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  • il y a 6 heures
Vendredi 6 février 2026, retrouvez Frédéric Stolar (Managing partner, Altaroc) dans GREEN LIGHTS, une émission présentée par Mathieu Meffre.

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Transcription
00:00:00...
00:00:00Bonjour Frédéric.
00:00:16Bonjour Mathieu.
00:00:21Merci infiniment d'avoir accepté de participer à cette émission.
00:00:24Merci de m'avoir invité.
00:00:25C'est bien normal, on reçoit dans l'émission des leaders qui changent les choses dans leur industrie et dans le monde.
00:00:30On est ravis de faire un focus sur le private écoutier avec vous.
00:00:33Pourquoi est-ce qu'on est au 45 avenue Clébert ? Pourquoi on vient vous chercher ici avec notre taxi ?
00:00:38Parce que c'est là que j'ai commencé il y a 35 ans dans le private écoutier.
00:00:41J'ai commencé ici à cette adresse, c'était les anciens bureaux d'Apax.
00:00:46Donc j'ai démarré en 91, il y a longtemps.
00:00:51Il y a longtemps, bon ben en tout cas...
00:00:52C'était mon bureau.
00:00:53C'était votre bureau.
00:00:54J'étais jeune chargé d'affaires, je sortais de la business school et j'étais un des tout premiers chargés d'affaires qu'Apax a recruté.
00:01:02Voilà.
00:01:02Magnifique.
00:01:03Et j'ai démarré avec Maurice Chéniot ici.
00:01:05Mais que vous n'avez pas quitté ?
00:01:07Alors si je l'ai quitté, je lui ai fait quelques infidélités, on va lui en parler.
00:01:10Allez on en parle.
00:01:11Je suis revenu après.
00:01:11On va prendre un taxi, vous allez nous dire où on vous emmène alors.
00:01:13Allez on y va.
00:01:14Merci encore d'avoir accepté cette invitation.
00:01:23On va parler de beaucoup de choses durant cette émission.
00:01:25On va parler de contexte macro, on va parler d'un peu de géopo, on va parler de marché secondaire, de value sharing, de valo à la sortie, d'épargne, de retraite.
00:01:35Autant de thèmes et de discussions qui sont importants et structurants pour notre économie.
00:01:38Mais avant cela, on va parler un petit peu de vous.
00:01:41Alors votre parcours, il est bien connu.
00:01:45Vous êtes diplômé de Centrale Sud, Pelec et de la Wharton School qui j'imagine passage dans vos études qui justifient notre première étape.
00:01:52Moi j'ai une première question avant ça.
00:01:55Vous venez d'où Frédéric ?
00:01:57Avant ça, je viens d'un milieu modeste au départ.
00:02:01Mes parents, mon père a été entrepreneur.
00:02:04Il a démarré, mes grands-parents sont venus en France en 1932, émigrés polonais, venus en France.
00:02:11Et ils ont démarré très modestement.
00:02:16Et ils étaient ouvriers dans une usine de fabrication de sacs à main.
00:02:20Et ils ont dit à mon père après la guerre, tu vas travailler avec nous dans l'usine comme ouvrier.
00:02:24Et mon père a dit jamais, je serai chez moi.
00:02:27Et il avait cette idée d'être chez lui dès le premier jour.
00:02:29Donc il est parti comme colporteur.
00:02:31Il très malait des sacs sur son dos et il les vendait en porte-à-porte à des maroquiniers.
00:02:39Donc il ne les vendait pas à des clients privés.
00:02:41Il était grossiste en maroquinerie.
00:02:43Et puis il a monté sa petite affaire tout seul, il s'est installé en 1965.
00:02:47Et puis il a développé une grosse affaire, puis une très grosse affaire.
00:02:50Et il est devenu un des plus gros grossistes en maroquinerie en Europe.
00:02:54Et il avait cette fibre entrepreneuriale incroyable.
00:02:56Et je l'ai vu partir à 6h le matin, rentrer à minuit le soir tous les jours de sa vie.
00:03:02Et je pense que ça, ça m'a beaucoup inspiré.
00:03:04Et ce qui est amusant, c'est que j'ai plutôt fait des études sérieuses et assez réussies.
00:03:09Et pour mon père, le vrai statut ultime, c'était le statut d'entrepreneur.
00:03:14Et donc, j'étais pris à Central Supéda qui m'a dit, c'est bien,
00:03:18mais j'espère que tu ne seras jamais ingénieur dans une grande entreprise française.
00:03:20Parce que ça, ce n'est pas un passeport pour le monde.
00:03:23Et lui, il avait ce prisme de l'entrepreneur.
00:03:25Et pour lui, le graal, c'était d'être chez soi.
00:03:27Et j'ai rejoint des grands fonds de private écoutis.
00:03:30J'ai eu la chance de très bien gagner ma vie.
00:03:32Et pour lui, ce n'était pas le graal.
00:03:33Le graal, c'était d'être chez soi.
00:03:35Donc je viens de là.
00:03:36Et ma mère a travaillé avec lui pendant 40 ans.
00:03:40Et donc j'ai vu mes parents ensemble sur la route faire le tour du monde,
00:03:42chez les fournisseurs, chez les distributeurs.
00:03:45Dans des moments durs, dans des moments plus heureux.
00:03:47Mais j'ai été élevé de façon assez modeste et simple.
00:03:51Et assez livré à moi-même.
00:03:53Parce que mes parents n'avaient pas le temps de m'aider, en fait.
00:03:56Voilà.
00:03:58Quel était votre rêve de carrière ?
00:04:01Dans ce cadre-là, vous voyez votre père évoluer,
00:04:04travailler énormément, monter sa boîte.
00:04:06Vous, à 15 ans, à 16 ans, avant de choisir un petit peu,
00:04:09de commencer à vous orienter, vous vouliez faire quoi ?
00:04:11Vous aviez un rêve de gosse ?
00:04:13Je voulais être présidente dans la République.
00:04:15Ah, mais ce n'est pas trop tard.
00:04:17Non, ce n'est pas trop tard.
00:04:17En fait, ce n'est pas ma personnalité.
00:04:19Non, et j'étais un sportif, je jouais très bien au golf.
00:04:24Mais en fait, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire.
00:04:27Je pense que je voulais être bon élève pour faire plaisir à mon père.
00:04:30Je voulais être à la hauteur de ses espérances.
00:04:34Et je pense que ça a toujours été un grand moteur pour moi,
00:04:37que ce soit les espérances de mon père ou de ma mère.
00:04:40Ma mère voulait que je sois bon élève, mon père voulait que je sois entrepreneur.
00:04:43Et c'était ça le driver de principal au démarrage.
00:04:47Donc, quand je les voyais trimés tous les jours,
00:04:49j'avais envie de leur rendre ce qu'ils m'avaient donné la chance de pouvoir faire.
00:04:52Vous débutez chez APAX en 1991.
00:04:55Comment est-ce que le pré-avet-écouti s'impose à vous ?
00:04:58C'est justement ce mix entre la valorisation de vos études
00:05:01et de votre parcours couplé à l'investissement dans l'économie réelle, dans le non-coté.
00:05:06Ou c'est autre chose, quelque chose de vraiment d'autre, je ne sais pas,
00:05:09une opportunité, une chance, un coup de chance, un coup de la vie.
00:05:12Qu'est-ce qui fait que vous tombez dans le PE ?
00:05:14Une rencontre.
00:05:15Parce que je sortais de la Wharton Business School en 1991.
00:05:19J'avais un parcours intéressant, j'ai eu plein d'offres.
00:05:22Et puis j'ai rencontré Maurice Chenio.
00:05:25Je ne savais pas vraiment ce qu'était le pré-avet-écouti, si je suis honnête.
00:05:29Et il m'a dit, on a eu une longue conversation, il m'a trouvé intéressant,
00:05:33il m'a dit, venez avec moi, on est en train d'écrire une nouvelle histoire,
00:05:36on est en train d'industrialiser un métier qui était artisanal.
00:05:40Il y a 100 ans de croissance devant nous.
00:05:42Venez avec moi, j'essaie d'écrire une nouvelle histoire.
00:05:45J'ai monté APAX il y a une quinzaine d'années, ça se développe bien.
00:05:48On va écrire un parcours intéressant, venez, vous ne serez pas déçus.
00:05:51Et j'avais été séduit par cette histoire.
00:05:54J'avais d'autres offres dans des banques d'affaires, dans des salles de marché,
00:05:58parce que des Français qui avaient des études quantitatives et qui avaient fait le
00:06:01business school, ça intéressait.
00:06:03Et donc son, je dirais, son envolée entrepreneurial m'a séduite.
00:06:08Et donc je suis parti sur cette piste-là.
00:06:09Au départ, c'est la rencontre d'un homme.
00:06:10Le pré-avet-écouti existait à peine.
00:06:13On est à une époque où, en 91, Barbarians at the Gate, qui est le bouquin qui a fondé
00:06:18le métier.
00:06:19Voilà, qui a fondé le métier et venait d'être écrit.
00:06:21Donc on était sur les premiers gros LBO de KKR.
00:06:23L'industrie, vraiment, elle commençait à éclore aux Etats-Unis.
00:06:26Elle démarrait à peine en Europe.
00:06:28Voilà, ça m'a paru intéressant d'être au début d'une histoire industrielle et
00:06:32entrepreneuriale.
00:06:33Donc c'est ça qui a fait que j'ai démarré avec lui.
00:06:34Donc là, on a un jeune homme qui rencontre la bonne personne qui lui dit, viens, ce métier
00:06:38va se structurer.
00:06:39Mais qu'est-ce qui vous frappe, justement, dans votre vingtaine, la première chose qui
00:06:43vous frappe par rapport à ce métier du private equity ?
00:06:45Donc de l'investissement dans des entreprises non cotées en but de les aider à se développer
00:06:50et de les revendre.
00:06:51Mais ce qui me frappe à l'époque, c'est que, alors, ça va vous paraître anéglotique,
00:06:54mais en francs, parce qu'on était sur des fonds en francs, le fonds de APAX à l'époque,
00:06:58le fonds France faisait 650 millions de francs, c'est-à-dire même pas à peine 100 millions
00:07:02d'euros.
00:07:03C'était un très gros fonds.
00:07:04Il n'y avait pas beaucoup d'acteurs, mais le fait d'acheter des sociétés, le fait
00:07:08de rencontrer des entrepreneurs, le fait d'appréhender une entreprise sous toutes
00:07:13ses facettes.
00:07:14Ça, c'était fascinant.
00:07:15Mais surtout, ce qui m'a bluffé, c'est qu'à l'époque, tout était totalement artisanal.
00:07:19Aujourd'hui, l'industrie du private equity, elle est très structurée.
00:07:21On était sur Lotus à l'époque.
00:07:23On n'était même pas sur des modèles Excel.
00:07:25Donc, je dirais, les partenaires du fonds de private equity faisaient le modèle LBO
00:07:28presque sur un coin de table.
00:07:30Donc, on achetait des boîtes avec des modèles qui étaient très réfléchis dans leur construction
00:07:35intellectuelle, mais dans leur construction financière et mathématique.
00:07:38assez approximatifs.
00:07:39Donc, on était chez les premiers artisans.
00:07:42C'est Santos Dumont qui fait voler son avion devant la Tour Eiffel.
00:07:45Là, c'était un peu ça le private equity.
00:07:47Et donc, assez artisanal, très orienté en relation avec les entrepreneurs.
00:07:52Il y avait cette trame humaine dès le départ qui m'a fasciné.
00:07:55Le métier était déjà un trait complet, mais il était très approximatif.
00:08:00Très approximatif.
00:08:01Et au-delà de ces outils et de la partie, on va dire, tout ce qui est devenu très market
00:08:05practice dans les process, dans la façon de faire.
00:08:07Non, mais ça n'existait pas.
00:08:08Oui.
00:08:09Vous étiez, vous aviez.
00:08:10Alors attention, on a il y a 35 ans un fonds.
00:08:14Personne ne voulait vendre une boîte à un fonds de private equity.
00:08:16Oui.
00:08:16Ce n'était pas noble de vendre une société à un fonds.
00:08:19Les industriels ne voulaient pas vendre à des fonds.
00:08:21Les familles rushing à vendre des business périphériques ou même des coeurs business
00:08:24à des fonds.
00:08:25Et donc, le fonds, c'était l'acheteur de dernier recours.
00:08:27Ce n'était pas un acheteur noble.
00:08:29Donc, et vous n'aviez pas beaucoup de fonds de private equity.
00:08:32Des fonds de 600 millions à 1 milliard de francs.
00:08:35À l'époque, il y en avait 4, 5 à Paris.
00:08:37Après cette première époque à Pax, vous partez à Londres, chez Warburg.
00:08:42Et vous êtes en charge du FIG.
00:08:44Alors, j'ai...
00:08:44Donc, Financial Institution Group.
00:08:45Donc, les investissements dans le segment financier.
00:08:48Oui.
00:08:48Donc, j'ai été recruté par Warburg Pinker,
00:08:50qui était déjà un des plus gros fonds du monde de private equity à l'époque.
00:08:55Donc, Maurice n'était pas content que je parte.
00:08:56Il m'a dit, vous êtes trop pressé dans votre vie.
00:08:58Vous ne prenez pas le temps.
00:09:00Vous regretterez.
00:09:01Vous reviendrez.
00:09:02Bon.
00:09:02J'ai été tenté par une aventure américaine,
00:09:06dans un des plus grands fonds américains du monde de l'époque.
00:09:09C'est resté un des plus grands fonds du monde.
00:09:11Et ce qui était intéressant, Warburg Pinker,
00:09:12c'était déjà très organisé par secteur, en fait.
00:09:14Ils avaient...
00:09:15Et le monde américain...
00:09:16Alors, l'Europe a basculé vers ça 20 ans plus tard.
00:09:19Mais les Américains étaient déjà très organisés par secteur,
00:09:22très sectorisés.
00:09:24Ils voyaient le monde du private equity comme des industriels.
00:09:26Et il y avait cinq équipes chez Warburg Pinker.
00:09:28Donc, j'ai rejoint l'équipe Financial Services.
00:09:30Donc, je m'intéressais...
00:09:31Enfin, l'équipe dans laquelle que j'ai rejointe et que j'ai dirigé après,
00:09:34on s'intéressait à sourcer, trouver, transformer des actifs
00:09:37dans le secteur financier.
00:09:39Et Warburg Pinker, ça avait un très bon track record dans ce monde-là.
00:09:43Et j'ai passé huit ans chez eux, à Londres.
00:09:46Voilà.
00:09:47On vous demandera après ce que vous pensez...
00:09:49Comment vous voyez Londres par rapport à Paris ?
00:09:51Mais avant cela, ben...
00:09:52Maurice n'avait pas forcément tort.
00:09:54Vous êtes revenu en tout cas à Paris.
00:09:55Et vous fondez...
00:09:58Vous co-fondez Sagar avec le soutien de PCC, Power Corporation of Canada
00:10:03et le groupe Bruxelles-Lambert bien connu.
00:10:06Et vous avez développé pendant près de 20 ans ce fonds
00:10:08en le positionnant comme un acteur de premier plan du mid-market.
00:10:12Oui.
00:10:13Est-ce qu'on peut parler un petit peu de cette époque ?
00:10:15Peut-être le moment le plus intense que vous avez vécu en tant qu'entrepreneur.
00:10:19Parce que ça y est, là, vous êtes entrepreneur.
00:10:22Intrapreneur.
00:10:23Intrapreneur.
00:10:23Voilà.
00:10:24Pour me permettre, c'est un peu différent.
00:10:25Parce que là, on est en 2001.
00:10:28Donc, je suis recruté par les familles Paul Desmarais et Albert Frères.
00:10:31Et elles avaient une vision que le private equity allait se transformer
00:10:38et qu'il fallait apporter autre chose que du capital.
00:10:41C'était déjà une vision...
00:10:42On est il y a 25 ans, Mathieu.
00:10:43Et la vision de Paul Desmarais et d'Albert Frères, c'était que le capital, c'est fantastique.
00:10:48C'est le cœur, c'est la matière première.
00:10:49Mais il faut plus que ça pour créer de la valeur.
00:10:51Il faut être capable d'apporter un vrai apport en industrie.
00:10:53Et donc, l'idée, c'est qu'on réunisse un tour de table, je dirais, de 25 familles.
00:10:57Chaque famille apportant, évidemment, son capital, mais aussi sa contribution en industrie.
00:11:00Et donc, le mandat qui m'est donné, c'est de créer ce fonds, de fonder ce fonds et de créer tout un écosystème pour apporter à des entrepreneurs en Europe francophone.
00:11:10Parce que leur mantra, c'était la francophonie industrielle.
00:11:13Donc, on cherchait à accompagner des entrepreneurs français, belge ou suisse.
00:11:17Ça, c'était le centre de gravité, la prise de décision.
00:11:19Et l'idée, c'était d'aider des entreprises régionales, leaders régionaux, si je simplifie, Mathieu, à changer de braquet.
00:11:25À passer d'un statut de leader régional à leader national, de leader national à leader européen.
00:11:31Et puis, si la taille de marché le permettait, de leader européen à leader mondial.
00:11:34Et ça, grâce à l'écosystème capitalistique et en savoir-faire qu'on allait apporter.
00:11:40Donc, on a réuni 25 familles.
00:11:43Chaque famille apportant son expertise dans sa verticale.
00:11:47Les Dassault dans l'aéro, les Peugeot dans l'auto, les Mérieux dans la santé.
00:11:5225 familles fantastiques qui ont apporté leur capital, leur soutien industriel.
00:11:58Et qui ont ouvert le bénéfice de leur réseau d'affaires aux ETI qu'on a accompagnés.
00:12:02Donc, ça, j'ai fait ça pendant 20 ans.
00:12:03On a acheté des ETI qui valaient entre 100 et 500 millions d'euros en LBO.
00:12:09Donc, on était l'investisseur majoritaire.
00:12:11On s'associe aux équipes de management.
00:12:13Et l'idée, c'était de les aider à changer de braquet.
00:12:15Et d'accompagner les entrepreneurs, des hommes et des femmes sur des parcours de vie.
00:12:18De 5 à 7 ans, parfois 10 ans.
00:12:20C'est génial.
00:12:21Et alors, très concrètement, l'investissement le plus emblématique, le plus dingue de cette période.
00:12:26Justement, sur le value creation, l'accompagnement que vous avez pu faire et l'exit derrière.
00:12:32Si on devait retenir un deal, Frédéric, c'est dur.
00:12:36Non, TLD Alvest.
00:12:37J'ai acheté cette société en 2016.
00:12:44Donc, ça, c'est une société qui est un leader mondial dans l'équipement mobile de piste aéroport.
00:12:48Donc, la société, elle fabrique des tracteurs d'avion.
00:12:51Elle fabrique des chargeurs de valises.
00:12:53Elle fabrique des systèmes de clim au sol.
00:12:55Tout ce qui est au sol et qui équipe l'avion.
00:12:57Donc, c'est une société qui avait été reprise par deux entrepreneurs.
00:13:03Elle était cotée.
00:13:04Ils l'ont sorti de la cote.
00:13:04Ils l'ont pilotée en LBO.
00:13:06Ils ont eu trois LBO avant qu'on ne les regarde.
00:13:09Le dirigeant était au bord d'une société que j'avais rachetée précédemment qui s'appelait Sourio.
00:13:13Il m'a proposé de faire un LBO, le LBO 3.
00:13:15J'ai refusé.
00:13:17C'est LBO France qui l'a fait.
00:13:19Pourquoi ce n'était pas le moment ?
00:13:22Ce n'était pas le moment parce que je pensais qu'on était en haut de cycle et que le prix que payait LBO France me paraissait trop riche.
00:13:27Donc, je n'ai pas fait.
00:13:28Et puis, la société n'était pas encore totalement bien intégrée.
00:13:32Ils étaient en phase de transformation.
00:13:34Et je trouvais que le prix, le cycle et la maturité de la plateforme n'étaient pas encore assez abouties pour justifier le deal.
00:13:40Donc, je n'ai pas fait le deal.
00:13:42Et alors, j'avais à l'époque racheté une société qui s'appelait Sourio.
00:13:46Le patron de Sourio, qui est devenu un ami depuis, avait fait venir au bord le patron de TLD Alvest.
00:13:51Donc, je fréquentais tous les mois à l'occasion des bordes et qu'il m'a dit « Ah, tu as raté un super deal ».
00:13:54Donc, pendant la vie du deal Sourio, j'ai vu le deal TLD Alvest mûrir.
00:13:59Et puis, ils ont traversé un bas de cycle.
00:14:01Et à ce moment-là, LBO France avait besoin de sortir parce qu'il voulait lever un prochain fond.
00:14:05Et donc, je pensais que la société avait traversé le cycle avec brio, qu'elle avait surtout investi dans une R&D phénoménale, que la plateforme m'avait mûri.
00:14:14Et donc, je me suis dit « Voilà, il y a le moment, il y a un deal de gré à gré à aller chercher. »
00:14:17Donc, j'ai voulu faire ce deal.
00:14:18Et là, Mathieu, mon comité d'investissement était nerveux chez Saga parce que la boîte était perçue comme de qualité, mais encore assez cyclique.
00:14:27Et il fallait avoir du courage pour accompagner une société cyclique dans les biens d'équipement.
00:14:32Et donc, j'ai eu des comités d'investissement très durs sur ce dossier.
00:14:36Mes associés n'étaient pas convaincus à l'époque.
00:14:39Non pas qu'ils n'aimaient pas la société ou son management, mais investir sur des marchés cycliques, c'est toujours difficile pour un fond de private écoutier.
00:14:45Et donc, Paul Desmarais m'a dit « Fred, tu sais quoi ? Si tu veux emporter l'adhésion, il faut que tu mettes un gros bout dans le deal, à côté de nous. »
00:14:54Et je pense que ça emporterait l'adhésion.
00:14:55Donc, j'ai fait ce deal avec pas mal de convictions.
00:14:59J'adorais cette équipe de management, j'adorais l'entreprise.
00:15:02L'équipe de management et le comex étaient absolument phénoménaux.
00:15:05Ils avaient une vision sur là où l'industrie allait aller.
00:15:08Et donc, on a fait ce deal.
00:15:10La société faisait à peu près 28 millions d'Ebitda quand on l'a acheté.
00:15:16Deux ans après, elle en faisait 80.
00:15:18Croissance organique.
00:15:19En organique ? Mais non.
00:15:21Mais oui.
00:15:21Mais comment on fait dans une boîte industrielle, arriver à faire x3 sur un EBITDA organique ?
00:15:27C'est du jamais vu.
00:15:28C'est du jamais vu.
00:15:29Et on a été porté par un recovery des marchés qui a été absolument fabuleux.
00:15:33J'avais cette conviction intime que quand on l'a acheté, on était en bas de cycle.
00:15:36Et il y avait des carnets de commandes qui étaient prêts quand on a fait notre deal.
00:15:40Parce qu'il y avait un backlog.
00:15:41On pouvait lire dans le backlog.
00:15:42On avait une très bonne visibilité sur le carnet et le business à 18 ou 24 mois.
00:15:47Donc, j'avais cette conviction.
00:15:48Et donc, on a atteint 80 millions d'Ebitda.
00:15:50Et là, le management m'a dit, tu sais, Fred, on a fait 3 LBO.
00:15:53On n'a pas encaissé beaucoup d'argent.
00:15:54Ça serait bien qu'on monetise.
00:15:56Donc, ils m'ont dit, on va sortir.
00:15:59Bon, je leur ai dit, mais vous ne devriez pas sortir.
00:16:01Je pense qu'il y a encore un navire fantastique.
00:16:02Donc, on a organisé un processus de vente.
00:16:05On a embauché Morgan Stanley.
00:16:07Et en l'espace de deux mois, on a eu six offres.
00:16:10Fully funded.
00:16:11All equity.
00:16:12Ok.
00:16:13L'aéro était à la mode à ce moment-là.
00:16:14Oui, oui.
00:16:15L'aéro était à la mode.
00:16:15Donc, on a...
00:16:16Et finalement, le management...
00:16:17Parce que j'ai laissé la main au management pour choisir son partenaire.
00:16:20Et le management, à l'époque, avait envie d'un tour de table consensuel.
00:16:23Pas d'un grand fonds américain qui leur dicte leur ligne de conduite.
00:16:27Et donc, ils ont choisi un consortium.
00:16:29Et moi, j'ai dit à l'époque à mes associés, il faut qu'on revienne dans ce deal.
00:16:33On n'a même pas...
00:16:34On a fait 4,6 fois la mise sur ce deal en deux ans.
00:16:37Et je m'en suis assez bien tiré sur mon co-investatif perso.
00:16:41J'imagine.
00:16:41Et j'avais l'intime conviction qu'on n'avait pas été au bout de l'histoire.
00:16:45Et qu'il y avait encore une énorme partie à construire.
00:16:49Et ça, c'est aussi mon ADN.
00:16:50Je suis assez engagé dans les investissements que je fais.
00:16:53Quand j'investis dans un deal, je ne parle même pas de la due.
00:16:56En fait, ce métier de private equity, c'est aussi un métier de conviction.
00:16:59De travail, évidemment.
00:17:00Mais de grosse conviction sur des équipes de management.
00:17:03Et j'avais la conviction de cette équipe.
00:17:05Elle était capable de traverser tous les cycles macro.
00:17:07Toutes les turbulences.
00:17:09Et ils ont bâti un champion phénoménal.
00:17:11Et j'ai réinvesti dans le deal pour la troisième fois.
00:17:13Cette fois-ci, à titre personnel.
00:17:14Parce que je reste convaincu que la plateforme est fantastique.
00:17:17Et c'est ça qui est excitant dans ce métier du private equity.
00:17:20C'est d'accompagner les équipes dans des marchés auxquels on croit.
00:17:24Qui ont des capacités à prendre de la part de marché.
00:17:26Mais qui ont vraiment cette capacité aussi à construire avec une équipe fantastique.
00:17:31Un projet industriel.
00:17:33Sur un horizon enthousiasmant.
00:17:34Et c'est ça.
00:17:36On les accompagne.
00:17:38On vit avec eux.
00:17:39On essaie de les coacher aussi, Mathieu.
00:17:40Parce que c'est là que le métier est intéressant.
00:17:42C'est de les aider à prendre les bons aiguillages.
00:17:45Il y a des moments cruciaux dans ces parcours de 5 à 7 ans.
00:17:47Des acquisitions, des recrutements, des refinancements.
00:17:50Des re-orgs, des pivots.
00:17:51Oui, des moments de sortie.
00:17:52De choisir son timing.
00:17:53Donc c'est à la fois excitant, stratégique.
00:17:57Et le CEO a souvent besoin d'un sparring de qualité.
00:18:01En qui il a confiance.
00:18:02C'est ça votre conseil aux patrons qui se posent la question du PE.
00:18:07Qui sont aujourd'hui fully owned.
00:18:09Et qui peuvent se dire, j'aurais bien besoin d'un partenaire.
00:18:12Que ce soit en capital développement, en minoritaire ou en majo.
00:18:15C'est ça l'apport du private equity pour vous.
00:18:18C'est la capacité qu'un dirigeant aura de ne plus être seul.
00:18:22Ça dépend de ce qu'on cherche.
00:18:24L'entrepreneur peut chercher plusieurs choses.
00:18:26Il peut chercher une liquidité déjà.
00:18:28Et s'il ne cherche qu'une liquidité et pas un sparring.
00:18:30Il y a des fonds qui sont très bien pour ça.
00:18:32C'est un métier.
00:18:33C'est un certain terrain de jeu.
00:18:36Et puis il y a l'entrepreneur qui veut changer le braquet.
00:18:38Qui veut passer de 25 millions de débit d'art à 200 millions de débit d'art.
00:18:42Alors il peut le faire seul.
00:18:43Ça va être compliqué.
00:18:44Parce qu'il a besoin de capitaux en général.
00:18:46Et il a besoin aussi de faire grandir sa société.
00:18:48Il a besoin de changer son comité de direction.
00:18:50De le renforcer.
00:18:51De poser des process, de poser une gouvernance.
00:18:54De poser quelques acquisitions structurelles.
00:18:56De faire des choix et des parties pris.
00:18:58Il a besoin d'échanger.
00:19:00Et de prendre du recul par rapport à un objet plein d'émotions.
00:19:02Oui.
00:19:03Et puis aussi d'être capable d'avoir des discussions structurantes, structurées.
00:19:07avec un reporting très militaire.
00:19:10Et en même temps très stratégique.
00:19:11Et franchement, le private equity depuis 25 ans a réussi, je trouve, à aider des entrepreneurs.
00:19:18Parce qu'on n'est qu'assistants là.
00:19:20On est coach.
00:19:21On n'est pas joueurs.
00:19:21Aider des entrepreneurs à changer de braquet.
00:19:25En leur apportant ce dont ils ont besoin.
00:19:28Et c'est beau de voir le PE français se développer.
00:19:31Au point d'être ce qu'il n'était pas il y a quelques années premier marché du PE continental.
00:19:36Et ça, voire même peut-être européen tout court.
00:19:39Mais en tout cas, on se tirait à la bourre avec d'autres pays.
00:19:42Et c'est notre industrie aujourd'hui qui dame le pion des autres.
00:19:47Alors, ce n'est pas de la compète.
00:19:48Mais ça fait plaisir de voir une telle industrie s'être développée.
00:19:52Tant et si bien que France Invest aujourd'hui a à quoi ? 475 membres.
00:19:56Ils en avaient 350 il y a 10 ans.
00:19:57Donc, on parle de consolidation de marché et de correction du private equity.
00:20:01On en reparlera.
00:20:02Mais ça reste un marché florissant.
00:20:05Près de 2,5 millions de Français qui bossent sous LBO.
00:20:08Près de 10% de la population active.
00:20:10Non, mais le private equity, c'est un des poumons de l'économie.
00:20:13On ne se rend pas compte.
00:20:13Les gens ne se rendent pas compte.
00:20:15Les gens ne se rendent pas compte que beaucoup de sociétés qu'on croise tout au long de notre parcours en taxi,
00:20:19beaucoup de sociétés sont accompagnées par des fonds de private equity.
00:20:23Là, il y a eu un autre basculement, Mathieu.
00:20:25C'est un basculement très important.
00:20:27Quand j'ai démarré il y a 30 ans, vous savez ce que c'était le Graal pour un fonds de private equity ?
00:20:32Vendre sa boîte en bourse.
00:20:33Faire une IPO.
00:20:34Le Graal ultime, j'ai acheté en 1992.
00:20:38On a acheté Aigle avec Maurice.
00:20:40On l'a acheté à Hutchinson.
00:20:42Six mois après, on l'a introduite en bourse.
00:20:44On a fait quatre fois la mise en un an.
00:20:46Fantastique.
00:20:47C'était le Graal absolu.
00:20:49Aujourd'hui, on est 35 ans plus tard.
00:20:52Le Graal, ce n'est pas la bourse.
00:20:53La bourse, c'est la sortie ultime quand vraiment on n'a pas d'autre recours.
00:20:57Parce que le private equity a pris la place sur le financement d'ETI, même de très grosses ETI.
00:21:03La sophistication du private equity a pris la place que les marchés cotés avaient.
00:21:08Et il lui a apporté un rôle, joue vraiment un rôle fondateur dans le financement de l'économie.
00:21:15Il apporte des capitaux.
00:21:16Il est plus flexible que les marchés cotés.
00:21:17Il est moins contraint en termes de régulation.
00:21:20On peut faire des choses en main privée qu'on ne peut pas faire sur les marchés cotés, à plein d'égards.
00:21:24On peut accompagner des parcours qui ne sont pas linéaires.
00:21:27Et un jour, on remet la société sur les marchés.
00:21:30Et encore, on préfère même faire une espèce de private IPO avant de faire une IPO.
00:21:35Donc, on est 35 ans plus tard.
00:21:37Le monde a totalement changé.
00:21:39Et alors, on parle justement 35 ans plus tard de votre aventure actuelle.
00:21:43Vous avez fondé, aux côtés de Maurice Chéniot, Altarock.
00:21:46Donc, la plateforme qui donne aux particuliers et aux investisseurs.
00:21:50avertis la possibilité d'accéder au first quartile, donc au meilleur fonds que vous sélectionnez.
00:21:59Ma première question est la suivante.
00:22:00Évidemment, donc la démocratisation, la retailisation, ce que vous voulez sur le private equity, c'est une tendance forte.
00:22:06C'est une tendance qui d'ailleurs, que vous, vous avez identifiée avant cette correction.
00:22:11Le fait que ce soit un petit peu plus dur de fundraiser côté institutionnel depuis 2022.
00:22:18Mais pourquoi en 2020, pour vous, c'était le moment de lancer ce projet de démocratisation du PE en 2020,
00:22:23alors que les fonds vont bien, ça fundraise en trois mois, quand on est first quartile, tout va bien.
00:22:28Bien sûr que les gens commencent à se demander comment on va diversifier le fundraising sur d'autres players.
00:22:34Mais on n'était pas le dos au mur en 2020.
00:22:38Et vous, vous dites, non, mais il faut y aller.
00:22:41Alors, pourquoi il y a cinq ans, c'était le moment ?
00:22:43Déjà, il y a deux choses.
00:22:43Il y a un sujet perso et un sujet pro.
00:22:46Vous vous souvenez, je vous ai dit, mon père m'avait dit, tant que tu ne seras pas entrepreneur,
00:22:50tu n'as pas vraiment démarré dans ta vie.
00:22:52Donc, j'étais le directeur général de Sagar.
00:22:56J'avais la confiance de Paul Desmarais, des équipes d'Albert Frères.
00:22:59Un parcours plutôt très réussi sur 20 ans.
00:23:01On a livré un TRI, un multiple de mises franchement magnifique.
00:23:07On était une équipe de 50 personnes, un des acteurs référents sur le Mink Market.
00:23:11Et il y a un truc que je n'avais pas accompli, que je n'étais pas chez moi.
00:23:14Voilà.
00:23:14Donc, j'ai eu envie de monter un projet personnel.
00:23:17Et mon père m'expliquait, c'est très bien Sagar, Fred, mais...
00:23:20Non, tu as un très bel appartement, c'est super, mais tu n'es pas chez toi.
00:23:22Bon.
00:23:23Donc ça, ça me taraudait quand même.
00:23:24Ça, c'est le premier truc.
00:23:26La deuxième chose, c'est que j'avais cette conviction.
00:23:28Moi, j'étais client de trois banques privées à l'époque, Mathieu.
00:23:30Et trois grosses banques privées, elles n'offraient rien en private equity.
00:23:35Et je me suis dit, mais ce n'est pas possible.
00:23:36Comment un client privé qui veut investir en private equity peut investir si sa banque privée ne lui offre rien ?
00:23:42Donc, j'ai vu une opportunité de marché.
00:23:44Et moi, j'avais cette conviction qu'accompagner des entrepreneurs, ça allait fasciner d'autres entrepreneurs.
00:23:50Et donc, je me suis dit, en fait, il y a une opportunité de marché.
00:23:51Il faut créer une plateforme industrielle qui va rendre simple ce qui est complexe, qui va rendre accessible ce qui est très difficile d'accès.
00:23:59Donc, j'ai eu l'idée de monter ce projet.
00:24:00Alors, la vraie histoire, c'est que je suis parti de chez Sagar.
00:24:07On est début 2020, là.
00:24:09Et à l'époque, mon père était en vie, une bifred.
00:24:12Si tu montes, ce projet était chez toi.
00:24:14J'ai dit, oui, papa, je suis chez moi.
00:24:16Donc, je suis allé voir 35 entrepreneurs que moi, j'avais accompagnés pendant plus de 30 ans.
00:24:22Et je leur ai dit, c'est à votre tour, si ça vous intéresse, de m'accompagner.
00:24:25Voilà ce qu'on va faire.
00:24:26J'ai besoin d'un sponsor.
00:24:27Parce que pour monter Altaroc, on en parlera, j'avais besoin de 200 millions de capitaux pour engager les premiers millésimes.
00:24:32Et si ça vous intéresse, vous me mettez une espèce de ligne de warehouse financing pour 200 millions.
00:24:37Que je vous tirerai, rembourserai, etc.
00:24:38Et je vous donne 50% du capital.
00:24:40Donc, je suis allé voir 35 patrons de LBO que j'ai accompagnés moi, qui sont devenus des amis, qui m'ont dit, Fred, pas de problème.
00:24:46Banque au mondial.
00:24:47J'ai eu mon agrément AMF, j'ai accruté à une quinzaine de personnes.
00:24:50Et puis, la fin du Covid a rendu l'histoire quand même très compliquée.
00:24:53Les gens n'arrivaient plus à se voir.
00:24:55Donc, je n'ai pas réussi à faire que mon projet émerge en tant que tel.
00:24:58Et Maurice Chignot, que j'avais été voir, qui adorait le projet depuis le premier jour.
00:25:02On est en avril 21, Mathieu.
00:25:04Je vais le voir et Maurice me dit, alors Fred, tu en es où ? Ton projet, on le fait quand ?
00:25:08Je lui dis, Maurice, j'ai une mauvaise nouvelle, je ne vais pas monter ce projet.
00:25:12Je lui dis, pourquoi tu ne vas pas monter ce projet ?
00:25:14Parce que, malheureusement, j'en suis très triste, je n'ai pas réussi à monter le tour de table.
00:25:19En une minute.
00:25:21Il me dit, mais c'est une super nouvelle.
00:25:23Je lui dis, pourquoi Maurice ?
00:25:24Il dit, parce qu'on va le faire tous les deux.
00:25:27Voilà, 200 millions, on le fait tous les deux.
00:25:30C'est oui ou c'est non ?
00:25:32Génial.
00:25:33Hallucinant.
00:25:35Donc, je n'étais pas censé le faire avec Maurice seul.
00:25:37Il faisait partie du tour de table.
00:25:38D'ailleurs, vous savez, il a sorti un livre il n'y a pas longtemps.
00:25:41Il a fait deux chapitres sur cette histoire incroyable.
00:25:45Et donc, il m'a dit, viens, on le fait tous les deux.
00:25:47Donc, je suis parti avec Maurice le 1er mai 21.
00:25:50Je n'étais pas censé partir qu'avec lui.
00:25:52Il était censé faire partie d'un tour de table.
00:25:54Mais il m'a dit, ton histoire est fantastique.
00:25:56J'ai envie de l'écrire avec toi et je peux t'apporter des choses.
00:25:59On est toujours sur ce private equity qui apporte plus que du capital.
00:26:02Il fait ce métier depuis 50 ans.
00:26:03Il m'a dit, je peux t'apporter beaucoup de choses au-delà du capital.
00:26:06Viens, on le fait ensemble.
00:26:07Et donc, j'ai démarré Alteroc avec lui.
00:26:09Génial.
00:26:10Merci pour ce moment de vie.
00:26:12Parce que j'imagine que, je ne sais pas si c'était une visio
00:26:14ou si vous aviez réussi à vous voir à ce moment-là sur la fin du Covid.
00:26:18Je l'ai vu qu'il y a à la fin du Covid.
00:26:19Mais encore une fois, voltige.
00:26:23Désolé, on ne va pas le faire.
00:26:24Si, on va le faire.
00:26:26Et on y va.
00:26:26C'est magnifique.
00:26:27Ça, c'est lui aussi.
00:26:28Et en plus, il y a quelqu'un avec qui on est en confiance.
00:26:30Puisque vous le connaissez de longue date.
00:26:31Là, il me fait un chacun de 200 millions.
00:26:34Il faut y aller.
00:26:34Génial.
00:26:36On est devant le Wharton Club.
00:26:37Tout à fait.
00:26:39Cher Frédéric.
00:26:39Alors, on ne va peut-être pas sortir.
00:26:41Mais ça nous donne l'occasion, devant les salons France-Amérique,
00:26:44de parler un peu de cette époque avant de revenir sur Alteroc.
00:26:48Alors, moi, j'ai une petite question.
00:26:50C'est, qu'est-ce que vous avez comme souvenir de ces années aux US ?
00:26:55Parce que c'est vrai quand même que fin 80, début 90,
00:26:59d'aller à la Wharton Business School,
00:27:01ce n'est quand même pas un truc complètement obvious
00:27:03pour l'ensemble des dirigeants français,
00:27:05même si on a fait Centrale Supélec.
00:27:07Et donc, quels souvenirs vous avez de ces années et de vos rencontres ?
00:27:12Je vais vous répondre.
00:27:13Là aussi, il y a eu un rôle important de mon père.
00:27:15Il m'avait dit, Centrale Supélec, c'est fantastique,
00:27:17mais il faut un passeport, Fred.
00:27:19Et Centrale Supélec, c'est une école extraordinaire,
00:27:21mais ce n'est pas un passeport pour le monde.
00:27:22Donc, il m'avait dit, il faut que tu fasses une grande Business School américaine.
00:27:25Il ne savait même pas ce que c'était.
00:27:26Mais il savait que c'était important.
00:27:28Donc, ça m'a aussi guidé dans mon chemin.
00:27:30Donc, je suis parti là-bas.
00:27:33Ça a été…
00:27:34Alors, je vais dire une chose.
00:27:35Il y a une partie de Wharton que j'ai ratée,
00:27:37au sens où, pas scolairement,
00:27:39je voulais être un très bon élève,
00:27:41je voulais être le premier de ma promotion, etc.
00:27:42C'était très important pour moi
00:27:43parce que quand on sort de la Business School,
00:27:46son classement est important
00:27:46pour avoir les meilleures opportunités de job.
00:27:49Donc, ça, je l'ai très bien fait.
00:27:50J'étais le premier de ma classe.
00:27:52J'étais Dean's List à l'époque.
00:27:53C'était très important.
00:27:54J'ai eu la bourse.
00:27:55Souma Cum Laude, les choses comme ça.
00:27:57J'ai eu tout ce qu'il fallait.
00:27:58Mais il y a une chose que j'ai moins bien travaillé,
00:28:02c'était ce networking
00:28:03que les Américains travaillent très, très bien.
00:28:06Et il y a 800 élèves dans une promo à la Business School.
00:28:09Et quand je regarde aujourd'hui, 35 ans plus tard,
00:28:11parmi mes camarades de promotion,
00:28:14il y en a 30 ou 40 qui sont à la tête de Fortune 500 aux Etats-Unis,
00:28:18qui sont devenus des amis.
00:28:19Mais je ne l'ai pas bien compris à l'époque.
00:28:21Et je n'ai pas bien compris à l'époque
00:28:22que la valeur d'un MBA,
00:28:24c'est ce réseau,
00:28:26cette connectique qu'on peut construire
00:28:27et qui permet demain de rebondir,
00:28:30d'échanger, de construire, de bâtir.
00:28:32Donc, cette partie-là,
00:28:33à l'époque, j'étais trop jeune.
00:28:35Je ne l'ai pas bien comprise.
00:28:36Parce qu'en France, Mathieu,
00:28:38on ne vous apprend pas,
00:28:39le système français est très cartésien.
00:28:41On vous apprend qu'on est à l'école pour apprendre.
00:28:43Et aux Etats-Unis,
00:28:44on est à l'école pour échanger,
00:28:46construire, co-construire.
00:28:49Et cette partie-là du programme
00:28:50me paraissait presque,
00:28:52je ne dirais pas bidon,
00:28:54mais elle me paraissait un peu poétique.
00:28:56Et moi, j'étais cranté sur des raisonnements cartésiens.
00:28:58Je vais prendre des cours de maths,
00:28:59appliquer à la finance, etc.
00:29:01Donc, cette partie-là de Wharton,
00:29:02je ne l'ai pas assez travaillée.
00:29:04Ce n'est que 20 ans plus tard
00:29:05que je l'ai mieux comprise.
00:29:06Donc, ces programmes américains,
00:29:08ils font une chose fantastiquement bien.
00:29:10Honnêtement, est-ce que l'enseignement de la finance
00:29:12aux Etats-Unis est meilleur qu'en France ?
00:29:14Non, non, non.
00:29:15On a des profs de finance dans des grandes facs françaises,
00:29:18universités françaises,
00:29:19grandes écoles françaises qui sont fabuleuses.
00:29:21Alors, il y a deux choses que les Etats-Unis
00:29:23font mieux que la France
00:29:24sur ce système éducatif.
00:29:25C'est l'échange.
00:29:28Donc là, ils font venir des gens du monde entier.
00:29:28Oui, le côté moins top-down.
00:29:30Non, mais là, ils font venir des gens du monde entier
00:29:32avec des parcours très différents.
00:29:34Donc, à Wharton, vous aviez des militaires de carrière.
00:29:36Vous aviez des médecins incroyables.
00:29:38Génial.
00:29:38Vous aviez des hommes politiques du monde entier
00:29:40qui voulaient se réinventer une vie.
00:29:41En France, ça n'existait pas à l'époque.
00:29:43Il y a 35 ans, Mathieu, en France,
00:29:46votre parcours personnel,
00:29:48il est très déterminé par l'école
00:29:49que vous aviez faite à l'époque.
00:29:51Donc, vous aviez des parcours très linéaires.
00:29:53Et les Etats-Unis permettaient de redistribuer les cartes.
00:29:57Donc, ça, en France, à l'époque, on ne savait pas le faire.
00:30:00Et la deuxième chose, c'est que vous aviez des profs
00:30:02qui étaient le statut de prof aux Etats-Unis.
00:30:04Ils échangent beaucoup avec les élèves.
00:30:07Le prof est très bien payé.
00:30:08Beaucoup mieux payé qu'en Europe.
00:30:09Et il aime engager et changer.
00:30:11Et donc, si vous avez envie d'échanger avec des profs
00:30:13sur des sujets qui vous passionnent,
00:30:14c'est infini ce que vous pouvez faire.
00:30:16Donc, voilà, j'ai tiré partie de l'enseignement académique américain,
00:30:20mais je n'ai pas tiré la pleine puissance
00:30:22de tout l'écosystème connectique de la Business School.
00:30:25Et ce n'est que 20 ans plus tard que j'en ai pris la mesure.
00:30:28Donc, mission réussie pour Wharton, quand même.
00:30:30Quelle vision vous avez des US aujourd'hui ?
00:30:32Nous sommes en fin janvier 2026.
00:30:34On est dans une ère un petit peu différente.
00:30:37Alors, certains disent qu'il fallait se réveiller avant,
00:30:40le New World Order.
00:30:41Mais on est quand même dans une exposition des US
00:30:44par rapport aux Européens, par rapport au monde,
00:30:47qui a complètement changé.
00:30:49En interne, je n'en parle même pas.
00:30:51Voilà, au niveau de la politique interne.
00:30:52Quelle est votre vision de ce sujet,
00:30:55de ce président outre-Atlantique
00:30:56qui, clairement, ne ressemble à aucun autre ?
00:31:00C'est un wake-up call.
00:31:01C'est un wake-up call pour l'Europe.
00:31:03Je ne parle même pas pour la France, évidemment,
00:31:05mais pour l'Europe.
00:31:06C'est un wake-up call très violent.
00:31:08On n'a pas vu le film venir.
00:31:10Déjà, on n'a pas vu la guerre que les Russes
00:31:12sont menées contre nous.
00:31:13On n'a même pas compris qu'ils étaient en guerre contre nous
00:31:15et qu'ils sont en guerre contre nous.
00:31:17Nous, on n'est pas en guerre contre eux,
00:31:18mais eux sont en guerre contre nous, l'Europe.
00:31:19Ça, on n'a pas vu venir.
00:31:20Et on n'a pas vu venir que l'Amérique républicaine, MAGA,
00:31:24allait être en guerre contre nous,
00:31:26guerre économique contre nous.
00:31:27Donc là, on se fait prendre en étau
00:31:28par les Russes d'un côté,
00:31:30par les Chinois de l'autre,
00:31:32par l'islamisme radical et par les États-Unis.
00:31:34Donc, on est pris entre quatre étaux.
00:31:37La question, c'est quand est-ce qu'on se réveille ?
00:31:39Quand est-ce qu'on dépasse le sujet de lutte des classes ?
00:31:42Et quand est-ce qu'on crée un écosystème
00:31:45qui va valoriser le travail, la méritocratie,
00:31:48les entrepreneurs
00:31:49et qui va valoriser le fait de créer,
00:31:52de partager de la richesse ?
00:31:53Un nouveau contrat social.
00:31:56Oui, une nouvelle réalité.
00:31:57On n'a pas compris que mon ennemi,
00:31:59ce n'est pas mon patron.
00:32:01Encore que, ennemi, ce n'est pas le bon terme.
00:32:03Mon concurrent aujourd'hui, c'est le Chinois,
00:32:05c'est l'Américain, c'est le Turc, c'est le Polonais.
00:32:08Et on est en concurrence mondiale et globale.
00:32:10Et si on ne comprend pas ça,
00:32:12on ne comprend pas la réalité du monde
00:32:13auquel on est confronté.
00:32:14Et donc, aujourd'hui, je suis choqué de voir
00:32:18que les politiques français n'ont pas,
00:32:22et souvent, comme ils ne viennent pas du monde économique,
00:32:24ils n'ont pas compris que les entreprises,
00:32:26ils sont quand même le pouls de la société,
00:32:28sont en guerre économique contre le monde entier.
00:32:31Et si on n'aide pas les entreprises
00:32:33à performer, à créer, à embaucher,
00:32:38à croître, à se développer,
00:32:39on s'appauvrit.
00:32:41Et quand on s'appauvrit, tout va avec.
00:32:43Son rayonnement, son cloud,
00:32:44au sens de sa capacité d'imposer son soft power.
00:32:47Ses marges de manœuvre, donc.
00:32:48Et on descend dans les ratings à tous égards.
00:32:52La France est, je dirais, déclassée à plein d'égards.
00:32:56L'enseignement, l'école, la famille,
00:32:58la société, l'économie, la richesse,
00:33:01le PIB par habitant en Europe.
00:33:03Et donc là, je ne sais pas quel wake-up call il faut
00:33:05aux dirigeants européens pour le saisir,
00:33:07le comprendre, le mesurer.
00:33:09Et reposer un BP, reposer une vision,
00:33:12reposer un projet.
00:33:14Je pense qu'il y a des milliards.
00:33:15Il y a plein de projets différents, Mathieu.
00:33:16J'ai mon projet à moi, politique,
00:33:18j'ai une vision, mais il n'y a pas que le mien.
00:33:20Il y en a plein d'autres viables.
00:33:21Je trouve juste très triste
00:33:23qu'on soit, nous, campés sur des débats
00:33:25derrière garde qui sont lunaires.
00:33:27On en est encore à la lutte des classes des années 70.
00:33:30sur le débat sur le financement de la sécurité sociale.
00:33:32Il est lunaire.
00:33:33On se fait attaquer par les Russes à droite,
00:33:35par les Américains à gauche et au Groenland,
00:33:37par l'islamisme radical de partout.
00:33:38Et nous, on en est à...
00:33:40Faudrait-il passer à la retraite par capitalisation ?
00:33:42Pourquoi on discute de ça ?
00:33:44Pourquoi on discute de ça ?
00:33:45Ça a été prouvé économiquement.
00:33:47Ça ne devrait même pas être un sujet.
00:33:48La question, c'est quand est-ce qu'on est en place ?
00:33:50Comment on le finance ?
00:33:50Et il faut le faire.
00:33:52Sinon, 30% du budget de l'État
00:33:54passe au paiement des retraites.
00:33:55Ça ne tiendra pas.
00:33:56Donc là, il y a des réalités économiques et stratégiques
00:34:00que nous, Européens, on refuse de voir.
00:34:03Donc là, on est sur des...
00:34:04Et alors, Trump, là-dedans,
00:34:05Trump, il bouscule.
00:34:07Déjà qu'on était faible,
00:34:08alors là, il nous bouscule complètement.
00:34:10Et j'espère que ça va être un wake-up call.
00:34:13J'espère qu'on va être capable,
00:34:14parce que l'Europe a tellement d'atouts.
00:34:15C'est le continent le plus riche.
00:34:19C'est le continent auquel...
00:34:20Une des plus grandes histoires,
00:34:21je ne dirais pas la plus grande histoire,
00:34:22une des plus grandes histoires,
00:34:24un écosystème juridique stable.
00:34:27Faut le choix.
00:34:28Oui, des valeurs qui permettent de bâtir
00:34:32des entreprises et des empires industriels.
00:34:35Une éducation, un système, des routes,
00:34:37une infrastructure, il y a tout ici.
00:34:39Par contre, il n'y a pas de leadership,
00:34:42il n'y a pas de vision,
00:34:43il y a une énorme fragmentation.
00:34:45On ne peut rien décider à 27.
00:34:47Allez, on se le fait.
00:34:48Pitch de une minute
00:34:49pour présenter le pré-avet equity
00:34:50à un dirigeant,
00:34:52à quelqu'un qui pourrait rejoindre
00:34:54ces feeders que vous gérez
00:34:56et être attiré par votre stratégie.
00:34:59Quelqu'un qui ne connaît pas le pré-avet equity
00:35:01mais qui, par ailleurs,
00:35:02est assez connoisseur de la gestion de patrimoine.
00:35:05Déjà, on ne fait pas de feeders.
00:35:06C'est important, on y reviendra.
00:35:08OK.
00:35:09Comment je pitcherais le portefeuille ?
00:35:11Est-ce que ça vous intéresse, Mathieu,
00:35:13d'accompagner les plus grands entrepreneurs de la planète
00:35:16au capital des meilleures boîtes,
00:35:19meilleurs ETI de la planète,
00:35:20aux côtés des meilleurs fonds de la planète ?
00:35:21Est-ce que ça vous intéresse
00:35:22d'en accompagner 250
00:35:24dans un portefeuille global et clé en main,
00:35:26le tout pour 100 000 euros
00:35:27tirés sur 5 ans
00:35:28à hauteur de 20 000 euros par an
00:35:29comme sous forme d'abonnement ?
00:35:31Est-ce que ça vous intéresse ?
00:35:32La promesse est belle.
00:35:34La promesse est dingue.
00:35:35La promesse est dingue
00:35:36et ce qu'on a voulu apporter chez Altarock,
00:35:38c'est de permettre à des clients privés
00:35:39de faire ce que des familles extrêmement fortunées faisaient
00:35:42avec des équipes de 15 ou 20 personnes
00:35:44ou ce que des instit faisaient
00:35:46avec des équipes de 50 ou 100 personnes
00:35:49sur des montants colossaux.
00:35:50On a voulu le rendre intéressant
00:35:54avant de le rendre accessible
00:35:55puis accessible à des clients privés
00:35:57à partir de 100 000 euros.
00:35:59Alors après, on peut discuter
00:36:00pourquoi 100 000 euros ?
00:36:01Parce que le régulateur français
00:36:02n'autorise pas l'investissement
00:36:03en PE direct à moins de 100 000 euros.
00:36:04Donc on s'est mis au seuil réglementaire.
00:36:06Donc on a voulu rendre ça accessible
00:36:08parce que j'ai une conviction profonde.
00:36:10C'est qu'on a besoin
00:36:13dans un portefeuille
00:36:14d'une exposition
00:36:15à des ETI championnes
00:36:17dans un portefeuille global
00:36:18diversifié, de grande qualité
00:36:20mais qu'avant l'avènement d'acteurs comme Altarock
00:36:23si vous vouliez bâtir ce type de portefeuille
00:36:25il fallait être capable de mettre
00:36:26200 millions par an tous les ans sur la table.
00:36:30Il fallait 15 ou 20 personnes.
00:36:32Il fallait connaître l'écosystème
00:36:33du Private Equity Institute
00:36:34qui est un monde très feutré,
00:36:36très fermé, très complexe
00:36:38et que très très très peu de gens
00:36:40étaient capables de le faire
00:36:41avant l'avènement d'acteurs comme nous.
00:36:43Je dirais en France, 5 familles.
00:36:45Donc l'idée c'était de rendre ça possible
00:36:48rendre ça intéressant
00:36:50et aussi expliquer
00:36:52le comment et le pourquoi du Private Equity
00:36:55l'intérêt de la classe d'actifs
00:36:57ce que cette classe d'actifs a fait depuis 60 ans
00:37:00les gens oublient une chose Mathieu
00:37:01le Private Equity c'est 60 ans de trac
00:37:04c'est né aux US dans les années 70
00:37:07c'est né en Europe dans les années 90
00:37:09c'est né en Asie dans les années 2000
00:37:11il y a 60 ans de trac récord aux US
00:37:14sur la perf des fonds.
00:37:16La taille de l'industrie du PE
00:37:18je ne parle pas du Private Asset
00:37:19je mets de côté la Private Debt
00:37:21je mets de côté le Private Real Estate
00:37:22On est sur l'écouti ?
00:37:24On est sur l'écouti ?
00:37:25Le marché du Private Equity aujourd'hui
00:37:276 000 milliards de dollars
00:37:306 trillions de dollars d'AEU
00:37:31il y a à peu près 800 milliards de dollars
00:37:34de new money investis par les instit
00:37:36tous les ans en Private Equity
00:37:38le marché croit à 15% par an depuis 20 ans
00:37:41et moi je dis une chose
00:37:43on est il y a 4 ans
00:37:44je dis c'est pas normal
00:37:45que seuls les instits
00:37:47ou les familles milliardaires y aient accès
00:37:48puissent profiter d'une
00:37:49je veux expliquer
00:37:51avec Maurice
00:37:52on veut expliquer
00:37:52l'intérêt de la classe d'actifs
00:37:54les vertus de la classe d'actifs
00:37:56dans une diversification patrimoniale
00:37:58dans un effet stabilisation d'un portefeuille
00:38:00dans un effet boost de la performance
00:38:02alors avec une chose Mathieu
00:38:03il faut accepter le temps long
00:38:05donc ça c'est aussi ce que j'aime expliquer
00:38:09la surperformance du Private Equity
00:38:11c'est une contrepartie du temps long
00:38:13c'est si tu acceptes le temps long
00:38:15je sais te surémunérer
00:38:16donc il n'y a pas de magie ici
00:38:18c'est pas que le PE c'est mieux que la bourse
00:38:19c'est pas mieux que la bourse
00:38:20la bourse c'est la liquidité quand tu la veux
00:38:23à peu près quand tu la veux
00:38:25parce que quand c'est tendu il n'y a plus de liquidité
00:38:27mais en période normale de température et de pression
00:38:29c'est une liquidité qui est très disponible
00:38:31la contrepartie de ça c'est que le MSIA
00:38:34il a fait 7,5% par an net de frais pendant 20 ans
00:38:37le Private Equity moyen il a fait 13,5
00:38:40pratiquement le double de perf
00:38:42mais il faut accepter que pendant 7 à 10 ans
00:38:44on n'est pas liquidité
00:38:45sur l'allocation 1,8 milliards
00:38:47on a des premiers retours
00:38:48sur les perfs du coup que vous avez pu mettre en place
00:38:50même si on parle de temps long
00:38:51mais on a un début de projection
00:38:54alors ça c'est un point très important
00:38:56qui n'est pas évident
00:38:57quand je vais pitcher parce que vous m'avez dit
00:38:59parlez-moi de PE sans parler de perfs
00:39:02c'est difficile parce que
00:39:03quand vous demandez à des instit américains
00:39:05pourquoi tu investis
00:39:06vous demandez au fonds de dotation d'Harvard
00:39:07de Stanford, de Princeton et de Yale
00:39:10qui pèsent tous à peu près 50 milliards
00:39:11ça c'est le trésor de guerre des facs américaines
00:39:13leur alloc en Private Equity
00:39:15entre 52 et 60%
00:39:17rien à voir avec un LP européen
00:39:19pourquoi tu investis en PE ?
00:39:21ils vous disent il y a 3 raisons
00:39:23la perf, la perf et la perf
00:39:26parce qu'on oublie une chose
00:39:28sur des horizons longs
00:39:30le PE n'a de sens que sur un horizon long
00:39:31si je prends 20 ans Mathieu
00:39:33marché coté ils font 7,5
00:39:357,5 sur 20 ans ça fait 3 fois et demi la mise
00:39:3813,5 qui est la moyenne du PE sur 20 ans
00:39:40ça fait 12 fois la mise
00:39:41l'écart en effet composé il est phénoménal
00:39:44donc
00:39:45mais ça ça a un prix
00:39:47il faut être capable de rester engagé longtemps
00:39:49si on considère dans 10 ans
00:39:52que le PE
00:39:53c'est 50-50
00:39:55un steele retail
00:39:56si on considère
00:39:57je crois pas
00:39:58il faudra que l'industrie mobilise
00:40:00tout ce qu'elle a dans le ventre
00:40:01pour passer de classe d'actifs
00:40:02à booster d'économie réelle
00:40:04pour revenir un peu sur ce que vous disiez
00:40:05comment cette industrie
00:40:07elle va
00:40:07elle va manœuvrer
00:40:08ces prochaines années
00:40:10pour sortir de cette adolescence
00:40:11en tout cas en France
00:40:12de super théorie
00:40:13de super perf
00:40:14et devenir ce qu'elle est vraiment
00:40:15un vrai booster de l'économie
00:40:17déjà je crois pas Mathieu au 50-50
00:40:19au steele retail
00:40:20c'est pas possible
00:40:20pourquoi c'est pas possible
00:40:22je dis pas dans 50 ans
00:40:23mais on part d'un niveau de connaissance
00:40:25de la classe d'actifs
00:40:26qui est très faible
00:40:26les clients privés connaissent
00:40:28alors à part vos auditeurs
00:40:29parce qu'ils baignent dedans
00:40:30mais on est sur
00:40:31les entrepreneurs connaissent
00:40:33peu ou mal la classe d'actifs
00:40:34leur banque est privée encore moins qu'eux
00:40:35donc on est sur un niveau de connaissance
00:40:37qui est très faible
00:40:38il y a un gros enjeu de connaissance ici
00:40:39parce que
00:40:40pour être capable de s'engager sur 10 ans
00:40:41sur un produit à liquidité contrainte
00:40:43il faut bien le connaître
00:40:44et bien le comprendre
00:40:45et puis faire un truc nouveau
00:40:46ce qui est pas forcément
00:40:47pour le client privé
00:40:49c'est long comme engagement
00:40:50et vous m'avez posé une question
00:40:51sur notre perf
00:40:52notre perf elle est très bonne
00:40:53mais elle met du temps à démarrer
00:40:54il y a une courbe enjeu en private equity
00:40:55donc il faut du temps
00:40:56pour avoir confiance dans le système
00:40:57donc je ne crois pas
00:40:58qu'à 10 ans
00:40:59on sera à 55 ans
00:41:00ma vision
00:41:00si à 10 ans
00:41:02les clients privés ont 10%
00:41:03de leur épargne en private equity
00:41:04je serais ravi
00:41:055% dans 5 ans
00:41:0710% dans 10 ans
00:41:08c'est ma feuille de route
00:41:09ok
00:41:09maintenant
00:41:10il va se passer autre chose Mathieu
00:41:12il faut avoir le courage de le dire
00:41:13les retours du private equity
00:41:14ils vont baisser
00:41:15ils vont baisser
00:41:16pas de bol
00:41:17le retail décolle
00:41:19au moment où les vintage
00:41:2019, 20, 21, 22
00:41:22ont été un peu payés haut
00:41:23par rapport à ce qu'on est
00:41:25vous savez
00:41:25c'est très important
00:41:27de prendre du recul
00:41:27par rapport à cette histoire
00:41:28donc si je vous dis
00:41:29les millésimes
00:41:3120, 21
00:41:32vont être moins bons
00:41:33que les millésimes historiques
00:41:35vrai ou faux
00:41:36évidemment que c'est vrai
00:41:37évidemment que c'est vrai
00:41:38vous avez une hausse des taux
00:41:39massive en 22
00:41:40les valeurs ont baissé
00:41:41donc les fonds très investis
00:41:43entre 19 et 21
00:41:44auront des moments de sortie
00:41:45plus difficiles
00:41:47le pire millésime
00:41:48si je prends 25 ans d'histoire
00:41:50parce que c'est très documenté
00:41:52le private equity
00:41:53je prends les fonds du premier quartil
00:41:55alors l'industrie est notée
00:41:56il y a 4 ligues
00:41:56la ligue 1, 2, 3, 4
00:41:58et même au sein de la ligue 1
00:41:59qui est le meilleur du private
00:42:00et 25% des meilleurs fonds mondiaux
00:42:01il y a le premier des cils
00:42:02qui est la ligue des champions
00:42:03ok
00:42:03je prends juste le premier quartil
00:42:06Mathieu
00:42:06le moins bon millésime
00:42:08du premier quartil
00:42:09sur les 25 ans passés
00:42:13combien il a fait de perf
00:42:14net de figé de carie
00:42:15bah vu qu'on part d'une moyenne
00:42:18à 13 et demi
00:42:18peut-être que
00:42:19alors oui
00:42:19donc 13 et demi
00:42:20c'était tout le PE
00:42:21tout le PE
00:42:22ouais donc du coup
00:42:23le premier quartil
00:42:23je sais pas
00:42:24à 12
00:42:2414
00:42:25voilà
00:42:25la plus mauvaise perf
00:42:27Mathieu
00:42:27du premier quartil
00:42:29c'est 14
00:42:29est-ce que c'est grave
00:42:31et c'est en quelle année
00:42:312005
00:42:32ok
00:42:32pourquoi 2005
00:42:33parce qu'un fonds de 2005
00:42:34il a investi entre 2005-2009
00:42:36avant Liman
00:42:36et il a tout vendu post-Liman
00:42:38donc là
00:42:39dans le pire millésime de l'histoire
00:42:40avec le pire effet ciseau
00:42:41il fait 14% net
00:42:43et si aujourd'hui
00:42:43on veut livrer
00:42:44une très belle performance
00:42:45pour Micortil
00:42:46le capital est devenu une commodité
00:42:48il faut une expertise industrielle
00:42:50et sectorielle
00:42:50et là ce qu'on voit émerger
00:42:51alors on le voit bien aux US
00:42:53ça commence en Europe
00:42:55c'est des fonds ultra verticaux
00:42:56qui aujourd'hui
00:42:57sont quasiment des fonds industriels
00:42:59c'est-à-dire que le fonds
00:43:00le fonds qui va se spécialiser
00:43:01sur les éditeurs de logiciels
00:43:03sur le cloud
00:43:04je vous aurais dit ça
00:43:06il y a 20 ans
00:43:06vous m'auriez dit
00:43:06déjà le cloud n'existait pas
00:43:08mais je vous aurais dit
00:43:09c'est pas possible
00:43:10c'est fin
00:43:10c'est niche
00:43:11exactement
00:43:12il n'y a pas assez
00:43:12de profondeur de marché
00:43:13ouais en même temps
00:43:13les meilleurs returns
00:43:15je pense sur les 10 dernières années
00:43:16c'est tout ce qui est SaaS
00:43:17software
00:43:18en tout cas
00:43:18ça a clairement fait
00:43:19il fallait avoir le courage
00:43:19moi j'ai présenté en comité
00:43:22chez Sager
00:43:22un paquet de deals
00:43:23dans le logiciel
00:43:23il fallait oser payer
00:43:2510 fois les biddats
00:43:2512 fois les biddats
00:43:2615 fois les biddats
00:43:2720 fois les biddats
00:43:27aujourd'hui
00:43:29on voit l'émergence
00:43:29d'acteurs ultra spécialisés
00:43:31donc si demain
00:43:32je veux livrer
00:43:33pour un fonds premier cortile
00:43:3418-20
00:43:3518-20 pour un champion du monde
00:43:37demain
00:43:372 fois la mise nette
00:43:38et 18-20 TRI nette
00:43:40il faudra que je sois
00:43:41un fonds vertical
00:43:41il faudra que je connaisse
00:43:42mon secteur par coeur
00:43:43mes entrepreneurs par coeur
00:43:45que j'ai diligenté
00:43:46les actifs
00:43:47que j'espère acheter
00:43:475 ans avant
00:43:48que je connaisse
00:43:49les acteurs industriels
00:43:50lesquels j'espère les vendre
00:43:52si j'ai pas cette connaissance
00:43:53très fine du secteur
00:43:54je ne peux plus battre le marché
00:43:56donc le monde a changé
00:43:57on a beaucoup parlé
00:43:59de private equity
00:44:00là j'ai 3 questions
00:44:01pour vous
00:44:02Frédéric Stelard dirigeant
00:44:03la première c'est
00:44:05vous avez vécu
00:44:07des moments
00:44:07on va dire
00:44:09de forte croissance
00:44:10des moments formidables
00:44:11des moments plus durs
00:44:11des moments où il fallait convaincre
00:44:13un comité d'investissement
00:44:15des moments où vous êtes parti
00:44:17comment on tient le choc
00:44:18Frédéric Stelard
00:44:20par rapport
00:44:20à toute cette tension
00:44:22qui est implicite
00:44:23qui est obligatoire
00:44:24quand on est entrepreneur
00:44:25c'est pas évident
00:44:27c'est pas évident du tout
00:44:28parce que
00:44:30alors il y a des choses
00:44:31que j'ai moins bien faites
00:44:32que d'autres
00:44:32moi je pense qu'il faut
00:44:34être habité par ce qu'on fait
00:44:35et moi je suis très habité
00:44:37par ce que je fais
00:44:38ça se voit pas
00:44:38mais je suis assez passionné
00:44:39par ce que je fais
00:44:40on en prend la mesure
00:44:41voilà ça c'est très important
00:44:42parce que l'entrepreneur
00:44:43qui n'est pas habité
00:44:43il n'arrive pas à se lever le matin
00:44:44parce que l'entrepreneur
00:44:45il a des merdes tous les jours
00:44:46tous les jours c'est compliqué
00:44:47et je n'avais pas réalisé un truc
00:44:49j'étais intrapreneur
00:44:50c'est pas pareil
00:44:51j'avais deux familles très fortunées
00:44:52qui m'accompagnaient
00:44:52et quoi qu'il advienne
00:44:53elles étaient là pour moi
00:44:54là je suis tout seul avec Maurice
00:44:55et vous pouvez mourir
00:44:58votre boîte
00:44:58elle peut mourir
00:44:59dix fois par semaine
00:44:59donc comment on tient le choc
00:45:01d'abord il faut être
00:45:02habité par ce qu'on fait
00:45:03il faut aimer ce qu'on fait
00:45:05ça c'est quand même
00:45:05la clé de tout
00:45:06il faut être porté
00:45:08par une vision
00:45:08une ambition
00:45:09première chose
00:45:10la deuxième chose
00:45:12Mathieu
00:45:12qui est plus difficile
00:45:13c'est l'équilibre perso pro
00:45:14parce que ça
00:45:15vous allez avoir des moments
00:45:17dans votre vie d'entrepreneur
00:45:18où tout va aller mal
00:45:18tout va aller mal
00:45:20des moments de perfect storm
00:45:21et ils sont durs
00:45:23ils sont très très durs
00:45:24parce que vous avez le sentiment
00:45:25à ce moment là
00:45:25que vous avez mis un paquet
00:45:27de votre engagement personnel
00:45:28financier, réputationnel
00:45:30vous avez tout mis sur le rouge
00:45:31et je ne sais pas pourquoi
00:45:32à certains moments de l'histoire
00:45:35tout va s'aligner
00:45:36perfect storm
00:45:37et là c'est très dur
00:45:39parce que
00:45:40vous n'avez pas beaucoup d'amis
00:45:41à qui vous pouvez en parler
00:45:42vos copains sont
00:45:43soit ils ne comprennent pas
00:45:44soit ils sont un peu jaloux
00:45:45soit vous n'avez pas envie
00:45:46de vous ouvrir
00:45:47et là
00:45:48c'est le moment où le perso
00:45:50les amis
00:45:52le perso
00:45:53le socle
00:45:54le spirituel
00:45:54si ce n'est pas
00:45:56bien ancré
00:45:58vous allez être fragile
00:45:59et là
00:46:00moi j'ai vu des copains
00:46:00très successfull
00:46:02s'effondrer
00:46:03parce que
00:46:04ils étaient sur une trajectoire
00:46:06ils étaient catapultés
00:46:07et tout d'un coup
00:46:08ils se prennent un mur
00:46:09parce que l'entrepreneur
00:46:10se prend des murs
00:46:10et en fait
00:46:12ils ne sont pas assez solides
00:46:13personnellement
00:46:14ils se prennent
00:46:15trois murs d'affilée
00:46:16et ils n'arrivent pas
00:46:18à le gérer
00:46:18mais je les ai vus
00:46:18s'effondrer
00:46:19parce que
00:46:19la famille
00:46:21l'avait oublié
00:46:21les enfants
00:46:22ils les avaient oubliés
00:46:22et si à ce moment-là
00:46:24on a besoin de ce socle-là
00:46:25et qu'il n'est pas là
00:46:26alors là
00:46:27c'est
00:46:27très dur
00:46:28mission impossible
00:46:29on ne se souvient plus
00:46:31pourquoi on se lève
00:46:32tout à fait
00:46:33et on se relève
00:46:33ça c'était
00:46:35merci de vous confier
00:46:37sur comment tenir le choc
00:46:38on se positionne là maintenant
00:46:40en transmission
00:46:41qu'est-ce que vous dites
00:46:42en tant que leader
00:46:43du private equity
00:46:44qui a vu ce métier évolué
00:46:46qu'est-ce que vous dites
00:46:46aux jeunes qui sortent d'école
00:46:47aujourd'hui
00:46:48et qui se disent
00:46:48pourquoi pas moi
00:46:49pourquoi pas moi
00:46:51au sens
00:46:51pour rejoindre le private equity
00:46:53et y faire carrière
00:46:53mes enfants me demandent
00:46:56ce qu'ils devraient faire
00:46:56mon fils
00:46:57je vais être foutu de l'or
00:46:58je dis c'est fantastique
00:46:59fantastique
00:47:00donc le private equity
00:47:02quoi qu'on fasse
00:47:03je dis à des enfants
00:47:04ne fais pas ça
00:47:04parce que c'est glamour
00:47:05quoi que tu fasses
00:47:06ne fais pas ça
00:47:07parce que tu crois
00:47:07que tu gagneras
00:47:08beaucoup d'argent
00:47:08dans ce métier
00:47:09essaye de faire quelque chose
00:47:10essaye de faire quelque chose
00:47:13auquel tu crois
00:47:13essaye de faire quelque chose
00:47:15qui va te passionner
00:47:15cette industrie du private equity
00:47:17elle est passionnante
00:47:18mais elle est très exigeante
00:47:19aussi Mathieu
00:47:19elle est très exigeante
00:47:20c'est un métier très dur
00:47:21c'est un métier
00:47:23l'environnement est ultra compétitif
00:47:24vous pouvez être dans un fond
00:47:26un grand fond
00:47:27et ne pas faire de deal
00:47:28pendant 4 ans
00:47:29il faut être marathonien
00:47:29il faut faire ce métier
00:47:32que si on est passionné
00:47:34habité
00:47:35qu'on a envie de le faire
00:47:36beaucoup de gens
00:47:37sont tentés
00:47:38pour de mauvaises raisons
00:47:38ils sont tentés
00:47:39parce que
00:47:40la fame
00:47:41le glamour
00:47:42le fait que certains
00:47:43partenaires de fonds
00:47:44gagnent beaucoup d'argent
00:47:45quoi que tu fasses
00:47:46tu gagneras de l'argent
00:47:47si tu es bon
00:47:47dans ce que tu fais
00:47:48c'est un effet secondaire
00:47:49et on s'en fout
00:47:50à la rigueur
00:47:50ce qui compte
00:47:51c'est je dis à des jeunes
00:47:53souvent mes amis
00:47:54m'envoient leurs enfants
00:47:55ils me disent
00:47:56mon fils rêve de faire du private
00:47:57écoutis je te l'envoie
00:47:57ou ma fille
00:47:58je dis super
00:47:58en fait non
00:47:59c'est pas ce qu'ils ont envie de faire
00:48:00ils ont lu un article sympa
00:48:01dans le journal
00:48:02et ça les a tentés
00:48:02pourquoi pas d'ailleurs
00:48:04mais je dis
00:48:05c'est un métier très exigeant
00:48:07très dur
00:48:08le niveau de concurrence
00:48:09est monté de 100 crans
00:48:10il faut le faire
00:48:12dans des grandes maisons
00:48:13où on apprend
00:48:14à la dure
00:48:15et les 10 ou 15
00:48:16premières années
00:48:17vont être très dures
00:48:18pour mériter
00:48:19d'être peut-être
00:48:19partenaire
00:48:20époque à laquelle
00:48:21ça va être encore
00:48:21plus dur
00:48:22et tu t'arrêtes
00:48:23jamais
00:48:23donc quand tu es partenaire
00:48:25dans un beau fonds
00:48:26ou dans un grand fonds
00:48:27tu dois sourcer tes deals
00:48:28accompagner les entrepreneurs
00:48:29suivre tes boîtes
00:48:30tu auras des merdes
00:48:31et tu as plein de nouvelles exigences
00:48:34tu as un comité d'investissement
00:48:35qui s'il est bien organisé
00:48:36te mettra la pression
00:48:37des investisseurs institutionnels
00:48:39qui ici sont bien cortiqués
00:48:41ils le sont
00:48:41te mettront la pression
00:48:42tu devras aller lever
00:48:43ton prochain fonds
00:48:44tous les 5 ans
00:48:45et ton travail est remis
00:48:47sur l'établi
00:48:47tous les 5 ans
00:48:48même si tu es un très grand fonds
00:48:50et ton fonds précédent
00:48:51n'est pas très bon
00:48:51tu vas peiner à lever
00:48:53et donc
00:48:54c'est un métier
00:48:55très très très exigeant
00:48:57Frédéric Stoller
00:48:58on a une surprise
00:48:59on a quelqu'un
00:48:59qui a voulu vous donner
00:49:00vous poser une question
00:49:02aujourd'hui
00:49:02je vous transmets
00:49:03cette vidéo
00:49:04salut Fred
00:49:06bon je comprends
00:49:07quand tu es dans un taxi
00:49:08donc sois relax
00:49:10ouvre la fenêtre
00:49:11mets-toi bien au fond du siège
00:49:13détends-toi
00:49:13et surtout
00:49:14le chauffeur n'est pas responsable
00:49:16des embouteillages
00:49:17et des travaux
00:49:19donc prends ton mal en patience
00:49:20bon
00:49:22Frédéric Stoller
00:49:22tu le sais
00:49:23on se connait depuis
00:49:24ce qui ne nous rajeunit pas
00:49:26je veux te dire
00:49:28que j'étais très impressionné
00:49:29par ton parcours
00:49:31par ta résilience
00:49:32par ta capacité de travail
00:49:33par ta pugnacité
00:49:34je sais que
00:49:35la création d'Altarock
00:49:37et ses versions antérieures
00:49:39n'ont pas été
00:49:41toujours un chemin
00:49:42pavé de rose
00:49:43et tu y es arrivé
00:49:44vous avez tous ensemble
00:49:45créé un outil incroyable
00:49:48qui a ouvert le marché
00:49:48du private equity
00:49:49pour le retail
00:49:50donc vraiment
00:49:51c'est extrêmement
00:49:52extrêmement impressionnant
00:49:54on a eu l'occasion
00:49:56de discuter
00:49:57des changements
00:49:58qui sont à l'oeuvre
00:49:59dans le monde
00:50:00du private equity
00:50:00la spécialisation
00:50:02la baisse des performances
00:50:03le problème de liquidité
00:50:05et autres
00:50:05et donc
00:50:06je voulais savoir
00:50:07dans quelle mesure
00:50:09Altarock
00:50:10sa gestion
00:50:11la sélection
00:50:11de vos investissements
00:50:12la sélection des gérants
00:50:13la politique d'investissement
00:50:14va évoluer
00:50:16pour être un peu
00:50:17au diapason
00:50:18de ces changements
00:50:19qui ont cours
00:50:20à l'échelle mondiale
00:50:21au niveau du private equity
00:50:22alors c'était une surprise
00:50:24est-ce que vous pouvez déjà
00:50:25nous dire
00:50:26qui est cette personne
00:50:27cette personne
00:50:28s'appelle Laurent Meyer
00:50:29c'est un ami de
00:50:30c'est un ami de 40 ans
00:50:32donc on s'est rencontré
00:50:33un peu avant la business school
00:50:34et on est resté amis
00:50:35depuis toujours
00:50:36donc dans nos moments
00:50:38heureux
00:50:39dans nos moments
00:50:39plus compliqués
00:50:40de vie perso
00:50:41pro
00:50:42donc c'est quelqu'un
00:50:43que j'apprécie beaucoup
00:50:43quelqu'un de
00:50:44très fin
00:50:46très très fin
00:50:46qui a une vision intéressante
00:50:47sur le monde
00:50:48et qui est
00:50:48que j'apprécie
00:50:50dans les mots
00:50:51voilà
00:50:51alors sur la question
00:50:53qu'il vous pose
00:50:53alors la question
00:50:54que Laurent me pose
00:50:55comment est-ce qu'on va
00:50:56s'adapter au changement
00:50:57structurel de l'industrie
00:50:57du PE
00:50:58je dirais
00:50:58on s'est déjà adapté
00:50:59Mathieu
00:51:00parce qu'on avait cette vision
00:51:01il y a 4 ans déjà
00:51:02et je l'avais posé
00:51:03et Maurice était 100% d'accord
00:51:04le monde du private equity
00:51:06il avait déjà changé
00:51:07il était déjà devenu
00:51:08extrêmement exigeant
00:51:09nous on anticipait
00:51:10chez Altarock
00:51:11une baisse des retours
00:51:11donc quand j'annonce
00:51:12les performances d'Altarock
00:51:13projectives à 5 ans
00:51:1510 ans
00:51:15j'annonce déjà
00:51:16dans mes ambitions
00:51:17de retour
00:51:18une baisse structurelle
00:51:19des performances de l'industrie
00:51:20je l'ai déjà anticipé
00:51:21donc on le pose
00:51:22parfois ça rend les gens inquiets
00:51:24ah oui mais vous pensez
00:51:24que vos fonds vont faire moins bien
00:51:25demain qu'hier
00:51:26ils sont moins bons
00:51:26non ils ne sont pas moins bons
00:51:27le monde est plus dur
00:51:28donc un on l'a déjà intégré
00:51:30deux on a un parti de prix
00:51:32qui est très important
00:51:33dans notre sélection
00:51:34d'abord on a toujours pensé
00:51:35portefeuille
00:51:36c'est pour ça que vous m'avez dit
00:51:36feeders tout à l'heure
00:51:37on ne fait pas de feeders
00:51:38je n'investirai jamais
00:51:39dans un seul fonds
00:51:40on investit dans un portefeuille
00:51:41de fonds
00:51:41parce que aussi bon soit le gérant
00:51:43on n'est pas à l'abri
00:51:43d'une défaillance
00:51:44donc toujours penser portefeuille
00:51:45toujours penser mitigation du risque
00:51:47mais quand on choisit
00:51:49notre portefeuille
00:51:49de 7 gérants
00:51:50dans un millésime Altarock
00:51:51on se dit
00:51:52on veut être sur les bonnes verticales
00:51:54pas de cyclicité
00:51:56on parlait de TLD Alvest hier
00:51:58je l'ai fait à tic perso
00:51:59parce que j'avais du carry
00:52:00parce que je croyais dans l'équipe
00:52:01mais je n'accompagnerai pas ça
00:52:02dans un portefeuille retail
00:52:03donc pas de portefeuille
00:52:04de clients privés
00:52:05donc accompagner des gérants
00:52:07sur des bonnes verticales
00:52:09acycliques
00:52:10résilientes
00:52:10bonne porteuse de marché
00:52:11deuxièmement
00:52:13pas accompagné de fonds généralistes
00:52:15que des fonds ultra verticaux
00:52:16et troisièmement
00:52:18une diligence sur les gérants
00:52:20qui est militaire
00:52:21Mathieu
00:52:21et donc à la question de Laurent
00:52:23je pense qu'on est déjà paré
00:52:25pour ce monde nouveau
00:52:26c'est comme ça
00:52:26qu'on a construit Altarock
00:52:27une diligence
00:52:29et une construction de portefeuille
00:52:31alors on n'est pas à l'abri
00:52:32d'effets de cycle négatif
00:52:34il y aura des millésimes
00:52:35moins bons que d'autres
00:52:36mais pour quelqu'un
00:52:37qui nous accompagne
00:52:37sur plusieurs millésimes
00:52:38c'est ce qu'on vend
00:52:40il aura un portefeuille
00:52:41très travaillé
00:52:42très robuste
00:52:44avec notre meilleur jugement d'affaires
00:52:46et à la fin
00:52:47à la fin des fins Mathieu
00:52:48parce que
00:52:49qu'est-ce qu'a fait
00:52:49un des leviers de succès du PES
00:52:51c'est quoi ?
00:52:51c'est l'alignement d'intérêt
00:52:52qu'est-ce qui fait
00:52:54qu'une boîte PE
00:52:55marche bue
00:52:55qu'une boîte cotée
00:52:56c'est que
00:52:57les équipes du direction
00:52:58de la boîte PE
00:52:58le partenaire du PES
00:52:59on a tous investi dans le deal
00:53:00alors donc là
00:53:02je voulais qu'on s'applique
00:53:03Maurice et moi
00:53:03à cette discipline-là
00:53:04donc on investit
00:53:06chaque année
00:53:06à titre perso
00:53:0733 millions
00:53:08à nous deux
00:53:08dans nos fonds
00:53:09c'est colossal
00:53:10donc là on parlait
00:53:11du risque de l'entrepreneur
00:53:12des moments difficiles
00:53:13c'est-à-dire que
00:53:14Maurice et moi
00:53:14sur notre cinquième millésime
00:53:16on aura engagé
00:53:17165 millions
00:53:18à nous deux
00:53:19près de 10%
00:53:20de l'AUM
00:53:21exactement
00:53:21je ne parle pas du financement
00:53:22de la société de gestion
00:53:23qui est un autre truc
00:53:24qu'on a à financer
00:53:24je parle de mettre des billes
00:53:26dans nos fonds
00:53:26on est très engagé
00:53:28donc pour répondre
00:53:29à la question de Laurent
00:53:29je pense qu'on s'est équipé
00:53:31pour
00:53:31je ne dirais pas la tempête
00:53:32on s'est équipé
00:53:33pour un monde plus exigeant
00:53:34magnifique
00:53:35et d'ailleurs je crois
00:53:36qu'on est arrivé
00:53:36oh là j'ai pas vu
00:53:38le temps passé
00:53:38ah oui oui
00:53:40on est chez nous
00:53:40on est chez vous
00:53:41on va finir
00:53:41on va finir l'interview
00:53:42là-bas
00:53:42dans le hall
00:53:43on est dans le hall
00:53:49de Alta Rock Partners
00:53:50c'était notre destination
00:53:52aujourd'hui
00:53:52je vous propose
00:53:53de faire un petit jeu
00:53:54pour clôturer cette interview
00:53:55passer de l'investissement
00:54:02du statut d'investisseur
00:54:04à une structure entrepreneuriale
00:54:06c'est super facile
00:54:07non
00:54:08c'est très dur
00:54:11c'est très dur
00:54:12parce que
00:54:12quand vous êtes dans un grand fonds
00:54:13vous avez des frais de gestion
00:54:14qui tournent
00:54:14alors la beauté du private equity
00:54:16c'est qu'il y a une récurrence
00:54:17des frais de gestion
00:54:17vous savez
00:54:18votre chiffre d'affaires
00:54:19en début d'année
00:54:19vous le savez sur l'année complète
00:54:21donc c'est facile
00:54:21alors qu'ici
00:54:22tout est à construire
00:54:23je suis parti de zéro
00:54:24je dirais aussi
00:54:25Mathieu pour être honnête
00:54:27j'ai fait un choix
00:54:28un peu difficile
00:54:29j'étais dirigeant
00:54:30j'étais directeur général
00:54:31d'un très beau fonds
00:54:32de private equity
00:54:32que j'ai construit
00:54:33tout seul
00:54:35avec l'aide des démarrêts
00:54:36des familles etc
00:54:38mais je l'ai fait
00:54:39je l'ai bâti
00:54:40j'avais une position enviable
00:54:42j'ai décidé de repartir de zéro
00:54:44à 55 ans
00:54:45il faut avoir les couilles de le faire
00:54:47et j'avais envie de le faire
00:54:48il y avait une petite voix dans ma tête
00:54:49qui me disait
00:54:49Fred c'est le temps de le faire
00:54:51il est presque tard
00:54:52donc je l'ai fait
00:54:52mais c'est très dur
00:54:54c'est très dur
00:54:54parce que tout d'un coup
00:54:55le téléphone ne sonne plus
00:54:56vous n'êtes plus aussi courtisé
00:54:57et c'est à vous de rebâtir
00:54:59et de trouver l'énergie interne
00:55:00et j'avais ce drive
00:55:01j'avais cette envie
00:55:02j'avais cette énergie
00:55:03et je l'ai encore
00:55:04et c'est fabuleux
00:55:04mais c'est difficile
00:55:06c'est difficile parce que
00:55:08vous regardez
00:55:10c'est comme l'écrivain
00:55:11ou le poète
00:55:12la feuille est blanche
00:55:12et donc il faut avoir cette vision
00:55:14cette âme d'entrepreneur
00:55:15se dire tous les jours
00:55:16demain va une journée fabuleuse
00:55:18et je vous dis la vérité
00:55:18j'ai 60 ans aujourd'hui
00:55:20je n'ai pas envie d'aller me coucher
00:55:21et j'ai envie de me réveiller tous les jours
00:55:22vous avez l'impression
00:55:23d'encore mieux comprendre votre papa
00:55:24aujourd'hui
00:55:255 ans après l'avoir fait
00:55:26je lui parle tous les jours
00:55:27je lui parle tous les jours
00:55:29et ça me fait
00:55:29même s'il est parti
00:55:31un an et demi
00:55:31je lui parle tous les jours
00:55:32il a enregistré un film
00:55:36pour moi
00:55:38que j'ai vu il n'y a pas longtemps
00:55:40incroyable
00:55:42incroyable
00:55:43ça sera le jeu d'une autre sur
00:55:44incroyable
00:55:45fundraiser en 2026
00:55:47un jeune enfant
00:55:48très dur
00:55:49très dur
00:55:49très dur parce que
00:55:51alors très dur parce que
00:55:52beaucoup d'incertitudes
00:55:53et parce que
00:55:55alors c'est à la fois dur et pas dur
00:55:56beaucoup d'incertitudes
00:55:57veut dire que les gens veulent
00:55:58mettre de l'argent de côté
00:55:59donc le taux d'épargne a jamais été aussi élevé
00:56:01mais les convaincre d'une classe d'actifs nouvelles
00:56:03ça c'est compliqué
00:56:05donc je dirais
00:56:05le taux d'épargne n'est pas un problème
00:56:07la masse épargnée n'est pas un problème
00:56:09la complexité c'est d'expliquer une classe d'actifs nouvelles
00:56:11donc on est toujours sur cet enjeu d'éducation
00:56:13d'évangélisation
00:56:14donc un des aspects compliqués de ce qu'on fait aujourd'hui
00:56:17c'est d'expliquer d'évangéliser
00:56:18avec beaucoup de pertinence
00:56:19donc quand j'ai commencé il y a 4 ans
00:56:21on expliquait le B.A.B. du private equity
00:56:23aujourd'hui nos partenaires sont montés de deux crans
00:56:25et c'est fantastique
00:56:26donc là on les aide à monter encore de deux crans et de deux niveaux de jeu
00:56:28pour toujours expliquer
00:56:30pour être toujours plus costaud
00:56:31on n'est plus sur l'évangélisation
00:56:33on est sur la technicité du private equity
00:56:34mais ça reste compliqué parce que c'est très nouveau
00:56:36et que les gens ont peur
00:56:37les gens ont peur de la géopolitique
00:56:39des taux de Trump
00:56:40les gens ont peur
00:56:40peut-être moins du PE que du public
00:56:43non mais c'est pour ça qu'on leur dit
00:56:44et je pense que le discours commence à être entendu
00:56:46ils ont envie de passer à autre chose
00:56:48la volatilité des marchés cotés leur fait peur
00:56:50la surperf des marchés cotés leur fait peur
00:56:52on est sur des hauts de marché ça leur fait peur
00:56:54on est sur des plus hauts ever
00:56:55voilà donc là c'est intéressant
00:56:57Mathieu
00:56:57je sens une inflexion dans l'approche du private equity
00:57:00là depuis 4 ans qu'on évangélise
00:57:02les gens se disent il faut que j'y aille
00:57:03je pense qu'on les a convaincus et pique cousé
00:57:05que c'est maintenant qu'il fallait y aller
00:57:06on est sur des bas de cycle en private equity
00:57:09c'est des points d'entrée qui sont quand même très intéressants
00:57:10donc là je sens que les gens veulent y aller
00:57:13c'est assez satisfaisant aussi
00:57:14mais 4 ans de ce match de graines
00:57:16Dernière question, clin d'oeil à ce que vous faites
00:57:19ce pourquoi vous vous battez depuis 4 et 5 ans
00:57:21avec vos équipes
00:57:22l'usage actuel de l'épargne des français et son utilité pour notre économie
00:57:26vert, rouge, jaune
00:57:28aujourd'hui ça
00:57:30pourquoi ?
00:57:31parce qu'il y a un produit français
00:57:33qui s'appelle le fonds euro
00:57:35qui capte toutes les attentions
00:57:38il n'y a pas une journée sans qu'un grand quotidien
00:57:41ou hebdomadaire au magazine ne parle du fonds euro
00:57:43c'est un produit qui rapporte 2,5% en moyenne en fonction de la météo
00:57:47on ne va pas financer nos retraites avec un fonds euro
00:57:50ce n'est pas vrai Mathieu
00:57:51ça ne couvre pas l'inflation
00:57:52donc c'est un mauvais produit d'épargne longue
00:57:54très mauvais
00:57:55à l'ailleurs c'est un produit de gestion de trésorerie
00:57:57et pourtant on a 2000 milliards d'épargne sur le fonds euro
00:58:01donc là on a un sujet culturel
00:58:03si vous voulez épargner sur du temps long
00:58:06vous devez dépasser la frontière du fonds euro
00:58:08donc aujourd'hui l'épargne des français elle est mal investie
00:58:12elle est très très mal investie
00:58:13mais il n'y a pas que les français
00:58:14c'est un sujet européen en général
00:58:16le fonds euro cristallise toutes les angoisses aussi
00:58:21donc c'est un produit qui est très efficace pour de la gestion courte
00:58:25mais investir à long terme à 2,5%
00:58:27c'est quoi l'intérêt ?
00:58:28quand la fashion était à 3%
00:58:29c'est pas possible, je m'appauvris
00:58:30donc l'enjeu aujourd'hui c'est d'expliquer que
00:58:33vous devez accepter de prendre du risque
00:58:35si vous ne prenez pas de risque vous ne serez pas payé
00:58:38sur les marchés financiers
00:58:40si vous ne prenez pas un peu de risque vous ne serez pas payé
00:58:42le risque c'est quoi ?
00:58:43c'est un peu de temps long en fait
00:58:44si je ne prends pas du temps long
00:58:46je n'aurai pas de rémunération
00:58:47et la vérité, on a tous une partie de son épargne dont on n'a pas besoin sur 20 ans
00:58:52tout le monde
00:58:52la jeune femme à l'accueil, vous, le caméraman et moi
00:58:55et bien cette partie-là, il faut investir sur des produits adaptés au temps long
00:58:59c'est ça notre enjeu, notre croisade quelque part
00:59:01et cette épargne-là, si on investit bien sur du temps long
00:59:04elle sera rémunérée pour le temps long
00:59:06elle sera rémunérée, Mathieu, pour les liquidités sous-jacentes
00:59:09c'est ça le vrai enjeu
00:59:10et je rappelle un truc, il y a les intérêts composés
00:59:12on finit par ça
00:59:147,5% par an pendant 20 ans
00:59:16c'est les marchés cotés
00:59:183 fois la mise
00:59:19c'est bien
00:59:2013%, 13,5% par an pendant 20 ans
00:59:2312 fois la mise
00:59:25premier quartile de private equity
00:59:2720% par an pendant 20 ans
00:59:2938 fois la mise
00:59:30sur votre épargne longue
00:59:32vous devez avoir une partie en private equity
00:59:35combien ?
00:59:37ça dépend de qui vous est, de votre patrimoine
00:59:38votre appétence au risque
00:59:39les grandes banques privées américaines aujourd'hui
00:59:41recommandent 20% d'allocations en private equity
00:59:43et les grandes banques privées européennes y viennent aussi
00:59:45c'est le sens de l'histoire
00:59:46donc 20% dans combien de temps ?
00:59:49je pense dans 20 ans
00:59:495% dans 50, 10% dans 10 ans, 20% dans 20 ans
00:59:52on vous le souhaite, merci beaucoup Frédéric Stollard
00:59:54merci Mathieu
00:59:54et on vous remercie de nous avoir un petit peu accompagné ce matin
00:59:58dans les rues de Paris
00:59:58on est ravis de vous avoir accompagné au travail finalement
01:00:01et on vous souhaite une bonne journée
01:00:02et beaucoup de succès pour Alteroc
01:00:03merci beaucoup
01:00:04merci
01:00:09merci
01:00:10merci
01:00:11merci
01:00:12merci
01:00:13merci
01:00:15merci
01:00:16merci
01:00:17merci
01:00:19merci
01:00:21merci
01:00:23merci
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