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  • il y a 4 mois
Vendredi 31 octobre 2025, retrouvez Laurent Albie (Responsable, Next Momentum) et Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00Générique
00:00Chaque dernier vendredi du mois, nous accueillons nos intervenants pour dresser ce grand tableau de bord des marchés.
00:17Kevin Lenouet est avec nous, directeur associé d'Avantgarde Family Office. Bonsoir Kevin.
00:21Et Laurent Albi nous accompagne également, le responsable de Next Momentum et cofondateur de Calais 360.
00:26Bonsoir Laurent. On va parler de ce qui a fait vibrer les marchés au cours du mois d'octobre et de ce qui pourrait faire vibrer les marchés au cours du mois de novembre et d'ici la fin de l'année et pourquoi pas en 2026.
00:38Mais avant cela, marquons et célébrons l'anniversaire du Bull Market. Laurent, avec vous et ce graphique que vous nous avez apporté qui nous ramène trois ans en arrière, c'est ça ?
00:49Exactement. Après le Bear Market de 2022 qui semble être un très lointain souvenir maintenant. Et donc trois ans de hausse sur les actions américaines avec un S&P en progression de 93%.
01:03Donc c'est juste fabuleux. 93% en dollars.
01:08Oui, en dollars. On reste en dollars pour le moment. Mais on va voir en euros, c'est moins, mais c'est quand même fabuleux. On ne parle pas de small cap.
01:17Donc une performance assez exceptionnelle sur ces trois ans avec une petite hésitation au début d'année qui finalement s'est très bien résolue.
01:26Oui, la petite hésitation, c'est quoi ? Liberation Day, c'est ça ?
01:29Oui, non, non, non, non. Même avant, quand il y a eu cette interrogation sur l'IA, vous voyez au premier trimestre.
01:37D'accord, d'accord, c'est vrai, c'est vrai. L'année a commencé avec Dipsy que le 20 janvier.
01:42Exactement.
01:43Le jour où Trump retournait à la Maison Blanche.
01:45Exactement. 2023-2024, c'est un petit peu ce qu'on vit maintenant. Donc un marché en pleine euphorie.
01:53Premier trimestre 2025, où il y a un petit changement et on commence à parler de rotation sectorielle.
02:01Ça aussi, on a oublié.
02:02Oui, exactement. Donc c'était un début d'année un petit peu différent.
02:07Mais finalement, tout est rentré dans l'ordre. Goldilocks règne et on est toujours là-dedans.
02:12Alors, sur ce premier graphique, ce qui est intéressant, c'est la performance en euros.
02:18Parce que ce n'est pas exactement la même chose, même si pour un investisseur européen,
02:23il y a de quoi se réjouir, parce qu'on est quand même à 57% de progression.
02:28Mais quand on regarde le graphique qui est donc en dessous du S&P, on voit qu'il n'a pas dépassé son sommet précédent.
02:34Il fait un petit peu penser au CAC, assez bizarrement.
02:37Donc on voit bien que pour un investisseur européen, c'est la fête.
02:42Il y a des raisons de célébrer cet anniversaire.
02:44Mais c'est moins flamboyant que quand on reste en dollars.
02:49Et donc, il y a eu effectivement cet effet dollar qui a beaucoup joué contre les actions américaines.
02:54Avec une baisse de 10% du dollar contre euros, notamment sur le premier semestre 2025.
02:59Je veux bien que ce soit un peu moins la fête en Europe.
03:03Mais là aussi, vous venez avec un autre graphique, Laurent, reprenant ses trois ans de bull market.
03:10Évidemment, on peut regarder les indices américains en dollars.
03:12Nous, il faut peut-être qu'on les regarde en euros.
03:14Et puis surtout, quand on regarde, alors ce sont des indices domestiques, mais certains marchés de la périphérie en Europe n'ont absolument pas à rougir de leur performance comparée aux performances du Nasdaq américain, Laurent, sur cette période de trois ans.
03:31Alors, je vais vous faire une confédence, Grégoire.
03:33Je suis en train de faire une overdose d'articles sur l'IA.
03:37Je n'en peux plus.
03:38Donc, partant de ce constat et regardant la perf des indices européens, je me dis, mais pourquoi on ne parle, alors c'est vrai que c'est minuscule, mais pourquoi on ne parle jamais du Portugal, de l'Espagne, de l'Italie, même la Grèce a une performance cette année exceptionnelle.
03:53Les small caps italiennes font historiquement mieux que le Nasdaq, y compris depuis 2000.
03:57Non mais si, il y a comme ça des marchés, des segments de marché qui sont quand même là aussi des fusées.
04:02Tout à fait. Alors, moi, comme je suis encore Européen, j'accepte tout ce qu'on me raconte sur l'IA.
04:10Je sais que c'est une rupture. On en reparlera tout à l'heure. Je ne suis pas du tout anti-IA.
04:15Mais, force est de constater que le Nasdaq en euro, il fait moins bien que l'Italie ou l'Espagne.
04:22Alors, je me dis que pour les investisseurs européens qui nous regardent et qui se disent, oh là là, j'ai raté l'IA, je ne suis pas rentré dedans.
04:29Je ne sais pas si ça va continuer de performer comme ça sur l'Espagne et l'Italie, mais en tout cas...
04:34J'espère que ceux-là avaient de l'Italie et de l'Espagne en portefeuille, s'ils ont raté l'IA. Oui, effectivement, ce serait une manière de bien se consoler.
04:41Exactement. Et en tout cas, c'est des très belles performances dont on parle peu.
04:47On est très, très loin de l'IA. On est dans l'industrie. On est dans le tourisme. Mais un investisseur européen, il avait tout intérêt à continuer de chercher autour de lui plutôt que d'être abreuvé matin et soir sur le train de l'IA.
05:02C'est intéressant pour des investisseurs de long terme quand même de reprendre cette séquence des trois ans passés.
05:07On regarde dans le rétroviseur, évidemment, Kevin, mais de s'apercevoir quand même que, encore une fois, l'Europe a globalement assez mauvaise presse, en tout cas dans l'univers de l'investissement, dans l'univers financier.
05:20C'est une zone qu'on met difficilement en avant face aux États-Unis, face à ce qui se passe en Asie, qui semble complètement bouillonnant aujourd'hui.
05:29Pour autant, encore une fois, un investisseur européen, s'il a été bien conseillé, s'il s'est bien positionné, il doit être très content de ces trois dernières années.
05:38C'est vrai. Et les investisseurs européens, effectivement, sont assez contents maintenant pour répondre à ce qui vient d'être dit.
05:43Globalement, là où le bas blesse, c'est que ce sont des marchés qui sont des marchés inconnus pour beaucoup d'investisseurs.
05:48Nous ne le cachons pas. Et qu'il reste un biais assez naturel que nous connaissons tous, qui est le biais géographique des gérants.
05:53Donc aujourd'hui, une gestion au global de ce qui se fait sur le marché, on le sait, c'est le marché domestique qui prime.
06:00Ensuite, c'est la zone du marché domestique qui prime, et non pas le voisin, régulièrement.
06:04Et ensuite, on s'internationalise avec des États-Unis et de l'Asie.
06:08Donc oui, ces marchés-là sont présents en portefeuille.
06:11Jamais assez, vu les performances qu'on va apporter aujourd'hui par Laurent.
06:14Mais on avait de quoi se réjouir, vous avez raison.
06:15Ce n'est pas si anecdotique que ça, que ce soit le marché espagnol ou le marché italien, des actions, j'entends,
06:25qui fassent le mieux sur cette période, comparé à des marchés plus lourds ou plus gros, plus corps, comme vous dites,
06:33comme le CAC ou le DAX allemand.
06:36On en a beaucoup parlé, mais c'est quand même une ricoverie de la périphérie, sur le plan économique et sur le plan boursier, qui est spectaculaire.
06:44Et le terme est très intéressant. C'est le terme de ricoverie.
06:46Ça explique aussi pour beaucoup pourquoi on n'y est pas depuis des années, en réalité.
06:50C'est qu'il faut quand même se dire que si on tend l'échelle beaucoup plus largement,
06:54on sort pour certaines situations qui étaient mauvaises, d'une inquiétude qui était une inquiétude réelle sur l'état des économies.
07:00Italie, Portugal, Espagne, on sait très bien d'où elles viennent.
07:03Et en l'occurrence, on peut encore parfois se poser des questions, notamment sur l'Italie.
07:06On sait très bien que le redémarrage aujourd'hui, ou la croissance italienne, reste une croissance,
07:10qui est une croissance médiocre, en tout cas dans la capacité qu'elle donne au marché.
07:16Le deuxième point également, c'est la composition de ces marchés.
07:19Nous ne l'oublions pas.
07:20Ce qui aujourd'hui drive pour beaucoup les économies, ou en tout cas les marchés cotés de ces pays-là,
07:24notamment l'italien, c'est le segment bancaire.
07:26Donc là aussi, on est dans un segment qui est un segment historiquement déclassé au sein des portefeuilles.
07:30La ricoverie est superbe et elle l'est en France.
07:32Les tendances qu'on observe sur l'Ibex et le MIB, aujourd'hui, au passage, Laurent, c'est un taxe.
07:37RAS, d'accord.
07:39C'est des locomotives qui continuent d'être sur les rails et les bons rails.
07:43Oui, oui, oui.
07:45Techniquement, il n'y a pas d'indicateur particulier d'une fatigue particulière.
07:50Bon, c'est beaucoup monté, donc à la limite, une correction serait la bienvenue.
07:55L'occasion pour ceux qui ont raté un peu le train de pouvoir reprendre un wagon en route.
07:59Je ne vois rien de particulier sur ces marchés pour le moment.
08:03Peut-être un petit ralentissement.
08:04C'est comme le secteur bancaire, on peut en parler une seconde.
08:06Ça a été un performeur merveilleux.
08:09Je suis toujours boule et positif sur les banques.
08:11Je pense que le momentum va baisser, mais je pense que ça va toujours performer.
08:15Donc peut-être que c'est ce qui va se passer.
08:16Mais en tout cas, en investisseur européen, je vous en supplie, arrêtons de parler de l'IA.
08:24Parce que l'IA...
08:25Non, on a le droit d'en parler.
08:26Mais comme vous dites, ça ne doit pas occulter les opportunités qu'il y a à côté et en dehors du seul thème de l'IA.
08:35Et j'ai presque envie de dire que maintenant plus que jamais, par rapport au train haussier auquel on a assisté sur les Mag7 et l'IA,
08:45moi je pense qu'une diversification, une rotation vers l'Europe, ce n'est pas complètement idiot.
08:50Bon, on va y revenir.
08:51Parce qu'on parlera évidemment des perspectives.
08:53Mais restons sur l'analyse de marché, Kevin, vous vous êtes venu avec un graphique qui montre les valorisations des grandes zones géographiques,
09:02américaines avec le S&P, européennes avec le MSCI Europe, et puis asiatiques hors Japon avec le MSCI Asia, ex-Japan.
09:11Bon, il n'y a pas de match.
09:14Si il y a un match, c'est entre l'Asie et l'Europe, mais pas avec les Etats-Unis, en tout cas en termes de valorisation.
09:20Et non, effectivement, il n'y a pas match.
09:22Il n'y a pas match du tout, même en l'occurrence.
09:24Mais c'est la même histoire que celle que l'on draine depuis là aussi, non pas trois ans, mais cinq ans, voire dix ans en réalité sur cette décorrélation.
09:31Il n'y a pas match.
09:31On revient quand même sur des niveaux de valorisation.
09:34C'est aussi pour cela que je peux assez bien m'accorder avec ce que dit Laurent.
09:36On a des niveaux de valorisation aujourd'hui qui sont de nouveau au plus haut, qui ne sont absolument pas à sortir de nos réflexions, de ce point de vue-là.
09:43On a un marché américain qui est de retour sur ses points hauts de valorisation, on l'est toujours.
09:4826 fois les bénéfices anticipés aujourd'hui sur le S&P 500.
09:51Niveau pas vu et j'aumé la période Covid, dont on sait évidemment la différence statistique.
09:56Mais lorsque l'on regarde ces niveaux-là, on est clairement au plus haut.
09:58Donc le marché revient dans ce que l'on se disait.
10:00Vous savez, c'est non pas un niveau de bulle, on n'aime pas beaucoup ce terme-là, c'est un niveau qui est très exigeant.
10:06Et comme le dit Laurent très bien, on espère tous une correction qui soit une correction d'ampleur à hauteur de ce qu'elle était par exemple au mois d'avril,
10:13où là on a eu une ouverture technique fabuleuse.
10:15Il y avait peu de questions à se poser à l'achat.
10:18Le point global...
10:19On avait perdu jusqu'à quasi 20%, c'est ça, sur le S&P en avril.
10:22C'est la rapidité qui a fait plus.
10:24Ah oui, en deux semaines.
10:25Oui, c'était passé plus lentement, il y aurait beaucoup plus de flux à l'achat en bas.
10:30Mais ça a été tellement rapide que ça fait peur.
10:32C'est la rapidité, mais c'est la capacité malgré tout de tenir ce cap-là.
10:35Et donc à partir du moment où au mois d'avril, on tannait finalement la clientèle sur ces niveaux de valorisation,
10:41quand on revient justement sur des niveaux de valorisation qui sont de l'ordre de 15 fois, 17 fois embarqués sur le S&P 500,
10:47ça montrait une ouverture qui était assez intéressante.
10:49Quel est le poids de la technologie, évidemment, dans la cherté de ce marché américain ?
10:56Je le disais, c'est évidemment l'éléphant dans la pièce.
10:58Et là, vous regardez plus précisément, évidemment, c'est un indice global, c'est un indice MSCI World,
11:04du secteur des technologies de l'information, comme on les appelle.
11:08Donc il y a à la fois la valorisation de ce secteur au niveau mondial,
11:12à comparer avec la croissance des bénéfices par action, l'un n'en passe en l'autre.
11:16Absolument. En fait, ici, on voulait répondre à une question que nous posent beaucoup de clients,
11:20mais que se posent souvent tous les investisseurs du monde.
11:22Bulles ou pas bulles ?
11:22Bulles ou pas bulles.
11:23La question à 10 000 dollars, et encore, je ne sais pas très charmant payé.
11:28Et ce que l'on répondait à ce moment-là, ou ce que l'on répond aujourd'hui,
11:32c'est qu'effectivement, il y a des bulles.
11:33C'est assez net, aujourd'hui, on a des poches de valorisation qui sont complètement excessives,
11:38qui sont en décorrélation de ce que l'on peut attendre, effectivement, en termes de bénéfices par action.
11:42Mais une fois qu'on les a pointées, elles sont assez simples, bien screeners à trouver,
11:46et bien, globalement, le marché, dans sa globalité, avec un indice tel que celui-ci,
11:50ne nous semble pas en bulles.
11:51On va réfléchir, cette fois-ci, sur l'aspect macro.
11:54Les deux éléments pour le voir, effectivement, c'est, on prend du recul historique,
11:58et on se dit, effectivement, qu'est-ce qui obsède tout le monde sur le marché,
12:02c'est la bulle, effectivement, des années 2000.
12:04On n'est absolument pas dans ce niveau de valorisation des années 2000.
12:07On est autour de quoi ? 30 fois les bénéfices, là, si j'arrive à regarder précisément ce...
12:11On est plutôt à 35.
12:1335 fois les bénéfices, donc, au niveau mondial, pour le secteur de la technologie et de l'information de l'infotech.
12:1970 fois dans les années 2000.
12:20On est monté à 70 dans les années 2000.
12:22Au global de l'indice.
12:24Donc, de ce point de vue-là, on peut déjà répondre qu'on n'est pas sur le niveau d'inquiétude que l'on peut avoir à l'époque.
12:30Et puis, à d'autres sujets, effectivement, c'est là où on va faire intervenir les BPA,
12:33c'est qu'on regarde ce qui se passait à l'époque.
12:34En réalité, les BPA, ils nous servent à donner une réalité, en l'occurrence comptable, si je le dis ainsi.
12:39Et pour le coup, la progression des BPA que l'on a,
12:42elle est tout à fait conforme, effectivement, avec cette augmentation de valorisation,
12:45et surtout, elle n'est absolument pas similaire à celle des années 2000.
12:48Dans les années 2000, on avait des progressions de BPA qui n'étaient pas du tout de ce niveau-là.
12:51On avait de l'investissement à perte, du CAPEX avec de la dette, également,
12:55ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, rappelons-le,
12:57puisque si on veut couronner le tout à côté de ces BPA,
12:59on a également des entreprises qui sont majoritairement,
13:02et je mets de côté celles qui sont en bulle une nouvelle fois,
13:04mais qui sont cash rich, de ce point de vue-là.
13:06On évoquait, je regardais avant de venir,
13:08vous prenez une société comme Alphabet, par exemple,
13:12vous avez des niveaux aujourd'hui de cash au sein de la société,
13:15c'est 97 milliards au S1 2025, je me suis arrêté au S1.
13:18Vous retraitez de la dette, vous tombez à peu près à 40 milliards,
13:21ça va vous faire atterrir, globalement, à une soixantaine de milliards de dettes nettes négatives.
13:27Donc ces entreprises-là, elles ne sont pas à risque,
13:29c'est ce qui nous fait dire, encore une fois,
13:31que mis bout à bout, on n'a pas d'éléments de bulle en général sur le marché,
13:36même si je comprends que l'IA nous...
13:39Non, non, mais il y a une concentration des profits,
13:42une concentration des performances,
13:44même si, encore une fois, on l'a vu avec les graphiques de Laurent,
13:47en dehors des Mac 7,
13:49on trouve des opportunités au moins équivalentes,
13:52voire plus performantes.
13:54Sur les résultats qui ont été publiés des hyperscalers tout au long de la semaine,
13:58les GAFAM, comme on les appelait autrefois,
14:00Kevin, qu'est-ce que vous retenez du message ?
14:02Il y a eu des réactions de marché qui n'étaient pas toujours unanimes.
14:05On l'a vu sur la séance de jeudi soir,
14:08si je ne dis pas de jeudi, si je ne dis pas de bêtises,
14:11avec Meta dans un sens et Alphabet Google dans l'autre.
14:14Aujourd'hui, c'est Amazon dans un sens par rapport à Meta hier qui perdait 10-15%.
14:19C'est ça.
14:20Ça résume ce que l'on disait sur les valorisations,
14:21c'est que quand on dit que c'est exigeant,
14:23il n'y a aucune liberté qui soit laissée,
14:25enfin, aucune latence qui soit laissée dans les résultats.
14:27Dès lors qu'il y a une déception à la baisse, de ce point de vue-là,
14:30on se prend immédiatement les pieds dans le tapis avec l'attention du marché.
14:35Si je peux simplement poursuivre sur Meta,
14:37Meta fait justement partie de ces sociétés qui sont les plus endettées,
14:40qui ont le moins de dette net.
14:41On est en dette net positive, de ce point de vue-là, sur Meta.
14:43Rien d'inquiétant, je le précise bien, on n'est pas dans un surendettement.
14:47Mais là, on a beaucoup moins de marge de manœuvre.
14:49Et puis surtout, Meta, rappelons-le, a déjà eu un accident.
14:52Le marché a sûrement beaucoup moins de choses face à des Amazon, Google, encore une fois.
14:57La petite erreur du Metaverse, à 40 milliards quand même, l'erreur.
15:00La petite erreur, effectivement.
15:01Mais, effectivement, qui a plombé le titre pendant 12-18 mois.
15:04Et donc, on ne lui pardonne pas grand-chose en termes de rotation.
15:09Mais ça vaut pour Meta.
15:10Et si on quitte ces GAFAM, si on les appelle encore ainsi,
15:15regardons ce qui s'est produit sur Pfizer, par exemple.
15:17On est dans la technologie des paiements.
15:19Moins 45% en séance.
15:20Sur une séance, on est à 600 milliards de valorisation.
15:24On ne parle pas non plus d'une petite société.
15:26On s'enfonce à moins 65 maintenant depuis le début de l'année.
15:28Mais ça, c'est de l'exigence.
15:29Ça, c'est de la bulle.
15:30Moi, je pense que, pour revenir à cette question sur la bulle,
15:35je pense que ce qui peut nous induire en erreur,
15:37c'est de comparer la situation d'aujourd'hui avec la bulle Internet.
15:40Ça, c'est une grave erreur parce que ça n'a vraiment rien à voir.
15:43Le profil des entreprises, c'était des start-up.
15:46Aujourd'hui, c'est Google, c'est Metaverse.
15:48C'est des monstres.
15:48Donc, ça n'a rien à voir.
15:50Mais il y a quand même une question que le marché ne se pose pas assez.
15:53C'est quand même le retour sur investissement par rapport à ces capex.
15:56Ok, ce n'est pas cher.
15:58Mais il y a un moment où, quand même, en tant qu'actionnaire,
16:01on peut légitimement poser la question de savoir
16:03quand est-ce qu'on va voir le retour commercial
16:08d'applications concrètes de toutes ces sommes qui sont dépensées.
16:13Et aujourd'hui, ça n'a pas lieu.
16:15Mais je dis simplement qu'il y aura peut-être un moment
16:18où la question va se poser.
16:20Et à ce moment-là, je pense qu'il peut y avoir, effectivement,
16:23je ne parle pas de krach, je ne parle pas de catastrophe.
16:28Je parle juste d'un principe de retour à la réalité
16:31parce que j'ai quand même l'impression que le marché américain
16:34sur ce segment-là est un peu hors sol.
16:36Moi, je crois que ce qui fait un peu la différence
16:38dans les réactions de marché qu'on a vues
16:40entre Alphabet, Amazon d'un côté et Meta de l'autre,
16:45c'est que le marché, quand même, commence à se dire
16:47que des boîtes comme Alphabet Google, avec YouTube, avec le Search,
16:52a peut-être une capacité immédiate à monétiser beaucoup plus facilement
16:55tous les efforts qui sont menés dans l'IA par rapport à Meta.
17:01Le modèle de Meta a évolué, c'est beaucoup la pub aussi aujourd'hui,
17:05mais peut-être que les outils de Google sont plus performants.
17:07Et idem chez Amazon, l'optimisation des flux logistiques, etc.
17:12On voit très bien ce que l'IA peut tout de suite amener
17:15dans l'amélioration de la performance opérationnelle
17:18d'une entreprise comme Amazon ou de Google.
17:21Peut-être qu'on le voit moins chez Meta.
17:23Absolument, et le marché achète des barrières à l'entrée,
17:25ce qui n'a pas Meta, c'est aussi la problématique,
17:27ne l'oublions pas.
17:28La question va vite se poser sur Apple,
17:30on dirait ici, mais on pourrait se poser la question sur Apple.
17:33Sur Meta, c'est très clairement, en réalité,
17:34une non-diversification du business qui fait très peur,
17:36même si les sources de revenus ont été modifiées.
17:39Sans parler de risque de krach,
17:41Laurent, vous nous montrez quand même des graphiques,
17:44ces espèces de mâchoires de crocodile,
17:47là où on voit les marchés du magique.
17:49Mais oui, mais c'est toujours la même,
17:51c'est une figure technique classique,
17:54Laurent, la mâchoire de crocodile.
17:55Et donc là, on le voit,
17:57c'est entre les Mag 7 et le reste du marché,
18:00et sur les derniers mois,
18:02l'écart s'est encore considérablement creusé.
18:05Alors, il y a deux manières de regarder les choses.
18:07Soit on trouve que ça donne un peu le vertige,
18:10cette performance des Mag 7 à 120% depuis deux ans.
18:14Parce qu'en fait, il y a un ETF aux Etats-Unis
18:15qui est sorti pour les Mag 7,
18:18donc c'est facile maintenant de traquer le groupe.
18:21Voilà, le groupe, exactement.
18:23Donc 120% de perfs depuis deux ans,
18:26avec un S&P équipondéré qui se traîne à 30%.
18:31Donc la dispersion, elle est juste phénoménale.
18:35Le S&P équipondéré, pour que les gens comprennent bien,
18:38c'est un indice où Nvidia ne représente pas 10% de l'indice,
18:42mais 0,2%.
18:43Donc c'est beaucoup plus démocratique, on va dire.
18:46Et donc ça pose, d'abord, ça montre assez bien
18:49l'hyperconcentration quand même des flux actuellement sur les Mag 7
18:54et heureusement qu'elles sont là pour doper un peu la performance du S&P
18:57qui en bénéficie quand même largement.
19:00Donc ça pose la question de savoir,
19:03d'abord, est-ce que c'est sain ?
19:05Et je laisse chacun répondre à la question.
19:08Mais ça pose aussi la question de savoir
19:12si ces Mag 7, pour une raison ou une autre,
19:15à un moment, il y a une espèce de prise de conscience
19:19ou de remise en question.
19:21Qu'est-ce qui se passe sur le marché ?
19:22Alors, de deux choses l'une.
19:24Soit il y a une rotation.
19:27C'est-à-dire que les flux sortent des Mag 7
19:28et ils vont sur les autres secteurs.
19:30D'autres secteurs prennent la relève.
19:31Voilà.
19:32J'y crois pas.
19:33Ils sont trop petits.
19:35Ils sont devenus trop petits.
19:37Et psychologiquement...
19:40Prendre la relève d'un compartiment comme les Mag 7,
19:42pour des secteurs traditionnels historiques,
19:44c'est plus possible, vous dites.
19:46Les flux iront sur les autres secteurs.
19:47Mais c'est pas parce que les flux iront sur les autres secteurs
19:50que le S&P continuera à monter.
19:52Le S&P est pris en otage par les Mag 7.
19:55C'est-à-dire...
19:56Ben oui, parce que si les flux sortent des Mag 7,
19:58ils iront, OK, sur les autres secteurs,
20:01mais pas la totalité.
20:02Il y a trop d'argent.
20:03Donc, de toutes les manières,
20:05le S&P ne pourra pas continuer de monter
20:07avec les neuf autres secteurs et pas la tech.
20:10Donc la tech, elle est devenue pivot.
20:13Systémique.
20:14Systémique.
20:15Ouais, c'est un peu ça.
20:16Et donc, quand on voit cette dispersion,
20:19moi, elle me rend très mal à l'aise
20:22parce que je me dis que depuis le mois d'avril,
20:26même si les valorisations ne sont pas exagérées,
20:29même s'il y a plein d'arguments pour expliquer
20:31que l'IA, c'est pas du vent
20:32et que ça apporte véritablement
20:35une création de valeur dans le monde de l'entreprise,
20:40techniquement, c'est très inconfortable
20:44de voir ces poussées haussières
20:47sans correction importante
20:49parce que plus le marché monte
20:52de cette manière, plus il est vulnérable.
20:55Et plus, en fait, il va y avoir un moment
20:58où ça peut être un trade très encombré
21:00de vouloir sortir de ce marché
21:03et en fait, les gens ne paieront pas en face.
21:07Ils diront, moi, je veux payer,
21:08mais beaucoup moins cher.
21:09Ah bah oui, 20, 30% moins cher, minimum.
21:12Ils ne vont pas repayer massivement.
21:13Ah bah non, c'est pas un moins 5 qui fait qu'on va rentrer là.
21:15Et donc, c'est un marché qui continue de monter.
21:18Donc, tant que ça monte, tant mieux.
21:21Mais c'est un marché où on peut perdre très vite
21:23un certain taux de variation qui peut faire mal.
21:28Donc, cette dispersion, pour moi,
21:31il vaudrait mieux qu'elle se dégonfle
21:32parce que plus elle va tenir...
21:35Plus les corrections seront à la hauteur de ce phénomène.
21:37Exactement.
21:38Donc, ça peut être douloureux.
21:40Une autre manière de regarder,
21:42alors c'est ce graphique sur la participation de marché
21:44que vous apportez, Laurent.
21:45Oui, alors ça, il faut l'expliquer un petit peu.
21:46On retrouve là aussi la mâchoire de Crocodile.
21:49Oui.
21:49Alors, là, il faut juste expliquer un petit peu ce qu'on voit.
21:52Donc, déjà, on voit le S&P est plus pondéré.
21:54Oui.
21:55En haut à droite.
21:56Et on voit déjà que lui, il patine.
21:58Il a du mal, en hebdomadaire.
22:00Donc, il a du mal à progresser maintenant
22:02depuis presque deux mois.
22:05Et donc, ça, c'est le premier aspect
22:07où quand on met encore de côté cet aspect GAFAM,
22:11on voit que le marché, il est moins enthousiaste.
22:14Et on a un indicateur technique
22:16qui s'appelle le Summation Index.
22:18Alors, je ne vais pas vous l'expliquer dans le détail,
22:19mais l'idée, c'est de regarder la participation,
22:22c'est-à-dire le nombre d'actions du S&P qui progresse
22:24et le nombre d'actions du S&P qui régresse,
22:27donc qui clôture négativement
22:28ou qui clôture positivement,
22:29en base hebdomadaire.
22:31Et ce qu'on voit, c'est que depuis le début avril,
22:33la première partie du rallye,
22:35donc jusqu'au mois de juillet,
22:37l'indicateur de participation augmente.
22:40Donc, il y a de plus en plus d'actions du S&P qui progressent.
22:43Donc, ça, c'est sain.
22:45Et on voit depuis l'été que...
22:47Une question.
22:48Voilà.
22:48On voit que l'indicateur de participation baisse,
22:50c'est-à-dire qu'il y a de plus en plus d'actions
22:52qui clôturent négativement sur une base hebdomadaire,
22:55alors que le S&P équipondère et patine
22:58et que le S&P continue de monter.
23:01Donc, ce moteur de l'IA,
23:03enfin, ce moteur technologique,
23:05prend une place pour moi qui est hypertrophiée.
23:08Je ne sais pas comment ça va se terminer
23:10et quand ça va se terminer,
23:12mais ça va forcément se terminer un jour.
23:14Forcément.
23:15Donc, mais je ne sais pas si c'est dans trois mois
23:17ou... Je ne sais pas, en fait,
23:18si on est en 96, en 98 ou en 99.
23:2199. C'est ça, le problème.
23:23Mais pour moi, les chiffres...
23:24Quand je prends cette question,
23:25on me dit qu'on est en 98.
23:26Oui, mais aussi.
23:27Est-ce qu'on est en 96 ou fin 99 ?
23:29Les gérants me disent, ah, 98.
23:32Donc, 98, ça veut dire...
23:33Donc, ça veut dire qu'il faut rester dans le marché.
23:35Oui.
23:36Celui qui vous dit qu'on est en 98,
23:38ça veut dire qu'il faut rester dans le marché.
23:40Il faut tenir dans ce marché.
23:41Il faut tenir dans ce marché.
23:43Mais il faudrait quand même qu'à un moment,
23:45on retrouve quand même un petit peu
23:48de ce qu'on connaissait dans le monde d'avant,
23:51et qui était, en fait,
23:52les critères de définition d'un marché sain
23:55qu'on a un petit peu perdu de vue.
23:57La participation.
23:58La largeur de participation.
23:58Oui, la profondeur du marché.
24:00C'est-à-dire que, voilà,
24:01tout le monde s'en fout
24:02de tous les secteurs américains.
24:03Quand est-ce que, dernièrement,
24:05un invité à vous,
24:06vous a parlé du secteur de la construction
24:07ou des matériaux de base aux États-Unis,
24:11l'énergie ?
24:12Plus personne ne parle de rien que de l'IA.
24:14Quand on est comme ça,
24:16je dis juste que ça devient,
24:18en anglais, on dit « forry ».
24:20Oui, c'est l'écume spéculative.
24:22C'est ça.
24:22Ça devient un peu trop bouillonnant.
24:24Alors, moi, je ne sais pas si Kevin
24:26est d'accord avec moi ou pas,
24:27mais moi, je trouve qu'on commence
24:29à rentrer dans une phase spéculative.
24:32Ah, on commence juste à rentrer
24:33dans une phase spéculative.
24:34Oui, parce que là,
24:36c'est ça, en fait,
24:37ce que montre le graphique.
24:38C'est-à-dire que, jusqu'à l'été,
24:39il y avait de la participation,
24:41et puis, depuis l'été,
24:42on ne parle que de tech.
24:44Et moi, je me pose la question de savoir...
24:46On en discutait tous les trois
24:47avant l'antenne.
24:48Alors, on n'a pas prévu
24:50de parler de l'or ou des cryptos.
24:52Mais c'est vrai qu'on parlait de l'or
24:55qui, ces dernières semaines,
24:58s'est retrouvé à avoir le comportement
25:00d'un actif parfois plus spéculatif
25:03que celui d'un actif refuge, Kevin.
25:05D'une crypto.
25:06Je vais quand même répondre
25:07à la question qui m'est posée.
25:08Sommes-nous à un moment spéculatif ?
25:10Oui, mais on l'a toujours été
25:12depuis deux ans, je le suppose.
25:13En fait, oui, il y a moins de participation
25:16effectivement au marché.
25:17Je ne sais plus les secteurs
25:18que vous avez évoqués, je crois.
25:19Construction, énergie, matériaux de base.
25:22On n'en parle pas parce qu'ils ne sont pas bons,
25:24en réalité, ces secteurs-là, aux Etats-Unis.
25:26Donc oui, il y a un vrai problème aujourd'hui
25:28entre, je suis d'accord,
25:29la cohérence marché,
25:31avec un S&P 500 qui affiche GPR assez folle,
25:34je crois que je reprends ce terme-là,
25:36et une situation économique américaine
25:38qui n'est pas très bonne.
25:38Donc, on se raccroche effectivement
25:40à ce qui fonctionne.
25:41Et ce qui fonctionne, c'est la technologie.
25:42Pourquoi on n'en parle pas ?
25:44Si je peux me permettre.
25:46Depuis, je pense qu'on a fait le calcul
25:48depuis octobre 2022,
25:50lancement de tchat GPT,
25:51si je ne me trompe pas.
25:51Oui, c'est ça, exactement.
25:53Les Max 7, en l'occurrence,
25:54165% de hausse de revenus.
25:58Depuis.
25:58Hausse de chiffre d'affaires, hausse des ventes.
25:59Pardon, hausse de bénéfices.
26:01De bénéfices.
26:01Le S&P 493, retraité, plus 4.
26:06Donc, ça explique tout simplement
26:07pourquoi est-ce qu'on ne l'intègre pas.
26:09Ça pose un vrai problème.
26:10Vous avez entièrement raison
26:11de corrélation des deux,
26:12c'est-à-dire est-ce que c'est sain ou pas ?
26:13Est-ce qu'on spécule ?
26:14La réponse est oui.
26:15Mais ça explique également
26:16cette concentration du marché.
26:17Ce qui est très intéressant,
26:18c'est qu'on a la coutume de dire
26:19que le marché, ce n'est pas l'économie.
26:22Moi, je réponds souvent
26:22que peut-être que le marché
26:23n'est pas que l'économie
26:25ou toute l'économie,
26:26mais le marché n'est pas non plus
26:27pas l'économie.
26:28C'est-à-dire que ce que vous décrivez là,
26:31c'est exactement ce que les macroéconomistes
26:33nous disent de la réalité
26:34de l'économie américaine aujourd'hui,
26:36tirée par les capex liés à l'innovation
26:39et à l'IA,
26:40qui représentent 20, 30, 40, 50 %
26:42peut-être de la croissance américaine
26:44aujourd'hui.
26:44Donc, on a 80 % de l'économie
26:46qui est stagnante,
26:48voire dans une situation compliquée
26:51pour certains secteurs spécifiques,
26:53et 15, 20 % de l'économie
26:55qui est booming comme on ne l'a jamais vu.
26:56Combien de points de PIB
26:57aujourd'hui américains
26:58par les dépenses justement
26:59d'investissement sur l'IA,
27:01de ce point de vue-là.
27:01Et un indice comme le S&P 500,
27:03mais on peut reprendre en fait
27:04un Nasdaq composite,
27:05c'est, de ce point de vue-là,
27:07bien sûr,
27:08il ne tolère que les gagnants.
27:09Donc oui, effectivement,
27:10le train derrière se décroche
27:12très largement,
27:12mais économiquement,
27:13encore une fois,
27:13ça fait du sens.
27:14Les pétrolières que l'on a en portefeuille,
27:17rappelons-le,
27:17font face aujourd'hui
27:18à des niveaux de barils
27:19qui sont des niveaux de barils
27:20très complexes,
27:21largement au-dessus
27:22des niveaux de rentabilité,
27:24bien entendu,
27:25mais malgré tout,
27:26ça explique très naturellement
27:27que l'on puisse se gosser
27:29sur la performance de chevrons,
27:30mais chevrons pour en avoir
27:31en portefeuille,
27:32c'est ennuyeux,
27:33c'est très ennuyeux,
27:34malheureusement.
27:35Alors, j'ai juste une chose
27:36à rajouter très très très vite.
27:37Est-ce que vous savez
27:38quel est le secteur américain
27:40qui a le mieux performé
27:41cette année en 2025
27:42quand on sort la tech ?
27:44Je vais vous le dire.
27:45Alors le secteur,
27:46je ne sais pas,
27:46mais moi je dirais peut-être
27:47énergie renouvelable.
27:50Non.
27:51Utilities.
27:51Oui, ben,
27:52je ne suis pas loin.
27:53Utilities.
27:57Mais parce que,
27:58connecté au TAMIA,
27:59parce qu'on a besoin
28:00d'énergie derrière.
28:01Modification infrastructure,
28:03Nextera qui repart
28:04à la hausse
28:05simplement sur une ambition
28:06nucléaire.
28:08Ça reste IA.
28:10Là, on peut parler de bulles.
28:11Mais on ne parle pas
28:11d'une nouvelle valeur.
28:12Je m'entendais que ça,
28:13mais Brookfield Corporation,
28:14par exemple,
28:15si on regarde eux,
28:16c'est que du...
28:17Enfin, c'est la branche nucléaire,
28:19c'est un contrat
28:19de 80 milliards aujourd'hui.
28:21Alors oui,
28:21dans l'indice,
28:22effectivement,
28:22ça ressort comme financière.
28:24Parce que c'est une holding
28:24en réalité,
28:25mais comme le dit très bien Grégoire,
28:27en fait,
28:28c'est de l'IA
28:28qu'on achète à travers ça.
28:29Parce que énergie,
28:30nucléaire,
28:31donc besoin de puissance,
28:32data center,
28:33et je ne vous fais pas le résumer.
28:34Petite parenthèse
28:35au milieu de cette discussion
28:36autour de l'IA,
28:38malgré tout,
28:39Laurent,
28:39on continue
28:40d'en parler nous-mêmes.
28:42Qu'est-ce qu'on fait
28:42avec la macro américaine ?
28:44Vous nous avez apporté,
28:45alors c'est gentil,
28:45l'indice des surprises économiques
28:47aux Etats-Unis,
28:48mais il n'y a plus de données.
28:50Mais Laurent arrive
28:51avec un anniversaire,
28:52donc je voulais arriver
28:52avec des bonnes nouvelles.
28:54Ce que ça illustre,
28:55effectivement,
28:56un indice ici,
28:57c'est macro et micro.
28:58C'est l'avantage
28:58de l'indice de City,
29:00indice de surprises économiques,
29:02très simple à la lecture.
29:03Tout ce qui est positif
29:04veut dire qu'on surprend
29:05le consensus,
29:05et inversement dans la baisse.
29:07Je voulais juste ici
29:08effectivement signifier
29:08que quand bien même
29:09on a un shutdown,
29:10on arrive aujourd'hui
29:11dans un melting pot
29:12qui est plutôt très heureux
29:13de ce point de vue-là
29:13vis-à-vis des données.
29:14Alors après,
29:15il faut le voir pour ce que c'est.
29:16Rappelons qu'on peut être
29:17très négatif sur les données
29:18et être surpris
29:19moins négativement
29:20qu'attendu.
29:20Ça suffit d'avoir
29:21une surprise positive.
29:23C'est ce que résume
29:23l'endroit du marché.
29:24On tourne autour
29:25sûrement d'un cercle
29:26qui est très élevé
29:27en termes de valorisation
29:28avec une macro
29:29qui se dégrade,
29:30effectivement.
29:30Mais on le voit,
29:31on a peut-être été
29:32un peu trop craintif
29:33de certaines données macro,
29:34notamment sur l'emploi,
29:35notamment sur l'immobilier
29:36qui ne trouve pas
29:37aujourd'hui de répercussions.
29:38Et donc,
29:38on a plutôt
29:39des surprises positives.
29:40Donc, la patte micro,
29:41tiens,
29:41la patte macro
29:42est médiocre,
29:44mais tiens.
29:44Je rajoute à ça
29:45ma micro avec les BPA.
29:46Voilà le cocktail
29:47pour avoir
29:47ce niveau de valorisation.
29:48Une Fed vigilante.
29:50On la sent,
29:51même si le rythme
29:52ou la vitesse
29:53des baisses de taux,
29:53la profondeur des baisses de taux
29:54n'est pas encore acquise,
29:55mais on sent
29:56qu'elle est dans l'action,
29:58prête à être dans l'action
29:59si nécessaire.
30:00Espérons-le.
30:01J'espère que le marché
30:02achètera ça.
30:03Je commence à avoir...
30:04Enfin,
30:05on a la sensation malgré tout
30:06que le marché commence
30:07surtout à acheter
30:07le prochain président de la Fed.
30:09Sur la séance
30:11de mercredi soir,
30:11enfin celle de jeudi
30:12pour nous,
30:13en l'occurrence,
30:14on a vu quand même
30:14des niveaux de taux
30:16qui étaient des niveaux de taux
30:16assez élevés.
30:17On a senti le marché
30:18un peu craintif
30:19se rattraper à une branche
30:20qui était en fait
30:20à une branche de forward
30:21plutôt à 6-12 mois
30:23plutôt que ceux de décembre.
30:24Espérons que ça suffit.
30:25Un mot au passage,
30:26là vous venez aussi
30:27avec toujours ces graphiques
30:28concernant l'univers du crédit.
30:30Donc on est sur le segment
30:33du crédit au rendement américain.
30:36Là aussi,
30:36en complément
30:37de la lecture macro,
30:39micro-boursière, etc.
30:42Que nous raconte
30:43le marché du crédit aujourd'hui,
30:45sachant que là aussi,
30:46tout comme l'IA,
30:48on a vu 2-3 accidents
30:49dans les marchés
30:50de private credit
30:51aux Etats-Unis,
30:52First Brands,
30:53Tricolor Holdings
30:53et un ou deux autres.
30:55Et tout de suite,
30:56on a remis le nez
30:57sur des marchés,
30:59en l'occurrence,
31:00qui ne sont pas des marchés
31:00cotés liquides,
31:02qui sont des marchés privés.
31:03Et donc,
31:04on a tout de suite,
31:04avec en plus
31:05l'aspect banque régional
31:06derrière, etc.
31:07On s'est replégés dedans
31:09au moins pour quelques heures
31:10ou quelques jours
31:11au cours des dernières semaines.
31:12Oui,
31:12en réalité,
31:13je pensais arriver
31:13sur ce plateau
31:14en expliquant qu'enfin
31:16il se passait quelque chose
31:16sur le marché du crédit,
31:18coté,
31:18puisque c'est ce qui nous intéresse.
31:19Et comme vous le dites très bien,
31:21ce fut un non-événement total.
31:23On a mis ici en exergue,
31:24alors,
31:25ce graphique du spread,
31:26on le connaît
31:26depuis le temps
31:27qu'on le présente,
31:28mais on est sur des niveaux
31:29de spread
31:29qui sont des niveaux de spread
31:30historiquement bas,
31:31bien entendu,
31:32donc un marché du crédit
31:33très peu intéressant
31:34aujourd'hui
31:34pour les investisseurs,
31:35des primes de risque
31:36pour aller dans du high yield américain.
31:38Aujourd'hui,
31:38c'est 3% en moyenne.
31:393% de primes de risque
31:41pour aller dans du high yield américain
31:43qui n'est pas le high yield européen,
31:44je le dis bien.
31:45Et ce n'est pas le high yield européen,
31:46on ne parle pas
31:46des mêmes niveaux d'endettement
31:47de ce point-là.
31:49On n'y touche pas,
31:50disons-le très clairement,
31:51mais on a eu effectivement
31:52les deux défauts
31:53que vous évoquez
31:53et une crainte dans les spreads.
31:55À droite de ce graphique-là,
31:57vous avez les mouvements
31:58justement hebdomadaires
31:59sur la semaine de défauts
32:01et on voit effectivement
32:02qu'on a eu quand même
32:02des mouvements de spread
32:03très violents sur le triple C,
32:05jusqu'à 70-80%
32:06de points de base d'écartement
32:07et finalement,
32:08on le voit dans le graphique
32:10pris au global.
32:11Ça revient.
32:11Ça revient.
32:12La poussière est retombée,
32:12circulée,
32:13il n'y a plus rien à voir,
32:14il n'y a pas de problème
32:15sur le marché du crédit
32:15et finalement,
32:16aujourd'hui,
32:17on allonge,
32:18non pas sur la partie américaine
32:20high yield où on n'est pas,
32:21mais on en vient à allonger
32:22les maturités
32:23pour aller chercher des taux
32:24et très globalement,
32:25ce qui va se produire,
32:26c'est qu'on va commencer
32:26aussi en Europe,
32:27on y en parlera peut-être
32:28tout à l'heure,
32:28à aller chercher du crossover
32:30et sortir de l'investissement.
32:31On n'aura pas le temps
32:31d'en parler,
32:32mais ça veut dire
32:32descendre un petit peu
32:34en termes de qualité de crédit,
32:35c'est ça,
32:36pour aller chercher
32:36le rendement qui convient.
32:38Aujourd'hui,
32:38sur l'investment grade,
32:40on a encore 3% en actuariel
32:43sur les 3-4 années,
32:45donc ce n'est plus
32:45une duration suffisante,
32:46on passe à 7%,
32:47il faut passer à 15%,
32:49on a fait l'exercice
32:49avant de venir,
32:50pour avoir du 4% actuariel.
32:5215 ans, pardon,
32:53de maturité.
32:54Donc ça veut dire
32:55qu'aujourd'hui,
32:56on descend de la qualité,
32:57tout simplement,
32:57très cher.
32:59Allons-y sur les prévisions
33:002026, Laurent.
33:02Il nous reste quelques minutes,
33:03donc il faut qu'on avance un peu.
33:05Déjà,
33:05année de mid-terms.
33:06Oui, alors,
33:07pourquoi faire les prévisions
33:08en 2026 maintenant ?
33:10Parce que je pense que
33:10l'année 2025 est faite
33:12en termes de pertes.
33:13Donc,
33:14je pense que
33:15ça peut peut-être
33:15continuer de monter un petit peu,
33:16mais le S&P,
33:17il est en hausse de 15%.
33:18Je pense que l'année...
33:19On a les gagnants
33:20et les perdants de l'année.
33:20Voilà.
33:20Moi, si j'étais gérant aujourd'hui,
33:22je verrouillerais mes positions,
33:23je loquerais mes gains,
33:24je ne chercherais pas
33:25à générer encore de l'alpha.
33:27Alors donc,
33:28j'ai regardé
33:28le cycle présidentiel.
33:30En fait,
33:30l'année qui vient,
33:31c'est la moins favorable
33:32sur les 4 ans.
33:33Alors,
33:34ça vaut ce que ça vaut.
33:35La saisonnalité,
33:36on a bien vu qu'en septembre,
33:37en octobre,
33:37elle était plutôt défavorable
33:38que nenni,
33:39puisque les marchés...
33:40Moi, cette année.
33:41Voilà, exactement.
33:42Donc,
33:42faute d'avoir une boule de cristal,
33:43on reprend ce qui s'est passé
33:45par le passé,
33:45on regarde.
33:46Et donc,
33:47on va bien voir
33:48ce qui se passe l'année prochaine,
33:49mais en tout cas,
33:49les midterms,
33:49en général,
33:50c'est une année stable,
33:52où ça stagne,
33:54par rapport aux deux précédentes,
33:56où effectivement,
33:57il y a du momentum.
33:59Et puis,
33:59l'année de l'élection,
34:00le président fait tout
34:00pour qu'il soit réélu.
34:02Bon,
34:03l'occurrence,
34:03il ne sera pas réélu,
34:04mais bon,
34:05en général,
34:05peut-être que ça jouera,
34:06d'ailleurs,
34:07je ne sais pas.
34:07En tout cas,
34:08les midterms,
34:09en général,
34:09c'est une année
34:10assez morose,
34:15donc on va voir
34:15ce que ça nous réserve,
34:16mais je pensais
34:17que c'était intéressant
34:18du point de vue
34:18de la saisonnalité
34:19de rappeler que...
34:20Vous dites,
34:21ça peut calmer un peu le jeu.
34:22Surtout quand on arrive
34:23après le cycle haussier
34:25qu'on connaît,
34:25je pense que ça serait
34:26peut-être légitime
34:27de voir un petit peu
34:28les choses se tasser.
34:29Rapidement, Laurent,
34:30S&P 2026,
34:31quel est le scénario
34:33que vous avez envie
34:33de privilégier
34:34à date aujourd'hui ?
34:35Alors,
34:36le scénario que j'ai envie
34:37de privilégier,
34:38ça va être celui
34:39que je viens d'exprimer,
34:39c'est-à-dire une année
34:402026 en dents de scie,
34:42en range,
34:43avec in fine,
34:44puisque de toute façon
34:45les marchés américains
34:46vont continuer de monter
34:47et comme le disait Kevin,
34:48il n'y a pas non plus
34:49de facteurs
34:50qui soient particulièrement
34:51alarmants
34:52à ce stade-là,
34:54puis je ne parle même pas
34:54des cadeaux fiscaux
34:55de Trump
34:56l'année prochaine.
34:57Moi, je vois le S&P
34:59dans un an
35:00à 7200 points,
35:02donc ce n'est pas très haut.
35:03C'est modeste
35:04par rapport au niveau
35:05atteint aujourd'hui.
35:06Absolument.
35:07Donc, ça montre bien
35:08pour moi
35:08qu'on devrait assister
35:10à une respiration,
35:12à une pause
35:13dans ce bull market
35:15avec des points d'entrée
35:16autour de 6200 points.
35:18Là, il faut tout vendre
35:19et acheter des actions américaines
35:20sur ces niveaux
35:21parce que je pense
35:22qu'effectivement,
35:22ça sera un petit peu
35:23ce qu'on a vécu en avril.
35:246200, vous dites,
35:26si on retombe,
35:26si on voit le S&P à 6200,
35:28toute chose égale par ailleurs,
35:30il ne faut pas trop
35:30se poser de questions.
35:31C'est un beau buy the deep.
35:32Ah oui, absolument.
35:33Sur le stock 600,
35:34donc l'Europe,
35:36vous dites,
35:36on vise 600 points en 2026.
35:38Là aussi,
35:39ça fait une progression
35:40somme toute modeste
35:40par rapport au niveau
35:41sur lesquels on stage aujourd'hui.
35:43Oui, mais je n'ai pas
35:44les arguments,
35:44quand je vois le stock 600,
35:46je n'ai pas les arguments
35:47pour être ultra-boule,
35:49mais en même temps,
35:49je ne vois pas
35:50de volatilité particulière.
35:53Le stock 600,
35:54il est dans un canal
35:54haussier depuis 2022.
35:57Il va doucement,
35:58mais il va sûrement.
35:59Donc, je pense
36:00qu'il va continuer
36:00sur ce rythme.
36:01Je pense qu'il y a
36:02un point d'achat
36:03entre 540 et 560 points
36:05sur le stock 600,
36:06sur lequel il faudra
36:07vraiment s'interroger.
36:08Techniquement,
36:09c'est un énorme niveau.
36:10Donc, il y a effectivement
36:11sur repli une opportunité.
36:13Bon, et puis à plus court terme,
36:14pour le mois de novembre,
36:16vous insistez quand même
36:17sur l'idée
36:18d'une rotation sectorielle possible.
36:21Alors, pour les secteurs,
36:23on va dire même
36:23sur décembre,
36:24j'aime bien la santé
36:26et ça, je me fie uniquement
36:28à des critères techniques
36:29et des ratios de force relative
36:31où la santé européenne
36:32et même américaine
36:33est en train de se réveiller.
36:35Donc, pourquoi pas ?
36:37J'aime également l'énergie.
36:40Alors, j'ai peut-être tort,
36:41mais je trouve que là aussi,
36:43il y a effectivement
36:44quelque chose
36:44qui est en train de se passer.
36:46Et puis, j'aime la distribution
36:47qui, pour le coup,
36:48elle est forte en Europe.
36:50Donc, voilà trois secteurs
36:51que j'aime bien.
36:51Alors, j'aime toujours
36:52les banques,
36:53l'assurance,
36:53mais enfin bon,
36:54je pense que si on essaie
36:54de...
36:55Dans les nouveautés.
36:55Oui, c'est ça.
36:56Dans les nouveautés.
36:57On cherche des nouvelles idées.
36:57Ben oui.
36:58Pas facile de trouver
36:59des nouvelles idées
36:59dans ce marché,
37:00C'est très simple, effectivement.
37:01Vous vous êtes venu avec un graphique
37:03sur le lien entre le niveau de valorisation
37:06et les espérances de rendement
37:08à horizon trois mois
37:09et à horizon cinq ans.
37:11Partant des niveaux de valo
37:13qu'on a pu décrire avec vous
37:14au cours de cette émission,
37:15qu'est-ce qui peut se passer
37:17à trois mois
37:18et qu'est-ce qui peut se passer
37:19à cinq ans, Kevin ?
37:21Alors, ça répond à la question,
37:22effectivement,
37:23à quoi sert la valorisation.
37:24Je vais répondre à celle
37:25qu'est-ce qui peut se passer
37:26à trois mois.
37:26Le graphique,
37:27on le donne très clairement,
37:27c'est le graphique de droite.
37:29On ne sait pas
37:29et on ne peut pas savoir.
37:30La valorisation n'a pas
37:32de pouvoir prédictif,
37:33effectivement,
37:33à trois mois.
37:34Statistiquement, on le voit,
37:35ça ne donne rien.
37:36En moyenne, d'ailleurs,
37:38si on regarde le nuage,
37:39avec ces niveaux de valorisation,
37:40à trois mois,
37:40c'est plutôt positif,
37:42c'est compris dans des proportions
37:43qui vont mettre une médiane
37:44à 10% de progression
37:45à peu près du S&P.
37:46C'est trois mois après.
37:48Assez simple,
37:49plus fort niveau,
37:49momentum,
37:50poursuite du rallye aussi,
37:51tout simplement.
37:52Les semelles sont faites
37:52pour être battues.
37:53Exactement.
37:54Donc, à trois mois,
37:54ça ne dit rien du tout.
37:56Ce qui est beaucoup plus intéressant,
37:57effectivement,
37:58c'est la projection à cinq ans.
37:59C'est pour ça qu'on est
38:00très embêtant
38:01dans notre picking,
38:02effectivement,
38:02sur les niveaux de valorisation.
38:04Là, on le voit,
38:04le pouvoir prédictif
38:05est beaucoup plus fort
38:06puisque à cinq ans,
38:08non pas on lance la pièce,
38:09mais on voit ce nuage
38:10qui est très particulier
38:11avec ce qui se situe
38:13à gauche du nuage,
38:14à savoir des rendements
38:15qui sont des rendements pauvres,
38:16à zéro,
38:17voire légèrement négatifs,
38:18mais disons le négatif,
38:19sur ces niveaux
38:20de valorisation actuel,
38:21bien entendu.
38:22On consomme les bénéfices
38:23des cinq prochaines années,
38:24boursièrement parlant.
38:25Absolument,
38:25à 27 fois,
38:26vous êtes sur un niveau
38:27qui statistiquement
38:28ne donne rien en retour,
38:29absolument,
38:30sauf, encore une fois,
38:31avoir une bulle
38:32qui se réalise
38:33de ce point de vue-là
38:34avec des BPA
38:35qui viendront dégonfler
38:35très naturellement la chose
38:36et donc se repositionner
38:38dans le nuage.
38:39Merci beaucoup, messieurs.
38:40Merci pour ce tableau de bord
38:43des marchés,
38:43toujours très dense,
38:44très instructif
38:45avec les graphiques
38:46que vous nous apportez
38:47et on se retrouve
38:48chaque dernier vendredi du mois
38:50avec Kevin Lenoaille,
38:51directeur associé
38:52chez Avant-Garde Family Office
38:53et Laurent Albi,
38:54responsable de Next Momentum
38:56et membre cofondateur également
38:58de Calais 360.
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