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Jeudi 26 février 2026, retrouvez Raphaël Thuin (Directeur des stratégies de marchés de capitaux, Tikehau Capital), Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM), Marie Fournier (Directrice Générale France, Lupus Alpha) et Pierre-Alexis Dumont (Chief Investment Officer, Sycomore Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr, soit en podcast sur l'ensemble
00:22de vos plateformes préférées.
00:23Au sommaire de cette édition ce soir, les enseignements d'une publication, celle de NVIDIA, bien sûr, NVIDIA qui a
00:30délivré un trimestre record pour NVIDIA
00:35mais pour l'ensemble des entreprises mondiales. Jamais une entreprise n'a sans doute généré autant de profits sur un
00:43seul trimestre.
00:44La croissance des revenus est bien sûr spectaculaire et les prévisions sur le trimestre en cours sont toutes aussi spectaculaires.
00:51Alors néanmoins, le marché fait la fine bouche et ce n'est pas la première fois que les résultats de
00:56NVIDIA
00:57effectivement appellent une réaction de marché un peu frileuse, c'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on voit
01:01le titre qui cède 5%
01:03dans cette première partie de séance à Wall Street, un titre NVIDIA qui ne fait plus grand chose depuis le
01:09mois d'octobre,
01:10c'est-à-dire qu'il ne baisse pas mais il ne progresse plus non plus.
01:14Et puis face à NVIDIA, on avait la publication de Salesforce dans une situation très différente
01:19puisque là on a vu le titre Salesforce comme l'ensemble du compartiment des logiciels baisser d'une trentaine de
01:24pourcents depuis le 1er janvier.
01:27Néanmoins, les investisseurs estiment peut-être qu'un point bas a été touché.
01:31En tout cas, que beaucoup de mauvaises nouvelles sont déjà intégrées dans les cours du secteur des logiciels
01:35ou en tout cas d'une valeur comme Salesforce qui arrive à rebondir après une publication qui était pourtant mitigée
01:41voire décevante.
01:42Pauline Grattel vous apporte tous les détails en chiffres dans un instant concernant NVIDIA, Salesforce et les autres
01:48puisqu'on avait une grosse journée de publication encore en Europe et au sein du CAC 40 avec plusieurs poids
01:54lourds
01:54et la vedette du jour s'appelle NG, un parcours impeccable, 30% de hausse depuis le 1er janvier
02:00et qui s'aligne dans la continuité de la performance des trimestres précédents.
02:05NG en plus qui continue de rééquilibrer son portefeuille toujours vers plus d'électriques
02:10en rachetant l'un des principaux fournisseurs d'électricité britanniques pour environ 12 milliards d'euros.
02:16Le marché applaudit dès demain et NG est le leader du jour au sein du CAC avec une hausse de
02:225 à 7% environ.
02:24On notera également la très belle publication de Schneider mais là aussi Pauline vous apporte plus de détails
02:28sur ces publications et les autres dans un instant.
02:31Discussion avec nos invités de Planète Marché à suivre sur ce mouvement de rotation
02:36une rotation qui se met en place depuis plusieurs mois maintenant
02:39qu'on peut dater du mois de septembre, du mois d'octobre.
02:43La tech corrige mais d'autres secteurs ont pris la relève.
02:46Est-ce que cette rotation est un simple mouvement tactique ou est-ce que c'est un mouvement plus fondamental
02:51avec encore du vent dans les voiles pour se développer ?
02:54La question nous la poserons bien sûr à nos invités de Planète Marché dans un instant.
02:57Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse vous pourrez voir ou revoir
03:00l'interview de Marie Fournier, la dirigeante française de Lupus Alpha, société de gestion allemande
03:06spécialisée notamment sur le marché des small et mid-cap allemande.
03:10Comment ce marché profite ou non de la relance allemande à travers les efforts de défense et d'infrastructure.
03:17Vous pourrez donc retrouver Marie Fournier dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:31Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés
03:36du jour
03:36sur les marchés. Bonsoir Pauline, c'est bien la micro qui dicte la tendance en ce moment.
03:41On est dans la dernière vague de publications trimestrielles et annuelles pour un grand nombre d'entreprises.
03:47Oui, en Europe le Stoxx 600 est donc porté par les résultats.
03:52Il inscrit un nouveau record, pareil en France pour le CAC 40 qui enchaîne les records.
03:56L'indice parisien gagne jusqu'à 1% au-delà de 8600 points grâce encore une fois aux nombreuses publications
04:03saluées au sein de l'indice.
04:05On va les détailler. Aux Etats-Unis, les indices sont en repli.
04:08Le Nasdaq cède près de 2%, pénalisé par les résultats de Nvidia.
04:13Avant d'y revenir, juste un mot du Japon qui est également au plus haut avec un Nikkei qui s
04:18'approche de 60 000 points.
04:19Oui, et ce qui est intéressant c'est que le Nikkei bat un nouveau record alors que le Yen s
04:24'est légèrement renforcé.
04:25On a une corrélation un peu différente désormais.
04:27Oui, car la Banque du Japon a sous-entendu qu'une hausse de ses taux était possible à court terme.
04:32Les rendements obligataires japonais se sont ainsi tendus avec un 10 ans autour de 2,15%.
04:37Côté américain, le rendement à 10 ans est stable autour de 4,05% et l'euro-dollar se traite
04:43autour de 1,18%.
04:44Revenons donc aux publications d'entreprises à commencer par celle d'Nvidia.
04:48Nvidia a publié des résultats qui ont dépassé les attentes de Wall Street
04:52avec un chiffre d'affaires de plus de 68 milliards de dollars au dernier trimestre.
04:56Pour les investisseurs, rien de décevant mais rien de mémorable.
05:00Les prévisions du premier trimestre de 2026 sont magistrales et supérieures aux attentes
05:05puisque le groupe table sur un chiffre d'affaires de 78 milliards
05:09misant sur les investissements massifs dans l'IA.
05:12Le titre cède 5%.
05:13Bon, intéressant, alors que Nvidia bat les attentes, le titre baisse.
05:17A l'inverse, Salesforce déçoit, mais visiblement pas suffisamment
05:20pour que le marché sanctionne encore plus le titre Salesforce.
05:23Oui, les prévisions de l'exercice 2027 ressortent en dessous des attentes
05:26alors que le secteur des logiciels est malmené depuis des semaines maintenant
05:30et que la demande reste à tonne.
05:33Néanmoins, Salesforce annonce tout de même investir lourdement dans sa plateforme d'IA
05:37pour relancer ses ventes.
05:38Le titre arrive à rebondir après avoir perdu 30% depuis le début de l'année
05:43et gagne aujourd'hui 3%.
05:44En France, encore plus d'une demi-douzaine de publications au sein du cas qui étaient attendues.
05:49Oui, on commence avec Engie en vedette avec un titre en hausse de plus de 7%
05:53après l'annonce du rachat du plus grand réseau de distribution d'électricité britannique
05:58UK Power Networks pour 12 milliards d'euros.
06:01Engie a également relevé ses perspectives.
06:03Dans les autres hausses du jour, on trouve Schneider Electric qui fait état de vente en hausse de 9%
06:09à 40 milliards d'euros en 2025.
06:12Le titre grimpe de plus de 5%.
06:14Dans le secteur de la construction, entre autres,
06:16Bouygues voit son titre progresser entre 1,5 et 2% après la publication du groupe.
06:20Oui, malgré un effet de change négatif,
06:22le groupe de télécommunications et de construction fait état d'un chiffre d'affaires stable
06:26à 60 milliards d'euros en 2025
06:28et le bénéfice net de 1 milliard est en hausse de 7,5% sur l'année.
06:33De son côté, AXA gagne 1,5% après sa publication
06:36et l'annonce d'un chiffre d'affaires et d'un bénéfice record en 2025.
06:40C'est notamment grâce à la cession d'AXA IM à PMT Paribas.
06:44Veolia publiait, le titre est à l'équilibre.
06:47Saint-Gobain lui publiera ce soir après la clôture du marché parisien,
06:50la seule publication qui dénote un peu, mais sans surprise.
06:53On avait déjà eu, comment dire, les signaux avant-coureurs, c'est celle de Stellantis.
06:59Oui, le groupe fait état d'une perte nette de 22,3 milliards d'euros en 2025.
07:04La seconde plus grosse perte de l'histoire pour un groupe français.
07:07Pour rappel, le 6 février dernier, Stellantis avait ralenti ses ambitions de voiture électrique.
07:12Le groupe indiquait que c'est le coup d'un reset profond,
07:15mais nécessaire pour remettre les clients au centre et pour soutenir une croissance rentable.
07:20Le titre est volatile après avoir ouvert en repli.
07:22Il bondit finalement de 6% dans l'après-midi.
07:25Les investisseurs semblent vouloir se projeter au-delà de cette perte.
07:28Ailleurs en Europe, on notera la belle performance du titre Rolls-Royce qui bondit de 7% à Londres.
07:33L'équipementier britannique a vu son bénéfice doubler l'an dernier à près de 7 milliards d'euros équivalents.
07:39Et quel sera le programme de demain pour conclure cette semaine, Pauline ?
07:42Après la micro aujourd'hui, la journée de demain sera plutôt rythmée par la macro au programme
07:46Les prix à la production aux Etats-Unis en janvier.
07:49Les premières estimations d'inflation de février pour la France et l'Allemagne notamment.
07:53Et la croissance française pour le dernier trimestre en seconde estimation.
07:57Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:59Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
08:13Trois invités avec nous chaque soir en plateau pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:17Pierre-Alexis Dumont est avec nous, le directeur des investissements de Cicomore Asset Management.
08:20Bonsoir Pierre-Alexis.
08:21Bonsoir Grégoire.
08:22Mabrouk Chetouane nous accompagne, responsable de la stratégie de marché chez Natix CCM.
08:27Bonsoir Mabrouk.
08:28Bonsoir.
08:28Et Raphaël Thouane est également notre compagnie, le responsable des stratégies de marché de capitaux de Ticéo Capital.
08:33Bonsoir Raphaël.
08:33Bonsoir Éloi.
08:34Voir les enseignements de la publication de Nvidia.
08:36Alors on peut faire Nvidia, Salesforce, Engie aussi.
08:39Ça peut être intéressant à regarder.
08:43Derrière les chiffres, ce qui est intéressant, c'est la réaction de marché.
08:46Comment on peut expliquer ?
08:47Est-ce qu'il y a une explication qui sort du lot, qui permette de justifier que Nvidia perde aujourd
08:51'hui 5% par exemple, après sa publication ?
08:55Fondamentalement, pour être honnête, il n'y a pas vraiment de justification.
08:57On a eu des résultats qui ont été splendides, une espèce d'ovni en termes de croissance de chiffre d
09:02'affaires, de profitabilité.
09:0575% de marge brute, ça fait rêver.
09:07En termes de perspectives, effectivement, pour le trimestre prochain, qui ont été effectivement très bonnes aussi.
09:13Donc globalement, des résultats qui dépassent les attentes.
09:16Quand on écoute aussi ce qui a été dit par le management de l'entreprise, l'aspect qualitatif finalement des
09:22commentaires,
09:23globalement, c'était très positif, très optimiste.
09:26Quand on regarde par exemple les perspectives de dépenses d'investissement, Nvidia les qualifie de très robustes.
09:32Ils ne voient pas du tout de décélération.
09:34On avait déjà cette notion lorsqu'on écoutait les autres grandes techs américaines qui parlaient d'effectivement de ces perspectives.
09:40Mais on a eu la confirmation hier.
09:44Johnson Wong parle aussi de plus en plus de retours sur investissement qui commencent à se matérialiser pour ces grandes
09:49dépenses d'investissement des grandes techs.
09:51Ça, c'était un facteur important.
09:52Oui, il y a du free cash flow qui est en train de partir en capex chez ces grandes techs.
09:57Mais finalement, ce free cash flow va aussi permettre de générer de nouvelles profitabilités à travers l'IA.
10:02Tout ça est très positif.
10:03Donc finalement, fondamentalement, on a du mal à mettre le doigt sur ce qui cloche.
10:07Alors, il y a quelques points d'attention.
10:09On commence en particulier à voir poindre l'impact d'une concurrence nouvelle, AMD, les TPUs, qui effectivement commencent un
10:17petit peu à rogner certains business autour des data centers et des instruments de calcul pour le data center.
10:24Mais globalement, fondamentalement, il n'y a pas de raison.
10:27Il reste maintenant les autres facteurs, les facteurs techniques, les facteurs de sentiments, l'inquiétude d'un business model qui
10:34n'est pas nécessairement durable sur le long terme.
10:36Ces dépenses de capex, elles ne vont pas aller jusqu'au ciel à l'infini.
10:39Et de ce point de vue-là, on sent que le marché continue à s'interroger.
10:43On est globalement dans cette thématique de rotation autour de l'IA, autour de défiance.
10:48Et petite déception, les résultats de Nvidia n'ont pas réussi à changer ce narratif, en tout cas pour l
10:54'instant.
10:55Donc, l'action baisse.
10:56Oui, je comprends, mais ce n'est pas une boîte qui est valorisée non plus de manière excessive, en tout
11:04cas extraordinaire.
11:05La valorisation de Nvidia aujourd'hui reste relativement mesurée, Raphaël.
11:09Je vous trouve généreux.
11:11Moi, je la dirais même, elle n'est franchement pas chère, en tout cas comparée à son history crop.
11:14On est au plus bas depuis 10 ans.
11:16Ça ne se paye plus 60 fois les bénéfices.
11:17Non, on paye en gros ce qu'on payerait pour le S&P.
11:20On paye ce qu'on payait pour Nvidia en 2019, quand c'était un pure player des jeux vidéo et
11:26des cartes graphiques.
11:28Donc, effectivement, en termes de valorisation, on ne parle pas de bulles sur Nvidia.
11:31Le marché a bien en tête que ce business model ne peut pas être soutenable à l'infini.
11:35En tout cas, que c'est 75% de marge brute, c'est un chiffre à l'instant T, mais
11:39que ce ne sera peut-être pas le même chiffre dans 3 ans, dans 5 ans.
11:42Ça se reflète déjà, d'une certaine manière, dans la valorisation.
11:44Clairement, c'est ce que vous dites, les valorisations.
11:46Et ce n'est d'ailleurs pas nécessairement ce que vous dit le management de l'entreprise,
11:49qui, elle, voit des relais de croissance, voit une espèce de pérennité dans cette tendance sur le long terme,
11:56commence un petit peu à nous parler d'autres projets autour de la thématique de la mémoire,
12:01avec des grandes annonces à venir, paraît-il.
12:03Donc, manifestement, il y a une forme de dichotomie entre la photo fondamentale à l'instaté
12:08et les perspectives d'irons au court terme.
12:09Très positive.
12:11Le discours du management qui est enthousiaste.
12:14Et un marché qui reste sceptique, dévalorisations qu'il reflète,
12:17et donc peut-être des choses à faire pour les investisseurs.
12:19Bon.
12:20Alors ici, on est à la confluence de l'analyse micro et quand même de l'analyse aussi un peu
12:25macro,
12:26parce que derrière Nvidia, c'est aussi toute une tendance qui se reflète.
12:29Moi, je dirais que niveau macro, il n'y a aucune remise en cause,
12:32tout à part que peut-être que l'accélération à très, très haute vitesse des CAPEX,
12:40fait, met en doute un peu la pérennité et la monétisation de ces CAPEX.
12:46Donc là, ça joue un peu sur les multiples.
12:48Et après, vous le disiez, c'est-à-dire qu'il y a un point quand même,
12:51c'est qu'on est sur des multiples de haute cycle.
12:53Et donc des multiples de haute cycle, vous avez des résultats de haute cycle,
12:57vous avez des multiples de haute cycle qui sont des multiples bas.
13:01Et donc, attention à ça, c'est-à-dire que quand vous regardez par rapport à un historique,
13:08les marges il y a cinq ans d'Nvidia, elles n'étaient pas du tout là.
13:12Et ce qu'anticipe le marché, c'est que vu le boom, un moment ou un autre,
13:17les marges brutes vont baisser, les croissances bénéficiaires vont baisser,
13:20et on ne sait pas trop...
13:22Mais donc le marché considère qu'Nvidia est une entreprise cyclique.
13:25Parce que ça, c'est très typique justement des boîtes cycliques,
13:27de se dire qu'en haute cycle, ce n'est pas le moment où on a envie de payer la
13:30société le plus cher.
13:32Voilà, vous n'avez pas envie de vous prendre la porte de saline, c'est classique.
13:35Et donc vous avez ces inquiétudes-là qui sont déjà arrivées plusieurs fois
13:38dans l'histoire d'Nvidia sur les cinq ou six dernières années,
13:41où il y a eu toujours des moments de doute.
13:42Tous les trois ans, c'est une boîte qui divisait...
13:44Enfin, dont le cours de bourse pouvait baisser de 50% à peu près.
13:46Et donc après, intrinsèquement, c'est une boîte cyclique,
13:52c'est une boîte qui est liée au CAPEX, les CAPEX c'est cyclique.
13:54Et donc on est en train de découvrir que le luxe redevient cyclique.
14:00Donc il y a des moments où les cycles sont très longs,
14:03mais c'est une boîte cyclique puisqu'elle est liée à un flux de CAPEX,
14:06et les CAPEX c'est cyclique, c'est lié à la volonté d'entreprise d'investir.
14:11Et s'il n'y a pas de croissance, il n'y a pas d'investissement.
14:13Donc là-dessus, j'ai envie de dire, c'est vrai que c'est surprenant,
14:21vu des fondamentaux, des 75% de croissance, des encore 20 ou 25% de croissance.
14:27Cette lecture cyclique, elle peut expliquer effectivement la valeur d'Nvidia aujourd'hui ?
14:30Je pense qu'elle s'explique aussi par des caractéristiques techniques,
14:33c'est-à-dire que vous avez une concentration de la valeur ajoutée sur la thématique IA,
14:38sur les hyperscalers, et qu'aujourd'hui on est dans une phase de diffusion,
14:43et donc aujourd'hui on achète des PEL, on achète des IA Enablers,
14:48et on achète autre chose, et on a une volonté, je pense, intrasèque,
14:52de diversifier les portefeuilles hors de ce périmètre,
14:57parce qu'on se dit en effet qu'il y a une trop forte concentration de la valeur ajoutée,
15:00j'ai tout intérêt en tant que gérant de portefeuille à me diversifier hors de ce spectre,
15:05vers des Enablers, vers l'Asie, qui est un concurrent crédible de l'IA américaine,
15:13et vers potentiellement d'autres secteurs.
15:15Vous avez aussi les matières premières qui, voilà, tout ça est assez lié,
15:20mais c'est vrai que la problématique de diversification chez les investisseurs,
15:26elle s'explique par la concentration sur l'IA,
15:29et aussi le fait que vous ayez envie un peu de diversifier,
15:32sans doute hors du périmètre des actions américaines.
15:35Alors, il y a question sur le cycle d'investissement, où est-ce qu'on en est,
15:39la soutenabilité, évidemment, de l'accélération des investissements qu'on observe, Mabrouk,
15:45est-ce qu'il y a un problème aussi du côté de l'offre et de la capacité ?
15:48Je regarderai le transcript de la conférence,
15:52alors pas forcément avec Jensen Young, mais avec la CFO de Nvidia,
15:56elle est assaillie de questions sur,
15:57est-ce que vous avez suffisamment de composants pour délivrer et exécuter votre cartonnet de commande,
16:01est-ce qu'il y aura suffisamment d'énergie, etc.
16:03Est-ce qu'il n'y a pas ces limites, en termes de capacité et d'offres aussi,
16:07qui peuvent freiner à un moment ces entreprises ?
16:10Ce qu'on appelle en macro, un peu en théorie, c'est la satisfaction du côté coût,
16:14à dire qu'en gros il y a un vrai problème aujourd'hui, une vraie question,
16:16et l'on le voit à travers un autre prisme, c'est assez drôle,
16:19je ne sais pas si vous avez regardé le dernier rapport sur l'inflation aux Etats-Unis,
16:22il y a un item, entre guillemets, enfin une des composantes qui augmente de manière très très nette,
16:29c'est tout ce qui est produit électrifiant, tout ce qui est rapport, voilà c'est ça,
16:33et là on se dit, il y a soit effectivement encore,
16:36c'est un coût de l'administration américaine avec des tarifs,
16:38ou bien ça vient d'autre chose, et en fait non, ça vient d'autre chose,
16:40c'est une demande qui est très forte,
16:42Dans les mémoires, dans la mémoire vive par exemple,
16:45on voit aujourd'hui, c'est des prix qui en quelques semaines peuvent prendre 50% pour le consommateur final,
16:49tellement il y a une pénurie mondiale aujourd'hui de composants.
16:51Pourquoi il y a une pénurie ? Parce qu'il y a un déficit d'offres,
16:53et il y a une demande qui est toujours là en fait,
16:55et c'est là en fait où on a aussi quelque part une incompréhension,
16:57et je rejoins ce qui a été dit, c'est aujourd'hui que du sentiment,
17:01et quelque part ça me rappelle ce qu'on a vécu début 2025,
17:04il y avait cette thématique de la fatigue autour de la tech,
17:08ça a commencé de la même manière,
17:10et avec d'autres effectivement acteurs, d'IPSI,
17:12qui venaient effectivement jouer les troubles faites.
17:15Alors pour moi, il y a effectivement,
17:17il y a des concurrents potentiels,
17:20à mon sens, on n'est pas encore dans ce stade-là,
17:22on n'est pas encore dans ce stade où on a un marché concurrentiel,
17:25ça va être un marché en fait monopolistique, duopolistique,
17:27alors qu'en gros il y aura 2-3 acteurs,
17:29et puis ils vont dominer le marché,
17:30un en Chine, un aux Etats-Unis,
17:32et puis finalement ça va se passer comme ça.
17:34Et aujourd'hui, fondamentalement,
17:35quand on regarde la croissance des bénéfices,
17:36on aime bien regarder finalement décomposer
17:38la croissance des cours boursiers
17:40avec deux contributeurs,
17:41croissance des bénéfices
17:42et la valorisation qu'on apparente un peu à du sentiment.
17:45Ce qu'on a observé l'an dernier,
17:47au moment où justement on avait cette désaffection,
17:50quelque part, temporaire,
17:51vis-à-vis du secteur de la tech,
17:53c'est que c'était uniquement du sentiment,
17:54uniquement de la valorisation, que ça.
17:56Et là, globalement, il y a fort à parier
17:58que c'est exactement la même chose.
17:59Qu'est-ce qui s'est passé ?
18:00Fondamentalement, dès qu'on a eu un pic de crise,
18:02finalement, avec Liberation Day, etc.,
18:04qu'on a rajouté à une couche,
18:05ce secteur s'est repris.
18:06Et ça a monté quasiment en ligne droite.
18:09Alors, pas avec les mêmes contributeurs par ailleurs,
18:12mais ce qu'il ne faut pas oublier,
18:13c'est qu'ils font partie de, entre guillemets,
18:15des moteurs de croissance de demain.
18:17En gros, je lisais quelque chose d'extrêmement intéressant.
18:19Le mode de production capitaliste
18:20était jusqu'à présent de l'énergie.
18:22Maintenant, c'est de l'énergie et de la puissance de calcul.
18:24Si vous n'avez pas les deux,
18:25globalement, c'est compliqué.
18:26Et globalement, il y a aussi quelque chose
18:27sur lequel j'aimerais rebondir.
18:29S'il n'y a pas de croissance, pas d'investissement,
18:31mais s'il n'y a pas d'investissement, pas de croissance.
18:32Donc, en fait, le procès qui consiste à dire,
18:35au fond, ces gens-là ont trop investi,
18:37oui, mais s'ils ne l'avaient pas fait,
18:38il n'y aurait pas de croissance future.
18:39Donc, à un moment donné,
18:41oui, il faut se poser pour voir, effectivement,
18:43comment tout ceci va se monétiser,
18:46comment tout ceci va se transformer.
18:48Mais, à mon sens,
18:49on est sur une réaction exagérée,
18:52un peu épidermique.
18:53Et quand vous voyez juste, par exemple,
18:54vous comparez,
18:55vous tracez le S&P Software,
18:57juste divisé par le S&P 500,
18:58vous comparez la vitesse de la chute
19:00avec ce qui s'est passé
19:02durant l'éclatement de la bulle de 99,
19:05ce n'est même pas comparable.
19:07En gros, la chute est encore plus vertigineuse.
19:09Et pour vous, on a effacé,
19:10sur le ratio, on a effacé 6 ans.
19:12Ah, mais c'est spectaculaire.
19:13Donc, dirating du software est spectaculaire.
19:14Voilà, 30% en l'espace de quelques semaines.
19:17C'est quand même un peu exagéré.
19:19Et est-ce que des boîtes comme Salesforce,
19:21comme Oracle, etc.,
19:22vont, du jour au lendemain, disparaître ?
19:24Ça paraît compliqué,
19:25vu leur implémentation dans les entreprises
19:28et vu, finalement,
19:29les barrières à l'entrée qu'elles ont fixées,
19:30c'est aussi ça, en fait.
19:31Disparaître, non,
19:32mais se payer plusieurs fois le chiffre d'affaires,
19:34plusieurs dizaines de fois les résultats,
19:37peut-être que dans un monde
19:39avec d'autres solutions que le SaaS
19:41pour faire fonctionner les entreprises,
19:45peut-être qu'effectivement,
19:46c'est plus...
19:47Mais encore une fois,
19:47c'est une question multiple, quoi.
19:48Oui, de l'adoption.
19:49C'est-à-dire qu'en gros,
19:50il faut que ces entreprises adoptent
19:51effectivement ces nouvelles technologies,
19:52ces nouvelles solutions.
19:53Et pour le moment,
19:54on n'a rien, en fait.
19:55On ne sait pas.
19:56Donc, on est allé un peu trop loin
19:58et effectivement,
19:58celles et ceux qui ont,
20:00on va dire,
20:00un peu les reins solides
20:01et qui veulent peut-être,
20:03finalement...
20:03Il y a déjà un moment d'opportunité,
20:05vous dites.
20:05On voit déjà que ça a arrêté de baisser.
20:07C'est une forme de...
20:07On est sur un plateau, déjà.
20:09Ça fait deux jours
20:10que les softwares ne baissent plus.
20:11Non, mais si...
20:12Oui, oui.
20:12Ça fait deux jours que ça ne baisse plus.
20:14Non, mais ça fait deux jours que ça remonte.
20:15Oui, trois jours que ça rebondit.
20:16Voilà.
20:16Donc, en gros,
20:17ça ne baisse plus depuis à peu près une semaine
20:18et c'est là en train de remonter.
20:20Donc, il y a peut-être,
20:21effectivement,
20:21à un moment donné,
20:22quelque chose à faire.
20:22Bon.
20:23Ça nous amène, oui,
20:24cette question de la rotation.
20:25Est-ce que c'était une parenthèse tactique ?
20:27Est-ce qu'on est déjà tenté
20:28pour des questions de valorisation,
20:30pour des questions, peut-être,
20:31de perception
20:32qui peut aussi évoluer,
20:33de revenir...
20:34Alors,
20:35l'univers de la tech en général,
20:37mais il faut le décomposer
20:37entre les fournisseurs de hardware,
20:40les fournisseurs de software,
20:41bien sûr.
20:42Est-ce qu'il y a déjà
20:42des opportunités à saisir
20:44ou à ressaisir
20:45dans cet univers-là,
20:47Raphaël ?
20:47Ou est-ce qu'on est toujours
20:48très à l'aise
20:49avec le reste du marché ?
20:51Et encore une fois,
20:52si la tech corrige depuis octobre,
20:54il y a plus de secteurs
20:55au sein du S&P 500
20:56qui montent depuis octobre
20:57que de secteurs qui baissent.
20:59Donc, il y a aussi
20:59un choix désormais
21:02beaucoup plus large
21:02qu'auparavant.
21:03Oui, il y a un élargissement
21:05du leadership
21:05qui est très sain d'ailleurs.
21:06En termes de performance,
21:07on avait besoin de voir
21:08d'autres relais d'alpha,
21:10de performance.
21:11Ça augure pas
21:11de la fin d'un bull market.
21:12Non, mais...
21:14On pourrait même penser
21:15que ça donne
21:16une certaine forme
21:17de durabilité à la hausse.
21:18On ne pouvait pas avoir
21:19une hausse complètement
21:20concentrée
21:21sur une poignée
21:22de valeurs seulement.
21:23Là, aujourd'hui,
21:24on voit des relais de croissance.
21:25C'est intéressant.
21:26L'économie réelle
21:28a aujourd'hui
21:28deux boosters
21:29de performance attractifs.
21:31D'une part,
21:32il y a la peur IA.
21:33Quand vous avez peur
21:34que demain,
21:35une industrie puisse
21:36être disruptée
21:37comme les logiciels
21:38aujourd'hui,
21:39et vous faites le compte
21:40des industries
21:41qui pourraient peut-être
21:42être davantage immunisées,
21:44effectivement,
21:44il y a beaucoup
21:45d'industries lourdes,
21:46d'énergie,
21:48de cette vieille économie
21:49qui retrouve les grâces
21:51des investisseurs.
21:51Donc ça,
21:52ça a été un premier facteur
21:53de performance
21:53pour la rotation.
21:55Deuxième facteur
21:56qui justifie la rotation,
21:57c'est cette idée
21:57qu'on a une macro
21:59qui globalement est porteuse,
22:00qu'il y a du stimulus,
22:01que c'est un bon moment,
22:03un moment où,
22:04si on cherche
22:04à réindustrialiser
22:06l'Europe
22:07ou les États-Unis,
22:08d'aller se positionner
22:09sur des boîtes d'infra,
22:11des boîtes d'énergie,
22:12etc.
22:13Donc tout ça
22:14a bien porté
22:15la performance.
22:16Il y avait un troisième argument
22:17qui s'est un peu dissipé,
22:18c'était les valos.
22:19Jusqu'à il n'y a pas si longtemps,
22:20on pouvait dire
22:21assez confortablement,
22:22non seulement vous avez
22:23ces deux facteurs,
22:24mais en plus de là,
22:24vous ne payez pas très cher.
22:26Les valos,
22:26c'est un peu moins vrai aujourd'hui,
22:27on s'est quand même
22:28beaucoup renchéri.
22:30On voit en particulier,
22:31par exemple,
22:32comparé à la tech,
22:33parfois pour la première fois
22:34depuis des années,
22:35voire une décennie,
22:37par exemple,
22:37les industriels sont devenus
22:38plus chers que la tech,
22:40même les biens
22:41de consommation quotidienne,
22:42les fameux stepholes aux Etats-Unis
22:43sont maintenant en ligne
22:44avec la tech.
22:45Donc on se rend compte
22:46que l'argument valo,
22:47finalement,
22:47ne tient plus,
22:48mais c'est vrai
22:49qu'il y a des vent porteurs
22:50pour cette rotation,
22:51ça diversifie le portefeuille,
22:53ça profite à l'Europe,
22:54ça profite dans une certaine mesure
22:56aussi à l'Asie.
22:57Donc tout ça est positif
22:59et de notre point de vue,
22:59pourrait continuer.
23:01reste ensuite l'éléphant
23:02dans la pièce,
23:03qu'est-ce qu'on fait de la tech ?
23:04Comment on se positionne
23:05dans ce grand bazar
23:07de sentiments,
23:07de volatilité ?
23:10Avec cette idée
23:11de notre point de vue
23:11que sur les bénéficiaires
23:13de la tech aujourd'hui,
23:14il y a peut-être
23:15un point d'entrée,
23:16que cette sous-performance,
23:17en tout cas,
23:18ces baisses de multiples
23:19très spectaculaires
23:20chez beaucoup
23:21de chez Hyperscaler,
23:22chez Nvidia
23:22dont on a parlé,
23:23certains d'entre eux
23:24traitent encore une fois
23:24à des plus bas
23:25quasiment historiques
23:26en termes de valo.
23:27C'est attractif
23:28si vous pensez
23:29que oui,
23:29l'IA est ici pour durer,
23:31que c'est une méga tendance
23:32et que ces grands acteurs
23:34devront en bénéficier.
23:35Et si vous partez
23:36de ce postulat,
23:37alors oui,
23:38attention aux perdants
23:40de l'IA.
23:41C'est vrai que les logiciels...
23:42Sauf toi,
23:43ça reste une no-go zone alors ?
23:44Non,
23:44c'est pas une no-go.
23:45Il y a des choses à faire.
23:46Il y aura des gagnants.
23:47Désolé,
23:47c'est très ennuyé
23:49ce que je suis en train
23:49de dire là,
23:50mais c'est vrai
23:50qu'il y a des barrières
23:51à l'entrée encore
23:51chez certains business
23:52autour de la donnée,
23:57qui justifie
23:57qu'après moins 30%,
23:58on puisse y tremper les doigts.
24:00Mais attention,
24:01il y a un business model
24:02qui a changé,
24:04une espèce de nuage noir
24:05qui ne se dissipera pas
24:06autour de ces boîtes de software.
24:09Et pour un Adobe
24:10qui traite à 11 fois
24:12les earnings,
24:13on a aussi quantité d'acteurs
24:14qui sont à plus de 20 fois.
24:15Donc on anticipe quand même
24:17de la croissance
24:18et ce scénario de croissance,
24:19il est devenu quand même
24:20beaucoup plus incertain.
24:21Donc sélectif,
24:22mais globalement,
24:23attention à un moment
24:24où le risque software
24:25est partout dans le marché.
24:26n'a pas envie,
24:27selon nous,
24:28de trop se précipiter.
24:29Je voyais que le PE forward
24:30du secteur des softwares
24:32pour la première fois
24:33au moins depuis 10 ans
24:34est plus faible
24:35que celui des semi-conducteurs.
24:37Vraiment,
24:38un changement de paradigme,
24:39alors durable ou pas,
24:40c'est toute la question,
24:41mais le hardware,
24:42c'est la revanche du hardware
24:44depuis quelques années maintenant.
24:47Il n'y a quand même
24:47pas d'externalité positive
24:49en fait,
24:49parce que globalement,
24:50tout le monde parle
24:51de la tech
24:51comme étant finalement
24:52une espèce de monolithe,
24:54un truc,
24:54un bloc,
24:55etc.
24:55Mais vous avez évoqué
24:56le hardware du coup,
24:58il y a les semi-conducteurs,
24:59donc effectivement,
25:00on en a parlé avec Nvidia,
25:01mais globalement,
25:02quand vous regardez
25:02effectivement la performance
25:03de ces deux sous-secteurs,
25:06ça a effectivement
25:06complètement largué le software.
25:07En gros,
25:08ça continue de progresser
25:09et les thématiques
25:10effectivement de contrainte d'offres
25:12et de poursuite de la demande,
25:13et ça,
25:13ça ne s'arrêtera pas,
25:14a priori,
25:16vu finalement
25:16tous les investissements
25:18qui ont été réalisés
25:18et certains parlaient déjà
25:19de finalement,
25:20vous savez,
25:21quelque part de consanguinité,
25:24finalement en quelque sorte
25:25de ces investissements,
25:27mais à un moment donné,
25:28on peut aussi dire
25:28que c'est une logique
25:29de concentration aussi industrielle,
25:30et ça par contre,
25:31ça ne fait peur à personne.
25:32Donc du coup,
25:33encore une fois,
25:34si on veut que certaines boîtes
25:35se développent,
25:35il faut peut-être
25:35que d'autres boîtes
25:36y investissent finalement
25:38quelques dizaines de milliards
25:39ou quelques milliards
25:39en termes d'investissement,
25:41et globalement,
25:42il y a une zone
25:43qui va en profiter,
25:43on l'a évoqué brièvement,
25:45c'est l'Asie.
25:46Alors qu'en gros,
25:47vous regardez la croissance
25:47des bénéfices anticipés
25:50pour les entreprises
25:50du Cospi
25:51pour Taïwan,
25:53c'est un peu flippant même.
25:56Merci de le dire.
25:58C'est trois chiffres,
25:58donc c'est trois chiffres
26:00de croissance.
26:01D'accord,
26:02je veux bien effectivement
26:02être positif,
26:03mais à un moment donné,
26:04il y a peut-être
26:04un peu d'exagération,
26:05mais Taïwan par exemple,
26:06ça talonne le Nasdaq,
26:07donc c'est quand même
26:08pas mal du tout,
26:09il y a quand même
26:09d'autres choses à faire
26:10ailleurs qu'aux Etats-Unis,
26:11il y a la thématique
26:13de la tech,
26:13on peut jouer ailleurs
26:14qu'aux Etats-Unis.
26:1440 jours de trading,
26:16je crois que le Cospi
26:16affiche 33 séances positives.
26:18Je crois que même
26:19dans une série de 40 jours
26:20du S&P 500,
26:21ça n'est jamais arrivé.
26:23Aujourd'hui,
26:24c'est encore une journée
26:24exceptionnelle,
26:25la suite des annonces
26:26de l'hériture.
26:28C'est presque Samsung
26:30et SKNX essentiellement
26:32qui pèsent
26:34une partie
26:34en part de la concentration
26:35du Nasdaq.
26:35Oui d'accord,
26:35la concentration du Nasdaq,
26:37on ne peut pas la reprocher
26:37effectivement
26:39au Sud-Corée.
26:41Cette logique de rotation,
26:42est-ce qu'il y a déjà
26:43des opportunités
26:43à aller chercher
26:44dans la tech ?
26:45Tout va tellement vite
26:46que le D-rating
26:47a été tellement intense
26:48et profond,
26:49est-ce que c'est déjà
26:50un moment de se poser
26:51et de regarder
26:52un peu ce qui se passait ?
26:53Oui, on est certain
26:53qu'il y a...
26:54Oui, oui,
26:55parce que c'est un
26:55self-generalisé,
26:59indiscriminé,
27:01et je pense que...
27:02Self-first think later,
27:03voilà,
27:04c'est ce que j'ai vu.
27:04Exactement.
27:05Après,
27:06on est passé
27:09de sociétés
27:10qui étaient
27:11des IA winners
27:12à des IA losers,
27:13avec des valorisations
27:14qui restent quand même,
27:15pas pour toutes,
27:17mais qui restent quand même
27:18relativement élevés,
27:19donc avec de la croissance
27:21anticipée à moyen terme,
27:22et c'est vrai que ça diminue
27:23un peu les barrières
27:24à l'entrée,
27:25ça change un peu
27:27aussi le modèle de pricing,
27:28voilà,
27:29on sera peut-être
27:30rémunéré au token,
27:31plus à l'abonnement,
27:32donc ça enlève de la visibilité,
27:36et cette visibilité
27:37que vous...
27:38Moins de récurrence,
27:39moins de visibilité,
27:40et donc il y avait
27:40des multiples élevés.
27:41Tout ce qui disait
27:41que ce secteur
27:42était un darling du marché.
27:44Et donc maintenant,
27:45vous avez
27:46des multiples
27:47qui sont,
27:49oui,
27:50assez cohérents
27:51avec des multiples
27:52de sociétés cycliques
27:53de qualité,
27:56mais
27:56baies cycliques.
27:58Ah oui,
27:58changement de statut,
27:59quoi.
27:59Donc un sort
28:00de changement de statut.
28:01Mais clairement,
28:02il y a
28:03un autre sens
28:04des opportunités,
28:06notamment sur
28:06toutes les activités
28:07un peu stratégiques
28:08que les sociétés
28:10voudront garder
28:11sans doute internes.
28:13Voilà,
28:13vous avez quand même
28:13maintenant
28:14des grosses logiques
28:15de souveraineté,
28:16des grosses logiques
28:17d'indépendance
28:18qui ne sont pas là
28:20pour...
28:20Voilà,
28:21qui ne vont pas
28:22s'effacer demain.
28:23Qui ne vont pas
28:23s'effacer du tout demain.
28:24Je comprends.
28:25Et donc,
28:26voilà,
28:26des sociétés
28:27comme SAP et ENCO,
28:28voilà,
28:29ça reste des sociétés
28:30sur lesquelles
28:31le business va rester.
28:32Donc on n'est pas à l'abri
28:33de voir un petit rééquilibrage
28:34de marché quand même.
28:35après,
28:36là où je suis complètement d'accord,
28:37c'est qu'aujourd'hui,
28:39on est dans des marchés
28:39de positionnement
28:40et cette menace-là,
28:42elle va rester intacte
28:43tant qu'on a
28:44tous les 3 à 6 mois
28:46des nouveaux applicatifs
28:49détonnants.
28:49Ce n'est pas tous les 3 à 6 mois,
28:51c'est toutes les semaines.
28:52c'est toutes les 3 semaines.
28:53C'est ça le problème,
28:54c'est que si c'était
28:54tous les 3 à 6 mois...
28:55Et donc là,
28:55du coup,
28:56on va vous dire...
28:59On parle de Matrix,
29:01de Bienvenue à Gattaca
29:02de 1984.
29:03On veut faire
29:04ce qu'une recherche
29:05comme celle de Citroën Research
29:06peut provoquer.
29:07Alors, est-ce que ça a été
29:09un déclencheur,
29:10un déclic,
29:11un prétexte ?
29:11En tout cas,
29:12sur une journée,
29:13visiblement,
29:13ça a fait beaucoup parler.
29:14ça montre quand même
29:15la sensibilité des investisseurs.
29:16Oui, mais c'est parce que
29:17vous avez des positionnements
29:18très forts.
29:20Après, moi,
29:21ce que je trouve
29:22plus réel,
29:23c'est en effet à chaque fois
29:24qu'il y a des nouveaux applicatifs.
29:25Souvenez-vous aussi,
29:26il y a quelques...
29:27Semaines ?
29:28Il y a deux semaines,
29:30la baisse généralisée
29:32de toute la partie
29:33gestion de fortune
29:35sur le nouvel applicatif.
29:37Bien sûr.
29:38Y compris en Europe.
29:39L'outil d'optimisation fiscale.
29:41Oui, c'est exactement.
29:41Comme si on découvrait
29:43les outils d'optimisation fiscale.
29:44Et là,
29:44il y a tout le secteur
29:46des choix
29:50en Finéco
29:51qui ont perdu
29:52entre 5 et 9%
29:54et le secteur bancaire
29:55qu'on a perdu
29:55entre 2 et 5.
29:57Donc voilà.
29:58Là, on est
29:58dans des marchés
30:01comme ça.
30:01Ça tourne.
30:02Et c'est vrai
30:03qu'il y a une sorte
30:04de mystérie.
30:06Il n'y a pas
30:0740 méthodes.
30:08Aujourd'hui,
30:09c'est vrai qu'il y a
30:09la nécessité,
30:11comme vous le disiez,
30:12de se diversifier.
30:12Donc de se diversifier
30:13sur toute la chaîne
30:14de valeur,
30:15de se diversifier
30:16géographiquement.
30:18L'Europe est aussi
30:19un vecteur de diversification
30:20parce que là,
30:21on est quand même
30:21moins IA drive-on.
30:23Donc voilà.
30:23Et on retrouve
30:26cet intérêt.
30:27Et comme elle est validée
30:28par les marchés,
30:29a priori,
30:29elle va continuer.
30:31Raphaël,
30:31je vous embête
30:33toujours avec ça,
30:33mais le crédit privé
30:35est une des grandes
30:36expertises de TKO Capital.
30:37Vous avez des équipes
30:38aux Etats-Unis.
30:39J'ai vu que le
30:41co-fondateur Mathieu Chabon,
30:42alors je n'ai pas eu le temps
30:42d'écouter son interview,
30:43il était sur Bloomberg,
30:44je crois,
30:44pour parler notamment
30:45du private credit.
30:46C'est une très bonne interview.
30:47Très bonne interview
30:48que je vais consommer
30:49tout de suite
30:49après cette émission.
30:51Je n'ai pas eu le temps
30:52d'écouter ce qu'il disait,
30:53notamment au sujet de Bluehole.
30:54Qu'est-ce que les équipes
30:55TKO,
30:56sur place,
30:56spécialisées sur ces marchés
30:57de crédit,
30:58disent de la situation ?
31:00Alors,
31:01il y a une forme de réalité
31:02autour du stress
31:04sur le crédit privé.
31:05C'est un stress de marché
31:06qui effectivement affecte
31:08le sentiment beaucoup
31:08en ce moment,
31:09avec quelques réalités.
31:11Une première réalité,
31:12c'est qu'il y a
31:12une forme de fin de cycle,
31:13cette économie en cas,
31:15qui dans certains secteurs,
31:17pour les petites entreprises,
31:19fait que c'est plus difficile
31:21de faire face
31:21à ces obligations,
31:23qu'on voit une forme
31:23de ralentissement des business
31:24et que certaines entreprises
31:26souffrent aujourd'hui
31:27et pour certains portefeuilles
31:29de crédit privé,
31:30c'est problématique.
31:31Donc ça,
31:31c'est une première réalité.
31:32Deuxième réalité,
31:33c'est qu'effectivement,
31:34le risque logiciel
31:35est très important
31:36chez beaucoup d'acteurs,
31:38y compris parmi ces BDC,
31:39ces fameuses entreprises
31:40de crédit privé cotées,
31:43où on voit parfois
31:44des portefeuilles
31:45à 20-30% de logiciels.
31:47Parce que récurrence,
31:49visibilité, etc.
31:50Et financement d'une vague
31:51de LBO dans l'industrie
31:52qui a été massif.
31:53On finançait des sponsors
31:55de private equity
31:56à travers de la dette privée.
31:57Donc ce risque,
31:58il est très présent
31:59et c'est un deuxième facteur
32:00d'inquiétude
32:02qui est réel.
32:04Troisième facteur
32:04d'inquiétude aussi,
32:06c'est que ça a été
32:06un marché où finalement,
32:08on a un petit peu
32:08oublié les fondamentaux.
32:09Il y a eu beaucoup
32:10de touristes,
32:11beaucoup de nouveaux entrants
32:14qui n'ont pas nécessairement
32:15fait tout le travail
32:16d'analyse crédit,
32:18de revenir au B.A.B.
32:19de ce que c'est
32:19que faire du crédit privé.
32:21Dans crédit privé,
32:22il y a le mot crédit,
32:22en termes de capacité
32:24à faire face
32:24à ses obligations,
32:25de couverture d'intérêt,
32:27de quantité d'actifs
32:28qu'on peut mettre
32:29face aux pratiques.
32:29Et une clientèle différente.
32:30Ce n'est plus que
32:31des institutionnels
32:32qui ont la capacité
32:33à tenir des positions
32:35longues, etc.
32:36Maintenant,
32:36c'est aussi du retail.
32:37Absolument.
32:38Donc on voit
32:38beaucoup de facteurs
32:39qui justifient
32:40le narratif actuel.
32:42De notre point de vue,
32:43on ne voit pas
32:43quelque chose
32:44de systémique.
32:45C'est-à-dire qu'il y a
32:45effectivement des zones
32:46de stress.
32:47Il y a des acteurs
32:48plus en difficulté
32:48que d'autres.
32:49Mais au final,
32:50l'ensemble de l'industrie
32:51reste saine.
32:55Ce qu'on va constater aussi,
32:57c'est qu'on a,
32:58d'une part,
32:59la composition des portefeuilles.
33:00Il y a des zones de stress,
33:01mais comme on en voit
33:02sur la yield
33:03ou sur les actions,
33:04le risque software,
33:04il n'est pas propre
33:05au crédit privé.
33:06Mais il y a aussi
33:07ce que vous avez mentionné,
33:08c'est-à-dire,
33:08et ça peut-être
33:09c'est plus inquiétant,
33:10l'utilisation croissante
33:12d'instruments semi-liquides
33:15qui ne correspondent pas
33:16à la liquidité à l'actif.
33:18Quand on met
33:18des actifs illiquides
33:20dans des véhicules liquides,
33:23on prend un actif.
33:24Donc, Bluehole,
33:24c'est plus une question
33:25de gestion
33:26d'actifs passifs
33:28plus qu'une question
33:29de qualité des actifs.
33:30Les actifs ont été
33:31plutôt bien revendus.
33:34Quasiment au pair.
33:35Quasiment au pair.
33:36Et d'ailleurs,
33:36je vais revenir sur mon commentaire,
33:38on ne voit pas
33:38de risque systémique.
33:39Un des reproches
33:40qu'on fait au crédit privé,
33:41c'est qu'on ne connaît pas
33:41vraiment les marques.
33:42On a du mal à savoir
33:43comment c'est valorisé.
33:44Et finalement,
33:45il y a un juge de paix
33:46pour comprendre
33:47un petit peu mieux
33:47les marques du crédit privé,
33:49c'est le secondaire.
33:50Nous, on en fait du secondaire
33:51chez Tiqueo,
33:51on a un fonds d'un milliard
33:52sur le secondaire.
33:54Et donc,
33:54de regarder les décotes
33:55que le secondaire
33:56permet d'avoir
33:57comparé aux primaires.
33:58Ça, c'est un peu
33:59la seule façon
33:59que vous avez
34:00de manière quantitative
34:01de voir les marques.
34:03Et le secondaire,
34:04aujourd'hui,
34:04il n'affiche pas de stress.
34:06Les décotes
34:07n'ont pas nécessairement
34:08augmenté.
34:09On n'a pas vu
34:10énormément d'acteurs
34:11sortir du bois
34:12avec des portefeuilles
34:13sur le secondaire.
34:14Et les transactions récentes,
34:16y compris parmi les acteurs
34:18les plus en difficulté,
34:19on a parlé de Bluehole,
34:20se sont faites
34:21assez proches du père.
34:22Donc,
34:23ça n'engage à rien
34:24sur la suite.
34:25On a une réalité
34:26de stress
34:26sur la classe d'actifs
34:27qui est réelle.
34:28En revanche,
34:29de notre point de vue,
34:29on ne voit pas
34:29de risque systémique.
34:32Et c'est confirmé
34:33par les intuitions
34:34qu'on a sur le secondaire.
34:35Bon,
34:36on a beaucoup parlé
34:36du risque de marché.
34:38Un mot peut-être
34:38de la macro
34:39au global.
34:40Mabro,
34:41on a eu toute une série
34:42de données sur
34:42l'économie américaine.
34:45Inflation,
34:46emploi,
34:46vente au détail,
34:47etc.
34:48Est-ce qu'on reste...
34:49Alors,
34:49est-ce qu'on avance
34:50dans un schéma
34:51de croissance
34:52sans emploi ?
34:53Puisque c'est un peu
34:53quand même
34:53l'enseignement de 2025.
34:55Après les révisions
34:56massives qu'on a vues
34:57sur le marché du travail,
34:58on a eu une économie américaine
34:59alors qu'il a un peu
35:00ralenti, effectivement.
35:01On a dû passer
35:02de 2,8 à 2,5
35:03ou 2,4, je crois,
35:04sur la croissance annuelle
35:072025,
35:08avec peut-être
35:09une économie américaine
35:10qui n'a pas créé d'emploi
35:11ou qui en a peut-être
35:12même détruit, d'ailleurs.
35:14Oui, non, mais effectivement,
35:15c'est un des enseignements,
35:16une des particularités
35:17en fait de ce cycle,
35:18une croissance sans emploi.
35:19Et ça peut tenir,
35:19ce schéma-là ?
35:20Alors, ça ne peut pas tenir,
35:21on va dire, éternellement.
35:23Donc, globalement,
35:23on ne peut pas non plus
35:24avoir ce genre de situation
35:25de croissance,
35:26on va dire,
35:28enfin, dépourvue d'emploi.
35:30À un moment donné,
35:31ça va forcément
35:31se solder sur
35:32un des agrégats macro,
35:34notamment la consommation.
35:35Donc, on parlait,
35:35effectivement,
35:36vous évoquiez
35:36le profil en cas
35:38sur les entreprises,
35:39mais on a évoqué
35:39le profil en cas
35:40également pour les ménages.
35:42Donc, avec
35:42les hauts revenus
35:44qui tirent
35:44grâce à l'effet richesse
35:45et les bas revenus
35:46qui contribuent assez peu
35:46et qui sont tributaires,
35:47eux, du marché du travail,
35:48par ailleurs.
35:48C'est toujours existé
35:49dans l'économie américaine.
35:51Et j'ai toujours défendu
35:52l'idée que ce n'était
35:53pas une nouveauté,
35:54que ce n'était pas une surprise,
35:54sauf que c'est la proportion
35:56aujourd'hui
35:56qui est beaucoup plus forte
35:59qu'elle ne l'a été
35:59historiquement.
36:00Mais, au-delà de ça,
36:02fondamentalement,
36:02si on regarde un peu,
36:03si on fait l'autopsie
36:04de cette croissance
36:05dépourvue d'emploi,
36:06il y a un choc d'offres,
36:07un choc de demandes.
36:08C'est-à-dire qu'en gros,
36:08un choc d'offres,
36:09vous avez grande démission
36:10politique migratoire.
36:17Vous l'avez décrit,
36:182025, ça a ralenti.
36:20Mécaniquement,
36:21on applique des lois
36:22macro toutes bêtes,
36:22la Lodocoon,
36:23et on montre qu'une croissance
36:25plus faible génère
36:25moins de jobs.
36:27Jusque-là,
36:28on n'a rien dit
36:28de spectaculaire.
36:29La conséquence,
36:29c'est pour après.
36:30C'est-à-dire qu'en gros,
36:31c'est en termes
36:31de politique monétaire.
36:32C'est là où ça va être
36:33très intéressant.
36:33C'est de dire,
36:34est-ce qu'on a besoin,
36:35et on est tous en tête
36:36ce chiffre de 200 000,
36:37230 000 créations d'emplois,
36:40pour stabiliser l'entrée,
36:41le flux d'entrée,
36:42et le flux de sortie,
36:42et avoir finalement
36:43un marché du travail
36:44qui se comporte relativement bien,
36:46qui est en phase
36:46avec la réalité macro,
36:48ou bien,
36:48il en faut moins.
36:49Et s'il en faut moins,
36:50ça veut dire que
36:50100 000 créations,
36:52ça pourrait suffire
36:53pour l'économie américaine.
36:55Il n'y aurait pas besoin
36:56de s'affoler,
36:57entre guillemets,
36:58en termes de politique monétaire,
36:59sur des niveaux de taux
37:01qui devraient être ajustés
37:02en fonction de l'état
37:03du marché du travail.
37:04Et quand on,
37:05alors si on reboucle,
37:06si on tire un peu
37:06la tendance encore plus loin,
37:08en disant,
37:08il y a peut-être
37:09des gains de productivité,
37:10je ne les impute pas
37:11à l'y attention,
37:12donc des gains de productivité
37:13qui sont en train d'émerger
37:15avec une transformation
37:16technologique,
37:17etc.,
37:17progressive,
37:18que l'on voit,
37:19et on voit
37:20certaines entreprises
37:21qui produisent autant
37:22avec moins de main-d'oeuvre,
37:24clairement,
37:25et bien du coup,
37:25ça voudrait dire
37:26que demain,
37:28la Fed pourrait être amenée
37:29à ne pas du tout
37:30baisser ses taux d'intérêt directeur,
37:31en tout cas en 2026,
37:33ce qui est un scénario
37:34qui n'est pas du tout,
37:34en tout cas assez peu,
37:35pricé par le marché.
37:36Gains de productivité,
37:37ça équivaut
37:38à une croissance potentielle,
37:40peut-être plus élevée,
37:41c'est ce qu'il faut comprendre.
37:42À long terme,
37:42effectivement,
37:42à court terme,
37:43en fait,
37:43il y a une espèce
37:44de courbe en J,
37:44en quelque sorte,
37:45c'est-à-dire qu'en gros,
37:46c'est un peu chompéterien,
37:47ça fait,
37:47donc en gros,
37:48on produit plus avec moins.
37:50C'est ça,
37:50on produit plus avec moins,
37:51il y a des destructions
37:52d'emplois au préalable,
37:53mais ça veut dire quoi ?
37:54Ça veut dire qu'on est plus efficace
37:55dans sa manière de produire,
37:56on augmente son potentiel,
37:57on produit,
37:58enfin,
37:59on délivre plus de marge
38:01et on peut même monter
38:01les salaires
38:02sans pour autant
38:03engendrer plus d'inflation.
38:03C'est-à-dire qu'en gros,
38:04on a un cosme
38:05qui est effectivement
38:06beaucoup plus favorable
38:07pour une croissance
38:08de long terme.
38:08Mais ça,
38:09effectivement,
38:09il faut se dire,
38:09il faut patienter.
38:10À long terme,
38:11effectivement,
38:11ça va délivrer
38:12des résultats positifs.
38:13À court terme,
38:14c'est plus difficile.
38:15Mais sur la macro,
38:16globalement,
38:16il n'y a pas de changements
38:20fondamentaux.
38:21Ça reste positif,
38:22c'est en train
38:23de s'améliorer un peu partout,
38:24notamment en Europe,
38:25c'est jamais spectaculaire,
38:26mais bon,
38:26ça poursuit son petit bonhomme
38:27de chemin.
38:29Et fondamentalement,
38:29la croissance mondiale,
38:33l'an dernier,
38:33c'est un peu pro la même.
38:34Donc, globalement,
38:35pas de...
38:36J'ai rarement vu
38:37autant de gens convaincus
38:38qu'effectivement,
38:39le risque n'était pas macro.
38:41Non.
38:41Non, mais on en a vécu
38:43des années quand même
38:44où dans les classements
38:45des principaux risques,
38:46dans les sondages,
38:47etc.,
38:48le risque macro
38:49était quand même
38:50souvent devant.
38:51Là, j'ai l'impression
38:52que ce n'est pas un risque
38:53en tout cas qui est...
38:54C'est le risque de récession
38:56qui était souvent évoquée.
38:58Oui, oui.
38:58Là, personnellement...
38:59C'est un risque macro.
38:59Oui, oui.
39:00Non, mais c'est fort.
39:01C'est un risque extrême,
39:02en fait.
39:03Oui, oui, bien sûr.
39:04Non, non, mais...
39:05Pour moi, le risque qu'il y a,
39:07il est avant tout sociétal.
39:08Voilà.
39:08C'est que si on crée...
39:12Si l'intelligence
39:13n'a plus de valeur,
39:15vous inversez la hiérarchie
39:21des métiers,
39:23et là, en effet,
39:24vous créez sociétalement
39:26un vrai sujet.
39:27Donc, voilà.
39:28Pour moi,
39:29il est avant tout sociétal.
39:30En effet,
39:31je suis assez clément d'accord.
39:32La macro,
39:33il n'y a rien de nouveau
39:35sous le soleil.
39:35C'est plutôt relativement solide.
39:37Un soft lending
39:40relativement solide
39:40sur les US.
39:41L'Europe qui est plutôt au mieux.
39:44L'Asie qui se tient aussi.
39:47Donc...
39:47Si c'est un risque sociétal
39:49ou social,
39:49comme vous dites,
39:50ça veut dire qu'il faudra
39:51mettre face à ça
39:52des dépenses sociales,
39:53qui existent déjà
39:53dans bon nombre de pays,
39:54mais pas partout.
39:56et il faudra...
39:57Il faut capitaliser
39:58sur l'idée que,
39:59oui,
39:59dans la série
40:01dépenses fiscales,
40:02dépenses budgétaires,
40:03il y aura aussi
40:03une composante sociale
40:04peut-être plus importante
40:05de l'encore.
40:05parce qu'en tant
40:07qu'observateur de marché,
40:08il faut admettre
40:08qu'on est aux limites
40:10de ce qu'on peut savoir.
40:13C'est-à-dire que,
40:14historiquement,
40:14les chocs de productivité
40:15ont toujours été
40:17très créateurs de valeurs.
40:19Mais avec des chocs sociaux,
40:21la révolution industrielle
40:22au 19e siècle,
40:23il y a quand même
40:24eu plusieurs révolutions
40:25et autres.
40:25Donc,
40:26ça ne se fait pas tout seul.
40:28Il y a quand même
40:29beaucoup de perdants
40:30et des périodes de transition
40:32qui sont complexes.
40:33et on va sans doute
40:36vers ce type de choses.
40:37on va avoir,
40:39à mon avis,
40:41des marchés
40:42qui vont rester
40:42dans ce contexte-là
40:45avec beaucoup de dispersion,
40:47avec beaucoup de mouvements,
40:49beaucoup d'incertitudes
40:50et beaucoup d'ajustements.
40:52Ça,
40:52je pense que c'est évident
40:53et il faut l'avoir en tête.
40:57Et on a,
40:59sur les 15 dernières années,
41:02une vraie stabilité
41:03à la fois de la croissance,
41:05des politiques économiques,
41:07des niveaux de taux et autres.
41:09Je ne pense pas
41:09qu'on va revenir
41:12dans ce moment-là.
41:15C'est évident.
41:16Après,
41:18vous avez un vieillissement
41:19accéléré de la population.
41:21Ça va dépendre
41:22de la vitesse d'adoption.
41:24Ça va dépendre
41:25de la vitesse
41:25de la technologie.
41:27Ça va dépendre
41:28de plein de choses.
41:29Au final,
41:30ce qui est sûr,
41:31c'est qu'il y aura
41:31des ajustements
41:33et des périodes
41:34de volatilité.
41:35Après,
41:36j'ai plutôt tendance
41:37à penser
41:37que c'est plutôt positif
41:38au vu du vieillissement
41:40accéléré de la population.
41:41Ça peut être une réponse.
41:44Gardez la parole
41:4530 secondes.
41:46C'est quoi
41:47les grandes lignes directrices
41:48d'une stratégie
41:49d'investissement
41:49pour vous
41:50chez SICOMOR
41:51aujourd'hui ?
41:52Rapport à ce qu'on a dit.
41:53On n'a pas évoqué
41:53tous les sujets,
41:54bien sûr,
41:54mais où est-ce qu'on est
41:55le plus confortable
41:56aujourd'hui
41:56en matière d'investissement ?
41:57Nous,
41:58de toute façon,
42:00on est plutôt constructif.
42:02Donc,
42:02si on est constructif
42:03côté actions,
42:04on est constructif
42:05dans l'IA.
42:06Par contre,
42:06nous,
42:07ce qu'on dit,
42:07c'est qu'à partir
42:08de maintenant,
42:09on est passé
42:10d'une technologie
42:11exploratoire
42:14à une technologie
42:15qui va s'étendre
42:16et qui va arriver
42:18à une taille
42:20industrielle.
42:20Donc,
42:20il faut jouer sur tout.
42:22Donc,
42:22il faut diversifier.
42:24La chaîne de valeur d'IA
42:25est beaucoup plus large,
42:26profonde.
42:26On se diversifie
42:27et c'est extrêmement positif
42:29parce que si vous avez
42:31une vraie révolution,
42:32a priori,
42:33elle va se diffuser
42:34dans toute l'économie.
42:35Donc,
42:35il est normal
42:36qu'à un moment
42:36ou à un autre,
42:37on l'a vu
42:37sur l'Internet,
42:40vous avez concentration
42:41puis libération.
42:42Donc,
42:42on est dans cette phase-là.
42:45Et donc,
42:45ça,
42:45c'est le premier point.
42:46Et deuxièmement,
42:47comme on a des positionnements
42:48qui sont extrêmement affirmés,
42:50il faut essayer
42:51de trouver
42:51des situations
42:53un peu asymétriques
42:54qui vous donnent
42:54de la diversification.
42:55Nous,
42:55on aimait bien l'Europe
42:56en début d'année.
42:57Pour l'instant,
42:58ça peut constater
42:59que ça fonctionne bien.
43:00On aime bien l'Asie aussi.
43:02Voilà.
43:03Après,
43:04les positionnements
43:04se tournent très vite,
43:06mais l'asymétrie,
43:08c'est intéressant.
43:09Entre gestion tactique
43:11et horizons
43:12un peu plus fondamentaux,
43:13comment vous aimez
43:14être positionné aujourd'hui
43:15chez Tikeo ?
43:16On regarde le long terme.
43:18Par défaut,
43:19on a beaucoup de mal
43:19sur le court terme
43:20à se positionner correctement.
43:22Sur le long terme,
43:23notre pari,
43:24c'est qu'effectivement,
43:25cette rotation,
43:25elle doit pouvoir continuer.
43:27L'économie réelle,
43:28le cycle,
43:29la value,
43:30tout ça,
43:31dans un moment
43:31où les économies
43:32se portent bien
43:33et il y a du stimulus en plus.
43:35Quand même,
43:35difficile d'en demander plus.
43:37C'est intéressant
43:37de continuer à jouer
43:38cette carte-là.
43:39Donc ça,
43:40c'est une vraie thématique.
43:41Et quand on a dit ça,
43:42on a aussi un peu fait
43:43le cas pour l'Europe
43:44qui a beaucoup de vertus
43:46dans ce cadre-là
43:47avec un marché plus cyclique,
43:49moins cher
43:50et qui doit pouvoir
43:51en bénéficier.
43:52Sur la tech,
43:53je donnais quelques intuitions
43:54un peu plus tôt.
43:55Nous,
43:55on fait le pari
43:56qu'il faut se positionner
43:57aujourd'hui
43:58sur les gagnants de l'IA,
44:00que c'est un point d'entrée,
44:01que les valorisations
44:02ne sont pas exigeantes,
44:03que l'histoire va accélérer,
44:05que ça va être
44:06une année d'adoption.
44:07quand on a vu
44:09ce qui se passe
44:09avec les softwares
44:10en un week-end
44:12via Anthropik,
44:13on comprend qu'en fait,
44:14les choses s'accélèrent.
44:16Et que finalement,
44:16c'est un bon moment,
44:17un moment où les valeurs
44:18ne sont pas exigeantes
44:19pour beaucoup de ces acteurs,
44:20de se positionner.
44:22Donc voilà,
44:23on n'est pas timide
44:24vis-à-vis de ça.
44:25Et ça permet au final
44:26d'avoir des positions
44:27qui sont relativement diversifiées
44:28avec cet alpha IA d'une part,
44:30mais aussi cette idée
44:31que le cycle va pouvoir
44:32porter le reste du portefeuille.
44:34Brièvement,
44:35globalement,
44:36on reste vraiment exposé
44:38marché à action
44:38de manière générale.
44:40Et en fait,
44:41ce qu'on va aller chercher,
44:42c'est de se dire,
44:43au fond,
44:43quels sont les secteurs
44:44qui sont connectés
44:45finalement à cette histoire
44:46américaine d'intelligence artificielle
44:48et de tech.
44:49Donc typiquement,
44:49ce que j'expliquais tout à l'heure,
44:50les semi-conducteurs en Asie,
44:52on va aller chercher de la robotique,
44:53on va aller chercher
44:53tous ces thèmes-là,
44:54en fait,
44:54qui sont joués géographiquement,
44:57principalement en Asie,
44:58mais aussi via le Japon.
44:59Alors le Japon,
44:59il y a une histoire aussi particulière.
45:01Et puis côté,
45:02il faut bien apporter
45:03de la diversification.
45:04Alors,
45:05il y a quand même cette histoire,
45:06est-ce que l'or est un actif
45:10de diversification ?
45:10Est-ce que c'est une valeur refuge ?
45:12Ce n'est pas une valeur refuge,
45:12d'après nous,
45:13parce que globalement,
45:13on ne peut pas avoir
45:14une valeur refuge
45:14qui se comporte
45:15d'une manière aussi volatile.
45:17La valeur refuge,
45:17ça reste,
45:18et on le voit encore,
45:20les treasuries,
45:20le dollar,
45:21on en déplace effectivement
45:23aux waiters du dollar.
45:24Mais globalement,
45:25on va aller quand même chercher
45:26de la dette d'entreprise,
45:27le TIG,
45:28parce qu'on l'aime bien,
45:28et qu'elle apporte
45:29de la diversification
45:30et qu'elle fait le même boulot,
45:31finalement,
45:32que de la dette d'État.
45:33Merci beaucoup messieurs,
45:34merci d'avoir été invités
45:35de Planète Marché ce soir,
45:36Mabrouk chez toi,
45:37Natix ICM,
45:38Pierre-Alexis Dumont,
45:39Sycomore Asset Management
45:40et Raphaël Thuin,
45:41Ticket au Capital.
45:52Le dernier quart d'heure
45:53de Smartbourg,
45:54chaque soir,
45:54c'est le quart d'heure
45:55thématique.
45:56Le thème ce soir,
45:57c'est celui de la relance allemande.
45:58Nous faisions le point
45:59il y a quelques jours à peine
46:00avec Marie Fournier,
46:01directrice France
46:02de la société de gestion allemande
46:04Lupus Alpha.
46:06Le point sur le volet défense,
46:08le volet infrastructure
46:09et la manière de s'y exposer
46:11à travers le marché
46:11des small et mid-cap allemande.
46:16Alors, sur le volet défense,
46:18on est totalement en ligne
46:19avec les attentes.
46:20D'accord ?
46:21Le plan consiste à déployer
46:24un peu plus de 500 milliards
46:25en addition du budget de défense
46:29de 3,5 % du PIB allemand
46:31jusqu'en 2029.
46:34On est sur un rythme aujourd'hui
46:36de 86 milliards en 2025
46:39et l'idée de continuer ce rythme
46:42avec une croissance
46:42en 200 par an jusqu'en 2029.
46:45Et de ce point de vue-là,
46:47les délais sont plutôt bien respectés.
46:50L'argent clairement circule
46:53dans l'écosystème, tout à fait.
46:57Je dirais que cet argent
46:59a plutôt tendance à apporter
47:01beaucoup de visibilité au secteur.
47:04oui, on parle de 2029
47:06comme la date de fin
47:09de ce déploiement,
47:10mais je pense qu'en fait,
47:11le monde et cette nouvelle
47:13ordre mondiale qui se met en place
47:14et la volonté de l'Allemagne
47:16de prendre un vrai leadership
47:18en Europe
47:21pour naviguer dans ce nouveau monde
47:22fait que probablement
47:24ces investissements
47:24continueront même au-delà de 2029.
47:27C'est pour ça qu'on...
47:28On est déjà en train de penser
47:28à la fin du programme
47:29qui vient à peine de commencer.
47:31Mais effectivement,
47:32c'est une question importante.
47:32C'est une question importante,
47:34mais c'est surtout pour dire
47:35que quand vous voyez aujourd'hui
47:36des boîtes du secteur de la défense
47:39comme Rheinmetall,
47:41on a 45 fois les bénéfices 2026,
47:45comme Ensold,
47:46qui est une société aussi d'armement
47:48qui travaille au secteur de la défense.
47:50Là, on est carrément
47:51à 43 fois les bénéfices.
47:52Donc, on est sur des valeurs
47:53qui sont extrêmement élevés.
47:55Maintenant, je mets toujours en perspective
47:56ces valeurs élevés
47:57avec le fait qu'on a cette visibilité
48:00qui est probablement une visibilité
48:01qui ira au-delà de la décennie.
48:03Oui, oui.
48:04Parle du site industriel.
48:05C'est important.
48:05Sur des tendances de très long terme.
48:07Vous avez cité Rheinmetall.
48:08Alors, je crois que maintenant,
48:09tout le monde connaît Rheinmetall.
48:11Effectivement, à un moment,
48:12je disais, c'est notre NVIDIA.
48:13C'était la comparaison boursière
48:15parce qu'il y a un parcours boursier
48:16tellement spectaculaire.
48:18Moi, je veux comprendre
48:19le rôle opérationnel de Rheinmetall
48:21justement dans ce plan de développement
48:23et de réarmement de l'Allemagne,
48:25pour dire les choses marées.
48:26Ça devient un groupe pivot
48:28dans le déploiement de ce volet défense.
48:31C'est une très bonne remarque.
48:34Rheinmetall, en fait,
48:35le gouvernement allemand
48:37souffre un peu des mêmes problèmes
48:38que nous en France,
48:40c'est-à-dire trop de bureaucratie,
48:42une lenteur administrative
48:43qui bloque tous les projets,
48:46toutes les dépenses,
48:47qui bloque tous les grands cycles
48:48de mise en place industrielle
48:50et innovation.
48:51Et en même temps,
48:52on a un gouvernement
48:53qui est prêt à mettre son passif,
48:56son bilan sur la table
48:57pour investir.
48:58Et donc,
49:00ils ont externalisé
49:02l'implémentation de ces dépenses.
49:04Et Rheinmetall devient vraiment
49:07un peu comme une plateforme d'intégration.
49:10Désolé pour le terme,
49:11mais c'est le bras armé
49:12du gouvernement allemand
49:14dans cette affaire de réarmement.
49:16Il avait quand même été annoncé
49:1736 milliards d'euros de dépenses
49:19dans le spatial.
49:20Alors, on a appris en décembre
49:21que Rheinmetall allait faire du spatial.
49:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
49:24on voit qu'il y a des déploiements massifs
49:26qui se font d'argent
49:27avec des volontés vraiment
49:28d'aller gagner en technologie
49:30et en savoir-faire
49:31sur beaucoup de segments.
49:32Et on voit que, clairement,
49:34Rheinmetall va être l'incubateur,
49:36si on peut le dire comme ça,
49:38de ces dépenses militaires
49:39et de ces avancées technologiques.
49:41Ce n'est pas juste un enjeu
49:42de produire des munitions et des chars.
49:44Pardonnez-moi là aussi
49:44pour le raccourci un peu rapide.
49:47Il y a une vraie composante technologique
49:49dans ses efforts de défense.
49:51Rheinmetall se paye,
49:52vous le disiez,
49:53plus de 40 fois,
49:53mais parce que c'est en train
49:54de devenir une entreprise technologique.
49:56Tout à fait.
49:57Rheinmetall sort du scope
49:58de l'entreprise traditionnelle.
49:59Ça devient vraiment
50:00une plateforme d'intégration.
50:01Et en parallèle,
50:02c'est quand même à surveiller
50:04parce que Rheinmetall,
50:05alors pas sur tous les segments,
50:07mais a des concurrents.
50:08Et en fait,
50:08ça crée une distorsion
50:09de concurrence qui est très forte.
50:10J'ai vu que les voix
50:13se faisaient entendre
50:14en Allemagne
50:15pour certains dénoncer
50:18l'idée que Rheinmetall
50:20captait tout
50:20et que le reste de l'écosystème,
50:22des start-up notamment,
50:23en profitait peut-être
50:24beaucoup moins
50:24que ce qu'elles pouvaient espérer.
50:25Tout à fait.
50:26Et je pense que
50:27cette situation,
50:28elle peut tenir,
50:29elle peut s'installer dans le temps
50:31à partir du moment,
50:32je pense,
50:33où tout le monde est capable
50:33de gagner
50:35avec cette intégration,
50:36c'est-à-dire de continuer
50:37à bénéficier,
50:38d'avoir des perspectives.
50:40Je crois que c'est
50:40à Rheinmetall,
50:41je pense,
50:42de ne pas être trop...
50:43Oui, oui.
50:43Donc, ils ont une vraie responsabilité
50:45aujourd'hui, Rheinmetall,
50:46que l'ensemble de l'écosystème
50:47puisse en profiter.
50:49Qu'est-ce qui vous intéresse ?
50:50On va parler du volet infrastructure.
50:52On a compris cette histoire
50:53de visibilité
50:54et même visibilité
50:55au-delà du sujet
50:58du conflit ukrainien,
51:00du conflit russo-ukrainien,
51:02j'imagine,
51:02quand vous parlez de visibilité
51:04sur le réarmement
51:05et les dépenses de défense
51:07de l'Allemagne,
51:08que le conflit se gèle
51:10demain ou s'arrête,
51:12souhaitons-le,
51:13ça ne remettrait pas en cause
51:14ces efforts
51:15et cette feuille de route.
51:17Pas du tout
51:17et ce serait même
51:18une très bonne nouvelle
51:19pour les Européens
51:20et pour les Allemands.
51:22Un conflit
51:23aux portes de l'Europe,
51:24c'est toujours beaucoup de stress
51:25pour les consommateurs.
51:26On voit que le sentiment
51:27du consommateur aujourd'hui
51:28est très négatif
51:29en Allemagne
51:30avec des niveaux d'épargne
51:31extrêmement élevés
51:32historiquement.
51:33En France,
51:34c'est pareil.
51:35on peut lier ça
51:37à des problèmes
51:37plus politiques
51:38mais on est dans
51:39la même situation.
51:40Donc clairement,
51:41la fin d'un cessez-le-feu
51:42qui semble solide
51:44pourrait être
51:45un vrai signal
51:46positif
51:47pour la consommation
51:48et si ça vient
51:49en même temps
51:50d'un redémarrage
51:50de la croissance,
51:51donc des premiers
51:52effets de ce plan
51:53qui sont là
51:54pour relancer
51:54la croissance allemande,
51:56on peut avoir
51:57des signes très positifs
51:57sur des secteurs
51:58comme la consommation
51:59par exemple.
51:59qui a toujours été
52:01structurellement
52:01un peu faible
52:02en Allemagne
52:03si je puis le dire.
52:05Ainsi,
52:06une histoire,
52:07alors au-delà
52:07de Radmetall,
52:08là une histoire
52:08qui vous intéresse
52:09chez Lupus Alpha
52:09dans la défense,
52:10rapidement,
52:10puis on parle
52:11des infrastructures
52:11après.
52:12Tout à fait.
52:13Moi, une histoire
52:13que j'adore,
52:14c'est la boîte
52:15Alschem.
52:16Alors,
52:16c'est une boîte
52:17de chimie.
52:18Habituellement,
52:19on n'aime pas trop
52:19le secteur de la chimie,
52:20vous le savez.
52:21Ça revient un peu.
52:22En ce moment,
52:22il y a des surcapacités
52:23chinoises qui sont
52:24déversées sans aucune honte
52:27on va dire
52:27sur le marché européen.
52:29Et d'ailleurs,
52:29l'Union Européenne,
52:30j'espère,
52:31travaille à quelque chose
52:32pour protéger
52:33un peu nos industries
52:34On l'a vu sur la chimie,
52:35on l'a vu sur la chimie.
52:35Exactement.
52:38Alschem,
52:38c'est une boîte de chimie
52:39qui ne travaille pas
52:40à partir de dérivés chimiques
52:41du pétrole,
52:42mais à partir
52:42du nitrate,
52:43de dérivés chimiques
52:44du nitrate.
52:45D'accord ?
52:46Ils ont une grosse activité
52:47Alschem qui produit
52:48du nitrate
52:50pour l'industrie
52:51agroalimentaire,
52:51donc ça c'est
52:52la base de leur activité.
52:53Mais ils ont une plus petite activité
52:55qui est en très forte croissance
52:56qui produit de la nitroguanidine
52:58qui est un composant chimique
53:00nécessaire
53:01dans la fabrication
53:02des poudres
53:03pour tout ce qui est obus,
53:04enfin tout ce qui est
53:07munitions à propulsion.
53:09C'est une petite small cap,
53:11c'est un milliard cinq de capi,
53:1224 fois les bénéfices,
53:14maintenant des perspectives
53:15de croissance hallucinantes.
53:17Pourquoi ?
53:17Parce que les Etats-Unis
53:18aujourd'hui,
53:19deux producteurs
53:20de nitroguanidine
53:21dans le monde,
53:21la Chine,
53:22et les Allemands
53:23avec Alschem.
53:24Et les Etats-Unis
53:25aujourd'hui cherchent
53:26à sécuriser
53:26leurs approvisionnements
53:27de nitroguanidine
53:28hors Asie,
53:29en Occident.
53:31Et donc,
53:31il y a des partenariats
53:32qui ont été créés
53:32avec les Américains.
53:33Alschem double ses capacités
53:35sur le sol européen
53:36en 2026
53:38et double ses capacités
53:39sur le sol américain
53:41en 2028.
53:42Donc des perspectives
53:42de croissance excellentes.
53:44Alors,
53:45c'est les histoires
53:46qu'on ne peut pas acheter
53:47si facilement.
53:47Il y a peu de flottants
53:48disponibles parce que c'est un titre
53:50qui est, je pense,
53:51assez recherché aujourd'hui.
53:53Mais très belle performance
53:54l'année dernière.
53:54On est à plus de 120%
53:55l'année dernière.
53:56Pour une valorisation
53:56qui reste encore raisonnable
53:57au regard des perspectives.
53:58Au regard des perspectives
53:59qui est plutôt raisonnable.
54:00Un mot du volet infrastructure,
54:03Marie,
54:03pour expliquer déjà
54:05la complexité peut-être
54:07du déploiement
54:07justement des enveloppes
54:09prévues
54:09pour la relance
54:11des infrastructures
54:12en Allemagne.
54:12On n'est pas sur la même vitesse
54:13de déploiement
54:14que ce qu'on observe
54:15sur la défense.
54:15Non.
54:16L'Allemagne est un pays
54:17qui a sous-investi
54:19massivement
54:20dans son appareil
54:22public
54:23pendant des années.
54:24On sort de 20 années
54:25de sous-investissement
54:26avec des infrastructures
54:27extrêmement vieillissantes.
54:29Il y a un vrai besoin
54:30de modernisation
54:31à tous les étages.
54:34On a annoncé
54:36l'année dernière
54:37un plan
54:37de 500 milliards
54:38pour justement
54:40aller déployer
54:41et moderniser
54:42l'infrastructure allemande
54:43que ce soit
54:43sur la partie énergétique,
54:45sur la partie voie ferrée.
54:47Ils ont des gros sujets
54:48sur cette partie-là
54:49et sur tout ce qui est
54:49bâtiment public,
54:50une modernisation globale.
54:53Alors c'était un volet
54:53qui est très attendu.
54:54Pourquoi ?
54:54Parce que l'infrastructure
54:55c'est un cinquième.
54:57L'infrastructure
54:58c'est une valeur
54:58small mid-cap.
54:59D'accord ?
55:00Dans l'univers small mid-cap
55:00donc c'est tout petit.
55:01Par contre le rayonnement
55:02de l'infrastructure
55:03via les sous-traitants
55:04et les fournisseurs
55:05là ça va rayonner
55:06sur un cinquième
55:07de la cote
55:07des petites et moyennes
55:08valeurs allemandes.
55:09C'est énorme l'impact.
55:10Et donc du coup
55:11l'argent est très attendu.
55:13L'impact est très attendu.
55:15Et malheureusement
55:16vous ne déployez pas
55:17en infrastructure
55:18comme vous pouvez déployer
55:19dans la défense.
55:20On ne passe pas
55:20des commandes comme ça.
55:21Pourquoi ?
55:21Parce que vous devez passer
55:22par la case appel d'offres,
55:24la case sélection de projets
55:25et donc toute cette bureaucratie.
55:27On revient au red tape.
55:28À la bureaucratie...
55:29La bureaucratie...
55:30On n'est pas seul.
55:30C'est bien fait en France
55:31en tout cas par rapport à ça.
55:33La bureaucratie a beaucoup
55:34empêché ce déploiement
55:35et aujourd'hui
55:36on est dans un scénario
55:38où on voit l'argent arriver.
55:40Donc on sent
55:41que l'argent commence
55:42à ruisseler.
55:42On a eu plus de 6%.
55:44C'est un an
55:44on doit dépenser
55:45126 milliards.
55:46Donc c'est les 40 milliards
55:47qu'on n'a pas dépensés
55:47l'année dernière
55:48puis c'est 85 milliards
55:50qui étaient prévus.
55:51On a déjà dépensé 6%.
55:52On estime nous
55:53que 35%
55:54seront dépensés
55:55au premier semestre.
55:56Normal.
55:57Toujours un peu
55:57cette lenteur,
55:58cette mise en route.
55:59Mais par contre
55:59on devrait voir
56:00une forte accélération
56:02de ces dépenses
56:02pour le deuxième semestre.
56:04Et donc beaucoup
56:04de conséquences économiques
56:05pour le deuxième semestre.
56:07C'est ça.
56:08Avec un impact macro
56:09assez global.
56:11Plus large.
56:11Vous évoquez aussi
56:13la possibilité
56:14de la fin du conflit
56:14qui pourrait ramener
56:15du moral de consommation
56:17etc.
56:17Tout ça c'est important
56:18pour la dynamique
56:19de croissance
56:20en Allemagne.
56:21Il nous reste 45 secondes.
56:23C'est quoi une manière
56:23ou une valeur
56:24qui permet de s'exposer
56:26à ce thème
56:26des infrastructures
56:27pour vous en Allemagne ?
56:29Alors nous on adore
56:30Orubis
56:31qui est une société
56:32qui est le plus gros
56:33opérateur de cuivre
56:35en Europe
56:37et alors ils ont
56:38une activité
56:38extraordinaire
56:39c'est que jusqu'à présent
56:41le cuivre
56:42n'était pas recyclé.
56:44Les déchets de cuivre
56:45sont envoyés
56:45à la Chine
56:46la Chine les rachète
56:47et les Etats-Unis
56:48envoient des tonnes
56:50de déchets de cuivre
56:51aux Etats-Unis.
56:53Orubis a une solution
56:54de retraitement du cuivre
56:55et donc aujourd'hui
56:56ils sont en train
56:57ils ont des capacités
56:58massives aux US
56:59les US ont interdit
57:00toute exportation
57:00du cuivre aujourd'hui
57:01vers la Chine
57:02c'est Orubis
57:03qui traite ça aux US
57:03les capacités
57:04de croissance énormes
57:05on est sur une société
57:06pour les chiffres
57:077 milliards de capi
57:08on se froid les bénéfices
57:12spécialiste
57:12sur un segment
57:13extrêmement recherché
57:15je pense que
57:15c'est une belle conviction.
57:19Marie Fournier
57:20directrice France
57:21de l'Oupus Alpha
57:22qui était avec nous
57:22ces derniers jours
57:23dans l'émission
57:24invité de ce quart d'heure
57:25thématique de Smart Bourse.
57:26Sous-titrage Société Radio-Canada
57:30Sous-titrage Société Radio-Canada
57:31Sous-titrage Société Radio-Canada
57:32Sous-titrage Société Radio-Canada
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