- il y a 4 mois
Ce vendredi 12 septembre, Jérôme Tichit a reçu Gilles Attaf, président d'Origine France Garantie, Tiphaine Chouillet, fondatrice de La racine et cofondatrice de La Source Française, Vincent Vallin, directeur de la stratégie et du développement de Duralex, et Philippe Rivière, PDG d'ACI Groupe, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:07Jérôme Tichit.
00:09Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:11Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:15Et cette semaine, une émission spéciale.
00:17Nous sommes à Arcachon, à la plage aux entrepreneurs,
00:20où l'on défend ardemment le made in France, mais aussi l'industrie française.
00:24On en parlera.
00:25Et en cette rentrée politique, sociale et économique si particulière,
00:28il est intéressant, bien sûr, de toujours prendre le pouls des entrepreneurs.
00:31Avec moi, pour en parler, Gilles Attaf, le président de la certification Origine France Garantie
00:36et co-organisateur de l'événement avec la ville d'Arcachon.
00:39Je recevrai également Vincent Vallin, le directeur de la stratégie et du développement de Duralex.
00:44Quel bilan pour le célèbre fabricant français de verre, relancé sous forme de scope depuis un an ?
00:49Réponse dans un instant.
00:51De l'industrie, on en parlera également avec Philippe Rivière, le PDG d'ACI Group,
00:55qui fédère des sous-traitants industriels en France, mais pas seulement.
00:59Et on reviendra aussi sur la prochaine entrée en bourse d'ACI Group.
01:03Ce sera début 2026.
01:05Enfin, j'ai le plaisir également de recevoir Tiffaine Chouillet,
01:08la fondatrice du studio La Racine et co-fondatrice de la Source française.
01:13Deux entités qui accompagnent les manufactures dans leur stratégie de production,
01:16mais aussi leur stratégie produit.
01:18Alors, on ne va pas se mentir.
01:20Bonjour Madame, bonjour Messieurs.
01:21Cette rentrée est un peu particulière pour cette quatrième édition de La Plage aux entrepreneurs.
01:26On enregistre cette émission le jeudi 11 septembre,
01:28donc avec certes un nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu,
01:32mais une instabilité politique qui reste forte.
01:35Et on le sait, les entrepreneurs détestent l'instabilité politique.
01:38On va donc commencer par un petit tour de table.
01:39Comment vous sentez cette rentrée ?
01:41Je commence avec vous, Tiffaine.
01:44Nouveau Premier ministre, certes, mais on ne sait pas encore ce qu'économiquement il nous prépare.
01:48Tout à fait, bonjour.
01:50C'est une rentrée pour nous qui est assez prudente,
01:53et en même temps qui est une rentrée réfléchie,
01:56où on essaye de garder de l'optimisme et de l'enthousiasme pour l'avenir.
02:00Donc, tout reste à construire.
02:02Mais quand vous dites tout reste à construire,
02:03est-ce que vous attendez des choses en particulier ?
02:06Il y a des textes de loi qui sont en stand-by,
02:08il y en a d'autres, on ne sait pas trop vers quoi ils iront,
02:11vers plus de taxation, surtout sur les plus aisés.
02:14Est-ce que vous attendez des choses très concrètes pour vous-même,
02:17et les industriels que vous accompagnez ?
02:20Tout à fait, on attend vraiment des mesures en faveur de l'industrie,
02:23qui soient fortes, des mesures pour accompagner les entrepreneurs industriels,
02:28qui vivent une passe, il faut le dire, quand même assez difficile pour beaucoup.
02:32On attend de l'aide de la part de l'État,
02:34et on attend un vrai projet de souveraineté française.
02:38Vincent Vallin, directeur de la stratégie du développement chez Duralex.
02:42Je le disais, un gros cap l'été dernier, l'été 2024, avec le passage à la Scope.
02:47On parlera de votre premier bilan de cette année,
02:51mais vous, qu'est-ce que vous attendez d'un nouveau gouvernement,
02:54qui va venir sous peu, et d'un nouveau ministre de l'économie ?
02:58Nous, ce qu'on peut surtout, c'est transmettre,
03:00c'est-à-dire qu'on peut transmettre de la stabilité dans notre détermination à réussir.
03:05Elle est contagieuse d'ailleurs,
03:07donc je pense qu'on va continuer à partager cette détermination.
03:11On a des instances ici, à la plage des entrepreneurs,
03:17avec Origine France Garantie,
03:19et ces organes qui ont beaucoup de choses de prêtes,
03:25beaucoup de propositions à faire aux politiques
03:26pour que les choses maintenant vraiment évoluent,
03:29et dans la bonne direction qui est celle de la réindustrialisation
03:32et de la compétitivité des entreprises françaises.
03:35Donc, en ce qui concerne Duralex,
03:37toujours très déterminé et très tendu vers l'objectif,
03:39mais en même temps, on participe activement, évidemment,
03:42à faire en sorte que les choses et les lignes puissent bouger
03:45sur l'aspect politique et politique économique.
03:48Philippe Révière, bonjour.
03:50Ce matin, dans une autre intervention,
03:52je vous entendais vous clamiez votre amour de la France.
03:54Est-ce qu'en cette rentrée, je le disais si particulière,
03:56vous avez encore envie de France ?
03:59Et est-ce que vous aimez encore cette France
04:00qui est si difficile à gouverner ?
04:03Oui, je l'aime plus que tout.
04:05Effectivement, elle est complexe,
04:06mais en même temps, elle est des industriels,
04:07donc on est sur de l'évolution long terme.
04:09On a appris maintenant depuis 4-5 ans à gérer des crises,
04:11qu'elles soient énergétiques,
04:13qu'elles soient sanitaires ou maintenant sociales et politiques.
04:17Donc, c'est sûr que personne ne souhaite cette instabilité,
04:19mais on sait s'adapter.
04:20Et aujourd'hui, on fait en sorte
04:22de pouvoir être le plus agile possible
04:24pour aller à droite ou à gauche
04:27en fonction de ce qui sera décidé.
04:29Et ce qui va être décidé sur le plan économique,
04:32qu'est-ce que vous en attendez ?
04:33Il y a tellement de choses qui se disent
04:35en fonction du casting
04:37qui va être retenu par Sébastien Lecornu.
04:40Vous, vous attendez quelle ligne claire ?
04:42Le plus de stabilité possible.
04:44En fait, aujourd'hui, on a des modèles économiques
04:46qui sont, je dirais, robustes
04:48et qui sont construits par rapport
04:50à l'ensemble de l'écosystème français.
04:53Plus on a de changements et plus c'est difficile pour nous,
04:55évidemment, de s'adapter rapidement.
04:57Donc, plus on aura de stabilité, mieux ça sera.
04:59Donc, voilà.
05:00Quel que soit le gouvernement, on demande de la stabilité.
05:02Gilles Latave, bonjour.
05:03Bonjour, Jérôme.
05:04Et merci de nous accueillir cette année.
05:06Merci d'être venu nous voir.
05:07À la plage aux entrepreneurs.
05:09Donc, vous savez qu'on s'est rapatrié
05:10parce qu'il y a eu une petite bruine.
05:12Sur la côte atlantique, on parle de bruine,
05:14on parle de quoi ?
05:15C'est exceptionnel, de toute façon.
05:17Mais en tout cas, merci de nous accueillir.
05:20Vous sentez le pouls.
05:21Vous parliez, je crois, de 500 entrepreneurs
05:23qui sont dans cette salle.
05:26Quel est l'état d'esprit de ceux que vous rencontrez ?
05:28Il y a un peu de résilience, il y a un peu de fatalisme
05:31ou est-ce que c'est l'énergie, quoi qu'il en coûte,
05:33pour reprendre un célèbre slogan ?
05:35Il faut beaucoup d'énergie,
05:36mais moi, je ressens quand même un peu de lassitude.
05:38Donc, il est temps que les choses changent.
05:40Il est temps qu'on nous donne une vision sur le temps long.
05:42Et le temps long, ça ne se décrète pas entre deux élections,
05:45surtout que maintenant, les élections se rapprochent de plus en plus.
05:47Absolument.
05:47Donc, il faut qu'on ait cette vision pour être en capacité
05:50de prendre des bonnes décisions.
05:51Parce que je vous rappelle que les entrepreneurs français
05:53ont fait preuve de beaucoup de résilience,
05:54parce qu'on a quand même subi des chocs terribles.
05:58Aujourd'hui, on est coincé entre le dumping chinois,
06:00le protectionnisme américain.
06:01Donc, déjà, des mesures fortes contre la concurrence déloyale,
06:04par exemple,
06:06et la capacité qu'on aurait aussi, nous,
06:09à pouvoir, je dirais,
06:11se battre à armes égales
06:13avec nos concurrents, même européens.
06:15Donc, on attend vraiment, on attend des mesures,
06:18mais les entrepreneurs ne renoncent pas.
06:20Et je pense que c'est eux qui vont être force de proposition.
06:22Et cet événement aujourd'hui,
06:24qui regroupe, comme vous le disiez,
06:26près de 500 entrepreneurs,
06:27montre qu'ils sont là.
06:28Ils auraient pu, la période était compliquée,
06:31ils sont tous venus, ils ont envie de parler,
06:32ils ont envie de se rassembler,
06:34de la jouer collective,
06:35pour porter un sujet transpartisan.
06:37Le sujet de produire en France,
06:38ça doit être un sujet transpartisan.
06:40Tout le monde doit se mettre derrière ce choix de société,
06:44parce que c'est un vrai choix de société
06:45qu'on doit avoir,
06:46sortir d'une société de consommation
06:47pour une société de production,
06:49parce que les territoires en ont besoin,
06:50parce qu'il y a une diagonale du vide aujourd'hui,
06:52et il est temps de prendre la main.
06:53Et je pense que les entrepreneurs,
06:55on va le voir encore cet après-midi,
06:56mais ce matin, il y a eu déjà des belles histoires.
07:00Philippe Rivière en est une preuve,
07:02et Vincent Vallin en scope aussi.
07:04Il y a des nouveaux chemins,
07:05et je pense que ces chemins,
07:06il faut les prendre en compte.
07:07Les temps forts de cette édition 2025,
07:10donc il y a eu des choses ce matin.
07:12Cet après-midi, je crois qu'il y a un débat
07:14qui s'annonce assez passionnant
07:16entre Natacha Polony,
07:18entre Pierre Gattaz,
07:19qui est le grand invité de cette édition 2025,
07:22et je crois une séance de réseautage.
07:23C'est important de se parler aussi,
07:25et d'échanger, c'est en fin de journée.
07:28Absolument, on a décidé cette année
07:29de rajouter une séquence,
07:31parce qu'à chaque fois,
07:32il y avait une certaine frustration,
07:33parce qu'il y avait des intervenants
07:34qui avaient beaucoup de choses à dire,
07:35et effectivement, les visiteurs étaient là,
07:38et ils se disaient,
07:39on voudrait bien continuer à échanger,
07:41on a des choses à dire,
07:42et c'est important de travailler ensemble,
07:45et donc quel meilleur moyen que d'échanger.
07:48Donc on a effectivement rajouté une séquence
07:49où on peut aller voir tous les intervenants
07:52de la journée,
07:53discuter avec eux,
07:54et leur parler de projet.
07:55Donc c'est important de chasser en meute,
07:58comme le dit très bien Pierre Gattaz,
08:00c'est peut-être le moment
08:00de chasser en meute aujourd'hui.
08:02Pierre Gattaz, vous en parliez,
08:04donc il vient de sortir un livre,
08:06Gagner plus, c'est maintenant.
08:07Il en a parlé dans la matinée,
08:09ça a secoué un petit peu la salle.
08:11Il propose 30 mesures pour dégager,
08:14je crois, 500 millions d'euros d'excédent
08:15d'ici 10 ans.
08:17Ces idées qui secouent un peu,
08:20est-ce que vous en avez retenu quelques-unes ?
08:22Moi j'ai entendu qu'il parlait de la fin
08:24des subventions aux entreprises,
08:25sauf les crédits pour la recherche,
08:28en finir avec les salaires indécents
08:29de certains grands patrons,
08:30revenir pour certains aux 40 heures par semaine,
08:33retraite à 67 ans.
08:35Vous piochez là-dedans, Tiffaine ?
08:39Vous êtes un peu sceptique par rapport
08:40à ce qui a été dit en fin de matinée.
08:41Il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites
08:43dans un temps court,
08:44donc c'est vrai qu'on pourrait parler de chacune.
08:47C'est sûr que de ramener de l'équité
08:50et de la justice dans l'industrie
08:53en valorisant un système
08:55qui doit avoir des salaires
08:59qui sont attractifs
09:01et qui doit pouvoir attirer
09:04les jeunes générations,
09:05c'est un vrai sujet
09:06et c'est un sujet d'avenir.
09:08Quand on parle d'industrie,
09:09on parle forcément de long terme
09:10et je trouve que c'était aussi
09:12ce qui a résonné dans nos échanges ce matin.
09:14et le long terme,
09:15ça commence avec l'intérêt
09:16des générations d'aujourd'hui
09:19qui sont actuellement à l'école,
09:21peut-être même en maternelle,
09:22en primaire,
09:23et qu'on doit intéresser, nous,
09:25vraiment avec une vision attractive
09:28pour créer le monde de demain.
09:29Alors vous, Tiffaine,
09:31vous célébrez les 10 ans de la Racine,
09:33les 3 ans d'activité de la source française.
09:36Rappelez-nous quels sont les cœurs
09:37d'activité des deux entités
09:39que vous avez créées ou co-créées.
09:40Alors la Racine,
09:42c'est une agence de design engagée
09:44auprès de l'industrie
09:45et des manufactures françaises.
09:47Nous travaillons sur la valorisation
09:48des savoir-faire
09:49à travers des nouveaux produits,
09:51donc à travers du design industriel
09:52et à travers de la stratégie de marque
09:53pour vraiment valoriser
09:54les productions françaises
09:58et surtout les amener
09:59auprès des consommateurs
10:01comme étant des produits
10:03qui valent le coup
10:03d'être consommés
10:05pour un monde plus durable
10:08et régénératif.
10:08Et quelques exemples
10:10sur des entreprises
10:11et des produits
10:12sur lesquels vous avez travaillé ?
10:14Tout à fait.
10:15On peut citer les céramiques
10:17Émile Henry.
10:18C'est votre ancienne entreprise,
10:19je crois.
10:19Qui a été mon berceau de connaissances.
10:22C'est en Bourgogne.
10:23En Bourgogne, exactement.
10:25En Saône-et-Loire,
10:25une magnifique manufacture
10:27de 200 personnes.
10:29On peut citer plus récemment
10:31l'entreprise Le Soulor
10:32qui est une manufacture
10:34de chaussures de montagne
10:36fabriquée à la main
10:36dans les Pyrénées
10:38ou encore les brosses à dents
10:39Happy Mani
10:40qui sont dans la région d'Angers
10:43et qui ont réinstallé
10:45il y a assez peu
10:46la deuxième manufacture
10:47de brosses à dents en France.
10:48Donc petit à petit,
10:49des sujets,
10:50des produits qui ne sont d'ailleurs
10:50pas forcément des produits luxe
10:52ou des produits très très haut de gamme
10:54comme certains consommateurs
10:56peuvent l'imaginer
10:57quand on parle de Made in France.
10:58Et la source française,
11:00vous êtes allé un peu plus loin,
11:02c'est de trouver
11:02ce qu'ils savent faire
11:04pour ceux qui veulent faire des choses.
11:06Exactement.
11:07Le métier de la source française,
11:08c'est d'accompagner
11:09le mouvement de relocalisation.
11:11Donc là,
11:11on va plutôt chercher
11:12des enseignes,
11:14des grandes marques.
11:15On parle de,
11:16je ne sais pas si je peux donner
11:17des noms,
11:17Absolument.
11:18Système U,
11:18on parle des maisons
11:19comme Ruinard,
11:20on parle de ces maisons
11:21qui aujourd'hui s'engagent
11:23pour une production
11:24plus française
11:24et vont dans les moindres détails
11:26de leurs achats
11:27pour justement relocaliser.
11:29Donc là,
11:29on va aller repenser les produits
11:31pour mieux les fabriquer
11:32sur le territoire français.
11:33Et à l'instant T,
11:34vous avez un répertoire
11:36de combien d'industriels
11:37qui incarnent
11:38les savoir-faire français ?
11:39On a à peu près
11:401500 fabricants
11:41sur notre plateforme,
11:428000 identifiés,
11:43donc on n'est pas au bout
11:44de la connaissance
11:46des industriels français.
11:47Il faut dire
11:48qu'ils sont très nombreux.
11:49On sait qu'il y a
11:50à peu près 60,
11:5165 % des industriels français
11:52qui ont un site internet.
11:54Donc autant vous dire
11:54que certains sont
11:55vraiment à dénicher.
11:57Et il y a une vraie,
11:57et j'insiste sur ce point-là,
11:58parce qu'il y a toute une stratégie
12:01de visibilité
12:02auxquelles contribue aussi
12:04Origine France Garantie
12:05et des labels
12:06et des certifications
12:08et des mouvements
12:09en fait d'entrepreneurs français
12:11comme celle-ci
12:11qui permettent d'avoir
12:14plus de visibilité
12:15aux industriels français
12:16et du coup vont nous permettre
12:17aussi de recréer
12:18de la solidarité
12:18ou de créer peut-être,
12:20peut-être que c'est vraiment
12:21créer une solidarité
12:22industrielle française.
12:24Et c'est un combat
12:24qui reste compliqué.
12:25On a vu il y a quelques semaines
12:27la fin de la carte française.
12:29J'ai reçu dans cette émission
12:30Charluette souvent.
12:32Vous aviez, je crois,
12:34lancé une plateforme
12:36qui visait entre autres
12:36à inciter les comités
12:38d'entreprise à acheter
12:39des cadeaux d'entreprise
12:40et des ciblages
12:42vers du Made in France.
12:44La carte française
12:45n'existe plus.
12:46On voit bien que ce combat
12:47il n'est jamais gagné d'avance.
12:49Tout à fait.
12:50C'est un combat
12:50qui est difficile.
12:53On pensait que
12:53les comités d'entreprise
12:55seraient les premiers
12:55à aller vers
12:56du Made in France.
12:58Des fois,
12:58les institutions
13:00ne sont pas non plus
13:00les plus faciles
13:02à convaincre.
13:05Et puis,
13:05la question du prix,
13:06il faut le dire aussi,
13:07reste présente.
13:08Mais à nous
13:08de démontrer aujourd'hui
13:10la durabilité
13:11des produits français,
13:12à démontrer
13:13que leur impact écologique
13:14est bien moindre
13:15que quand on fait venir
13:16un produit de l'autre bout du monde
13:17et à démontrer
13:18qu'avec tout ce travail
13:20de désirabilité
13:21qu'on fait
13:21autour des produits français,
13:23on peut avoir une offre
13:25qui est vraiment,
13:26vraiment compétitive
13:27et agréable
13:28à consommer.
13:29Vincent Valin,
13:30les difficultés
13:31à faire du Made in France
13:32et à convaincre
13:32du bien fondé
13:33d'acheter du Made in France,
13:35c'est un sujet
13:35que vous connaissez
13:36par cœur,
13:37même si le pari
13:38que vous avez lancé
13:39il y a un an
13:40avec tous les salariés
13:41qui ont donc pris part
13:43à cette scope,
13:44ils commencent
13:45à porter ses fruits.
13:47Oui, tout à fait.
13:47Alors, on n'est pas
13:48à l'heure du bilan,
13:48mais après un an,
13:49c'est 15 ou 16 postes
13:51qui ont été créés.
13:52Donc, évidemment,
13:53la dynamique est là.
13:54Donc, vous êtes à 243 personnes.
13:55243, oui.
13:57Sur le site de la Chapelle Saint-Mémin,
13:59dans le Loiré.
14:00Exactement.
14:00Essentiellement sur des fonctions
14:01commerce marketing
14:02puisque c'est un projet
14:03vraiment de relance
14:04par la marque
14:05et par le commerce.
14:06Donc, aujourd'hui,
14:07les choses avancent.
14:08On a à la fois célébré
14:09les 80 ans cette année
14:10et la première année de la Scope.
14:12À l'occasion des 80 ans,
14:14des nouvelles couleurs
14:15avec un pack collector,
14:17avec le fameux verre d'or
14:19qui permet aux Français
14:21de gagner 1000 euros
14:22de produits Duralex.
14:25Donc, tout ça est toujours en cours.
14:28Et puis, bien sûr,
14:29aujourd'hui,
14:30les sujets plus structurants
14:31sont d'actualité.
14:32Donc, on a évidemment travaillé
14:34et on va sortir
14:35un nouveau positionnement de marque
14:36qui est fondamental
14:37pour notre compétitivité.
14:39On travaille évidemment
14:40sur des sujets
14:41de réseaux sociaux,
14:42de communication
14:42qui sont, je pense,
14:44que les Français
14:44ont pu observer
14:46et voir avec plaisir.
14:48Et on travaille évidemment
14:49sur des sujets
14:49de nouveaux produits,
14:51nouvelles couleurs essentiellement.
14:53Et on étend l'usage
14:54de nos produits
14:54puisque aujourd'hui,
14:57le sujet de Duralex
14:58est évidemment
14:59d'étendre
15:00la distribution.
15:01et la distribution.
15:03La distribution,
15:03c'est le vrai sujet,
15:06que ce soit français
15:06ou international
15:07puisque là,
15:08c'est reconnecté
15:08avec les consommateurs.
15:10Donc, voilà les chantiers
15:12sur lesquels
15:12on travaille en ce moment
15:13avec des perspectives
15:15qui sont positives
15:16puisqu'on estime
15:18être aujourd'hui
15:18en ligne
15:20avec le plan
15:21qui était celui
15:21qu'on a présenté
15:22à la reprise
15:22de la société.
15:23Alors, le plan,
15:24en termes de chiffre d'affaires,
15:25vous atteindrez combien
15:26en 2025 ?
15:27Les 33 millions ?
15:28Alors, non.
15:29En 2025,
15:30on va se situer
15:31à 31 millions.
15:3231.
15:32Voilà.
15:33Et on espère,
15:34en tout cas,
15:35grâce à l'accélération
15:35et la venue
15:36parce qu'en fait,
15:36le gros succès
15:38et là,
15:38on parlait tout à l'heure,
15:39vous parliez de mesures
15:40mais autour du travail,
15:41des embauches,
15:41etc.
15:42et de la filière industrielle,
15:44les enjeux ont été
15:45vraiment de recruter
15:45des experts
15:46et des experts très engagés
15:47ce qui a été
15:47vraiment possible
15:48évidemment
15:49parce qu'il y a
15:50un engouement
15:51du Made in France,
15:52un engouement
15:52dans la réindustrialisation
15:53parce qu'il y a
15:54évidemment
15:55cette force de la marque
15:56Duralex.
15:57Donc,
15:57on a pu
15:57heureusement
15:59attirer de nombreux talents
16:00et évidemment,
16:01ces talents sont à l'œuvre
16:02depuis six mois
16:03et c'est l'accélération
16:04qui commence maintenant
16:05pour l'année prochaine.
16:06Donc,
16:06l'année prochaine,
16:07de nouveau,
16:07une grosse marche a monter.
16:08Et la rentabilité,
16:09c'est pour quand ?
16:10La rentabilité,
16:12c'est tout ce soit
16:13étant égale par ailleurs
16:14quand le chiffre d'affaires
16:15aura atteint 35 millions.
16:16Qui est prévu
16:17dans deux ans ?
16:19Qui était prévu
16:20dans deux ans
16:20et qu'on va essayer
16:21de faire dès l'année prochaine.
16:22Et quand on vous dit
16:23qu'il y a beaucoup d'argent
16:24qui a été mis
16:25par les collectivités,
16:26vous parliez
16:27dans la matinée
16:28de la métropole d'Orléans
16:29entre autres.
16:30Quand on vous dit
16:30qu'il y a beaucoup d'argent
16:32pour une rentabilité
16:32qui tarde à venir,
16:34vous dites quoi ?
16:35Vous répondez quoi ?
16:36Alors,
16:37beaucoup d'argent,
16:38je pense que c'est déjà
16:39il faut redéfinir un peu.
16:41Duralex est très peu endetté.
16:42Duralex a levé
16:434 millions de dettes
16:45avec une garantie BPI
16:47à hauteur de 3 millions et demi.
16:50Il y a un prêt région
16:51à hauteur d'un million.
16:52Et nous avons vendu
16:55les bijoux de famille,
16:56c'est-à-dire le foncier
16:57de l'entreprise.
16:58Donc,
16:59ce ne sont pas des aides.
17:00On a fait une session d'actifs,
17:02d'un actif stratégique
17:03qui est celui du foncier
17:04de l'entreprise
17:04pour 5,6 millions d'euros
17:06à la métropole d'Orléans.
17:09Je vous ai cité
17:11un prêt d'un million,
17:11c'est le prêt de la région.
17:13Donc,
17:13non,
17:14Duralex n'est pas subventionné.
17:16Ça mérisse toujours le poil
17:18de voir certaines choses.
17:20Duralex est d'un côté
17:21peu endetté,
17:22a cédé un actif stratégique,
17:24mais il nous manque
17:24effectivement
17:25les 5 millions
17:26qu'on avait identifiés
17:28au moment de la reprise
17:28de l'entreprise.
17:29On avait dit qu'il nous fallait
17:2915 pour 3 ans
17:31et on n'a aujourd'hui que 10.
17:32Mais non,
17:33l'entreprise...
17:33Et les 5 millions,
17:34vous espérez les trouver comment ?
17:36Oui,
17:36alors,
17:36les 5 millions,
17:37on est sur des sujets
17:38aujourd'hui de recherche
17:38de financement privé
17:39via des organismes spécialisés.
17:42Et puis,
17:42on a des pistes
17:43qui tournent autour
17:44de notre forme juridique,
17:47la Scope,
17:48qui nous permet par exemple
17:48d'émettre des titres participatifs,
17:50qui est une solution
17:51aussi intéressante
17:52pour une entreprise
17:52comme la nôtre.
17:53Mais surtout,
17:54encore une fois,
17:55et je le rappelle,
17:56nous,
17:57on a cette chance
17:57d'avoir un produit
17:58de bien de conso,
18:00on a un bien d'équipement,
18:01il y a assez de l'émotion,
18:01c'est quelque chose
18:02qu'on peut toucher,
18:02voire un objet.
18:04Et l'argument,
18:06le plus gros argument
18:06marketing de la Scope,
18:07au-delà du maintien
18:09de l'emploi
18:09et de ces aspects-là,
18:12c'est évidemment
18:12l'argument marketing
18:13qui consiste à dire,
18:14et ça,
18:15c'est cette fibre émotionnelle
18:16qui est fondamentale
18:17derrière les grands sujets
18:18de souveraineté
18:19du Made in France,
18:19c'est que si on achète
18:21un verre du Ralex,
18:22on sait où c'est fabriqué,
18:23on peut presque croiser
18:24dans la rue un jour
18:25les gens qui l'ont fabriqué,
18:27et on sait que
18:28lorsque l'entreprise
18:29fera des profits,
18:30ces profits
18:31resteront dans l'entreprise,
18:33et je pense que ça,
18:33c'est extrêmement vertueux,
18:35et on va continuer
18:36évidemment à marteler.
18:37Et puisqu'on rappelle
18:39que 60% des salariés,
18:4165% même,
18:43ont investi
18:44dans la Scope.
18:46Peut-être un jour,
18:47mais sous une autre forme
18:48que la Scope,
18:48une entrée en bourse
18:49pourrait être envisagée,
18:50ça m'amène tout naturellement
18:51vers vous,
18:52Philippe Privière,
18:53on s'était vu au salon du Bourget,
18:54vous nous aviez annoncé
18:55sur cette antenne,
18:56dans cette émission,
18:58le projet d'entrée en bourse,
18:59vous en êtes tout,
19:00quel est le calendrier
19:01de cette introduction
19:02sur Our Next Growth ?
19:05C'est toujours en cours
19:06pour janvier,
19:07donc pour le premier trimestre
19:082026,
19:09donc on est dans le process,
19:11aujourd'hui,
19:11on commence à consulter.
19:13Avec quel objectif chiffré ?
19:14On aura autour des 20 points,
19:16ce qu'on avait dit,
19:17en flottant.
19:18Alors,
19:18on rappelle ce qu'est ACI,
19:19qui a été créé
19:20donc il y a 6 ans,
19:21en 2019,
19:23je crois que le titre
19:24en lui-même,
19:24c'est clair,
19:25c'est Alliance
19:25de compétences industrielles,
19:27votre dada,
19:28c'est de fédérer,
19:29agréger des sous-traitants
19:31industriels,
19:32rappelez-nous,
19:32le cœur de votre activité.
19:34C'est ça,
19:34l'idée c'est de restructurer,
19:35on va dire,
19:36des filières,
19:36qu'on appelle maintenant
19:37les filières de souveraineté,
19:38puisqu'on est sur la défense,
19:39on est sur l'énergie,
19:40on est sur le...
19:42Sur l'aéronautique aussi.
19:43Sur l'aéronautique,
19:43tout à fait civile et militaire,
19:45et donc l'idée c'est d'être le...
19:47Comme je le disais tout à l'heure,
19:47il faut être agile,
19:48et donc pour être agile,
19:49il faut être aussi
19:49le maximum intégré,
19:50donc on essaie d'avoir
19:51100% de la chaîne de valeur.
19:53Les chiffres clés
19:53en normes d'entreprises
19:54agrégées,
19:55de chiffres d'affaires
19:56et de salariés
19:56que représentent
19:57toutes ces entreprises ?
19:58On clôture à la fin du mois,
19:59on sera autour des 220 millions,
20:001600 personnes
20:01et autour des 36 entreprises.
20:03Vous êtes...
20:04Vous rachetez beaucoup,
20:06à chaque fois qu'on se voit,
20:07il y a une nouvelle actualité,
20:08je crois qu'une des dernières,
20:09c'était un accord tripartite
20:11entre vous,
20:12le français Voltaéro
20:13et une société indonésienne,
20:15SEDC Energy...
20:16Malaisienne.
20:17Malaisienne, pardon.
20:17Certains vous parlent
20:20d'ultra-croissance
20:22un peu trop rapide.
20:23Qu'est-ce que vous répondez
20:24à ça ?
20:25Je réponds qu'aujourd'hui,
20:26en fait,
20:27c'est le marché
20:28qui donne la vitesse
20:28et aujourd'hui,
20:30on est sur un marché
20:30qui se concentre très vite,
20:31on est sur un marché
20:32très concurrentiel
20:33et on est surtout
20:33sur une activité industrielle
20:35qui est en souffrance.
20:36Tout le monde parle
20:36de financement
20:37et c'est tous les jours
20:39qu'on voit des pépites
20:40industrielles
20:41avec des savoir-faire
20:42assez rares
20:42qui sont en difficulté
20:43et donc l'idée,
20:44c'est aussi rapidement
20:45de les conserver,
20:46de les réorganiser,
20:48de les réindustrialiser
20:49pour qu'on puisse tous
20:51être plus gros,
20:52plus fort
20:52et plus rentable.
20:54Le 25 novembre prochain,
20:56j'aurai le plaisir
20:57de présenter
20:57sur BFM Business
20:58la première édition
20:59des grands prix
20:59de l'industrie.
21:01ACI,
21:01vous nous accompagnez,
21:03vous remettrez
21:04le prix Industrie et Emploi.
21:05Pourquoi nous accompagner
21:07dans cet événement ?
21:09En quoi c'est important
21:10de remettre
21:11encore et toujours
21:12l'industrie
21:13sur les sujets prioritaires ?
21:16Je pense que ça a été
21:16très bien dit
21:17sur cet événement
21:18ce matin.
21:19Aujourd'hui,
21:19l'industrie,
21:20on a besoin aussi
21:21de faire un pas
21:22vers l'ensemble
21:22de la population
21:24pour montrer
21:24que les usines
21:26ont évolué.
21:27Que c'est plus au-là.
21:28C'est plus au-là.
21:28Que les sols sont propres.
21:30Exactement.
21:30Il y a des vraies carrières
21:32que l'on peut faire
21:34avec un ascenseur social
21:35extrêmement intéressant.
21:36Que les salaires
21:37sont très intéressants
21:37comparés aux services.
21:39Enfin,
21:39réouvrir,
21:40entre guillemets,
21:41les chakras
21:41et montrer
21:42l'industrie
21:44à toute une génération
21:44qui ne l'a pas connue
21:45puisqu'on les a
21:46abreuvés de services
21:47et de faiblesse.
21:48Il y a une éducation
21:49à refaire
21:50et on a notre part
21:50de responsabilité dedans.
21:52C'est pour ça
21:52qu'on s'est engagé
21:53avec vous
21:53sur l'image
21:55et la communication
21:56qu'on doit tous faire.
21:57Je précise
21:58que vous avez
21:58jusqu'au 26 septembre
21:59si vous souhaitez
22:00déposer votre candidature
22:02pour ces grands prix
22:02de l'industrie
22:03soit sur
22:04lesgrandpris
22:05de l'industrie.fr
22:06soit par le QR code
22:07qui s'affiche
22:08à l'instant.
22:09On va continuer
22:10ce tour de table
22:11à nouveau avec vous
22:11Gilles Attaf.
22:14Origine France
22:15Garantie
22:16OFG
22:16ces trois lettres.
22:18Moi,
22:18de plus en plus,
22:18je reçois des boîtes
22:19qui les mettent en avant
22:20de manière très spontanée
22:23parce que pour elles,
22:24c'est vraiment
22:24une certification
22:25gage de garantie
22:27de qualité.
22:28Ils y sont sensibles
22:29leurs clients aussi.
22:30Absolument.
22:31Origine France Garantie
22:32c'est le Made in France
22:33Garantie.
22:33C'est-à-dire que vous êtes sûr
22:34que le produit a bien été fabriqué
22:36sur le territoire français
22:36puisqu'on fait faire des audits
22:38par des organismes indépendants
22:39que ce soit le bureau Veritas
22:41ou l'AFNOR
22:41qui font l'audit
22:42de la gamme de produits
22:43pour vérifier que
22:44les deux critères sont respectés.
22:45Le premier étant 50%
22:46un minima
22:47du prix de revient unitaire
22:48sorti d'usine
22:49qui doit être français
22:49et toutes les caractéristiques
22:51essentielles du produit
22:52qui doivent être prises
22:53sur le territoire français.
22:54Aujourd'hui,
22:54il y a une demande
22:55de traçabilité
22:55parce qu'effectivement,
22:57il y a beaucoup de gens
22:57qui utilisent
22:59l'image de la marque France
23:01et l'immatériel
23:01de la marque France
23:02sans vraiment fabriquer en France.
23:03L'important,
23:04c'est l'origine
23:04et ce que ça apporte
23:05au territoire français.
23:06Lorsqu'on me parle
23:07de marques françaises
23:08qui fabriquent à l'étranger,
23:10je préfère une marque étrangère
23:11qui produit
23:11sur le territoire français.
23:13Donc, moi,
23:14ce qui m'importe
23:15et ce qui importe
23:16Origine France Garantie,
23:16c'est vraiment
23:17de promouvoir
23:17la production française,
23:20promouvoir nos territoires,
23:21nos régions
23:22et d'expliquer
23:23que lorsque vous achetez
23:25un produit
23:25qui est fabriqué en France,
23:26derrière ça,
23:26il y a des emplois,
23:27il y a des impôts
23:28qui ont été payés
23:28et donc,
23:29ça participe à cette économie
23:31qui en a bien besoin.
23:32Encore une fois,
23:33on a une balance commerciale
23:34qui est ultra déficitaire,
23:35on le sait.
23:36Un déficit public
23:36très élevé.
23:38Exactement.
23:38Donc, je pense
23:39qu'il faut qu'il y ait
23:39une vraie prise de conscience.
23:41C'est pour ça
23:41qu'il y a beaucoup de pédagogie
23:42à faire aussi
23:42sur culturellement,
23:43reprendre le flambeau
23:45et d'expliquer
23:46que c'est très important
23:48de réfléchir.
23:49C'est Arnaud Montebourg
23:50qui dit toujours
23:50qu'on vote avec sa carte bleue.
23:51Moi, j'aime beaucoup
23:52ce message
23:53parce qu'en plus,
23:53en ce moment,
23:54on ne sait pas
23:55pour qui voter.
23:56On peut voter
23:57pour le Made in France.
23:58C'est un bon moyen
23:59de voter utile
24:00parce que derrière tout ça,
24:01encore ça,
24:02les enjeux sont absolument
24:03colossaux.
24:04Aujourd'hui,
24:05tous les maux
24:05de notre société
24:06sont liés
24:06à la désindustrialisation
24:07des territoires.
24:08Donc, important
24:09d'avoir ça en tête
24:10et moi,
24:11je suis ravi
24:11que des entrepreneurs
24:12aujourd'hui
24:13prennent la parole
24:14parce qu'ils sont audibles.
24:15Là où on s'aperçoit
24:16que les politiques
24:17ont du mal
24:17à être audibles,
24:18nous, on est audibles
24:19parce qu'on sait
24:19qu'on est sur le terrain,
24:22on a nos employés,
24:23on est là
24:24pour porter l'économie
24:26et donc,
24:27c'est important
24:27de le mettre en avant
24:29et Origine France Garantie,
24:30c'est le meilleur moyen
24:30de le faire aujourd'hui.
24:32On va terminer
24:33cette émission
24:33par un autre tour de table.
24:34Ça fait quelques mois
24:35que je dis
24:36qu'il est compliqué
24:37parfois de porter
24:38ce message
24:39de la France
24:39à tout pour réussir
24:40parce que le contexte,
24:41il est compliqué.
24:42Est-ce que chacun
24:43et chacune d'entre vous,
24:44je vais commencer par vous,
24:45Gilles,
24:46vous êtes encore convaincu
24:47que la France
24:47a tout pour réussir ?
24:48Moi, je suis absolument convaincu.
24:50D'ailleurs, c'est pour ça
24:50que j'ai cofondé
24:51les forces françaises
24:53qui sont effectivement
24:55sur l'événement.
24:56Aujourd'hui,
24:57c'est pour moi le chemin
24:59et je suis persuadé
25:00qu'il va y avoir
25:01une prise de conscience.
25:02On a bien vu
25:03qu'on ne peut pas espérer
25:04que cette mondialisation
25:05heureuse reprenne.
25:07Donc, moi,
25:07je pense que les entrepreneurs
25:08sont le chemin,
25:10montrent le chemin
25:10et moi, je suis convaincu
25:12que chaque crise
25:13a ses bienfaits
25:14et que peut-être
25:15que cette prise de conscience,
25:17on commence à l'avoir.
25:19Vous savez,
25:19pendant 50 ans,
25:20nous avons dit
25:20que l'atelier du monde
25:21serait en Chine
25:21et que la France
25:22serait un pays tertiaire
25:23on s'est aperçu
25:24que c'était une catastrophe.
25:25Aujourd'hui,
25:26peut-être que c'est le moment
25:27de montrer
25:27qu'on est encore là
25:28et que les entrepreneurs
25:29ne renoncent pas
25:30et c'est pour ça
25:30qu'on est là.
25:31En quelques secondes,
25:32je continue le tour de table.
25:33Tiffaine Chouillet,
25:34est-ce que la France
25:35a encore tout pour réussir ?
25:37Bien sûr,
25:38je le crois.
25:39Je pense qu'il ne faut pas
25:40perdre espoir,
25:41au contraire,
25:42et qu'on a besoin
25:43de mettre toute notre énergie
25:44dans cet objectif.
25:46J'ai l'impression
25:47qu'on est dans
25:48une vraie transition,
25:49notamment l'IA
25:50nous met aujourd'hui
25:52vraiment à mal
25:53les métiers
25:53des services,
25:55les métiers
25:56qui sont dans les bureaux.
25:57Et j'espère secrètement
25:59que ce tremblement
26:04qui est dans le monde
26:05des services aujourd'hui
26:06redonne de l'intérêt
26:07aussi à l'industrie
26:08puisque ce n'est pas l'IA
26:09qui va aller régler
26:10des machines,
26:11ce n'est pas l'IA
26:11qui va aller démouler
26:12des plats
26:13avec ses mains de moule.
26:14Il faut de l'humain
26:15encore dans nos économies.
26:16On va retrouver
26:17exactement l'intérêt
26:18pour les métiers
26:19que l'IA ne pourra pas faire.
26:21Vraiment,
26:21en quelques secondes,
26:22je vous donne la parole,
26:23Philippe,
26:23est-ce que la France
26:24a encore tout pour réussir ?
26:25Encore,
26:26c'est avec ce mot-là,
26:26je suis tout à fait d'accord,
26:27mais le temps presse,
26:29donc il y a quand même
26:30une réaction à avoir maintenant
26:32et on le dit
26:33depuis pas mal de temps,
26:34attention à ne pas franchir
26:35la ligne rouge.
26:36Et Vincent Vallin,
26:37vous aurez le mot de la fin
26:37sur cette même question,
26:38est-ce que nous avons encore
26:39tout pour réussir en France ?
26:41On a tout pour réussir
26:42et d'ailleurs,
26:43on a des produits
26:44partout dans le monde
26:46qui sont des produits
26:47français exportés.
26:48Donc,
26:48je pense que le premier sujet,
26:50c'est de redevenir
26:51assez lucide là-dessus
26:52et si nos produits
26:53sont aussi appréciés
26:55à l'étranger,
26:55les Français peuvent
26:56les apprécier aussi.
26:58Commençons en étant
26:59très pragmatiques
27:00et après,
27:00évidemment,
27:01la valeur d'exemple,
27:02elle est extrêmement vertueuse.
27:05La valeur d'exemple
27:05pour l'industrie
27:06dans son bassin d'emploi,
27:08mais la valeur d'exemple
27:09des politiques
27:09vis-à-vis de l'ensemble
27:10de la population
27:11et c'est là-dessus
27:12aujourd'hui l'enjeu.
27:13Merci beaucoup
27:14à tous les quatre.
27:15Un grand merci
27:15également pour nous avoir
27:17accueillis à Origine France Garantie.
27:19Merci à la ville d'Arcachon
27:20représentée par son maire
27:22Yves Poulon
27:22qui est aussi un grand défenseur
27:24du Made in France.
27:25Merci aux équipes techniques
27:25de VL Média.
27:27La France a tout pour réussir
27:28et diffuser en télé,
27:29en radio,
27:30sur le site
27:30et sur l'appli de BFM Business.
27:32La semaine prochaine,
27:32retour en studio à Paris.
27:33Je recevrai notamment
27:34les dirigeants
27:35du Parapluie de Cherbourg,
27:36des ateliers Gonelle,
27:37des fabricants de vélos
27:38et des maisons des artisans
27:39qui ont été créées
27:40par Local.
27:41Je vous souhaite
27:41un bon week-end,
27:42une très belle semaine
27:43et donc à très vite
27:44sur BFM Business.
27:46La France a tout pour réussir
27:48sur BFM Business.
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