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  • il y a 6 heures
Vendredi 6 février 2026, retrouvez Frédéric Stolar (Managing partner, Altaroc) dans GREEN LIGHTS, une émission présentée par Mathieu Meffre.

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Transcription
00:00On est dans le hall de Alta Rock Partners, c'était notre destination aujourd'hui.
00:09Je vous propose de faire un petit jeu pour clôturer cette interview.
00:17Passer de l'investissement, du statut d'investisseur, à une structure entrepreneuriale, c'est super facile ?
00:24Non. C'est très dur.
00:27C'est très dur parce que quand vous êtes dans un grand fonds, vous avez des frais de gestion qui tournent.
00:31Alors la beauté du private equity, c'est qu'il y a une récurrence des frais de gestion.
00:34Vous savez votre chiffre d'affaires en début d'année, vous le savez sur l'année complète, donc c'est facile.
00:38Alors qu'ici, tout est à construire, je suis parti de zéro.
00:41Je dirais aussi, Mathieu, pour être honnête, j'ai fait un choix un peu difficile.
00:45J'étais directeur général d'un très beau fonds de private equity que j'ai construit tout seul,
00:51avec l'aide des démarrêts, des familles, etc.
00:55Mais je l'ai fait, je l'ai bâti, j'avais une position enviable, j'ai décidé de repartir de zéro à 55 ans.
01:02Il faut avoir les couilles de le faire.
01:04Et j'avais envie de le faire.
01:04Il y avait une petite voix dans ma tête qui me disait, Fred, c'est le temps de le faire, il est presque tard, donc je l'ai fait.
01:09Mais c'est très dur.
01:10C'est très dur parce que tout d'un coup, le téléphone ne sonne plus, vous n'êtes plus aussi courtisé.
01:15Et c'est à vous de rebâtir et de trouver l'énergie interne.
01:17Et j'avais ce drive, j'avais cette envie, j'avais cette énergie.
01:19Et je l'ai encore et c'est fabuleux, mais c'est difficile.
01:23C'est difficile parce que, vous regardez, c'est comme l'écrivain ou le poète, la feuille est blanche.
01:29Et donc, il faut avoir cette vision, cette âme d'entrepreneur.
01:32Il faut se dire tous les jours, demain va une journée fabuleuse.
01:34Et je vous dis la vérité, j'ai 60 ans aujourd'hui, je n'ai pas envie d'aller me coucher et j'ai envie de me réveiller tous les jours.
01:38Vous avez l'impression d'encore mieux comprendre votre papa, aujourd'hui, 5 ans après l'avoir fait ?
01:43Et je lui parle tous les jours.
01:44Je lui parle tous les jours et ça me fait, même s'il est parti à un an et demi, je lui parle tous les jours et...
01:51Il a enregistré un film, pour moi, que j'ai vu il n'y a pas longtemps.
01:58Incroyable. Incroyable.
02:00Ça sera l'objet d'une autre chose. Incroyable, oui.
02:03Fundraiser en 2026 un jeune enfant ?
02:05Très dur. Très dur. Très dur parce que... Alors, très dur parce que beaucoup d'incertitudes et parce que...
02:11Alors, c'est à la fois dur et pas dur. Beaucoup d'incertitudes veut dire que les gens veulent mettre de l'argent de côté.
02:16Donc, le taux d'épargne n'a jamais été aussi élevé. Mais les convaincre d'une classe d'actifs nouvelles, ça, c'est compliqué.
02:21Donc, je dirais, le taux d'épargne n'est pas un problème. La masse épargnée n'est pas un problème.
02:26La complexité, c'est d'expliquer une classe d'actifs nouvelles. Donc, on est toujours sur cet enjeu d'éducation, d'évangélisation.
02:31Donc, un des aspects compliqués de ce qu'on fait aujourd'hui, c'est d'expliquer, d'évangéliser avec beaucoup de pertinence.
02:36Donc, quand j'ai commencé il y a quatre ans, on expliquait le B.A.B. du private equity.
02:39Aujourd'hui, nos partenaires sont montés de deux crans et c'est fantastique.
02:42Donc là, on les aide à monter encore de deux crans et de deux niveaux de jeu pour toujours expliquer, pour être toujours plus costaud.
02:48On n'est plus sur l'évangélisation, on est sur la technicité du private equity.
02:51Mais ça reste compliqué parce que c'est très nouveau et que les gens ont peur.
02:54Les gens ont peur de la géopolitique, des taux de Trump. Les gens ont peur.
02:57Peut-être moins du PE que du public.
03:00Non, mais c'est pour ça qu'on leur dit, et je pense que le discours commence à être entendu,
03:03ils ont envie de passer à autre chose. La volatilité des marchés cotés leur fait peur.
03:07La surperve des marchés cotés leur fait peur. On est sur des hauts de marché, ça leur fait peur.
03:10On est sur des plus hauts ever.
03:11Voilà, donc là, c'est intéressant, Mathieu. Je sens une inflexion dans l'approche du private equity.
03:16Là, depuis quatre ans qu'on évangélise, les gens se disent, il faut que j'y aille.
03:20Je pense qu'on les a convaincus et pique-cousés que c'est maintenant qu'il fallait y aller.
03:23On est sur des bas de cycle en private equity, c'est des points d'entrée qui sont quand même très intéressants.
03:27Donc là, je sens que les gens veulent y aller. C'est assez satisfaisant aussi, mais quatre ans de sommage de graines.
03:33Dernière question, clin d'œil à ce que vous faites, ce pour quoi vous vous battez depuis quatre et cinq ans avec vos équipes.
03:39L'usage actuel de l'épargne des Français et son utilité pour notre économie.
03:43Vert, rouge, jaune.
03:45Aujourd'hui, ça. Pourquoi ? Parce qu'il y a un produit français qui s'appelle le fonds euro, qui capte toutes les attentions.
03:54Il n'y a pas une journée sans qu'un grand quotidien ou hebdomadaire au magazine ne parle du fonds euro.
04:00C'est un produit qui rapporte 2,5% en moyenne en fonction de la météo.
04:05On ne va pas financer nos retraites avec un fonds euro. Ce n'est pas vrai, Mathieu.
04:08Ça ne couvre pas l'inflation. Donc c'est un mauvais produit d'épargne longue, très mauvais.
04:12A l'arrière, c'est un produit de gestion de trésorerie. Et pourtant, on a 2 000 milliards d'épargne sur le fonds euro.
04:18Donc là, on a un sujet culturel. Si vous voulez épargner sur du temps long, vous devez dépasser la frontière du fonds euro.
04:26Aujourd'hui, l'épargne des Français, elle est mal investie. Elle est très, très mal investie.
04:30Mais il n'y a pas que les Français. C'est un sujet européen en général.
04:33Le fonds euro cristallise toutes les angoisses aussi.
04:38Donc c'est un produit qui est très efficace pour de la gestion courte.
04:42Mais investir à long terme à 2,5%, c'est quoi l'intérêt ?
04:44Quand l'inflation est à 3%, ce n'est pas possible. Je m'appauvris.
04:47Donc l'enjeu aujourd'hui, c'est d'expliquer que vous devez accepter de prendre du risque.
04:53Si vous ne prenez pas de risque, vous ne serez pas payé.
04:55Sur les marchés financiers, si vous ne prenez pas un peu de risque, vous ne serez pas payé.
04:58Le risque, c'est quoi ? C'est un peu de temps long, en fait.
05:01Si je ne prends pas du temps long, je n'aurai pas de rémunération.
05:04Et la vérité, on a tous une partie de son épargne dont on n'a pas besoin sur 20 ans.
05:08Tout le monde, la jeune femme à l'accueil, vous, le caméraman et moi,
05:12cette partie-là, il faut l'investir sur des produits adaptés au temps long.
05:16C'est ça notre enjeu, notre croisade quelque part.
05:18Et cette épargne-là, si on investit bien sur du temps long,
05:21elle sera rémunérée pour le temps long, elle sera rémunérée, Mathieu, pour les liquidités sous-jacentes.
05:26C'est ça le vrai enjeu.
05:27Et je rappelle un truc, il y a les intérêts composés.
05:30On finit par ça.
05:317,5% par an pendant 20 ans, c'est les marchés cotés.
05:35Trois fois la mise.
05:36C'est bien.
05:3713%, 13,5% par an pendant 20 ans, douze fois la mise.
05:41Premier quartile de private equity, 20% par an pendant 20 ans, 38 fois la mise.
05:48Sur votre épargne longue, vous devez avoir une partie en private equity.
05:52Combien ?
05:53Ça dépend de qui vous êtes, de votre patrimoine, de votre appétence au risque.
05:55Les grandes banques privées américaines aujourd'hui recommandent 20% d'allocations aux private equity.
06:00Et les grandes banques privées européennes y viennent aussi.
06:02C'est le sens de l'histoire.
06:03Donc 20% dans combien de temps ?
06:05Je pense dans 20 ans.
06:065% dans 50, 10% dans 10 ans, 20% dans 20 ans.
06:09On vous le souhaite.
06:09Merci beaucoup Frédéric Stelard.
06:10Merci Mathieu.
06:11Et on vous remercie de nous avoir un petit peu accompagnés ce matin dans les rues de Paris.
06:15On est ravis de vous avoir accompagnés au travail finalement.
06:17Et on vous souhaite une bonne journée et beaucoup de succès pour Alteroc.
06:20Merci beaucoup.
06:21Merci.
06:25Merci.
06:26Merci.
06:27Merci.
06:28Merci.
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