- il y a 4 mois
Ce mardi 23 septembre, Jérôme Tichit a reçu Matthieu Heslouin, directeur exécutif de Bpifrance, en charge de l'accompagnement, Virginie Saks, cofondatrice et associée de Compagnum, Thierry Bonnin, vice-président d'Alcatel-Lucent Entreprise (ALE), Laure Lechartier, directrice de l'accès au marché et de la RSE chez UPSA, Jeanne Lemoine, cofondatrice du Groupe Lemoine, Sébastien Gillet, directeur général GL Events Exhibitions Industrie, et Patrick Dehlinger, CEO de Rob'Occ, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'édition spéciale au salon BIG 2025 et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, la France a tout pour réussir. Jérôme Tichyte.
00:12Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:15Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économie positive sur BFM Business.
00:19Et cette semaine, émission spéciale à l'accord Arena Bercy à l'occasion de la 11e édition de Big,
00:24l'un des plus grands rendez-vous business en France organisé par BPI France.
00:28Mathieu Elouin, directeur exécutif de BPI France, est d'ailleurs notre premier invité en charge de l'accompagnement.
00:34On parlera notamment de l'état de l'industrie en France et des solutions, des dispositifs proposés par BPI France.
00:40A nos côtés également, Virginie Sachs, très impliquée, elle aussi dans le Produire en France avec son cabinet Compagnum.
00:46Elle accompagne les entreprises industrielles dans leur développement sur les territoires.
00:51Virginie Sachs prône une stratégie du multi-local. Elle nous expliquera tout dans quelques instants.
00:56Et puis avec notre troisième invité, on parlera d'un cas client, comme l'on dit, en tout cas un exemple parlant.
01:01Il s'agit de Thierry Bonin, vice-président d'Alcatel Lucent Enterprise, ALE.
01:06On parlera notamment de la relocalisation à Laval au printemps 2023 de l'activité de production de centros téléphoniques.
01:12Quel bilan deux ans après de cette relocalisation ? Réponse dans un instant.
01:16Bonjour Mathieu Héloin.
01:19Bonjour Jérôme.
01:20Merci d'être l'invité de la France à tout pour réussir.
01:22Donc vous êtes, je le disais, directeur exécutif de BPI France en charge de l'accompagnement des entreprises.
01:27On va beaucoup en parler.
01:29On est au cœur de BIG, on l'entend, il y a un peu de bruit derrière nous.
01:32Onzième édition sur le thème de la vérité.
01:36Comment, qu'est-ce que ça veut dire la vérité pour BIG et pour BPI France ?
01:41La vérité, c'est de faire, pour nous, c'est de faire entendre la voix des entrepreneurs, de l'entreprise comme le grand vecteur, on va dire, de réalisme, pragmatisme, positivisme, optimisme sur la société.
01:58Les acteurs qui tous les jours se battent pour créer de la valeur et changer un peu le monde.
02:05Donc le BIG, c'est ce chaudron magique avec tous ces entrepreneurs.
02:09Mais si vous communiquez sur la vérité, c'est qu'il faut faire face à des contre-vérités ?
02:14En ce moment, dans la sphère publique, on entend beaucoup, effectivement, de vérités différentes.
02:20Et on a entendu ces derniers temps un petit peu d'entrepreneurs bashing.
02:26On a essayé d'opposer un petit peu la société française et ces entrepreneurs qui s'enrichissent outrageusement sur le dos des Français.
02:36Donc tout ça n'est pas très sain alors qu'on a besoin de la création de valeur de nos entrepreneurs.
02:42C'est eux qui tirent les territoires aujourd'hui, évidemment, et nous, on les aide.
02:47Je lisais une interview de votre directeur de la communication ce week-end dans la presse.
02:52Il citait un industriel.
02:53Arrêtez de dire que tout va mal, sinon ça va finir par être vrai.
02:57Est-ce que c'est un peu ça aussi le message que vous souhaitez passer à travers cette 11e édition de BIG ?
03:01Mais absolument, parce qu'il y a un décalage total entre le message dans le grand public où on collecte beaucoup d'informations négatives
03:11et nous, la réalité que l'on collecte auprès des entrepreneurs dans les territoires, auprès des industries.
03:17Par exemple, aujourd'hui, vous avez un désir très fort d'industrie de la part de nos Français.
03:2380% ils sont pour une réindustrialisation, une industrialisation de la France plus forte.
03:29Vous avez l'année dernière à peu près 115 nouveaux sites industriels qui se sont ouverts
03:35et souvent on n'a parlé que de ceux qui se sont fermés.
03:39On va parler des dispositifs d'accompagnement de BPI France dans un instant,
03:43mais d'abord un petit tour de table sur l'état d'esprit des entrepreneurs en cette rentrée de septembre 2025
03:48et puis surtout sur cette lutte contre les contre-vérités.
03:52Virginie Sachs, bonjour.
03:54Vous êtes, je le disais, la cofondatrice de Compagnum.
03:57L'état d'esprit des industriels, vous qui les connaissez bien, vous qui les fréquentez, vous qui les accompagnez,
04:02il est comment cette fin septembre 2025 ?
04:05Je pense qu'il est contrasté.
04:08Les industriels ont envie de France, ils ont envie de territoire.
04:13Comme le disait Mathieu, ils font vivre les territoires, ils investissent, créent des emplois.
04:19Ils ont besoin qu'on les valorise.
04:22Donc ils y croient.
04:23Et en même temps, les sirènes de l'étranger, les investisseurs qui leur proposent de financer leur croissance
04:30qui viennent de l'étranger et qui, du coup, mettent à mal leur conviction sur l'ancrage local en France,
04:39est-ce que ça marche vraiment ?
04:42Eh bien, ces questionnements, ils sont très actuels au sein des industriels français.
04:45Donc envie de France et en même temps, attrait à l'étranger, envie de s'internationaliser.
04:51Je pense qu'ils sont aujourd'hui au milieu du guet.
04:53Et ce qui est important dans des événements comme cela, c'est qu'on fasse corps,
04:56qu'on se dise que, oui, l'ancrage territorial de l'industrie en France, en Europe, ça marche.
05:03Mais ce n'est pas si simple que ça.
05:04On va y revenir.
05:04Et la petite musique ambiante dont parlait Mathieu sur peut-être plus de taxation sur les entreprises
05:11ou en tout cas sur les hauts revenus, qu'est-ce que vous en pensez ?
05:14Alors, je pense qu'on a besoin en France de plus de justice économique, pas uniquement fiscale.
05:20En fait, sur la justice économique, je pense que la fiscalité n'est pas la meilleure option.
05:24On a besoin des hauts patrimoines.
05:26On a besoin qu'ils investissent dans notre territoire.
05:28On a besoin que les Français le voient.
05:30Et ils investissent déjà.
05:31Mais je pense qu'on a besoin de faire grossir ce canal, ce qu'on appelle chez Compagnum
05:34le dividende territorial de l'entreprise, donc d'investissement local.
05:40Et ça ne passe pas par une fiscalité nationale dont on ne sait plus à quoi elle sert.
05:45Thierry Bonin, bonjour.
05:47Et que pense le vice-président d'Alcatel, Lucent Enterprise, de ce mois de septembre, de cette rentrée 2025 ?
05:54Bonjour, Jérôme.
05:55La rentrée 2025 est un peu compliquée pour une entreprise comme notre groupe, qui dépend beaucoup de la commande publique en France.
06:03Aujourd'hui, il est clair que la situation politique n'aide pas la commande publique.
06:07Les investissements sont ralentis.
06:09Il n'y a plus de prise de décision.
06:11C'est vrai que les commentaires qu'on entend à droite et à gauche sur cette fameuse taxe Zuckman, de toute manière, ne va pas aider à réindustrialiser la France.
06:18Ceci dit, il y a quand même du positif.
06:21Un, on a un très beau tissu territorial.
06:24Deux, on a des compétences dans les entreprises, dans les usines.
06:27Et ça, c'est un point fort quand même. On a des ingénieurs de qualité.
06:29Et trois, je pense qu'il nous faudrait peut-être un peu plus de fierté, de patriotisme français, comme nos amis allemands, qui, eux, n'hésitent pas à acheter allemands.
06:39Et les Italiens de plus en plus.
06:42Et je pense qu'en France, on manque un peu de cet petit patriotisme, cette petite musique qui pourrait dire, regardons ce qu'on fait bien en France, même quitte à payer un peu plus cher.
06:52Et ce n'est même pas sûr parce que, vous voyez, nous, on a réindustrialisé il y a deux ans, Jérôme.
06:55Et nos prix, on a réussi à s'assurer que les prix soient similaires à ce qu'on faisait à l'étranger.
07:00Donc, ce n'est même pas une question de prix.
07:01Par contre, il faudra réformer les commandes publiques.
07:04Et on en reviendra, je pense, là-dessus.
07:05Parce que c'est un véritable sujet pour accompagner la réindustrialisation.
07:08Et elle n'est pas là aujourd'hui.
07:09On reparlera de la relocalisation de Laval dans un petit instant.
07:12Mathieu Héloin, j'ai retrouvé une étude que vous aviez menée en 2024, comment gagner la bataille de la réindustrialisation.
07:18Vous mettiez en avant, entre autres, des freins qui existaient à cette réindustrialisation, et notamment le foncier.
07:24Est-ce que c'est toujours vrai ?
07:26Et quels sont les principaux freins pour réindustrialiser ?
07:29Alors, le foncier, c'était un frein.
07:33Mais aujourd'hui, et ce matin même, d'ailleurs, sur vos antennes, on a publié la capacité totale des friches industrielles.
07:40Et en fait, elle est très élevée.
07:42Donc, par contre, il faut d'investissement pour assainir ces friches.
07:47On a eu la ZAN.
07:49La ZAN, elle a quand même aussi pas mal déstabilisé dans les communes, notamment dans les territoires, pour l'implantation de nouveaux sites.
07:57Le zéro artificialisation nette, c'est ça ?
08:00Exactement.
08:01Donc, pour vous donner un exemple, on était sur la possibilité de créer un nouveau site industriel.
08:07En France, en moyenne, on était plutôt sur deux ans, quand de l'autre côté, aux Etats-Unis, c'est neuf mois.
08:11Donc, on avait une réelle complexité de ce côté-là.
08:15Après, il y a une complexité liée au talent, puisqu'il y a des filières qui se sont quelque peu déconstruites ces dernières années,
08:23puisqu'on parle d'une trajectoire de désindustrialisation.
08:25D'ailleurs, Nicolas a écrit un livre sur ce thème, que la désindustrialisation française.
08:31Nicolas Dufourc, voilà, qui était là ce matin.
08:33Absolument.
08:34Et du coup, il y a des filières qui se sont, je pense au nucléaire, notamment sur des métiers en particulier,
08:41où on a un déficit de talents.
08:42Et donc, il faut reformer des talents pour pouvoir réinternaliser, enfin, renationaliser, pardon, de réimplanter de vraies filières.
08:56Voilà, je cherche au mot, merci, Jean-Pierre.
08:58Sur la France, donc il y a la question des talents.
09:01Ensuite, il y a la question de l'investissement dans l'industrie.
09:04C'est un investissement sur un temps long.
09:07L'industrie, c'est, voilà, on n'est pas sur le return de service.
09:10À 5-7 ans, on peut être sur 10-15 ans.
09:13Donc, c'est des trajectoires qui sont longues.
09:15Donc, il faut aussi qu'on ait un investissement qui soit à la hauteur sur cette dimension.
09:21Et puis, de l'autre côté, des vecteurs grands publics qui, là, plutôt sont favorables.
09:26C'est-à-dire, ce grand public qui, aujourd'hui, a envie d'industrie parce qu'il comprend que c'est l'emploi des territoires.
09:33Virginie Saxe, sur les freins.
09:34Vous dites que, vous aussi, le foncier, ça a pu être un problème.
09:38Maintenant, ça l'est de moins en moins.
09:40Il y a bien d'autres enjeux.
09:42Une fois qu'on a le site, il faut surtout penser marché, business, emploi.
09:47Oui, exactement.
09:48Je partage tout à fait.
09:49Le foncier a été un problème.
09:50Ça peut rester un problème de trouver le bon foncier pour son activité.
09:56Mais, aujourd'hui, une fois qu'on a l'usine, il faut vendre.
10:00Il faut assurer la conduite opérationnelle de l'activité.
10:05Accéder au marché public, privé, en France.
10:09A l'étranger, également, parce que l'usine, il faut qu'elle tourne.
10:12Et donc, il faut de la confiance.
10:13Il faut cet accès.
10:13Et très souvent, les industriels se disent, une fois que j'ai le site, c'est bon.
10:19Je vais réussir à vendre au marché public.
10:22En fait, tout reste à faire encore.
10:24Et l'acceptabilité de l'industrie, c'est aussi un sujet.
10:29Parce que la conduite de l'activité industrielle, ça veut dire qu'on est dans un territoire
10:37dans lequel il n'y a pas d'opposition, il n'y a pas de recours contre l'industrie.
10:44Ça arrive après l'implantation de l'usine.
10:49Et puis, ça veut dire aussi que les Français ont une image positive de l'industrie,
10:53que la confiance revient et les entrepreneurs ont besoin de ça.
10:56Et ça, c'est de la dentelle.
10:58Et votre stratégie, vous avez beaucoup communiqué ces dernières semaines sur le multi-local.
11:04Donc, c'est quoi la stratégie d'accompagnement de Compagnum que vous avez cofondée en 2020 ?
11:10C'est quoi ces deux mots de multi-local ? Qu'est-ce que vous y mettez derrière ?
11:15Alors, aujourd'hui, on est dans un contexte géopolitique très complexe, mouvant,
11:20dans un contexte politique national qui est incertain lui aussi.
11:2497% des entreprises françaises disent qu'elles sont impactées par ce contexte.
11:29C'est le récent baromètre géopolitique de l'ESSEC qui l'affirme.
11:35Et quand on est impacté par un contexte qui bouge, eh bien, on réagit.
11:39Et on réagit en particulier sur des stratégies qu'on a toujours connues.
11:45Par exemple, la stratégie classique d'internationalisation.
11:50C'est, si vous me permettez la métaphore, le modèle Ferrari contre Toyota.
11:53Ferrari, je produis dans un endroit dans le monde et puis j'inonde les marchés versus Toyota.
11:58Je vais sur les marchés.
12:00Exactement.
12:00Eh bien, le multi-local, c'est cette métaphore.
12:04C'est l'international de Ferrari versus le multi-local de Toyota.
12:08On va s'implanter dans plusieurs géographies, produire là où on vend, produire près de ses fournisseurs,
12:15décentraliser son organisation, c'est-à-dire vraiment s'ancrer localement en France et ailleurs dans le monde.
12:22Avoir des innovations vraiment locales, des stratégies de financement locales, des marchés locaux
12:29pour continuer à fleurir à l'export.
12:35Je vous laisse finir sur ce point, l'export.
12:40Et donc, pour réussir à l'export.
12:42Et la bonne nouvelle, c'est que les entreprises, en particulier françaises, européennes,
12:47ont conscience du fait qu'elles doivent changer de stratégie pour aller s'internationaliser.
12:53Mais la moins bonne nouvelle, c'est qu'elles n'ont pas pris conscience de ce que ça implique
12:58dans le détail de leur stratégie.
13:01Il ne suffit pas d'ouvrir un site.
13:03Et vous êtes là pour ça.
13:05Et vous êtes là pour ça, pour les accompagner.
13:07Quelques chiffres clés, en 5 ans, en compagnum, combien de dirigeants,
13:11combien d'entreprises avez-vous accompagnés ?
13:14Alors, on a accompagné et formé quelques 500 dirigeants d'entreprises.
13:19On a accompagné et aussi formé plus de 50 territoires,
13:24puisqu'on travaille à la fois avec des entreprises industrielles,
13:26dans cette stratégie multilocale et d'ancrage local,
13:29et avec des collectivités sur leur stratégie industrielle.
13:33Les deux casquettes sont très importantes.
13:36Et on fait toujours de la sensibilisation, de l'accompagnement,
13:40de la mise en relation pour que cette stratégie fonctionne
13:44depuis la conception jusqu'à l'opérationnalisation, l'exécution.
13:48Et parmi les entreprises que vous avez accompagnées,
13:50donc Alcatel, Lucent Enterprise, c'était en 2023.
13:54Prenez votre micro, Thierry.
13:55C'était quoi la stratégie à ce moment-là ?
14:00C'était des centraux téléphoniques.
14:03Vous les faisiez fabriquer en Roumanie.
14:05Et vous avez pris la décision de relocaliser à Laval.
14:08Racontez-nous un peu cette histoire du printemps 2023.
14:11Donc, en 2022, le groupe a un contrat avec Flextronics,
14:18nos amis américains, et le contrat est arrivé à échéance.
14:22Donc, on avait deux solutions.
14:24Soit on renouvelait le contrat en Roumanie,
14:26soit on se dit qu'on a un premier marché qui s'appelle la France,
14:31nos plus gros clients.
14:33Deuxièmement, on voulait diminuer l'impact carbone
14:36pour éviter de prendre tout le temps des avions
14:38pour distribuer à travers le monde,
14:39parce que c'est quand même si important.
14:42On s'est dit que si on ne va pas trier ça en France,
14:45pas trop loin de Paris, nos centres logistiques,
14:47le train et l'avion pouvaient être une très bonne méthode de transport.
14:53Et troisièmement, moi, j'étais un peu fier.
14:56Je me dis quand même, on est une boîte française,
14:58on est une entreprise française,
14:59on est le groupe Alcatel, une boîte centenaire.
15:01On va servir nos clients français un peu en priorité,
15:05parce que le Covid nous a quand même appris une chose.
15:06C'est que quand il y a eu le Covid,
15:09les Américains ont dit, on va d'abord servir nos clients américains,
15:11on verra le reste après.
15:13Et nous, l'Europe, on s'est retrouvés démunis.
15:15Absolument, de plein de produits.
15:16On s'est dit cette fois, nous, on va faire le contraire.
15:18C'est avant d'abord nos clients américains
15:20qui sont quand même nos principaux clients.
15:22Et ensuite, si demain d'aventure,
15:24il devait se passer un événement
15:26comme ceux qu'on est en train de voir actuellement,
15:29malheureusement, on pourra d'abord servir nos clients français,
15:34allemands, belges et d'Europe.
15:35Et donc, on a bien compris le choix
15:37de ne pas re-signer avec les Américains
15:39sur le site de Roumanie.
15:42Comment s'est fait le choix du site de Laval ?
15:44C'était un ancien site Alcatel, il y a quelques années.
15:47Tout à fait.
15:48Et alors, pour l'histoire, c'était le site
15:49qui fabriquait les premiers terminaux vidéoconférences.
15:53Avec en 2000, Alcatel, on était le premier à faire de la vidéo.
15:55On s'appelait, nous, on avait des téléphones,
15:56on s'appelait, on se voyait en vidéo.
15:59Malheureusement, le coût à l'époque de ces terminaux
16:01était trop excessif, on n'a pas réussi.
16:03Et comme tout grand groupe industriel, ça ne marche pas.
16:05Nous, on met ça de côté.
16:06Les Américains font un peu différemment.
16:08Et après, il y a eu une deuxième option.
16:09Parce qu'en fait, on parle toujours de monter des usines.
16:12Il faut savoir qu'en France, on a un tissu d'usines existantes
16:15avec des savoir-faire et des compétences
16:17qui ne sont pas connues.
16:19Et en fait, je parlais avec Virginie tout à l'heure,
16:20je lui ai dit, mais tu sais, il faudrait que dans ton travail,
16:21tu fasses une cartographie de toutes ces usines en France
16:23et leur domaine de compétences.
16:25Et que des industriels comme nous,
16:27plutôt que de se dire, il faut trouver une friche,
16:29on va construire une usine qui va mettre 3-4 ans,
16:31en 18 mois, on était capable de transférer
16:34tout ce savoir-faire à Laval.
16:36Et c'est un projet que vous avez dans les tuyaux,
16:38notamment en partenariat avec Global Industrie.
16:41On recevra Sébastien Gillet dans quelques instants.
16:44Ça fait partie, cette cartographie de vos grands projets.
16:47Exactement, je suis tout à fait d'accord avec Thierry.
16:51Là où on a besoin de recréer des compétences,
16:54ça va se faire à long terme,
16:56mais on a déjà sous la main
16:57un ensemble de fournisseurs,
17:00de PME, de théé industrielles
17:02qui ont de l'or dans les mains, simplement.
17:04On ne les connaît pas.
17:05Et on ne connaît pas précisément
17:07les pièces qu'elles produisent,
17:10les marchés sur lesquels elles sont.
17:11Je suis une PME dans la métallurgie,
17:13je fais de l'usinage, d'accord,
17:15c'est très bien, j'ai besoin de savoir
17:17que tu existes,
17:19mais concrètement, sur quel marché es-tu ?
17:20Si je travaille, moi, dans l'aéronautique
17:23et que je cherche une PME sous-traitante
17:25de la métallurgie,
17:26j'ai besoin de savoir que tu es sur mon marché.
17:29Et ça, c'est une cartographie qui n'existe pas.
17:31Aujourd'hui, quand on accompagne des entreprises
17:33dans leur ancrage local,
17:34on a besoin de trouver des fournisseurs
17:36qui sont à 20, 30, 100, 200 kilomètres,
17:40mais qui vont vraiment pouvoir la fournir
17:43tout de suite, en attendant de recréer
17:45ces compétences.
17:45En quelques mots, Thierry Bonin,
17:47le bilan de cette relocalisation,
17:49c'était il y a un peu plus de deux ans,
17:51en nombre d'emplois, etc.
17:52Alors, le bilan est bon.
17:54On a créé des emplois chez Alcatel
17:56puisqu'on a décidé de réunissourcer
17:58un certain nombre d'activités
18:01qu'on avait ressourcées,
18:03comme l'approvisionnement des composants,
18:04comme on a créé de l'emploi Elkirch,
18:07qui est un des trois sites majeurs du groupe
18:08en France.
18:09Et on a créé une ligne de production dédiée
18:12chez Cofidur, qui est notre sous-traitant à Laval.
18:16Je ne sais pas exactement combien ça a créé d'emplois,
18:18mais ça a créé un certain nombre d'emplois.
18:20C'est surtout qu'il faut voir que ça fait vivre un tissu local,
18:24ça crée de l'emploi, on paie des impôts,
18:26et nous, dans la France,
18:27on exporte 70% de la production de l'usine
18:29à l'international.
18:30Donc, on accompagne la balance commerciale de la France.
18:32C'est important, c'est important vu le contexte.
18:35Le point négatif de tout cela, Jérôme,
18:37c'est que, si tu veux,
18:38on n'est pas accompagné par la commande publique.
18:39Pourquoi ?
18:40Parce qu'aujourd'hui,
18:41quand vous prenez la commande publique,
18:43vous n'avez aucun critère qui...
18:46De préférence ou national ou européen.
18:48Ou, comme moi, j'avais appelé ça
18:49contribution à la valeur ajoutée pour l'Europe.
18:51C'est-à-dire, est-ce que vous avez des centres de R&D en France
18:52ou est-ce que vous avez des centres de fabrication
18:54ou d'assemblage en Europe ?
18:56Ça, on ne le prend pas en compte.
18:57Et aujourd'hui, ce que je trouve, moi,
19:01je dirais, dommageable,
19:01c'est que des grandes administrations françaises
19:04préfèrent s'approvisionner
19:05chez des concurrents américains
19:07parce qu'ils cassent les prix à moins de 30%
19:10alors qu'ils ne fabriquent rien en Europe.
19:12Ils ont juste des bureaux de représentation
19:13et nos impôts vont servir à financer
19:15des fonds de pension américains
19:17qui vont sortir ces entreprises de la faillite
19:19quand nous, on aurait besoin d'être en Europe.
19:21On a du mal à créer nos propres industries.
19:22Voilà.
19:24Il nous reste...
19:25Bravo.
19:25C'est un message qui est très apprécié ici,
19:28donc, dans les rangs de Big.
19:29Il nous reste environ 7 minutes.
19:31J'aimerais que l'on parle évidemment
19:32des dispositifs d'accompagnement
19:34de BPI France
19:36en faveur de l'industrie
19:37et notamment de la réindustrialisation.
19:40On parle d'abord de ce plan industrie.
19:42Sur 5 ans,
19:43vous mettez le paquet,
19:44vous mettez de l'argent.
19:47Absolument, Jérôme.
19:47Donc, c'est un des grands axes stratégiques
19:50de BPI France.
19:50On met exactement 35 milliards
19:53sur 5 ans,
19:54sur l'industrie,
19:55pour la soutenir.
19:56Et donc,
20:00l'année dernière,
20:01pour vous donner une référence,
20:03l'année dernière,
20:04nous avons investi 11,5 milliards
20:05sur l'industrie
20:06et nous avons accompagné
20:08à peu près 11 000 entreprises.
20:11Donc, tout ça,
20:12c'est extrêmement important pour nous.
20:15Après, ce plan industrie,
20:16effectivement,
20:16il s'articule autour de 4 axes
20:18parce qu'on ne peut pas faire
20:20l'industrie d'aujourd'hui comme hier.
20:22La performance,
20:23l'innovation,
20:24le climat et l'export.
20:25Exactement.
20:26Donc, la performance,
20:27performance opérationnelle.
20:28Parce que beaucoup d'industriels
20:29ne maîtrisent pas le Lean encore.
20:31Et on ne peut pas scaler,
20:32on ne peut pas fabriquer
20:33des grandes séries
20:34si on ne maîtrise pas,
20:35on ne pilote pas sa chaîne
20:37de la conception
20:38jusqu'à la livraison
20:41avec une culture Lean
20:43très, très forte.
20:44Donc, ça, c'est essentiel.
20:46L'innovation,
20:47parce que nous,
20:48BPI France...
20:49C'est votre cœur d'activité.
20:50C'est notre cœur aussi
20:51de dire,
20:51on va réindustrialiser
20:52mais on va faire,
20:54on va intégrer
20:54dans les produits et services
20:55une dimension d'innovation.
20:57Et donc là,
20:58c'est tout l'accompagnement
20:59des startups
20:59mais aussi des PME innovantes.
21:01Donc, aujourd'hui,
21:01c'est un double axe.
21:02On a beaucoup investi
21:03autour des startups.
21:04On a investi aussi
21:05beaucoup aujourd'hui
21:06autour des PME.
21:08Ensuite,
21:08vous avez l'axe
21:09de la décarbonation,
21:10l'axe du climat.
21:11Donc, on réindustrialise
21:12mais on fait attention
21:14à son empreinte carbone.
21:15Et donc,
21:16on va avoir une vraie stratégie
21:17dans les matériaux,
21:19dans les flux
21:19pour designer
21:22les nouveaux sites industriels
21:23ou revoir
21:24ou améliorer
21:25les sites existants.
21:27Et puis,
21:27la dimension de l'export,
21:28on l'a évoqué.
21:29On en a parlé avec Virginie.
21:30Parce que c'est la résilience.
21:31Parce que si le marché,
21:33on est 100%
21:33sur le marché local,
21:35il suffit qu'il tousse.
21:36Et l'industrie,
21:37l'industriel,
21:38lui, du coup,
21:38il n'a plus la capacité
21:39de vendre ses produits
21:41et il se met à risque
21:42très très fort.
21:43Un mot sur votre stratégie
21:46sur les accélérateurs
21:47des formations
21:48et donc des accélérateurs.
21:50Vous en avez mis en place
21:51un certain nombre.
21:52D'autres arrivent aussi.
21:53C'est un plan,
21:54c'est un pan,
21:55pardon,
21:56stratégique
21:56de votre activité aussi.
21:58Absolument.
21:59Alors là,
21:59c'est effectivement
22:00l'activité conseil
22:00qui porte ça.
22:02L'idée,
22:02c'est que vous ne pouvez pas
22:03juste investir
22:04et financer.
22:05Il faut faire du conseil.
22:07D'ailleurs,
22:08Virginie travaille avec nous
22:09très bien
22:10depuis de longues dates.
22:11et donc c'est très important
22:12de positionner
22:14en fait
22:15la réflexion
22:16sur l'organisation,
22:18les process,
22:19la gouvernance,
22:21le marketing,
22:22la distribution
22:23avec la stratégie.
22:25Et tout ça,
22:26c'est essentiel
22:26et donc c'est pour ça
22:27qu'on a créé
22:28les programmes d'accélérateurs.
22:29Donc on a accéléré
22:30aujourd'hui 5 500 entreprises
22:32en France
22:32dont une grande partie industrielle
22:35et on continue.
22:37L'année prochaine,
22:37on va lancer
22:38à peu près 40 programmes
22:39accompagnés
22:40800 entreprises
22:41en 2026
22:42sous cet axe
22:43et ça va
22:44des accélérateurs
22:47sectoriels
22:49comme l'accélérateur
22:50aéronautique,
22:51automobile,
22:52des accélérateurs
22:53sur l'IA,
22:53la défense,
22:54des accélérateurs
22:55sur le nucléaire.
22:56Donc on essaye vraiment,
22:57il y a une empreinte industrielle
22:58très très forte autour.
22:59Un mot Mathieu
23:00sur ce Tour de France
23:01des industries
23:02qui revient
23:02pour cette année 2025.
23:04A cette occasion,
23:05donc en ce 23 septembre
23:06ici à Abig,
23:07vous annoncez
23:08les grandes étapes.
23:09Donc jusqu'à la fin
23:10de l'année,
23:11les grandes étapes,
23:12lesquelles ?
23:13Absolument.
23:14Donc là,
23:14il y a 13 étapes
23:15à travers la France.
23:16Donc là,
23:17vous voyez peut-être la carte
23:18mais on va être présent
23:19à Dieppe,
23:21on va être présent
23:21à Quimper,
23:22on va être présent
23:22à Orléans,
23:23on va être présent
23:23à Lille,
23:24à Marseille,
23:25à Lyon.
23:26Et puis à l'ESSEC aussi,
23:27je crois qu'il y a une étape
23:28à l'ESSEC, Virginie.
23:29Et ça,
23:30c'est votre casquette commune
23:32de deux anciens de l'ESSEC,
23:33c'est ça ?
23:34Absolument.
23:35Et là,
23:35ce qui est très important,
23:36c'est qu'on résout
23:36le point qu'on disait
23:37tout à l'heure,
23:38le point des talents.
23:39C'est-à-dire qu'il faut
23:39attirer les jeunes
23:40à l'industrie.
23:41Donc ces journées,
23:42elles sont là pour emmener,
23:43cette année,
23:43on va emmener 5000 étudiants
23:45dans les usines.
23:46Et de l'autre côté,
23:47les industriels
23:48vont aller dans les écoles
23:49raconter ce que c'est
23:51que l'industrie.
23:52Donc rapprocher totalement
23:54les jeunes françaises
23:55et françaises
23:56sur de l'industrie.
23:57Donc on trouve évidemment
23:58les principales étapes
23:59sur le site de BPI France.
24:01On a parlé Virginie Sachs
24:03de la casquette de l'ESSEC.
24:04C'est aussi un endroit
24:05où vous évangélisez
24:07en quelque sorte
24:08le besoin de l'industrie
24:09en France.
24:10Oui, tout à fait.
24:12Je dirige la nouvelle filière
24:13de l'ESSEC
24:14sur la deep tech
24:15et l'industrie du futur.
24:17Notre objectif,
24:18c'est d'aller flécher
24:19les talents entrepreneurs
24:20vers les secteurs
24:21de l'industrie.
24:23Talents qui sont à la fois
24:24business et technique.
24:26on a besoin d'innover,
24:28oui, en France,
24:30sur l'industrie.
24:31On a besoin de vendre
24:32ces innovations,
24:33que ce soit dans le public,
24:34que ce soit dans le privé.
24:35Et on a besoin
24:36de former nos acheteurs
24:39à nos produits,
24:40exactement ce que disait
24:42Thierry Bonin à l'instant,
24:43pour rentrer dans les marchés
24:45publics en particulier,
24:46on a besoin de faire des pitchs.
24:48Et ces pitchs,
24:49c'est de l'entrepreneuriat.
24:50Et puis un mot
24:50des influstriels aussi,
24:53on va dire collectifs
24:54dont vous faites partie,
24:56c'est quoi cette aventure
24:57et quels sont ses objectifs ?
25:00Oui, tout à fait.
25:01Le collectif des influstriels
25:02existe depuis tout juste
25:04un an.
25:04J'ai le plaisir
25:05d'être vice-présidente
25:07en charge des partenariats
25:09de l'association
25:09des influstriels.
25:10Notre objectif,
25:11c'est de fédérer
25:12un collectif d'influenceurs
25:15qui parle d'industrie,
25:16qui fait boule de neige,
25:18si vous voulez,
25:20sur l'image de l'industrie,
25:21la montrer telle qu'elle est
25:22aujourd'hui
25:23et parler à différents publics
25:25et en particulier
25:26le grand public.
25:27Donc vous allez nous retrouver
25:28dans les différents événements
25:29qui concernent l'industrie
25:30de près ou de loin
25:31auprès des territoires
25:33partout en France.
25:34Et le mot de la fin,
25:35il nous reste 30 secondes.
25:36Thierry Bonin,
25:37on a beaucoup parlé
25:38de l'industrie.
25:38Vous voyez,
25:39vous n'êtes pas seul,
25:40vous êtes accompagné,
25:41soutenu.
25:42Ça vous revigore ?
25:45Moi, j'ai plein d'espoir
25:46parce que,
25:46comme je te l'ai dit,
25:47en France,
25:48il y a des très grosses compétences.
25:50Il faut que la politique
25:51se mette à la disposition
25:53des industriels.
25:54Il faut que nos acheteurs
25:55arrêtent de raisonner
25:56que prix
25:57et qu'ils prennent en considération
25:59que toute commande
26:00qu'on ne passe pas en Europe,
26:02c'est autant de personnes
26:03et de ménages
26:04qui est à risque.
26:05C'est autant d'impôts
26:07qu'on va devoir trouver
26:08parce que l'impôt
26:09sera parti à l'étranger.
26:10C'est autant,
26:12je dirais,
26:12de balance commerciale en moins.
26:14Donc,
26:14il faut que tout le monde
26:15dans ce pays
26:16se dise
26:17l'industrie,
26:18l'entrepreneuriat,
26:19c'est une force.
26:20Eh bien voilà,
26:21vive l'industrie.
26:22C'est sur ce mot
26:22qu'on va terminer cette émission.
26:23Merci,
26:24madame,
26:24messieurs,
26:25d'avoir été les invités.
26:26Je rappelle qu'il y aura
26:26les grands prix de l'industrie
26:27sur BFM Business.
26:28La première édition,
26:30ce sera le 25 novembre prochain.
26:31Notre émission est diffusée
26:33et rediffusée,
26:34bien sûr,
26:34en télé,
26:35en radio,
26:36sur le site
26:36et l'appui de BFM Business.
26:37Dans un instant,
26:38on reste en direct
26:39de Big avec une deuxième émission
26:41et on va continuer
26:41à parler de l'industrie
26:43et des territoires.
26:44A tout de suite
26:45dans quelques minutes
26:45sur BFM Business.
26:49BFM Business,
26:51la France a tout pour réussir.
26:54Jérôme Tichit.
26:59Re bonjour
27:00et à nouveau bienvenue
27:01dans la France a tout pour réussir.
27:02Notre concentré d'économie positive
27:04toutes les semaines
27:05sur BFM Business
27:06et on va continuer
27:07de parler de l'importance
27:08de l'industrie
27:09dans les territoires
27:10et des territoires
27:11pour l'industrie.
27:11Nous sommes toujours
27:12en direct de Big.
27:13C'est la 11e édition
27:14ici à l'Arena Accor Bercy
27:17pour cette édition 2025.
27:19J'ai le plaisir d'accueillir,
27:20je vous présente mes invités,
27:21Laure Lechertier,
27:22la directrice
27:22de l'accès au marché
27:23et de la RSE
27:24chez UPSA.
27:25UPSA,
27:26on ne le sait pas forcément,
27:27c'est un site
27:27installé dans le Lot-et-Garonne
27:29depuis 90 ans
27:30et qui se bat
27:31pour maintenir
27:31la production
27:32de paracétamol
27:33en France,
27:34y compris bientôt
27:34la production
27:35du principe actif
27:36de paracétamol.
27:37On va en parler
27:38dans un instant.
27:39Toujours en Occitanie
27:40et précisément
27:41dans le Tarn,
27:42c'est là que sont produits
27:43les robots Rocky,
27:44des robots indoor
27:45qui facilitent
27:46la logistique
27:46des entreprises.
27:48Notre deuxième invité
27:48est Patrick Deslingers,
27:50cofondateur de Roboc.
27:52C'est l'entreprise
27:52qui fabrique précisément
27:53les robots Rocky.
27:55On parlera aussi
27:56de la Normandie
27:57avec Jeanne Lemoyne,
27:58cofondatrice
27:59du groupe Lemoyne,
28:00spécialisée dans
28:01les produits d'hygiène
28:02et de soins
28:02en coton.
28:03Lemoyne,
28:04c'est dans ce secteur,
28:04le numéro 1 en Europe
28:06et le numéro 2 mondial.
28:08Enfin,
28:08nous recevons
28:08Sébastien Gillet,
28:09directeur général
28:10de JL Events,
28:12la branche
28:12Exhibition Industrie.
28:15Les salons,
28:16on parlera donc
28:16de l'emploi dans l'industrie,
28:17une thématique
28:18très présente
28:19ici à Bing,
28:20mais aussi
28:20dans les salons
28:21organisés par JL Events.
28:23On évoquera également
28:24les premiers grands prix
28:25de l'industrie
28:26qui auront lieu
28:26dans tout juste deux mois
28:27sur BFM Business.
28:29On va donc commencer
28:30un tour de France
28:31des industries
28:32ici à Big.
28:33On va commencer par
28:34Agin dans le Lot-et-Garonne.
28:35Bonjour Laure Lechertier.
28:37Bonjour.
28:38Vous êtes donc
28:38la directrice
28:39de l'accès au marché
28:40de la RSE
28:40chez UPSA.
28:41UPSA qui depuis longtemps
28:42clame, il n'y a pas
28:43que Dolipra.
28:44Nous aussi,
28:44on fait du paracétamol
28:46en France.
28:47Vous produisez donc
28:48les feralgans,
28:50le dafalgan,
28:50mais aussi, je crois,
28:51le fervex et tout ça
28:53dans cette usine d'Agin
28:54créée en 1935.
28:57Tout à fait.
28:58Vous l'avez dit,
28:59l'aventure du PSA
29:00a commencé il y a 90 ans
29:01dans le Lot-et-Garonne à Agin
29:03et nous sommes toujours
29:05situés à Agin
29:06avec deux sites de production
29:08et deux sites de distribution
29:09parce que nous sommes présents
29:11sur toute la chaîne de valeur
29:12depuis la production
29:14jusqu'à la distribution.
29:16J'ai appris que UPSA,
29:17je ne savais pas,
29:18c'était l'Union de Pharmacologie
29:19Scientifique Appliquée.
29:21Vous savez qu'on connaît le nom
29:22mais on ne connaissait pas
29:22le sigle forcément.
29:23Absolument.
29:24Et combien d'employés
29:25sur les sites à Agin ?
29:27Aujourd'hui, nous avons
29:281500 employés.
29:30Donc, c'est de l'emploi direct.
29:31Donc, on a un ancrage
29:32territorial extrêmement fort.
29:34On est le premier employeur
29:35privé du Lot-et-Garonne
29:37mais on soutient
29:38sur la Nouvelle-Aquitaine
29:39à peu près 5000 emplois
29:41puisqu'on a aussi
29:42une politique d'achat responsable.
29:45On essaie de se sourcer
29:46et d'avoir des fournisseurs
29:48au niveau local
29:48et donc, ce qui fait
29:50qu'on a des emplois
29:51aussi indirects
29:52qui sont assez conséquents.
29:53Vous produisez combien de boîtes
29:54de paracétamol par an
29:56sur le site ?
29:57Alors, on est le premier site
29:58de production de médicaments
29:59à base de paracétamol
30:00en France
30:01parce qu'on produit
30:02300 millions de boîtes
30:04de médicaments
30:05à base de paracétamol.
30:06Et vous pourriez même aller
30:07je crois un petit peu plus loin.
30:08Votre capacité pour l'usine
30:10c'est 450 millions
30:11je crois.
30:12Alors, la capacité de l'usine
30:13c'est 450 millions de boîtes.
30:15Aujourd'hui, on produit
30:15à peu près 340 millions de boîtes
30:17puisqu'on produit aussi
30:18d'autres médicaments
30:20et compléments alimentaires
30:21qui ne sont pas des médicaments
30:22à base de paracétamol.
30:23Vous êtes passée sous pavillon japonais
30:25en 2019
30:25le laboratoire Taisho
30:29je prononce bien ?
30:30Absolument.
30:31Est-ce que ça a changé
30:33la stratégie ?
30:33Est-ce que le Made in France
30:34malgré les changements
30:35des actionnaires
30:36il y a eu des Américains
30:37d'abord
30:37et puis ensuite
30:38les Japonais
30:40est-ce que ça a changé
30:41la stratégie
30:41du Produire en France ?
30:42Aujourd'hui, le Produire en France
30:44et le Travailler en France
30:45restent vraiment le pivot
30:46de notre stratégie
30:49parce que pour nous
30:50le Fabriquer en France
30:51si vous voulez
30:51c'est d'un point de vue santé
30:53c'est de garantir
30:54la souveraineté sanitaire
30:55donc une autonomie stratégique
30:57pour le pays
30:57en matière de santé
30:58mais c'est aussi
30:59cette cohésion territoriale
31:01qui est très forte
31:02puisqu'on est ancré
31:04dans le département
31:05du Lot-et-Garonne
31:06pour nous
31:07le Fabriquer en France
31:08c'est également
31:08si vous voulez
31:09environnemental
31:10c'est-à-dire qu'on a
31:11un impact positif
31:13sur l'environnement
31:13et enfin
31:14UPSA est une entreprise
31:16internationale aujourd'hui
31:17c'est-à-dire qu'on
31:18produit
31:19on a nos racines
31:20dans le Lot-et-Garonne
31:21mais on exporte
31:22plus de 57%
31:23de nos volumes
31:24dans plus de 60 pays
31:25et la marque française
31:26est particulièrement
31:28reconnue
31:29pour sa qualité
31:30et pour l'excellence
31:32en fait
31:32dans l'ensemble
31:33des pays
31:33dans lesquels on opère
31:34avec un chiffre d'affaires
31:35je crois
31:36qui a franchi
31:36les 500 millions
31:37en 2024
31:37501 millions
31:39je crois
31:39tout à fait
31:41501 millions
31:42d'euros
31:42de chiffre d'affaires
31:43et vous produisez
31:43donc non seulement
31:44le paracétamol
31:47dans le Lot-et-Garonne
31:48mais vous êtes aussi
31:49au coeur de deux projets
31:50pour rapatrier en France
31:52la production
31:52du principe actif
31:54il y a deux projets
31:55l'un en Isère
31:56l'autre à Toulouse
31:58parlez-nous de ces projets
32:00et de votre implication
32:01pour nous en fait
32:02c'est important
32:03de pouvoir
32:03de produire
32:04de bout en bout
32:05aujourd'hui on produit
32:06100% en France
32:07à partir du moment
32:08on reçoit les matières premières
32:09depuis 2008
32:11la production
32:12de paracétamol
32:13a été délocalisée
32:14en fait
32:14en Inde
32:15en Chine
32:16en Turquie
32:17et donc
32:18quand est arrivé le Covid
32:19on a bien vu
32:20qu'il y avait
32:20des vulnérabilités
32:21très fortes
32:22sur les chaînes
32:23d'approvisionnement
32:24avec des tensions
32:24sur le principe actif
32:26et aujourd'hui
32:27le paracétamol
32:27c'est une molécule essentielle
32:28vous l'utilisez
32:30au quotidien
32:31et c'est un médicament
32:33dont on a besoin
32:34sur lequel
32:34il faut être
32:35autonome
32:35donc on a décidé
32:37avec le gouvernement
32:38de s'engager
32:38dans un projet
32:39de relocalisation
32:40du principe actif
32:41c'est le métier
32:42de la chimie
32:43donc on a un partenariat
32:45avec un chimiste
32:45qui s'appelle
32:46Céquence
32:46effectivement
32:47qui est en Rhône-Alpes
32:48et puis comme on a
32:49souhaité encourager
32:50une pluralité d'acteurs
32:52pour accélérer
32:53la réintégration
32:54de cette filière
32:55du principe actif
32:57en France
32:57on a noué
32:58un partenariat
32:59avec une start-up
33:00qui s'appelle
33:00Ipsophène
33:01et qui est basée
33:01en Occitanie
33:02à Toulouse
33:03Un mot sur les enjeux forts
33:05pour vous
33:06et pour maintenir
33:07du Made in France
33:08du prix du médicament
33:09c'est un combat
33:10depuis de nombreuses années
33:11avec le gouvernement
33:12on en est où ?
33:13Je crois que c'est un moratoire
33:14qui est en place
33:15à l'heure actuelle
33:16expliquez-nous un peu
33:18la situation
33:19Je crois que nous
33:20vous l'avez dit
33:21notre ADN
33:22c'est le produire en France
33:23c'est le fabriquer en France
33:24on veut défendre
33:26mais c'est un choix
33:27c'est un véritable combat
33:28au quotidien
33:29et dans le domaine
33:30du médicament
33:31et dans la régulation
33:32si vous voulez
33:32vous avez plusieurs leviers
33:33et ce qu'on souhaite
33:34c'est que le prix
33:35du médicament
33:36valorise
33:37cette empreinte territoriale
33:39prenne en compte
33:40toutes les externalités
33:41positives en fait
33:42qui sont liées
33:43à notre activité
33:44sur le territoire
33:45mais c'est aussi bien
33:46la fiscalité
33:46puisqu'on a une fiscalité
33:48sectorielle
33:48qui nous est propre
33:49et on souhaite aussi
33:50que la production locale
33:53fasse partie
33:54de la fiscalité
33:56et identique
33:57sur les volumes
33:58on souhaite aussi
33:59qu'on valorise
34:00ce fabriqué en France
34:01ce sont véritablement
34:02nos enjeux
34:03pour rester compétitifs
34:05et avoir des conditions
34:08économiques
34:08qui soient réunies
34:09pour maintenir
34:10nos sites industriels
34:11et à armes égales
34:12avec d'autres groupes
34:13dans d'autres pays
34:14je me tourne
34:14on part vers la Normandie
34:15bonjour Jalle Lemoyne
34:17bonjour Jérôme
34:17je suis la cofondatrice
34:18avec votre mari Philippe
34:19du groupe Lemoyne
34:20en 1978
34:21on est là
34:22dans le département
34:23de l'Orne
34:23on rappelle le coeur
34:24d'activité
34:25de votre groupe
34:26donc les produits
34:27de soins et d'hygiène
34:28à base de coton
34:29si vous êtes là
34:30c'est parce que vous êtes
34:31vraiment une défenseur
34:33du Made in France
34:34depuis très longtemps
34:34via votre groupe
34:35et par deux exemples
34:37dont on va parler
34:38mais un mot
34:39sur le produire en France
34:40est-ce que ça reste
34:41quelque chose
34:42de très compliqué
34:43à faire
34:43et pourquoi
34:44vous ne délocalisez pas
34:45comme tant d'autres l'ont fait
34:47parce que ça fait partie
34:48de notre ADN
34:49je veux dire
34:50dès le départ
34:51c'est un choix
34:52produire en France
34:53en Normandie
34:54et non seulement
34:56produire
34:57nos propres produits finis
34:58mais après
34:59produire nos composants
35:00et c'est comme ça
35:01que dans les années 90
35:02donc vous voyez
35:03nous étions déjà pionniers
35:04à l'époque
35:05du produire en France
35:06nous avons construit
35:08des usines
35:08pour fabriquer
35:09nos tiges
35:09pour fabriquer
35:10notre mèche
35:11pour garder notre coton
35:12pour fabriquer
35:13notre boîte
35:13donc on pouvait
35:15à la fois développer
35:16et produire
35:17et tout en faisant cela
35:19nous avons aussi
35:20la cohésion des territoires
35:21puisque toutes les usines
35:22étaient situées
35:22les unes à côté des autres
35:24donc déjà
35:25l'empreinte carbone
35:26était extrêmement faible
35:28au cœur de vos préoccupations
35:29exactement
35:30les chiffres clés
35:31du groupe Le Moine
35:32en chiffre d'affaires
35:32et en nombre d'emplois
35:33alors en chiffre d'affaires
35:35nous sommes à 180 millions d'euros
35:37et en termes d'emplois
35:39puisque notre groupe
35:41exporte ses produits
35:43mais aussi son savoir-faire
35:44et pour pénétrer
35:45certains marchés
35:46par exemple
35:46comme l'Allemagne
35:47nous avons une usine
35:49en Allemagne
35:49pour pénétrer
35:50le marché espagnol
35:51nous avons deux usines
35:52en Espagne
35:53le nord
35:54en Estonie
35:55et aux Pays-Bas
35:56et puis également
35:57pour pénétrer
35:58le marché américain
35:58au Mexique
35:59et pour pénétrer
36:00la zone aséane
36:01aux Philippines
36:02c'est le multi-local
36:03dont parlait
36:04Virginie Saxe
36:05dans la précédente
36:05Exactement
36:06donc tous 5000 collaborateurs
36:08et le savoir-faire français
36:11normand
36:12Mais vous faites du Made in France
36:13quand même
36:13on va parler de la reprise
36:15d'une partie du site
36:16de l'usine
36:16Marély
36:17c'est à Argentan
36:18usine de pièces
36:19qui avait fermé
36:20début 2024
36:21avec à la clé
36:22167 licenciements
36:24vous êtes en train
36:25de réindustrialiser
36:26une partie de ce site
36:27avec une nouvelle usine
36:29on en est où
36:30de la réhabilitation
36:30de ce site
36:32et quand les premières productions
36:34je crois que c'est pour faire
36:35des disques de démaquillage
36:36Tout à fait
36:37selon différents formats
36:39qu'ils soient ronds
36:40ovales ou carrés
36:42et ça sera au départ
36:43des carrés bébés
36:44du reste
36:44et là aujourd'hui
36:46c'est le réveil
36:47d'une belle endormie
36:48et c'est une très belle fierté
36:49pour le groupe
36:50et ses collaborateurs
36:51d'avoir réussi
36:53à pouvoir
36:54réveiller cette entreprise
36:55reprendre des bâtiments
36:57les mettre aux normes
36:58tout ça
36:59c'est une sacrée gageure
37:00et ensuite
37:01embaucher
37:02et embaucher
37:02des anciens
37:03de chez Maniti Marelli
37:05là nous avons commencé
37:06pour l'instant
37:07nous avons
37:08le responsable de production
37:09qui est un ancien
37:10Maniti Marelli
37:11un technicien de maintenance
37:13idem
37:14une assistante qualité
37:15une assistante de production
37:16et je viens de signer
37:18les 5 premiers contrats
37:19de superviseurs de production
37:20qui sont partis
37:21en formation au Greta
37:22et à la fin de l'année
37:24nous aurons
37:2431 collaborateurs
37:25avec
37:26c'est un investissement
37:28de combien de millions ?
37:30c'est un investissement
37:31in fine
37:31puisque nous comptons
37:33ensuite mettre
37:34des lignes
37:35après les lignes
37:35de découpe
37:36des lignes
37:36de fabrication
37:37de nappes
37:37donc c'est un investissement
37:39qui va tourner
37:39autour de 5 à 8 millions d'euros
37:41et puis on va reparler
37:43de la relance
37:44de la marque
37:44peau douce
37:45que vous avez racheté
37:46en 2020
37:46j'avais reçu votre fille
37:48sur ce même plateau
37:49pour nous en parler
37:49il y a quelques mois
37:51les sites de production
37:53donc la marque
37:54elle a bien été relancée
37:56c'est pareil
37:57c'est le réveil
37:58de la belle endormie
37:59voilà
38:00il y a un petit insecte
38:01qui nous perturbe
38:01on est en direct
38:02le réveil
38:03de la belle endormie
38:04là aussi
38:05avec la renaissance
38:07totale des produits
38:08et du fabriqué
38:09en France
38:10aussi 100%
38:11et j'aimerais
38:13en profiter
38:13puisque nous parlons
38:15d'investissement
38:15nous parlons
38:16d'emploi
38:17nous parlons
38:18donc de sommes
38:19assez conséquentes
38:20et là
38:21quand on parle
38:22de tout cela
38:23et quand j'entends
38:25sur beaucoup de chaînes
38:26d'information
38:26parler de la taxe
38:28Zuckman
38:28on ne se rend pas compte
38:30qu'en fait
38:31on pense que
38:32c'est des patrimoines
38:33mais non
38:34la taxe Zuckman
38:35touche également
38:36l'outil industriel
38:37elle frappe en plein coeur
38:39l'industrie
38:40et elle frappe en plein coeur
38:41les investissements
38:42donc les emplois
38:43directs
38:44et indirects
38:45Laure le rappelait
38:46tout à l'heure
38:46non seulement
38:47dans les territoires
38:48nous faisons
38:49nous employons
38:50des collaborateurs
38:51mais nos machines
38:52sont fabriquées
38:52à 5 km
38:54de chez nous
38:55les sous-traitants
38:56sont à 5 km
38:57de chez nous
38:57donc si vous voulez
38:59c'est un territoire
39:00tout entier
39:01qui risque d'être
39:02complètement
39:02tué
39:04parce que
39:05en effet
39:05une entreprise
39:06ne pourra pas investir
39:08ne pourra pas créer
39:09d'emploi
39:09enfin créer de produits
39:10donc créer d'emploi
39:11si en effet
39:12elle doit payer
39:13un impôt supplémentaire
39:15via son propriétaire
39:17qui devra prendre
39:17des dividendes
39:18alors qu'on n'en prend pas
39:19parce que c'est pour investir
39:20donc
39:21et sur ces dividendes
39:22payer de l'impôt
39:23le message est clair
39:25voilà
39:25le message est clair
39:26et in fine
39:27donc parlons
39:28parlons économie
39:30mais sérieusement
39:31et sérieusement
39:32parlons réduction
39:33des dépenses
39:34je pense qu'il y a
39:35des sujets
39:36que nous pouvons aborder
39:38et peut-être
39:40plus important
39:42pour le devenir
39:43industriel
39:44de la France
39:44que cette taxe
39:46j'espère que
39:47Sébastien Lecornu
39:48écoute éventuellement
39:49BFM Business
39:50et qu'il entend
39:50le message
39:51que vous portez
39:52mais que beaucoup
39:52d'industriels relais
39:53notamment sur notre antenne
39:55on parlait du Lot-et-Garonne
39:57on y retourne
39:58bonjour Sébastien Gillet
39:59bonjour
39:59le Lot-et-Garonne en force
40:00dans le Lot-et-Garonne
40:01il y a UPSA
40:02il y a les fraises
40:03mais il y a aussi
40:03la branche exhibition
40:05industrie
40:06de JL Events
40:06dont vous êtes
40:07le directeur général
40:08JL Events
40:10qui est partenaire
40:11de BIC
40:11via la bulle
40:11la French Fab
40:12c'est bien ça
40:13tout à fait
40:13tout à fait
40:14JL Events
40:14à travers les salons industriels
40:15global industrie principalement
40:17mais aussi en région
40:18parce qu'on a
40:18plein de salons en région
40:20qui s'appellent les CPEM
40:21on a aussi le CEPHIA Rennes
40:22sur l'agroalimentaire
40:23donc voilà
40:23on est basé à Villeneuve-sur-Lot
40:24une certaine personne
40:25donc on est fier
40:26que dans le Lot-et-Garonne
40:27on a des belles entreprises
40:28alors donc
40:29il y avait une table ronde
40:30ce matin
40:32donc à laquelle
40:32participait Julie Voyer
40:34qui est la directrice
40:35des salons industrie
40:36le thème était
40:38si ton job de rêve
40:39était dans l'industrie
40:40est-ce que encore
40:41en 2025
40:42on peut séduire
40:43les jeunes
40:43ou les moins jeunes
40:44d'ailleurs
40:44en disant
40:45il y a des jobs
40:46et des jobs de rêve
40:47dans l'industrie
40:48l'industrie embauche
40:49plein de postes à pourvoir
40:5170 000 postes à pourvoir
40:52dans l'industrie
40:53on paye mieux
40:54que dans d'autres filières
40:54en embauchant CDI
40:56et les métiers d'aujourd'hui
40:57ce ne sont pas les métiers
40:57d'il y a 20 ans
40:58donc c'est quand même
40:58des choses importantes
40:59le dernier global industriel Lyon
41:01c'était 8 000 jeunes
41:02qui sont venus
41:02on n'a jamais eu autant de jeunes
41:04qui sont venus
41:05sur un salon industriel
41:06découvrir les métiers
41:06découvrir les machines
41:07et aujourd'hui
41:08les entreprises
41:09qui exposent
41:09sur les salons industrielles
41:10délocalisent aussi les RH
41:11ça veut dire
41:12qu'il y a un vrai sujet
41:12de compétence
41:13il n'y a pas juste un sujet
41:14qu'on est dans un peu
41:15dans le creux de la vague
41:16pour certaines filières industrielles
41:17il y a un sujet de compétence
41:18je pense qu'il y a beaucoup
41:19d'entreprises
41:19qui perdent du business
41:21des contrats
41:22parce qu'on n'a pas forcément
41:23les compétences
41:24dans certains métiers
41:24donc j'ai confiance aux jeunes
41:26j'ai confiance à l'industrie
41:27j'ai confiance à l'agilité
41:28de nos industriels
41:29par contre il faut qu'on passe
41:30du temps
41:31il faut qu'on change
41:32notre verbatim
41:32il faut qu'on ait la pédagogie
41:33pour les jeunes
41:34pour une nouvelle fois
41:34les faire revenir
41:35de manière plus nombreuse
41:36dans l'industrie
41:36et de faire venir les jeunes
41:37et de faire venir les femmes
41:39les enjeux de féminisation
41:40aussi
41:40est-ce qu'ils sont importants ?
41:41c'est un vrai enjeu
41:42on se parle de 30%
41:43de femmes dans l'industrie
41:44c'est encore trop faible
41:44et moi je suis toujours
41:45premier à dire dans nos salons
41:47arrêtons de faire
41:47l'agent et la femme
41:48l'agent et la femme
41:48c'est 365 jours
41:50c'est pas juste le 8 mars
41:51c'est pas le 8 mars simplement
41:52c'est 365 jours
41:53où les femmes
41:53elles ont toute la place
41:54dans l'industrie
41:54et les métiers d'aujourd'hui
41:55une nouvelle fois
41:56sont beaucoup plus appropriés
41:57qu'une nouvelle fois
41:57il y a 20 ans
41:58donc il n'y a pas assez de femmes
41:59dans les bureaux d'études
42:00c'est important
42:00non c'est la réalité
42:01on le voit sur le salon
42:02donc nous on le fait
42:03on essaye d'ouvrir
42:04à travers plein de conférences
42:05plein de prises de parole
42:06de Julie Voyer
42:07mais pas que
42:07que les femmes
42:08elles ont toute la place
42:09dans l'industrie
42:09et si on voit
42:10ce qu'il y a autour de nous
42:11c'est bien
42:12c'est pas facile
42:14exactement
42:15mais c'est important
42:15parce que pour montrer
42:16que les femmes
42:17c'est chaque échelle
42:19d'entreprise aujourd'hui
42:20vous parliez
42:21de vos prochains événements
42:22donc dans quelques jours
42:23c'est le CPM à Angers
42:24il y en a un à Douai
42:25en début d'année
42:26et une nouveauté
42:27il y en aura un autre
42:27en Bretagne
42:28il y en aura un autre
42:29en Bretagne
42:29donc une nouveauté
42:30à Brest
42:30donc on est tournant
42:31parce qu'une nouvelle fois
42:32on veut apporter
42:33dans les différents berceaux
42:34de l'industrie
42:34à savoir faire
42:35de 500 entreprises
42:36souvent ces industriels
42:38ne se déplacent
42:38un petit peu moins
42:39sur les salons
42:39à nous de venir à eux
42:40et bien sûr
42:41on a le must
42:43ou en tout cas
42:43la grande vitrine
42:44de l'industrie
42:44au mois de mars
42:45à Paris
42:46du 30 mars
42:47sur lequel on attend
42:472500 exposants
42:48et plus de 60 000 industriels
42:50est-ce qu'on en sait plus
42:51sur cette édition 2026
42:52de Global
42:53la thématique
42:54en 2025
42:55vous nous parliez
42:56on ne lâche rien
42:57alors on ne lâchera toujours rien
42:58mais j'allais dire
42:59si je dois mettre
43:00une thématique
43:00ou un état d'esprit
43:01c'est positif
43:02pour l'industrie
43:02des exemples
43:03il y en a plein autour de nous
43:04il y en a plein aujourd'hui
43:05sur le big
43:05c'est que bien sûr
43:06tout n'est pas rose
43:07tout n'est pas facile
43:08mais c'est pas poser le crayon
43:09c'est se dire
43:09qu'il y a plein de choses
43:10dans l'industrie
43:10qui se font
43:11on embauche
43:11il y a des filières
43:12qui remodernisent
43:13le routier industriel
43:14et c'est plutôt ça
43:15qu'on va mettre en avant
43:16à travers Global Industrie
43:17autre que ce qu'on a dit
43:18la décarbonation
43:19la féminisation
43:20les jeunes
43:21tout ça sera de nouveau
43:22l'actualité
43:22mais on veut que le
43:23le maître mot
43:24soit positif en l'industrie
43:25et puis un mot Sébastien
43:26sur la première édition
43:27des grands prix de l'industrie
43:28que nous lançons
43:29sur BFM Business
43:30le 25 novembre prochain
43:31j'aurai le plaisir
43:32de présenter cette cérémonie
43:34vous nous accompagnez
43:35c'est important
43:36nous on le dit souvent
43:38on n'a qu'un rôle
43:38de médiatisation
43:39mais ça compte aussi
43:40est-ce que c'est
43:41c'est important
43:42c'est clé
43:43innovation elle est clé
43:44c'est important de vous soutenir
43:45c'est important de soutenir
43:46les entreprises qui innovent
43:47c'est de l'argent
43:48c'est du temps
43:48et je crois qu'à travers nos événements
43:50et à travers ce que vous faites
43:51on se doit d'être
43:52et comme vous en avez parlé
43:53on n'a pas hésité
43:54une seule seconde
43:54se dire on doit être
43:55Global Industrie
43:56derrière ces industriels
43:58qui innovent
43:59donc on va les porter
44:00on va les soutenir
44:01et on les mettra en avant
44:01en fonction des récompenses
44:03des lauréats
44:03sur Global Industrie
44:04on va travailler dessus
44:05on a un jury
44:06début octobre
44:07allez après la Nouvelle Aquitaine
44:09on va cette fois-ci
44:10en Occitanie
44:11rebonjour Patrick Délinger
44:12bonjour
44:13vous étiez avec nous
44:14d'ailleurs sur Global Industrie
44:15en 2024
44:16on avait découvert
44:17votre robot Rocky
44:18qui était sur le plateau
44:20qui avait fait
44:20une très grosse impression
44:21alors je précise
44:22donc c'est produit
44:24par votre entreprise
44:24qui s'appelle RobHawk
44:26ça veut dire
44:27tout simplement
44:28robot Occitanie
44:29comme ça peut être clair
44:29robotique Occitanie
44:30absolument voilà
44:31vous en êtes où
44:33du déploiement
44:33et des évolutions
44:34puisque je crois
44:35qu'il y en a eu
44:36de ce robot Rocky
44:37tout à fait
44:38écoutez le déploiement
44:39alors en 2024
44:40c'était le tout début
44:41puisque la société
44:42a été créée en 2023
44:43en mi-2023
44:44donc on a continué
44:47à accélérer
44:48on a maintenant
44:49de plus en plus
44:49de clients
44:50bien sûr
44:50qui utilisent
44:51ce robot
44:52combien ?
44:53combien de clients ?
44:54on est à plus
44:55d'une dizaine
44:56de clients
44:56en exploitation régulière
44:58donc à la fois
44:58des PME
44:59et des grands groupes
45:00et plus de 70
45:01ce qu'on appelle POC
45:02des preuves de concept
45:04qui sont terminées
45:06positivement
45:07donc qui sont
45:07en attente de commande
45:08quand l'économie
45:09ira un petit peu mieux
45:10et moins d'incertitudes
45:11je pense que les investissements
45:12arriveront un peu plus régulièrement
45:14mais c'est d'or et déjà
45:17un beau succès
45:18pour une entreprise
45:19française de robotique
45:19on est un des derniers constructeurs
45:21100% français
45:22on part du bloc d'alu
45:24on arrive au robot
45:25c'est tout produit
45:25dans le Tarn
45:26et c'est vraiment
45:27c'est à Gaillac
45:28ça nous a permis d'évoluer
45:29tout à fait
45:30à Brins
45:31à côté de Gaillac
45:32à Brins
45:32pardon précisément
45:33et c'est
45:35les évolutions
45:36on est passé
45:36d'un premier
45:37je dirais
45:38une première version
45:39qui est plus
45:40un chariot autonome
45:41a maintenant
45:42un assistant robotique
45:43donc on a
45:44beaucoup renforcé
45:45tout ce qui était
45:46indépendance
45:47agilité
45:47ce qui nous a permis aussi
45:49de simplifier énormément
45:50et d'où le retour
45:51qu'on a
45:52énormément
45:52l'installation
45:53parce que c'est un robot
45:53qui s'installe en une heure
45:54il se plug facilement
45:56sans rien
45:58il n'y a rien à faire en fait
45:58ok ok
45:59et il est complètement
46:00cybersécurisé bien sûr
46:01qui sont vos clients
46:03vous nous avez dit
46:03des PME
46:04des grands groupes
46:05est-ce que vous pouvez
46:05citer quelques noms
46:06et ça leur sert à quoi ?
46:09alors on en a des connus
46:11comme Safran par exemple
46:12qui l'utilise en augmentation
46:14de productivité
46:14et en amélioration
46:15des conditions de travail
46:16et il commence à déployer
46:18d'autres sites
46:19au fur et à mesure
46:20on a des clients
46:22comme Bic
46:22qui remplace
46:23des choix précédents
46:25d'autres marques
46:26par des marques
46:26souveraines
46:27dans leur usine
46:29flagship
46:30et pareil
46:30ils vont en déployer
46:31d'autres
46:32on a aussi
46:33des petites PME
46:33ou des PME moyennes
46:34comme Makeup Rec
46:35à Foix
46:36où c'est leur premier pas
46:38dans la robotique mobile
46:39et où pendant très longtemps
46:41ils pensaient
46:41que c'était hors de portée
46:42du fait
46:43de la robotique usuelle
46:45telle qu'on la voit
46:45c'est-à-dire des projets
46:46à plusieurs centaines
46:46de milliers d'euros
46:47voire plusieurs millions d'euros
46:48alors que là
46:49ils ont la maîtrise complète
46:51de l'outil
46:52ils n'ont pas besoin
46:53de faire appel
46:53à les intégrateurs
46:54ou autres
46:55et ils l'utilisent
46:57on en a dans
46:58l'industrie automobile
46:59aussi
47:00Actia par exemple
47:01qui a choisi
47:02nos robots
47:02pour améliorer
47:04les conditions de travail
47:05qu'ils ont chez eux
47:05Alors ça coûte combien
47:07vos robots
47:08et votre chiffre d'affaires
47:09quel est-il ?
47:10Alors le chiffre d'affaires
47:11pour une start-up
47:12c'est difficile
47:12on ne peut pas se comparer
47:13avec les sociétés
47:14qui sont autour de nous
47:15et leurs représentants
47:16on a fini notre première
47:18année d'exercice
47:19à l'équilibre
47:19ce qui est remarquable
47:20pour une société industrielle
47:22c'est lié au modèle économique
47:25qu'on a mis en place
47:25sur lequel on ne fait pas face
47:27à des BFR de fabrication
47:28par exemple
47:28Et donc le coût de vente
47:32le prix de vente
47:33le prix de vente
47:34est moins de 50 000 euros
47:35donc on nous entoure
47:36de 50 000 euros
47:37à peu près
47:37tout complet
47:38c'est-à-dire avec
47:39les systèmes d'appel
47:40avec les systèmes sécurisés
47:41de radio
47:42le robot
47:43les usages
47:44le déploiement
47:44et ainsi de suite
47:45et ça inclut même
47:46la formation dedans
47:47donc on est extrêmement
47:48compétitif
47:48par rapport à
47:49tous les concurrents
47:50qu'il y a
47:50y compris les concurrents
47:52chinois
47:52alors que c'est venu
47:53made in France
47:53donc on sait fabriquer
47:54en France
47:55des choses qui peuvent
47:56être compétitives
47:57même par rapport
47:58à des sociétés
47:59beaucoup plus grosses
48:00et qui viennent d'Asie
48:01mais vous n'êtes pas en frontal
48:03avec la célèbre boîte
48:04du nord
48:05Exotec
48:05parce que eux
48:06je crois qu'ils font
48:06des chariots
48:07qui montent en hauteur
48:08pas vous
48:09oui c'est ça
48:09Exotec
48:10c'est non collaboratif
48:11Exotec
48:12on peut dire
48:14que c'est une solution
48:15d'optimisation
48:16d'espace de stockage
48:17elle est très technologique
48:18parfaite
48:19c'est vraiment quelque chose
48:20de très beau
48:20on va venir en complément
48:22de ça
48:22on va prendre la sortie
48:23ou l'entrée
48:24de ces systèmes
48:26suivant ce qui est déployé
48:27Je continue sur les chiffres clés
48:28les effectifs à l'instant T
48:30les perspectives d'embauche
48:31Alors actuellement
48:32on est 10
48:33donc c'est une toute petite structure
48:34on vient d'embaucher
48:36deux personnes
48:37on a un plan d'embauche
48:39d'une dizaine de personnes
48:39sur 2026
48:40grâce au soutien
48:43on a la région Occitanie
48:45investie dans l'entreprise
48:46le Tarn aussi
48:49puisque c'est vrai que
48:51le BPI aussi
48:52BPI aussi
48:53tout à fait
48:54je crois
48:54Au salon du Bourget
48:57au mois de juin
48:58vous annoncez
48:59une levée de fonds
48:59imminente
49:00est-ce qu'elle a abouti
49:01et à quel niveau ?
49:02Alors on va annoncer
49:03tout ça dans les semaines
49:04qui viennent
49:05C'est pas encore définitive
49:06c'est fait
49:07mais on est obligé
49:09de se synchroniser
49:10avec les autres acteurs
49:11donc c'est fait
49:13c'est une belle levée de fonds
49:14pour une société
49:16comme la nôtre
49:17à l'étape où on est
49:18et on démarre
49:19une série A
49:20tout de suite
49:20en début d'année prochaine
49:22on va démarrer une série A
49:23puisqu'on a une croissance
49:24qui est assez soutenue
49:25Et d'autres modèles
49:26que Rocky
49:27vont voir le jour ?
49:29Alors on a
49:30une version 200 kilos
49:31maintenant Rocky
49:31c'est un robot agile
49:33qui était capable
49:34de transporter
49:35une centaine de kilos
49:36on a une version
49:37de 200 kilos
49:38qui vient de sortir
49:39et on a une version
49:41qui permet aussi
49:43de faire des automatismes
49:44complets
49:44avec des systèmes
49:45de levage
49:45tout ça est évolutif
49:47on parlait
49:48d'éco-responsabilité
49:50et autres
49:51c'est un produit
49:51qui est éco-conçu
49:52qui est capable
49:52d'être maintenu
49:53et évolutif
49:54dans le temps
49:55donc les modèles
49:57l'année prochaine
49:58on est en train
49:59de finaliser
50:00la capacité
50:00à venir rétrofiter
50:02des robots
50:03qui sont déjà déployés
50:04dans des conditions différentes
50:05pour éviter de changer le robot
50:06comme ça se fait très souvent
50:07c'est-à-dire
50:07quand on change le modèle
50:08ou qu'on change d'usage
50:10on met l'ancien à la poubelle
50:12et on en achète à nouveau
50:13on lutte contre ça
50:14voilà
50:16c'est pas l'obsolescence programmée
50:18vous parliez de l'aide
50:19des régions
50:19et des collectivités
50:20je vais faire un petit tour
50:21de table rapide
50:22est-ce que lors
50:23vous restez en France
50:25on a parlé de vos relations
50:26sur les tarifs
50:27avec le gouvernement
50:28mais est-ce que vous avez
50:29aussi du soutien
50:30des collectivités
50:32qu'elles soient régionales
50:32départementales
50:33les communautés de communes
50:35est-ce que c'est important
50:36pour maintenir
50:36la production en France
50:38ce qui est important
50:39je dirais
50:40c'est effectivement
50:40de travailler
50:41avec tout l'écosystème
50:43territorial
50:43être vraiment dans une logique
50:46partenariale
50:47donc de développer
50:48des projets en commun
50:48et d'accroître aussi
50:50l'attractivité
50:51du territoire d'implantation
50:53donc nous on travaille
50:54beaucoup
50:54avec tous les institutionnels
50:56les élus
50:56justement sur cette attractivité
50:58pour attirer des talents
51:00pour mieux former
51:01au niveau local
51:02et ça fonctionne
51:03et ça fonctionne
51:05la preuve
51:05on a aujourd'hui
51:071500 collaborateurs
51:08qui sont excellents
51:10et puis on investit
51:1117 millions d'euros
51:12dans notre routine
51:13industrielle
51:14chaque année
51:15donc oui ça fonctionne
51:17mais voilà
51:18c'est aussi un combat
51:19c'est un choix
51:20de responsabilité
51:21mais qu'on assume
51:22pleinement
51:23même question Jeanne
51:24sur l'importance
51:26d'un écosystème
51:27qui vous soutient
51:27dans votre volonté
51:29de produire en France
51:29et de continuer à le faire
51:30c'est même
51:31au-delà d'un soutien
51:33c'est une collaboration
51:33et notamment
51:35avec le club
51:36ETI Normandie
51:37toutes ces entreprises
51:38qui se ressemblent
51:39et se rassemblent
51:40nous avons créé
51:42un club ETI
51:42et nous avons signé
51:43un ETI Act
51:44avec la région
51:45sur tous les sujets
51:46la cybersécurité
51:47le recrutement
51:48je suis ambassadeur métier
51:50par exemple
51:50en effet
51:51comment convaincre
51:52c'est ce que vous disiez
51:53tout à l'heure
51:53l'industrie
51:54ce n'est plus
51:55que l'imaginaire
51:57ce n'est plus
51:59ce que l'imaginaire
52:01veut en faire
52:02c'est d'autres réalités
52:03donc faire des portes ouvertes
52:05être ambassadeur métier
52:07montrer l'ordre
52:08d'ouverture
52:10d'école
52:10et montrer
52:12avec la région
52:12puisque tout ça
52:13on travaille
52:14avec la région
52:15avec les élus locaux
52:16et nous sommes toujours
52:17j'allais dire
52:18parce que
52:19connus
52:20parce qu'en créé
52:20territorialement parlant
52:22et travaillant
52:22avec l'écosystème
52:23nous sommes toujours
52:25sollicités
52:26et nous répondons
52:26toujours oui
52:27pour pouvoir en effet
52:29promouvoir
52:29l'attractivité de la région
52:31les savoir-faire
52:32parce que ça
52:33si on perd les savoir-faire
52:34c'est aussi une disparition
52:36de l'industrie française
52:37le mot de la fin
52:38Sébastien Gillet
52:39voilà que des raisons
52:40d'être optimiste
52:41on est cette lettre
52:42dans cette émission
52:43on sait que ce n'est pas facile
52:44vous nous avez parlé
52:45des contextes économiques
52:47et politiques aussi
52:48mais quand même
52:48il y a encore des raisons
52:49d'espérer
52:50pour que cette industrie
52:52qui pour l'instant
52:52est à 10%
52:53du PIB
52:54grosso modo
52:55elles grandissent
52:56et elles regrandissent
52:57en France
52:57non non non
52:58moi je suis optimiste
52:59on a la chance en France
53:00d'être multi-industrie
53:01on le dit souvent
53:01on parle d'aéros
53:02on parle de médical
53:03on parle d'agro
53:04on parle de nucléaire
53:05on parle de défense
53:06il n'y a pas beaucoup de pays
53:07qui peuvent se targuer
53:08d'être à la pointe
53:09de l'innovation
53:09sur ces différents secteurs
53:10c'est une vraie force
53:11c'est-à-dire qu'aujourd'hui
53:12un industriel
53:12peut travailler
53:13avec son application
53:14les robots
53:15c'est la parfaite illustration
53:15pas que dans une filière
53:17comme Outre-Rhin
53:18l'automobile en l'occurrence
53:19on peut travailler
53:19sur d'autres filières
53:20donc il n'y a aucune raison
53:21en France
53:22de ne pas être optimiste
53:23on a les jeunes
53:23on a le savoir-faire
53:24on a des industriels
53:25qui ont une agilité unique
53:26le BIG
53:27c'est la parfaite illustration
53:28donc il faut juste
53:29qu'à un moment
53:29on se serre un peu plus les coudes
53:31les pouvoirs publics
53:32bien sûr
53:32aidez-nous
53:33stabilisez-vous aussi un petit peu
53:34ça va nous faire du bien
53:35ça fera du bien aux industriels
53:36mais regardons les 20 prochaines années
53:38dans le bon côté
53:39Mesdames, Messieurs
53:40merci beaucoup
53:41d'avoir participé
53:41à cette émission
53:42de la France
53:42à tout pour réussir
53:43que vous retrouvez en télé
53:45en radio
53:45sur le site
53:46et l'appli de BFM Business
53:47je vous donne rendez-vous
53:48pour une autre émission spéciale
53:49dès ce vendredi
53:50en direct à 12h30
53:51nous serons à Deauville
53:52sur le thème
53:53qui vous intéresse tous
53:54des freins
53:54des obstacles
53:55qui ralentissent
53:58le thème sera donc
53:59Débloquons tout
54:00on parlera donc évidemment
54:01des solutions à y apporter
54:03très bonne journée
54:03et donc à très vite
54:04sur BFM Business
54:06La France a tout pour réussir
54:10sur BFM Business
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