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  • il y a 4 jours
Mardi 25 novembre 2025, retrouvez Claire Chadourne (directrice RSE, Digital Realty), Raouf Medimagh (PDG et cofondateur, Recyc'Elit), Valérie Decamp (directrice générale, Médiatransports), Maiann Dautrey (cofondatrice, Arsène) et Alexandre Hervaud (Responsable éditorial, 100 Transitions) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Et voici le sommaire, c'est Valérie Descamps, la directrice générale de Média Transport, présidente de l'UPE, l'union de la publicité extérieure,
00:21qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour creuser les enjeux de l'affichage, de son rôle sociétal et de son bilan.
00:30Mais d'abord, je reçois Claire Chadourne, la directrice RSE de Digital Reality, opérateur mondial de centre de données.
00:36On verra comment limiter la consommation d'eau et d'énergie de ces data centers.
00:42Dans notre rubrique Transitions urbaines, qui met à l'honneur chaque mois avec Alexandre Hervaud, une entreprise et la ville, il l'accueille.
00:49On sera à Lyon pour découvrir Recyc Elite.
00:52Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, je vous présenterai Arsène, qui propose une alternative au café à base de pois chiches, chicorées et de lupins.
01:03Voilà pour les titres.
01:04C'est l'heure de Smart Impact.
01:05L'invité de ce Smart Impact, c'est Claire Chadourne.
01:15Bonjour, bienvenue.
01:16Vous êtes en santé, directrice RSE pour Digital Reality en France, en Italie et en Grèce.
01:22C'est l'un des plus grands opérateurs mondiaux de data centers, c'est ça ?
01:27Oui, on fait partie des leaders mondiaux.
01:29Notre métier, c'est de construire, de concevoir et de gérer des bâtiments qui hébergent les infrastructures informatiques et télécom de nos clients.
01:38Et parmi ces clients, il va y avoir effectivement les grands acteurs de la tech mondiale, des entreprises, du CAC 40 par exemple, ou des entreprises plus locales, des startups, avec des services publics également.
01:48Donc ça veut dire des centres de données un peu partout sur la planète aujourd'hui ?
01:52Alors, géographiquement, on est présent sur 50 villes, avec une présence forte en France, à Paris et Marseille.
02:00On a 17 data centers en France.
02:03Et pourquoi Paris et Marseille ?
02:04Puisque Paris est un hub Internet mondial, quatrième hub Internet mondial, Marseille est sixième hub Internet mondial.
02:12On est le seul pays d'Europe à avoir deux hubs internationaux d'échange de données.
02:17Donc c'est un avantage concurrentiel assez important.
02:19Avec une stratégie RSE que vous pilotez, comment ? C'est un secteur tech qui est évidemment à la fois énergivore et consommateur d'eau.
02:28Donc comment vous pilotez, vous concevez cette stratégie RSE ?
02:33Alors, il faut savoir que notre métier est un métier utile, puisque sans data center, il n'y a pas de vie numérique.
02:41Et notre économie dépend très fortement de cette numérisation.
02:46Donc on a effectivement un rôle d'infrastructure, au même titre que des ponts, des autoroutes.
02:52Aujourd'hui, effectivement, notre économie dépend énormément de cette infrastructure.
02:56Notre responsabilité, c'est de travailler une infrastructure la plus durable et responsable possible.
03:02Et vous l'avez nommé, il y a des gros chantiers sur lesquels nous sommes engagés de longue date,
03:07que sont effectivement la question énergétique, la question des consommations d'eau,
03:11même si je reviendrai très volontiers sur ce point,
03:13parce qu'il y a beaucoup de fausses informations qui circulent, beaucoup d'idées,
03:17alors que ce n'est pas forcément le cas.
03:20Et les enjeux carbone, la biodiversité, on a un panel assez large d'enjeux sur lesquels la société est engagée.
03:27Sur l'électricité, c'est quoi ? C'est le besoin de refroidissement des centres de données
03:31qui expliquent la consommation d'électricité, c'est ça ?
03:33Alors, il y a plusieurs aspects.
03:35Vous avez les machines informatiques, les machines des clients,
03:38qui sont consommatrices d'énergie, évidemment, les serveurs, par exemple.
03:42Et puis après, vous avez la consommation d'énergie qui est associée à l'infrastructure du data center.
03:46Et vous avez raison, un des postes clés, 40% de la consommation énergétique, est lié au refroidissement.
03:52Donc nous travaillons à réduire cet impact via un certain nombre d'innovations,
03:55notamment à Marseille, nous avons développé une solution qui s'appelle le River Cooling,
03:59qui permet d'emprunter une eau souterraine pour capter les frigories.
04:05On ne consomme pas l'eau pour la souffler en salle ensuite.
04:09Elle est remise dans...
04:10Elle est en circuit fermé, et donc il n'y a pas de consommation d'eau associée à ces sites.
04:16Par exemple, sur les quatre sites que nous avons à Marseille, sur le port,
04:20nous avons une consommation de l'ordre de 50 habitants par an.
04:22Donc on n'est pas sur des chiffres qui sont importants.
04:25Et ça, il faut l'expliquer peut-être aux personnes qui écoutent cette émission.
04:29Ce sont des choix technologiques.
04:31On parle beaucoup des consommations d'eau aux États-Unis.
04:33Ce sont des sites ou des lieux où il y a eu des choix sur des consommations de refroidissement adiabatique,
04:41c'est-à-dire d'évaporation d'eau, qui sont extrêmement consommateurs d'eau.
04:44Ce ne sont pas des choix que font la majorité des data centers en France.
04:47Donc déjà, déconstruire cet aspect-là.
04:49D'accord.
04:49Et puis après, je dirais que le meilleur kilowatt, c'est celui qui n'est pas consommé.
04:53Donc on est des experts de l'efficacité énergétique.
04:55C'est dans l'ADN de l'entreprise, de longue date, avec des équipes qui sont dédiées.
05:00Et en fait, il n'y a pas de solution miracle.
05:02C'est une somme de bonnes pratiques pour réduire au maximum l'empreinte énergétique du bâtiment.
05:06Est-ce que ça veut dire...
05:08La réponse est dans la question d'une certaine façon.
05:10mais que vous construisez différemment des data centers, des centres de données aujourd'hui,
05:15par rapport à il y a 15 ou 20 ans.
05:16C'est-à-dire même dans la conception même du bâtiment, ça a radicalement changé ?
05:21Ça a évolué très vite et particulièrement ces derniers temps.
05:25Alors ne serait-ce que pour vous donner un exemple,
05:27il y a une quinzaine d'années, vous rentriez dans une salle,
05:29il faisait extrêmement froid parce qu'on refroidissait l'ensemble de la salle.
05:33Aujourd'hui, on confine les machines clients au sein de cols-corridors,
05:37de couloirs froids pour n'aller souffler le froid qu'au strict nécessaire.
05:42Et donc, mis avec un ensemble de bonnes pratiques,
05:45on arrive à réduire l'empreinte du bâtiment.
05:46On mesure cette empreinte via un indicateur qui s'appelle le PUE,
05:52Power Usage Effectiveness.
05:55Donc, on calcule combien de kilowatts on prend en édit,
05:57combien on en restitue aux machines clients.
05:59Et donc, en moyenne, vous avez des data centers en France
06:02qui sont autour de 1,5, 1,6.
06:04Donc, j'ai 0,5 de consommation en termes d'infrastructures.
06:09Nos bâtiments sont autour de 1,2, 1,3.
06:11Donc, on est particulièrement efficients.
06:13Et surtout, on a des obligations pour les plus anciens sites
06:16d'arriver à ces performances-là d'ici 2030.
06:19Donc, on a des millions qui vont être investis
06:21pour mettre à jour les équipements et arriver à ces performances-là.
06:25Et si je peux me permettre, en termes d'évolution de design,
06:28l'IA nous impose quelques défis
06:32et nous avons dû requalifier nos méthodologies de refroidissement.
06:38Aujourd'hui, on a une technologie qui s'appelle le Direct Liquid Cooling
06:41qui permet de ramener de l'eau auprès des puces
06:43parce qu'en fait, on a une densité tellement forte,
06:46il y a une chaleur plus forte qui se dégage.
06:48Et donc, on a dû faire évoluer nos principes de refroidissement
06:50pour aller sur ces technologies avec des densités plus fortes
06:53et répondre aux défis de l'IA.
06:55Il y a un autre...
06:57Alors, on peut retourner la chaussette, si j'ose dire.
06:59C'est-à-dire qu'un centre de données, un data center,
07:01ça produit aussi de la chaleur,
07:03ce qu'on appelle notamment la chaleur fatale.
07:05Donc, il y a une récupération de cette chaleur.
07:07Elle peut soit être utilisée en interne,
07:09soit être réintégrée au réseau, par exemple.
07:12C'est un des sujets clés pour le data center
07:16qui n'est pas malheureusement si simple à mettre en œuvre
07:19puisqu'on n'a pas forcément dans les territoires
07:21où les data centers sont positionnés des réseaux de chaleur en proximité.
07:24Et comme on n'est pas nous-mêmes opérateurs de réseaux de chaleur,
07:28donc on travaille avec les autorités compétentes localement
07:32pour identifier les possibilités de connexion à certains usages
07:36avec des réseaux à proximité.
07:39Mais vous avez un équilibre technique et financier
07:41qui n'est pas toujours au rendez-vous.
07:43Et surtout, vous devez positionner des équipements
07:45qui permettent de rehausser la chaleur
07:47puisqu'en fait, la chaleur que l'on dégage
07:49n'est pas assez chaude pour les réseaux de chaleur.
07:51On est à 30 degrés à peu près quand il faut au minimum 60 degrés.
07:54Donc, ce n'est pas si simple comme dossier.
07:56Cela dit, on est complètement investi.
07:57On a 7 dossiers en cours de récupération de chaleur.
08:00On doit en annoncer un dans les prochaines semaines
08:03avec des conventions ci à venir.
08:06Donc, on a bon espoir d'arriver à connecter,
08:08à récupérer ces calories pour des usages d'habitations, de bureaux.
08:12C'est tout à fait l'intention.
08:15Les centres de données, ils consomment aujourd'hui 2% de l'électricité en France.
08:20Cela pourrait doubler d'ici 2030.
08:23On voit bien qu'il y a des solutions que vous mettez en place
08:25pour limiter cet impact.
08:26Mais à côté de cela, vous parliez d'IA.
08:28C'est vrai que la croissance de l'intelligence artificielle, du cloud,
08:32on est vers une augmentation mécanique des besoins
08:37et donc de la consommation d'électricité.
08:39Donc, vous vous dites quoi ?
08:40Que les efforts que vous faites là,
08:42ils vont être annihilés par la montée en puissance de l'IA ?
08:45Ça doit être un peu désespérant, ça ?
08:47Il y a une étude qui est sortie qui explique effectivement,
08:51donc c'est EY France Data Center,
08:52que 40% des charges informatiques d'ici 2030 pourraient être liées à l'IA.
08:57Donc, c'est majeur.
08:58Il faut qu'on s'y prépare.
09:00Notre métier, nous, c'est de fournir des capacités.
09:03Notre responsabilité, c'est de le faire avec des bonnes pratiques,
09:05avec un minimum d'impact.
09:07Mais aussi, notre conscience, c'est d'alerter sur les enjeux de l'IA
09:10et sur les usages de l'intelligence artificielle.
09:13C'est-à-dire qu'il faut peut-être s'en servir là où on en a vraiment besoin.
09:16Voilà.
09:17La question, c'est l'utilité de l'intelligence artificielle.
09:21Des enjeux de sobriété, soyons clairs.
09:23Aussi bien dans les services qui sont proposés que les utilisateurs.
09:29Je ne crois pas que les gens soient complètement conscients des impacts.
09:32Voilà, qu'une requête sur Tchad GPT, c'est 10 fois plus d'électricité qu'une requête sur Google.
09:36Ces choses-là, il faut le communiquer.
09:39Donc, c'est aussi notre poste d'observateur qui nous permet d'avoir ce rôle d'alerte.
09:45Mais plus que ça, je veux vous le mentionner, notre responsabilité, c'est d'aller chercher le minimum d'impact
09:52et de la contribution aussi au réseau électrique.
09:56Et donc, on travaille avec des certificats de garantie d'origine, des Power Purchase Agreement.
10:01Donc, on a financé deux parcs éoliens dans les Hauts-de-France et en Bretagne
10:04pour une capacité de 20k MW pour 15 ans.
10:07C'est des électrons verts qui n'auraient pas existé sur le réseau sans nous.
10:11On travaille aussi sur les calibrages énergétiques horaires
10:14qui nous permettent de faire matcher heure par heure nos consommations
10:17avec les énergies renouvelables disponibles sur le réseau.
10:20Donc, ça, c'est une innovation que l'on a lancée sur notre site Parin.
10:25On travaille évidemment sur la récupération de chaleur pour être contributeurs.
10:29Et demain, on réfléchit évidemment à des notions d'autoconsommation.
10:32Donc, voilà, c'est un ensemble de pratiques qui font qu'on réduit l'impact.
10:38Mais soyons clairs, il va falloir se poser des bonnes questions sur les usages aussi
10:41et sur l'impact de l'IA en général.
10:43Évidemment, évidemment.
10:45Et on va terminer là-dessus.
10:47Alors, ça ne concerne sans doute pas l'Europe et les sites que vous pilotez en France, en Italie ou en Grèce.
10:53Mais ce qui se passe à Washington en ce moment est quand même intéressant.
10:56C'est-à-dire que c'est une des régions des États-Unis où il y a le plus de data centers
10:58et où les autorités de gestion de l'électricité sont finalement obligées de pratiquement restreindre
11:06l'accès à l'électricité pour les citoyens, les entreprises, pour que les data centers puissent tourner.
11:13Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
11:14On est dans une sorte d'arbitrage qui est compliqué.
11:17On n'en est pas là en France, en Europe ?
11:19On n'en est pas du tout là aux États-Unis ou le cas d'Irlande qui est souvent nommé.
11:24En tout cas, pour les États-Unis, on parle de milliers de data centers sur le territoire.
11:29En Irlande également, il y a eu un gros déploiement en nombre de data centers.
11:33En France, on est à 360 à peu près aujourd'hui.
11:36Donc, on ne peut pas comparer les deux.
11:38On n'est pas du tout dans les mêmes dimensions.
11:42Après, évidemment, ça pose des questions de compétitivité, soyons clairs.
11:46D'où le sommet de l'IA avec les investissements massifs qui ont été mentionnés.
11:49Maintenant, effectivement, il faut le faire avec responsabilité, engagement et un peu de clairvoyance sur les défis qui sont face à nous en termes de ressources et de limites aussi planétaires.
12:02Merci beaucoup, Claire Chardourne et à bientôt sur Bismarck for Change.
12:06On passe tout de suite à notre rubrique Transitions urbaines.
12:09Alexandre Hervaud nous emmène à Lyon aujourd'hui.
12:18Transitions urbaines, c'est la rubrique qu'on vous propose chaque mois dans notre émission avec Alexandre Hervaud.
12:23Bonjour, Alexandre.
12:24Bonjour, Thomas.
12:24On se place dans la perspective des élections municipales.
12:28Le principe, la promesse, elle est toute simple.
12:31Une ville, une entreprise.
12:32Aujourd'hui, on part à Lyon avec Raouf Mellimag.
12:34Bonjour.
12:35Bonjour.
12:35Bienvenue.
12:36Vous êtes le président cofondateur de RecycElite, start-up de l'économie circulaire.
12:41L'idée, c'est de recycler par voie chimique tous les textiles à base de polyester.
12:45Ça commence en 2019, cette aventure, avec votre frère, je crois, Karim.
12:50C'est quoi la genèse, le point de départ de l'entreprise ?
12:53La genèse, il y a un côté forcément toujours personnel.
12:58Quand on est deux frères qui lançons une affaire ensemble, c'est que derrière, on est tous les deux fils d'un chimiste.
13:05Malheureusement, on est parti trop tôt.
13:07On s'était promis lorsqu'on était jeunes de faire un projet à trois.
13:09Bon, on a tenu la promesse, Karim et moi.
13:13Donc, petite dédicace à notre papa.
13:15Après, nous, on a des parcours un peu similaires, mais différenciés, parce qu'on est tous les deux docteurs, Karim et moi.
13:24Moi, j'ai choisi la voie du paternel, donc j'ai été professeur, chercheur.
13:32J'avais fait mes études en France, puis je suis revenu en Tunisie pour avoir mon poste de chercheur.
13:37Karim, lui, docteur Ossim, il a choisi l'entrepreneuriat, et donc il a intégré une entreprise qui l'a racheté après,
13:44qui est dans le domaine d'analyse des gaz.
13:47Et après, moi, de mon côté, il y a toujours cette envie de réaliser, de concrétiser quelque chose qui puisse apporter une solution concrète à la société.
14:01Et alors là, l'idée, c'est quoi, l'idée de Recycélite ?
14:04L'idée de Recycélite, elle a commencé par un challenge aussi, une fois, lorsque Karim était rentré en Tunisie,
14:12« Bon, la pollution plastique, ça touche tous les pays, et donc, effectivement, la Tunisie n'y échappe pas. »
14:19Et donc, lui, comme il était actif aussi auprès des réseaux, Accélérat et les pôles de compétitivité,
14:25il avait vu qu'il allait y avoir un gros problème à régler sur les plastiques,
14:29une sorte de souveraineté européenne, parce que la Chine avait dit « Bon, moi, j'arrête de prendre les déchets de tout le monde. »
14:35« Oui, on n'est plus la poubelle du monde, on l'arrête. »
14:38Et donc là, les pays européens se sont dit « Ok, on a des problèmes là,
14:41parce qu'autant on sait recycler des bouteilles simples, monomatières,
14:46autant sur des plastiques colorés, complexes, etc., on ne sait pas faire. »
14:51Alors, du coup, on m'a dit « Est-ce que tu peux réfléchir à un truc comme ça ? »
14:53Moi, ce n'était pas du tout mon domaine de recherche, ce n'était pas ça, ma chine,
14:56je faisais autre chose dans le biosourcé.
14:58Donc, c'est comme ça, chemin faisant, que j'ai commencé à regarder ce qui se faisait,
15:01et je trouvais qu'il y avait toujours énergie, pression, énergie, pression, dans tous les brevets.
15:07Et vous, vous êtes orienté, alors déjà, on peut parler peut-être un tout petit peu,
15:10sans forcément rentrer trop dans les détails techniques, évidemment,
15:13mais sur le procédé que vous mettez en place, qui est la dépolymérisation, si je n'y m'abuse.
15:17Et puis, dans un même temps, on peut aussi parler du pivot que vous avez.
15:19Vous venez de parler du plastique, mais finalement, on vous reçoit aujourd'hui,
15:23votre brevets, c'est le textile.
15:25Absolument.
15:26Pourquoi j'ai tenu à parler de ça ?
15:27Parce que, justement, je tenais aussi à raconter l'histoire d'une start-up
15:31qui doit être toujours agile et savoir pivoter.
15:33On a appelé ça un pivot stratégique.
15:35Donc, bien entendu, on a commencé sur le plastique,
15:37on a commencé à revendiquer un procédé basse température,
15:40ou même température ambiante, le tout premier brevet.
15:43À l'époque, l'énergie, ce n'était pas un sujet pour personne.
15:48Maintenant, c'est un sujet très, très différent.
15:49Le positionnement sur le textile, il est venu par le fait que,
15:55sur les projets plastiques, il y a eu beaucoup d'engagement
15:58de certains de nos concurrents, avec des gros projets massifs en France.
16:03Il y a eu l'annonce de trois projets au minimum.
16:05Donc, on s'est dit, de toute façon, on ne va pas pouvoir les concurrencer
16:08sur les gisements, à l'époque.
16:10Et surtout, nous, on a un procédé assez sympathique
16:14et sobre dans les conditions.
16:16Est-ce qu'on peut se positionner sur d'autres gisements ?
16:18Il y a des vraies problématiques.
16:19Et les vraies problématiques, la première problématique, c'est ça.
16:23Ça, c'est un textile que tout le monde utilise tous les jours.
16:26Mettez-le un peu plus haut, qu'on le voit bien.
16:28C'est des textiles à base de polyester et d'élastane.
16:32Ça amène l'aspect un peu élastique et donc de confort pour le sport.
16:37Ces textiles techniques sont très intéressants.
16:40Ils rendent un service, mais en fin de vie, il y a un problème
16:42parce que dès qu'on associe des fibres entre elles,
16:47il n'y a plus de recyclabilité.
16:48Et donc, votre procédé, il permet de les réutiliser,
16:51de les séparer ?
16:53Alors absolument, si on mettait ça dans un procédé classique
16:57où on chauffe beaucoup avec beaucoup de pression,
16:59on va dégrader, déconstruire le polyester,
17:02mais également dégrader la deuxième matière.
17:04Et ça, ça ne fonctionne pas, personne n'en veut.
17:07Grâce à notre technologie, nous, on a montré que comme on est dans des conditions sobres,
17:12on est sélectif au polyester.
17:13Ça veut dire qu'on va déconstruire ce polyester.
17:16C'est comme vous imaginez ça comme un collier de perles.
17:18On va récupérer les perles sous forme de perles.
17:20On va les nettoyer, dépoussiérer, enlever les colorants.
17:23Et ces perles redeviennent des perles neuves, identiques aux vierges.
17:25On va reconstruire le plastique pour en refaire un fil.
17:29La deuxième matière, elle est là.
17:32Ça, c'est la deuxième matière.
17:32C'est ce que vous récupérez, ça ?
17:34Ça, c'est l'élastal qui était là au début.
17:38Et donc, on arrive à séparer tout en gardant l'intégrité de cette matière.
17:41Et là, on est assez unique là-dessus.
17:42Alors, le temps file.
17:43Il faut qu'on aille un peu plus vite.
17:45Quelques chiffres clés sur votre entreprise.
17:47Donc, la date de création 2019, 20 collaborateurs,
17:50plus de 3 millions d'euros levés.
17:52Et cette information intéressante,
17:53c'est l'entrée de Decathlon au Capital en 2024.
17:58Alors, qu'est-ce que ça représente pour une start-up comme La Vente
18:01qu'un géant comme Decathlon intègre le Capital ?
18:05Tout d'abord, ça nous consolide.
18:08Ça nous redonne plus confiance en nous.
18:11Parce qu'il y a une crédibilité quand un grand groupe comme Decathlon
18:14croit en votre solution.
18:17Eh bien, ça vous pousse.
18:18Donc, ça, c'est un levier extraordinaire.
18:21Un deuxième levier que nous apporte Decathlon,
18:23c'est que Decathlon est vraiment intégré dans la chaîne de valeur
18:26et maîtrise la chaîne de valeur du textile qui est très complexe.
18:29Il faut le savoir.
18:31Nous, on a apporté,
18:33on apporterait une solution pour Decathlon sur des textiles complexes
18:36parce que ça, c'est du sportswear.
18:38Et donc, Decathlon, on met beaucoup sur le marché.
18:40Donc, il y a une promesse derrière
18:41que quand on industrialisera notre procédé,
18:44eh bien, on leur fournira en des matières recyclées,
18:47ce qui fait partie de leur engagement de décarbonation.
18:50Nous, de l'autre côté, on travaille avec eux aussi
18:52pour mieux comprendre, pour mieux construire
18:54et puis mieux appréhender aussi,
18:57mieux comprendre cette chaîne de valeur.
18:58Donc, c'est un partenariat, bien sûr, gagnant-gagnant.
19:01Et nous, on y gagne beaucoup.
19:02Alors, on l'a dit, vous êtes basé à Lyon.
19:04Vous représentez un peu la métropole.
19:06On peut peut-être donner quelques chiffres clés.
19:07Cette métropole de Lyon, c'est 1,4 million d'habitants
19:10sur 58 communes.
19:11Le maire de Lyon, c'est Grégory Doucet, partie écologiste.
19:14On parle de la deuxième métropole économique de France
19:17qui accueille près de 190 000 étudiants chaque année.
19:20Donc, un réservoir assez important de talent,
19:22notamment dans les matières qui vous sont chères,
19:25l'ingénierie, la chimie.
19:27On parle de la chimie valet.
19:28C'est le premier pôle de chimie et matériaux en France.
19:32Aujourd'hui, Recycalite, vous êtes basé, justement,
19:34comment vous bénéficiez, finalement, de cette émulation locale
19:37puisque vous êtes basé sur le site qui s'appelle USIN,
19:39U-S-I-N, Lyon-Paris.
19:41C'est un site industriel un peu totem de la métropole.
19:44Est-ce que vous pouvez nous en parler ?
19:45Qu'est-ce que ça change pour une entreprise comme vous ?
19:47Alors, à double titre, nous, lorsqu'on a entamé notre levée de fonds,
19:52on a pu bénéficier du fonds FIM.
19:55C'est le fonds d'amorçage industriel métropolitain.
19:57Moi, j'estime, c'est un fonds très ambitieux
19:59qui a été monté par, justement, la métropole de Lyon et de Saint-Étienne.
20:02Ils ont voulu réindustrialiser.
20:04La métropole avec des projets green, donc des projets verts.
20:10Ce véhicule FIM est piloté par le fonds d'investissement de Demeter
20:13qui, donc, s'est positionné avec d'autres fonds.
20:17Je dois les citer pour les remercier aussi.
20:18UI Investissement, France 2030 et Crédit Agricole Création.
20:23Mais pour revenir à FIM, ce fonds-là a vocation à amorcer
20:29et à aider des startups comme les nôtres à s'industrialiser.
20:32De l'autre côté, Métropole de Lyon a repris le site Usine Paris.
20:37C'était une ancienne usine de Bosch.
20:40Elle a repris ce foncier-là pour créer un village pour accueillir, justement, ces startups.
20:45Donc, à double titre, nous, on bénéficie du soutien de la métropole pour nous installer,
20:51mais également sur la partie aussi financière pour créer de l'emploi.
20:55Et voilà, aujourd'hui, on a réussi à...
20:58Et vous n'êtes pas seul sur ce créneau.
20:59L'écosystème lyonnais, en fait, comment vous le qualifieriez en termes d'innovation industrielle, environnementale ?
21:06Notre positionnement, aujourd'hui, en tout cas, sur la phase d'innovation et de scalope,
21:10est très important qu'il soit situé là parce qu'on est dans l'écosystème aussi académique très intéressant.
21:15On collabore avec l'Université Claude Bernard, avec l'INSA, avec l'IMP Lyon.
21:19On a un vivier...
21:19190 000 étudiants, ce que disait Alexandre.
21:22On a un vivier extraordinaire, l'ITEC, les ingénieurs textiles, donc c'est extraordinaire.
21:25On est aussi dans la vallée de la chimie.
21:28Bon, maintenant, la chimie, comme vous le savez sûrement, elle est en train de passer par une zone de turbulence.
21:32Donc, il faut... On en parlait tout à l'heure un peu.
21:37Il faut essayer de transformer, en tout cas à notre sens, certaines menaces en opportunités.
21:40Aujourd'hui, les enjeux majeurs en France et en Europe, c'est les coûts de l'énergie.
21:44Eh bien, nous, nous voudrions, nous estimons que venir avec des procédés sobres, bas en conso d'énergie,
21:54c'est un levier qui serait intéressant d'activer et de mobiliser.
21:59Et alors, si on continue de parler, on va se garder du temps pour parler peut-être de la filière de récupération des textiles pour terminer.
22:05Mais bon, alors, il y a tout ce qui marche dans la métropole lyonnaise.
22:08Qu'est-ce que vous voudriez voir améliorer ? De quoi vous avez besoin comme jeune chef d'entreprise ?
22:15Donc, la métropole de Lyon, elle est aussi ancrée au niveau de la région.
22:21Donc, je pense que quand on passera, et on est en train de le faire à l'échelle de l'industrialisation,
22:26on aura besoin aussi du soutien de la région parce que les financements et les fonds et les poches d'investissement,
22:31ils sont aussi pilotés par la région.
22:32Donc, on a besoin aussi de cette ouverture.
22:36Et donc, grâce à l'événement d'inauguration, on a pu aussi inviter...
22:40Vous avez inauguré un démonstrateur pré-industriel, c'est ça, il y a quelques semaines.
22:44Voilà, absolument.
22:46Et donc, pour nous, c'est quoi ?
22:50C'est de chercher du foncé pour pouvoir nous implanter.
22:55Du financement, bien évidemment.
22:57C'est le nerf de la guerre.
22:57Et aujourd'hui, le financement, il est quand même dur à aller chercher,
22:59vu la collectivité, c'est un peu la langue.
23:02Et puis surtout, mais ça, c'est à l'échelle vraiment nationale,
23:07nous, on s'est mis en partenariat avec des collecteurs trieurs
23:10qui aujourd'hui ont pris le pari d'investir sur des outils de tri automatisé.
23:15Comme on fait pour le plastique, aujourd'hui, on commence à le faire pour des textiles.
23:21Donc, la métropole aussi, elle soutient ça, ça c'est très bien.
23:24Et donc, cette connexion, ce que je vous ai essayé de montrer,
23:27c'est qu'on ne crée pas une boucle, mais autant de boucles que de matières qu'on crée.
23:31C'est ce qu'on essaye de faire.
23:33Et on essaye aussi de trouver de la circularité sur les matières
23:37qu'on peut faire à l'échelle vraiment franco-française ou européenne.
23:41Donc, ce soutien aussi de mise en relation de logistique
23:43est quelque chose de très important.
23:47Je crois que vous vous êtes mis récemment autour de la table
23:49avec à la fois vos partenaires et vos concurrents
23:51à l'initiative, entre autres, du ministère de la transition.
23:53parce que justement, ce secteur-là de la collecte,
23:56ce qu'on appelle le refashion, traverse un peu des turbulences.
23:59Absolument.
23:59Donc, l'éco-organisme refashion qui œuvre depuis 2008
24:02à trouver une solution pour nos textiles en fin de vie,
24:06aujourd'hui, le modèle, il ne fonctionne plus.
24:08En tout cas, comme il est à date aujourd'hui, il ne fonctionne plus.
24:11Donc, refashion doit trouver une nouvelle manière
24:14de déployer son mécanisme de soutien.
24:18Donc, il y a une phase où on est en train de réécrire l'agrément.
24:22Le ministre de la transition écologique, en le remerciant,
24:25il nous a invités tous pour nous asseoir autour de la table
24:28et il nous a demandé de formuler une réponse
24:30à cette première proposition d'agrément.
24:32Donc, on s'est mis autour de la table avec Reef Fashion
24:34à l'initiative de Reef Fashion, que je remercie au passage.
24:37C'est des sujets très, très chauds parce qu'on discute,
24:42on se dit des choses, on n'est pas d'accord, on est d'accord.
24:44Il y a des acteurs dont les intérêts ne sont pas forcément
24:47toujours convergents, mais on arrive quand même à s'asseoir
24:50autour de la table et à discuter.
24:51Ça, c'est très, très intéressant et très structurant.
24:54Et donc, on espère qu'en janvier 2026,
24:57l'agrément de Reef Fashion qui est reconduit pour 4 ans
24:59va être repensé pour repenser la nouvelle manière
25:03de soutenir des exutoires, donc des projets industriels
25:06comme les nôtres, selon un mécanisme
25:10qui est en cours de discussion aujourd'hui.
25:11en cours de discussion. Merci beaucoup, Raouf Medimag
25:14et bon vent à Recycélite.
25:17Merci beaucoup, Alexandre.
25:18À bientôt, une prochaine ville où on va.
25:21Oui, on sait où on va. On va aller prendre
25:23le bon air marin de méta natale de Charente-Maritime.
25:26Ah bah génial, Charente-Maritime à La Rochelle.
25:28Bon retour à Lyon et à très bientôt.
25:30On passe à notre rubrique Prêt pour l'impact.
25:33C'est le grand entretien de notre émission.
25:34Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour
25:41à une personnalité qui compte dans notre économie.
25:44Je reçois aujourd'hui Valérie Descamps.
25:45Bonjour.
25:45Bonjour.
25:46Bienvenue.
25:46Vous êtes la directrice générale de Média Transport,
25:49présidente de l'UPE.
25:49C'est l'union de la publicité extérieure.
25:52On va donc beaucoup parler d'affichage dans ce grand entretien.
25:56Le mot impact, déjà pour commencer,
25:59quel sens vous lui donnez dans votre métier,
26:00dans vos activités ?
26:01Contribution, pour nous c'est vraiment le sens de la contribution
26:06à l'intérêt général, à l'économie française.
26:09On a eu l'occasion de le démontrer dans deux études
26:13qu'on a menées avec KPMG.
26:16Une récente d'ailleurs sur la contribution financière
26:20à l'économie française.
26:22Il faut savoir que la publicité extérieure,
26:25c'est un milliard et demi à peu près de chiffre d'affaires par an,
26:28à peu près 15 000 emplois directs et indirects.
26:33Et c'est surtout le seul média qui dépend du code de l'environnement
26:37et donc de fait n'a aucune subvention,
26:41ne profite d'aucune subvention à l'inverse des autres médias.
26:45Et non seulement on n'a pas de subvention,
26:46mais en plus on contribue fortement,
26:48puisque 68% de nos chiffres d'affaires
26:50sont reversés à l'économie française.
26:52Elles sont redistribuées à l'économie française.
26:54Mais alors sous quelle forme ?
26:56Des services, des redevances, des loyers, c'est quoi ?
27:00Vous savez, évidemment, comme membre,
27:02le leader mondial, le groupe Deco,
27:04Médiatransport,
27:07donc l'entreprise que je représente
27:08qui est la deuxième régie en France,
27:10le groupe Cities Media,
27:12et le groupe Phoenix,
27:13et beaucoup d'autres opérateurs en région.
27:16La contribution de nous tous,
27:19c'est une redevance forte,
27:22pour vous donner un ordre d'idée,
27:23c'est un milliard d'euros qu'on a reversés ces deux dernières années,
27:26plus des investissements pour les collectivités.
27:30Si on prend Deco, par exemple,
27:32ce qui est connu, c'est les abribus,
27:34qui sont vraiment, c'est de l'intérêt général,
27:36on rend service aux gens.
27:38Nous, dans l'environnement des transports,
27:40on contribue fortement avec la redevance financière Converse,
27:46soit à la rénovation des gares et des stations,
27:48ou soit même au renouvellement partiel des bus électriques.
27:52Donc, c'est vraiment, pour moi,
27:54c'est le média qui incarne le plus l'impact,
27:57justement, à sa société, à son environnement.
27:59Et puis, il y a le message,
28:00l'affichage, la publicité extérieure,
28:03elle impacte nos vies par les messages qu'elle nous transmet.
28:07C'est quand même une responsabilité importante.
28:10Absolument.
28:10C'est vrai que c'est un média extrêmement puissant, partout.
28:16Et effectivement, on a une vraie responsabilité,
28:18parce que c'est des millions d'individus aujourd'hui qui nous regardent.
28:23Il faut savoir, je m'adresse à l'homme de télévision,
28:25mais c'est vrai que l'affichage d'aujourd'hui,
28:27la publicité extérieure est plus puissante que la télévision.
28:30En nombre de personnes touchées ?
28:31En nombre d'individus, chaque jour.
28:35Et du coup, effectivement,
28:36ça nous donne une responsabilité énorme sur les messages.
28:39Nous, on est très, très stricts.
28:44On travaille beaucoup étroitement avec l'ARPP,
28:46qui est l'ancien BVP,
28:48l'autorité de la régulation publicitaire,
28:51et donc qui nous oblige à avoir une modération très stricte sur les visuels.
28:57Alors, avec un niveau basique qui est, par exemple,
29:01est-ce que toutes les mentions obligatoires, sanitaires, par exemple,
29:05sont bien respectées ?
29:06Ça, c'est le niveau facile.
29:08Et après, on arrive sur des considérations parfois plus compliquées,
29:14parce qu'elles ont affaire soit à des questions politiques, religieuses ou de mœurs.
29:18Et on essaie, justement, de rester un média extrêmement neutre
29:23et responsable aussi de ce point de vue-là.
29:25On y reviendra là-dessus,
29:26parce que je trouve que c'est vraiment un chapitre intéressant,
29:29mais je voudrais bien qu'on prenne quelques minutes
29:30pour s'intéresser à vous, à votre parcours dans les médias et la publicité.
29:36Je crois que vous aimez oser, vous aimez prendre des risques.
29:38Ça fait partie de l'ADN de Valérie Descamps ?
29:43Oui, c'est vrai qu'en fait, je ne me pose pas trop de questions.
29:48Quand je suis convaincue par quelque chose, je ne vois pas forcément le risque.
29:51J'ai plutôt l'envie de le faire, de l'envie d'y aller.
29:54Ça ne marche pas toujours, mais on n'en meurt pas.
29:57Donc, non, mais c'est ça qu'il faut retenir.
29:59Alors, c'est vrai que, d'ailleurs, je vais prendre l'exemple
30:02qui n'a pas forcément été le meilleur pour moi,
30:05quoique, d'un point de vue personnel et intellectuel,
30:07sans doute l'expérience la plus riche,
30:08quand j'ai repris La Tribune avec Alain Veil,
30:12où ça a été compliqué, très compliqué.
30:16Et je me souviens, à l'époque,
30:18Feu Eric Israevitch, qui était le patron des rédactions.
30:21C'était le 15 septembre 2008, si vous vous souvenez de cette date,
30:26la faillite de Lehman Brothers.
30:28Et on avait fait une tribune.
30:31Et si Lehman Brothers s'était appelé Lehman Sisters ?
30:34Est-ce qu'on a eu la même chose ?
30:35Et en fait, l'idée derrière, c'était cette idée du risque.
30:38Est-ce que le risque est un attribut masculin, féminin ?
30:42Tiens, c'est une de vos citations, pardon, je vais vous laisser conclure.
30:44Après, dans mon parcours, j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs personnes
30:47qui ont vu en moi une propension à oser,
30:48mais je crois malheureusement que ce goût du risque
30:51est culturellement encore trop masculin.
30:53Pourquoi vous dites ça ?
30:54Parce que c'est vrai, malheureusement.
30:56C'est la réalité encore aujourd'hui.
30:57Oui, parce que quand vous voyez, par exemple,
31:00ne serait-ce que sur tout ce qui est entrepreneuriat,
31:04c'est intéressant de parler avec des fonds d'investissement.
31:07J'ai eu l'occasion d'en parler beaucoup avec eux.
31:10En fait, un dossier présenté, préparé par une femme
31:13n'est pas le même que celui par un homme,
31:15au sens où elle va demander beaucoup moins d'argent
31:17parce qu'elle va être beaucoup plus prudente.
31:20Elle va être dans une approche pragmatique
31:23et elle ne va pas forcément oser dire assez rapidement
31:26il faut que je lève 20, 40, 50, 100 millions.
31:29Ce qui n'est pas un problème, qui est moins un problème
31:31chez les hommes.
31:33Donc oui, malheureusement, ça continue.
31:36Oui, alors il y a un peu d'auto-censure
31:37et puis il y a aussi des investisseurs
31:41qui sont souvent majoritairement masculins
31:43et qui vont peut-être, on le voit,
31:44quand c'est deux femmes qui viennent présenter un projet
31:46de start-up, elles vont lever moins d'argent
31:49que quand c'est une femme et un homme
31:50ou quand c'est un homme seul ou deux hommes.
31:52C'est vrai, même si je trouve que...
31:54Ça évolue.
31:55Voilà, les choses ont bien évolué quand même,
31:57il faut quand même reconnaître ça.
31:59Mais c'est vrai qu'il y a encore certains secteurs
32:01et la finance en particulier,
32:03c'est encore très, très masculin.
32:05Donc ceci explique peut-être cela,
32:07mais le risque doit plutôt être vu comme...
32:12C'est très banal ce que je vais dire,
32:13mais c'est tellement vrai,
32:14ça doit plutôt être vu et vécu comme une opportunité.
32:18On est bien d'accord.
32:19La publicité extérieure représente aujourd'hui
32:21autour de 5% du marché publicitaire français.
32:27C'est un grand média historique qui va bien,
32:30on peut dire ça comme ça,
32:31peut-être parce qu'il est moins impacté
32:33par le changement des usages,
32:36la numérisation, etc.
32:37Tout à fait.
32:38Alors, on a l'habitude de dire
32:39quand on parle de notre média publicité extérieure,
32:41c'est le plus petit des grands médias.
32:44C'est de moins en moins vrai.
32:46Parce qu'en termes de part de marché,
32:49justement, celui qui résiste le mieux
32:51au tsunami, on peut dire ça du digital,
32:55c'est précisément la publicité extérieure,
32:58la radio aussi, il faut reconnaître,
33:00elle résiste plutôt pas mal.
33:01Mais la publicité extérieure vraiment fait preuve
33:04de véritable résilience.
33:07Pourquoi ?
33:08Déjà parce que c'est un marché
33:09qui n'est pas trop fragmenté.
33:12Finalement, on n'est pas très nombreux.
33:15Et ça, c'est important.
33:16Donc, ça permet d'avoir des acteurs puissants.
33:18Exactement.
33:19Et c'est important aujourd'hui
33:20d'avoir des acteurs puissants
33:21face aux géants qui sont face à nous.
33:25Et puis, je pense aussi que nous,
33:27on apporte aujourd'hui
33:28une véritable alternative au online.
33:31C'est-à-dire, on est tous...
33:35Oui, l'altérative aux médias digitaux,
33:37aux réseaux sociaux, etc.
33:38Oui, mais une fois qu'on n'est plus là-dessus,
33:41on regarde son environnement
33:43et l'environnement, c'est nous.
33:45On est dans la rue,
33:46on est dans les transports,
33:47on est dans les centres commerciaux.
33:48Et donc, on est, je pense,
33:53et je ne suis pas seule à le dire,
33:55le prochain grand mass-média.
33:58On voit que la télé linéaire
34:00s'érode structurellement
34:03et ce n'est pas terminé.
34:05C'est pour ça qu'elle se réinvente par ailleurs.
34:07Sur de la télé segmentée, entre autres,
34:08mais pas que.
34:09Mais bon, pour l'instant,
34:11le gros de l'audience des groupes télé,
34:13ça reste quand même la télé linéaire.
34:15Là, on voit que ça baisse de façon extrêmement rapide.
34:19C'est en train de s'accélérer.
34:21Sur le online, on touche tout le monde.
34:24C'est vrai, les jeunes, mais pas qu'eux.
34:28Et finalement, en dehors de ces plateformes online,
34:34pour aller toucher dans la vraie vie,
34:36dans le réel, dans le offline,
34:38des cibles actives, jeunes, urbaines,
34:43en réalité, il n'y a que nous.
34:44Il n'y a que nous, en extérieur.
34:46La presse, malheureusement,
34:48pour avoir travaillé des années,
34:51elle est aussi sur une tendance d'érosion forte.
34:53Donc, je pense que c'est ça qui fait
34:55qu'on résiste plutôt bien.
34:56C'est qu'il y a une très bonne complémentarité,
34:59en fait, entre l'usage, aujourd'hui,
35:01extrêmement important sur les devices,
35:04sur le online,
35:05et le rapport à la vraie vie
35:07dans son environnement physique extérieur.
35:09Mais alors, il y a quand même...
35:10Enfin, c'est un média qui évolue,
35:12qui innove,
35:13et il y a un affichage numérique aussi
35:17qui se développe
35:18et qui est en train de transformer
35:19peut-être à la fois la créativité,
35:23l'efficacité de l'affichage extérieur.
35:26Alors, vous avez parfaitement raison.
35:27C'est vrai que le vrai driver
35:29de notre croissance ces dernières années,
35:30c'est le numérique.
35:32Alors, ce qu'on appelle,
35:32dans notre jargon à nous,
35:33le DOH,
35:34digital, la haute forme,
35:36c'est tout simplement un écran numérique
35:40qui diffuse en boucle
35:42des messages publicitaires
35:43à peu près de 10 secondes,
35:44sans son.
35:45En général, on a des environnements
35:47qui l'interdisent
35:48ou ce n'est pas pertinent.
35:51Et c'est vrai que, en fait,
35:52si vous voulez,
35:53au-delà de cette digitalisation
35:56de nos écrans,
35:56on les a surtout rendus plus intelligents.
35:59Et donc, on a aujourd'hui
36:00la capacité à faire des communications
36:02sur nos supports
36:03avec des agrégats de performance
36:06qu'on n'avait pas avant.
36:08Si je prends le cas, par exemple,
36:10de Média Transport,
36:11que je connais bien,
36:13aujourd'hui, on est capable
36:14de calculer l'audience
36:16à la demi-heure
36:18par station de métro
36:20ou par grande gare
36:21partout en France.
36:22Comment vous faites ?
36:23Tout simplement avec des collecteurs
36:24qui sont installés
36:26sur l'ensemble
36:26de nos emplacements publicitaires.
36:28Du reste,
36:29le groupe de co-Cities
36:30ont chacun leur solution.
36:32C'est quoi un collecteur ?
36:33C'est un collecteur de data
36:34qui marche.
36:37Il calcule le nombre de personnes
36:38qui passent devant un écran,
36:39c'est ça ?
36:40Absolument.
36:40Je vous rassure,
36:41tout est RGPD.
36:43Tout est évidemment
36:43CNIL compatible,
36:44sinon on ne pourrait pas le faire,
36:45notamment dans les environnements publics.
36:47Autant vous dire
36:47que c'est extrêmement contrôlé
36:49et c'est tant mieux.
36:50Et oui,
36:51en fait,
36:52ils détectent votre adresse MAC
36:54et on est capable,
36:55je ne sais pas
36:56que vous êtes Thomas Hugues,
36:57mais je sais
36:58que vous êtes
36:59entré à la station
37:01Charles Legault-Létois,
37:02vous avez pris votre correspondance
37:03ligne 6
37:03et que vous êtes sorti
37:05à la station Nation.
37:07Donc on arrive comme ça
37:08à reconstituer
37:09des parcours,
37:11des profils aussi
37:12et ça,
37:13c'est la vraie révolution
37:14de l'affichage.
37:16L'affichage,
37:16c'est longtemps vendu
37:18à la face.
37:20Aujourd'hui,
37:20on est capable
37:21de qualifier des cibles
37:22et des véritables réseaux
37:23et c'est une vraie révolution
37:24pour nous.
37:24On y reviendra
37:25dans un instant
37:26parce que c'est la question
37:27que le DG d'Ecosem
37:29qui était à votre place
37:29la semaine dernière
37:30vous pose
37:32sur la personnalisation,
37:33jusqu'où on peut aller
37:34dans la personnalisation
37:34mais en vous entendant
37:36décrire finalement
37:37cette évolution
37:38de l'affichage,
37:40évidemment,
37:41c'est de la vidéo,
37:42donc c'est de l'électricité,
37:44c'est des données,
37:45c'est des data centers,
37:46etc.
37:47Comment vous conciliez
37:48cette révolution technologique
37:50et l'impact carbone
37:51de votre métier ?
37:52Alors,
37:53c'est vrai que c'est totalement
37:54contre-intuitif
37:55mais la digitalisation
37:58de nos inventaires
37:59nous a permis
38:00de diminuer
38:02tous
38:02nos émissions carbone
38:04et consos électriques.
38:05Comment c'est possible ?
38:06Je ne comprends pas.
38:07Tout simplement
38:07parce que quand vous avez
38:09un écran numérique
38:10qui est capable
38:11justement
38:12de cibler
38:13précisément
38:14alors le lieu
38:16on l'a nativement,
38:17c'est la force
38:17de l'affichage,
38:19c'est tout ce qu'on cherche
38:20sur le online aujourd'hui
38:21c'est de la géolocalisation
38:22parce que c'est immobilier.
38:23Nous,
38:24on a ça nativement.
38:25Donc,
38:26en fonction du lieu
38:27de votre emplacement publicitaire
38:28comme je viens
38:29de vous l'expliquer
38:29en fonction des heures
38:30on va savoir cibler.
38:31Ça,
38:32ça nous permet
38:32de vendre plus cher.
38:35Quand vous avez
38:36une cible parfaitement ciblée,
38:38elle vaut plus cher
38:39qu'une cible pas ciblée.
38:40Ça,
38:40c'est basique
38:41en termes de marketing
38:42et donc du coup,
38:44comme il nous permet
38:44de faire beaucoup plus de revenus,
38:46on n'est pas obligé
38:47d'avoir autant
38:48d'emplacements publicitaires.
38:49Donc,
38:50en fait,
38:50l'installation
38:51des écrans numériques
38:52nous permet
38:53de dédensifier
38:55fortement
38:56le nombre
38:57d'emplacements publicitaires.
38:59Ok,
39:00donc il y aura moins
39:00de panneaux d'affichage
39:01dans nos villes
39:02parce qu'on aura plus
39:03d'écrans numériques
39:04si je comprends bien.
39:05Dans les gares,
39:06en France,
39:08nous avions auparavant
39:08à peu près
39:0912 000
39:10emplacements publicitaires.
39:12Papiers,
39:13en grande majorité,
39:14rétro-éclairés
39:15ou collés.
39:16Bon,
39:17tout ça,
39:17ça a une empreinte carbone
39:18aussi,
39:18c'est pas neutre.
39:21Aujourd'hui,
39:22il y a 3 000 écrans numériques.
39:24On a tout enlevé.
39:26Donc,
39:26en fait,
39:26le fait de diviser par 4
39:28le nombre de mobiliers...
39:30Ce ne sont pas des usages
39:31qui s'empilent
39:32parce que c'est souvent ça,
39:33on se rend compte de ça.
39:34Ah ben non,
39:34non.
39:35Chaque fois qu'il y a
39:35un nouvel usage,
39:36en fait,
39:36on dit,
39:37ah mais oui,
39:37c'est super,
39:37il va remplacer le précédent
39:38sauf qu'il s'empile.
39:40Non,
39:41alors après,
39:41il y a des environnements
39:42où on peut tout digitaliser,
39:43d'autres où c'est moins possible,
39:45mais en fait,
39:46ça nous permet
39:47de faire plus de croissance
39:48avec moins de consos électriques
39:51et d'émissions CO2.
39:53Et c'est prouvé.
39:54D'ailleurs,
39:55l'UPE a été le premier média
39:57en 2022
39:59à déposer son contrat climat
40:01et s'est engagé
40:03tout de suite
40:04à avoir des baisses
40:05de ces trajectoires
40:07carbone
40:07et électricité
40:09qu'on a déjà dépassées.
40:11On avait dit
40:11base 2019,
40:13on va réduire
40:14de 20%
40:15nos émissions carbone
40:17à horizon 2025.
40:18On est déjà
40:19à moins 25%
40:21d'accord,
40:23par rapport à 2019.
40:24Les dernières en 2024,
40:25par rapport à 2019
40:25et on a l'objectif
40:27de les réduire
40:28de 48%
40:29à horizon 2030.
40:30Et la digitalisation,
40:31la numérisation
40:32en grande partie
40:33permet ça ?
40:34Oui,
40:34parce qu'encore une fois,
40:35elle nous permet
40:36de dédensifier.
40:37D'accord.
40:38Ce qui est aussi
40:38une demande,
40:40je vous l'ai rappelé
40:41tout à l'heure,
40:41on dépend du code
40:42de l'environnement.
40:43Donc,
40:44on a aussi
40:44une responsabilité
40:45par rapport
40:46à notre emplacement
40:47dans l'environnement,
40:48dans le paysage.
40:50Et donc,
40:50c'est vrai qu'aujourd'hui,
40:51nous,
40:51on préfère largement
40:52en avoir moins,
40:55mais qu'il soit
40:55beaucoup mieux placé
40:56et plus efficace.
40:58Bon,
40:58on en revient
40:59effectivement à cette
41:00personnalisation
41:02de la publicité.
41:07C'est la question
41:07que Connor O'Ryan,
41:08qui est le DG d'Ecossem,
41:09a voulu vous poser
41:12la semaine dernière.
41:13On l'écoute.
41:13Bonjour Valérie,
41:14j'espère que votre interview
41:16s'est bien passée.
41:17J'avais une question
41:17pour vous
41:18par rapport
41:18à la publicité.
41:21C'est,
41:22est-ce que vous voyez
41:22un futur
41:23où la publicité
41:25à l'extérieur
41:25s'adoptera
41:26à la personne
41:27qui la regarde ?
41:28Et si oui,
41:29dans quel délai ?
41:30Merci.
41:31Alors,
41:32on est un peu encore
41:33dans un film
41:34de science-fiction,
41:34mais pas tant que ça.
41:36Maïmer et Thierry Porte,
41:38c'est le film
41:39de Spielberg
41:40auquel on pense
41:41tout de suite.
41:42En fait,
41:43c'est possible aujourd'hui.
41:45La technologie,
41:46elle existe déjà
41:47depuis un moment.
41:48On est capable
41:49aujourd'hui
41:50d'avoir
41:51justement
41:51des collecteurs
41:52qui font
41:54du profiling
41:56en fonction
41:56de votre visage
41:57et je vais être capable
41:58de dire
41:59vous êtes un homme,
42:00vous êtes entre
42:0035 et 50 ans.
42:02C'est gentil,
42:03vous m'avez rajeuni.
42:05Je vais avoir
42:06pas mal d'informations
42:06comme ça,
42:07mais automatisées
42:08et donc
42:09qui vont me permettre
42:10en plus
42:11de pouvoir
42:12vous adresser
42:13un message
42:13comme on le voit
42:14dans Minority Report
42:15quand vous rentrez
42:16dans le magasin
42:16de chaussures
42:17et qui vous dit
42:18bonjour Thomas,
42:19vos chaussures sont arrivées.
42:20Bon,
42:20c'est possible.
42:22Par contre,
42:23ça ne l'est pas
42:24d'un point de vue RGPD.
42:25Donc le règlement général
42:26de la protection des données
42:27dit on ne peut pas faire ça.
42:28Non.
42:29Alors peut-être
42:30heureusement d'ailleurs.
42:31C'est ce que j'allais dire.
42:32Peut-être qu'il faut
42:33savoir garder
42:35quand même
42:35une maîtrise
42:36pour que cette publicité
42:40ne devienne pas
42:41trop invasive.
42:42Je pense que
42:42c'est ça qu'il faut trouver
42:43en fait
42:44et c'est ça qui est difficile
42:45c'est qu'il faut trouver
42:46le bon équilibre
42:47entre l'efficacité
42:48et en même temps
42:50ne pas être intrusif,
42:52ne pas être invasif
42:52par rapport aux clients.
42:54Donc la question
42:55elle est intéressante
42:56parce qu'encore une fois
42:57de toute façon
42:58aujourd'hui la techno
42:58elle est déjà sans limite.
43:01On peut déjà tout faire.
43:03À la fois passionnante
43:04et pardon de nous interrompre
43:05mais à la fois passionnante
43:05et quand même
43:06un peu inquiétante
43:06parce que ce que vous décrivez
43:08c'est du traçage permanent
43:10en fait.
43:10Alors c'est vrai.
43:11Dans un pays démocratique
43:12avec un règlement
43:15qui est assez contrainte
43:17mais qui existe
43:18ben voilà
43:18il y a des limites
43:20mais dans un pays dictatorial
43:21ça veut dire que
43:22la plupart du temps
43:23d'ailleurs dans les pays
43:24dictatoriaux
43:26vous avez un contrôle
43:28permanent
43:28des individus.
43:31Alors bien sûr
43:31que ça fait peur
43:32peut-être que
43:33pour certains sujets
43:35tout ce qui concerne
43:37la protection
43:38la sécurité des gens
43:39c'est important
43:40mais pour d'autres
43:41je pense qu'il faut
43:42effectivement
43:43se réserver
43:44et rester
43:45quand même
43:46très respectueux
43:47justement
43:48de toutes ces règles.
43:49Mais on pourrait l'assouplir
43:50ce RGPD
43:51notamment dans le domaine
43:52de la publicité
43:53pour parler de ce que vous connaissez.
43:55Oui en l'occurrence
43:56avec ce qui se fait déjà
43:58un petit peu
43:58dès l'instant
43:59où on est en opt-in
44:01c'est-à-dire
44:01on demande le consentement
44:03actif
44:03à un individu
44:05qui est donc
44:05d'accord
44:07pour recevoir
44:08des publicités
44:09de tiers
44:09ou des partenaires
44:10ce qu'on a tous
44:11aujourd'hui déjà
44:11sur internet
44:12vous dites
44:13refuser
44:13refuser partiellement
44:14ou accepter tout.
44:15On pourrait tout à fait
44:17l'imaginer
44:17demain
44:18sur nos devices
44:19dans le transport
44:20mais
44:20mon avis
44:22sur le sujet
44:24c'est que
44:24s'agissant de notre média
44:26ce serait une bêtise
44:27parce que je vous ai dit
44:29tout à l'heure
44:29la force qu'on a
44:30et l'avenir qu'on a
44:31c'est de rester
44:32de devenir
44:34le grand mass média
44:35donc mass média
44:36c'est cette capacité
44:38à toucher
44:39des millions
44:39d'individus
44:40en même temps
44:40donc
44:42vous voyez ce que je veux dire
44:43ce serait un peu
44:43l'antithèse
44:44donc nous on part
44:45du principe
44:46que finalement
44:46cette techno
44:47elle existe
44:48aujourd'hui
44:49sur le online
44:50sur le web
44:51mobile
44:51sur le web
44:52tout court
44:52on est dans
44:54cette complémentarité
44:55et de toute façon
44:57d'un point de vue
44:57général
44:58je pense que
44:58d'un point de vue
44:59vie privée
44:59c'est pas plus mal
45:00qu'on en reste là
45:00aujourd'hui
45:01alors on parlait
45:01de l'impact
45:02sociétal
45:03du contrôle
45:05qui peut être
45:06réalisé
45:07sur le contenu
45:08d'un affichage
45:10et d'une publicité
45:11il y a eu
45:13une polémique récente
45:14sur cette publicité
45:15qui vante l'adultère
45:16en disant qu'un allemand
45:16c'est mieux qu'un antidépresseur
45:18et que ça ne creuse pas
45:18le déficit
45:19de la sécurité sociale
45:20bon c'est fait pour choquer
45:21c'est fait pour qu'on en parle
45:22bravo c'est réussi
45:23je suis en train
45:23d'en parler
45:24est-ce que c'est un message
45:26qu'on veut voir s'afficher
45:27dans le métro
45:28écoutez
45:28vous avez dû être confronté
45:29à cette question-là
45:30oui parce que c'est sur le réseau
45:32et on est en plein débat
45:34là-dessus
45:36écoutez
45:36je pense que
45:38on a une responsabilité
45:39en tant que diffuseur
45:41de s'assurer encore une fois
45:43que les règles
45:44la réglementation
45:45les lois en vigueur
45:46etc. sont respectées
45:47je pense qu'il ne faut pas
45:48oublier le sens de l'humour
45:50cette campagne
45:51elle peut choquer
45:52certes
45:53mais elle est drôle
45:53bon
45:54alors après l'humour
45:55vous allez me dire
45:56c'est quelque chose
45:56de tout à fait discutable
45:57nous effectivement
45:59on a reçu pas mal de messages
46:00en disant
46:00mais comment vous pouvez
46:01diffuser
46:02campagne pareille
46:03comment vous pouvez
46:04comparer ça
46:05bon
46:07nous
46:08écoutez
46:08on essaye
46:09je vais être très honnête
46:10moi elle m'a fait marrer
46:11mais voilà
46:11il ne faut pas qu'on tombe
46:13non plus dans un côté
46:14trop régressif
46:15c'est un peu ce qu'on constate
46:17en ce moment
46:17alors c'était pour ça
46:18que je voulais aussi
46:19venir sur ce terrain
46:20parce que
46:20d'abord
46:21comment vous choisissez
46:23c'est très personnel
46:25vous le disiez à l'instant
46:26l'humour
46:27le niveau
46:30voilà à quel moment
46:31on se dit
46:31ça non
46:32il ne faut pas le faire
46:33et donc on le censure
46:34parce que c'est un acte
46:35de censure
46:36ou alors au contraire
46:36on se dit
46:37c'est un peu limite
46:38mais on peut oser
46:40alors en fait
46:41ce n'est pas du tout personnel
46:43d'accord
46:43pas du tout
46:44au contraire
46:45ça répond vraiment
46:46à des critères très précis
46:47c'est à dire que nous
46:48on part sur
46:50est-ce que les mentions
46:50obligatoires sont là
46:51oui
46:52non
46:52elles sont là
46:53ok
46:53est-ce que le message
46:55n'a pas par exemple
46:56si on reste sur le sujet
46:57environnemental
46:59quand on a
47:00nous on a signé
47:01une charte là-dessus
47:02pour que justement
47:03les allégations
47:04environnementales
47:05ne soient pas
47:06disproportionnées
47:07dès qu'on voit
47:08pour n'importe quel
47:09produit
47:09je vais reprendre
47:11une vieille phrase
47:12de Coluche
47:12je lave plus blanc
47:13que blanc
47:13ça ça passe pas
47:14d'accord
47:15ça passe pas
47:15ensuite
47:17tout ce qui va être
47:18très à l'humour
47:19dès l'instant
47:20où ce n'est pas
47:21diffamatoire
47:22ou comparatif
47:23ou je ne sais quoi
47:25ben voilà
47:27on prend
47:28mais la société
47:29elle évolue
47:29il y a des publicités
47:30qu'on ne peut plus diffuser
47:32et qu'on diffusait
47:33il y a 30 ans
47:34oui
47:34et je ne sais pas
47:35s'il faut s'en réjouir
47:36moi je trouve ça
47:37extrêmement triste
47:38parce qu'on a
47:38énormément perdu
47:40d'un point de vue
47:40liberté
47:41liberté individuelle
47:42ça c'est clair
47:43mais même liberté
47:45collective
47:46aujourd'hui
47:46alors je ne sais pas
47:48si c'est grâce
47:49ou à cause
47:50des plateformes
47:52qui en fait
47:53ça a toujours existé
47:54je suis d'accord
47:55pas d'accord
47:55je suis choqué
47:56pas choqué
47:56sauf qu'aujourd'hui
47:57sur les plateformes sociales
47:58on a une telle répercussion
48:00et malheureusement
48:02on a telles communautés
48:03aujourd'hui
48:04qui sont radicalement opposées
48:06qu'on n'arrivera jamais
48:07à faire l'unanimité
48:08donc nous on est obligé
48:09de passer au-dessus
48:10et d'avoir
48:11des réflexes
48:13juridiques
48:14réglementaires
48:15déontologiques
48:16plutôt que des avis personnels
48:18et régulièrement
48:19on est critiqués
48:20mais juridiquement
48:22parce que ça nous arrive
48:23d'aller jusque là
48:24juridiquement
48:25on nous donne raison
48:26donc
48:27Glidden
48:28c'est
48:29certains jugeront
48:31que c'est de mauvais goût
48:32peut-être
48:33moi comme vous
48:34ça m'a fait marrer
48:35et on n'a pas vu
48:36véritablement
48:37de problème
48:38Chine
48:39c'est encore
48:40un autre exemple
48:41Chine
48:42on n'a aucune raison
48:44juridique
48:45aujourd'hui
48:45de refuser Chine
48:46mais quand vous voyez
48:48que le gouvernement
48:49lui-même
48:49prend la parole
48:51et puis en plus
48:51avec ce qui s'est passé
48:52et ce qu'on a découvert
48:53sur les plateformes
48:55là tout de suite
48:56du coup
48:56on n'a pas voulu diffuser
48:57vous voyez
48:58donc il y a
48:58une idée de contexte
49:01aussi
49:01qui doit
49:03beaucoup nous
49:04nous influencer
49:05ça veut dire
49:05refuser un budget
49:07important aussi
49:07bah oui
49:08bah oui
49:09mais oui
49:11et dans les temps
49:13difficiles
49:13du moment
49:14ça ne nous fait pas
49:16dévier
49:17il faut qu'on
49:17on a une vraie responsabilité
49:19et on ne peut pas
49:20jouer avec ça
49:21je voudrais qu'on parle
49:22de l'intelligence artificielle
49:23vous dites
49:23l'IA c'est un outil
49:25ce n'est pas un remplaçant
49:26la créativité
49:28restera humaine
49:29vous avez commencé
49:30à en parler tout à l'heure
49:31mais quel rôle
49:32l'IA prend
49:33quelle place
49:34l'intelligence artificielle
49:35prend déjà
49:35dans votre métier
49:36dans vos métiers
49:36alors dans les métiers
49:38de la communication
49:39là je vais élargir
49:40un peu plus
49:40que la publicité extérieure
49:42ça prend évidemment
49:44une place aujourd'hui
49:45dans tout ce qui est
49:46production
49:47des messages
49:48quand vous avez
49:50des agences
49:51de communication
49:52vous avez des équipes
49:53qui sont là
49:54pour réfléchir
49:55pour les directeurs
49:55création
49:56directeurs artistiques
49:57ceux là
49:57ce sont les plus grands
49:59assets des agences
50:01parce que c'est eux
50:02qui ont l'idée
50:03et l'idée
50:05je pense pas
50:07que l'IA
50:08demain est prête
50:09à nous en inventer
50:10c'est ça le truc
50:11c'est qu'il faut inventer
50:12à chaque fois des idées
50:13donc cette partie là
50:14n'est pas
50:15à mon sens
50:16n'est pas inquiétée
50:18en revanche
50:19pour réaliser l'idée
50:21pour la mettre en scène
50:22pour en faire un film
50:23si on parle de films publicitaires
50:24par exemple
50:24il y a des films
50:25100% IA
50:26qui sont sortis aujourd'hui
50:27donc il y a des dizaines
50:27de personnes
50:28qui n'ont pas travaillé
50:29et ça c'est une réalité
50:31et c'est un vrai sujet
50:32c'est un vrai sujet
50:34là pour le coup
50:35une vraie inquiétude
50:35parce que
50:36effectivement
50:37on a une productivité
50:39aujourd'hui
50:40on le voit
50:41c'est impressionnant
50:42les progrès de l'IA
50:43d'un point de vue
50:44image vidéo
50:45c'est hallucinant
50:47on n'arrive plus
50:48à faire la différence
50:49déjà
50:49donc là
50:51évidemment
50:51il va se passer
50:52quelque chose
50:53alors
50:54il faut comme toujours
50:55il faut se réinventer
50:57et trouver
50:59quels seront
51:00les leviers
51:01et les différenciants
51:02avec l'IA
51:03moi je pense
51:05effectivement
51:05qu'il faut plutôt
51:06prendre l'IA
51:07comme une alliée
51:08tout en gardant
51:09la maîtrise
51:10c'est ça le sujet
51:11en fait
51:12des technos
51:12c'est toujours
51:12le même sujet
51:13c'est génial
51:14ça nous fait gagner
51:15du temps
51:16ça peut même
51:17nous rendre plus intelligents
51:18mais il faut en garder
51:20la maîtrise
51:21et je pense que
51:22c'est le grand
51:22grand risque
51:23qu'on peut avoir
51:24avec l'IA
51:24d'ailleurs
51:25la plupart des grands patrons
51:27le disent eux-mêmes
51:28il faut quand même
51:28rester vigilant
51:29sur ce point
51:31merci
51:32beaucoup
51:32Valérie Bécamp
51:33et à bientôt
51:34sur BeSmart4Chain
51:35j'en passe tout de suite
51:35à notre rubrique
51:37start-up et innovation
51:38Smart Ideas
51:45avec Mayane Dautré
51:47bonjour
51:47bonjour
51:48bienvenue
51:48vous êtes la co-fondatrice
51:50d'Arsen
51:51l'une des entreprises
51:51lauréates du concours
51:52With Move
51:53With Manutans
51:54j'y arrive
51:55vous l'avez créé
51:55il y a un an
51:56avec Apolline Correa Lopez
51:58et Margot Lavallée
51:59avec quelle idée
52:00pourquoi vous avez créé Arsène ?
52:01en fait non
52:02on s'est dit
52:02on veut faire un produit
52:03qui touche beaucoup de monde
52:04donc on s'est intéressé
52:06aux produits
52:06les plus consommés
52:07en France
52:08on est rapidement arrivé
52:09sur le café
52:09et on a vu les problématiques
52:11qui pouvaient être associées
52:12globalement c'est santé
52:13ça tout le monde le sait
52:15on peut avoir des remontées acides
52:16des palpitations
52:17un petit peu de stress
52:18mais ce qu'on sait moi aussi
52:19c'est que le café
52:20a un impact sur l'environnement
52:21c'est le sixième produit
52:23à l'origine de la déforestation
52:24ça consomme beaucoup d'eau
52:26plus que la viande rouge
52:27qui est déjà extrêmement médiatisée
52:28et puis en plus de ça
52:30les scientifiques
52:30ils parlent d'une diminution par deux
52:32de la production mondiale
52:33d'ici 2050
52:34donc on est face
52:35à un véritable problème de fond
52:37il y a un manque de disponibilité
52:39dans le café
52:39à venir
52:39ça va coûter de plus en plus cher
52:40c'est déjà le cas aujourd'hui
52:41c'est déjà le cas
52:42plus de 40% en un an
52:44sauf que le café
52:45on le sait tous
52:46c'est hyper important
52:47dans notre quotidien
52:48donc on s'est dit
52:49on ne peut pas
52:49ne plus avoir de café
52:50il y a des problèmes santé
52:51environnement
52:52il faut créer une alternative
52:53alors à base de quoi
52:55c'est pas du café
52:56c'est une boisson arsène
52:58c'est quoi
52:58c'est à base de lupin
52:59ce qui a donné le nom
53:00de la marque arsène
53:01donc arsène lupin
53:02notre slogan
53:03cambrioleur des saveurs
53:05nous en fait
53:05l'objectif
53:06c'est de recréer
53:06l'expérience d'un café
53:07on parle d'expérience
53:09on est complémentaire
53:10on utilise des plantes
53:11qui sont 100% françaises
53:13qui poussent
53:14dans le grand ouest
53:14donc Bretagne
53:15Loire-Atlantique
53:16et puis qui sont
53:16beaucoup plus douces
53:17pour votre corps surtout
53:18donc il y a du lupin
53:20il y a du pois chiche
53:22et de la chicorée
53:23ok
53:24et alors comment
53:25parce que c'est itératif
53:25quand on crée une boisson
53:27vous l'avez goûté souvent
53:27tous les copains ont participé
53:30c'est ça ?
53:31ah non mais oui
53:31nous on est ingénieurs
53:32agroalimentaires
53:32donc on a fait
53:33vraiment un process
53:34d'expérimentation
53:36on a testé
53:37toutes les matières
53:38premières françaises
53:39possibles
53:39imaginables
53:40le riz
53:40les potes
53:41le saladin
53:41enfin bref
53:42et après des centaines
53:43de tests
53:44avec nos copains
53:45mais aussi des personnes extérieures
53:46pour faire le produit
53:47le plus gourmand possible
53:48et alors l'objectif
53:49c'était de trouver
53:50un goût qui soit
53:51le plus proche possible
53:52de celui du café
53:53quand même
53:53c'est vers ça
53:55que vous tendiez ?
53:56c'est exactement vers ça
53:57en fait le constat
53:57c'est de se dire
53:58que les gens arrêtent
53:59de boire du café
53:59pas parce qu'ils n'aiment pas
54:01mais parce qu'ils ont
54:02des soucis de santé
54:03donc quand on crée
54:04une alternative
54:05on va chercher
54:06à retrouver l'expérience
54:07du consommateur
54:08vers ce qu'il aime
54:08d'accord
54:09et donc alors
54:10le point de départ
54:11on fait une alternative
54:12au café
54:12on trouve les produits
54:13on trouve le goût
54:14ensuite évidemment
54:15quand on crée
54:15une start-up aujourd'hui
54:17on cherche à limiter
54:17son impact
54:18son impact carbone
54:19son impact en eau
54:20etc
54:21comment vous avez fait ça ?
54:22tout à fait
54:23en fait c'est l'ADN d'Arsen
54:24de faire un produit
54:24qui soit éco-responsable
54:26donc dans le choix
54:26de nos matières premières
54:27on s'est sourcés
54:28sur des choses
54:28qui sont 100% françaises
54:30c'est des légumineuses
54:31donc je ne sais pas
54:32si vous savez
54:32mais les légumineuses
54:33sont hyper positives
54:34pour le sol
54:35elles ont l'intérêt
54:36de revaloriser
54:37donc justement
54:38les sols
54:39en les enrichissant
54:40en azote
54:41et donc ça consomme
54:42très peu d'eau notamment
54:43d'accord
54:43et donc vous êtes ici
54:45parce que vous êtes
54:46faites partie des lauréats
54:48et lauréates du concours
54:49Move with Manutin
54:51alors ça vous donne
54:53un peu d'exposition médiatique
54:54déjà
54:54et qu'est-ce que ça vous apporte ?
54:56le groupe Manutin
54:58c'est un groupe
54:58que la renommée
54:59n'est plus à faire
55:00et surtout son expertise
55:01ce programme d'un an
55:02nous permet vraiment
55:03d'avoir accès
55:04aux meilleurs professionnels
55:05de chaque secteur d'activité
55:07et nous accompagne
55:08d'un point de vue
55:09très opérationnel
55:10nous on est une jeune entreprise
55:11on n'a pas encore
55:12toutes les ressources
55:13pour avoir tous les experts
55:14sur tous les secteurs
55:15et le groupe nous permet
55:16de mettre à disposition
55:18leurs employés
55:19pour nous accompagner
55:20sur ces différences
55:20ça a déjà commencé
55:21ou c'est trop tôt ?
55:22ça a commencé oui
55:22depuis deux mois déjà
55:24alors avec qui ?
55:25donc c'est du mentorat
55:26en quelque sorte
55:27c'est clairement du mentorat
55:28et puis sur différents sujets
55:29à la fois sur notre e-commerce
55:31sur la partie juridique
55:33ils vont nous accompagner
55:34sur notre levée de fonds
55:35bon très bien
55:35ça fait des belles perspectives
55:37et justement
55:37ce marché des alternatives au café
55:39comment vous le voyez évoluer ?
55:41c'est un marché
55:41qui est en pleine émergence
55:42aujourd'hui on est vraiment au démarrage
55:44nous on le voit un petit peu
55:45comme le marché des viandes végétales
55:47ou du lait végétal
55:48qui il y a 10 ans
55:48était très peu connu
55:50mais aujourd'hui c'est une évidence
55:51il représente déjà 10%
55:53du marché du café mondial
55:55c'est 13 milliards d'euros
55:56dans le monde
55:57donc il y a un véritable potentiel
55:59de croissance
56:00aujourd'hui très peu
56:01de marques sont positionnées
56:03sur ce créneau d'activité
56:04donc il y a tout à faire
56:05et plein de places à prendre
56:06en vous écoutant
56:07viande végétale, lait végétale
56:09sauf que
56:09est-ce que vous avez le droit
56:10de dire café ?
56:10non ?
56:11pour l'instant on a le droit
56:12de dire café
56:12nous c'est pas ce qu'on utilise
56:13mais on parle vraiment
56:14d'alternative au café
56:16et on se positionne
56:17comme quelque chose complémentaire
56:18d'accord
56:19très bien
56:19merci beaucoup
56:20Mayane Dautré
56:21et bon vent
56:21à Arsène
56:23je vous dis à très bientôt
56:24sur notre antenne
56:26merci à toutes et à tous
56:27de votre fidélité
56:28à très vite
56:28salut !
56:29Sous-titrage Société Radio-Canada
56:33Sous-titrage FR ?
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