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  • il y a 15 heures
Ce vendredi 6 février, Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille chez Mirabaud, s'est penché sur la plongée de Stallantis et d'Amazon à cause de leurs charges, l'investissement de 650 millions de dollars dans l'IA par les quatre géants de la Tech, ainsi que l'éventualité d'un temps de consolidation dans les marchés, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Frédéric Rosier nous rejoint pour Mirabeau. Bonjour Frédéric.
00:03Bonjour Monsieur.
00:04Ce qui met le feu aux poudres, et vous rebondirez bien sûr John, parce que Stellantis est aussi américain,
00:08ce qui met le feu aux poudres c'est ses charges exceptionnelles annoncées par Stellantis,
00:11environ 22 milliards d'euros du...
00:13son recul quoi, enfin le fait de faire un peu marche arrière sur le 100% électrique,
00:17ça lui coûte 22 milliards cette charge gigantesque annoncée aujourd'hui.
00:20Si bien que, on a regardé la capitalisation de Stellantis avec cette baisse du jour,
00:24et bien la capi de Stellantis à Paris est inférieure, Frédéric, au montant de cette charge annoncée aujourd'hui.
00:30Oui, c'est énorme, la restructuration c'est...
00:34les deux tiers de cette restructuration c'est pour réajuster la gamme,
00:38donc effectivement le tout électrique, on voit bien qu'il y a une forme de machine arrière qui est très importante,
00:44alors je regardais un petit peu, on s'attendait finalement,
00:47parce qu'il y a un changement de direction, il ne faut pas l'oublier aussi,
00:49donc c'est assez souvent qu'on a ce genre de choses, on fait un peu un bilan,
00:55on essaye de préparer le marché à une nouvelle direction, à une nouvelle feuille de route,
01:01et effectivement c'est ce qu'on appelle un one-off, a priori,
01:06mais attention, il faut le dire aussi dans le message,
01:08c'est peut-être pas terminé encore les dépréciations,
01:10donc on pourrait avoir encore des mauvaises surprises,
01:12le marché s'attendait grosso modo à avoir une dépréciation de l'ordre de 9 milliards,
01:1622 milliards en tout,
01:18le plus gros impact pour les actionnaires c'est la suppression du dividende,
01:23et ça cette suppression du dividende,
01:24et notamment, je le regrette pour les gens qui portent des produits structurés,
01:29et avec ce qu'on appelle des décriments,
01:31ça va faire très très mal,
01:32puisque en gros votre barrière de rappel s'éloigne,
01:34d'autant plus avec cette suppression du dividende,
01:37donc c'est un titre qui était énormément porté par les particuliers,
01:40et notamment les produits structurés,
01:42et je pense que ça va faire beaucoup de casse.
01:44Oui, quand on parle de Stellantis,
01:46on parle d'un titre qui était dans le top 3,
01:47des titres les plus détenus dans les produits structurés,
01:49c'est ça Frédéric ?
01:51Oui, parce qu'effectivement c'est un titre qui avait un énorme dividende,
01:55au maximum on devait être à aux alentours de 12-13%,
01:57et pour faire un produit structuré,
01:58vous abandonnez le dividende qui vous permet de payer la structure,
02:01vous payez vos coupons,
02:02et également votre protection.
02:04C'est pour ça que ces titres-là sont excessivement recherchés,
02:07comme l'était le secteur notamment de l'immobilier,
02:11à cause de ces gros coupons,
02:13et on se rappelle qu'à un moment donné,
02:15pendant la crise Covid,
02:16bon nombre ont dû renoncer à ce coupon,
02:18et il y a un impact considérable sur les produits structurés.
02:21Donc oui, il va y avoir de la casse,
02:23il y a beaucoup de particuliers qui ont dû souscrire
02:25à ce genre de produits,
02:27et ça va être compliqué de retrouver le capital d'origine.
02:30John, le signal est absolument incroyable,
02:32Stellantis explique qu'ils étaient allés trop loin
02:34dans le 100% électrique,
02:35c'est dans leur communiqué qu'ils avaient surestimé
02:38la capacité du marché à,
02:39comme ça, d'un seul coup,
02:41tourner vers l'électrique,
02:42ça a été la transition et la demande des consommateurs
02:44beaucoup plus lents que ce qu'ils imaginaient,
02:46ils ont donc fait marche arrière sur le 100% électrique,
02:47et la charge est d'un montant de 22 milliards d'euros.
02:50Ce titre, Stellantis,
02:51à Paris, John, mais aussi côté à Wall Street,
02:53ce titre est en train de perdre 26%,
02:55pire séance de son histoire.
02:57Oui, et puis, vous savez,
02:58il y a une chose,
02:59c'est qu'on remarque que l'électrique
03:00devient un facteur de risque,
03:02je répète, un facteur de risque
03:04et non plus un relais de croissance,
03:06alors qu'il y a quelques trimestres,
03:08voire semestres,
03:10eh bien, c'était vraiment un facteur de croissance
03:14et pas un facteur de risque.
03:15Et puis, lorsqu'on regarde,
03:17c'est qu'on voit que sur les 22 milliards,
03:19on a une révision massive des actifs américains
03:22de 14 milliards de dollars,
03:24et ça nous rappelle
03:25à des vieux schémas européens,
03:29c'est que les acquisitions
03:30où les paris stratégiques outre-Atlantique
03:33mal intégrés, mal synchronisés
03:35et finalement coûteux,
03:37eh bien, se payent cash sur la bourse.
03:40Et peut-être que vous vous en souvenez,
03:42mais je rappelle Alcatel
03:45qui avait été acheté,
03:46Lucen, ça avait été une catastrophe.
03:48Vous vous souvenez de Bayer
03:49qui avait racheté Monsanto,
03:51qui a été une catastrophe boursière.
03:53Et donc, en fait, le message
03:55qui est un message,
03:56oui, sur l'électrique,
03:57oui, sur l'automobile,
04:00mais le message qui est envoyé
04:01aux investisseurs,
04:02il est assez clair.
04:03C'est-à-dire que si vous n'avez pas
04:05de discipline capitalistique
04:07ni lecture fine du cycle,
04:09en l'occurrence du cycle automobile,
04:12eh bien, même les géants industriels
04:15peuvent se retrouver dans un mode
04:18où on est proche,
04:20bien des plus bas historiques.
04:22Donc, c'est un message global,
04:24alors oui, sur l'électricité, etc.,
04:26mais aussi sur le fait
04:28que les acteurs européens
04:30doivent y regarder à deux fois
04:31avant d'aller aux États-Unis.
04:33Effectivement, avec Donald Trump
04:35qui a fait l'effet d'une douche froide
04:38sur, effectivement,
04:39la transition vers l'électrique également.
04:41Et cette question qu'un de nos auditeurs,
04:42il s'appelle Max,
04:42nous a envoyé des pour-vous, Frédéric.
04:44Je cite Max.
04:46Il nous a écrit sur le Félix BFM Bourse.
04:47« Stellantis était la machine à cage du secteur.
04:49Maintenant qu'elle brûle de la trésorerie
04:51pour se restructurer avec ses charges, en plus,
04:53a-t-elle encore les moyens de lutter
04:54contre Tesla et les constructeurs chinois
04:56comme BYD ? »
04:56Frédéric.
04:58Non, c'est très compliqué.
04:59Un souvenir, Stellantis était souvent
05:01montré en exemple pour sa rentabilité.
05:04C'était les taux de marge
05:05dans, on va dire,
05:06l'automobile grand public
05:07quasiment les plus élevés.
05:09On voit à quel point ça s'est totalement dégradé
05:11sous la pression aussi des acteurs chinois.
05:13Il faut le reconnaître.
05:14Aujourd'hui, des acteurs comme Xpeng,
05:16BYD, entre autres,
05:17NIO et autres,
05:19ont des modèles qui sont assez ressemblants
05:20à des 3008,
05:21à des modèles que vous retrouvez aujourd'hui
05:23sur le marché européen
05:25et le marché français.
05:26Donc oui, c'est une pression.
05:28Et d'ailleurs, les perspectives
05:29qui sont données par la société,
05:31ce n'est pas des perspectives
05:32extraordinaires en termes de croissance.
05:34On voit que c'est un marché
05:34qui restera sous pression.
05:36De toute façon, le secteur automobile,
05:37pour faire simple,
05:38c'est un secteur sur lequel
05:38il y a très peu de croissance.
05:40Et on voit que cette croissance,
05:42aujourd'hui,
05:43elle est distribuée
05:44et pas en faveur des acteurs européens.
05:46Donc ça va être très, très compliqué
05:48pour Stellantis
05:48de se remettre en route
05:50dans ce marché ultra compétitif.
05:52Alors peut-être que
05:53nos amis allemands
05:54vont aider un petit peu
05:56en switchant quelque part
05:58le programme qui était
05:59tout électrique
06:01vers quelque chose
06:01qui est plus favorable
06:02à leur entreprise
06:03et un marché européen
06:04qui sera peut-être
06:05un peu mieux protégé
06:06qu'il n'est actuellement.
06:07Donc oui,
06:08ça restera sous pression.
06:09Les marges resteront sous pression.
06:10Ça se normalise
06:11et on n'aura plus
06:12les marges à deux chiffres
06:13comme on a eu
06:14par le passé pour le groupe.
06:15Mais une question
06:16qu'on peut se poser,
06:17est-ce que Stellantis,
06:18c'est...
06:18Alors pas le premier,
06:19il y a eu d'autres charges
06:19annoncées par d'autres constructeurs,
06:20mais est-ce que Stellantis,
06:22c'est le signe avant-coureur
06:23d'autres annonces
06:24qui pourraient faire
06:25le même fracas
06:25de la part d'autres constructeurs ?
06:26Je ne sais pas,
06:27est-ce qu'on se dit
06:27que c'est le début
06:28d'une série de constructeurs
06:30amenés à...
06:31Ben voilà,
06:31compte tenu du fait
06:32que l'électrique ne marche pas
06:33aussi bien
06:33que ce qu'il avait anticipé
06:34initialement,
06:34à annoncer des charges
06:35exceptionnelles, Frédéric ?
06:37Oui, parce qu'il va falloir
06:38réaligner les chaînes de production
06:39et on sait qu'on a
06:40énormément investi,
06:41donc oui,
06:42on aura certainement
06:43beaucoup d'annonces
06:45dans ce sens.
06:46Alors, à mon avis,
06:47pas du tout
06:48de la même ampleur
06:49que ce qui a été annoncé
06:50par Stellantis.
06:51Pourquoi ?
06:51Parce que Stellantis,
06:52vous l'avez évoqué,
06:53John l'avait évoqué,
06:54est très très très présent
06:55aux États-Unis,
06:56c'est son principal marché.
06:58Et donc là,
06:58effectivement,
06:59la bascule de l'électrique
07:00aux États-Unis,
07:01quand vous êtes dans
07:01l'Arkansas
07:02ou le Nevada,
07:03c'est très compliqué
07:04de s'implanter
07:06dans l'électrique.
07:07En Europe,
07:08c'est un peu moins
07:09sous pression
07:10et donc des acteurs,
07:11et je pense notamment
07:11à Renault,
07:12seraient évidemment
07:13moins sous pression
07:14que les Stellantis
07:15parce que ce marché américain
07:16pour Renault,
07:17c'est un marché
07:17qui est assez lointain.
07:18Stellantis perd 26%
07:20donc,
07:20on continue d'en parler
07:21tout au long de l'après-midi,
07:22on salue en passant John.
07:23Merci beaucoup John
07:24de nous avoir accompagné,
07:25l'ouverture de Wall Street
07:26qui se passe bien,
07:27le Nasdaq gagne 1,3%.
07:28Malgré Amazon,
07:30Frédéric,
07:30le titre Amazon lui est sanctionné
07:31moins 9%
07:32après cette montagne,
07:34cette évresse d'investissement
07:35annoncée par Amazon,
07:36c'est qui dit mieux
07:37en ce moment
07:37dans l'univers de la tech ?
07:39Allez,
07:39140,
07:40180 milliards d'investissement,
07:41200 milliards carrément Amazon,
07:43est-ce que le marché
07:44en vient à se dire
07:45que personne n'arrivera
07:46à arrêter ce cycle infernal ?
07:47Est-ce qu'on est sur une forme
07:48de maladie chronique
07:49avec ces montants
07:50d'investissement annoncés ?
07:51Est-ce que le mal
07:51sera impossible à curer
07:53en quelque sorte
07:54d'après vous ?
07:55Vous vous rendez compte,
07:56Amazon,
07:57sur 10 ans,
07:57parce qu'on prévoit aussi
07:58une augmentation,
07:59ces capex,
08:00ces investissements
08:01qui vont augmenter
08:01même pendant les deux années
08:03à venir.
08:03Donc ça veut dire
08:04qu'Amazon,
08:04en 10 ans,
08:05aura investi quasiment autant,
08:07voire plus,
08:08que le plan de relance allemand,
08:10rien que sur une société.
08:12Donc oui,
08:12aujourd'hui,
08:13ces capex vont faire
08:14que mécaniquement,
08:15je ne vois pas comment
08:16on peut être
08:17en free cash positif
08:18cette année,
08:19ça va être extrêmement complexe,
08:20légèrement positif
08:21l'année prochaine,
08:22mais on voit bien
08:23que ces groupes aujourd'hui,
08:25et c'est juste
08:26pour rester dans la course,
08:27ce n'est même pas
08:28pour essayer
08:28de gagner des parts de marché,
08:30c'est pour rester
08:30dans la course
08:31parce qu'il y a
08:31une course à l'échalote
08:32sur l'investissement,
08:33sont en train d'investir.
08:34Alors ça,
08:35c'est un facteur
08:35extrêmement pesant
08:36parce que ces capex,
08:37on n'imagine pas aujourd'hui
08:38comment on va les rentabiliser
08:40dans un marché ultra concurrentiel
08:42qui est l'intelligence artificielle
08:43et des acteurs
08:43qui sont petits
08:45et qui sont performants,
08:47notamment venant de Chine.
08:49Mais il y a un autre facteur
08:50qu'on a peut-être zappé
08:51sur cette histoire
08:52et comprendre
08:53pourquoi le marché baisse.
08:54Le marché baisse aussi
08:55parce qu'il y avait
08:56un facteur très positif
08:57sur les marchés
08:57qui était ce qu'on appelle
08:58le share buyback.
08:59Le share buyback,
09:00c'est quoi ?
09:01C'est une partie des revenus
09:02qui sont dégagés
09:02par l'activité des entreprises
09:04qui est réutilisé
09:05pour acheter ses propres titres.
09:07Et lorsque vous faites
09:08du capex,
09:09quand vous utilisez
09:09votre argent
09:10de votre activité
09:11pour de l'investissement,
09:13vous l'avez moins disponible
09:14pour racheter
09:15vos propres actions.
09:16Et là,
09:17vous avez un facteur
09:18qui était prédominant
09:19sur les marchés.
09:20D'ailleurs,
09:20on regarde
09:20l'évolution des indices
09:22sans et avec le share buyback,
09:24ce moteur-là
09:25va être totalement absent.
09:26On était à peu près
09:27trois fois plus
09:28de share buyback
09:28que d'investissement
09:29dans les années 2020,
09:31par exemple,
09:32et ça va être totalement inversé
09:33dans les années à venir.
09:35Donc,
09:35ça veut dire
09:36que ce moteur
09:36de relution
09:37par le rachat
09:38des entreprises
09:39va disparaître
09:39et donc,
09:41ça veut dire
09:41que le potentiel
09:42même de rebond
09:42des marchés
09:43va se retrouver
09:43affecté
09:44par l'absence
09:45de reste de rachat d'actions.
09:46Les fameux rachats d'actions
09:47donc mangés
09:49par ces investissements
09:50et ces capex.
09:52Impressionnant.
09:53Allez-y, Frédéric,
09:54allez-y.
09:54Non, non,
09:55ça va être totalement réduit.
09:57On va être peut-être
09:57divisé par trois ou quatre
09:59les montants
10:00des rachats d'actions
10:00par cet effet
10:02d'investissement
10:03dans les capex.
10:04Un acteur comme Apple,
10:05par exemple,
10:05a réinvesti plusieurs centaines
10:06de milliards
10:07pour sa rachat
10:07de ses propres actions
10:08et là,
10:09c'est pour ça aussi
10:09qu'Apple réagit bien.
10:11C'est que Apple,
10:12n'ayant moins investi
10:13dans ses capex,
10:14est peut-être
10:14une des rares sociétés
10:15ayant la capacité
10:16de pouvoir continuer
10:17ses rachats d'actions.
10:19C'est hyper intéressant.
10:20Apple,
10:20qui d'ailleurs
10:21est un géant
10:21des rachats d'actions
10:22parce que sur dix ans,
10:23Apple a racheté
10:24un montant
10:24de ses propres actions
10:25équivalent à tout le S&P,
10:27tout le S&P,
10:28toute la capille du S&P
10:29moins les sept magnifiques.
10:30Juste Apple,
10:30c'est absolument dingue.
10:31Donc vous comprenez
10:32l'influence que ça a
10:33sur l'évolution
10:34de l'indice ?
10:35C'est très fondamental.
10:37Montagne d'investissement
10:38annoncée par les différents
10:39géants de la tech
10:40dans l'IA,
10:41660 milliards de dollars,
10:43c'est l'équivalent
10:43du budget annuel
10:44de la France
10:44ou de l'Allemagne,
10:45tout simplement.
10:46C'est l'équivalent
10:46660 milliards aussi
10:47de tout le budget militaire
10:48américain annuel
10:49des 20 dernières années.
10:50Oui, oui, rien que ça.
10:52On s'amusera
10:52à faire plein de comparaisons
10:53d'ailleurs tout au long
10:54de l'après-midi
10:55et à force d'investir
10:56dans les infrastructures
10:57et de vouloir construire
10:58des data centers,
10:59bien sûr câblés
11:00avec le cuivre, etc.,
11:01la tech devient
11:02un facteur aggravant
11:04de la balance commerciale
11:05américaine, figurez-vous.
11:05C'est Kevin Tozet
11:06qui viendra nous en parler
11:07tout à l'heure dans le Club.
11:0817% désormais
11:09des importations américaines,
11:1017% viennent de la tech
11:12contre seulement 6%
11:13il y a deux ans.
11:13C'est-à-dire que la part
11:14de la tech
11:14dans les importations américaines
11:16a triplé en à peine
11:18deux ans
11:18du fait des besoins
11:19en matériaux,
11:21notamment liés
11:22à tous ces data centers.
11:23Il n'y a pas que
11:23les data centers,
11:24bien sûr.
11:25Bon, c'est passionnant.
11:26On continue d'en parler.
11:27On suit aussi
11:27les publications quand même.
11:28On n'oublie pas
11:29Société Générale
11:29qui a annoncé ses résultats.
11:30Frédéric, on en dit
11:31un petit mot.
11:32C'est une publication
11:33supérieureuse attente
11:33mais le titre étant en repli.
11:35Est-ce que vous avez trouvé
11:36où le loup se cache
11:37sur la publication ?
11:38Non, parce qu'effectivement
11:40sur le PNB,
11:42le produit net bancaire,
11:43on bat des records.
11:45Tous les voyants
11:46sont au vert
11:46mais c'est là
11:48lorsqu'un marché
11:48passe en mode
11:49risque-on, risque-offre.
11:51Regardez hier
11:51la réaction de BNP.
11:52On a commencé
11:54avec une hausse
11:54de 4-5%
11:55et on finit mollement
11:56après la séance.
11:58Le marché est gourmand.
11:59Vraiment sur les publications.
12:01Alors c'est moins vrai
12:01par exemple
12:02pour des Vinci aujourd'hui
12:03où il est plutôt rassuré
12:05et le titre provasse bien
12:06mais sur des titres
12:07qui ont énormément performé,
12:09tous les jours
12:10on voit des baisses
12:11significatives
12:12même sur des bonnes publications.
12:13Donc c'est un marché
12:14qui est en mode
12:14risque-offre
12:16et donc qui profite
12:17de ces moments-là
12:18pour quelque part
12:19prendre des bénéfices
12:20et aussi peut-être
12:21saisir des opportunités
12:22après de fortes baisses.
12:23Donc on est peut-être
12:24à mon avis,
12:25c'est peut-être le symbole
12:26d'un marché
12:27qui a touché peut-être
12:27un point bas intermédiaire
12:29et qui est peut-être
12:30meilleur pour un rebond
12:31du fait de ces fameux
12:33arbitrages
12:33et des opportunités
12:34après des baisses
12:35après publication.
12:36On reviendra en détail
12:37sur Société Générale
12:38dans un instant.
12:39Un de nos auditeurs
12:40qui, on est très écouté
12:41particulièrement aujourd'hui
12:42bien sûr dans cette phase
12:42de marché très lourde
12:44avec d'immenses arbitrages,
12:45un auditeur
12:46qui s'appelle Alex03
12:47et qui nous demande
12:48en vous écoutant Frédéric,
12:50si le premier groupe,
12:51si le premier géant américain
12:53à avoir annoncé
12:54ses investissements colossaux
12:55venait à annoncer
12:57un report,
12:58voilà,
12:58le premier qui annoncera
12:59un report sera-t-il
13:00le premier racheté
13:01par les marchés
13:02et les autres suivront-ils ?
13:03En gros,
13:03est-ce qu'il va y avoir
13:04une prime à celui
13:04qui annonce un report
13:05de ses investissements
13:06d'après vous à l'avenir ?
13:08C'est très intéressant
13:09parce que ça,
13:09c'est la psychologie de marché.
13:11Il y a quelques temps,
13:11j'étais venu sur votre plateau
13:12en disant
13:13le marché ne monte
13:13que par les capex,
13:14c'est-à-dire qu'il ne monte
13:15que sur l'illusion
13:16que ses investissements
13:17seront rentables.
13:19Et aujourd'hui,
13:19la réaction,
13:20c'est à l'inverse.
13:20Plus vous mettez du capex,
13:21plus vous êtes sanctionné.
13:22Donc oui, effectivement,
13:24on pourrait avoir une balance,
13:25c'est-à-dire que le jour
13:25où on investit un peu moins
13:27parce qu'on a des doutes,
13:28les vendeurs de pelles
13:29seront immédiatement sanctionnés
13:32et à l'inverse,
13:33ceux qui feront
13:33les économies
13:34de ces investissements,
13:35eux, seront favorisés.
13:36Donc on peut avoir
13:36finalement cette balance
13:38qui s'opère très rapidement.
13:40Donc les vendeurs de pelles,
13:42c'est les Broadcom,
13:43c'est des ORAC,
13:44c'est des AMD,
13:45c'est les fournisseurs
13:46d'énergie également
13:47qui se retrouveraient
13:48pour le coup affectés
13:49s'il y avait un ralentissement
13:50de l'investissement.
13:51Donc ce n'est pas le cas,
13:52on est même dans
13:52une phase d'accélération.
13:54Le jour où ça arrive,
13:54oui, vous allez avoir
13:55une balance
13:56qui va s'opérer
13:57et qui peut être
13:58relativement violente.
13:59En attendant,
13:59c'est les vendeurs de pelles
14:00qui profitent
14:00de tous ces investissements
14:01annoncés.
14:02On a Broadcom
14:02que vous citiez
14:03en hausse de 5%
14:04aujourd'hui à Wall Street,
14:04Nvidia plus 5
14:05et c'est ce qui porte
14:06le Nasdaq à plus 0,9
14:07malgré la chute d'Amazon.
14:09Frédéric Rosier avec nous.
14:10Merci Frédéric,
14:11toujours fidèle au poste,
14:12disponible,
14:13on apprécie même
14:14le vendredi après.
14:14Bon week-end à vous aussi
14:15Frédéric Rosier pour Mirabeau.
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