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Jeudi 5 février 2026, retrouvez Bastien Drut (Responsable des études et de la stratégie, CPR AM), David Belloc (Gérant-Stratégiste, Mirova) et Nicolas Goetzmann (Responsable de la stratégie Macroéconomique, Financière de la Cité) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Bastien Drouet est avec nous, le responsable des études et de la stratégie de CPR Asset Management.
00:18Bonsoir Bastien.
00:18Bonsoir.
00:19Nicolas Gotsman à nos côtés également, le responsable de la stratégie macro de la financière de la cité.
00:23Bonsoir Nicolas.
00:24Bonsoir.
00:24Et David Bellocq qui nous accompagne également, gérant et stratégiste chez Mirova.
00:28Bonsoir David.
00:29Bonsoir.
00:29Merci messieurs d'être là, le traditionnel débrief de la réunion de la Banque Centrale Européenne
00:34qui pourrait nous occuper un peu moins longtemps d'ailleurs que la conférence de presse de Christine Lagarde.
00:39On n'apprend pas grand chose de nouveau, David, le statu quo est unanime et la pose de la Banque Centrale Européenne
00:48semble encore assez ferme malgré les incertitudes et malgré une discussion assez ouverte j'ai trouvé sur la question du taux de change par exemple.
00:57Alors c'est vrai que la zone d'intervention, aussi bien à la baisse qu'à la hausse est quand même assez élevée.
01:02Donc on s'attendait à ce qui est statu quo.
01:04De ce point de vue-là, il n'y a pas de surprise.
01:06La garde et la BCE devaient nécessairement prendre en compte l'appréciation de l'euro assez forte,
01:14même si, on en reparlera peut-être tout à l'heure, mais la nomination Kevin Warch a peut-être capé un peu cette baisse du dollar contre euro.
01:23Plutôt dollar positif.
01:24Plutôt dollar positif. En tout cas, plus de crédibilité, peut-être moins de risque, c'est même sûr, d'indépendance de la Fed.
01:31Et donc c'est un facteur qui, je pense, a pu rassurer de ce point de vue la Banque Centrale.
01:38D'un point de vue inflation, c'est vrai que les derniers chiffres d'inflation étaient quand même plutôt inférieures à temps et faibles.
01:43On a même eu 0,3 en France sur une année glissante.
01:46Seule l'Allemagne, finalement, accélère un peu.
01:49Et je pense que c'est assez cohérent par rapport à son plan de relance.
01:53Et c'est surtout que ce qui est étonnant quand même, c'est que le wedge tracker de la BCE
01:57nous prévoit une accélération de l'inflation des services en 2026,
02:02ce qu'on ne semble pas observer selon les données alternatives, Indeed et autres.
02:07Donc de ce point de vue, en mars, la BCE va projeter ses perspectives de croissance et d'inflation.
02:14Peut-être qu'il y aura un update à cette occasion et qu'elle se laisse le temps en ce début d'année, en maintenant ce statu quo.
02:22Après, en quelques mots, on a quand même un plan allemand.
02:25Un plan allemand qui, dans un premier temps, je pense, ne devrait pas générer l'inflation
02:29parce que c'est un pays qui est en dessous de ses capacités de production.
02:32Mais qui, s'il y a un effet d'entraînement vis-à-vis du secteur privé, se concrétise
02:37et qu'on peut retrouver quelques goulots d'entranglement par rapport à du staff qualifié en...
02:45pourrait générer finalement une inflation et surtout une croissance assez décente pour 2027
02:51qui pourrait justifier une poursuite du statu quo.
02:55Mais ça reste une hypothèse à ce stade.
02:58Ce n'est pas une vision ou une conviction forte encore qu'on peut avoir à ce stade.
03:03Alors, c'est une conviction... On est en attente d'une exécution du plan.
03:09Donc, bien évidemment, c'est plus une conviction qu'une constatation.
03:12On en est en un début, même si on commence à avoir des indices de nouvelles commandes,
03:16une production industrielle...
03:17Ah, bien, on est en régime quand même !
03:18Pour autant, c'est vrai que le dernier stade de crédit, en fait, BCE, était plutôt négatif.
03:26Et donc, finalement, les risques baissiers sur l'activité sont quand même encore présents.
03:31Ce qui justifie finalement cet attentisme à ce stade.
03:36Nous, dans un premier temps, on pensait que la BCE avait de la place pour baisser ses taux
03:41et accompagner la relance en Europe, ainsi que le rebond du marché du crédit, de la construction.
03:48On était assez étonnés du discours de Schnabel extrêmement ferme,
03:51comme quoi le prochain mouvement serait une hausse.
03:54Et c'est vrai qu'à ce stade, on reste assez consensuels.
03:59Vous êtes en pause, quoi ?
04:00En jouant finalement un statu quo qui, pour l'instant, est difficile de...
04:05Il n'y a pas d'évidence ou de signe que la BCE telle que constituée aujourd'hui
04:09puisse effectivement sortir rapidement de ce statu quo.
04:13Bastien, vos commentaires sur la décision, la conférence de presse.
04:18Christine Lagarde répète que la BCE est en bonne place,
04:21mais quand même, le degré de confort n'est peut-être pas tout à fait le même.
04:26Déjà, il ne s'est pas passé grand-chose, je suis complètement d'accord.
04:30Après, il y a eu la tentative de minimiser les arguments d'une baisse de taux.
04:36Il y avait deux arguments.
04:38Il y a le fait que la semaine dernière, l'euro-dollar s'est approché des 1,20.
04:42D'ailleurs, il y avait le gouverneur autrichien, je crois,
04:46qui s'est exprimé à ce sujet-là pour dire que si ça continuait,
04:49il faudrait sans doute envisager une baisse de taux.
04:52Donc, il y avait ça et finalement, ça n'a pas suffi.
04:54Et ensuite, le fait que l'inflation sous-jacente soit bien en dessous
04:57des prévisions de la BCE pour le premier trimestre.
05:00Donc, la prévision de la BCE, c'est en moyenne 2,4% sur le premier trimestre.
05:06Et là, on est à 2,2% sur l'inflation sous-jacente sur le mois de janvier.
05:10Les prévisions de décembre, c'est ça ?
05:11Oui, c'est les prévisions qui avaient été faites en décembre.
05:13Oui, bien sûr.
05:14Elle a préféré se révéler aux prévisions de septembre,
05:16qui étaient sous la maîtrise du staff de la BCE,
05:20plutôt que celles de décembre,
05:21qui sont faites avec des inputs nationaux.
05:24Du coup, ça corrompte pour exactement ce que je dis,
05:27qu'ils essaient d'évacuer à peu près tous les arguments pour une baisse de taux.
05:31Ce qui est étonnant sur le taux de change,
05:36c'est qu'effectivement, l'euro-dollar s'est approché des 1,20 la semaine dernière,
05:39c'est reparti à 1,18 pour différentes raisons.
05:42Il peut y avoir la nomination de Kevin Walsh en particulier.
05:46Mais on se demande pourquoi la BCE, finalement,
05:48n'a pas été attentive au trade-weighted euro,
05:50parce que ce qui est important pour la BCE,
05:53ce n'est pas l'euro-dollar.
05:54Les États-Unis, c'est un partenaire commercial important,
05:56mais ce n'est pas toutes les relations commerciales de la zone euro.
05:59Ce qu'il faut regarder, vraiment,
06:00c'est l'évolution de l'euro par rapport à un panier.
06:03Et lui, il est très élevé depuis un peu moins d'un an,
06:06ça date du Liberation Day.
06:07Il a progressé le trade-weighted euro, comme vous dites,
06:09donc l'euro, le taux de change effectif pondéré de l'euro
06:12par rapport aux devises de nos partenaires commerciaux.
06:15Il s'est apprécié d'environ 5% depuis le mois de mars 2025.
06:20Oui, alors après, ça c'est la mesure de marché.
06:23On peut regarder aussi le taux de change réel effectif.
06:25Il y a différentes façons de le regarder.
06:27Mais en tout cas, il y avait déjà eu un choc très fort positif sur l'euro,
06:31qui n'aura jamais posé problème en réalité.
06:33Et ça, c'est quelque chose qui est assez perturbant.
06:37Donc je pense que je serais moins incisif que Nicolas sur la BCE.
06:42Vous préhomptez le propos de Nicolas Gossmann.
06:45Oui, je me souviens de la discussion qu'on a eue la dernière fois.
06:48C'est vrai que vous étiez ensemble il n'y a pas très longtemps.
06:50Et donc, je pense qu'ils n'ont pas du tout de velléité,
06:55de s'en monter vers une baisse de taux prochainement.
06:57Même si, nous, on pense qu'il y a le biais.
07:01S'il devait y avoir un mouvement cette année, ça serait une baisse de taux.
07:04Donc, il suffirait pas forcément grand-chose.
07:06On a une inflation totale qui est à 1,7.
07:08On commence à être un petit peu en dessous de la cible.
07:11Comme ils sont très attentifs finalement,
07:12contrairement à ce qu'elle a dit,
07:13ils sont quand même très attentifs aux derniers chiffres.
07:16Oui, parce que pour le coup, on a l'impression que,
07:18alors c'est toujours meeting by meeting,
07:20data dependent, etc.
07:22Mais c'est vrai qu'il y a une forme d'asymétrie.
07:23Là, on est capable de regarder à travers le trou d'air de l'inflation
07:28sans rester focalisé sur un point de donnée.
07:32Comme ils se sont passés à travers une tendance beaucoup plus longue,
07:35celle de l'appréciation de l'euro par rapport à l'entrée de Wattie
07:37depuis neuf mois, on va dire.
07:39Ils se sont passés complètement à travers.
07:40Et ça, c'était pas un point, c'était vraiment une tendance et un gros choc.
07:44Et ils ne se sont pas vraiment souciés de ça.
07:46Comment vous expliquez cette réticence du Conseil des gouverneurs
07:50à se montrer peut-être plus allant, plus ouvert sur l'idée d'une baisse de taux ?
07:56On ne parle pas d'un cycle de baisse de taux, Nicolas.
07:59On parle peut-être d'un ajustement final des taux directeurs de la Banque Centrale Européenne.
08:05Qu'est-ce qui explique cette réticence, selon vous ?
08:07Je pense que le narratif d'Isabelle Schnabel est quand même très bien installé.
08:13Elle dit en gros que l'Europe est à son plein potentiel aujourd'hui.
08:17On est peut-être même un petit peu au-dessus.
08:19Et donc, c'est ce qui signifie l'expression qu'ils utilisent,
08:22c'est-à-dire « we are in a good place ».
08:24Alors, très bien.
08:25La conséquence de cela, c'est effectivement que, comme vous l'avez rappelé,
08:30l'euro, quand il est comparé à un panier de 40 partenaires commerciaux
08:34les plus importants de l'euro, a atteint la semaine dernière son plus haut historique.
08:39Et donc, l'Europe arrive au milieu d'une séquence
08:42qui est une guerre commerciale mondiale,
08:45sans doute la plus importante qu'on ait connue de notre vivant aujourd'hui.
08:49Et on vient au milieu de cette guerre avec l'euro à son plus haut niveau historique,
08:53ce qui n'est pas forcément la meilleure solution, évidemment,
08:55et donc qui pénalise un peu tout le monde.
08:57On voit qu'on a commencé à avoir des dégâts,
08:59je pense que principalement la France est vraiment touchée
09:01avec cette inflation très faible en France,
09:03avec de l'emploi qui est en baisse quasiment depuis deux ans également.
09:07Et on voit les données d'investissement et tout ça qui sont quand même très faibles.
09:11C'est également le cas en Allemagne.
09:13Et ce qui m'inquiète le plus pour la suite,
09:15c'est de voir effectivement qu'on a le plan allemand qui va être mis en place.
09:19Et que si on considère aujourd'hui qu'Isabelle Schnabel considère
09:21qu'on est déjà aujourd'hui au plan potentiel,
09:24si l'Allemagne pousse, ça veut dire qu'on a une demande
09:26qui est un peu au-dessus du potentiel.
09:28Ce qui veut dire que logiquement, la BCE devrait réagir à ça.
09:31Et je pense que c'est pour ça qu'elle avait dit il y a un mois,
09:34enfin il y a deux mois, qu'il faudrait peut-être relever les taux,
09:36c'est-à-dire de compenser ce qui est fait en Allemagne.
09:38Et l'effet de compensation, c'est que du coup,
09:40si vous avez une relance publique en Allemagne,
09:42il va falloir compenser quelque part.
09:44La compensation, elle se fera sur le secteur privé.
09:46On pense que la France est un bon candidat
09:48pour pouvoir absorber le choc.
09:49Mais du coup, on arrive à une situation où avant,
09:52on avait le NGU qui poussait l'Espagne,
09:54la Grèce, le Portugal, l'Italie notamment aussi.
09:57Et on a eu, par effet de compensation,
09:59le secteur privé en Allemagne et en France,
10:01qui en a largement souffert.
10:02Et quand on regarde les données,
10:03je crois que je l'avais déjà dit la dernière fois,
10:04c'est que si je prends le secteur privé consommation
10:06plus investissement France-Allemagne agrégée,
10:09depuis 2019, on est à zéro,
10:11contre 18% aux États-Unis par exemple.
10:12Et donc, le secteur privé agit comme espèce d'absorbeur
10:16en dernier ressort de ce qui se passe en Europe.
10:18Sauf que maintenant, on a en gros une stagnation totale
10:22depuis 2019 dans ces secteurs-là,
10:24ce qui est juste tout à fait invraisemblable.
10:26Le secteur privé ne profite pas de ces commandes publiques,
10:30de ces dépenses publiques,
10:31de cet investissement public ?
10:33Il est censé donner une impulsion
10:35et amorcer quand même quelque chose.
10:36Encore une fois, s'il en profite,
10:38du coup, si on augmente la demande du côté allemand aujourd'hui,
10:41s'il en profite trop, il faut qu'on le ramentisse.
10:43On va compenser et la compensation,
10:45elle se fera sur le secteur privé,
10:45qui ne sera pas effectivement à toucher.
10:46Mais il faudra compenser d'une façon ou d'une autre.
10:49Et en fait, c'est ce qui se passe depuis 2019.
10:50Enfin, c'est une vieille habitude de la zone euro.
10:52Et c'est aussi pour ça qu'on stagne depuis aussi longtemps.
10:54Et en fait, on voit que les logiciels n'ont pas évolué,
10:57alors que le monde a profondément changé.
10:58Je pense que les impératifs qui existent aujourd'hui aux États-Unis,
11:01en Chine, au Japon, sont très différents.
11:03Tout le monde essaie de se battre maintenant
11:04pour avoir de l'investissement au maximum.
11:06Si je regarde les données d'investissement en France sur un an,
11:10en nominal, on est à augmenter de 3,9 milliards.
11:14Donc sur tout le secteur privé, c'est-à-dire les entreprises non financières,
11:163,9 milliards d'augmentation sur un an.
11:18Encore une fois, si je regarde les données, par exemple,
11:19de Google, qui a été annoncée hier à 385 milliards,
11:22en gros, Google a annoncé hier 40 fois
11:24ce qui a été investi en France l'année dernière.
11:28Oui, mais il y a quand même le plan allemand.
11:29Enfin, je veux bien qu'on ne regarde que la France,
11:31mais là, l'idée, c'est quand même de regarder les choses au niveau européen.
11:33Très différente.
11:34Et encore une fois, si vous n'accompagnez pas le mouvement,
11:36qui est mis en place par l'Allemagne
11:37et que vous faites un effet de compensation
11:39par une politique monétaire plus stricte,
11:40en fait, l'effet macro, il sera zéro à la fin.
11:43Bon, effectivement, de votre point de vue,
11:46il y a une erreur de politique monétaire,
11:48mais cette erreur, elle va durer, Nicolas ?
11:51On regarde la composition et la manière dont réagit la BCE aujourd'hui.
11:56Qu'est-ce qui pourrait la faire sortir de ça ?
11:57Est-ce que le point de fragilité, effectivement, c'est la devise ?
12:00La semaine prochaine, on va avoir une réunion des gouvernements
12:03qui vont commencer à parler,
12:04sauf au format Conseil européen,
12:06qui vont parler de la compétitivité.
12:08Merck, ça a déjà...
12:08On leur envoie une checklist, d'ailleurs.
12:11Ce qui est d'ailleurs invraisemblable,
12:12mais encore une fois, bon, bref.
12:15Oui, on parlait d'indépendance de la Banque centrale,
12:18ce genre de choses,
12:18du coup, ça va dans les deux sens.
12:21Frédéric Schmer, ça va critiquer aussi le niveau de l'euro la semaine dernière.
12:24Emmanuel Macron l'a fait au mois de décembre.
12:25Je crois qu'Emmanuel Macron va encore le faire la semaine prochaine.
12:28Donc, il y a une espèce de volonté politique de dire,
12:29bon, maintenant, ça suffit.
12:31Je pense, par contre, que pour la devise,
12:33c'est moins une question de taux qu'une question de réduction de la taille du bilan.
12:35Et que là, il va falloir un moment agir de ce côté-là.
12:39On voit que les États-Unis commencent à augmenter leur bilan
12:41depuis le mois de décembre.
12:42Et nous, on continue à avoir une réduction de taille du bilan
12:45qui est à son niveau maximum,
12:47qui n'a à peu près aucun sens.
12:48Et quand on constate que cette divergence entre États-Unis et Europe
12:52a commencé en mars dernier,
12:53au moment, justement, bon, il y a eu le Liberation Day, d'accord,
12:56mais c'est également le moment où l'euro a commencé à s'apprécier
12:58assez massivement contre le dollar.
12:59Et je ne pense pas que ce soit un hasard.
13:00Bon, c'est vrai que la question du bilan,
13:03je crois qu'il n'y a eu aucune question.
13:05C'est à peine...
13:07Enfin, c'est un sujet qui n'est absolument plus évoqué, là, aujourd'hui.
13:09Oui, alors que ça a été...
13:11La politique a été changée au Royaume-Uni,
13:12la politique a été changée aux États-Unis.
13:14Bon, par contre, au Japon, c'est accéléré,
13:15mais avec une taille de bilan qui est quatre fois supérieure à ce qu'on a chez nous.
13:18Et donc, on voit que ça change partout,
13:20sauf chez nous, on n'en parle même pas.
13:22Bon, sur le taux de change...
13:23Ça a des conséquences de marché, quand même,
13:25ce constitutif tightening.
13:27On voit que l'année dernière, par exemple, en 2025,
13:30on a eu les taux américains,
13:32les taux longs qui ont baissé,
13:33les taux européens qui ont monté.
13:35Et finalement, sur les 20 dernières années,
13:36c'est arrivé que deux fois,
13:38de voir les taux européens qui montaient
13:40et les taux américains qui baissaient.
13:41Et ça, c'est quand même en grande partie
13:43parce que la Fed, elle a ralenti son QT
13:46alors que la BCE, elle a été à plein régime de QT
13:49à partir de l'année dernière.
13:50C'est ce que vous disiez aussi, David.
13:52C'est vrai que les conditions financières
13:53ne sont pas si favorables que ça aujourd'hui en Europe.
13:57Vous citiez le Bank Lending Service, c'est ça ?
14:01La distribution de crédits en zone euro.
14:03Oui, il y a une amélioration, je crois, à l'automne,
14:05mais ça se dégrade à nouveau, en fait.
14:07En fait, il semble prendre...
14:13Il y a eu beaucoup de déclarations
14:14qui n'ont pas toujours été suivies des faits,
14:16mais le sujet de la souveraineté européenne au sérieux,
14:20notamment avec l'épisode du Groenland,
14:22on veut produire localement.
14:25Donc, toutes les filières sont concernées.
14:27On a un plan allemand qui devrait quand même entraîner
14:30à travers sa commande publique,
14:33surtout si on consomme et on produit localement
14:36à la fois au niveau infrastructures, défense, numérique, santé.
14:41Donc, toutes sortes de décisions politiques sont prises
14:43avec finalement une zone qui reste peu endettée
14:47par rapport à l'échelle mondiale
14:49et un excédent d'épargne évident.
14:54Donc là aussi, il y a peut-être quelque chose à faire
14:56pour rapatrier un peu cette épargne
14:57et financer nos transitions, en fait.
15:01Transitions militaires, numériques.
15:02C'est l'union des marchés de capitaux
15:03qu'on appelle l'union des parcs d'investissement.
15:05Tout est documenté, écrit,
15:08et puis même avant Draghi,
15:10on peut remonter aux cinq présidents.
15:11Enfin, je veux dire, j'ai l'impression
15:12que c'est une longue série de rapports.
15:14Tout à fait.
15:15Alors après, là, c'est vrai qu'à très court terme,
15:16on a le plan, donc les fonds souverains néerlandais
15:19qui, effectivement, appuient un peu
15:21parce qu'ils sont surreprésentés en taux allemands.
15:24On a aussi...
15:25Alors, même si...
15:26Moi, je reste assez confiant
15:27par rapport à l'endettement du Japon
15:29compte tenu du fait qu'il y a à peu près 100%
15:33d'aides sur pub qui est détenue par les domestiques
15:36et qu'ils ont une croissance nominale à 4%,
15:38ils empruntent à moins de 1%.
15:39Donc, je pense qu'ils savent ce qu'ils font.
15:41Ils ont, par contre, d'ici quelques années,
15:43un vrai challenge par rapport à leur démographie.
15:47Mais là, à très court terme,
15:48il y a une fenêtre de tir pour emprunter,
15:50essayer de rehausser leur pourcentage de croissance.
15:52N'empêche que ça fait plus de croissance,
15:54des taux plus intéressants,
15:55donc là aussi, il y a un rapatriement.
15:56Donc, il y a toutes sortes de domestiques.
15:59Et donc, finalement, c'est un peu une guerre des dettes.
16:03Et dans ce cadre-là, c'est vrai qu'on n'a pas un scénario
16:05où les taux allemands ont vocation à baisser.
16:08Ils ont même, de notre point de vue,
16:10plutôt vocation à continuer à monter.
16:12Donc, voilà.
16:14Après, dans le même temps, on a effectivement
16:16l'esprit d'Italie-Espagne qui s'est énormément resserré.
16:18La France qui, finalement, continue sa situation politique,
16:21emprunte à un taux correct.
16:23Je pense que c'est avant tout une volonté politique
16:25plus que des niveaux de taux qui manquent en Europe pour avancer.
16:31La balle se renvoie toujours d'un camp à l'autre.
16:34Macron ou d'autres essayent de faire passer un message à la BCE
16:38qui, elle-même, renvoie la balle en disant
16:40« Il y a une checklist qui vous attend, mesdames, messieurs les dirigeants. »
16:44Vous n'avez qu'à cocher les cases.
16:46Votre point sur Walsh et le dollar,
16:48ça nous amène à parler, effectivement,
16:50de ce que pourrait être la fête sous Kevin Walsh.
16:53Que veut Kevin Walsh aujourd'hui en 2026
16:56par rapport à toute la littérature qu'on peut avoir aussi
16:59autour de Kevin Walsh, ses discours publics,
17:02ses décisions, enfin, oui, ses décisions
17:03et les décisions qu'il a pu assumer ou prendre
17:08en tant que gouverneur à l'époque, entre 2006 et 2011.
17:12Donc, il est plutôt positif de l'art.
17:13Il est plutôt haussier de l'art.
17:14Cette nomination est finalement plutôt haussière de l'art.
17:16En fait, la hausse des taux, la dépression de dollars,
17:20le sel américain, qui a commencé avec le Groenland
17:23et qui a continué en janvier, devait cesser.
17:26On commençait à avoir une prime de risque institutionnel
17:29avec une quantification forte.
17:32Et donc, finalement, Kevin Walsh a permis, je pense,
17:36du fait de son parcours à Trump de casser ce trade
17:41de perte d'indépendance de la Fed,
17:43de perte de crédibilité de la Fed.
17:45Ça fait un risque.
17:46Malgré le fait qu'un Donald Trump, il y a encore une semaine
17:48ou dix jours, nous dit qu'il est très à l'aise
17:50avec le niveau du dollar.
17:51Ah non, non, il est tout sauf à l'aise.
17:52D'accord, il y a le disque au façade,
17:54mais la réalité, c'est qu'il y avait un risque
17:57de perdre le contrôle sur ce sell américain,
17:59ce debasement trade, et que ça pouvait devenir
18:01à un moment, une spirale difficile à stopper.
18:05Le problème, c'est que c'est difficile d'imaginer
18:06une baisse du dollar avec une baisse des taux.
18:08En général, les deux vont paire,
18:10et donc c'est le sell américain, y compris les treasuries.
18:12Donc, autant le dollar, si on en croit Miran,
18:15et toute la théorie...
18:15On a la hausse des taux et la baisse des taux.
18:16On a la hausse des taux, ça permettrait de ne pas trier
18:18l'outil de production, etc., sur le territoire.
18:20Donc, ça peut avoir du sens d'un point de vue politique Trump.
18:22Par contre, la hausse des taux, clairement pas.
18:24Il y a cette histoire d'affordability, de mid-terms.
18:27Il ne peut absolument pas se permettre
18:29d'avoir ces taux qui montent.
18:30Et donc, en cela, je pense que la nomination de Kevin Walsh
18:33a permis de stopper le mouvement.
18:36Après, c'est un proche de la famille Trump,
18:38c'est un proche de Bessent, tout...
18:40Donc, ils vont pouvoir se coordonner...
18:42C'est le genre d'un ami d'enfance de Donald Trump,
18:43pour dire la chose clairement,
18:44et pas d'une petite famille,
18:46qui est la famille héritière de ce qu'il y a.
18:47Donc, ça, c'est sur l'image.
18:48Après, je pense que la personne,
18:50sur laquelle, bon, j'ai aucun recul,
18:52mais elle semble flexible,
18:53et je pense qu'elle ajustera tout simplement
18:55meeting par meeting sur les données économiques.
18:57J'ai du mal à croire qu'ils subissent...
19:00Enfin, de toute façon,
19:00ce n'est pas dans l'intérêt de la FED,
19:01ni dans l'intérêt, d'ailleurs,
19:03de caper les taux,
19:05de perdre cette crédibilité.
19:08Voilà.
19:09– Non, mais très bien,
19:10Stanley Druckenmillard,
19:11qui est un grand mentor de Kevin Walsh,
19:16dit de lui qu'il n'est ni Faucon ni Colomb.
19:18– Très, très, très rapidement,
19:19il mise tout sur les gains de productivité.
19:22Et donc, s'il applique la règle de Taylor,
19:23on ne devrait pas baisser les taux,
19:25c'est sa théorie,
19:26mais avec les gains de productivité,
19:28on devra avoir une inflation baissière,
19:29et donc on baissera les taux naturellement,
19:31tout en réduisant le bilan.
19:32C'est le meilleur des mondes,
19:33espérons que ça se passe comme ça
19:35pour la fête des États-Unis,
19:36mais à suivre.
19:38– Bon, il aura du pain sur la planche,
19:39qu'est-ce que...
19:40Il y a une forme de continuité,
19:43c'est un grand changement,
19:44Kevin Walsh,
19:45bon, il s'est exprimé,
19:46il n'y a pas très longtemps,
19:47en fin d'année dernière,
19:48dans le Wall Street Journal,
19:49il a donné aussi quelques interviews,
19:51enfin, non mais...
19:52Ben oui, mais si,
19:53il a pris la parole, quand même,
19:54avant d'être nommé.
19:56Qu'est-ce que vous en avez retenu, Nicolas,
19:57et qu'est-ce que ça peut donner
19:58le jour où il devient le président
20:01de la Réserve fédérale américaine ?
20:02– Alors déjà, il ne l'est pas encore.
20:03– Non.
20:04– Il va falloir passer le Sénat,
20:05il ne s'est pas encore gagné,
20:07donc il y a toujours un sénateur
20:08qui bloque pour le moment.
20:08J'imagine que la pression
20:09qui existe sur ce sénateur
20:10doit être assez sympathique à vivre.
20:12– Et alors, il demande
20:13la fin de la criminalisation,
20:14enfin, la fin de la procédure
20:16contre Jérôme Powell et la fête.
20:18En tout cas, que ce sujet-là soit résolu
20:20avant qu'il puisse donner son vote
20:21de validation d'un quelconque nominé.
20:23– C'est ça.
20:24Donc, on va dire,
20:24prenons l'hypothèse favorable,
20:26pour lui en tout cas,
20:29et qu'il arrive à la Fed,
20:31même au sein de la Fed,
20:32il n'aura pas une influence
20:32qui va être très importante,
20:35à mon avis.
20:35D'une part, parce qu'il les a quand même
20:36critiqués de façon assez lourde
20:38et pas forcément très maline par le passé.
20:42D'autre part, parce que je ne pense pas
20:43qu'il ait, contrairement par exemple
20:45à Stéphane Miran,
20:45qui je pense était quand même
20:46une vision assez construite
20:47sur les arguments
20:49qui permettaient justement
20:50de baisser les taux.
20:51Je pense que c'est beaucoup plus fragile
20:51de chez Kevin Walsh.
20:52Donc, peut-être qu'il peut s'appuyer
20:53sur Miran, mais sauf que Miran,
20:54si Walsh rentre,
20:55Miran sort.
20:56Donc, ça va être plus compliqué.
20:58Et dans ce cadre-là,
20:58le seul qui a un argumentaire sérieux
21:00pour pouvoir baisser les taux,
21:01c'est Christopher Waller.
21:02Et là, il y a une vision
21:03qui est quand même relativement différente.
21:04Parce que Walsh veut baisser les taux courts,
21:06mais il aimerait bien baisser le bilan
21:07en même temps.
21:07Donc, un effet de compensation.
21:09D'ailleurs, c'est assez amusant
21:10parce que c'est ce que fait
21:10de la BCE aujourd'hui.
21:11Et en fait, je me dis,
21:12c'est quand même triste.
21:13Ça fait 15 ans que j'appelle de mes voeux
21:14d'avoir quelqu'un
21:15qui ressemble à quelqu'un de la Fed
21:16au sein de la BCE.
21:17Et là, boum, pas de bol.
21:18Un profil BCE
21:19qui arrive au sein de la Fed.
21:20C'est terrible.
21:22Mais bon, voilà.
21:23Voilà où on en est.
21:25Donc, lui, il croit.
21:26Enfin, il croit.
21:27En tout cas, il vend l'histoire
21:28du boom de productivité.
21:30Oui.
21:30Effectivement.
21:30Voilà.
21:31Et honnêtement, c'est possible.
21:33Pour l'instant,
21:34on ne l'a pas encore dans les données.
21:35C'est possible.
21:35C'est possible que ça arrive.
21:36Enfin, on peut même l'espérer
21:38et que ça arrive.
21:39Effectivement, dans ce cadre-là,
21:40la productivité mangerait l'inflation,
21:43ce qui permettrait
21:43de pouvoir baisser les taux
21:44et d'accompagner justement
21:45ce boom-là.
21:45Mais c'est à vérifier,
21:46à confirmer encore.
21:47Oui, on a des indices.
21:49On a des indices.
21:50Pour l'instant, c'est pas ça.
21:50En plus, on a eu un...
21:51C'est ça qui était assez curieux.
21:52Hier soir, on a eu un discours
21:53de Lisa Cook
21:54qui est quand même sous pression
21:55de Trump et tout ça
21:56et qui a donné un discours
21:57qui va plutôt dans ce sens-là
21:58en disant, en fait, oui,
21:59on commence à avoir justement
22:00ce lien de productivité
22:01qui commence à démarrer
22:02aux États-Unis.
22:03Ça peut être intéressant ensuite,
22:04mais on n'a pas encore suffisamment
22:04de données pour pouvoir l'accompagner.
22:06Donc, on verra.
22:07Ensuite, sur les projets de Warch
22:09de baisser le bilan,
22:09je lui dis bonne chance
22:11parce que quand on regarde
22:13les données aujourd'hui
22:13aux États-Unis,
22:14on a le paiement des intérêts
22:16de la dette aujourd'hui.
22:17Aux États-Unis, pour 2025,
22:18on va tomber à 3,2% du PIB,
22:20c'est-à-dire le record depuis 1991,
22:21c'est-à-dire le record le plus haut
22:23qu'on ait jamais atteint.
22:24Et ce qui est un peu amusant,
22:25c'est qu'on parle
22:26de l'indépendance de la Fed
22:27aujourd'hui en se disant
22:28est-ce que Trump va laisser
22:29l'indépendance de la Fed ?
22:29Mais je pense qu'il y a
22:30au-delà de Trump,
22:31c'est Volcker,
22:32quand il monte les taux en 1979,
22:33on a une dette qui est
22:34à 30% de PIB.
22:35Aujourd'hui, on est à 100,
22:36120% en fonction des mesures.
22:38Et Volcker, aujourd'hui,
22:39est impossible.
22:40Enfin, si on fait Volcker,
22:41on explose tout.
22:42On explose tout.
22:42Oui, bien sûr.
22:43Donc, ça n'a pas de sens.
22:43Et donc, oui,
22:44il y a un problème aux États-Unis.
22:46Le problème, il est fiscal
22:47et que s'ils veulent s'en sortir,
22:49il n'y a pas grand-chose
22:50à faire d'autre
22:51que de pousser le nominal
22:52de 4,
22:53ce qui est anticipé
22:54pour le moment,
22:54d'arriver à 5
22:55et d'accepter soit
22:56avec, on croise les doigts,
22:58un point de plus de productivité
22:59et donc un point de plus
22:59de croissance,
23:00soit si on a un peu moins
23:01de chances d'avoir
23:01un pourcent d'inflation en plus.
23:03Mais à un moment,
23:04c'est arithmétique.
23:05Soit on fait ça,
23:06soit on envoie le pays
23:06dans le mur.
23:07Donc, sur le bilan,
23:08de toute façon,
23:09encore une fois,
23:09on l'a beaucoup rappelé,
23:10c'est un président,
23:12un vote,
23:13ni plus ni moins.
23:14Et sur le bilan,
23:15aussi,
23:15c'est un consensus
23:16à former au sein du FOMC.
23:17En tant que président
23:18de la Fed Futur
23:19et du FOMC,
23:20il n'a pas la main seule
23:21pour décider
23:23ce réglage-là.
23:25Bastien,
23:25vos commentaires,
23:26effectivement,
23:27et au final,
23:30est-ce qu'il sera
23:31un président
23:31qui va quand même
23:32baisser les taux
23:33parce que,
23:34de toute façon,
23:35l'économie américaine
23:36permet d'envisager
23:37encore des baisses
23:38de taux devant nous ?
23:39Il y a plein de choses
23:40à dire sur lui,
23:42sur Warch.
23:43Vous citiez
23:43quand il s'est exprimé
23:45dans le Wall Street Journal.
23:47Pour moi,
23:47c'était vraiment
23:48un exercice
23:48de flagornerie
23:49extrême
23:51pour dire que
23:52toutes les politiques
23:53de Trump
23:53étaient géniales,
23:54les meilleures du monde,
23:55etc.
23:56C'est même assez
23:56surprenant à lire.
23:59Ensuite,
24:01sur la politique
24:02de bilan,
24:03effectivement,
24:05ça sera,
24:05je pense,
24:06très compliqué
24:07de rebaisser
24:09le bilan
24:09tout simplement
24:10parce qu'il y a eu
24:11une raison
24:12pour laquelle
24:12la Fed a arrêté
24:13de baisser son bilan
24:15le 1er décembre
24:16et qu'il est reparti
24:17sur du QE technique
24:18le 11 décembre,
24:18c'est-à-dire 10 jours après,
24:20tout simplement
24:20parce qu'il y avait
24:20des pressions
24:21sur les taux monétaires
24:22qui étaient importantes.
24:25Revenir
24:25au quantitative tightening,
24:26ça va reproduire
24:27les mêmes effets,
24:28tout simplement.
24:28Ça reproduirait
24:29les mêmes effets
24:30et en fait,
24:31ça ne marcherait pas.
24:32lui, il voudrait revenir
24:33au monde
24:34d'avant
24:34la grande crise financière.
24:35Mais ça va
24:36être possible,
24:37c'est juste impossible
24:38et il y a des gens
24:40qui théorisent très bien
24:41finalement
24:42comment devrait être
24:44la composition,
24:45la taille du bilan
24:46à long terme.
24:47C'est Christopher Waller
24:47exactement
24:48et lui,
24:49il ne s'est jamais prononcé
24:50pour avoir des réserves
24:51des banques commerciales
24:52qui convergeraient vers zéro.
24:54Il n'a jamais dit ça
24:54et il a tout simplement dit
24:56et je pense que c'est
24:56la version qui est très
24:57consensuelle
24:58au sein de la Fed
24:59qu'il faut changer
25:00la duration.
25:01C'est jouer sur la duration,
25:03au lieu d'avoir
25:05des titres de maturité longues
25:06et des MBS surtout.
25:07Ça, c'est vraiment
25:08ce que Waller n'aime pas,
25:09c'est d'avoir des titres
25:10hypothécaires
25:10au sein du bilan
25:11de la Fed.
25:12D'ailleurs, Waller et Walsh
25:13n'aiment pas ça non plus.
25:15Oui, effectivement,
25:16ça, c'est en train
25:16de sortir progressivement.
25:16Modifier la composition.
25:18C'est en train
25:18de sortir progressivement.
25:19C'est des choses
25:20qui peuvent se faire
25:20seulement sur le long terme
25:21parce qu'ils ont une position
25:23la Fed sur le marché
25:24des titres hypothécaires
25:25qui est extrêmement forte.
25:27Je n'ai pas regardé
25:27la place de la Fed
25:30mais je pense qu'on doit être
25:31aux alentours de 20-30%
25:32du marché.
25:33L'ordre de grandeur,
25:34ça doit être à peu près ça.
25:35Et donc, la Fed ne peut pas
25:36sortir du jour au lendemain.
25:37Tout simplement.
25:38Cette idée-là,
25:39elle est complètement
25:40à remettre à la poubelle.
25:43Après, effectivement,
25:44j'ai le même commentaire
25:45que les autres.
25:46C'est qu'en fait,
25:48il est tout seul
25:49au sein du FOMC.
25:50Il a été très virulent
25:51avec les autres.
25:52Pour bâtir un consensus,
25:54franchement,
25:54il va falloir se lever tout.
25:55Le consensus,
25:56ça va être de baisser
25:57deux fois les taux
25:58en cours d'année 2020.
26:00Après,
26:02il remplacerait,
26:03on ne sait pas
26:04si Powell restera
26:05après le 15 mai
26:06de cette année,
26:08mais il remplacerait
26:08quand même l'un des membres
26:09les plus dovish.
26:10C'est ça qui est paradoxal.
26:11Il remplacerait
26:11l'un des membres
26:12les plus dovish
26:12du FOMC
26:14qui est Jérôme Powell.
26:15Ce n'est peut-être pas
26:16le plus dovish.
26:17Il y avait Miran,
26:17effectivement,
26:18mais je pense qu'il n'y avait
26:19pas beaucoup d'autres
26:19qui étaient plus dovish
26:20que lui.
26:21Il y a quand même
26:22quelque chose de paradoxal.
26:22De là à dire
26:23que ça va changer
26:24vraiment quelque chose,
26:25je ne pense pas
26:25que ça ne va pas changer
26:26grand-chose en réalité.
26:28À part que
26:29il y aura quelqu'un
26:32qui apparaîtra sans doute
26:34comme moins dépendant
26:36que Powell
26:36parce que je pense
26:38que c'est un profil
26:39qui est très politique.
26:40Et ce que je disais
26:41tout à l'heure,
26:41ce que je mentionnais
26:42avec le sourire
26:43de l'article
26:45dans le Wall Street Journal,
26:46là on voit vraiment
26:47qu'il essaye
26:49de satisfaire Trump.
26:51Évidemment,
26:51il était en campagne
26:52lui-même
26:53et il essaye
26:53de satisfaire Trump
26:54donc il va essayer
26:55de baisser les taux
26:57autant que possible.
26:58Il n'est pas tout seul.
26:59Et on voit
27:00que c'est quand même
27:00vraiment un animal politique
27:02et on peut réinterpréter
27:04les propos au quiche
27:06qu'il avait en 2009,
27:07en 2010,
27:07en 2011
27:08tout simplement
27:09parce que c'était Obama
27:09qui était président,
27:10c'était un démocrate.
27:11C'est la grande question.
27:12Et en fait,
27:13et ça peut paraître
27:14complètement caricatural,
27:15mais quand on regarde
27:16quelqu'un comme Michel Bouman
27:17qui était ultra au quiche
27:20pendant Biden
27:20et dès que Trump arrive,
27:21il est ultra dovish,
27:23on se dit
27:23oui, vraiment c'est possible.
27:24Il y a des gouverneurs
27:26qui sont très politisés,
27:28très politiques
27:28et je pense
27:29que Warch
27:30en fait partie.
27:31Et ça a des implications
27:33sur la courbe
27:34des taux américaines,
27:35sur le dollar ?
27:36L'idée, c'est que ça
27:37pentifie un peu la courbe
27:39parce que si effectivement
27:41il arrive,
27:42peut-être avec l'aide
27:43de Waller,
27:43à aller plus loin
27:44dans le désinvestissement
27:46en termes de duration
27:47sur les titres du trésor,
27:49peut-être accélérer
27:50ce mouvement-là,
27:51oui, là,
27:51ça peut avoir
27:52un impact
27:53de pentification
27:54de la courbe.
27:55Mais ce n'est pas
27:56quelque chose
27:56qui est très fort
27:57parce que l'hypothèse
27:58qu'il y arrive
27:58n'est pas non plus
27:59très très forte rapidement.
28:00Là où il peut avoir
28:01beaucoup plus la main,
28:03David,
28:03il plaide pour un régime
28:05change à la Fed,
28:07alors il parle
28:08du staff,
28:09il y aura sans doute,
28:10j'imagine,
28:11beaucoup de changements
28:11au sein du staff,
28:12que font les économistes
28:13à la Fed,
28:14pourquoi est-ce qu'il travaille
28:15avec des modèles
28:15pétés,
28:16tout pétés,
28:17pour reprendre
28:18un peu simplement
28:18son message.
28:20Il peut avoir la main
28:22aussi sur la stratégie
28:23de communication,
28:23visiblement il trouve
28:24que ça parle un peu trop
28:25et que peut-être
28:26revenir à une communication
28:27plus mesurée,
28:29ça peut être
28:30une bonne chose,
28:31il peut agir
28:32sur le plan
28:32de la régulation
28:34ou de la dérégulation
28:35également.
28:35Là, en tant que président,
28:36il peut avoir les mains
28:37beaucoup plus libres
28:38qu'en tant que président
28:39du FOMC.
28:41Oui, alors effectivement,
28:42il est un fervent défenseur
28:43de la déréglementation.
28:46Alors,
28:46on pourra
28:47reparler après
28:48des débuts de politique
28:50déréglementation Trump
28:52et des conséquences
28:53qu'on commence déjà
28:53à voir sur les marchés.
28:54Oui, mais allons-y,
28:55si, si, si.
28:55Non, mais juste
28:56pour finir,
28:57en fait,
28:59si effectivement
28:59on part du constat
29:00que cette explosion
29:01du bilan de la Fed
29:02a généré finalement
29:05de l'inflation,
29:06notamment via
29:07des actifs financiers,
29:09et donc a renforcé
29:09les inégalités.
29:12Lui, il parle
29:13de monetary dominance.
29:14Il réfute
29:15l'idée de fiscal dominance,
29:17où c'est les budgets
29:18qui s'imposent
29:19effectivement
29:19aux politiques monétaires.
29:21Lui,
29:21il estime
29:22que c'est la politique
29:23monétaire
29:23qui a rendu
29:24les États
29:24laxistes,
29:26dépensiers
29:26et une mauvaise allocation
29:27du capital,
29:28etc.
29:28Et accro
29:30aux baisses de taux.
29:31Oui.
29:32Donc, effectivement,
29:33mais ils sont sur
29:35un chemin de crête,
29:36en fait,
29:37les Américains,
29:38parce qu'ils ont une dette
29:38de 38 000 milliards,
29:40ils ont une charge
29:40d'intérêt de la dette
29:41de 3-4%.
29:43Ils se lancent
29:45à cause de la crise
29:46dans l'investissement
29:47artificiel
29:48qui pèse la moitié
29:49du PIB
29:50l'année dernière,
29:51qui doit générer
29:521% de gain de productivité,
29:54sinon les investissements
29:56ne seront pas rentables,
29:57et rapidement en plus,
29:58puisqu'il y a un décalage
29:59entre le moment
30:00où on investit
30:01et le moment
30:01où ça devient rentable,
30:03et un consommateur
30:03qui est complètement polarisé
30:05et complètement dépendant
30:06des effets richesses,
30:07qui repose également
30:08sur ces investissements
30:09hier.
30:10Donc, dans ce contexte-là,
30:11a changé complètement
30:12la doctrine
30:12de la Fed,
30:14je pense qu'il va être
30:15très attentif au marché,
30:17très attentif au marché.
30:19Il ne peut absolument
30:20pas se permettre
30:20de le frasser
30:22de ce point de vue-là,
30:23et sur la partie longue
30:24de la courbe,
30:25je pense qu'il y a
30:25peu de place
30:26pour adhérent le bilan de la Fed.
30:27Et sur la dérégulation,
30:29alors ?
30:29Non, mais sur la dérégulation,
30:30c'est-à-dire que là,
30:31effectivement,
30:32dans les événements récents
30:33sur les softwares,
30:35et je disais
30:36que les BDC,
30:37Business Development Company,
30:39qui...
30:40On l'a expliqué,
30:41il faut l'expliquer à nouveau.
30:41Donc, ce sont des véhicules cotés
30:43qui donnent accès
30:44au marché de crédit privé.
30:46Voilà.
30:46Donc, c'est des SPAC,
30:47des sortes de SPAC,
30:48quelque part.
30:48Pour le crédit privé.
30:49Pour le crédit privé.
30:50Donc, ils se levredent,
30:52en plus.
30:53Ensuite,
30:54ils investissent
30:55dans le crédit privé,
30:56qui ensuite investissent
30:57dans des boîtes
30:58de software,
30:58mais pas que,
30:59l'initiative officielle,
31:00sur lesquelles
31:01les covenants sont
31:01très douteux.
31:02C'est-à-dire que c'est
31:03des EBITDA
31:04qui couvrent à peine
31:05les intérêts de la dette.
31:07Donc, c'est vraiment...
31:09Et tout ça,
31:09ça passe sans problème.
31:11Bon, on voit que...
31:12C'est 20-30% d'exposition,
31:14parfois,
31:14au secteur des softwares
31:15pour ces véhicules BDC,
31:17comme vous dites.
31:17Voilà.
31:18Donc,
31:19pour l'instant,
31:21ça reste spécifique,
31:23canalisé.
31:24Il y a énormément d'outils
31:25pour pouvoir
31:25éteindre l'incendie
31:26s'il y a un incendie.
31:28Mais on voit qu'effectivement,
31:29la déréglementation
31:30à tout va,
31:31a quand même
31:31une limite.
31:32disons que ça crée du risque.
31:35Enfin,
31:35ça met du risque
31:36dans certaines parties
31:38du marché.
31:39Surtout quand il s'agit
31:39du crédit privé
31:41qui ne sont pas forcément
31:42correctement appréhendés
31:42par les investisseurs.
31:44Et c'est le risque majeur
31:45aujourd'hui, là ?
31:46Pour les marchés ?
31:47Non, mais d'une manière générale,
31:48c'est vrai que ces investissements
31:49IA
31:50qui se font
31:51assez récemment
31:52via de la dette,
31:55comme tout créancier
31:57nécessite
31:58une rentabilité rapide,
32:00des cash flows récurrents.
32:02Et donc,
32:02par définition,
32:03il y a un décalage
32:03entre les besoins
32:05d'investissement
32:05et la modélisation
32:06de ces investissements.
32:07Donc déjà,
32:08on a ce décalage.
32:09Après,
32:09il y a un taux d'acceptation.
32:11On voit là,
32:12à travers les dernières
32:13avancées d'Entropie,
32:14que quand on trouve
32:15une application
32:17avec des workflows
32:18intégraux,
32:19intégrales,
32:19qui peuvent imaginer
32:21une rentabilité,
32:21ça pose un problème
32:22puisque ça détruit
32:23des secteurs,
32:24ça détruit de l'emploi
32:25et ça peut avoir
32:27des conséquences macro
32:28dont on ne maîtrise
32:28pas complètement l'issue.
32:30Donc,
32:30en fait,
32:31on est dans une situation
32:31où effectivement,
32:33l'IA peut nous réserver
32:34des bonnes
32:35et des mauvaises surprises.
32:36C'est à la fois
32:36une solution évidente
32:38pour nos transitions,
32:39mais c'est un risque systémique
32:40et il va falloir gérer ça.
32:41On est dans un moment
32:42purement chumpeterien,
32:43là, Bastien.
32:44C'est vrai que de voir
32:45ce secteur des softwares
32:47dont le crash
32:49s'accélère encore,
32:50parce qu'encore une fois,
32:51c'est ce qu'on rappelle,
32:51ça fait un an
32:52que ça directe
32:53et c'est des baisses
32:53de 30-40%
32:54pour des boîtes globales,
32:56mondiales.
32:56Alors, en Europe,
32:57c'est SAP,
32:58Capgemini, etc.
32:59Mais on a plein de grosses boîtes
33:00aux Etats-Unis
33:01et là,
33:02depuis deux jours,
33:03c'est...
33:04Est-ce que c'est...
33:05Il y a une peur de panique
33:06ou est-ce qu'il y a
33:07une vraie conviction
33:08du marché
33:08de se dire
33:09que non,
33:09ces boîtes-là,
33:10peut-être qu'à 5 ans...
33:11Entre les deux.
33:12Elles n'existent plus.
33:13En revanche,
33:15nous, ce qu'on se dit,
33:16c'est que pour les sociétés
33:18de software,
33:18le mouvement,
33:19il commence à devenir extrême.
33:20Quand on regarde
33:21les valorisations
33:23des sociétés,
33:24je ne vais pas citer de nom,
33:25mais on a maintenant
33:27des PE qui se retrouvent
33:28à 8, 9, 10.
33:30On retrouve des PE
33:31qui sont quand même
33:31vraiment très faibles.
33:33Alors, partant au niveau...
33:35C'est ça qui est
33:36aussi le directing.
33:37C'est-à-dire qu'à un moment,
33:38ces boîtes de logiciels
33:39de soft se sont payées
33:40des dizaines de fois
33:41le chiffre d'affaires.
33:42Bien sûr, bien sûr.
33:43Mais là, ce qu'on se dit,
33:45c'est que le mouvement
33:45commence à devenir trop fort,
33:48pas forcément justifié,
33:50parce que...
33:52On revient à la déclaration
33:54de Jiangson Yung hier
33:55sur le fait qu'il y avait
33:56quelque chose d'illogique
33:57dans ce mouvement de marché.
34:01Que c'est aussi des sociétés
34:02qui vont diffuser l'IA.
34:03C'est le message
34:03qui fait passer Jiangson Yung.
34:06C'est des outils.
34:06Et ces outils-là,
34:07ils vont intégrer l'IA
34:08et c'est ce qui va diffuser
34:09l'IA dans les entreprises.
34:11Alors, on n'est pas encore
34:13complètement francs
34:14sur le fait de revenir
34:16clairement sur ces segments
34:18de marché,
34:18mais ça fait partie
34:19des questions qu'on se pose
34:20parce que le mouvement,
34:22on trouve qu'il est
34:23beaucoup trop violent.
34:24Après, ce qu'on peut voir
34:27et ce qui peut faire le lien
34:28avec la discussion précédente
34:29qu'on avait,
34:31c'est qu'on voit
34:32que sur le marché du travail,
34:33de plus en plus,
34:34cet impact de l'IA.
34:35Donc, quand on regarde
34:37les secteurs les plus exposés
34:39à l'IA aux Etats-Unis,
34:40parce qu'ailleurs,
34:41c'est difficile d'avoir
34:41des statistiques très précises
34:43et très fréquentes,
34:44etc., on voit que sur ces secteurs
34:47les plus exposés à l'IA,
34:48il y a eu un pic
34:49vers le fin d'année 2022,
34:51à un moment où il y a
34:52Tchad GTPT 3 et Né qui est sorti.
34:55Et là, il y a une tendance,
34:57une légère tendance baissière,
34:58mais elle est continue,
35:00cette tendance-là.
35:01Et je pense que ça explique
35:02quand même une partie
35:04de la fragilisation
35:05du marché du travail américain.
35:07Ce qu'on peut voir,
35:09c'est que sur le secteur privé américain,
35:11quand on enlève la santé,
35:12parce que la santé,
35:13ça explique vraiment énormément
35:15des créations d'emplois,
35:16ça fait deux ans
35:17que le secteur privé hors santé,
35:18c'est quand même 80%
35:19du secteur privé,
35:21détruit des emplois.
35:23Donc, c'est pareil.
35:24Les destructions,
35:25elles ne sont pas très violentes,
35:27mais il y a vraiment
35:27une tendance qui est négative,
35:29qui s'est mise en place.
35:30C'est une érosion graduelle,
35:31durable en tout cas.
35:33Et c'est quelque chose
35:34qui alimentera finalement,
35:36qui fera que la Fed
35:37baissera ses taux cette année.
35:39En tout cas,
35:41c'est ce qu'on pense.
35:43Après, pour terminer,
35:44revenir sur le thème de l'IA,
35:46ce qui est les chiffres annoncés hier
35:49par Alphabet
35:49sont vraiment gigantesques.
35:51des dépenses d'investissement
35:53de capital,
35:54alors je n'ai plus
35:55le chiffre exactement,
35:56185.
35:57Jusqu'à 185.
35:58Voilà, jusqu'à 185
35:59l'année prochaine.
36:01Cette année ?
36:02Oui, pardon.
36:03On est en 2020,
36:03si c'est vrai.
36:04Pardon, excusez-moi.
36:05J'ai du mal.
36:06L'année prochaine,
36:06ce sera peut-être pas là.
36:08Donc, j'y reviens.
36:10C'est quelque chose
36:11qui compagnonise
36:14de plein de façons différentes.
36:15Ça montre que pour nous,
36:18ça renforce notre conviction
36:19dans le secteur des semis.
36:20On voit qu'il y aura vraiment
36:21de la demande de semis
36:22qui va durer sur l'année 2020.
36:25C'est une offre d'ailleurs
36:26qui empêche d'aller très vite.
36:29Nvidia est obligé
36:30de reporter sa puce.
36:31Pour les gamers,
36:33manque de mémoire.
36:34C'est-à-dire qu'on atteint
36:35les limites de l'offre,
36:36de la capacité
36:36pour suivre le trend
36:39de ces investissements.
36:40Voilà, donc il y a de ça.
36:41Et puis aussi,
36:43quand on réfléchit,
36:43qu'est-ce que ça veut dire
36:44185 milliards de dollars ?
36:46Donc, tout à l'heure,
36:46Nicolas en parlait,
36:47comparer l'investissement
36:48des entreprises en France,
36:49du secteur privé en France,
36:51et 185 milliards de dollars,
36:54ça fait, on va dire,
36:560,6-0,7% du PIB américain.
36:58Et là, on voit qu'il y a vraiment,
36:59pour une seule société,
37:01on voit qu'il y a vraiment
37:02le micro qui est en train
37:03d'avoir des conséquences macro
37:04qui sont très importantes.
37:05Et ça se retrouve
37:06dans ce que nous disait
37:08Jérôme Powell
37:08la semaine dernière
37:09dans sa conférence de presse.
37:10Il y avait cette confiance
37:11dans la croissance
37:12parce qu'il y avait
37:12ces investissements.
37:13Je m'arrête là.
37:14Le discours a été plus confiant
37:15chez Powell
37:16la semaine dernière,
37:18comme vous dites,
37:18par rapport à un discours
37:19de décembre
37:19qui était encore un peu
37:20attentif, on va dire,
37:21à l'emploi.
37:22Bon, l'IA est déjà...
37:24D'ailleurs,
37:25la croissance change
37:27complètement de nature
37:28avec cette dimension
37:29d'investissement
37:29aux Etats-Unis,
37:30notamment.
37:31Je pense que c'est
37:31dans le monde entier.
37:33En fait,
37:33on a vraiment une situation
37:35maintenant où,
37:36en fait,
37:36quand on regarde,
37:37on ouvre les yeux
37:38après le Covid,
37:39on constate
37:40le ralentissement chinois
37:41qui est quand même
37:42assez massif.
37:43Donc, en fait,
37:43sur les 20 dernières années,
37:44on avait eu une croissance
37:45très forte de la Chine
37:45qui avait étiré
37:46à peu près tout le monde
37:47quand on regarde
37:48les pays développés.
37:50Ensuite,
37:50on avait la démographie
37:51qui restait à peu près
37:52acceptable encore
37:52jusqu'à la fin des années,
37:54jusqu'à 2019.
37:55Là, on a vraiment
37:56une accélération.
37:57On a plusieurs pays
37:57dans le rouge.
37:58On a la Chine dans le rouge.
37:58On a le Japon dans le rouge.
37:59On a les Etats-Unis
38:00aujourd'hui qui sont aussi
38:01un peu compliqués.
38:02En Europe,
38:03ça se complique également
38:03et de façon assez violente.
38:05On constate également
38:06que l'immigration
38:06devient politiquement toxique.
38:08Du coup,
38:09on a plus relais de croissance
38:09ici aussi.
38:11On a enlevé,
38:13on a éteint tout.
38:13Qu'est-ce qu'il reste ?
38:14L'IA, quoi.
38:15Il ne reste que la productivité
38:16et l'investissement.
38:17Dans ce monde-là,
38:18si vous êtes
38:20à la tête d'un Etat,
38:21vous essayez
38:21d'activer tous les leviers
38:23pour pouvoir y arriver.
38:25On voit que les 7 magnifiques
38:26deviennent le bras armé
38:28de l'Etat américain
38:29pour pouvoir investir
38:29dans une IA
38:30qui leur permette
38:31de sortir justement
38:32d'un monde sans croissance.
38:34On peut être positif
38:36sur le sujet
38:36en se disant
38:37que ça va peut-être marcher.
38:38Quand on regarde
38:39les données japonais,
38:39c'est assez impressionnant
38:40parce que vous regardez
38:41l'investissement en software
38:42est plus important
38:43en contribution de la croissance
38:44depuis 2019
38:45que la consommation.
38:46Ce qui est quand même...
38:47Oui.
38:48C'est le Japon.
38:49Oui.
38:49Mais je veux dire
38:50que c'est le premier driver
38:51de la croissance au Japon également.
38:52En Chine,
38:53c'est important également.
38:54Et donc,
38:54on voit que tout le monde
38:55met ses oeufs dans le même panier.
38:56Tout le monde met tout ça
38:57sur le rouge
38:58sauf un élève
38:59et voilà l'Europe
39:01qui n'investit pas
39:02et qui par contre
39:03pas assez
39:03et qui en fait
39:04considère que le seul moyen
39:06pour elle
39:06de faire de la croissance
39:07est de faire des nouveaux deals.
39:08Donc,
39:08on va faire le Mercosur,
39:10en s'imaginant que ça va suffire
39:11à pouvoir compenser cela
39:13et on a donc les autres zones
39:15de la planète
39:15qui, elles,
39:16mettent tout sur la productivité
39:17et l'IA.
39:18Bon,
39:18Réunion Européenne,
39:19c'est le 12 février,
39:20c'est ça,
39:20sur la compétitivité ?
39:21Oui.
39:21OK.
39:22Semaine prochaine.
39:22Merci beaucoup, messieurs.
39:24Merci d'avoir été invités
39:24de Planète Marché.
39:26Ce soir avec nous,
39:26Nicolas Gotsman,
39:27la financière de la Cité,
39:28David Belloc,
39:29Mirova
39:29et Bastien Dru,
39:30CPR Asset Management.
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