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  • il y a 17 heures
Ce vendredi 23 janvier, Jérôme Tichit a reçu Alexis Frerejean, président et fondateur de Vroomly, Edgard Schaffhauser, président exécutif de la Fédération Française de la Maroquinerie, et Alexandre Duvollet, directeur général du cabaret L'Ange Bleu, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business, la France a tout pour réussir. Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:12Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:16Un sommaire toujours très varié avec notamment cette semaine Vroomly.
00:20Vroomly, c'est une plateforme qui n'a pas encore 10 ans et qui a déjà révolutionné le quotidien des garagistes indépendants et de nous, leurs clients.
00:26Ça passe par la prise de rendez-vous, mais aussi l'accès aux pièces détachées ou encore la gestion comptable des garages.
00:33De tout cela et de bien plus, c'est des ambitions de Vroomly à l'international.
00:36On va en parler avec Alexis Frère-Jean, c'est le président et fondateur de Vroomly.
00:42Zoom ensuite sur la maroquinerie.
00:44C'est un savoir-faire français qui cartonne à l'export et qui représente 42 000 emplois,
00:49souvent dans de très petites entreprises réparties sur tout le territoire.
00:52La filière, qui recrute chaque année jusqu'à 5 000 personnes, lance une campagne pour attirer de nouveaux talents.
00:59On en parlera avec Edgar Schaffozer, c'est le président exécutif de la Fédération française de maroquinerie.
01:07Enfin, nous évoquerons un autre savoir-faire national, c'est le cabaret.
01:10Le cabaret, ce sont 200 établissements en France, la plupart d'ailleurs en région.
01:15Là encore, des enjeux de formation, mais aussi d'accompagnement de la filière.
01:19Suite au plan cabaret lancé en 2025, mon troisième invité, Alexandre Duvolet,
01:24nous parlera des enjeux économiques du secteur.
01:26Lui-même dirige l'Ange Bleu, le plus grand cabaret de France.
01:29Il est situé en Gironde.
01:32À un moment, on a surnommé Vroomly le docte libre de l'automobile,
01:35car le site permettait de prendre rendez-vous avec un garagiste.
01:39Et désormais, c'est bien plus que cela.
01:40Et c'est de tout ce que recouvre ce bien plus dont nous allons parler avec Alexis Frère-Jean.
01:45Bonjour.
01:45Bonjour, merci.
01:46Monsieur le président et fondateur de Vroomly.
01:48Aujourd'hui, comment vous définiriez Vroomly, au-delà de cette prise de rendez-vous ?
01:53Ce qui définit Vroomly, c'est d'abord sa mission, qui était depuis 2017, depuis la création,
01:57de redonner le pouvoir aux garagistes indépendants.
02:01Et donc effectivement, vous l'avez dit, en 2017, on a été rencontrer une centaine de garages,
02:06on était trois à l'époque, et on leur a demandé finalement de quoi vous avez besoin.
02:10Et ils nous ont dit, on est d'abord des commerçants, donc d'abord trouvez-nous des clients et après on parle.
02:14Mais depuis le démarrage de Vroomly, on avait en tête de laisser le garagiste pouvoir se concentrer sur son métier,
02:21qui était la mécanique, et de finalement simplifier tout le reste.
02:24Et donc vous avez fait un très bon pitch des différentes fonctionnalités.
02:27Mais finalement, si on résume, Vroomly, c'est la seule plateforme tout en un,
02:30qui permet à un garagiste à la fois, comme vous l'avez dit, de gérer sa prise de rendez-vous,
02:35gérer le quotidien de son garage, ses équipes, ses devis, sa facturation, sa comptabilité.
02:41Et puis ce qui nous fait vivre, d'acheter dans le plus gros catalogue d'Europe,
02:45avec 2,5 millions de références, toutes ses pièces sur une marketplace en ligne.
02:49Alors on va parler de ses différentes fonctionnalités et de vos activités.
02:53Donc vous restez leader de la prise de rendez-vous en ligne.
02:56Combien vous référencez de garages indépendants sur le volume complet ?
03:01Je crois qu'il y a 18 000 garages indépendants en France ?
03:04Exactement. En France, il y a à peu près 30 000 ateliers, dont 18 000 qui sont des MRA,
03:09donc des mécaniciens et réparateurs agréés, des indépendants.
03:12Et aujourd'hui, on a un tiers de ces garages qui sont référencés sur Vroomly.
03:15Et les 12 000 autres, c'est votre objectif ?
03:17On continue à leur parler pour les accueillir.
03:20Votre modèle économique, c'est quoi ? C'est celui d'un apporteur d'affaires ?
03:22Dans ce cas-là, c'est une REM sur le rendez-vous pris,
03:24sur les réparations effectuées ?
03:27Oui. En fait, le modèle économique sur la prise de rendez-vous,
03:29c'est qu'on prend une petite commission sur les rendez-vous qu'on arrive à réaliser.
03:33Mais il faut savoir qu'aujourd'hui, le cœur de l'activité,
03:36c'est vraiment de dépauler le garagiste.
03:38On a fait un virage vers le B2B, juste après le Covid.
03:43Et aujourd'hui, la prise de rendez-vous est évidemment historique et clé pour nous.
03:46Mais finalement, ce qui nous permet vraiment de vivre, c'est la vente de pièces
03:49et puis les services qu'on arrive à générer pour les garages.
03:52Donc, ce service pour les garages, c'est l'offre Vroomly Pro, c'est bien ça ?
03:56Exactement.
03:57Donc, c'est en fait une pièce de marché qui leur sert d'abord à se fournir en pièces détachées.
04:02C'est ça le cœur de cette activité ?
04:04Post-Covid, donc ça remonte un petit peu, mais c'est en 2021.
04:08On s'est dit, notre mission, c'est de simplifier le quotidien des garagistes.
04:11Comment est-ce qu'on peut les aider ?
04:12Il y avait des problèmes d'approvisionnement.
04:13Donc, on a d'abord accéléré la création d'une marketplace
04:16qui permettait au garage de se fournir aujourd'hui chez plus de 80 fournisseurs,
04:21principalement en France et un peu partout en Europe.
04:23Et là, ce qui est intéressant pour un garage de travailler avec nous,
04:27c'est d'abord d'avoir accès à la plus large gamme de pièces en Europe.
04:30Donc, 2,5 millions de références dans toutes les familles,
04:32parce qu'il y a évidemment des pièces mécaniques, mais du pneu, de l'huile,
04:35bref, toutes les familles dont ils ont besoin.
04:38Derrière, on est les seuls à pouvoir livrer ultra rapidement,
04:42parce que finalement, les garagistes, ils ont besoin d'instantanéité
04:45lorsqu'ils n'ont pas prévu, lorsqu'il y a eu ce rendez-vous.
04:47Et donc, sur notre marketplace, ils peuvent retrouver des pièces livrées en H4,
04:52donc en 4 heures.
04:53Et puis derrière, ce qui est hyper intéressant, c'est finalement en un clic,
04:57de pouvoir comparer les différentes options.
04:59Donc, par exemple, s'ils cherchent une plaquette de frein,
05:01ils vont savoir qu'ils vont être livrés dans 4 heures,
05:05je dis n'importe quoi, à 102 euros,
05:07le lendemain à 82,
05:09et puis finalement, on a peut-être un autre fournisseur
05:11qui va avoir un prix beaucoup plus intéressant à 50 euros,
05:13mais dans 3 jours.
05:14Et donc, ça leur permet finalement de faire transparence
05:16sur toutes les informations que nous avons besoin
05:17pour choisir de manière rationnelle leurs approvisionnements.
05:20Et puis d'autres services aussi,
05:23de type l'édition des devis, l'édition des factures, la comptabilité,
05:27c'est vraiment, pour eux, c'est un service clé en main
05:30que vous leur proposez.
05:32C'est exactement ça.
05:33En fait, on est assez satisfaits d'avoir réussi à finir un peu
05:37l'ensemble des fonctionnalités qu'on voulait développer autour du garage.
05:41Alors maintenant, évidemment, on les améliore au quotidien,
05:43il y a des mises à jour tout le temps,
05:44mais aujourd'hui, on gère le rendez-vous,
05:46de la prise de rendez-vous jusqu'à l'agenda
05:48pour que le garagiste puisse gérer ses équipes
05:51et ses disponibilités.
05:54Puis après ça, on peut émettre le devis,
05:56le transformer en ordre de réparation,
05:57la facturation et faire le lien avec son comptable.
06:00Et puis de l'autre côté, avoir un CRM
06:01qui permet de relancer ses clients.
06:03En fait, c'est équiper le garage
06:04pour que, bien qu'il soit indépendant,
06:06il ait toutes les clés pour pouvoir concurrencer
06:08les plus grandes chaînes de centres auto
06:09ou les garagistes des constructeurs.
06:12Toutes ces activités, ça génère un chiffre d'affaires
06:14qui est à quel niveau ?
06:16L'année dernière, on a réalisé 53 millions de chiffres d'affaires.
06:18En fort progression, je crois, versus l'année d'avant.
06:21En fort progression, avec plus de 50% de croissance versus 2024.
06:25Nous, on clôt notre exercice en septembre.
06:28Et la bonne nouvelle, c'est que sur le premier trimestre,
06:31donc de octobre à décembre,
06:32on est en accélération de chiffre d'affaires
06:34puisque là, on a réalisé 100% de croissance
06:36sur ce premier trimestre de l'exercice 2026.
06:38Et la rentabilité, la rentabilité, elle est arrivée en 2025 ?
06:40Ça, c'est l'autre bonne nouvelle pour une scale-up ou une start-up.
06:44C'est qu'on sait qu'il y avait beaucoup d'appelés
06:45peu d'élus sur la rentabilité.
06:47Nous, c'est grâce à cette accélération de chiffre d'affaires,
06:49mais surtout à la maîtrise des coûts.
06:51Parce que depuis le démarrage,
06:52on n'a jamais fait de gigantesques levées.
06:55On a levé quand même une très belle somme en trois fois
06:58et au total, on a levé plus de 20 millions d'euros.
07:00Mais on a toujours été très regardant sur nos dépenses.
07:03Et donc, ça nous a permis d'atteindre la rentabilité
07:04il y a six mois
07:05et d'être maintenant en accélération
07:07tant sur le chiffre d'affaires
07:07que sur l'accélération de la rentabilité sur 2026.
07:10Année 2025, donc l'année de la rentabilité.
07:13Année aussi de changement dans la gouvernance.
07:16Des recrutements très importants.
07:18Directeur des ventes, directrice marketing,
07:20directrice de l'expérience client.
07:22On sort vraiment pour vous de l'année de l'accélération ?
07:26On sort de l'année de l'accélération, effectivement.
07:28Moi, j'aime bien un concept qui dit
07:30qu'un entrepreneur, au démarrage,
07:31il doit être un peu la mort caisse
07:32pour fabriquer le meilleur produit possible
07:34avant d'avoir trouvé son product market fit,
07:37comme on dit dans les startups.
07:38Ce produit de market fit, on l'a trouvé il y a longtemps maintenant.
07:42Et finalement, le rôle de l'entrepreneur,
07:44il passe de créer le meilleur produit
07:46à créer la meilleure entreprise
07:47qui va créer les meilleurs produits.
07:48Et donc pour ça, il a fallu se structurer.
07:50Effectivement, il y a quelques années,
07:51on avait créé un Codire, mais qui était encore assez junior.
07:54Et effectivement, l'année dernière,
07:56on a musclé un peu notre Codire
07:58avec l'arrivée de profils plus seniors
08:00qui nous permettent d'accélérer sur la France
08:02et puis évidemment de préparer l'année 2026
08:05avec le lancement de l'international.
08:06L'international, c'est quel pays que vous visez ?
08:10Alors, on vise toute l'Europe,
08:11mais on va commencer par l'Espagne en avril
08:13et l'Italie en septembre prochain.
08:15L'international, c'est aussi vos effectifs
08:17parce qu'en fait, en préparant cette émission,
08:20je me suis rendu compte que tous vos effectifs
08:22n'étaient pas en France.
08:23Vous êtes, je crois, à 121 salariés à l'heure actuelle,
08:26répartis 40% on va dire en France
08:29et les 60% à Lisbonne.
08:31Pourquoi ce choix de la délocalisation
08:33d'une partie de vos effectifs au Portugal ?
08:35Ce choix de la délocalisation, comme vous dites,
08:38d'abord, c'est le choix de garder notre service client en interne
08:41et donc d'être sûr de ne pas faire le choix
08:44d'aller prendre une plateforme de téléphonie sous-traitée.
08:49Nous, c'est essentiel dans nos valeurs,
08:50la proximité avec nos clients, c'est vraiment clé.
08:52On est, en fait, effectivement, comme vous l'avez dit, déjà européen
08:56puisqu'on a donc 50 personnes à Paris et 70 à Lisbonne.
09:01Pourquoi Lisbonne ?
09:02Parce que les personnes qui parlent avec nos garages,
09:04donc tous les commerciaux et tout le service client qui est internalisé,
09:08sont des personnes qui sont assez jeunes, de 25 à 30 ans.
09:11Nous, c'est important.
09:12Avec une très bonne qualité de vie,
09:15avec finalement des coûts de vie et une qualité de vie extrémière.
09:19Et donc, pour s'internationaliser,
09:23et c'est une ville qui est très internationale aussi,
09:24l'idée, c'est de pouvoir recruter d'abord des francophones,
09:27ce qu'on a déjà fait,
09:27mais aussi des germanophones plus tard,
09:30ou bientôt des hispanophones, des italophones,
09:32à Lisbonne, qui est une ville internationale et attractive.
09:34Et puis, de rester en Europe, surtout,
09:36pour un entrepreneur européen, c'est important.
09:39C'est important.
09:39Très rapidement, quelques questions d'actualité
09:41sur le secteur qui est en pleine évolution,
09:44avec l'électrification des véhicules.
09:45Est-ce que ça a un impact ?
09:46Il y a souvent moins de pannes,
09:48mais sans doute plus chères à réparer.
09:49Et surtout, la décision de Bruxelles
09:52de décaler au-delà de 2035
09:54la fin des véhicules thermiques en production.
09:56Qu'est-ce que vous inspire ces deux faits ?
09:59Ce que ça implique pour nous, déjà,
10:00c'est qu'il y a pas mal de flou côté client.
10:02On a vu une baisse très forte des immatriculations
10:05dans les dernières années.
10:07Ça implique aussi un flou
10:10dans les investissements des constructeurs.
10:12Et en revanche, il y a un truc qui est certain,
10:13c'est que la réparation indépendante,
10:15qui est un peu la partie qu'on représente nous,
10:18a été un peu laissée de côté
10:19et un peu sacrifiée sur l'hôtel de Bruxelles,
10:21sans faire de mauvaise polémique.
10:24J'ai vu les propos que vous avez eus sur ce sujet.
10:26Nous, en fait, on est persuadés que l'électrique va prendre
10:29et il faut le faire.
10:30En revanche, il faut qu'on ait le temps de former
10:31ses garagistes indépendants.
10:33Sinon, en fait, le risque, c'est de se retrouver
10:35avec des voitures un peu iPhone.
10:37Aujourd'hui, on sait que même un constructeur français
10:39qui fait des voitures électriques
10:40ne sait pas entretenir ses véhicules.
10:42Et donc, le risque, c'est d'avoir des véhicules...
10:44Aujourd'hui, un véhicule thermique reste 19 ans,
10:463 ou 5, un peu moins de 20 ans sur la route.
10:49Aujourd'hui, les véhicules électriques,
10:50on n'a aucune donnée sur la réparabilité de ces véhicules.
10:53Donc, il faut justement qu'on arrive à travailler
10:55avec les pouvoirs publics et avec l'industrie
10:57pour rendre ces véhicules
10:58et s'assurer que ces véhicules soient réparables
11:00et surtout s'assurer qu'il n'y ait pas de pièces captives
11:04ou de technologies captives
11:05qui feraient que les constructeurs récupèrent
11:07l'ensemble de l'entretien
11:08et donc qui détruiraient en fait une filière indépendante
11:11qui était bon pour le consommateur,
11:12bon pour la filière
11:12et souvent le dernier commerce local
11:14dans pas mal de villes en France.
11:16C'est très clair.
11:17Merci beaucoup, Alexis Frère-Jean,
11:18pour ce témoignage sur Vomli,
11:19qui est en plein essor à l'international.
11:21Et à présent, voici un secteur
11:22qui incarne le savoir-faire français
11:24qui crée de la richesse,
11:25qui exporte et qui cherche à recruter
11:26en ces temps compliqués
11:27pour certains autres secteurs de l'économie.
11:29Eh bien, je suis très heureux
11:30de parler de la maroquinerie française.
11:32Bonjour Edgar Schaffauser.
11:34Vous êtes le président exécutif
11:37de la Fédération française de la maroquinerie.
11:39Dans un instant,
11:40on va parler des campagnes de promotion,
11:42de communication que vous venez de lancer.
11:44Mais tout d'abord,
11:45un panorama de la maroquinerie en France.
11:47Quand on parle de maroquinerie,
11:48on parle de quels produits,
11:49c'est quoi votre périmètre ?
11:51Alors la maroquinerie est plurielle à double titre.
11:54Elle est plurielle par la typologie
11:56des produits qui sont fabriqués
11:59par ces entreprises.
12:01Il y a les sacs,
12:01mais il y a aussi les bracelets-montres,
12:04les ceintures,
12:05il y a la petite maroquinerie,
12:07il y a les bagages,
12:08il y a la guennerie.
12:10Donc elle est plurielle
12:11par la fabrication de ces produits.
12:14Mais également plurielle
12:15par la typologie de ces entreprises.
12:17Il y a les grandes maisons,
12:19il y a les sous-traitants,
12:20les PME.
12:21Les médecins, les Hermès, les Chanel,
12:22il y a aussi beaucoup de...
12:24Voilà, et puis des sous-traitants
12:24qui travaillent aussi pour ces grandes maisons.
12:26Mais il y a beaucoup de PME,
12:27puisque 70% de nos entreprises,
12:29c'est des TPE, des PME.
12:30Et ça représente combien d'entreprises en tout ?
12:33Et je le disais dans le sommaire,
12:3442 000 emplois, je crois.
12:36Absolument, 42 000 emplois,
12:37390 entreprises,
12:39mais un peu plus de 700 établissements.
12:41Et la progression,
12:44en termes d'effectifs,
12:45montre la progression
12:46de la maroquinnerie en France,
12:47puisqu'on est passé de 13 000 salariés
12:49en 2010 à 42 000 aujourd'hui.
12:52Et l'objectif,
12:54dans le cadre de la croissance,
12:55c'est probablement d'atteindre
12:5650 000 salariés demain, en fait.
12:58Demain, dans 3-4 ans.
13:00Et la présence, c'est important,
13:01je le rappelais dans le sommaire aussi,
13:03sur presque tous les territoires.
13:05Ce n'est pas qu'alors.
13:06Alors certes, il y a une concentration
13:07en Ile-de-France,
13:08en région Auvergne-Rhône-Alpes,
13:10aussi pas mal en Nouvelle-Aquitaine.
13:11Mais c'est tout le territoire
13:13qui est concerné
13:14par les métiers de la maroquinnerie.
13:16Absolument.
13:17Bien sûr, la région parisienne
13:18est, j'allais dire, dominante
13:20parce qu'il y a les sièges des sociétés.
13:22Mais la région Auvergne-Rhône-Alpes,
13:24aussi, l'Aquitaine,
13:25les autres régions, un peu moins.
13:27Mais c'est ces trois régions principales
13:28où nous sommes implantés.
13:29Le Nord, aussi, de plus en plus.
13:32Et de proche en proche,
13:33toutes les régions sont impactées
13:35par l'implantation de nos entreprises.
13:37Le chiffre d'affaires de votre filière ?
13:39Le chiffre d'affaires
13:40tourne autour de 6 milliards d'euros aujourd'hui.
13:42On exporte énormément.
13:45L'exportation n'arrête pas de croître.
13:4813 milliards d'euros à l'exportation,
13:49notamment dans les pays
13:50comme la Chine,
13:52qui est le premier exportateur
13:54pour la maroquinnerie française.
13:55Et les États-Unis, aussi.
13:57Le Japon qui progresse
13:59d'une manière énorme.
14:01Les États-Unis,
14:01les droits de douane,
14:03qu'est-ce que vous en pensez ?
14:04Les États-Unis,
14:04les droits de douane vont et viennent.
14:06On voit bien.
14:07C'est un peu le principe, oui.
14:08On fait avec.
14:08Parce que moi, je me rappelle,
14:09il y a 5 ans,
14:10à l'époque de Biden,
14:12déjà, on nous avait dit
14:13que les droits de douane
14:14allaient exploser
14:16pour les produits de luxe,
14:17dont la maroquinnerie.
14:18J'avais été à une réunion
14:19à Bercy,
14:21à ce sujet.
14:22Finalement,
14:22ce n'est pas arrivé
14:23autant qu'on nous l'a indiqué.
14:26Donc, ce n'est pas un sujet d'inquiétude,
14:28sauf si vraiment,
14:28ça se fait réaliser.
14:29Alors, évidemment,
14:29si ça devient cataclysmique,
14:31c'est un sujet
14:32qui peut nous inquiéter.
14:33On est vigilants,
14:34on observe l'évolution
14:35de la chose.
14:37Effectivement,
14:38M. Trump aimera bien
14:38qu'on installe nos entreprises
14:40aux États-Unis,
14:40mais il ne le vend pas
14:42à tout le monde.
14:43Mais vous ne le ferez pas.
14:45Vous n'allez pas délocaliser,
14:46mais pas de manière massive.
14:47Voilà, pas de manière massive.
14:48Ça va rester...
14:49On est quand même
14:49franco-françois
14:50et médine-france,
14:51le plus possible.
14:52C'est ce que je disais.
14:52Vous parlez de 13 milliards
14:53d'exportations,
14:55il y a les produits aussi
14:56qui rentrent,
14:574,7 milliards.
14:58Donc, ça veut dire
14:58une balance commerciale
15:00de plus de 8,3 milliards
15:03pour le secteur.
15:04Dans les temps qui courent
15:05et vu notre déficit commercial,
15:08c'est très important.
15:08C'est une filière
15:09très importante
15:10pour notre économie.
15:11On est le 4ème secteur
15:12qui contribue le plus
15:14à l'amélioration
15:15de la balance commerciale française
15:16et qui permet de diminuer
15:19à hauteur de 8 milliards,
15:20comme vous le dites,
15:21le déficit de la balance
15:21commerciale française.
15:22C'est important.
15:23Merci pour votre contribution.
15:25Je parlais des recours
15:27recrutements.
15:28J'ai lu entre 4 et 5 000
15:29recrutements nouveaux
15:30chaque année.
15:31Est-ce que c'est la bonne tendance ?
15:324 ou 5 000 recrutements,
15:33mais ça comprend
15:33les nouveaux recrutements
15:34dans le cadre de la croissance,
15:35mais aussi le remplacement
15:37des artisans
15:39qui partent à la retraite.
15:41Évidemment,
15:42ils sont de plus en plus nombreux
15:43à partir à la retraite,
15:44mais on aimerait bien
15:45les garder le plus longtemps possible.
15:47Il y a des solutions.
15:48Mais bon,
15:49il faut aussi
15:49que l'État
15:51finisse par déterminer
15:53comment le régime de retraite
15:55va être...
15:55Absolument.
15:55C'est un autre sujet
15:57qui va et qui vient,
15:58en fait,
15:58celui-ci.
15:59D'où l'importance
16:00des campagnes
16:01à la fois de communication
16:02pour du recrutement,
16:03d'où l'importance
16:04de la formation.
16:06Commençons par les campagnes
16:07que vous avez lancées
16:08au mois de janvier.
16:10Sous quelle forme ?
16:11Vers quelle cible ?
16:12Alors,
16:13principalement vers les jeunes.
16:14C'est avec notre OPCO,
16:15l'OPCO2i,
16:17lancer la campagne
16:18avec l'industrie maroquinerie.
16:19Et ça a été lancé
16:21en mois de janvier
16:23pour montrer
16:26que la maroquinerie
16:26est un secteur
16:27qui est innovant.
16:29Il y a donc
16:30qu'on a une diversité
16:30des métiers
16:31puisqu'on a
16:32des produits divers
16:34qui sont fabriqués
16:35par des artisans.
16:37Et puis,
16:37on a des savoir-faire
16:38aussi différents
16:39puisque les produits
16:40sont différents.
16:41et on a besoin
16:43d'attirer les talents
16:44pour développer
16:46le savoir-faire
16:48et l'excellence
16:49dans la maroquinerie.
16:51Alors,
16:51cette campagne,
16:52on peut le retrouver
16:53sur le site
16:53avec l'industrie
16:54maroquinerie.fr.
16:57Il y a aussi
16:57des campagnes
16:57sur les réseaux,
16:58évidemment,
16:59Instagram,
16:59Facebook.
17:00Absolument.
17:01Un mot encore
17:02sur les formations
17:03parce qu'évidemment,
17:04il y a ceux
17:04qu'on cherche à recruter
17:05mais il y a ceux
17:06aussi dont on a besoin
17:07de former en permanence.
17:09C'est pour vous
17:10un des enjeux majeurs
17:12de la filière.
17:13Absolument.
17:13La formation,
17:14c'est une ère de la guerre
17:15mais ce n'est pas
17:15uniquement pour la maroquinerie,
17:17c'est une ère de la guerre
17:17pour toutes les branches.
17:20Il y a une autre campagne
17:21qui existe déjà
17:22depuis un certain temps,
17:23depuis 2019,
17:24c'est la campagne
17:24Savoir pour faire
17:25qui a été mise en place
17:28avec le comité stratégique
17:29de filière Modelux,
17:30un des comités stratégiques
17:31avec une dizaine
17:32d'autres branches
17:33et qui permet aussi
17:34d'attirer les jeunes
17:36vers les métiers,
17:38les jeunes et moins jeunes
17:39vers les métiers
17:39de la maroquinerie.
17:40Alors vous parliez
17:41de la formation,
17:42nous avons la formation
17:43initiale
17:44à travers
17:45l'éducation nationale
17:47avec le CAP
17:50de maroquinerie,
17:51le bac pro maroquinerie,
17:52le BTS maroquinerie.
17:54On est en train
17:54de réfléchir
17:55et ça va être,
17:56je pense,
17:57imminent,
17:57la mise en place
17:58d'un premier national
17:59des métiers d'art
17:59et je crois que le décret
18:01est en cours de signature
18:01actuellement
18:02et qui devrait s'appliquer,
18:04être mis en place
18:06à la rentrée
18:06de septembre prochain.
18:07parmi les premiers,
18:10premier national
18:10des métiers d'art
18:11qui permet aux jeunes
18:12en troisième
18:13de rentrer
18:14après la troisième
18:15d'aller vers ce BNMA
18:17qui au bout de trois ans
18:18peut permettre aussi
18:19de faire des études supérieures
18:20dans les métiers d'art.
18:21Donc il y a des emplois,
18:23il y a des choses à faire
18:23dans les secteurs
18:24de la maroquinerie.
18:25Et on a aussi des CQP,
18:26des certificats
18:27de qualification professionnelle
18:28pour les gens
18:29qui sont déjà dans les salariés
18:30qui sont déjà dans les...
18:31Donc voilà,
18:32je le redis,
18:32il y a de la place,
18:33il y a des métiers
18:33qui sont à prendre.
18:36On était ravis d'en parler.
18:37On va continuer
18:38dans un secteur
18:39qui lui aussi a besoin
18:39non seulement d'artisans
18:41mais bien sûr d'artistes,
18:42c'est le cabaret.
18:42Bonjour Alexandre Duvollet.
18:43Bonjour.
18:44Vous êtes directeur
18:45de Lange Bleu,
18:45le plus grand cabaret de France
18:47en capacité d'accueil.
18:48C'est en Gironde.
18:49Vous êtes aussi en charge
18:50de coordonner pour la filière
18:52le plan cabaret
18:52qui a été lancé en 2025
18:54par la ministre de la Culture
18:55Rachida Dati.
18:56On va en reparler
18:56dans un instant.
18:57D'abord un point sur
18:58si je peux dire
18:59l'état du marché,
19:00l'état du secteur.
19:01En France,
19:01combien d'établissements
19:02de cabaret
19:04et ça fait vivre
19:04combien de personnes ?
19:06Actuellement,
19:07on compte à environ
19:07200 cabaret en France
19:09répartis sur Paris bien sûr
19:10mais également beaucoup en région.
19:11Le cabaret,
19:12c'est beaucoup développé
19:13dans nos régions.
19:14Et là,
19:14ça fait travailler
19:15environ 5000 personnes.
19:17Dont 1600 artistes,
19:18je crois.
19:19Voilà.
19:19Et là,
19:19on est un petit peu
19:20dans la configuration
19:21de la maroquinerie.
19:23C'est-à-dire qu'il y a
19:24certes de gros établissements
19:25où vous en faites partie.
19:26Il y a les gros établissements
19:27parisiens auxquels on pense,
19:28le Paradis Latin,
19:29le Moulin Rouge,
19:30etc.
19:31Mais il y a aussi
19:31beaucoup de petits établissements.
19:33Je crois qu'on voit
19:34le chiffre qui va apparaître
19:35à l'écran.
19:3687% sont des TPE
19:38et des PME,
19:39je crois.
19:40Tout à fait.
19:40Ça fait partie un peu
19:41de l'univers du cabaret
19:42et qui est très en relation
19:43avec la ruralité.
19:45Souvent,
19:45le cabaret est dans un village
19:46et des fois,
19:47le seul point de culture
19:48de l'environnement régional.
19:51Et d'où,
19:52on reviendra après
19:53sur la saison cabaret,
19:54mais le côté culturel
19:55compte vraiment beaucoup
19:55maintenant pour nous.
19:56Et le chiffre d'affaires
19:57du secteur
19:58de manière générale
19:59en France ?
19:59Il doit faire direct
20:00environ 225 millions d'euros.
20:02225 millions d'euros.
20:03On parlait donc
20:04de ce plan cabaret
20:05qui a été annoncé
20:07il y a tout juste un an.
20:08Je crois que c'était
20:08le 21 janvier 2025
20:10par la ministre de la Culture
20:11Rachida Dati.
20:12D'ailleurs,
20:12un mot,
20:13on enregistre cette émission
20:14le 22 janvier.
20:16Elle devrait partir
20:17rapidement puisqu'elle l'a dit
20:19dans le cadre
20:19de sa campagne
20:20des municipales.
20:20Ça vous inquiète
20:21le fait qu'elle vous ait soutenue
20:22et qu'elle parte
20:23peut-être bientôt ?
20:25Alors,
20:25forcément un petit peu
20:26parce que
20:27Rachida Dati a joué le jeu.
20:29Elle a fait l'impulsion,
20:31elle a challengé
20:32ses équipes
20:33au ministère
20:33pour nous accompagner
20:34dans ce plan cabaret.
20:35Mais le travail est fait.
20:37J'ai envie de dire
20:37que le travail est fait maintenant
20:38et maintenant,
20:39le cabaret a ses entrées
20:40au ministère de la Culture.
20:41Le cabaret est reconnu
20:42comme un acteur culturel
20:43dans la vie française
20:44et le gros du travail
20:45a été fait maintenant
20:45et on espère
20:46que son successeur
20:47ou sa succèsrice
20:47va faire l'accompagnement.
20:49Alors ce plan,
20:50c'est de l'argent
20:51mis sur la table,
20:52c'est bien plus que cela.
20:53C'est quoi les grandes données
20:55de ce plan cabaret ?
20:56Alors c'est de l'argent
20:57mis sur la table,
20:58c'est 500 000 euros
20:58qui a été débloqué
20:59par le ministère de la Culture
21:00pour ce plan cabaret.
21:02Alors l'argent est important
21:03parce que c'est le bras armé,
21:05c'est la reconnaissance.
21:06C'est pour dire
21:06ok,
21:07on ne fait pas que des paroles en l'air,
21:08on vous donne quelque chose.
21:09Donc pour nous,
21:09ça a vraiment un sens.
21:10Mais ce n'est pas tout.
21:11Nous, comme je vous disais,
21:12l'important,
21:13c'est la reconnaissance
21:13qui va derrière.
21:14C'est-à-dire qu'enfin,
21:16le cabaret est reconnu
21:16comme un acteur culturel français
21:17et ce plan cabaret
21:18a plusieurs aspects.
21:19Il y a plusieurs branches.
21:21Il y a l'aide à la créature.
21:23Plusieurs artistes de cabaret
21:24veulent monter sur des planches,
21:26veulent créer leurs personnages
21:27mais ils ont besoin
21:28d'accompagnement pour ça.
21:29Et là,
21:29le ministère des cultures
21:30a mis en place
21:30des financements,
21:31des aides,
21:32des formations pour cela.
21:33C'est l'accompagnement
21:35au secteur du cabaret
21:36pour rentrer enfin
21:37dans le crédit d'impôt
21:38au spectacle vivant.
21:39Le cabaret en était exclu
21:41pour un problème de virgule
21:43sur un décret.
21:44Voilà.
21:45On y rentre.
21:46On va y rentrer.
21:46L'application va être,
21:47alors pas par la loi
21:48parce qu'on ne pourra pas
21:48être trop compliqué
21:49mais par un décret,
21:50on va pouvoir rentrer
21:52enfin dans le crédit d'impôt
21:53au spectacle vivant privé.
21:55C'est également
21:57quelque chose d'important
21:58aussi pour nous,
21:59c'est une formation
22:00de toutes les directions
22:02culturelles publiques
22:04dans les régions.
22:04C'est-à-dire
22:05les DRAC.
22:06Toutes les DRAC
22:06vont connaître enfin
22:08ce qu'est le cabaret.
22:08Il y a des régions
22:09où vous parlez
22:10à un responsable de DRAC
22:11qui ne sait pas
22:11ce qu'est le cabaret.
22:12Il ne connaît pas l'univers.
22:13Il ne connaît pas l'univers.
22:14Il sait, il connaît le cabaret
22:15mais il ne connaît pas l'univers.
22:16Il ne s'y dit jamais aller.
22:17Voilà.
22:18Et donc des formations
22:18ont été faites
22:19auprès des présidents
22:20des responsables des DRAC
22:21dans nos régions
22:22et ça c'est une très bonne chose.
22:23Des rencontres sont organisées
22:25entre les cabarets privés,
22:26entre les scènes publiques
22:27et la saison cabaret
22:28qui va être mise en place
22:30en septembre-octobre
22:32de cette année
22:32qui a vocation
22:33à être renouvelée.
22:34Va être un premier point
22:36d'accroche
22:36entre la collaboration
22:37entre les scènes publiques
22:38et les cabarets privés
22:39et tous les acteurs
22:40du cabaret en général
22:41pour mettre en avant
22:42notre savoir-faire,
22:43notre art
22:43à travers un fil conducteur
22:45qui va être le French Cancan.
22:46Et les 500 000 euros
22:47dont on parle,
22:48je crois qu'en plus
22:49vous réclamez une rallonge
22:50si je puis dire
22:51de 100 000 euros
22:51pour l'année 2026,
22:53ils servent à quoi ?
22:54Vous êtes en charge
22:55de la coordination,
22:56ça veut dire
22:56qu'il y a une répartition
22:57entre les régions,
22:58entre les établissements,
23:00comment elle se fait ?
23:01Et c'est vraiment
23:02de l'argent
23:02qui va être débloqué rapidement
23:04ou qu'il est peut-être déjà
23:05pour les établissements ?
23:06Alors il y a une bonne partie
23:06qui a été débloquée déjà,
23:07notamment sur l'aide
23:08à la formation
23:08et à la créature.
23:09Par exemple,
23:10il n'y a plus de 100 000 euros
23:10qui ont déjà été débloqués
23:11sur ces profils.
23:13Il y a une vingtaine,
23:14je crois,
23:15d'artistes
23:15qui sont aidés
23:16sur ce sujet-là.
23:18Pour le plan Cabaret,
23:19on a 200 000 euros
23:20qui ont déjà été versés
23:20qui sont en attente
23:22sur nos comptes
23:22en attendant
23:23de créer cette saison.
23:25Alors cette saison
23:26va être répartie
23:27sur l'ensemble du territoire
23:28avec un découpage
23:29en neuf régions.
23:30Donc quand on découpe
23:31200 000 euros
23:31en neuf régions,
23:32il ne nous reste pas beaucoup
23:33pour faire des choses.
23:34Mais c'est là que je vous disais
23:35que l'argent est important,
23:35mais ce n'est pas tout.
23:36On a dans nos métiers
23:37un savoir-faire,
23:38on a un peu de débrouillardise
23:41et on demande
23:42à ce que ce plan Cabaret
23:43soit renouvelé,
23:44d'où une demande
23:45de 100 000 ou 200 000 euros
23:46supplémentaires
23:46pour la saison prochaine
23:47pour nous aider
23:48et pour nous accompagner
23:48un peu plus
23:49dans ce plan Cabaret
23:50pour qu'il y ait une envergure
23:50importante.
23:52Alors je lisais,
23:52vous êtes à la tête
23:53avec votre frère
23:54du plus grand Cabaret de France,
23:57c'est Lange Bleu,
23:58c'est en Gironde
24:00sur la commune de Goriaguet.
24:02En fait,
24:02c'est un ancien café,
24:04hôtel, restaurant,
24:05si je ne me trompe pas,
24:06qui appartenait
24:07aux beaux-parents
24:08de votre père.
24:09C'était au bord
24:10de la National 10.
24:11La National 10,
24:11comme beaucoup de nationales,
24:13elle a évolué
24:13en deux fois deux voies
24:14avec les barrières de sécurité.
24:16Bref,
24:16ça vous a éloigné
24:17de la clientèle
24:18et c'est à ce moment-là,
24:19à la fin des années 90,
24:21que votre famille
24:22a pris la décision
24:23de faire cette transformation.
24:25Tout à fait, oui.
24:26Mon père,
24:26qui était donc à la tête
24:27de l'établissement
24:27en ce moment-là,
24:28du jour au lendemain,
24:2995% de Chine
24:30doit faire par terre.
24:32Que faire ?
24:33Il avait entendu parler
24:34d'un cabaret en Alsace
24:35qui s'appelle Royal Palace
24:36qui est toujours là,
24:37bien sûr.
24:37Qui est toujours là
24:38et qui est toujours leader
24:38en région.
24:39Il est allé voir,
24:41il s'est dit
24:41finalement c'est possible
24:42de faire quelque chose
24:43comme ça à la campagne.
24:43Il était parisien,
24:44mon père à la base,
24:44il a vécu au Golfe d'Oro,
24:46à l'Olympia,
24:46toute sa jeunesse.
24:47Il s'est dit,
24:47allez, Banco,
24:48j'étais à la fac,
24:49mon frère aussi.
24:50Il nous a dit,
24:51en bon père de famille,
24:52arrêtez vos études
24:52et faites du cabaret avec moi.
24:54On a dit oui
24:54et on est partis,
24:56la mayonnaise a pris
24:56et on a monté
24:57une première salle
24:57de 400 places
24:58qui, dix ans après,
24:59était trop petite
24:59et on a monté
25:00une deuxième salle
25:01en 2008
25:02de 1200 places
25:09qui a ouvert une salle
25:10de 1500 places.
25:11Voilà, donc je lui fais
25:11un petit coucou.
25:12Voilà, c'est pour dire
25:13que l'environnement
25:13en cabaret en région
25:14est dynamique.
25:15Il nous reste une minute
25:15Alexandre du volet.
25:17Les chiffres clés
25:17de votre range bleu,
25:19c'est quoi la référence ?
25:21C'est Greta Garbo ?
25:22C'est quoi la référence ?
25:23C'est un brainstorming familial
25:24et qui n'a pas de source en fait.
25:26Et alors voilà,
25:26les chiffres clés
25:27sur le chiffre d'affaires,
25:28le nombre de spectateurs
25:29chaque année
25:29et combien vous faites vivre
25:31de personnes ?
25:32Une soirée à l'ange bleu,
25:33c'est 70 personnes
25:34qui travaillent pour nous.
25:35On a un chiffre d'affaires
25:35cette année,
25:36on va dépasser
25:36les 5 millions d'euros
25:37donc c'est bien.
25:38On est sur une croissance
25:39de plus 15 pour cette année
25:40donc on est content
25:41de nos chiffres.
25:41On a su se réinventer
25:42après le Covid
25:43puisque c'était une période
25:44compliquée pour nous.
25:45On a changé de clientèle,
25:45on l'a fait adapter
25:46et donc le cabaret en région
25:49et nous en particulier
25:49sommes sur de bonnes voies.
25:51Votre chiffre 4,5 millions
25:52pour le dernier chiffre
25:54d'affaires connu ?
25:54Voilà, pour le 2,5 millions
25:55on va sur une base
25:56de 5,2 pour cette année.
25:58Premier décollage
25:58septembre-décembre,
25:59on est à plus 30
26:00donc on va y arriver.
26:02Et je précise
26:02que vous avez un nouveau
26:03spectacle qui est à l'affiche
26:04qui s'appelle le Fantasy
26:05depuis la mi-septembre
26:06et qui devrait donc durer
26:08jusqu'à l'été 2027.
26:09C'est ça,
26:10nous changeons nos spectacles
26:10tous les deux ans.
26:11Voilà, et bien que ce soit
26:12donc à la fois les garagistes,
26:13que ce soit les cabarets
26:14ou la maroquinerie,
26:15une nouvelle fois la France
26:16a tout pour réussir
26:17à montrer la diversité
26:18des secteurs
26:19dans lesquels nous avons
26:19quand même des capacités
26:20pour réussir
26:21malgré plein de choses
26:22et malgré le contexte.
26:23Notre émission est diffusée
26:24en télé, en radio,
26:26le site et l'appli
26:26de BFM Business.
26:27La semaine prochaine,
26:28on parlera notamment
26:29encore autre chose
26:30de produits ménagers
26:31type Star Wax
26:32ou Briochin
26:33et aussi de l'Alliance
26:34du Fabriqué en France.
26:35Très bonne journée,
26:36très bon week-end
26:37et donc à bientôt
26:37sur BFM Business.
26:40La France a tout pour réussir
26:42sur BFM Business.
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