- il y a 12 heures
Vendredi 6 février 2026, retrouvez Enguerrand Artaz (Stratégiste et gérant, La Financière de l'Échiquier), Raphaël Thuin (Directeur des stratégies de marchés de capitaux, Tikehau Capital) et Nicolas Descoqs (Gérant, Clartan) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box, vous nous retrouvez dans la foulée chaque soir en replay sur bsmart.fr
00:21ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, nous dresserons le bilan d'une semaine qui aura été marquée par différentes purges de marchés sur des segments bien précis,
00:34sans doute les poches les plus spéculatives peut-être du marché ou les plus peuplées par les investisseurs.
00:41On parle bien sûr de l'accélération de la baisse des cryptos, le top de marché pour les cryptos a été marqué en octobre dernier
00:48et depuis c'est une grande dégringolade qui s'est encore accélérée cette semaine avec un bitcoin retombant jusqu'à 60 000 dollars.
00:57On pourra parler bien sûr du crash de l'argent et des métaux précieux en général,
01:01mais l'argent étant évidemment le métal précieux le plus spéculatif avec les positions les plus levredgées dans le marché également.
01:11Là aussi un crash spectaculaire pour une valeur qui avait évidemment fortement accéléré au cours des derniers mois.
01:17Et puis nous parlerons de ce que les analystes appellent désormais le sas-pocalypse ou le sas-mageddon.
01:24Là aussi une accélération de la défiance des investisseurs vis-à-vis de ce secteur des logiciels
01:28qui avait déjà énormément souffert et directé en 2025.
01:32Mais là aussi une accélération de la baisse de l'ensemble du secteur des logiciels dans le monde tout au long de la semaine
01:38à la faveur de la sortie d'un nouveau modèle ou en tout cas de nouvelles fonctionnalités du modèle d'IA Claude d'Anthropic.
01:47Il faut bien avoir en tête qu'on est loin d'être arrivé au bout de la sortie des nouveaux modèles d'intelligence artificielle.
01:54Et donc ces inquiétudes qui se forment aujourd'hui ne sont peut-être pas terminées malgré le petit rebond qu'on peut observer en cette fin de semaine.
02:01Pauline Grattel vous redonnera plus de détails sur ces mouvements de marché sur la séance du jour
02:07avec des sujets encore très spécifiques autour de Stellantis avec un warning historique et un crash historique de l'action Stellantis
02:16qui décroche de 30% aujourd'hui au sein du CAC 40.
02:20Une charge de 22 milliards pour repartir de zéro d'une certaine manière à la faveur de la nouvelle direction
02:28et de son nouveau directeur général Antonio Filosa qui fait un gros reset comme il l'appelle lui-même
02:35avec sans doute un peu trop d'agressivité dans l'idée du tout électrique qu'il va falloir corriger.
02:4222 milliards de charges à passer.
02:44C'est évidemment très très lourd quand on sait que la capitalisation de Stellantis ce matin avant l'ouverture
02:49était autour de 23 milliards d'euros.
02:53Gros crash donc pour Stellantis.
02:54Là aussi Pauline Grattel vous apporte plus de détails.
02:57A l'inverse on a vu une très belle envolée, une très belle réaction de Vinci après la publication du groupe.
03:02Le titre Vinci qui progresse de quasiment 10% cet après-midi au sein du CAC 40.
03:06Et puis nous resterons dans la logique de stock picking pour notre dernier quart d'heure.
03:10L'analyse fondamentale comme grille de lecture de la société Micron Technology.
03:17Nous en parlerons avec Nicolas Déco, gérant chez Clartan Associés
03:20qui sera notre invité dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:33Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse nous retrouvons Pauline Grattel
03:37qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:39Bonsoir Pauline.
03:40La semaine passablement mouvementée, chahutée sur les marchés et les indices européens
03:44qui évoluent en cette dernière séance de la semaine en ordre dispersé.
03:47Oui avec un stock saussissant en petite hausse par exemple.
03:51Parlons tout de suite du CAC 40 qui se maintient autour de l'équilibre malgré le plongeon
03:55spectaculaire de Stellantis.
03:58Le constructeur s'effondre de 30% après avoir annoncé une restructuration des activités
04:02qui va peser lourd au second semestre.
04:0522 milliards d'euros de charges exceptionnelles.
04:08C'est lié à une surestimation du rythme de l'électrification.
04:12Dans son communiqué, le groupe indique que c'est le coût d'un reset profond
04:15mais nécessaire pour remettre les clients au centre et pour soutenir une croissance rentable.
04:20Toujours au sein du CAC 40, le repli de Société Générale est également à signaler.
04:25Oui, la banque française chute de 5% au pire de la séance après avoir publié ses résultats
04:30et malgré un quatrième trimestre solide et supérieur aux attentes au global.
04:34Pour l'ensemble de l'année, les revenus sont au plus haut à plus de 27 milliards d'euros.
04:39Les investisseurs sont tout de même déçus par le repli des revenus de la banque d'investissement.
04:43À côté, avant de parler des Etats-Unis, toujours au sein du CAC, parlons de la vedette du jour.
04:50C'est l'envolée du titre Vinci bien sûr.
04:51Oui, le titre bondit de près de 10% au cours de la séance après avoir rendu une copie supérieure aux attentes des analystes pour 2025.
04:59La société fait aussi état d'une génération de cash record pour la quatrième année de suite.
05:04Les perspectives pour 2026 sont optimistes et supérieures aux attentes.
05:08Dans son sillage, son concurrent FH gagne 5%.
05:11Aux Etats-Unis, les indices actions rebondissent sur cette séance après une semaine compliquée.
05:16Oui, le Dow Jones est en hausse de 1,5%.
05:18Il inscrit d'ailleurs un nouveau record et le Nasdaq gagne près de 1% malgré le plongeon d'Amazon de 10% à l'ouverture.
05:26Amazon fait des tas de résultats solides mais comme pour ses homologues, ce sont les annonces d'investissement colossaux qui effraient les investisseurs.
05:34Amazon prévoit d'investir 200 milliards de dollars dans l'IA pour être le leader.
05:38Avec ce repli de 10%, le cours d'Amazon est similaire à celui de fin 2024.
05:43Plus largement, le secteur des logiciels au niveau mondial reste en souffrance.
05:47Oui, le secteur reste encore aujourd'hui secoué après plusieurs mois de souffrance.
05:51C'est une accélération de la baisse cette semaine depuis que Anthropic a annoncé le lancement de nouvelles fonctionnalités pour son modèle cloud.
05:58Ainsi, Capgemini décroche à nouveau de plus de 2%, portant son repli depuis le 1er janvier à 20%, Alten set 2% et Soprasteria 2,5%.
06:07Et puis dans le carnet du jour, changement de tête chez Toyota à l'occasion de la publication des comptes du groupe.
06:14Oui, le géant de l'auto japonais a annoncé le départ de son actuel PDG.
06:18Il sera remplacé par le directeur financier pour accélérer les prises de décisions à partir du 1er avril.
06:25Le groupe fait état de résultats meilleurs que prévus et relève également ses prévisions de bénéfices nets, notamment pour cette année.
06:31Le titre était en hausse de 2%.
06:33Qu'en est-il en dehors des marchés actions, des métaux précieux et du bitcoin en cette fin de semaine, Pauline ?
06:38Les métaux précieux et le bitcoin sont toujours très très volatiles.
06:42L'or est en petite hausse au cours de la séance, mais reste sous la barre de 5 000 dollars.
06:46L'argent cède 2% environ, autour de 75 dollars.
06:49Le bitcoin perdait encore près de 10% ce matin avant de se ressaisir, mais il est quand même retombé autour de 60 000 dollars, soit moins de la moitié de son record.
07:00Donc si je récapitule, depuis le mois d'octobre, le bitcoin s'effondre de 50%.
07:04Sur un mois, il perd 30% et sur cette semaine, il perd 20%.
07:08Quels sont les temps forts attendus la semaine prochaine à l'agenda des marchés, Pauline ?
07:12Les investisseurs prendront connaissance du rapport sur l'emploi de janvier américain, pardon, qui a été décalé à mercredi en raison du shutdown.
07:20Ils regarderont aussi les ventes aux détails américaines de décembre, la première estimation de la croissance britannique et de la seconde estimation de la croissance de la zone euro pour le quatrième trimestre.
07:30Côté micro, on attend les résultats de Coca-Cola, AstraZeneca, Kermes, Kering, Hermes L'Oréal et Sillor Luxottica notamment.
07:38Kermes, le jour où il y aura une fusion entre Kering et Hermes, ça n'est pas prévu pour l'instant.
07:42Merci beaucoup Pauline.
07:43Pauline Grattel avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
07:48Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché et revenir sur cette semaine de purge.
08:04Comme je le disais en titre, on parle des poches les plus spéculatives du marché qui se dégonflent.
08:09Raphaël Thuin est avec nous, le responsable des stratégies de marché de capitaux de Tic et au Capital.
08:13Bonsoir Raphaël et Anguéran Arthas nous accompagne, stratégiste et gérant à la financière de l'échiquier.
08:18Bonsoir Anguéran.
08:19Bonsoir Pierre.
08:20Oui, un commentaire.
08:21Anguéran, effectivement, alors je ne sais pas s'il y a un lien de cause à effet, mais c'est vrai qu'on voit cet hiver crypto qui s'installe depuis le mois d'octobre,
08:29mais qui s'est encore densifié, si je puis dire, cette semaine avec une accélération de la purge et de la baisse du bitcoin.
08:37On a bien sûr depuis la fin de semaine dernière ce crash des métaux précieux, l'or et l'argent.
08:41L'argent baissant quand même beaucoup plus fortement que l'once d'or avec sans doute des positions beaucoup plus levredgées et plus spéculatives.
08:49Et puis, il y a ce fameux Saspocalypse également qui, là aussi, traîne depuis plusieurs mois, mais qui s'est encore accéléré cette semaine.
08:56Et même du côté des big tech, on a vu des réactions aux publications des hyperscalers qui peuvent être un peu inquiétantes dans le sens où le marché a de plus en plus de mal à payer l'accélération continue des dépenses d'investissement en capital.
09:14Tout ça donne quand même l'idée qu'il y a un dégonflement ou un gros délivrage qui est en place peut-être dans les marchés aujourd'hui.
09:23Je dirais une forme peut-être de retour un petit peu à la réalité.
09:26On reste quand même sur trois années de hausse de marché assez forte.
09:29On a eu un tout début d'année qui était euphorique, voire presque hystérique sur certains segments de marché.
09:35Parce que, justement, on parlait de l'argent, on a vu la performance de l'argent sur 2024-2025.
09:41Là, on a repris encore 60% quasiment, enfin même plus 60% au pic fin janvier avant que ça commence à se retourner.
09:48On pourrait prendre l'exemple pareil du marché coréen qui a repris encore, je crois, 25% sur le mois de janvier après avoir fait 80% l'année d'avant.
09:55Donc, il y avait une forme un peu d'hystérique quand même sur le début de l'année.
09:58Donc, on dégonfle une partie de ces excès-là liés aussi à un excès de levier.
10:03On connaît les problématiques d'appel de marge aussi sur les métaux précieux.
10:08Donc, il y a une forme de dégonflement.
10:10Bon, il y a l'idée que ça ait peut-être été causé par la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed.
10:15Ça me semble davantage être un prétexte qu'une raison fondamentale très solide.
10:19On avait simplement atteint des niveaux de concentration et de spéculation qui étaient trop élevés.
10:24Il fallait un événement pour dégonfler tout ça.
10:27Alors, le sujet après du secteur des softwares et même du bitcoin, d'ailleurs, c'est à mon sens des sujets un peu différents
10:34parce que ça dure depuis un peu plus longtemps.
10:37Dans les deux cas, d'ailleurs, même si pour le coup, les deux sujets n'ont rien à voir,
10:40mais ça remonte à peu près au début de l'automne dernier.
10:43Le software, sur les six derniers mois, c'est 30 points de retard par rapport au S&P 500.
10:48Ce n'est pas nouveau, le phénomène.
10:49Non, ce n'est pas nouveau.
10:50Et on a une sous-performance, je crois, au plus haut historique par rapport au semi-conducteur.
10:57C'est une relation semi-conducteur-software qui est assez cyclique dans le temps depuis une vingtaine d'années.
11:03Et là, on a un tas, je crois qu'on est sur quatre ou cinq écarts-types sur la sous-performance des softwares
11:09par rapport aux constructeurs de microprocesseurs.
11:15Donc, effectivement, pas nouveau.
11:17C'est un phénomène en point qui est justifié.
11:19Je pense qu'on en parlera.
11:21Donc, c'est quelque chose qui dure depuis un peu plus longtemps.
11:25Et sur la partie plutôt hyperscaler, sur les grandes boîtes de technologies
11:29et le lien avec les investissements, puisque c'est ça, à nouveau, qui a fait plutôt baisser le secteur,
11:34c'est des investissements dans l'IA qui étaient supérieurs à ce qu'on attendait.
11:39En fait, là aussi, c'est une forme, pour moi, de retour à la réalité.
11:42C'était une crainte qui a émergé à l'automne dernier, en octobre-novembre,
11:46ce qui avait causé la baisse des marchés en novembre.
11:49Et puis, on l'avait un petit peu oublié en disant, non, mais finalement, tout va bien, en fait.
11:52Et puis, bon, la question se repose parce que, malgré tout, c'est une question de fond.
11:57Quid de la rentabilité de ses investissements ? Quid du ring de ses investissements ?
12:01Ça reste une vraie question.
12:03Ça ne veut pas dire que le business model de ces entreprises est à risque,
12:06mais ça veut dire que c'est une question de fond que le marché avait peut-être un petit peu vite oublié
12:10et qu'il est en train de redécouvrir.
12:11Oui, quand je dis encore en phase d'accélération des CAPEX, c'est spectaculaire.
12:16Effectivement, chez Amazon, c'est plus 50%.
12:18Je parle des perspectives 2026 de dépenses d'investissement.
12:21Alphabet, Meta, ça va doubler sur l'année.
12:24Alors, je ne vous parle même pas des montants.
12:25On est à 200 milliards, 150 milliards, 185 milliards, etc.
12:29Microsoft, c'est plus 65% de dépenses de CAPEX.
12:33Généralement, les chiffres sont un peu au-delà des estimations que les analystes pouvaient avoir.
12:37Sur le phénomène de marché, ces poches de spéculation qui se dégonflent,
12:43Raphaël, ça peut se faire de manière ordonnée.
12:45Alors, évidemment, c'est douloureux pour ceux qui ont payé le bitcoin au plus haut,
12:49l'argent au plus haut, pour ceux qui sont massivement investis dans le secteur des softwares.
12:53Mais est-ce que c'est un stress qui se diffuse ?
12:57Parce qu'au final, les indices baissent un peu,
12:59mais il y a quand même une forme de résistance dans le marché
13:02face à ces baisses prononcées sur ces différents pans du marché.
13:07Oui, on a beaucoup parlé de dispersion.
13:08Là, on la voit très bien, la dispersion.
13:10On voit des secteurs qui performent bien.
13:12Une forme de rotation dont on avait beaucoup parlé aussi.
13:15Elle est en train de se matérialiser devant nous.
13:19La tech sous-performe.
13:20Le cycle reprend de la vigueur.
13:22Le Dow Jones est au plus haut.
13:23L'equal weight, avec où est pondéré, fait bien aussi.
13:27Mais c'est vrai qu'on voit aussi des segments du marché
13:31qui étaient effectivement spéculatifs, dirons-nous,
13:34et qui se dégonflent.
13:36Et c'est intéressant, vous l'avez bien dit,
13:37il n'y a pas eu vraiment de changement narratif très fort ces derniers jours.
13:40Les annonces de résultats ont été globalement très bonnes,
13:43y compris sur la tech, ou même peut-être en particulier sur la tech.
13:47On a eu effectivement une annonce du côté de la Fed
13:49qui n'a pas nécessairement dans un sens de remise à plat des hypothèses de marché.
13:56Mais effectivement, il y avait une forme de,
13:59après un marché qui avait énormément payé,
14:01et des bulles spéculatives qui se formaient,
14:04la nécessité d'une respiration.
14:05Donc ça, on le constate.
14:07En revanche, il ne faut pas minimiser non plus que sur certaines de ces thématiques,
14:11et y compris en particulier celles de la tech,
14:14le discours est en train de changer.
14:15C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui des développements,
14:19ou en tout cas de la matérialisation d'intuitions qu'on avait auparavant,
14:22qui sont effectivement très disruptives.
14:25Très disruptives pour ces grandes boîtes de tech,
14:28les hyperscalers,
14:29dont on comprend qu'effectivement le business model se confirme et a changé.
14:33Donc ça, ça a des impacts pour l'investisseur long terme.
14:36Et puis très disruptives sur ces producteurs de logiciels aussi.
14:39Donc effectivement, des intuitions qu'on avait déjà auparavant,
14:43mais une forme d'accélération de l'histoire qui se ressent très bien dans les cours.
14:47C'est quoi ?
14:48C'est avant tout des...
14:49Alors vous dites aujourd'hui, c'est plus que des intuitions.
14:52On commence à avoir des évidences plus ou moins anecdotiques,
14:56effectivement, de ce que ces modèles d'IA, ces agents IA,
15:01vont permettre de faire dans les entreprises,
15:03peut-être à la place de logiciels traditionnels.
15:06Est-ce qu'on a déjà des retours de ce point de vue-là ?
15:09Et est-ce que c'est un traite de conviction qui peut aller encore plus loin ?
15:14Si l'objectif du marché, c'est la nature du marché,
15:17de mettre un prix sur un nouvel équilibre, sur un nouveau monde,
15:21est-ce qu'on est déjà proche d'avoir trouvé les bons multiples,
15:25le bon prix sur un secteur, encore une fois,
15:27des logiciels qui dérate depuis au moins un an maintenant,
15:31ou est-ce que le travail de marché n'est pas encore terminé de ce point de vue-là ?
15:36Voilà, on en est là.
15:37Très bonne question.
15:39Est-ce que c'est terminé ?
15:40Est-ce que c'est légitime ?
15:41Il y a effectivement, au fin fond de cette histoire,
15:46une réalité incontournable,
15:48à savoir que ce business des logiciels
15:49est en train de se faire disrupter,
15:51en train de se faire renier.
15:53On avait la vague impression que, oui,
15:55l'IA à terme pourrait être une menace très forte
15:57pour les grands acteurs du logiciel.
16:00On a eu aujourd'hui des preuves concrètes
16:01que cette menace, elle était urgente,
16:03avec en particulier ce qui se passe côté anthropique.
16:05Donc aujourd'hui, c'est anthropique,
16:07demain, ce sera peut-être un autre modèle.
16:08Avant-hier, anthropique,
16:10hier, OpenAI,
16:11OpenAI qui est réplique,
16:12demain...
16:13Tous les deux mois, on va avoir, je pense,
16:15la sortie de ces nouveaux modèles
16:16qui vont se challenger les uns les autres.
16:18Exactement.
16:18Et donc, finalement, d'un business
16:20qui était un business très linéaire,
16:22de service,
16:23avec des cash flows récurrents,
16:25que les investisseurs adoraient
16:26et payaient très cher
16:27du fait de cette visibilité,
16:29on a complètement transformé le discours.
16:31Aujourd'hui, c'est un business menacé,
16:33qui n'a plus de barrière à l'entrée.
16:35Terminé.
16:36Aujourd'hui, en deux minutes,
16:37avec votre cloud,
16:38vous reproduisez Salesforce.
16:40Je schématise, pardon.
16:41Non, non, mais...
16:41Donc, plus de barrière à l'entrée
16:43et plus vraiment de source de croissance identifiée.
16:44Aujourd'hui, qu'est la croissance
16:47lorsqu'on sait que ce business
16:48va être rogné petit à petit ?
16:50Avec aussi cette impression
16:51que finalement, ce nuage noir,
16:53il va rester là pour les années à venir.
16:56Que oui, demain,
16:58OpenAI ou Google ou d'autres
17:01sortiront une super app
17:02qui permettra en un clic
17:03de remplacer tel ou tel producteur de logiciel.
17:06Que oui, finalement,
17:08c'est un petit peu l'année d'accélération de l'IA,
17:10de l'innovation
17:11qui se met à accélérer aussi
17:13et qu'au final,
17:14les raisons pour lesquelles
17:15vous investissiez l'année dernière
17:16n'existent plus aujourd'hui.
17:18Donc, face à ça,
17:18vous mettez les valos.
17:19Alors, elles ont beaucoup décoté,
17:21les valos,
17:21mais être pas cher,
17:22c'est pas nécessairement suffisant
17:23pour investir.
17:25En tout cas,
17:25quand vous cherchez de la visibilité,
17:26ça ne peut ne pas suffire.
17:28Et puis, quand vous les reprenez
17:29une à une,
17:30ces boîtes de logiciels,
17:31il y en a qui sont quand même
17:32encore assez chères.
17:32Encore chères.
17:33Vous payez pour certaines
17:34plus de 20 fois les earnings.
17:37Donc, finalement,
17:37il y a de la place.
17:40Flexifier le tout
17:40à un risque software
17:43qui est absolument
17:44partout dans le marché.
17:45Tout le monde en a.
17:46C'est 10% du S&P.
17:48C'est 15% du marché des loans.
17:50C'est 5% du marché de Yalil.
17:52On se rend compte
17:52qu'il y en a partout aussi
17:53en dette privée,
17:54en private equity.
17:55Tout ça fait que, finalement,
17:56on a un cocktail un peu indigeste
17:57qui ne donne pas très envie
17:59d'aller trop s'exposer.
18:01Alors, évidemment,
18:02il y a de la sélection de valeurs.
18:04Certains s'en sortiront
18:05mieux que d'autres.
18:06Le marché est excessif à la baisse
18:07comme il peut l'être à la hausse.
18:09Bien sûr,
18:09il y a des choses à faire.
18:10Mais attention,
18:11effectivement,
18:11le discours a changé.
18:12Oui.
18:13Changement de statut violent.
18:15Ce n'est pas la première fois
18:15que ça arrive,
18:16mais c'est toujours spectaculaire
18:17quand on voit des darlings
18:18chuter comme ça
18:21de leur piédestal.
18:22En guérant,
18:23quelle analyse vous faites
18:25à l'échiquier
18:26de ce saspocalypse ?
18:28Je suis désolé,
18:28je répète cette expression
18:30que j'aime beaucoup.
18:32Et effectivement,
18:33quand Raphaël Thuin
18:34dit qu'il n'y a plus
18:35de barrière à l'entrée,
18:36en tout cas,
18:36que le marché imagine
18:37qu'il n'y a plus
18:37de barrière à l'entrée,
18:38dans quelle mesure c'est vrai ?
18:40On sait tous,
18:40des boîtes comme SAP,
18:42ce qu'on appelait
18:43les SS2I avant,
18:44les ESN,
18:45c'est des boîtes
18:45qui sont,
18:46quand je dis présentes
18:47dans l'entreprise,
18:48c'est-à-dire physiquement
18:48présentes dans l'entreprise.
18:50Vous avez des consultants SAP
18:52qui sont,
18:53j'allais dire,
18:54presque vos confrères
18:55ou vos consoeurs
18:56ou vos collègues de boulot
18:57quand vous travaillez
18:58dans une banque,
18:58dans une grande entreprise
18:59industrielle
19:00ou n'importe quelle autre
19:01entreprise.
19:02ces gens-là sont
19:03dans les entreprises
19:04quand même.
19:05Oui,
19:05il est probable,
19:06mais comme ça a été
19:07très bien dit,
19:07le marché est toujours
19:08excessif à la baisse,
19:09donc il est probable
19:09que pendant un temps,
19:11on exacerbe peut-être
19:12un petit peu justement
19:13la tombée des barrières
19:14à l'entrée
19:14et qu'on minimise
19:16un peu le pouvoir
19:18qu'ont ces entreprises
19:19du fait de leur
19:20implantation très forte
19:22dans beaucoup d'entreprises.
19:24Donc ça,
19:25c'est sûrement
19:25un petit peu minimisé.
19:27Désolé,
19:27je vous coupe en guérant,
19:28mais c'est Jensen Young
19:29et le patron
19:32de Armholding
19:33qui viennent défendre
19:34le secteur.
19:34Jensen Young dit
19:35que c'est le truc
19:36le plus illogique du monde
19:37d'imaginer que
19:38toutes ces boîtes-là
19:39vont disparaître
19:40à partir du moment
19:41où elles développent
19:41des outils
19:42et que ces outils
19:43vont être nécessaires
19:44à la diffusion de l'IR.
19:45C'est le même discours
19:46du patron de Armholding.
19:48Bien sûr,
19:48et c'est effectivement,
19:50je pense que
19:50penser que ces entreprises
19:51vont disparaître,
19:52vont être totalement disruptées,
19:54je pense qu'à nouveau
19:54le marché est un peu
19:55dans l'extrême.
19:55Maintenant,
19:56et là je suis tout à fait d'accord,
19:57on a un modèle qui change,
19:59c'est-à-dire que le modèle
19:59de CSS2i,
20:01c'était un modèle
20:01avec des coûts incrémentaux
20:03qui étaient très faibles,
20:04avec des marges brutes
20:05qui étaient généralement
20:06autour de 80%.
20:07Peut-être que la nouvelle réalité,
20:10ce sera des marges brutes
20:11autour de 60 ou 50%.
20:13Ça ne veut pas dire
20:14que ces entreprises
20:15sont à risque fondamental
20:16sur leur business,
20:18ça veut dire que le multiple
20:19que vous leur associez
20:20n'est plus le même.
20:21Quand on passe de 80
20:22à 50 ou 60% de marge,
20:24on ne donne plus
20:24la même prime
20:25sur l'entreprise.
20:26Donc je pense que c'est
20:27aussi simple que ça.
20:28Comme ça a été très bien dit,
20:30les entreprises
20:31sont encore assez chers
20:32globalement.
20:33On ne parle pas d'un secteur
20:33qui a 12 fois
20:34les earnings.
20:35Donc il y a un travail
20:37de re-rating
20:39de ce secteur
20:40qui est en train d'être fait,
20:41qui est sans doute
20:42un peu excessif,
20:43qui aura sans doute
20:44plein d'allers-retours
20:45encore dans les trimestres
20:45et les années qui viennent
20:46sur ce secteur.
20:48Mais on a un secteur
20:48qui, je pense,
20:49est en train de changer
20:51fondamentalement
20:52de manière
20:52de travailler.
20:53je ne serais pas étonné
20:55que dans les 10 ans
20:57qui viennent,
20:57on ait dans ces entreprises
20:59des modèles
20:59qui se rapprochent peut-être
21:01de certains grands
21:01laboratoires pharmaceutiques
21:03où on a un coût
21:03d'acquisition des modèles
21:05qui va ressembler
21:06au coût d'acquisition
21:07des nouvelles molécules
21:08pour un laboratoire pharmaceutique.
21:09Qui va acheter de la biotech
21:11pour s'acheter de la R&D
21:13ou s'acheter de l'innovation.
21:15Il peut y avoir des choses
21:16comme ça,
21:16peut-être que ce ne sera pas ça
21:17du tout.
21:18Mais en tout cas,
21:18il y a un impact potentiel
21:19sur les marges.
21:20Et finalement,
21:21c'est un peu le même sujet
21:23alors qu'ils sont
21:24au debout du spectre
21:25mais avec les hyperscalers
21:26parce qu'en fait,
21:27c'est pour ça
21:28que le sujet
21:29des investissements
21:30est aussi prégnant.
21:31C'est qu'en fait,
21:32quelle était l'appréciation
21:33du marché
21:34de ces entreprises-là ?
21:35Ces entreprises
21:35cash-riches
21:37qui investissaient très peu,
21:39qui utilisaient leur cash
21:40surtout pour faire
21:41énormément de rachats d'actions.
21:44Donc,
21:44pour le marché,
21:45c'était presque devenu
21:46des sociétés défensives
21:48qu'on avait un peu tout le temps.
21:49Là,
21:50on commence à avoir
21:50des sociétés
21:51qui redeviennent
21:51des sociétés de capex
21:53avec une incertitude
21:54sur la rentabilité
21:55des capex,
21:56sur le rythme
21:56avec en plus
21:57une concurrence effrénée
21:58entre ces grands groupes.
22:00Donc, pareil,
22:00le statut n'est plus le même.
22:01Ça ne veut pas dire
22:02que ces entreprises
22:03sont à risque.
22:03Ça veut dire qu'à nouveau,
22:04la prime que vous leur accordez,
22:06elle n'est plus forcément
22:07celle qu'on leur accordait
22:08il y a quelques années.
22:09Et ce n'est pas partie
22:09des plus chers du marché
22:10quand on parle
22:11des big tech américains,
22:12des 4-5 gros hyperscalers.
22:15Elles n'affichent pas
22:15des multiples délirants
22:17par rapport à ce qu'on peut
22:17trouver ailleurs
22:18et y compris
22:18dans le secteur des logiciels.
22:20Bien sûr.
22:21Ça se paye entre 25 et 30 fois
22:23les earnings.
22:24Mais justement,
22:2530 fois,
22:26c'est...
22:26Bien sûr,
22:27on compare toujours
22:27à la bulle de 2000
22:28en disant ça va,
22:29c'est que 30 fois
22:29alors qu'on était
22:30à 80 fois en 2000.
22:32Très bien,
22:32mais peut-être
22:32que la nouvelle réalité,
22:33c'est plus 30,
22:34c'est 25 ou 24.
22:35Et malgré tout,
22:37ça opère un D-rating.
22:38Ça ne veut pas dire
22:38qu'il ne faut plus en avoir.
22:40Ça veut dire
22:40qu'on ne paye plus
22:41la même prix.
22:41Mais c'est quoi ?
22:42Il y a un phénomène
22:42de commoditisation
22:43que le marché anticipe,
22:45c'est ça ?
22:45Beaucoup de capex,
22:47de plus d'endettements
22:48et des produits
22:49standardisés
22:50à l'arrivée ?
22:52La grande question aussi,
22:53alors évidemment,
22:54il y a deux sujets.
22:55La première chose,
22:56c'est que ce qu'on utilise
22:57pour le capex,
22:59on ne l'utilise pas
22:59pour le rachat d'actions
23:00ou pour les dividendes.
23:01Ça, ça joue quand même
23:02un petit peu
23:02pour l'actionnaire à la fin.
23:04Et puis la deuxième chose,
23:05ça c'est une question
23:06qui à mon sens
23:06n'est pas encore réglée,
23:07c'est est-ce que le fait
23:10de disposer de solutions
23:12d'AE parmi les leaders
23:14de marché devient un atout ?
23:17Ou alors est-ce que c'est
23:18simplement un must-have
23:19pour rester dans la course ?
23:21Et ça change aussi
23:21beaucoup de choses
23:22sur la capacité
23:23à pricer derrière.
23:24C'est que si c'est juste
23:25quelque chose
23:25que vous devez avoir
23:27pour être encore dans la course,
23:30c'est assez difficile
23:30de le monnayer.
23:31Donc il y a cette question-là
23:33qui n'est pas totalement réglée.
23:36Est-ce que c'est un vrai relais
23:38de croissance
23:39et d'accroissement
23:40des marges
23:40pour ces sociétés-là ?
23:42Il y a encore une incertitude.
23:44Intéressant de voir d'ailleurs
23:45la stratégie
23:46ou la non-stratégie d'Apple
23:48en matière d'IA.
23:49C'est ceux qui dépensent le moins.
23:51Les capex n'augmentent quasiment pas.
23:53Je crois que c'est 15 milliards
23:53à peine de capex prévus
23:55pour 2026
23:57chez Apple.
23:58C'est le cours de bourse
24:00qui tient le mieux là
24:01depuis les dernières publications.
24:03Et peut-être que dans 3 ans
24:04on se dira
24:04que c'est le Kodak
24:05de l'IA
24:06et qu'ils n'ont pas
24:07à ce point de vue.
24:08ils sont obligés
24:09de s'agir
24:09peut-être une autre stratégie
24:12en tout cas
24:12beaucoup moins gourmande
24:13en capex
24:15pour Apple
24:16par rapport aux autres.
24:17Après,
24:18c'est intéressant de noter aussi
24:19que la déroute
24:20de la semaine
24:21ne s'est pas arrêtée
24:22au marché
24:24des seuls logiciels.
24:25On a vu les médias,
24:27Publicis,
24:28on a vu
24:28les plateformes de paiement,
24:30les services spécialisés.
24:31Tout y est passé quand même.
24:33On est en train
24:35d'essayer d'anticiper
24:36qu'est-ce que l'IA
24:36pourra disrupter demain
24:38et probablement
24:39que peut-être finalement
24:40on pourrait imaginer
24:41que cette année
24:42un peu plus que ce qu'on croyait avant
24:43ça peut être l'année
24:44de l'accélération de l'IA.
24:46C'est-à-dire qu'on commence
24:47déjà
24:48on a la confirmation
24:49que les dépenses d'investissement
24:51se maintiennent
24:52voire même accélèrent.
24:54On voit les chiffres
24:55de capex
24:56mais aussi on entend
24:56ce que tous les PDG
24:58nous disent.
24:58Il n'y a pas un seul PDG
24:59qui ne nous explique pas
25:00que la demande explose,
25:02qu'elle accélère,
25:03que le problème
25:03ce n'est pas la demande
25:04c'est l'offre
25:05et la capacité
25:05de mise en production.
25:07On l'a vu avec la mémoire
25:09et les entreprises de mémoire
25:11qui sont au plus haut.
25:12Donc ça c'est une première intuition
25:14qui est effectivement
25:14liée à Accélère.
25:15On commence enfin
25:16à voir des preuves concrètes
25:18de retour sur investissement.
25:20On va parler déjà
25:21de Claude.
25:22Claude c'est une preuve
25:23que oui
25:23ce gigantesque marché
25:25du logiciel
25:26c'est presque
25:271000 milliards
25:27de chiffres d'affaires par an
25:29peut être rogné
25:30vitesse grand V
25:31par CLLM.
25:32Donc ça c'est une capacité
25:34de retour sur investissement
25:35qui est intéressante.
25:36On a vu Meta
25:37et Alphabet
25:38qui ont très explicitement
25:39et dans le cas de Meta
25:40ça a été spectaculaire
25:41expliqué que ces investissements
25:43IA
25:43permettaient de la profitabilité
25:45permettaient
25:46et un accroissement
25:46et un accroissement
25:46de la chiffre d'affaires.
25:47Donc ça c'est un deuxième
25:48cas de figure.
25:49On peut même parler d'ailleurs
25:50du marché de l'emploi
25:51aux Etats-Unis
25:51où le ralentissement
25:53commence à être maintenant
25:54très explicitement attribué
25:56à l'impact de l'IA
25:57et de son adoption.
25:59Donc peut-être que 2026
26:00finalement plus rapidement
26:01que prévu
26:02pourrait être cette année
26:04d'accélération de l'IA
26:07d'intégration de l'IA
26:08dans nos économies
26:09de l'impact de l'IA
26:10sur certaines industries
26:12sur la macro
26:13sur le marché de l'emploi
26:14et c'est vrai qu'aujourd'hui
26:16il y a une forme
26:17de paradoxe
26:18dans ce marché
26:19où on voit
26:20qu'effectivement
26:21les perdants de l'IA
26:22souffrent énormément.
26:24Les logiciels par exemple
26:25et on va extrapoler demain
26:26sur les médias ou autres.
26:28Et les gagnants
26:28ne gagnent pas encore beaucoup.
26:28Les gagnants ne gagnent pas.
26:30Il y a un truc asymétrique là.
26:31Par exemple Nvidia.
26:33Les explosions
26:34des dépenses d'investissement
26:36des hyperscalers
26:36Nvidia ne fait rien.
26:38Alors oui
26:38ils ont internalisé
26:40une partie de la production
26:40ils utilisent en partie
26:42leur propre microprocessor.
26:43Mais vous regardez
26:45les multiples
26:46c'est plus très cher.
26:47Rien de tout ça
26:48n'est très cher.
26:49Et d'ailleurs
26:49on a un petit peu
26:50évacué le concept de bulle.
26:52Vous avez remarqué
26:52qu'on en parle beaucoup moins.
26:53Parce que les multiples
26:54ne sont pas très chers
26:55et les profitabilités
26:56continuent à augmenter
26:57et sont au plus haut.
26:58Donc il y a cette forme
26:59d'incompatibilité
27:00donc peut-être
27:00que pour l'investisseur
27:01c'est ça la question.
27:02Est-ce que vous voulez
27:02acheter le scénario
27:04d'une accélération de l'IA
27:05auquel cas c'est facile
27:07vous vendez tous les logiciels
27:09vous achetez les hyperscalers
27:10vous achetez l'infra-IA
27:12vous achetez NVIDIA
27:13et vous le faites
27:14à des prix qui ne sont pas très chers.
27:16Ou est-ce que vous croyez
27:17que finalement
27:17on est allé trop loin
27:19qu'on revient peut-être
27:20davantage au discours de 2025
27:21qui consiste à dire
27:22que ça va être
27:24une adoption de long terme
27:25que les dépenses d'investissement
27:27sont telles
27:27que ça va être dur
27:28d'être profitable.
27:29Donc voilà
27:30c'est un petit peu le choix
27:30qui s'offre à vous
27:31en tant qu'investisseur.
27:32Vous en tant qu'investisseur
27:33et gestionnaire
27:34de portefeuille professionnel
27:35quel choix vous faites
27:36ou comment vous arbitrez
27:40ces risques ?
27:41Effectivement parce qu'on n'a
27:42peut-être pas toutes les réponses
27:43encore aujourd'hui
27:45ni du côté des perdants
27:46ni du côté des gagnants.
27:49Aujourd'hui les gagnants
27:49sont les fabricants de puces
27:51et d'infrastructures
27:52mais on peut avoir
27:53des gagnants peut-être
27:54dans le secteur financier
27:55dans le secteur pharma
27:57également.
27:58Là aussi
27:58ce n'est pas des secteurs
27:59qu'on cite souvent
28:01comme étant des gagnants potentiels.
28:02Je n'ai pas l'impression
28:03que contrairement au logiciel
28:04ça dirait
28:05je n'ai pas l'impression
28:06que ces secteurs-là
28:06re-rate
28:07ou en tout cas
28:08avec une prime IA
28:10qui se serait installée.
28:12Comment on se positionne
28:13à ce stade justement ?
28:14Vous avez cité
28:15quelques idées
28:15qui sont très bonnes
28:16donc déjà
28:16on est plutôt acheteur
28:17de cette idée
28:18qu'il y a une accélération
28:19de l'IA
28:19et qu'il y a des véhicules
28:21d'investissement
28:22très attractifs
28:22sur le marché aujourd'hui.
28:24Parmi les hyperscalers
28:25alors elles ont toutes
28:26des histoires
28:27qui commencent
28:27à se différencier.
28:29Microsoft
28:29a clairement
28:30un cas d'investissement
28:33qui est en train
28:33de changer
28:34qui se fragilise
28:36ou on évoque
28:38évidemment
28:38la dépendance
28:39à OpenAI
28:40désormais ?
28:41Quand on regarde
28:41Microsoft
28:42on peut parler
28:42vraiment de trois
28:43relais de croissance
28:44il y a d'une part
28:45le cloud
28:46qui cartonne
28:47et qui ne déçoit pas
28:48et qui bénéficie
28:49de ses dépenses
28:50d'investissement
28:50évidemment
28:50il y a l'IA
28:52où là
28:53on parle de copilote
28:54et on commence
28:55à comprendre
28:55qu'il y a des déceptions
28:56vis-à-vis de copilote
28:57et puis il y a
28:58le business de software
28:59et effectivement
29:00là où
29:01hier
29:02Microsoft
29:03qui est une entreprise
29:04extraordinaire
29:04était
29:06une espèce
29:08de train
29:08qui avance
29:09il suffisait
29:09de monter dedans
29:10et de récupérer
29:12les cash flows
29:13au passage
29:14aujourd'hui
29:15on est un petit peu
29:15sur une histoire
29:16qui est en train
29:16de changer
29:17Il y a un peu plus
29:18de risque
29:18dans une histoire
29:19comme Microsoft
29:19aujourd'hui
29:20par exemple
29:21En ce cas
29:21qu'en est-il
29:22du multiple
29:23il a beaucoup baissé
29:24est-ce qu'il est justifié
29:25maintenant
29:25il est redevenu
29:27à des niveaux
29:27qu'on n'avait pas vu
29:28depuis des années
29:28sur Microsoft
29:29pareil sur Alphabet
29:30le cas d'investissement
29:31a beaucoup changé
29:32Nvidia
29:33avec une compétition
29:34donc finalement
29:35ces cas d'investissement
29:36sont assez spécifiques
29:37mais vous rentrez
29:38à des niveaux de valeur
29:39qui sont quand même
29:39raisonnables
29:40et pour des taux de croissance
29:43importants
29:44et puis face à ça
29:44vous l'avez cité
29:45on peut faire de la rotation
29:47on peut pour pas cher
29:48aller faire des paris
29:50sur la pharma
29:52oui demain potentiellement
29:53ça sera un des grands gagnants
29:54de l'IA
29:54quand
29:55c'est ce que dit
29:56Sam Altman
29:57Sam Altman
29:58parlait de 2027
29:59de petites découvertes
30:00et à partir de 2028
30:02de grandes découvertes
30:03en pharma
30:03on a le droit
30:05d'être sceptique
30:06et de rigoler
30:06mais quand on voit
30:07la rapidité
30:08du progrès
30:09sur l'IA
30:09peut-être que
30:10à des valeurs
30:12pas très excessives
30:13il y a des choses à faire
30:14bref
30:15on tourne un peu le portefeuille
30:17vous croyez à l'accélération
30:18effectivement
30:19comment on gère ce risque
30:20qu'il y a
30:21et quand je dis risque
30:21c'est à la fois un risque positif
30:23et négatif aussi
30:24pour certains secteurs
30:25chez vous
30:26alors effectivement
30:27je vais pas revenir sur ce qu'a été
30:28parce qu'on est assez d'accord
30:29on continue à jouer
30:30pas mal les financières
30:32c'est un secteur
30:32qu'on aime toujours bien
30:33surtout les bancaires
30:34plus que le secteur assurantiel
30:35et pas que pour l'IA
30:36non non
30:36parce que
30:38c'est un secteur
30:39qui a quand même
30:41peu de chances
30:42de se retrouver
30:43dans le panier
30:43des perdants de l'IA
30:44et qui
30:46par ailleurs
30:47si on enlève
30:48toute la sphère IA
30:49a des relais de croissance
30:50structurels
30:51a encore
30:52un potentiel
30:53de
30:54de high rating
30:55léger quand même
30:56maintenant
30:56mais par contre
30:57on a fait que rattraper
30:58la croissance des BPA
30:59sur le secteur des banques
31:00donc il y a encore
31:01pas mal de chemin
31:02à faire
31:03le secteur de la santé
31:04je suis tout à fait d'accord
31:04en plus c'est un secteur
31:05qui a été très attaqué
31:06depuis un an et demi
31:07donc il y a sûrement
31:08des choses à faire
31:09et après
31:10sur le secteur technologique
31:11nous on reste
31:12assez agnostique
31:13dans le sens où
31:14ça me paraît compliqué
31:16aujourd'hui
31:17d'essayer de capter
31:18les tendances
31:18parce qu'elles
31:19s'inversent extrêmement vite
31:21l'été dernier
31:22Alphabet
31:23il ne fallait pas y toucher
31:24même avec un bâton
31:25de 3 mètres
31:26et un mois après
31:28c'était la darling absolue
31:30et depuis
31:31ça a pris 80%
31:32voilà
31:32là on va avoir
31:33des nouveaux
31:33des nouvelles moutures
31:35de Gemini
31:35et de Tchad GPT
31:36dans les semaines qui viennent
31:38qui sait
31:39si le rapport de force
31:39ne va pas à nouveau
31:40se réinverser
31:41et en plus
31:42les ajustements
31:43à chaque fois
31:43sont extrêmement violents
31:44extrêmement violents
31:45extrêmement rapides
31:46donc essayer
31:46de les capter
31:47à chaque fois
31:48ça paraît compliqué
31:49donc nous on est assez
31:50confiants
31:51là aussi
31:52sur le fait
31:52qu'on est en fait
31:55encore dans la phase
31:55d'accélération
31:56de l'adoption de l'IA
31:57et du développement de l'IA
31:58donc on ne peut pas
32:00ne pas être exposé
32:01à ce secteur là
32:02mais on essaie de le faire
32:03de manière le plus diversifié
32:05et agnostique possible
32:05parce que
32:06les rapports de force
32:07changent tellement vite
32:08que se dire
32:09on va prendre
32:09tel compartiment du marché
32:11ou tel autre
32:12c'est impossible
32:14à gérer
32:14sur le court terme
32:16je reviens à votre point
32:17sur le crédit
32:18la dette
32:19qu'il y a derrière
32:20le financement
32:21du développement
32:22et de l'essor
32:22de l'IA
32:23Raphaël
32:25est-ce que c'est un risque
32:26qui est bien identifié
32:27qui est bien maîtrisé
32:28qui est bien mesuré
32:30par le marché
32:31et encore une fois
32:32quand on voit
32:33ce phénomène
32:34sur les softwares
32:35et y compris
32:36sur les big tech
32:37les quatre gros hyperscalers
32:38c'est quand même
32:39900 milliards
32:39de capy boursières
32:40qui sont partis en fumée
32:42sur les réactions
32:43de marché
32:44après les publications
32:45de résultats
32:47est-ce que ça se retrouve
32:48dans des marchés
32:49de crédit
32:50liquide
32:51ou non liquide
32:52d'ailleurs
32:53est-ce qu'on voit
32:53du stress apparaître
32:54dans ces pans de marché
32:55alors sur le crédit
32:57privé
32:57et liquide
32:59globalement
32:59les deux facteurs
33:00de risque tech
33:01très identifiés
33:02c'est le facteur
33:03infra-IA
33:04on commence à voir
33:05effectivement
33:06des grandes entreprises
33:06de la tech
33:08qui viennent se financer
33:09sur le marché du crédit
33:10parce que oui
33:11les dépenses d'investissement
33:12il faut les financer
33:13alors ça reste
33:14pour la grande majorité
33:15quand même des acteurs
33:16qui ont les moyens
33:17de leurs ambitions
33:17et d'ailleurs
33:18une façon de se rassurer
33:19sur les annonces
33:20des derniers jours
33:21en termes de capex
33:22c'est qu'en gros
33:23elles ont annoncé
33:24des dépenses de capex
33:25en ligne
33:26avec leur fric à chelot
33:27donc en gros
33:28elles vont dépenser
33:29leur génération de liquidité
33:31en investissement
33:32alors oui
33:33il n'y aura plus trop
33:33de fric à chelot
33:34ça a des conséquences
33:35pour l'actionnaire
33:37mais quand on regarde
33:38le profil crédit
33:39de ces entreprises
33:39il va rester malgré tout
33:41très satisfaisant
33:42excellent
33:43ils ont des capacités
33:45de levier
33:45qui sont très importantes
33:46elles n'ont quasiment pas
33:47de levier
33:47et même pour celles
33:49qui inquiétaient le plus
33:50par exemple Oracle
33:51on a vu des nouvelles
33:52plutôt encourageantes
33:53ils vont probablement
33:54enlever 20 milliards
33:55sur le marché actions
33:56ils ont manifestement
33:58un accès au capital
33:59qui est très important
34:01ils n'ont pas de soucis
34:02pour trouver des capitaux
34:03donc il y a cet aspect risque
34:04qui n'est pas encore
34:06très prégnant
34:06mais qui est clairement
34:07en train de se construire
34:08petit à petit
34:09sur le marché
34:10et puis ensuite
34:10on revient au logiciel
34:12le logiciel
34:13il est partout
34:13donc on l'a dit
34:14sur le marché actions
34:15mais sur le marché du crédit
34:16sur le marché des loans
34:17sur le marché aussi
34:18de la dette privée
34:19et du privé d'écoutie
34:20donc là on est un petit peu
34:22au début de l'histoire
34:23mais effectivement
34:23c'est un facteur de risque
34:25si on est dans une forme
34:27d'excès à la baisse
34:28que tout ça va se stabiliser
34:30que finalement
34:31oui peut-être
34:32qu'il y a des vents contraires
34:33qui se lèvent
34:33mais on est malgré tout
34:34sur les entreprises solides
34:36avec des générations de cash
34:37etc
34:37il n'y a probablement pas
34:38d'alerte court terme
34:39maintenant il ne faudrait pas
34:40que ça se transforme
34:41en quelque chose d'autre
34:42et au-delà
34:43on est vraiment plus
34:44sur des dimensions long terme
34:46on cherchait des équivalents
34:48dans l'histoire
34:49à ce qui se passe
34:49un petit peu
34:50pas tant que ça déjà
34:51parce que ça va tellement vite
34:52choc d'investissement
34:54comme ça
34:54il y a peut-être
34:55on ose un parallèle
34:57un petit peu
34:58ce qui s'est passé
34:58il y a 15 ans
34:59avec Netflix et les médias
35:01où tout d'un coup
35:03une disruption
35:03très forte arrive
35:05tout le monde disait
35:06personne ne va
35:07cut the cord
35:07tout le monde va garder
35:08son câble
35:09en particulier aux Etats-Unis
35:10c'est impensable
35:11c'est des vaches à lait
35:12produisent énormément de cash
35:13c'est vrai
35:14il n'y a pas eu de défaut
35:15ça reste des très belles entreprises
35:17toujours
35:17mais malgré cela
35:18on a vu un de-rating
35:19continu pendant 15 ans
35:21Comcast
35:22qui est une des plus grandes
35:24entreprises de médias
35:25aux Etats-Unis
35:26c'est 5 fois les earnings
35:27malgré le cash flow
35:29malgré tout ce qu'on raconte
35:30donc c'est un peu ça le risque
35:31donc on n'a pas envie de dire
35:33que c'est un risque crédit
35:34très fort
35:34très court
35:35d'incapacité à rembourser
35:37sur le très court terme
35:38maintenant on comprend bien
35:39que sur le long terme
35:40les choses ont changé
35:41l'autre événement
35:42du moment
35:44c'est donc
35:44l'arrivée très probable
35:46de Kevin Walsh
35:47à la tête de la réserve
35:48fédérale américaine
35:49je passe du coq à l'âne
35:50quoique je ne sais pas
35:51la dimension il y a
35:52et partout
35:53et y compris dans la tête
35:54des banquiers centraux
35:55aujourd'hui peut-être
35:56en guérant
35:57qu'est-ce que
35:58que veut Kevin Walsh
36:00quand il nous parle
36:00de régime change
36:01à la Fed
36:02qu'est-ce qu'il faut
36:03comprendre
36:04et pour les investisseurs
36:05pour les marchés
36:06c'est quand même
36:07une forme de continuité
36:08dans la conduite
36:09de la politique monétaire
36:10ou est-ce qu'il y a
36:11potentiellement
36:12un moment de rupture
36:13on verra ce que fera
36:17Kevin Walsh
36:18et quelle sera
36:19d'ailleurs sa relation
36:20avec Donald Trump
36:21aussi
36:22parce qu'on sait
36:23qu'avec Donald Trump
36:24il ne faut pas oublier
36:24qu'il était très amoureux
36:26de Powell
36:27quand il l'a nommé
36:28et puis six mois après
36:29il ne cessait
36:30de lui taper dessus
36:31donc on verra
36:32comment tout ça évolue
36:33il ne faut pas oublier
36:33non plus
36:34que le chairman
36:35de la Fed
36:36ne peut pas
36:36influer tout seul
36:38sur la politique monétaire
36:39il y a le conseil
36:41des gouverneurs
36:42et les banquiers
36:43centraux régionaux
36:44qui sont quand même
36:45des contre-pouvoirs
36:46assez forts
36:46d'ailleurs
36:47il est assez probable
36:48que des gens
36:49comme Christopher Waller
36:50qui étaient candidats
36:51à la tête de la Fed
36:52maintenant qu'ils n'ont
36:53pas obtenu le poste
36:55reviendront dans une posture
36:56peut-être moins favorable
36:57à Donald Trump
36:58parce qu'il avait eu
36:59des propos
36:59qui allaient beaucoup
37:00dans le sens de Donald Trump
37:01certainement
37:02faire un petit peu campagne
37:03maintenant qu'il n'a pas eu le poste
37:04il reviendra sûrement
37:05à une position
37:06un peu plus neutre
37:06donc il y a quand même
37:08beaucoup de rapports de force
37:08au sein de la Fed
37:09ce n'est pas le chairman
37:11tout seul
37:11qui peut décider
37:13par ailleurs
37:14il y a eu aussi
37:15je trouve
37:16pas mal d'exagérations
37:17sur ce qu'est
37:18la philosophie
37:19de Kevin Walsh
37:20attention
37:20c'est un faucon
37:22c'est quelqu'un
37:23d'anti
37:24d'anti-QE
37:25etc
37:26enfin d'anti
37:27programme de rachat d'actifs
37:29donc
37:30on va vers
37:31une politique monétaire
37:32plus restrictive
37:33disons qu'en 2009
37:34il était jeune gouverneur
37:35de la réserve fédérale
37:36américaine
37:37effectivement
37:38quand le taux de chômage
37:39américain était proche
37:40de 10%
37:40il s'inquiétait
37:41de l'inflation
37:42donc c'est vrai que
37:43bon voilà
37:43oui oui
37:44il a un historique
37:45maintenant
37:45c'est pas quelqu'un
37:47qui est explicite
37:48déjà
37:48il y a plus de 15 ans
37:51on change tous
37:52pour le bien
37:53pour le moins bien
37:54on change en tout cas
37:55et aussi
37:57c'est pas un anti-rachat
38:00d'actifs
38:00structurels
38:01c'est-à-dire
38:01lui il a une position
38:03qui est d'ailleurs
38:03la position même
38:04d'une partie
38:05de la banque centrale
38:05européenne aussi
38:06c'est de dire
38:07en fait
38:08le QE n'est pas
38:09forcément
38:09la bonne arme
38:10pour soutenir
38:13l'économie
38:14et faire repartir
38:15l'inflation
38:15et d'ailleurs
38:16quand on regarde
38:16le bilan
38:17des quantitative easing
38:19dans la période
38:20entre la crise de 2008
38:21et la crise Covid
38:22on a attendu l'inflation
38:23jusqu'au collège
38:23oui
38:23je pense que ça a plus
38:25inflaté le prix des actifs
38:26que l'économie réelle
38:27par contre
38:28c'est pas quelqu'un
38:29qui est anti
38:29problème de rachat d'actifs
38:31quand il s'agit
38:31de stabiliser l'économie
38:33dans des cas
38:33comme on a eu
38:34il y a deux ans
38:35ou trois ans maintenant
38:36avec la faillite
38:37de Silicon Valley Bank
38:38ce type d'intervention
38:39d'urgence
38:39c'est pas quelqu'un
38:40qui est du tout contre
38:41donc voilà
38:43donc il y a quand même
38:44un put
38:44je pense
38:45est-ce qu'il fragilise
38:47le fait put ou pas
38:48je pense qu'il ne le fragilise
38:50pas du tout
38:50d'accord
38:51maintenant
38:52c'est
38:53voilà
38:54c'est quelqu'un
38:54qui va avoir une approche
38:55peut-être un tout petit peu
38:56différente
38:57forcément de Powell
38:59dans le discours
39:01et dans la manière
39:03d'évoquer la politique monétaire
39:04mais est-ce que ça va changer
39:06fondamentalement
39:07ce qu'on peut attendre
39:09à horizon 6-9 mois
39:11de ce que va faire la Fed
39:12je pense pas véritablement
39:14en réalité
39:14déjà
39:14il faut que sa nomination
39:16soit confirmée
39:17il faut qu'il rentre en poste
39:19donc
39:19et après
39:20à horizon 9 mois
39:21il peut se passer tellement de choses
39:22même sur l'inflation et autres
39:23que
39:23ça peut
39:24ça peut être ça
39:26qui fait bouger la politique monétaire
39:27plus que la personne
39:28qui est nommée à la tête de la Fed
39:29donc
39:29je pense qu'il y a beaucoup de surinterprétation
39:32à ce stade
39:33on verra
39:34ce qu'il fera
39:35à l'exercice du pouvoir
39:36à la preuve du pouvoir
39:37mais je pense
39:38que c'est pas quelque chose
39:39dont il faut être plus inquiet que ça
39:41à mon avis
39:42il y a plus d'inquiétude à avoir
39:43sur ce que fait
39:44ou plutôt ce que ne fait pas
39:45la Banque Centrale Européenne
39:46plutôt que sur la Fed
39:47d'ailleurs
39:47les commentateurs
39:49évidemment ont commenté
39:50l'arrivée probable
39:51de Warch
39:52mais du point de vue de marché
39:53j'ai l'impression
39:54que son arrivée
39:55a été prise
39:56de manière très
39:57très mesurée
39:58au point que les anticipations de marché
39:59vis-à-vis de la politique monétaire américaine
40:02n'ont pas changé
40:04depuis sa nomination
40:05il n'y a pas beaucoup de volatilité
40:07sur ces anticipations de baisse de taux
40:08encore à suivre devant nous
40:10Raphaël
40:11oui c'est vrai
40:12alors on s'interroge beaucoup
40:14c'est vrai que c'est assez complexe
40:16de comprendre un petit peu
40:17le positionnement de la Fed
40:18à l'avenir
40:19déjà parce qu'effectivement
40:20son parcours est
40:21assez chaotique
40:22il y a un faucon
40:23qui est devenu
40:24très
40:25d'oeuvre
40:27en 2024
40:28de manière opportuniste
40:30ou pas
40:30on n'en sait rien
40:31il s'est finalement
40:34assez peu prononcé publiquement
40:35il a fait une tribune
40:36en novembre
40:36dans le Wall Street Journal
40:37et depuis
40:38on n'entend plus trop parler
40:39ça s'est beaucoup fait
40:40entre quatre murs
40:41à la Maison Blanche
40:41et donc on a du mal
40:43à bien comprendre
40:44les conséquences
40:45que ça revêt pour la Fed
40:47ce qu'on croit comprendre
40:49c'est qu'il a
40:49trois axes principaux
40:51le premier
40:52c'est de baisser les taux
40:52et baisser les taux
40:54parce qu'il est partisan
40:55de ce que dit le président Trump
40:57à savoir
40:57nous sommes dans une phase
40:58de croissance
40:59qui est principalement tirée
41:01par des problématiques
41:03d'offres
41:03des problématiques
41:04de productivité
41:05et qui pourrait
41:05ne pas déclencher
41:06d'inflation
41:07un peu comme on a vu
41:08dans les années 90
41:09je schématise le discours
41:10il a une vraie vision
41:11de cette trajectoire
41:14et de cette tendance
41:14voilà
41:15alors c'était la vision
41:16du président Trump
41:17est-ce qu'il s'est allié
41:18de manière opportuniste
41:19on a envie de lui donner
41:20quand même le bénéfice du doute
41:21donc voilà une vision
41:21qui consistera à penser
41:22qu'on va laisser
41:23l'économie chauffer
41:24parce qu'elle ne devrait pas
41:26créer d'inflation
41:26donc ça c'est quand même
41:27un premier changement
41:28c'est pas exactement
41:29l'angle qu'on entend
41:31du conseil
41:33de la Fed
41:34aujourd'hui
41:34deuxième chose
41:35effectivement
41:36il parle depuis
41:37cette fois-ci très longtemps
41:38du QE
41:39du fait que
41:39utiliser le bilan de la Fed
41:41pour injecter les liquidités
41:42n'est pas une bonne idée
41:43il appelle ça
41:43la monetary dominance
41:45exactement
41:45donc ça a priori
41:47on ne sait pas trop
41:48dans quelle forme
41:49ça va tourner
41:51c'est un petit peu
41:52contradictoire
41:52avec la première partie
41:54de l'équation
41:54on est même un peu surpris
41:56que le président Trump
41:57puisse accepter
41:58ce genre d'approche
41:59mais donc voilà
42:00une deuxième conviction
42:01de ce point de vue-là
42:02qui pose question
42:03et puis la troisième question
42:04qui pose question
42:06troisième conviction
42:06c'est réformer la Fed
42:08alors qu'est-ce que ça veut dire
42:10réformer la Fed
42:10on ne sait pas trop
42:11on comprend que ça a à voir
42:13avec le bilan de la Fed
42:14on comprend que ça a à voir aussi
42:16avec la communication de la Fed
42:18anticiper des mesures
42:19suivantes
42:20est-ce que ça a à voir
42:21avec l'indépendance aussi
42:23bon on ne sait pas trop
42:25mais tout ça fait que le marché
42:26ne sait pas trop où se placer
42:27peut-être qu'il pousse
42:28une forme de ouf
42:29de soulagement
42:29parce que Kevin Assett
42:31qui a longtemps été
42:32l'autre prétendant
42:35favori
42:36était peut-être
42:38vu comme moins indépendant
42:39mais on n'est peut-être
42:40pas au bout de notre surprise
42:42au final
42:43si on doit quand même
42:44avoir une idée
42:44sur une des conséquences
42:46de sa nomination
42:47c'est que
42:48tout ce qu'on raconte là
42:49conviction 1, 2, 3
42:50globalement
42:51ça devrait contribuer
42:52à une quantification
42:52on baisse les taux en bas
42:54on achète moins
42:55sur le long
42:56et l'indépendance de la Fed
42:58est mise en cause
42:59les trois facteurs
43:00poussent à penser
43:01que sur les taux longs
43:02il pourrait y avoir
43:03une pression haussière
43:03et sur les taux bas
43:04une pression baissière
43:05et sur le dollar
43:07ça se traduit par
43:08une pression
43:10plutôt à la baisse
43:10ou
43:11probablement
43:12le dollar est plutôt sensible
43:14au point des banques centrales
43:15donc
43:16c'est à première vue
43:18ce qu'on a envie d'imaginer
43:19bon on verra
43:20où il règle le curseur
43:21en matière de politique monétaire
43:22mais comme vous le rappeliez
43:23c'est quand même
43:24une voix par personne
43:27et le président du FOMC
43:29et de la Fed
43:29n'a pas plus de voix
43:30que les autres membres
43:31votants en l'occurrence
43:33en revanche
43:33sur la stratégie de communication
43:35les équipes
43:36beaucoup de changements
43:37peut-être à attendre
43:38dans les équipes d'économistes
43:39l'utilisation des modèles
43:41faut-il communiquer
43:42les prévisions régulièrement
43:44etc.
43:45voilà
43:45là il peut avoir la main
43:46en tant que président
43:47de la réserve fédérale américaine
43:48pour conclure avec vous
43:49en guérant
43:49parce que vous l'avez dit d'un mot
43:50donc
43:51Kevin Warch
43:53va continuer de baisser les taux
43:55contrairement à la Banque Centrale Européenne
43:56c'est ça
43:57et qui vous désespère
43:59un peu plus encore
44:00aujourd'hui
44:01vous n'êtes pas le seul
44:02vous n'êtes pas le seul
44:03vu que vous avez reçu
44:04mon confrère Nicolas Gosselin
44:06je crois que c'est encore plus
44:06incisif que moi
44:07sur la question
44:08mais le statu quo
44:09semble ferme
44:10unanime
44:11et enfin définitif
44:13rien n'est définitif
44:14dans le monde des marchés
44:15mais en tout cas
44:16durable au moins
44:16pour quelque temps
44:17oui il suffit d'écouter
44:19en fait la patronne
44:20de la BCE
44:20je parle de la vraie patronne
44:21qui n'est pas Christine Lagarde
44:23mais qui est Isabelle Schnabel
44:23c'est elle la vraie patronne
44:25de la BCE
44:25il faut écouter ce qu'elle nous dit
44:27elle continue
44:29d'avoir un logiciel
44:31qui est que
44:32toute potentielle
44:35accélération de la croissance
44:36est un risque inflationniste
44:37donc
44:38il n'y a pas de volonté
44:40d'intervention
44:41tant qu'on n'a pas
44:43un énorme problématique
44:46soit de croissance
44:47soit d'inflation
44:48et en plus
44:49la BCE
44:49est en train de nous dire
44:50oui
44:50on sait qu'on va peut-être
44:52être en dessous de la cible
44:53pendant quelques mois
44:54mais c'est temporaire
44:55c'est lié au prix de l'énergie
44:56donc
44:56on ne va pas sur-réagir
44:58il se trouve quand même
44:59qu'on a
45:01on verra
45:01la conséquence
45:02de la prochaine
45:04enfin de la future
45:05politique monétaire
45:05de la Fed
45:06sur le taux de change
45:07mais
45:07on a quand même
45:08un risque plutôt
45:09d'un euro
45:09qui se renforce
45:10et si on le regarde
45:11en plus en dehors
45:12de la parité euro-dollar
45:13versus un panier de devises
45:14quand même un euro
45:15qui est assez fort
45:16on a à chaque fois
45:18même si on anticipe
45:19une inflation sous la cible
45:21malgré ça
45:22on a quand même
45:22à chaque fois
45:23des chiffres d'inflation
45:23qui sont en dessous
45:24des attentes
45:25et notamment
45:25en dessous
45:26des prévisions
45:26de la BCE
45:27ça affecte notamment
45:29certains pays
45:29plus que d'autres
45:30la France en particulier
45:31plus que d'autres
45:31pays européens
45:32et puis là-dessus
45:33même si on a
45:34les commandes
45:35qui arrivent en Allemagne
45:36on a quand même
45:37une croissance
45:37à un instant T
45:38qui n'est pas
45:38excessivement chaude
45:40en Europe
45:41donc il y aurait
45:43toutes les voies
45:43pas pour faire
45:44des énormes ajustements
45:45mais au moins
45:46si ce n'est baisser les taux
45:47assouplir le discours
45:48arrêter de baisser
45:49le bilan de 500 milliards
45:50par an
45:51et au moins
45:52redonner un tout petit peu
45:53de légèreté
45:54aux conditions financières
45:55on verra si la prochaine
45:56réunion du 19 mars
45:58avec un nouveau set
45:59de projections économiques
46:00permettra de faire évoluer
46:01le discours de la Banque Centrale Européenne
46:02merci à vous deux
46:03messieurs
46:03Anguère-en-Arthaz
46:04la financière de l'Essiquier
46:05Raphaël Thuin
46:05Ticchio Capital
46:07étaient les invités
46:07de planète marché ce soir
46:09le dernier quart d'heure
46:19de Smartbourg
46:20chaque soir
46:20c'est le quart d'heure
46:21thématique
46:21le thème ce soir
46:22c'est celui de l'analyse fondamentale
46:24et nous analysons
46:25le cas Micron Technology
46:26avec Nicolas Déco
46:28qui est gérant financier
46:29chez Clartan Associé
46:30à mes côtés ce soir
46:31bonsoir Nicolas
46:32bonsoir Nicolas
46:32on est en plein
46:33dans le thème du moment
46:34hardware versus software
46:36c'est la bataille
46:37du moment sur les marchés
46:38donc là on est côté hardware
46:39avec Micron Technology
46:40évidemment
46:41dans le secteur des semi-conducteurs
46:42je vous laisse nous donner
46:44les caractéristiques
46:45du positionnement
46:46de la société
46:47dans ce secteur
46:48Nicolas
46:48mais juste d'un mot
46:50début 2025
46:51je crois que le titre
46:52évoluait autour de 80 dollars
46:5480-100 dollars
46:55j'ai vu qu'au moment
46:56de Liberation Day
46:57c'est tombé en dessous
46:57des 70 dollars
46:58là on se retrouve
46:59avec un titre
47:00qui est à plus de 400 dollars
47:01désormais
47:02pour une capi
47:03un peu moins de 400 dollars
47:04autour de 400 dollars
47:05autour de 400 dollars
47:06pour une capi boursière
47:07qui tourne entre 400 et 450 milliards de dollars
47:10pour dire que voilà
47:11sur un an
47:12il y a eu quand même
47:12une trajectoire explosive
47:13pour le titre Micron
47:15tout à fait
47:15il s'est passé des choses
47:16ouais
47:17donc Micron ça fait
47:18de la DRAM
47:19de la mémoire vive
47:20donc vous en avez
47:20dans tous les appareils électroniques
47:22enfin PC
47:24smartphone
47:25maintenant dans les voitures
47:26et bien sûr
47:27dans les data centers
47:28donc la mémoire vive
47:30alors la différence
47:31entre la mémoire vive
47:32et la mémoire morte
47:32la mémoire morte
47:33c'est le fameux CD-ROM
47:34et la mémoire vive
47:35en fait c'est une mémoire
47:37un peu plus petite
47:38qui coûte un peu plus cher
47:39et en fait
47:40quand on la consulte
47:42c'est-à-dire
47:42quand on cherche à savoir
47:43ce qu'il y a dans la mémoire
47:44elle s'efface
47:44et donc du coup
47:45il faut réécrire dessus
47:47enfin c'est un peu plus compliqué
47:48c'est les rangées
47:49de transistors
47:50et de condensateurs
47:51pour ceux qui
47:52retourneraient à leur cours
47:53de physique de première
47:54et ça s'imprime un peu
47:56comme des cartes graphiques
47:59de Nvidia
48:00ou des puces
48:01d'Intel
48:02c'est un peu plus facile
48:03parce que c'est vraiment
48:04des rangées de condensateurs
48:05il n'y a pas de circuit
48:06compliqué
48:07mais par contre
48:08il faut
48:09il faut vraiment
48:11réduire la taille
48:11et donc on utilise
48:12des machines à SML
48:13maintenant pour ce qu'on appelle
48:14les leading nodes
48:15c'est-à-dire vraiment
48:16les barres de DRAM
48:19les plus petites
48:20maintenant on en est
48:21à la DDR5
48:23aujourd'hui
48:23c'est le truc
48:24le plus nouveau
48:25le plus moderne
48:26on utilise des machines
48:27d'ASML
48:28pour faire ça
48:29mais le fait que
48:31le design à l'intérieur
48:32n'est pas particulièrement
48:33compliqué
48:33fait qu'il y avait
48:34moins de barrières
48:35à l'entrée
48:36et c'est plus
48:36en mauvais français
48:38on appelle ça
48:39on dit que c'est
48:39commoditisé
48:40c'est plus une commoditisé
48:41que Nvidia
48:42c'était devenu une commodité
48:43non ça a toujours été
48:44une commodité
48:45en fait
48:46Micron ça a démarré
48:48en 1978
48:49c'est une boîte américaine
48:50qui a son siège
48:52à Boise
48:52enfin ils doivent dire
48:53Boyz là-bas
48:54dans Ridao
48:55c'est à l'ouest
48:56des Etats-Unis
48:57un endroit
48:57complètement paumé
48:58et en fait
49:00dans les années 80
49:01la DRAM
49:02il y avait
49:03beaucoup de producteurs
49:04en fait
49:04toutes les sociétés
49:06de semis
49:06Texas Instruments
49:07Intel
49:08tout le monde avait
49:09sa division de DRAM
49:10parce qu'en fait
49:12on n'était pas du tout
49:13aussi miniaturisé
49:14donc c'était moins spécialisé
49:15les japonais
49:16s'y sont mis
49:16dans les années 80
49:17NEC
49:18Fujitsu
49:18etc
49:19les coréens
49:20sont arrivés
49:20dans les années 90
49:21donc
49:22INX
49:22Samsung
49:23LG
49:24etc
49:24et à la fin
49:25des années 90
49:26il y avait une quarantaine
49:27de producteurs
49:27et il y avait même
49:28des européens
49:29et des taïwanais
49:29arrive
49:31l'explosion
49:32de la bulle internet
49:33là ça a été un bain de sang
49:34pas possible
49:35parce qu'en fait
49:35chaque usine
49:36produit
49:37et en fait
49:39le coût matière
49:40est assez faible
49:41dans cette industrie
49:42et donc du coup
49:43chaque usine
49:44elle a un coût variable
49:45assez faible
49:45elle a que des coûts fixes
49:46et donc elle a intérêt
49:47à tout moment
49:48à peu près
49:48quel que soit le prix
49:49de la dirame
49:50qu'elle sort
49:50a tourné à 100%
49:52et donc du coup
49:53les gens construisent leurs usines
49:54tournent à 100%
49:54sur production
49:56soit on est en sous-production
49:57comme un moment
49:57soit on est en sur-production
49:59et donc au début des années
50:00des municiles
50:00très violents quoi
50:01et quand on est en sous-production
50:03on va aller pricer
50:04sous le coup cash
50:04on va brûler du cash
50:06très fort
50:07et là ce qui s'est passé
50:07dans les années 2000
50:08c'est qu'en fait
50:08le gouvernement coréen
50:10a en fait
50:12inondé
50:13il a
50:14il a fait
50:15il a subventionné
50:16les pertes
50:17ce qui leur a permis
50:18de survivre
50:18les japonais
50:20sont sortis du marché
50:21enfin en fait
50:21les usines japonaises
50:22ont été récupérées
50:23par Micron
50:23les coréens
50:25sont restés
50:26les taïwanais
50:27dehors
50:28les européens dehors
50:29et ce qui fait
50:29qu'en fait
50:30à la fin des années 2000
50:30on se retrouve
50:31avec trois producteurs
50:32trois gros producteurs
50:33Samsung
50:33enfin une division
50:34de Samsung
50:34la division
50:35SKINX
50:36et Micron
50:37et à partir de là
50:38il y a un peu plus
50:39de discipline
50:40mais ça reste quand même
50:41une industrie très cyclique
50:42et là ce qu'on voit
50:44en ce moment
50:45donc les marchés finaux
50:46la demande finale en volume
50:48les smartphones
50:48les PC
50:49donc ça c'était des marchés
50:50qui sont ces dernières années
50:52plutôt en déclin
50:53mature
50:53voilà il y a eu un cycle
50:54à la hausse
50:55au moment du Covid
50:55et après voitures
50:58mais voitures
50:59c'est pas des énormes
50:59enfin je veux dire
51:00par rapport aux smartphones
51:00c'est pas des très très gros volumes
51:02en fait
51:02et là on arrive
51:04au data center
51:05et surtout à l'IA
51:06et en fait
51:06donc ça c'est le nouveau relais de croissance
51:08pour une boîte comme Micron
51:09et en fait
51:10les puces
51:11donc tout ça
51:11ça a commencé
51:12donc début 23
51:14l'explosion de Nvidia
51:16et au début
51:16on avait besoin
51:17que de puces Nvidia
51:17et puis assez vite
51:19ça a continué
51:20ça a continué
51:21et en fait
51:21les puces Nvidia
51:22elles se retrouvent
51:23limitées dans leur vitesse de calcul
51:25par l'accès
51:26et la vitesse d'accès
51:27à la mémoire vive
51:28d'accord
51:29en fait le but
51:29c'est que ça calcule
51:30le plus vite possible
51:31et donc au début
51:32elles utilisaient
51:33la mémoire vive standard
51:34des DR3
51:35des DR4
51:35donc il a fallu
51:36une nouvelle génération
51:37de mémoire vive
51:38pour s'adapter
51:39aux besoins
51:40des GPU de Nvidia
51:41exactement
51:42ce qu'on appelle
51:42la HBM
51:43la High Bandwidth Memory
51:44donc en fait
51:44l'idée c'est qu'une mémoire vive
51:46aujourd'hui
51:46il y a le calculateur ici
51:48il y a la mémoire ici
51:49il y a une petite route
51:50et une petite départementale
51:51très claire
51:52et voilà
51:52et on va à 60 à l'heure
51:54et on fait l'aller-retour
51:55et on revient
51:56et là ils ont dit
51:57on va faire
51:57un autoroute
51:58plus l'autoroute américaine
51:59avec les 8 voix
52:02et les 3 frontage roads
52:04qu'ils appellent la HBM
52:05on va mettre ça
52:06le plus près possible
52:07de la carte graphique
52:08et ça c'est ce qu'on appelle
52:09le Advanced Packaging
52:10aujourd'hui
52:10ce qu'on voit
52:11dans les data centers
52:12c'est la carte graphique
52:13de Nvidia
52:13et juste à côté
52:14des stacks de HBM
52:16qui peuvent venir
52:17de Micron
52:17qui peuvent venir
52:18de SK-ENX
52:19et donc Micron
52:20première génération
52:22de HBM
52:23la HBM 2E
52:24en 2023
52:24HBM 3E
52:26en 2024
52:26et là
52:27ils sortent
52:27la HBM 4E
52:28en 2026
52:29et jusqu'à présent
52:31en fait
52:31il n'y avait pas eu
52:32trop d'impact
52:33sur la DDR
52:33et là
52:34alors ce qu'il faut
52:35comprendre aussi
52:36c'est que le manufacturing
52:37la production
52:38de dirham
52:39parce qu'à l'arrivée
52:40les rangées de condensateurs
52:42c'est les mêmes
52:42alors on a juste changé
52:43le tuyau
52:44pour relier
52:45et bien
52:47en fait on peut produire
52:48de la HBM
52:49dans une usine
52:50qui faisait de la DDR
52:50et vice-versa
52:51et en fait
52:52au début
52:52c'était des volumes
52:53et en fait
52:55le système
52:56s'est complètement
52:57coincé
52:59à
53:00mi-2025
53:02où en fait
53:03la HBM
53:05la demande
53:05explosive
53:06de HBM
53:07a commencé
53:07à cannibaliser
53:08la DDR
53:08et il n'y avait plus
53:09de DDR
53:09et donc les prix
53:10de la DDR
53:11sont partis
53:12ont flambé
53:12ont flambé
53:13littéralement
53:14ils ont fait x10
53:15ils ont encore
53:16continué récemment
53:17à monter
53:17et là
53:18c'est à tel point
53:19qu'on est en train
53:20de se dire
53:21que
53:21les volumes
53:22de ventes
53:23de smartphones
53:24et de PC
53:24vont baisser
53:25cette année
53:25parce qu'il n'y a pas
53:26assez de DDR
53:28et on parle
53:28aujourd'hui
53:29les gens disent
53:30volume de smartphone
53:31moins 3 à moins 5%
53:33donc tout est construit
53:34par les data centers
53:34il n'y a plus rien
53:35pour le PC personnel
53:38il n'y a plus rien
53:38pour le PC
53:38enfin plus rien
53:39il n'y a pas plus rien
53:40mais il n'y a plus assez
53:41et donc
53:42à la marge
53:43ce qui va faire
53:44les volumes
53:45à la marge
53:46c'est en fait
53:47vous et moi
53:48si on veut aller acheter
53:49un PC
53:50parce qu'on est prêt
53:51elle payait 20% de plus
53:52en fait
53:52ça peut être ça
53:5420% sur le prix final
53:55d'un PC
53:56on parle sur certains PC
53:57d'augmentation de prix
53:58de 20%
53:58et en fait
54:00plus le PC est basique
54:01plus l'augmentation
54:02est forte
54:03parce que
54:03en pourcentage
54:05en proportion
54:06la barrette
54:07de dirhams
54:08vaut cher
54:09donc derrière
54:10eux
54:11ils augmentent
54:11donc les trois
54:12ils vont augmenter
54:14leur capacité
54:14évidemment
54:15vu que
54:16le chiffre d'affaires
54:18explose
54:18Micron
54:19ils avaient un chiffre d'affaires
54:20de 15 milliards
54:20en 2023
54:21là cette année
54:22on parle de 75 milliards
54:24donc il y a
54:24un énorme effet
54:26prix
54:26et un petit effet volume
54:28pour donner une idée
54:29le volume de DDR
54:30il n'a pas trop changé
54:31par rapport à 2023
54:32le volume de HBM
54:33il est à peu près
54:34aujourd'hui c'est à peu près
54:3520% du mix
54:36enfin en 2025
54:36donc il y a eu
54:37un effet volume
54:38d'à peu près 20%
54:39tout le reste c'est du prix
54:39et là
54:40d'ici à 2030
54:41là on parle de
54:42en fait
54:43que le volume d'HBM
54:44soit supérieur
54:46légèrement supérieur
54:47au volume de DDR
54:49donc un doublement
54:50en fait
54:51alors un doublement
54:52de la capacité en mémoire
54:54et alors
54:54ce qu'on appelle en wafer
54:55c'est à dire en disque
54:56en volume physique
54:57là ça serait plutôt
54:58une augmentation
54:58de 60 à 80%
55:00et ça
55:01c'est dans un scénario
55:02où on aurait
55:03des capex
55:04de data center
55:05qui seraient
55:06de l'ordre
55:06de 2 à 3 000 milliards
55:08entre 2025
55:10et 2030
55:10pas par an
55:11cumulé
55:12cumulé
55:12alors le truc
55:13c'est que
55:14si on regarde
55:14donc du coup
55:15il faut regarder
55:15les capex de data center
55:16ce qui va nous ramener
55:17à l'actualité brûlante
55:18et là
55:20si on regarde
55:21les capex
55:21des 4 gros
55:224 gros hyperscalers
55:23660 milliards
55:24pour cette année
55:24voilà
55:25donc ils étaient
55:25à 125
55:26il y a 3 ans
55:27l'année dernière
55:29ils étaient à 400
55:29là on disait
55:31avant les résultats
55:32on disait
55:33550-600
55:34et puis ils arrivent
55:34ils disaient
55:35en fait c'est 660
55:36et donc
55:37voilà
55:38et en fait
55:38donc là
55:40on est plutôt
55:41on va plutôt partir
55:42enfin actuellement
55:43on va plutôt partir
55:44si on n'augmente pas encore
55:46on va plutôt partir
55:46sur de 800
55:47à 1000 milliards par an
55:48jusqu'à 2030
55:50voilà
55:51parce qu'en fait
55:52il y a plein de demandes
55:52de calcul
55:53et là si c'est ça
55:54en fait ça va rester tendu
55:56enfin le marché est tendu
55:57il y a
55:58qu'est-ce qui peut
55:59qu'est-ce qui peut
56:00équilibrer le marché
56:01les prix
56:02la baisse des smartphones
56:03volume
56:04ça j'entends
56:05et des pc
56:06donc là aujourd'hui
56:07on dit des petites baisses
56:08marginales
56:09de volume de pc
56:10et de smartphone
56:11si ça continue
56:12on peut imaginer
56:13des trucs un peu plus agressifs
56:14du moins 20
56:15du moins 30
56:16et donc ça
56:17ça irait avec des augmentations
56:18de prix plus importantes
56:19en gros
56:20votre pc
56:21au bout de 5 ans
56:22vous attendrez 7 ans
56:23pour le changer
56:24des choses comme ça
56:25et puis après
56:26il y a la demande
56:27finale de calcul
56:29mais moi
56:30ce que je vois
56:30de façon anecdotique
56:31c'est que ma demande
56:32personnelle de calcul
56:33elle est complètement
56:34exponentielle
56:34donc bon
56:36voilà où on en est
56:37si on est plusieurs centaines
56:38de millions sur la planète
56:39à fonctionner comme vous
56:41oui je comprends
56:41c'est ultra cyclique
56:42alors voilà
56:43juste pour finir
56:44il nous reste 30 secondes
56:45Nicolas
56:45ça vaut combien
56:46une valeur comme ça
56:47après un rallye
56:48de 4 ou 500%
56:49ça vaut 10 fois les profits
56:50ah oui
56:51ça valait 10 fois les profits
56:53ça vaut toujours 10 fois les profits
56:54ça va rire réalité
56:55non
56:55c'est du pur
56:56voilà
56:57et dans un portefeuille
56:59c'est quoi
57:00il y a un bêta très fort
57:01c'est une
57:02oui d'accord
57:02nous on en a
57:03on avait une petite position
57:04maintenant c'est devenu
57:05la première position du portefeuille
57:06donc c'est gérer la pondération
57:07de ce genre de valeur
57:08dans un portefeuille
57:09et puis après
57:10la question c'est
57:10quand est-ce qu'on les vend
57:11quand est-ce qu'on les vend
57:12et la réponse
57:12c'est pas facile
57:14c'est pas tout de suite en tout cas
57:15il faut ajuster
57:17c'est tout de suite
57:17enfin si vous êtes un individu
57:19c'est pas pareil
57:20que si vous gérez
57:20un gros portefeuille
57:21voilà
57:22il y a une gestion des risques
57:23qui n'est pas la même
57:24bon on ne peut pas laisser
57:26une position comme ça
57:27ah bah non
57:27il faut gérer la pondération
57:29il faut gérer la pondération
57:30après si vous n'en avez pas
57:31et que vous voulez en avoir
57:32là c'est un pari sur
57:35est-ce que
57:36est-ce que
57:37en fait la demande de calcul
57:38c'est-à-dire la demande d'inférence
57:39d'utilisation de l'IA
57:40est-ce qu'elle demeure
57:42explosive ou pas
57:43c'est à vous de vous faire
57:44une idée là-dessus
57:45et si vous pensez que oui
57:46on en est un peu tous là
57:48est-ce qu'on est prêt
57:48à acheter le futur
57:49aujourd'hui c'est vraiment
57:50la question qui se pose
57:52dans ces marchés
57:53et avant de le passer
57:55merci beaucoup Nicolas
57:57Nicolas Déco
57:57gérant chez Clartan
57:58sur le cas Micron Technology
58:00dans Smart Wars
58:01merci à tous
58:03merci à tous
58:04merci à tous
58:05merci à tous
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