- il y a 4 mois
Ce vendredi 19 septembre, Jérôme Tichit a reçu Charles Yvon, président de la Maison "Le Parapluie de Cherbourg", Guillaume Bolzec, cofondateur des Ateliers Gonnel, François Gabart, navigateur et entrepreneur, et Alexis de l'Epine, cofondateur de Lockall, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:07Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:11Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:16Et cette semaine, à l'occasion des journées du patrimoine, on va faire un zoom sur le parapluie de Cherbourg.
00:21L'entreprise artisanale ouvre ses portes au public pour faire découvrir ses produits et son savoir-faire.
00:27On sera en duplex de Cherbourg dans un instant avec Charles Yvon qui dirige la manufacture du parapluie de Cherbourg.
00:33Autre entreprise artisanale, les ateliers Gonelle créés récemment à La Rochelle.
00:38Chez Gonelle, on produit en France des vélos haut de gamme au design très travaillé avec du bois et des matériaux composites.
00:44Le navigateur François Gabart qui sera en visio avec tout à l'heure et même entré au Capital.
00:49De tout cela, on va parler avec Guillaume Bolzec, l'un des trois cofondateurs des ateliers Gonelle.
00:54Enfin, on parlera de Lowcall, jeune start-up francilienne qui est en train de se faire une place sur le marché des espaces de stockage pour les professionnels et pour les particuliers.
01:03Lowcall développe également en parallèle des maisons des artisans pour faciliter la vie des petites entreprises.
01:09Mon troisième invité est Alexis Delépine, le cofondateur de Lowcall.
01:13C'est donc parti pour les journées du patrimoine.
01:17Tout ce week-end se tient la 42e édition en France et en Europe.
01:21En France, des milliers d'entreprises et de sites ouvrent leurs portes à la rencontre du public pour faire découvrir les métiers et les savoir-faire.
01:28Cela concerne bien sûr nos savoir-faire artisanaux et industriels.
01:32Bonjour Charles Yvon.
01:34Bonjour.
01:34Vous êtes en duplex de Cherbourg dans votre usine Le Parapluie de Cherbourg, des parapluies made in France évidemment.
01:40Alors qu'allez-vous montrer au public que vous accueillez tout ce week-end à l'occasion des journées du patrimoine ?
01:47Alors ce week-end, on va montrer comment on fabrique des parapluies.
01:49Donc toutes les étapes de fabrication, il y a 50 étapes pour fabriquer un parapluie.
01:53Il y a 50 formations en interne.
01:55Donc à l'année, on reçoit déjà 50 000 visiteurs.
01:57Et là, sur les journées du patrimoine, on pense recevoir entre 3 000 et 4 000 personnes.
02:03Il y a un musée, je crois aussi, qui peut être visité lors de ces journées également ?
02:11Tout à fait.
02:11Donc on arrive, on est dans une ancienne Banque de France.
02:14Quand on arrive au sein de l'entreprise, on arrive dans une boutique et on voit les ateliers en direct.
02:19Et ensuite, au premier étage, il y a un musée avec une salle de projection, avec un cinéma où on peut voir toute l'histoire de la maison.
02:27Alors on en vient donc à l'entreprise Le Parapluie de Cherbourg.
02:30C'est l'occasion, ces journées du patrimoine, de faire un zoom sur cette entreprise qui a été créée par votre père Jean-Pierre en 1986,
02:36je crois sous le nom Le Véritable Cherbourg.
02:39Vous lui avez succédé en 2018 et vous avez rebaptisé l'entreprise en Parapluie de Cherbourg.
02:45Comment se porte cette entreprise en cette rentrée, cet automne 2024 ?
02:50Écoutez, l'entreprise se porte très bien.
02:53Donc on recrute, on est actuellement une trentaine de personnes dans l'entreprise à travailler.
02:57Donc tous les services confondus, tout le monde est à Cherbourg.
03:00Et le Parapluie, on en fabrique une 25 000 à l'année.
03:04Et aujourd'hui, on attaque le Japon, la Corée, les États-Unis,
03:08en parallèle les trois territoires que l'on a ciblés l'année dernière.
03:12Donc on a déjà fait les voyages et maintenant on attend des retours des éventuels importateurs.
03:16Alors près de 25 000 Parapluies produits chaque année,
03:18ça nous mène à un chiffre d'affaires de combien pour l'entreprise ?
03:22Là, on clôture à 3 millions d'euros.
03:263 millions d'euros.
03:27Vous êtes évidemment Origine France Garantie,
03:30certifié Origine France Garantie depuis 2021.
03:33Le prix des Parapluies en allant sur le site, il y a plusieurs gammes.
03:38Grosso modo, si je ne me trompe pas, de 160 à 340 euros.
03:41Et même pour un ultra-luxe à 750 euros, c'est bien cela ?
03:46Tout à fait, oui, la gamme, il y en a pour toutes les tailles.
03:48Chaque parapluie est adapté à chaque personne.
03:51Donc si on mesure de 1,20 m à 2 m, il y aura le parapluie qui correspond à la personne et à la situation.
03:56Si on est en bord de mer, il y aura des parapluies très résistants comme l'antibourrasque.
03:59Et si on veut un parapluie pour Alain Gala, on peut passer au Milady pour Madame, par exemple,
04:04qui sera assorti à sa tenue.
04:05Si on reste sur la gamme, l'année 2025 a été marquée par une diversification
04:10vers les ombrelles que vous avez lancées il y a quelques mois.
04:14Comment s'est fait ce lancement de cette nouvelle gamme ?
04:18Alors voilà, cette nouvelle gamme, l'ombrelle de Cherbourg,
04:21ça fait trois ans qu'on est sur le projet, donc c'est très long.
04:24On peut penser que c'est pareil qu'un parapluie, mais toutes les pièces sont différentes.
04:27Il n'y a que la petite bague qui entoure la poignée, qui est en commun avec un parapluie.
04:30Donc c'était un très long développement.
04:34Cet été, on a vendu une bonne cinquantaine à Cherbourg dans la boutique,
04:40mais ce n'était pas notre marché principal.
04:42Là, on vise plutôt l'Asie et le Moyen-Orient avec ce produit-là.
04:46Donc il y a une présentation qui a été faite en juin au Japon.
04:49Et déjà, les premiers retours sont très positifs au niveau esthétique et praticité du produit.
04:54Donc c'est quelque chose qu'ils attendaient.
04:55Et aujourd'hui, on attend les premières commandes, en gros, de ces territoires-là.
05:01Vous parliez du Japon, de l'Asie, donc ça veut dire que vous êtes à l'export.
05:05L'export, ça représente combien de votre chiffre d'affaires ?
05:08Et comment est-ce que vous vendez ? Vous avez des revendeurs sur place ?
05:13Alors, ça représente environ 7% du chiffre d'affaires, toute la partie export.
05:19On a une partie où on a des importateurs, distributeurs dans les territoires,
05:22comme au Japon, en Corée, au Benelux.
05:25Et après, on travaille aussi, on fait beaucoup de cadeaux d'entreprises.
05:28Donc on va personnaliser des parapluies au logo des maisons,
05:31souvent du luxe, aussi de l'industrie.
05:34Et là, on fait à l'étranger, donc on travaille beaucoup avec l'Afrique du Nord,
05:39avec les Amériques, un peu partout dans le monde.
05:42Où là, ça vend des commandes un peu plus one-shot,
05:46comme un importateur qui va commander régulièrement.
05:48Ça nous amène à votre mode de distribution.
05:50Donc, vous parlez des cadeaux d'entreprises.
05:53Le B2B, ça représente, je crois, 30% de votre chiffre d'affaires.
05:5732%, c'est encore des ventes en magasin physique.
06:00Et forte hausse de la demande en ligne.
06:03Le e-commerce, c'est pour vous une stratégie de développement ?
06:07Alors, pour nous, le e-commerce, c'est complètement une stratégie de développement
06:11pour plusieurs facteurs.
06:13Déjà, on a une vente en direct,
06:15donc c'est quelque chose qui est un peu plus confortable pour l'entreprise.
06:17Ce qui nous permet aussi de rebondir.
06:20On est beaucoup en France, sur tout le territoire.
06:23On a 100 revendeurs multimarques qui sont sur le territoire.
06:27On a deux boutiques en propre à Cherbourg.
06:29Donc, c'est facile de commander via le site.
06:33Et on travaille beaucoup aussi pour que ce soit le plus ergonomique possible,
06:35parce qu'on a une dizaine de modèles dans 20 coloris chacun.
06:38Et on a travaillé pour que ce soit facile de trouver le parapluie qui nous correspond le mieux.
06:43Vous avez une autre activité.
06:45Vous en êtes où du parapluie pare-balles et anti-lacération pour les personnalités ?
06:49Ça, je crois que c'est votre autre entreprise,
06:51Semper Invicta, que vous avez lancé en 2021.
06:54Ça, on est où du développement de cette gamme un peu particulière et un peu plus spécifique ?
06:59Oui, alors là, on est sur les marchés complètement de la défense.
07:01Donc, ça n'a rien à voir avec le produit haut de gamme, luxe.
07:05Voilà, c'est une autre partie.
07:07Donc, avec Semper Invicta, on distribue le parapactum,
07:09donc il y a le parapluie de sécurité qui est anti-balles, anti-couteaux.
07:13Et on développe aussi de nombreux accessoires,
07:15que ce soit des pulls anti-lacération, des doudounes pare-balles,
07:20pour équiper plutôt du VIP et en toute discrétion.
07:24Eh bien voilà, il y a de nombreuses personnalités qui en ont besoin.
07:27Donc, je pense que c'est une activité en plein essor.
07:29Merci beaucoup, Charles Yvon, d'avoir été l'invité de la France à Tout pour réussir.
07:32Bon week-end des journées du patrimoine.
07:34Je pense que beaucoup de gens viendront vous voir.
07:37Vous nous avez fait la preuve et on le sait, on vous connaît.
07:39Vous avez des parapluies de grande qualité et garanties à vie.
07:43Vous êtes très gentil, merci beaucoup.
07:44Merci beaucoup de votre participation.
07:46On va donc rester dans les savoir-faire maintenant artisanaux et industriels français.
07:50Après la Manche, direction la Charente-Paris Team, direction la Rochelle.
07:53Bonjour, Guillaume Bolzec.
07:55Bonjour.
07:55Mais vous êtes en présentiel avec nous.
07:57Merci d'être dans le studio.
07:58Vous êtes le cofondateur avec Benjamin Boissier et Bruno Merrel,
08:01que vous avez rencontré lors de vos études d'ingénieur, je crois, à La Rochelle.
08:05Des ateliers Gonelle, jeune entreprise, créé en 2022,
08:08et qui produisent des vélos haut de gamme, très originaux,
08:11dans leur conception et leur design.
08:13Expliquez-nous ce que sont les vélos produits par Atelier Gonelle.
08:16Je suis venu avec l'un des spécimens qu'on vend sur le site internet et en présentiel, en direct.
08:24On fabrique ces vélos-là depuis bientôt trois ans.
08:27Effectivement, ils ont de particulier, au premier abord, d'utiliser du bois dans la fabrication du cadre.
08:33Donc, notre expertise, nous, c'est vraiment de réindustrialiser, de fabriquer des cadres en France,
08:38puis d'assembler les composants du marché sur ce cadre-là pour en vendre des vélos complets.
08:43Donc, oui, on est une marque de vélos, mais on est expert sur la fabrication du cadre.
08:46Donc, on est dans du produit, enfin, du fabriqué en France ou de l'assemblée en France ?
08:50On est complètement sur du fabriqué en France.
08:53Aujourd'hui, 99,5% des vélos neufs que vous allez voir dans la rue sont de fabrication asiatique.
08:59Le cadre, j'entends, l'assemblage aussi, souvent.
09:01Quelquefois, il y a un peu d'assemblage en France et ou un peu de peinture sur les cadres.
09:05Nous, vraiment, nos matériaux, nos matières premières sont françaises.
09:10Les cadres sont faits en France, l'assemblage est fait en France,
09:13et puis la vente se fait à La Rochelle ou sur le site internet.
09:16Qu'est-ce qui vous a donné l'envie de vous lancer dans cette aventure ?
09:18Il y avait, je pense, mille voies professionnelles qui s'offraient à vous trois.
09:22Pourquoi celle-là ?
09:23En fait, c'est la convergence, finalement, de nos premières parties de carrière,
09:29surtout celle de Bruno et de Benjamin, les deux absents d'aujourd'hui,
09:32mais deux autres associés qui ont travaillé l'un et l'autre dans l'aéronautique et dans le nautisme.
09:36Et en fait, ils ont cette expertise matériaux, matériaux composites dans l'aéronautique,
09:42matériaux composites qui associent du bois dans le nautisme pour Benjamin.
09:46Et donc, l'idée est venue surtout de Benjamin, qui, il y a trois ans de ça environ,
09:51travaillait dans le nautisme donc, et s'est dit qu'il allait rapatrier un savoir-faire industriel
09:57déjà existant depuis des décennies dans la construction navale pour en fabriquer des cadres de vélos.
10:01Ça a été compliqué à mettre sur pied d'un point de vue technique et technologique,
10:05et puis de créer l'atelier, de trouver les savoir-faire aussi.
10:09Alors, les savoir-faire, on est bien entourés, enfin on est bien entourés, on est bien entre nous,
10:13puisqu'on a réussi à financer sur fond propre la phase de prototypage.
10:18Ça a duré à peu près un an et demi.
10:19Oui, ça a été compliqué, mais Bruno et Benjamin sont des personnes très, très qualitatives,
10:25avec beaucoup de compétences.
10:27Donc, on a réussi à avancer assez loin sur l'aboutissement des premiers vélos.
10:32Et puis, il y a une levée de fonds qu'on a souhaité mener et qui s'est conclue en début d'année,
10:36qui nous permet d'accélérer maintenant sur la base du vélo qu'on a réussi à aboutir.
10:41On reparlera de la levée de fonds dans quelques instants avec François Gabart,
10:44qui sera en duplex dans quelques instants.
10:46Donc, d'abord, les deux gammes que vous avez mises sur pied.
10:49Il y a l'alliage et l'embrun.
10:51Je précise que si vous nous suivez en télévision et sur le web,
10:53on a donc ce vélo qui est en studio.
10:57Les deux gammes, parlez-nous de leur particularité et de leur gamme de prix aussi.
11:00En fait, c'est une seule et même gamme qu'on appelle Sport,
11:03qui se décline en deux modèles.
11:04Un modèle qui s'appelle effectivement Alliage,
11:06qui est destiné aux pratiquants de cyclisme sur route.
11:09Et l'autre modèle qui s'appelle Embrun,
11:11destiné à ceux qui vont avoir besoin d'un vélo un peu plus polyvalent
11:13pour aller plutôt sur les sentiers.
11:15Donc, c'est une catégorie qu'on appelle Gravel.
11:17Donc, un modèle route, un modèle Gravel,
11:20qui ont chacun leur public, leur usage.
11:23Le Gravel, dont le cadre est fabriqué en freine et en fibre de lin,
11:27démarre à 3600 euros, donc le kit cadre.
11:32Derrière ça, on rajoute 1000, 1500 euros, 2000 euros de composants
11:35pour en faire un vélo complet.
11:36Donc, un Embrun complet, c'est entre 5000 et 7000 euros.
11:39Un alliage pour la route, c'est plutôt entre 6000 et 10000 euros.
11:43Là encore, ça va dépendre des composants.
11:44Donc, des sommes non négligeables.
11:46Mais je crois qu'il y a un troisième qui est en phase de développement,
11:48peut-être à des tarifs plus accessibles.
11:50L'idée, effectivement, c'est de capitaliser sur cette première gamme,
11:54d'en vendre le maximum, et ça se passe plutôt très bien pour nous.
11:58Mais effectivement, de compléter, de démocratiser,
12:03de diversifier notre proposition pour couvrir un public plus large.
12:09Donc, oui, il y a une deuxième gamme qui va arriver à l'été 2026.
12:12Tout cela, donc, c'est Made in La Rochelle,
12:14dans les ateliers que vous avez créés.
12:16Combien de personnes y travaillent,
12:18et combien arrivez-vous à en produire actuellement ?
12:20Alors, en début d'année, on a fait cette levée de fonds
12:22qui nous a permis de recruter du personnel.
12:24Jusqu'à aujourd'hui, on était nous trois à temps plein.
12:27Maintenant, on a deux salariés,
12:28donc depuis le début de l'année.
12:30Nous sommes cinq, donc.
12:32Sur cet exercice, c'est-à-dire le premier exercice complet,
12:36on va vendre une quarantaine de vélos.
12:37Et l'idée, c'est de doubler l'année prochaine.
12:39Et donc, un objectif de 200 vélos par an,
12:41voire même un peu plus en 2027.
12:43Exactement.
12:44Alors, vous avez parlé de cette levée de fonds,
12:46donc de 260 000 euros.
12:47L'entrée au capital d'un grand nom de la navigation française.
12:50Bonjour, François Gabart.
12:52Bonjour.
12:53Et merci beaucoup d'être en duplex, je crois,
12:55de l'île de Groix, dans le Morbihan,
12:57dans l'émission La France à tout pour réussir.
12:59La première question, toute simple.
13:00Donc, on a parlé de cette levée de fonds.
13:02Vous êtes entré au capital des ateliers,
13:04Gonelle, à quel niveau et pourquoi ?
13:07Je suis rentré d'une manière extrêmement minoritaire.
13:11Mais pourquoi ?
13:12Parce que j'aime bien la démarche.
13:14Déjà, je trouvais que ces vélos sont très beaux.
13:17Ils sont aussi également performants.
13:18Il y a cette recherche d'esthétique, de durabilité, d'impact.
13:24Des choses qu'on cherche, nous, à développer,
13:26évidemment, dans le nautisme et dans la course au large.
13:30Et donc, voilà, j'avais envie de...
13:31Voilà, j'étais fier, quelque part,
13:33de participer à cette aventure et de pouvoir contribuer
13:35et aider un petit peu, voilà, en poussant sur cette levée de fonds.
13:40Alors, vous êtes non seulement un investisseur,
13:42mais aussi, vous allez être un ambassadeur,
13:44puisque vous allez partir dans quelques semaines, début novembre,
13:46pour un tour du monde de trois ans en famille,
13:49à bord d'un catamaran de 18 mètres.
13:51Mais vous embarquerez à bord ce vélo de la gamme en brun
13:54que vous utiliserez, je pense, lors des différentes escales.
13:57Oui, exactement, c'est vrai que l'idée,
13:59c'est de faire faire un tour du monde à ce vélo.
14:02Et donc, c'est un tour du monde en voyage, en famille.
14:04On veut explorer d'une manière la plus, justement, décarbonée possible.
14:08J'ai la chance de pouvoir voyager avec un bateau à voile.
14:10Mais quand on arrive aux escales, c'est vrai qu'on peut marcher.
14:13On peut aussi découvrir des endroits en roulant.
14:18Et donc, voilà, c'est un peu...
14:19L'idée, c'est de pouvoir découvrir un petit peu le monde
14:22en partant sur un vélo.
14:24Alors, François, on vous connaît, bien sûr,
14:26en tant que navigateur.
14:27Vous êtes aussi, depuis de longues années, un entrepreneur.
14:29Mais je crois que ce tour du monde,
14:30il va vous obliger un peu à mettre en retrait
14:33vos activités chez Mère Concept.
14:35Ce sont deux personnes, je crois que c'est Cécile Andrieux
14:37et Thibaut Garin, qui vont prendre un peu le relais.
14:40Rappelez-nous ce qu'est Mère Concept,
14:43que vous avez lancé il y a quelques années
14:44et qui fonctionne très, très bien.
14:47Oui, alors je me mets en retrait.
14:49C'est vrai que je serai un petit peu à distance,
14:50mais j'ai continué à suivre avec beaucoup d'attention
14:53cette société que j'ai fondée.
14:54Mais j'ai la chance d'avoir justement des équipes opérationnelles.
14:57Aujourd'hui, c'est une équipe de plus de 60 personnes.
15:00Donc, j'ai un binôme de co-direction
15:02avec en effet Cécile Andrieux et Thibaut Garin
15:05qui vont porter l'équipe.
15:08Et tous ces projets, ces prochaines années,
15:09nos métiers, c'est de l'exploitation de courses larges.
15:12Donc, on a des sponsors et on a des bateaux
15:15qui vont faire la route du Rhum, le Vendée Globe.
15:17On a par exemple le Trimaran SVR Lazarti,
15:20Glimoca Massif qui a gagné il y a quelques mois le Vendée Globe
15:23et l'Ocean 50 Upwind qui va donc participer à la route du Rhum
15:27avec une skipper femme Anne-Claire Lebert l'an prochain.
15:30Donc voilà, on a des projets de course au large en exploitation.
15:33On a des constructions de bateaux
15:34où là, on a beaucoup, beaucoup de choses intéressantes
15:37à partager avec Gonelle parce qu'on fait du composite.
15:40On essaye de diminuer un maximum l'utilisation de fibres de carbone
15:44qui est extrêmement performante
15:46mais aussi qui a beaucoup d'impact sur l'environnement.
15:51Donc, on travaille aussi avec du bois,
15:53on travaille aussi avec des fibres de lin,
15:55les mêmes fibres et les mêmes réflexions quelque part
15:58qui sont menées avec les ateliers Gonelle.
16:00Donc ça, c'est la partie construction.
16:02Et puis, on a aussi un bureau d'études
16:04dans la décarbonation du monde maritime.
16:06Donc, l'idée, c'est de faire voler les bateaux
16:08pour qu'ils consommentent moins d'énergie
16:09ou utiliser le vent, là, on ne l'utilise pas.
16:11Et j'ai une autre société, la société Vela
16:13qui fait du transport maritime à la voile
16:16entre l'Europe et les Agenis.
16:17Donc, je serai ravi de pouvoir amener à la voile
16:20dans quelques années des vélos Gonelle
16:22sur le marché américain.
16:24Et on sera ravi, si jamais vous faites une escale en France,
16:26de reparler à la fois de Mer Concept
16:28et des trimarons cargo de la marque Vela.
16:31Merci beaucoup d'avoir pris quelques minutes
16:34pour ce duplex et pour parler des ateliers Gonelle.
16:37Merci beaucoup, François Agabar et bonne journée.
16:39Merci.
16:40Voilà un poids de soutien, Guillaume Bolzac.
16:42Oui, effectivement, on est très contents.
16:44Alors, surtout que c'est arrivé de manière assez spontanée.
16:46François, on l'a rencontré sur un salon du vélo
16:48et il s'est attardé.
16:51On l'a vu, il était accroupi devant un vélo
16:52et puis on voyait qu'il comprenait un peu la profondeur du cadre.
16:56C'était un peu plus qu'un objet pour lui.
16:59Il a compris qu'en fait, on fabriquait ces cadres-là
17:00à la manière des bateaux.
17:02Deux questions courtes pour terminer.
17:04Guillaume, le chiffre d'affaires prévisionnel pour 2026
17:06et puis ensuite, pourquoi ce nom de Gonelle ?
17:08Ça vient d'où ?
17:092026, alors sur un exercice décalé entre 2025 et 2026,
17:12on vise 375 000 euros de chiffre d'affaires.
17:15Et pourquoi Gonelle ?
17:16Parce que ça vient du nom de...
17:18Enfin, c'est le nom de la maison de famille
17:19dans laquelle Benjamin a vécu ses premières aventures à vélo.
17:22Il y a toujours une histoire personnelle derrière les histoires d'entrepreneurs.
17:25Merci beaucoup Guillaume, vous restez avec nous
17:28pour la troisième séquence de cette émission.
17:30Je salue Alexis Delépine, bonjour.
17:32Que des parcours inspirants depuis le début de cette émission.
17:36Vous êtes le cofondateur de Local en 2020.
17:38Local depuis l'année dernière,
17:40créé en plus des maisons des artisans dont on va parler dans un instant.
17:43Mais à la base, Local, c'est du stockage.
17:45Stockage de quoi ? Expliquez-nous votre cœur d'activité.
17:48C'est du stockage pour les particuliers et les professionnels.
17:50Aujourd'hui, les particuliers, c'est environ 60%.
17:53Les professionnels, c'est donc un petit 40% dans le stockage.
17:57Et donc, le professionnel, ça peut être du stockage ponctuel
18:00parce que des accroissements d'activité.
18:02Ça peut être de la petite logistique parce qu'on est en région parisienne.
18:05Et puis, les particuliers, ce sont des personnes qui stockent
18:08parce qu'ils ont aussi des besoins ponctuels ou des besoins plus long terme.
18:10On est sur quelle surface ? Quelle fourchette de surface ?
18:14Sur le stockage, on va être entre 7 et 10 mètres carrés
18:17en moyenne en région parisienne.
18:18Alors, combien de centres de stockage à l'heure actuelle sur l'Île-de-France ?
18:22Aujourd'hui, on en opère 6.
18:24On a deux autres sites en cours de construction
18:26qui ouvriront en cette fin d'année et tout début 2026.
18:31On a du Paris, Paris 8, Paris 13.
18:33On a du Suraine, Argenteuil, Poissy, Lognes, Vélizy-Coublé et Sergy.
18:37Donc, on est vraiment sur plusieurs...
18:39Il y a du Paris intra-muros, mais aussi du Paris de l'Île-de-France.
18:43On a un objectif de mailler le territoire parce que nos clients sont locaux.
18:48Ce sont des clients qui viennent avec une grande proximité.
18:54Et donc, on a pour objectif de faire un maillage en Île-de-France,
18:58que ce soit pour les particuliers et les professionnels,
18:59parce que nos clientèles viennent de 5 à 10 minutes maximum.
19:02Un objectif de combien d'ici 2027 ?
19:05L'objectif est une quinzaine.
19:06Aujourd'hui, on a 11 sites en tout, dont ceux qui sont ouverts, qui sont sécurisés.
19:10Les particularités, les fonctionnalités de tous ces espaces,
19:13est-ce qu'ils sont surveillés, accessibles 24-24 ?
19:16Alors, la première chose que l'on vend, c'est de la sécurité,
19:19avec beaucoup de choses qui sont liées de la vidéosurveillance
19:23jusqu'à des personnes qui contrôlent cette vidéosurveillance.
19:28Et un outil qui est aujourd'hui le contrôle d'accès
19:31via une application de téléphonie mobile qui est très performante.
19:35Et puis, par contre, on n'ouvre nos sites que de 6h du matin à 23h,
19:42parce qu'on pense que de nuit, on peut éviter ces ouvertures.
19:46La surface moyenne que vous louez sur ces espaces,
19:49et on est sur des baux de combien de temps ?
19:52C'est de la grande flexibilité, c'est mensuel,
19:55avec un préavis de 15 jours, donc c'est très simple.
19:57Et on imagine que c'est un actif hyper rentable,
20:00comme les places de parking, que la taxe foncière,
20:02finalement, il n'y a pas de frais, il n'y a peu de frais.
20:07C'est un actif qui est rentable, mais c'est un actif qui est long à remplir.
20:11C'est un actif sur lequel on a aussi un turnover de clients qui est assez important.
20:15C'est un actif qui doit être géré,
20:17parce que les clients cherchent de la sécurité,
20:19ils cherchent de la proximité,
20:20et donc il faut absolument qu'on soit présent
20:22et qu'on offre une qualité de service qui est impeccable.
20:25Les chiffres clés de local à l'instant T,
20:27est-ce que vous communiquez sur le chiffre d'affaires
20:28et sur le nombre de salariés ?
20:30Alors, on est une trentaine.
20:31Aujourd'hui, local, c'est une croissance annuelle
20:33qui dépasse les 50% d'une année sur l'autre.
20:36Cette année, on va avoisiner les 7 millions.
20:39Et l'année prochaine, on a encore une perspective de croissance
20:42qui est assez forte.
20:44On entend beaucoup parler de stockage.
20:46Il y a donc à la fois des jeunes entreprises comme la vôtre
20:48qui se lancent.
20:50Il y a des groupes plus importants.
20:52Je crois le belge Chourgarde,
20:53je ne sais pas comment on prononce,
20:54si je suis bon dans la prononciation,
20:56Homebox, même des professionnels du déménagement,
20:58comme des MECO.
20:59Comment est-ce qu'on se fait une place sur ce marché
21:02qui commence, on le voit bien, à être...
21:04Il est lucratif, donc il est concurrentiel.
21:07C'est un marché qui est en croissance.
21:09Ça, c'est les personnes ont besoin de plus en plus d'espace.
21:12L'immobilier est plus cher.
21:15Les personnes cherchent des solutions pour pouvoir stocker.
21:17Mais notre axe, nous, c'est le monde de l'entreprise,
21:20c'est l'artisanat.
21:21Et c'est pour ça qu'on a créé ces maisons des artisans.
21:23Absolument.
21:24Et c'est pour ça qu'on a souhaité vraiment élargir...
21:27Et ça, c'est le concept local.
21:29C'est-à-dire qu'on associe, entre guillemets,
21:31une maison des artisans avec des espaces de stockage
21:34pour en fait créer un espace des ateliers, des bureaux
21:38qui seront un espace complémentaire vraiment fonctionnel pour les artisans.
21:43Et en fait, l'artisan, chez nous, trouve un service qui est complet.
21:47Ça veut dire qu'avec simplement sa carte bancaire, son CAVIS
21:50et finalement sa RCP, sa responsabilité civile professionnelle,
21:54il peut emménager chez nous en l'espace de quelques minutes
21:57et il peut consommer au besoin.
22:00Ça veut dire qu'il va pouvoir consommer un bureau pendant quelques temps
22:03et puis des espaces de stockage qui vont s'agrandir ou se rétrécir
22:06par rapport à ces besoins ponctuels d'activité.
22:09Et ces maisons des artisans, vous les greffez sur des espaces de stockage existants, c'est ça ?
22:15C'est une extension, c'est une diversification ?
22:17C'est une diversification, exactement.
22:19Combien ça coûte aux artisans ?
22:21Et pareil, c'est un abonnement mensuel ? Comment ça marche ?
22:25C'est un abonnement mensuel également et c'est à partir de 270 euros
22:28en région parisienne, ce qui est très abordable
22:31et ce qui permet à des toutes petites structures de venir chez nous
22:34parce que la structure qui vient chez nous, on commence du freelance
22:38jusqu'à des structures où il y a un, deux, trois salariés
22:41et en général quand les entreprises grandissent, elles ne restent pas chez nous
22:44parce qu'elles veulent quelque chose de beaucoup plus structuré, plus grand
22:48et ce n'est pas forcément notre cœur de métier.
22:50Notre cœur de métier, c'est vraiment la toute petite structure.
22:52Vous avez lancé cette activité Maison des artisans en 2024,
22:55premier bilan, combien d'artisans ont adhéré à votre offre ?
23:00Aujourd'hui, on a 1300 clients entreprises qui sont chez nous
23:07et sur un site, pour vous donner, on a également un turnover
23:13de clients professionnels également
23:15et donc sur un site, un site va avoir entre 150 et 250 entreprises
23:23de manière plus ou moins permanente.
23:25Et votre objectif de Maison des artisans, pareil en 2027 ?
23:28Alors, ça sera légèrement en dessous des 15 qui est le projet global
23:32mais à un horizon 2027-2028
23:35mais en intramuros, on n'a pas la possibilité de faire ces Maisons des artisans
23:43pour une simple...
23:45C'est le coût de l'immobilier parisien.
23:46Voilà, exactement, pour des simples raisons immobilières
23:49et du coût du foncier. Mais sinon, dès lors qu'on sort de Paris, on propose ce service.
23:53Pour financer l'entreprise et le développement de votre activité,
23:57il a fallu des fonds, bien sûr.
23:59Comment est-ce que vous vous êtes financé depuis le début ?
24:01Je crois qu'il y a eu une grosse levée il y a un an, à l'été 2024.
24:05Alors, les trois cofondateurs ont été accompagnés à partir du jour 1
24:09par Metric Capital Partner, qui est remonté par Louis Robert, en France.
24:15Et ils se sont engagés à investir 90 millions au début de l'aventure
24:19pour une entreprise naissante, ce qui est une chance inouïe.
24:24Ensuite, on a développé avec qualité notre portefeuille
24:29et on a eu besoin d'un support complémentaire en mi-2024
24:34et sur lequel on a fait une levée de fonds supplémentaire de 155 millions
24:37pour pouvoir assurer notre croissance.
24:41Activité qui est rentable à l'instant T ?
24:43Activité qui se...
24:47On a ouvert encore deux sites cette année,
24:48mais on est au point d'équilibre sur l'ensemble.
24:51Eh bien, voilà.
24:52Merci beaucoup Alexis Lépine d'être venu dans cette émission
24:56pour parler de local.
24:57Merci beaucoup Guillaume pour nous avoir parlé de ces magnifiques vélos
25:00avec le témoignage toujours très inspirant de François Gabart.
25:03Je vous rappelle que notre émission est diffusée en télé et en radio
25:05sur le site et l'appli de BFM Business.
25:07La semaine prochaine, deux rendez-vous pour la France à tout pour réussir.
25:10Mardi de 13h à 14h, je serai en direct de l'aréna de Bercy
25:14à l'occasion de l'événement BIG organisé par BPI France.
25:17On parlera notamment d'industrie dans les territoires.
25:20Et puis vendredi prochain, autre direct à Deauville cette fois-ci
25:23avec des entrepreneurs qui nous expliqueront
25:25comment lever les freins et les obstacles.
25:28Il y aura de quoi dire.
25:29Je vous souhaite un très bon week-end, une très belle semaine
25:31et donc à très bientôt sur BFM Business.
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