- il y a 1 heure
Ce jeudi 19 février, Marie de Leyssac, gérant allocataire, asset allocation portfolio manager d'Edmond de Rothschild Asset Management (France) ; Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco, se sont penchés sur les cours du pétrole qui sont en hausse à cause de la tension Iran/USA, la saison de publications qui bat son plein, le bénéfice d’exploitation record de Air France, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Marie de Lessac, gérante allocataire pour Edmond Rothschild AM.
00:08Bonsoir Marie.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Bienvenue.
00:10Et Alain Dubrul, bonsoir Alain.
00:12Bonsoir Guillaume.
00:12Bienvenue également, directeur général délégué, responsable de la gestion PCVM de Claresco.
00:16On est content de vous accueillir l'un et l'autre.
00:18Alors il y a une pluie, il y a une avalanche de publications.
00:20On rentrera dans le détail de certaines d'entre elles dans un instant, promis.
00:24D'abord la tendance générale et peut-être le fait du jour Marie.
00:27Le pétrole monte fort aujourd'hui.
00:29C'est la plus forte hausse des cours du pétrole depuis le mois d'octobre aux Etats-Unis.
00:32Avec peut-être, on n'en sait rien, mais une opération militaire qui est en train de se préparer autour
00:38de l'Iran.
00:38Mais plus qu'une opération militaire.
00:40D'après Axios, qui s'y connaît en tout cas, qui fait partie des références pour essayer d'anticiper les
00:46mouvements géopolitiques.
00:46D'après Axios, on n'a jamais été aussi proche peut-être d'un conflit ouvert là-bas au Moyen
00:52-Orient.
00:52Avec, c'est vrai, les Etats-Unis qui envoient de très nombreux bâtiments autour de l'Iran.
00:57Et donc, Axios explique qu'une opération militaire d'envergure se prépare,
01:02qui prendrait la forme cette fois d'une campagne massive durant plusieurs semaines
01:05et ressemblerait davantage, dit Axios, à une véritable guerre qui est une opération ciblée.
01:10Voilà, les cours du pétrole sont en forte hausse.
01:11Certains analystes disent même que Donald Trump est trop discret là depuis deux, trois semaines.
01:16Il est bizarrement discret.
01:18Peut-être le signe que cette fois, il prépare cette fois un truc sérieux.
01:21Marie ?
01:22Alors, effectivement, c'est ce qui entraîne la hausse du pétrole aujourd'hui,
01:26ce risque géopolitique sur l'Iran.
01:28Clairement, s'il y a une attaque, ça réagira en premier lieu là-dessus.
01:34Le fait qu'il ait déplacé autant de bateaux et d'armées dans la région
01:41ne laisse pas indifférent.
01:42On a tendance à penser qu'il ne fait pas ça pour rien, entre guillemets.
01:48Après, il fait face aussi à un dilemme, je pense, en interne,
01:51qui est que la hausse des prix du pétrole aurait des conséquences,
01:56notamment sur l'inflation dans son pays.
01:59On sait que c'est ce qui lui est reproché.
02:03Et notamment, ça peut peser sur les élections à venir à la fin de cette année.
02:08Donc, je pense qu'il est un peu entre deux positions.
02:13Mais oui, aujourd'hui, les déclarations se sont un peu accélérées à ce sujet,
02:18disant notamment que tout l'armada était prête éventuellement
02:22pour une intervention ce week-end.
02:26Alors, il s'est exprimé là-dessus, justement, Donald Trump,
02:28il y a une vingtaine de minutes en disant
02:29« d'ici dix jours, vous aurez la réponse ».
02:32Voilà.
02:32Mais il aime bien donner comme ça des échéances
02:34qu'il ne respecte pas forcément d'ailleurs,
02:35mais ça permet de feuilletonner.
02:36Et l'Iran aussi, de son côté, essayait de gagner un peu de temps
02:39en disant qu'il était prêt à des négociations,
02:41qu'il reviendrait avec des propositions dans deux semaines.
02:44Mais oui, oui, c'est un risque géopolitique qui reste prégnant.
02:49L'Iran, c'est vrai qu'il y a de nombreux bâtiments militaires américains
02:52qui sont envoyés depuis des semaines autour de l'Iran.
02:54Ce n'est pas juste pour faire joli.
02:55Alors, on n'est pas expert géopolitique, bien sûr.
02:57Les discussions se poursuivent entre Américains et Iraniens.
02:59Mais là, le marché est en train de voter pour un truc peut-être à venir.
03:03Les cours du pétrole, pire séance depuis octobre pour le Brent.
03:06Ou meilleur, selon le sens dans lequel on prend.
03:07C'est la plus forte hausse depuis octobre.
03:09Oui, le pétrole, c'est un indicateur de risque, en fait.
03:12Si les prix montent, c'est que des gens craignent qu'il se passe quelque chose.
03:15Parce qu'on ne peut pas dire que les chiffres macroéconomiques mondiaux
03:18ou l'équilibre production-offre
03:20plaident en soi pour une forte hausse des prix du pétrole.
03:23Quand on regarde sur une perspective plutôt six mois, un an,
03:26c'est plutôt un excédent de pétrole qu'un manque.
03:29Donc, ça reflète ce risque.
03:31Maintenant, sur l'Iran, la difficulté, c'est que...
03:34Les événements récents montrent bien que le régime est totalement impopulaire.
03:38Maintenant, il n'y a personne pour lui succéder.
03:40Donc, la logique trumpienne, en général,
03:42s'est demandé énormément pour obtenir un peu.
03:45Donc, peut-être ces menaces...
03:47Dans la logique Trump, ce n'est pas tellement, idéalement, de faire du militaire.
03:49Mais c'est plutôt que ça convainque les Iraniens de bouger
03:53et de faire des signes d'ouverture en direction de...
03:55Enfin, politiquement, mais ce n'est pas gagné.
03:57Il sent, Antoine, il semble gourmand militairement.
03:59Alors, on verra, encore une fois, il y a les effets d'annonce
04:01et puis il y a la réalité.
04:02Gourmand militairement, Donald Trump.
04:04Avec Northrop Grumman qui gagne 2% à Wall Street,
04:06Trump a lâché, quand même, au milieu de ses déclarations,
04:09qu'il voulait racheter 22 bombardiers B2 supplémentaires.
04:15Alors, ce n'est pas étonnant,
04:16parce que le B2, c'est l'ancienne génération de bombardiers furtifs américains.
04:20Maintenant, il y a le B21 qui fait le même job.
04:22À l'origine, la production était limitée.
04:24Là, il en veut 22 supplémentaires de cet ancien bombardier.
04:27C'est quand même 2 milliards de dollars pièce.
04:30Voilà, donc ça vous donne une idée de ce qu'il veut,
04:33de globalement, de comment il va devoir demander gentiment à Jérôme Powell,
04:38avant qu'il parte, d'actionner la planche à billets,
04:40parce qu'il y a quand même des choses à financer.
04:41Tout simplement, effectivement.
04:43Bon, voilà, cette thématique, le pétrole aujourd'hui,
04:45qui surprend un peu tout le monde,
04:46qui peut d'ailleurs participer à expliquer une partie de la baisse.
04:49Wall Street, elle n'est pas méchante, la baisse, ceci dit.
04:51Et puis à Paris, on est en repli, en Europe aussi d'ailleurs,
04:540,6% de baisse en ce moment à la bourse de Paris.
04:57Pluie avalanche de publications aujourd'hui.
05:00D'abord, votre regard global peut-être, Marie,
05:01sur ces publications ici en Europe.
05:04Plutôt des bonnes surprises, mais qui s'en sort le mieux ?
05:06Enfin, quelle première leçon on peut commencer à tirer ?
05:08Parce que là, on arrive bientôt au bout, mine de rien.
05:10Alors, globalement, plutôt une bonne saison de résultats,
05:13partout dans le monde, d'ailleurs.
05:17Aux Etats-Unis, déjà, très bonne saison de résultats,
05:21vraiment largement au-dessus des attentes,
05:23à peu près 12% de croissance par rapport au quatrième trimestre
05:27de l'année précédente.
05:28Donc à peu près 5% au-dessus des attentes avant le début de la saison,
05:31ce qui est quand même important.
05:34Très tiré par le secteur de la technologie, toujours,
05:37mais on voit quand même une certaine diffusion aux autres secteurs.
05:40et donc ça, ça reste assez positif dans cette idée que,
05:43oui, la diffusion peut continuer et sur les résultats
05:46et sur les marchés financiers.
05:48En Europe, c'est plutôt bon aussi.
05:51Maintenant, la croissance des résultats sur un an,
05:56elle est largement plus faible.
05:57Elle est un peu au-dessus de zéro.
05:58On attendait peut-être un petit peu en dessous de zéro.
06:00Donc c'est plutôt bien,
06:02mais ça reste en absolu des chiffres plus bas.
06:06Mais surtout, ce qui est intéressant à l'intérêt,
06:08c'est cette différence de réaction entre les États-Unis et l'Europe
06:12qui est probablement différente de la perception qu'on peut en avoir.
06:15C'est-à-dire qu'aux États-Unis,
06:16les réactions de marché ont été plutôt bonnes,
06:20avec plutôt des bonnes hausses sur les bons résultats
06:23et des moindres baisses sur les mauvais résultats.
06:26Ce n'est pas forcément l'idée qu'on en a
06:27quand on regarde au cas par cas.
06:29Et en Europe,
06:30alors ça ne prend pas en compte les résultats d'aujourd'hui,
06:32mais en fait, les réactions sont globalement négatives
06:37en fait aux publications de résultats.
06:39Quand on prend vraiment les indices dans leur globalité.
06:41On voit le verre à moitié vide.
06:42Voilà.
06:43Et donc finalement,
06:45je ne trouve pas forcément l'impression qu'on en a
06:47quand on prend titre par titre
06:48parce qu'on voit effectivement des fortes hausses
06:50sur des bons résultats.
06:50Mais globalement, en fait,
06:52ce n'est pas vraiment le cas.
06:53Alors qu'on a un taux de bonne surprise,
06:54largement au-dessus de la moyenne historique ici en Europe.
06:56Ce qui n'est pas le cas aux États-Unis d'ailleurs.
06:57Et les surprises sont aussi bonnes sur les ventes en Europe.
07:00Ce qui est plutôt positif
07:02parce que ça a pêché quand même les trimestres précédents.
07:06Alors les croissances des ventes ne sont pas forcément bonnes,
07:08mais les surprises sont meilleures.
07:10D'accord.
07:11Alain, vos premiers enseignements
07:13à l'issue, bientôt à l'issue de cette saison de publication,
07:15surtout ici en Europe.
07:17Donc oui, des publications qui sont meilleures qu'attendues
07:18aux États-Unis, mais aussi en Europe.
07:20Je serais tenté de dire,
07:21c'est qu'en Europe,
07:22les réactions sont plus...
07:24Enfin, les résultats sont dans l'ensemble corrects,
07:27mais il y a beaucoup de volatilité
07:29qui est liée à des perceptions.
07:31Peut-être des...
07:32En fait, ce qui est paradoxal,
07:33c'est que les marchés globalement continuent de monter.
07:36Plutôt pas mal.
07:37Mais en revanche, en dessous, ça tourne beaucoup
07:39parce que le marché s'interroge.
07:41Il n'est plus certain que...
07:43Alors d'abord, il y a les...
07:44Entre les US et l'Europe, globalement,
07:46on a ce que j'appellerais les GAFAM
07:48qui continuent à avoir des très bons résultats,
07:50mais qui investissent énormément,
07:51effectivement, beaucoup plus que prévu dans l'IA.
07:54En soi, c'est une bonne nouvelle,
07:56mais le marché se dit,
07:56OK, mais alors cash flow.
07:57Et puis en Europe,
07:59il y a celles qui montent toujours
08:01et puis il y a celles qui performent correctement,
08:04mais on a peur que l'IA les détruise.
08:07Donc il y a quand même un centre de secteurs
08:09qui ont beaucoup, beaucoup souffert.
08:11Et d'une certaine façon,
08:12les secteurs défensifs
08:13ou sur lesquels on a un moindre risque IA
08:16subissent un re-rating relativement important.
08:18Par exemple, les télécoms,
08:20qui, sans contraire que les résultats d'Orange,
08:22ils sont, j'allais dire,
08:23médiocres comme d'habitude.
08:26Mais en fait,
08:27Orange, les bits d'ail,
08:28il est stable depuis 15 ans.
08:30Ça ne bouge pas.
08:30Sauf que là,
08:32comme ils sont corrects
08:33et que peut-être un jour,
08:33il y a la consultation qui sait
08:34et puis que l'IA ne va pas trop les disrupter,
08:36ça monte.
08:37Donc il y a un effet de vase communiquant
08:39entre des secteurs en croissance,
08:41mais menacés,
08:43donc qui sous-performent,
08:44et des secteurs sur lesquels il ne se passe rien,
08:46mais qui finalement retrouvent un peu d'attrait
08:48parce qu'ils sont défensifs.
08:50Et cette réduction est assez...
08:52C'est-à-dire qu'Orange,
08:53c'est un peu comme un cordon bleu perd-de-du.
08:54Ce n'est pas bon,
08:55mais on n'est jamais déçu.
08:55On sait à quoi s'attendre.
08:56Là, Orange, on est habitué.
08:57Là, on n'est pas déçu.
08:58Donc, dans le contexte actuel,
09:00c'est plutôt favorable pour des gens comme eux.
09:01Et le perd-de-du de la bourse,
09:03ça gagne 7% ?
09:047% mine de rien, le perd-de-du.
09:05Par Air France, c'est pareil.
09:06C'est une entreprise très compliquée
09:08où là, c'est un peu meilleur.
09:10Bon, ça, ça se traite à 3-4 fois les résultats.
09:12Donc là, ça repart.
09:14Est-ce qu'on a vraiment envie d'en acheter
09:15pour les 5 prochaines années ?
09:18Sur Air France,
09:19ça pose une vraie question aussi
09:21parce que c'est des valeurs décotées.
09:22Air France Calem, c'est super méga décoté.
09:24Ils ont annoncé leurs résultats, c'est vrai,
09:27avec des bonnes surprises,
09:28un bénéfice d'exploitation record en 2025.
09:30Les longs courriers cartonnent quand même.
09:31Ils ont dépassé le seuil
09:32des 100 millions de passagers transportés.
09:34Ils prévoient pour cette année
09:35une hausse des capacités de 3 à 5%.
09:36C'est-à-dire que l'aérien n'est pas mort du tout.
09:38L'aérien va très bien.
09:39Air France gagne 10%.
09:40Mais est-ce que ça gagne 10%
09:41surtout parce que c'était décoté ?
09:43Totalement, en fait.
09:44Ce qu'il faut rappeler sur l'aérien...
09:45Et ça leur donne plein d'espoir.
09:46Ils sont décotés, ils vont le rester.
09:47C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:48ils ont un peu de 3 sur le résultat annoncé cette année.
09:50Même s'ils avaient un peu de 5 ou 6,
09:51ça resterait décoté ?
09:53Absolument.
09:53Sauf que si on regarde le transport aérien
09:56depuis sur 30 ans,
09:57en fait, toutes les sociétés dans le monde
09:59à Paris-Aner et à une époque
10:00Southwest Airlines aux Etats-Unis
10:01traitent avec une décote
10:02sur la valeur de leur flotte.
10:04Donc, ça veut dire qu'en fait,
10:04elles ne couvrent pas leur prix du capital.
10:06Alors, elles existent
10:07parce qu'il y a des relations bilatérales entre Etats,
10:09parce qu'à part quelques compagnies low cost,
10:11globalement,
10:12c'est un secteur qui ne crée pas de valeur, en fait.
10:15Donc, structurellement,
10:16ça peut aller un peu moins mal, un peu mieux.
10:18Donc là, ça va un peu mieux,
10:19mais ce n'est pas un secteur qui crée la valeur.
10:21Malheureusement, pour un de nos auditeurs,
10:22il s'appelle Jean-François,
10:23il nous a écrit, il nous a dit
10:24compte tenu de sa décote
10:25et de ses jolis résultats-là,
10:26est-ce qu'on peut imaginer pour Air France-KLM
10:28un parcours comme celui de Société Générale l'an dernier,
10:30qui a surpris tout le monde
10:31et qui a gagné quasiment 150%
10:33parce que le titre était décoté ?
10:34Est-ce qu'on peut imaginer la même chose
10:35ou ça n'a vraiment rien à voir
10:36avec le secteur bancaire et Société Générale ?
10:38Voilà, moi, je n'aime pas les tout les graphes,
10:39mais là, j'ai pas trop.
10:39On est à 13 euros, j'ai l'impression, là ?
10:40Oui, c'est ça, oui.
10:41Non, mais c'est typiquement ce genre de mouvement.
10:43D'où 75 euros.
10:44Effectivement, elle peut remonter jusqu'à 14, 15 euros
10:46s'il y a encore un ou deux trimestres corrects, etc.
10:49Oui, mais bien au-delà,
10:51il faudrait vraiment un changement structurel.
10:53Rappelons quand même qu'en France,
10:54on a des taxes très élevées
10:56qui ont fait perdre du trafic à la zone.
10:58On a des aéroports qui sont disponibles,
11:00mais c'est une zone qui n'est pas évidente.
11:02C'est ça, et il y a encore pas mal de vents contraires.
11:04Ben Smith est sur BFM Business, figurez-vous.
11:06Le patron d'Air France-KLM,
11:07au micro de Nathan Cocampo,
11:08il s'est exprimé,
11:09il a répondu à nos questions tout à l'heure.
11:11Et justement, c'est la question que lui a posée Nathan.
11:12C'est vrai que les bénéfices atteignent des records,
11:14mais les vents contraires continuent de souffler fort,
11:16notamment contre KLM et contre Transavia.
11:18Comment faire pour relancer la machine ?
11:21Quelle stratégie a venir d'Air France
11:22pour arrêter, stopper ces vents contraires ?
11:25La réponse de Ben Smith,
11:26et on réagira ensemble dans un instant.
11:30Au KLM, on a des challenges avec l'aéroport
11:33et avec l'État,
11:35avec des nouveaux taxes et charges,
11:37et avec le coût des opérations à Skippor,
11:40et l'augmentation de ça dans des chiffres
11:43qu'on n'a jamais vus en Europe,
11:45ça cause un problème.
11:46Donc ça, on a du travail à faire aux Pays-Bas.
11:49Transavia en France,
11:50il faut regarder ça en contexte.
11:52Les résultats de Transavia à Orly
11:55doivent être vus en contexte
11:57où on était en 2018.
11:58On avait une opération d'Air France
12:01et de notre compagnie régionale Hop
12:03qui était en déficit
12:05de quelques centaines de millions.
12:06Donc, avec le transfert de ces avions à Roissy,
12:11on voit le résultat d'Air France à Roissy
12:13qui est fortement en augmentation
12:16d'où il était en 2018-2019.
12:18Et Transavia, il absorbe toutes ses pertes.
12:21Ça va prendre du temps
12:21pour transitionner à quelque chose
12:24qui est rentable.
12:26Mais globalement, pour le groupe Air France,
12:28Transavia fait exactement
12:30ce qu'on voulait.
12:32Ben Smith, le directeur général d'Air France KM,
12:34même au micro de Nathan Cocampo
12:36sur BFM Business, voilà.
12:37Donc, des défis, ils en sont conscients.
12:39Une stratégie, mais du point de vue de l'actionnaire,
12:41pas de miracle à attendre.
12:42Vous restez campé sur cette idée.
12:44La stratégie est bonne.
12:45La premiumisation pour la marque Air France.
12:47Transavia, rappelons que Transavia
12:48est à peine rentable encore.
12:50Il y a encore du chemin à faire.
12:51Oui.
12:51Ils annoncent pour Transavia
12:53une hausse cette année
12:54des capacités de 10%.
12:55Bon, Air France aujourd'hui est en progression.
12:57Ça tombe bien de 10% aussi.
13:00On va parler de ces autres publications
13:01qui animent la séance
13:02dans un instant encore ensemble.
13:03Les ramètes, au contraire, est en baisse.
13:04Aujourd'hui, les ramètes de plus de 22%.
13:06Mais donc, au global, vous nous le dites,
13:08Marie, on a une saison de publication en Europe
13:10plutôt pas mal,
13:11mais que le marché ne s'est pas apprécié.
13:13Alors que l'Europe est sous-cotée
13:16par rapport à Wall Street
13:17et qu'on entend souvent
13:18les flux désormais,
13:19plutôt qu'à l'États-Unis,
13:20viennent vers la Chine,
13:21les émergents et l'Europe.
13:22Malgré ces flux porteurs,
13:23on n'arrive pas,
13:24sur cette saison de publication,
13:25à voir le verre plutôt à moitié plein.
13:27Comment vous le expliquez,
13:29le traduisez ?
13:30Alors déjà, je temporiserai un peu
13:32parce que l'Europe surperforme
13:33quand même les États-Unis
13:34depuis quelques semaines,
13:36par quelques mois.
13:37Mais pas à la hauteur
13:38des bonnes surprises des publications.
13:40Oui, mais la croissance des résultats
13:42reste américaine.
13:44On est à 12% sur un an,
13:46au quatrième trimestre 2025,
13:47sur les résultats américains.
13:49On est à peine au-dessus de zéro
13:51sur les résultats européens.
13:53Donc, il y a quand même
13:56cette différenciation-là.
13:58La croissance économique,
14:00elle est quand même aussi
14:01en faveur des États-Unis.
14:02Après, il y a un discours,
14:06une amélioration
14:07qui peut peut-être aussi venir
14:08pour l'Europe.
14:09Nous, on est plutôt...
14:11On ne fait pas vraiment
14:13de différenciation
14:14entre États-Unis et Europe.
14:16Et on reste assez confiant
14:18sur l'Europe
14:18parce qu'on a quand même
14:19tout un discours politique
14:23qui se met en route
14:24au niveau de l'Europe.
14:26Des dépenses qui arrivent.
14:27On voit les chiffres en Allemagne,
14:29les commandes manufacturières
14:30qui progressent.
14:32Il y a quand même pas mal
14:32de dépenses qui doivent arriver.
14:34Donc, ça, c'est un environnement
14:36plutôt positif quand même
14:37et qui devrait se prolonger.
14:39Et plutôt une stabilisation
14:42de la devise,
14:45notamment contre dollars.
14:48C'est exactement ce qu'on observe
14:49aujourd'hui en plus.
14:50Aujourd'hui, le dollar remonte
14:51face à l'Europe.
14:51Le dollar remonte.
14:52On était assez négatif
14:54sur le dollar l'année dernière.
14:56On est revenu plutôt
14:57sur une position de neutralité
14:59en disant que le dollar
15:00va plutôt devoir se déprécier
15:02contre les devises asiatiques
15:03maintenant,
15:03mais ce sera dans une bande
15:06de fluctuations
15:07pas forcément très large
15:08contre l'Europe.
15:09Pourquoi ?
15:09Parce que la fête
15:10ne baissera pas assez tôt
15:10autant que certains l'espèrent.
15:11On a eu les minutes
15:12de la fête hier soir.
15:13Ça a été une surprise quand même.
15:14Alors qu'on s'attendait
15:15plutôt à une tonalité
15:16vers une baisse de taux
15:17à venir d'ici six mois,
15:18on a plutôt eu la surprise
15:19de certains membres
15:20propres à relever les taux,
15:22relever les taux,
15:23inquiets de l'inflation
15:23plutôt que du marché de l'emploi.
15:25On pense quand même
15:26que la fête
15:27baissera ses taux cette année,
15:29ne serait-ce parce que
15:31le nouveau gouverneur
15:32va devoir aussi,
15:34on pense que c'est quand même
15:35un petit peu engagé
15:36à baisser les taux cette année
15:37et peut-être politiquement
15:39on va devoir le faire quand même.
15:42Donc il regarde pas mal
15:43l'inflation qui est plutôt
15:45dans un environnement
15:47d'amélioration aux États-Unis,
15:49donc il aura quand même
15:51la possibilité de le faire.
15:54Mais on a eu une forte baisse
15:55de l'euro,
15:58du dollar contre euro
15:59l'année dernière
16:00et on pense qu'on est plutôt
16:01dans un range là
16:02et que ça devrait se stabiliser.
16:04Ça va évoluer,
16:05il y a effectivement en plus
16:06pas mal de faits géopolitiques
16:10qui milite plutôt
16:11pour un dollar plus fort
16:12qui est plutôt
16:13une valeur refuge
16:14et il y a aussi justement
16:16on parlait de la fête,
16:17il y a un moindre questionnement
16:19sur l'indépendance
16:20de la fête.
16:21Maintenant que tout,
16:22voilà,
16:22que monsieur Warch
16:23a été nommé,
16:25que voilà,
16:25ce questionnement politique
16:27de l'indépendance,
16:29même s'il va probablement
16:30baisser ses taux,
16:31mais notamment
16:32cette personnalité
16:33de monsieur Warch
16:34fait qu'on a moins de questions
16:35sur l'indépendance
16:36de la fête qui ferait baisser le...
16:37C'est important
16:38ce que vous nous dites là aussi
16:39pour les entreprises
16:39parce que les parités de change
16:40on commence à en voir
16:41les impacts dans les publications
16:42donc il faut que ça se stabilise
16:44et ça va se stabiliser.
16:45Voilà, ça a été vraiment
16:46un point négatif
16:47pour les résultats européens
16:48l'année dernière
16:49et donc une stabilisation
16:50ça serait à l'inverse
16:51un point positif.
16:52Alors justement,
16:53ces résultats,
16:54un de nos auditeurs
16:55il s'appelle Alex,
16:56lui il nous dit
16:56bon ok,
16:57à France-KLM
16:57peut-être que ce ne sera pas
16:58le rebond du Chamorre
16:59en tout cas que
17:00tout décoté qu'elle soit
17:01le rebond ne sera pas explosif
17:03cette année en bourse
17:04parce qu'il y a encore
17:05des facteurs structurels
17:06qui pèsent
17:07mais quelles autres valeurs décotées
17:08nous demande cet auditeur
17:09pourrait profiter de cette décote
17:11pour véritablement exploser
17:12la hausse
17:12et s'il y en a comme ça
17:13qui vous viennent à l'esprit
17:14sans que ce soit du tout
17:14un conseil d'investissement
17:15mais voilà,
17:16cet auditeur il a envie
17:17qu'on rebondisse sur l'idée.
17:19Alain.
17:20Bonne question.
17:22Dans les décotées
17:23il y a quand même toujours
17:24les banques
17:24quoi qu'on dise
17:25parce que
17:26même si elles ont énormément
17:27progressé
17:28en réalité
17:28elles restent relativement décotées.
17:30Un autre élément
17:31de décote
17:31mais après
17:32dans toute décote
17:32il faut qu'il y ait un catalyste
17:33pour que tout d'un coup
17:34les gens soient rassurés
17:35mais c'est typiquement
17:36un certain nombre de foncières cotées
17:37qui ont encore des décotes
17:38de 30%.
17:39Si on a un environnement de taux
17:40qui commence à peu près
17:41à se stabiliser
17:42voire à baisser
17:44c'est un secteur
17:45qui a
17:46une vraie valorisation
17:47le problème
17:48c'est qu'il est décoté
17:49depuis longtemps
17:50et le risque
17:51le problème
17:51c'est de ne pas le rester
17:52si vous voulez.
17:53Oui c'est ça
17:54c'est que ce ne soit plus
17:55un statut
17:56le risque c'est qu'on la décote
17:57devient un statut
17:58fait partie de votre ADN
17:59il y a des
18:00voilà
18:00il y a parfois
18:01des acteurs qui arrivent
18:02à ne plus l'être
18:03mais c'est très compliqué
18:03même le secteur bancaire
18:04c'est vrai
18:04Société Générale
18:05l'an dernier a triplé
18:06ça reste
18:07malgré le fait
18:07que le titre
18:08ait gagné
18:08quasiment 150%
18:09ça reste une valeur
18:09décotée
18:10d'ailleurs on voit
18:11que la Soger
18:12par exemple
18:13elle n'a pas encore
18:13le dividende
18:15de ses pairs
18:16elle est encore
18:16en phase de recovery
18:18donc c'est aussi
18:18un élément
18:19qui pourra progresser
18:19avec le temps
18:20ils économisent beaucoup
18:21sur leurs coûts
18:22et donc
18:23je pense que
18:23ce n'est pas terminé
18:24et les effets de change
18:25donc leur impact
18:26sur les publications
18:26on va en parler précisément
18:27dans un instant
18:28parce qu'on va zoomer
18:29sur la publication
18:29d'Airbus
18:30qui perd 7%
18:31qui est l'anterne rouge
18:32du CAC 40
18:32d'abord on est à 12 minutes
18:33de la clôture
18:35on accélère
18:36dans la dernière ligne droite
18:37de cette séance
18:37et on est en petite baisse
18:38rien de méchant
18:39moins 0,5
18:39avec donc Airbus
18:40dont on parlera
18:41Accor aussi perd 2,8%
18:42figurez-vous
18:43après sa publication
18:44plutôt pas mal
18:44la publication
18:45alors Accor
18:46les annonces d'Accor
18:46font plonger
18:47Booking
18:48à Wall Street
18:48parce qu'Accor
18:49lance
18:50une plateforme
18:51de réservation
18:52sur l'IA
18:53de ChatGPT
18:54c'est la première fois
18:55qu'un grand groupe
18:56hôtelier
18:56lance une application
18:57de réservation
18:58directement sur ChatGPT
18:59résultat donc
19:00le marché se dit
19:01ça va disrupter
19:01complètement Booking
19:02ou encore Expedia
19:03ces acteurs-là
19:04résultat donc
19:05à Wall Street
19:06parmi les plus forts
19:07replis du jour
19:07on a Booking
19:08qui perd 8%
19:09et Expedia
19:10qui perd 3%
19:11en ce moment
19:12sur l'annonce d'accord
19:13de leur plateforme
19:13dotée d'IA
19:14pour réserver
19:14soi-même son hôtel
19:15sans passer par Booking
19:16ou Expedia
19:17à la hausse
19:18on a Carrefour
19:19le patron de Carrefour
19:20Alexandre Bompard
19:20sera l'invité de BFM Business
19:21Edith Chevrillon
19:22ce sera dans moins d'une heure
19:23dans le 18-19
19:23il sera là
19:24Orange aussi
19:25on en parlait
19:25puis Pernod Ricard
19:26qui a publié
19:26gagne 3%
19:28Danone publiera demain
19:29il reste Danone
19:29à suivre
19:30demain Danone annoncera
19:31ses résultats
19:31le titre gagne 2,5 ce soir
19:33et donc
19:34Marie, Alain
19:35l'effet des devises
19:36peut-être amener
19:37les effets de change
19:38à se calmer
19:39se stabiliser
19:39en tout cas entre l'euro
19:40et dollar cette année
19:41c'est votre scénario Marie
19:42il le faudrait
19:43Airbus a publié ses résultats
19:45alors moins 7%
19:46Airbus en ce moment
19:47les résultats pas mal
19:48bénéfice record
19:49malgré les parités de change
19:50Alain
19:50mais il y a un défaut
19:51il y a un problème
19:52sur les prévisions
19:53notamment les cadences
19:53à venir de production d'Airbus
19:55oui alors Airbus
19:55c'est pas un problème de change
19:56parce que les
19:58tout est couvert
19:59à 18 mois
19:59donc ça va finir par peser
20:01mais c'était pas le cas
20:01à ce stade
20:02en fait
20:04les bears sur Airbus
20:05les pessimistes
20:06disent que la difficulté
20:07c'est pas le carnet de commande
20:08vous savez il y a 10 ans
20:08de carnet de commande
20:09devant eux
20:09c'est aussi pour ça
20:11que quand Boeing
20:11a des difficultés
20:12c'était pas pour eux
20:13une opportunité
20:13parce que de toute façon
20:14ils pouvaient pas livrer
20:15immédiatement
20:16l'enjeu sur Airbus
20:17depuis le Covid
20:18en fait c'est
20:19le nombre d'avions
20:20qui sont capables
20:20de livrer sur une année
20:22alors il y a toujours
20:23un petit suspense
20:23en fin d'année
20:24finalement ils étaient
20:25un petit peu en dessous
20:26mais la montée en puissance
20:28attendue au cours
20:29des prochaines années
20:29va être révisée à la baisse
20:30parce qu'en fait
20:31c'est une supply chain
20:32extrêmement compliquée
20:33la chaîne des approvisionnements
20:34de l'aéronautique
20:35il faut que tout soit là
20:36il suffit qu'il y ait un truc
20:37qui manque
20:37et là cette fois-ci
20:38c'est pas vraiment de leur faute
20:39mais c'est du côté
20:44problème de livraison
20:45donc ça va peser
20:47sur la capacité du groupe
20:47à livrer
20:48donc ça joue
20:48sur le nombre d'avions
20:50à peu près 30-40 de moins
20:51en annuel
20:52ça joue aussi sur le cash flow
20:54parce que du coup
20:54ça fait des stocks en plus
20:55donc ça joue même plus lourdement
20:57sur le cash flow
20:58donc évidemment
20:59c'est une déception
21:00alors en même temps
21:01le groupe sait
21:02que dans les années précédentes
21:04ils ont toujours un peu déçu
21:05par rapport aux attentes
21:06donc là ils ont un bouc émissaire
21:09en disant c'est la faute
21:09à Pratt et Whitney
21:10que
21:10et donc on ne peut pas
21:12exclure quand même
21:13qu'ils soient prudents
21:13et qu'ils se mettent
21:14une base assez agressive
21:17enfin à la baisse
21:18pour pouvoir la dépasser
21:19cette année
21:20sachant que sur 2027
21:21ils n'ont pas vraiment
21:21changé non plus
21:22leur perspective
21:23donc là je dirais
21:24c'est un peu un triomphe
21:25de ceux qui sont
21:26structurellement pessimistes
21:27sur Airbus
21:29en disant
21:29ils n'atteignent jamais
21:30leurs objectifs
21:30mais rappelons-nous
21:32quand même
21:32que sur le moyen terme
21:33il y a un excellent
21:34carnet de commandes
21:34donc c'est un peu
21:35des problèmes d'intendance
21:37pourquoi pas un point d'entrée
21:38moins 7% Airbus
21:39en ce moment
21:40c'est une valeur
21:40qu'il ne faut pas rater
21:41alors Eramet
21:41plein de questions d'auditeurs
21:42sur Eramet aujourd'hui
21:43on est dans un univers minier
21:45qui a le vent en poupe
21:46c'est le moins qu'on puisse dire
21:46à l'échelle mondiale
21:47les acteurs miniers
21:48cartolent
21:49on a vu Antofagasta
21:50qui a publié
21:50je crois que c'était avant-hier
21:51qui a battu un record
21:52bref
21:52et pourtant Eramet
21:54annonce une augmentation de capitale
21:55et pourtant Eramet
21:56voit ses patrons valser
21:57le titre perd 22%
21:58aujourd'hui Eramet
21:59écoutez moi
21:59je les ai vus début janvier
22:00j'ai failli me dire
22:01tiens peut-être
22:02il y aura un point d'entrée
22:03et puis du coup
22:04on n'arrêtait pas d'exploser
22:04à la hausse
22:05mais on sait trop tard
22:06en fait ce qui est compliqué
22:07dans Eramet
22:07c'est globalement trois choses
22:09une partie c'est le nickel
22:10en Nouvelle-Calédonie
22:11pour une catastrophe
22:12mais c'est l'État
22:12qui éponge les pertes
22:13donc ça on oublie
22:14il reste sinon du nickel
22:15en général
22:17et un peu de lithium
22:18et puis beaucoup de manganèse
22:20le manganèse
22:21c'est un métal
22:22qui entre dans beaucoup d'alliages
22:23qui est assez stratégique
22:24ce manganèse pour eux
22:25il est principalement au Gabon
22:26donc là ils ont une mine
22:27tout se passe bien
22:28il n'y a pas trop de risques
22:30géopolitiques
22:30mais le problème
22:31c'est que la ligne de chemin de fer
22:32qui est entre la mine
22:33et l'océan
22:35visiblement
22:35je ne sais pas si c'était mal construit
22:36sous la corruption
22:37mais visiblement
22:38ça ne marche pas bien
22:38donc il faut dépenser
22:39des centaines de millions d'euros
22:40pour la remettre en état
22:41et ça bride un peu la production
22:43ensuite
22:44les états sont toujours d'accord
22:45pour que vous allez avec eux
22:46mais ils aiment bien
22:46que vous transformiez sur place
22:48c'est le problème du nickel
22:49en Nouvelle-Calédonie d'ailleurs
22:49mais le gouvernement gabonais
22:51il aimerait bien
22:52que quand même
22:52on essaye de transformer
22:53un peu plus sur place
22:54mais ça coûte très cher
22:55et puis enfin le lithium
22:56ça va ça vient
22:57on était à 80 000 euros le kilo
22:59enfin la tonne
23:00on est descendu à
23:01enfin les prix
23:02ils n'arrivent pas de bouger
23:02donc on ne sait pas très bien
23:03et c'est une boîte
23:04qui est extrêmement endettée
23:05donc aujourd'hui
23:06la priorité d'Eramet
23:07c'est essayer de réduire
23:08son endettement
23:09d'ailleurs les gens
23:11avec qui je les avais vus
23:11ce n'était pas des gens
23:12qui regardaient l'équity
23:12c'est des gens qui regardaient la dette
23:14et donc là
23:14alors que ça commençait à repartir
23:16à peu près
23:17le PDG saute
23:18puis le directeur financier
23:19donc est-ce qu'il y a eu
23:20des malversations
23:21on ne sait pas très bien
23:21on rappelle les anciens dirigeants
23:23et là ils nous annoncent
23:24catastrophe
23:24que non seulement ça ne va pas fort
23:26mais en plus
23:26il va peut-être devoir
23:27falloir lever 500 millions d'euros
23:29de capital
23:29alors que le cours de bourse
23:31alors que ça c'est un milliard 5
23:32donc on est dans une configuration
23:34où là c'est
23:34le titre a quasiment doublé
23:36en deux mois
23:36et là il a tout reperdu
23:37forcément
23:38et il y a zéro visibilité
23:40donc c'est très compliqué
23:41compliqué
23:42les actionnaires là
23:43sur Eramet
23:43moins 23% aujourd'hui
23:44effectivement
23:4546,42 euros
23:47on parlera dans un instant
23:48d'FDJ United
23:49qui est pour le coup
23:50très présente
23:51dans les portefeuilles
23:52des particuliers
23:52c'est 10% de hausse
23:53aujourd'hui
23:54d'abord
23:54on n'a peut-être pas assez parlé
23:55d'IA
23:56parce qu'on en parlait tout le temps
23:56tous ces derniers jours
23:57ces dernières semaines
23:58ces derniers mois
23:59ces derniers trimestres
23:59aujourd'hui je crois
24:00qu'on n'en a pas encore parlé
24:01de l'intelligence
24:01si un tout petit peu
24:02avec Booking
24:02avec Booking
24:03voilà Booking qui recule
24:05parce qu'Accord va lancer
24:05sa plateforme de réservation
24:06rappelons qu'il y a quelques années
24:07ils voulaient aussi lancer
24:08leur Booking à eux
24:09leur propre centrale de réservation
24:11ça a fait pchit
24:11comme beaucoup dit
24:12de Sébastien Bazin
24:13qui manipule beaucoup de concepts
24:14mais en général ça ne marche pas
24:15donc là on verra
24:18mais je suis un petit peu
24:20chez Accord
24:20il y a beaucoup d'idées
24:21qui sont lancées comme ça
24:22mais après il faut exécuter
24:23je ne suis pas hyper convaincu
24:24d'accord
24:26Accord non plus
24:27enfin les actionnaires
24:28d'accord
24:28moins 2,7% aujourd'hui Accord
24:30la publication était pas mal
24:32ça va
24:32oui ça va
24:33dans l'autre gamme surtout
24:34c'est un groupe
24:35où le patron et son board
24:36se font plaisir
24:37mais bon globalement
24:38je ne sais pas
24:39s'il y a énormément
24:39de valeur actionnale
24:40qui est créée
24:40le marché a des doutes là-dessus
24:42oui oui
24:42bon en tout cas
24:43voilà
24:43valeur à suivre aussi
24:44et l'IA
24:44donc Booking
24:45c'est vrai
24:46peut-être disrupté
24:47on verra par l'IA
24:48on passera plus par Booking ou Expedia
24:50pour réserver ses voyages
24:51ses vacances
24:51ses hôtels
24:52Booking et Expedia
24:53perdent du terrain
24:53moins 8
24:54Booking moins 4
24:55Expedia en ce moment
24:56il y a la course à la puissance
24:57la course à la domination
24:58dans l'IA
24:59et puis il y a la course
24:59à l'accessoire
25:01qui fabriquera l'accessoire
25:02le support le plus tendance
25:03les lunettes connectées
25:04les airpods intelligents
25:06le pendentif doté d'IA
25:08même chez Apple
25:08d'après Bloomberg
25:09en effet Apple va proposer
25:10dans quelques semaines
25:11un pendentif doté d'IA
25:13il vous suivra partout
25:14par définition
25:15c'est un pendentif
25:15il entendra
25:16il enregistrera tout
25:17il verra tout ce que vous verrez
25:19puisqu'il sera doté d'une caméra
25:20il ressentira
25:21la température extérieure
25:22là où vous êtes
25:23puisqu'il vous suit
25:24mais votre température aussi
25:25vos battements de coeur
25:26avec un capteur
25:26bref il vivra votre vie
25:28et vous pourrez même parler avec
25:30une sorte d'alter ego
25:31en quelque sorte
25:32un autre vous
25:33un autre moi
25:33qui partage la même vie
25:34vous pourrez même dormir avec la nuit
25:36puisque c'est un pendentif
25:39Apple va aussi créer
25:40des lunettes d'IA
25:41d'après Bloomberg
25:41doté d'IA
25:42voilà
25:43on est là dedans
25:44comment on adresse ça
25:45du point de vue du marché
25:47un groupe de tech
25:48qui va fabriquer lui-même
25:50ses propres lunettes
25:50ils ne feront pas appel à Isilor
25:51pour les lunettes dotées d'IA
25:52c'est Apple qui les fabriquait lui-même
25:54d'après Bloomberg
25:55comment on regarde ça
25:55c'est des nouveaux
25:58c'est des nouvelles bébêtes là
25:59c'est des acteurs très hybrides
26:01qui sont en train d'émerger
26:02Marie
26:03oui
26:05mais
26:06moi j'ai la sensation
26:07que sur ces accessoires là
26:09les horizons de temps
26:10sont peut-être un peu plus loin
26:13et
26:14et la rentabilité
26:17aussi
26:18et donc c'est pas forcément ça
26:20qui va intéresser beaucoup
26:23les investisseurs aujourd'hui
26:24d'autant plus qu'ils sont
26:26ils sont
26:26beaucoup plus
26:28je pense que la thématique
26:30aujourd'hui sur l'IA
26:31elle est vraiment centrée sur
26:32tous les secteurs
26:35qui peuvent être disruptés
26:36par l'arrivée de l'IA
26:38et ces derniers
26:38ces derniers modèles
26:40qui sont vraiment plus performants
26:42que les premiers
26:43donc
26:44tout ce dont on a déjà
26:45beaucoup parlé
26:46les softwares
26:47et puis ça s'étend
26:47aux agences de voyage
26:48même aux asset managers
26:50donc plutôt que la course
26:51à l'accessoire
26:52c'est la course à la puissance
26:53qui du point de vue du marché
26:54pour l'instant
26:55c'est plus ça
26:57qui prend le pas
26:58en tout cas sur les marchés
27:01Meta de son côté
27:01va relancer son initiative
27:03de smartwatch
27:04ils avaient échoué
27:05il y a quelques années
27:05mais ils comptent revenir
27:06à l'offensive sur la smartwatch
27:07et visent une sortie
27:08de leur smartwatch
27:09donc leur montre
27:10connectée Meta en 2026
27:11la course à l'accessoire
27:13sur l'IA
27:13Apple était plutôt en retard
27:14jusqu'à maintenant
27:15ils avaient plutôt fait
27:16des accords
27:16même avec Google
27:17je ne sais pas
27:18s'ils sont les plus puissants
27:19en termes de malaxage
27:21de données
27:21maintenant sur les accessoires
27:22la description sur le plan d'antif
27:24ça ressemble beaucoup
27:24à la montre
27:25la montre tout ça
27:25elle le fait déjà en fait
27:27quant aux lunettes
27:29effectivement Essilor
27:30a beaucoup monté
27:30parce qu'ils ont eu
27:31des ventes extraordinaires
27:32sur les lunettes
27:33et puis là
27:33toute cette avance
27:34a été perdue
27:35en quelques jours
27:35en bourse
27:36parce qu'on dit
27:37il y a des concurrents
27:38qui peuvent arriver
27:38etc
27:39n'oublions pas quand même
27:40que 1 Essilor
27:41ont une capacité de distribution
27:42avec des réseaux de magasins
27:43que 2
27:44les lunettes connectées
27:45aussi belles soient-elles
27:46la moitié des gens
27:47qui en portent
27:47sont des gens
27:48qui sont un peu bigleux
27:48donc ils ont quand même
27:49besoin d'avoir des verres aussi
27:50et là-dessus
27:51un verre
27:51ça je peux dire
27:52qu'Apple ne va pas
27:52du jour au lendemain
27:53ça va produire
27:54des verres correctifs
27:55parce que c'est une vraie industrie
27:56et c'est un vrai savoir-faire
27:57donc là-dessus
27:58je ne suis pas excessivement inquiet
28:00ce qui concerne Essilor
28:01en tout cas
28:01qui hier avait souffert
28:03de la nouvelle
28:04et puis qu'aujourd'hui
28:04rebondit un petit peu
28:05Essilor
28:06sur lequel beaucoup d'auditeurs
28:07nous interrogent aussi
28:08de plus en plus
28:09FDJ évidemment
28:09on a plein de questions aussi
28:10parce qu'ils sont nombreux
28:11les petits porteurs
28:12à en détenir
28:12plus de 10%
28:13ils annoncent
28:14des perspectives
28:16manifestement assez solides
28:17malgré la hausse attendue
28:18des taxes
28:18cette année
28:18au pays-là
28:19ou au Royaume-Uni
28:19FDJ s'est beaucoup déçu
28:21parce qu'il y a eu les taxes
28:22parce qu'ils ont fait
28:22de la croissance externe
28:23parce qu'ils n'arrêtent pas
28:25de se faire taxer finalement
28:26et puis à un moment
28:26ça s'arrête
28:27là aujourd'hui
28:28ils disent que ça va revenir
28:29à la normale
28:30je serais tenté de les croire
28:31le problème c'est que
28:32les gouvernements
28:33en veulent toujours plus
28:34que ce soit en France
28:35que ce soit en Angleterre
28:37donc j'allais dire
28:38modulo nos amis gouvernants
28:40en effet maintenant
28:41on a atteint un point bas
28:42le problème c'est que
28:43on ne sait jamais
28:44si c'est fini
28:45l'avalanche de taxes
28:46ça peut continuer
28:47c'est tout le problème
28:48de cette société
28:49c'est pour ça qu'on est passé
28:50de 50 à 25 en cours de bourse
28:51oui donc on n'y va pas trop
28:54prudence
28:54bon prudence
28:55et donc demain matin
28:57notez bien
28:57la directrice générale d'Orange
28:59qui gagne 7%
28:59plus forteuse du CAC
29:00aujourd'hui
29:02Christelle Ellemann
29:02sera l'invité
29:03de Good Morning Business
29:04ce sera à 7h45
29:05on parlait d'Airbus aussi
29:07et bien le patron d'Airbus
29:08aussi sera là
29:09à 7h10 demain matin
29:10Guillaume Faury
29:11vraiment il y a du beau monde
29:12qui se succède ici
29:12vous faites partie effectivement
29:14de ce beau monde
29:14Marie, Alain
29:16Christine Lagarde aussi
29:17c'est du beau monde
29:17mais pour combien de temps
29:18à la tête de la BCE
29:19il paraît qu'elle va partir
29:20prématurément
29:21en tout cas c'est ce que pense
29:21le FT
29:22ça a été démenti mollement
29:23par la BCE
29:24il faut se préparer
29:25à son départ
29:26c'est un enjeu de marché
29:29alors finalement
29:29c'est peut-être bien
29:31que ça se prépare
29:32assez tôt
29:33et que ça ne soit pas fait
29:34dans l'urgence
29:35l'année prochaine
29:36est-ce qu'elle partira
29:36cet été
29:37ça a été un peu démenti
29:38mais elle ne sera pas la seule
29:39en fait en 2027
29:39il y a d'autres
29:41d'autres membres
29:42qui doivent partir
29:46et donc
29:47donc ça peut peut-être
29:48faire l'objet
29:49d'une négociation
29:50groupée
29:51on va dire
29:52entre les différents pays
29:54pour savoir
29:54qui seront les remplaçants
29:55ils sont avec
29:56madame Lagarde
29:57ils seront trois
29:59il paraît que ce sera
29:59sans doute pas un Allemand
30:02pour lui succéder
30:03parce que
30:03Ursula von der Leyen
30:04la présidente de la commission
30:06est déjà allemande
30:06donc on n'aurait pas
30:07une présidente de la commission
30:08allemande
30:08et un président
30:09présidente de la BCE
30:09allemande non plus
30:10après ils n'ont pas eu
30:11encore de président
30:12de la BCE
30:14donc en tout cas
30:15ils vont politiquement
30:16essayer de tout faire
30:16pour avoir
30:18un Allemand
30:18à la tête
30:1930 secondes là-dessus
30:20Alain
30:21c'est un sujet de marché
30:22ou pas la succession
30:23Christine Lagarde
30:24à ce stade non
30:24je ne pense pas
30:25mais
30:26c'est peut-être difficile
30:27de voir un Allemand
30:27parce que finalement
30:28la BCE est déjà tellement
30:29la Bundesbank
30:30entre guillemets
30:31en termes d'équilibre
30:32des poids
30:33que si en plus
30:33le dirigeant était un Allemand
30:34ça ferait peut-être
30:35beaucoup quand même
30:35oui
30:36ils sont déjà là
30:36c'est pas la peine
30:37que ça se voit trop
30:37en quelque sorte
30:38disons au sens
30:40beaucoup avaient critiqué
30:40dans l'Euro
30:41en disant que finalement
30:42c'était les Allemands
30:42qui avaient pris le pouvoir
30:43donc peut-être que symboliquement
30:44il ne faut peut-être pas
30:45mettre un Allemand
30:45alors peut-être un Italien
30:46un Espagnol
30:47on entend parler
30:47un Espagnol finalement
30:48c'est pas l'économie
30:49la plus
30:50une des meilleures économies
30:51de l'Europe en ce moment
30:51oui
30:53merci le tourisme quand même
30:54si les Allemands vont bien
30:55l'économie espagnole va bien
30:56il faut des touristes
30:57et merci l'Europe
30:58parce que l'Europe
30:58injecte beaucoup d'argent
30:59en Italie et en Espagne
31:00et ça s'arrête cette année
31:01donc c'est toute la question
31:02de savoir
31:02est-ce que derrière
31:03le miracle va continuer
31:04ou pas
31:05passionnants échanges
31:06merci beaucoup à tous les deux
31:06de nous avoir accompagné
31:07Marie de Lessac
31:08Edmond Rothschild
31:09AM en ce jour
31:09d'Avalanche de Publications
31:10merci d'avoir joué le jeu
31:11Alain Dubrul
31:12bien sûr
31:12directeur général délégué
31:13de Claresco
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