plus en plus
16:13antagoniste.
16:15Vous voyez ce que je veux dire ?
16:16C'est compliqué,
16:17c'est presque contradictoire.
16:17Je réagis justement,
16:18je rebondis sur ce que vous dites.
16:20Très souvent,
16:20par exemple,
16:21avec les colocataires,
16:22on va avoir des problèmes
16:23à l'écrit.
16:24C'est-à-dire qu'on est dans ses pensées,
16:25on écrit quelque chose,
16:26les mots dépassent
16:29ce qu'on pense
16:29et puis en fait,
16:30vous mettez les gens ensemble
16:31et l'agressivité,
16:33très vite,
16:34elle retombe.
16:34Elle retombe.
16:35Juste le dialogue,
16:37se parler en fait.
16:38Qu'est-ce qu'il y a
16:38comme lieu de lien social,
16:42peut-être nouveau,
16:43qui permette justement
16:44de compenser cet isolement ?
16:45En fait,
16:45c'est intéressant,
16:46juste pour revenir
16:47à ce que vous disiez,
16:48c'est que là,
16:49que le lien social,
16:49c'est un besoin qui humain
16:51comme la notion de compétence,
16:52l'autonomie,
16:52le lien social.
16:53C'est les trois grandes motivations
16:55qui sont propres
16:56à tous les hommes,
16:56c'est pas quelque chose
16:57de nouveau.
16:58Mais cette nouvelle génération,
17:00on a vraiment un retour
17:01sur la culture de l'échange,
17:02du partage,
17:03la communauté,
17:05le lien social,
17:06à un moment,
17:06ils l'ont perdu
17:07pendant cette crise
17:07de la Covid-19.
17:08Pourtant,
17:08ils avaient accès
17:08à leur téléphone portable
17:09tout le temps
17:10et ils souffraient énormément
17:11du vrai lien social
17:12et cette notion de présentiel.
17:14Et vous voyez,
17:14c'est intéressant
17:15quand on a le parallèle
17:15avec les entreprises.
17:16Quand on demande à un jeune,
17:17mais t'es fidèle à quoi ?
17:18Il nous dit,
17:19on n'est pas fidèle à l'entreprise,
17:20on est fidèle à nos collaborateurs
17:22qui deviennent nos copains,
17:23notre communauté,
17:24notre tribu.
17:24Et donc voilà,
17:25on est vraiment sur ce besoin
17:27de retrouver du lien
17:28et il y a plein d'espaces
17:29où on peut faire lien.
17:31Quand on dit,
17:31est-ce que c'est la fin du magasin ?
17:32Le magasin,
17:33c'est hyper important.
17:34Voilà,
17:34même si les jeunes achètent en ligne,
17:36ils ont besoin d'aller dans le magasin
17:37pour se socialiser,
17:39pour apprendre,
17:40pour grandir.
17:40Pardon,
17:41je vous interromps,
17:41mais comme on est quand même
17:43autour de la notion de consommation,
17:45alors je vais penser seconde main,
17:47je vais penser achat groupé,
17:48etc.
17:49Ça fait partie des modes de consommation
17:51qui créent ou qui recréent du lien ?
17:53Mais complètement.
17:53Quand on parle justement
17:54de vintage,
17:55d'achat seconde main,
17:57très souvent on dit,
17:58ils achètent seconde main
17:59pour des considérations économiques,
18:00c'est vrai,
18:01mais aussi pour des considérations sociales,
18:03sociétales,
18:04et aussi symboliques.
18:05Apprendre le marché en dehors du marché,
18:06le don contre don,
18:07la réciprocité,
18:08faire du lien,
18:09échanger,
18:10retrouver l'historique d'un produit.
18:11Donc,
18:12toutes ces notions-là
18:13d'achat groupé,
18:14de systèmes collaboratifs,
18:16que ce soit dans le logement,
18:17comme dans l'habitat,
18:21les transports,
18:22toutes ces notions-là,
18:24c'est quelque chose
18:24qui est extrêmement fort
18:25pour les jeunes
18:26et les entreprises
18:27sont aussi en train
18:28de travailler là-dessus.
18:29Ce retour justement
18:30au besoin d'être
18:31dans le présentiel,
18:32mais comment attirer aussi
18:34pour donner l'envie
18:35d'être ensemble ?
18:36Avec, bon,
18:37effectivement,
18:37les enjeux du numérique
18:39qui peuvent à la fois
18:40avoir un effet isolant
18:42ou un effet connectant.
18:44C'est intéressant,
18:45Maria Sridardo,
18:45de voir que vous aviez lancé,
18:46je crois que c'était
18:47une de vos premières actions,
18:48c'était un challenge TikTok,
18:50c'est ça ?
18:51Alors moi,
18:52j'entends ça,
18:52je me dis,
18:52où est-ce qu'ils ont mis les pieds ?
18:54Ils sont bien gentils,
18:54mais c'est quand même pas
18:56le plus bel espace
18:57pour avoir du contenu
18:58réfléchi et distancié.
18:59Bref,
18:59qu'est-ce que vous aviez imaginé ?
19:01C'était le tout début de la...
19:03Voilà,
19:03on était dans les premiers mois
19:04de crise Covid,
19:05voilà,
19:06comment on allait pouvoir aussi
19:07mettre de la solidarité
19:08autour de la solidarité,
19:09c'est-à-dire,
19:09c'est bien,
19:10on était tous confinés,
19:11il y a quand même des chaînes
19:12de solidarité qui étaient
19:12quand même chez soi,
19:14on a vu plein de choses
19:15et c'était aussi
19:16comment on allait faire
19:17avec l'association
19:17Hop Hop Food
19:18et puis faire un challenge
19:19pour maximiser
19:21le nombre de dons de produits.
19:23On est arrivé à 35 tonnes
19:24pour redistribuer
19:25à plein d'étudiants
19:26parce que les associations
19:27ont toujours été sur le terrain
19:28pour redistribuer.
19:30Là,
19:30on se dit bravo
19:31au réseau social.
19:32C'est une autre manière
19:33de pouvoir faire comprendre
19:34déjà aux jeunes
19:35qu'ils n'étaient peut-être
19:36pas seuls
19:36dans cette situation-là.
19:38Ça a été un des enjeux
19:39et puis récemment,
19:41en décembre 2025,
19:42la Studelpe a lancé
19:44aussi quelque chose
19:44où on retrouve ce lien.
19:46Il a lancé
19:47une opération
19:48où on pouvait
19:49inviter chez soi
19:51au moment de Noël
19:51une personne,
19:52un étudiant isolé.
19:54Donc,
19:54on a fait toute une aide
19:55à l'engagement avec lui
19:57en mettant à disposition
19:59nos écrans digitaux,
20:01nos réseaux
20:01pour que ça puisse être
20:03nos collaborateurs eux-mêmes.
20:04Moi,
20:05je crois qu'on a une quinzaine
20:05de collaborateurs
20:06qui ont accueilli quelqu'un
20:07pour la période de Noël,
20:08le dîner.
20:09Et donc,
20:09il y a eu plus de 1000 repas
20:10comme ça partagés
20:11et de ne pas laisser ces jeunes
20:12tout seuls chez soi
20:13à ces moments de fête parfois
20:14qui sont peut-être
20:15plus difficiles à partager
20:16parce qu'ils n'ont pas
20:17leur famille à côté.
20:18Victor Huguet,
20:18dans les maisons,
20:21la Casa,
20:21il y a évidemment
20:23de l'interaction physique,
20:24il y a des espaces numériques
20:25communs,
20:26il y a des outils
20:26en ligne communs.
20:28En fait,
20:28le vrai sujet,
20:29quand on arrive,
20:30c'est d'être accueilli
20:30et très vite,
20:32en fait,
20:33de prendre une place
20:33et de prendre une place
20:34notamment,
20:35nous,
20:36il y a 12,
20:3714 colocataires
20:38et les gens
20:39se répartissent les rôles.
20:40Donc,
20:40il y en a qui vont faire
20:40les visites
20:41quand il y a des nouveaux
20:42candidats qui arrivent,
20:43il y en a qui vont être
20:43référents pour la maintenance
20:44et faire un ticket
20:46sur l'application
20:46pour dire
20:47il y a tel et tel problème.
20:48Et en fait,
20:49le fait de prendre un rôle,
20:50on devient acteur.
20:51Et comme on est acteur,
20:52on est en lien
20:53avec les autres,
20:54on régularise les charges
20:55une fois par an,
20:56mais comme ils sont 12
20:57à avoir consommé,
20:58il faut justifier les factures,
20:59on a des questions
21:00et puis derrière,
21:01on se dit
21:01oui,
21:01mais du coup,
21:01il faut peut-être faire attention
21:02à ne pas prendre des douches
21:03trop longues.
21:03En fait,
21:04on fait société
21:05de par les interactions
21:07et le fait
21:09que chacun prenne un rôle
21:10dans la communauté.
21:12Et il y a une appli,
21:13il y a un outil numérique
21:14qui permet
21:14à tout ce beau monde
21:17d'interagir
21:18ou pas forcément ?
21:19Alors,
21:19avant d'arriver,
21:21on peut visiter les maisons,
21:22il y a les groupes WhatsApp
21:24et c'est assez simple.
21:25Après,
21:25en fait,
21:26c'est des gens
21:26qui vivent ensemble.
21:27Tout simplement.
21:28Vous avez le même salon
21:29donc c'est là
21:30que ça se passe.
21:32C'est juste tout simple.
21:34Elodie Gentile,
21:35c'est vrai qu'il y a ce,
21:36on a un rapport un peu,
21:39je ne sais pas
21:40quel terme employer,
21:41mais schizophrénique
21:42ou paradoxal
21:43à l'univers numérique.
21:44Il est à la fois
21:45une ouverture sur le monde
21:46et il a à la fois
21:47un repli sur soi
21:48pour cette génération-là.
21:50Est-ce qu'il y a,
21:51moi je vois ça
21:52parce que j'ai des grands-enfants
21:53et des grands-beaux-enfants
21:55qui commencent
21:55à être dans une sorte
21:56parfois de rejet
21:58de l'outil numérique ?
21:59Est-ce que vous sentez
21:59poindre ça ?
22:00Alors,
22:01oui,
22:01mais pas au moment
22:02de l'adolescence.
22:03Au moment de l'adolescence,
22:03c'est vraiment un outil
22:04de socialisation
22:05et parfois,
22:05ils le disent,
22:06on n'en a pas,
22:06c'est un outil d'isolement.
22:07Donc là,
22:08les parents doivent aussi
22:09montrer l'exemple
22:09parce que trop souvent,
22:10on condamne les jeunes
22:11mais les parents
22:12ne montrent pas forcément
22:14l'exemple.
22:14Donc il faut faire aussi
22:17attention à ce qu'on dit.
22:18Après,
22:19très souvent,
22:19les jeunes nous le disent,
22:20le smartphone
22:20permet de prolonger
22:22une relation
22:22mais la vraie relation
22:23elle se crée où ?
22:24Dans le lien social,
22:25l'école est le premier
22:26agent de socialisation.
22:27Voilà,
22:28donc le smartphone
22:29va permettre de prolonger,
22:30d'approfondir une relation.
22:31Il y a des jeunes
22:31qui parlent aussi
22:32de relations parasociales,
22:33c'est-à-dire qu'on peut avoir
22:34des copains en vrai
22:35et puis parfois même,
22:36et c'est ça le danger,
22:37on se crée des copains
22:38uniquement dans le numérique,
22:39au travers des jeux vidéo,
22:41les avatars,
22:41etc.
22:42Et où est le danger ?
22:43Donc l'éducation,
22:44c'est hyper important.
22:45Au niveau de l'école,
22:45je pense qu'il y a quand même
22:46pas mal de choses à faire.
22:47Au niveau de l'école,
22:48du collège,
22:49des lycées,
22:49pour sociabiliser.
22:50Donc là,
22:50on voit aussi avec l'interdiction
22:52des réseaux sociaux
22:53à partir de ces ans.
22:54Personnellement,
22:55moi je pense que c'est
22:55une bonne chose
22:56quand on voit
22:57tous les dangers
22:58liés à ça.
22:59Même si la mise en oeuvre
23:01sera compliquée.
23:01Même si la mise en oeuvre
23:02sera compliquée.
23:03Parfois,
23:03on est obligé
23:04d'avoir certaines lois
23:05quand on voit
23:06un super harcèlement,
23:07des cas de suicide,
23:08etc.
23:08Bon,
23:08ça c'est compliqué.
23:10Mais autrement,
23:11c'est vrai qu'ils ne peuvent
23:11pas vivre sans.
23:12Il y a aussi des belles choses
23:13à la lecture,
23:14nous non plus,
23:15des calculs,
23:16des jeux.
23:17Mais c'est l'utiliser
23:18à bon escient.
23:19Et on voit aussi aujourd'hui
23:20qu'il y a des nouvelles
23:21formes de dépendance.
23:21Avant,
23:22on n'en parlait pas,
23:22mais aujourd'hui,
23:23on parle de nomophobie.
23:24C'est dépendance
23:24au téléphone portable.
23:26On a quand même 85%
23:27des jeunes qui se déclarent
23:28nomophobes.
23:29Cette phobie
23:29peut avoir accès
23:30à son téléphone.
23:31Et on a quand même
23:31à peu près 45%
23:33des ados qui dorment
23:34avec leur téléphone portable
23:34dans leur chambre.
23:35C'est là le danger.
23:36Derrière,
23:37ça a des répercussions
23:38sur la qualité de sommeil,
23:39la quantité,
23:40l'estime de soi,
23:41et donc la dépression,
23:42la santé mentale,
23:42etc.
23:44Il faut aussi rétablir
23:45des règles de vie
23:46à la maison,
23:47prendre soin de l'autre,
23:48et ce n'est pas forcément
23:49avec le téléphone.
23:51C'est plutôt sans le téléphone,
23:52mais les parents
23:53doivent aussi jouer le jeu.
23:54Maria Sridra,
23:54votre avis sur cette relation
23:57contrariée,
23:59antinomique
24:00qu'on peut avoir
24:01adulte et étudiant.
24:03Oui, adulte et étudiant
24:04et jeunes enfants.
24:05Je pense que c'est toujours pareil.
24:06On a affaire
24:07à un sujet d'éducation.
24:09Je pense qu'à tous aussi
24:10de prendre ce rôle-là.
24:13C'est un sujet aussi
24:14de l'alimentation,
24:15l'alimentation au sein
24:16de la famille.
24:17Si on pouvait manger
24:17sans un téléphone portable,
24:19allumer à côté de soi.
24:20Il y a de moins en moins
24:21de dîners en famille.
24:23J'ai lu ça récemment.
24:25C'est une habitude
24:26qui est en train de se perdre.
24:26L'alimentation,
24:27c'est un lien social.
24:29Je pense que depuis
24:30des générations
24:32et des générations,
24:33il faut essayer
24:33de réinstaurer aussi
24:34ces habitudes-là,
24:35comme enlever son téléphone
24:36pendant la nuit.
24:37C'est aussi ce qu'on peut
24:38aussi rétablir
24:39en donnant
24:40quelles sont les habitudes
24:41de consommation,
24:44des habitudes.
24:44C'est ce qu'on peut faire
24:45au travers d'associations
24:46qui font aussi ça très bien,
24:47que ce soit des associations
24:48qui travaillent sur le numérique
24:49ou des associations
24:50qui travaillent sur l'alimentaire
24:51ou ces jeunes associations
24:54portées par des jeunes.
24:55Même s'il y a l'outil
24:57un peu numérique derrière,
24:59ça n'empêche qu'ils sont capables
25:00de créer aussi
25:01des moments de convivialité
25:03et d'accompagner ces jeunes
25:05dans le lien social.
25:07Où est-ce qu'ils peuvent s'adresser ?
25:08Où est-ce qu'ils doivent aller ?
25:09C'est leur travail.
25:10L'alimentaire est toujours
25:11une raison de pouvoir toucher
25:13les gens aussi.
25:15Je pense que c'est là
25:15où on trouve le lien social.
25:17On peut les toucher
25:18avec l'alimentation.
25:18Si on parle de ce que je retiens
25:21moi de nos échanges,
25:22c'est quand même ce besoin
25:23d'espace, de communauté,
25:26de vie collective.
25:28Est-ce que les magasins,
25:29les grands magasins,
25:30parce que c'est vrai
25:31que vous êtes en train
25:32de vous réinventer,
25:33les hyper qui sont plutôt
25:35en perte de vitesse,
25:37les magasins plus petits
25:38de centre-ville qui eux cartonnent,
25:41je dis ça après avoir entendu
25:42un des cadres de Carrefour
25:43faire cette démonstration
25:44dans une conférence.
25:46Et donc, il faut quoi ?
25:47Il faut réinventer les magasins
25:49pour qu'ils soient aussi
25:50des lieux de rendez-vous
25:52d'une certaine façon ?
25:52C'est ce que disait Elodie.
25:54D'ailleurs, on est quand même
25:55dans un changement
25:56de mode de consommation.
25:57Donc, il y a la consommation
25:59numérique, bien sûr,
26:00mais il y a aussi la consommation
26:01qu'est-ce qu'on va
26:02sur son chemin,
26:04comment on trouve aussi
26:05d'acheter son alimentaire
26:07quand on revient.
26:07Alors, peut-être qu'on a
26:08le portable,
26:09mais où est-ce qu'on s'arrête
26:10pour aller acheter
26:11telle ou telle chose
26:12et à nous aussi
26:13d'être le public.
26:14Mais un grand magasin,
26:16alors, peut-être plus d'ailleurs
26:17un magasin de centre-ville,
26:18ça peut être un lieu
26:19de sociabilisation aussi.
26:20Bien évidemment.
26:21Bien évidemment.
26:22C'est le lien,
26:23le contact que vous avez
26:24avec le personnel du magasin,
26:26les personnes qui font
26:27leurs courses,
26:27venir, on allait en famille,
26:29revenons à venir peut-être
26:30aussi en famille,
26:31faire nos courses.
26:32C'est ce qu'on faisait
26:32quand on était plus jeunes.
26:33Derrière, c'est tout ce
26:34qui est l'expérience.
26:35C'est-à-dire qu'en fait,
26:35on dit qu'est-ce qui est
26:36le plus important ?
26:37C'est le bien ou le lien ?
26:38Et aujourd'hui,
26:39les jeunes,
26:39comme toute autre personne,
26:41ce retour au magasin,
26:42c'est ce besoin,
26:43non pas uniquement
26:44d'acheter un produit,
26:45mais aussi d'expérimenter,
26:47de toucher, d'échanger,
26:48de se sociabiliser, etc.
26:50Et donc même,
26:50j'ai travaillé avec beaucoup
26:51aussi de grands actes
26:52et de grands magasins
26:53qui disent,
26:54le magasin doit devenir
26:55un lieu de vie,
26:56un lieu de vie expérientiel.
26:57Parfois, il y a même
26:57dans l'architecture
26:59des grands magasins,
27:00le fait de créer
27:00des lieux d'agora
27:01ou des associations,
27:03de quartiers,
27:04peuvent venir,
27:05participer,
27:06interagir,
27:07mettre des annonces,
27:08etc.
27:08Tous les jours,
27:09on a des associations
27:10dans nos magasins
27:11ou des acteurs du territoire.
27:13C'est un lieu de rencontre,
27:15quoi qu'il arrive.
27:16Et c'est un lieu
27:16où tout le monde
27:17peut se retrouver.
27:18Donc, les jeunes générations,
27:19peut-être qu'elles se sont
27:20senties isolées,
27:21elles sont peut-être
27:22en train de revenir à ça,
27:23c'est ce que je vois.
27:25Et c'est ce qui est important,
27:26mais à nous aussi
27:26d'être attractifs
27:27avec des choses
27:28un peu différentes
27:29et des modes
27:29de consommation différents.
27:31Mais sur un chemin,
27:32on le voit très bien,
27:33dans notre modèle,
27:35il y a des paniers
27:36qui sont des paniers
27:37tout go-to-go,
27:37des paniers anti-gaspi
27:38qui sont moins chers,
27:39qui sont sur votre chemin
27:40où vous pouvez avoir
27:41de la viande,
27:41du poisson,
27:42à prix beaucoup plus bas,
27:44entre 30 et 50 % moins cher.
27:46Donc, en fait,
27:46sur leur chemin,
27:47parfois,
27:48c'est aussi un mode.
27:49Alors, ça passe par le numérique,
27:50certes,
27:51mais peut-être que c'est aussi
27:52un autre mode de consommation
27:53et qui a quand même
27:54beaucoup évolué.
27:55À nous d'être inventifs aussi.
27:56Merci beaucoup
27:57à tous les trois
27:58et à très bientôt
27:59sur l'antenne
28:00de Be Smart for Change.
28:01Merci de votre fidélité
28:03et à très vite
28:04pour un nouveau Smart Trends.
28:05Salut !
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