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  • il y a 2 jours
Samedi 20 juin 2026, retrouvez Chérifa Benyoub-Linossier (présidente, Oceanic Influence & Strategies), David Camara (Intervenant en entreprise sur les enjeux d'équité femmes-hommes) et Marie ELOY (Présidente, Femmes des Territoires et Bouge ta Boîte) dans 4GOOD, une émission présentée par Alix Nguyen.

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05:58Voilà le beau sujet de réflexion qui nous attend aujourd'hui.
06:00Merci beaucoup Thomas.
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06:47S'appliquer également de façon à soutenir et ne plus justifier ce qu'il n'y a pas à justifier.
06:53C'est-à-dire que pour moi, le cadre réglementaire, c'est la loi.
07:23patronal, c'est-à-dire que je suis patronal, c'est-à-dire que j'ai dû beaucoup lutter pour
07:26faire accepter tout ça à mes pères.
07:28Et donc, je me dis, par respect pour ceux qui ont œuvrer déjà aussi avant nous, appliquons les lois et
07:36faisons en sorte qu'elles soient connues, reconnues avec effectivement tout un tas d'outils qui permettent de sensibiliser, d
07:43'informer, etc.
07:44Mais quand on est cadre et quand on est en leadership, je regrette, mais la première chose à faire, c
07:49'est de faire respecter les lois.
07:50Donc effectivement, c'est super, on a des indicateurs, on a mis tout un tas d'outils en place, mais
07:56si ça ne démarre pas de la gouvernance, si ça ne démarre pas de la gouvernance, on n'y arrivera
08:00pas.
08:00Et dans la gouvernance, il faut qu'elle soit mixte de façon à pouvoir apporter notre vision du monde des
08:07femmes dans ce monde très masculin et faire en sorte...
08:12Donc moi, je dis contre dans le sens où il nous manque par contre un outil, un outil étatique d
08:18'évaluation normative, et ça, on ne l'a pas.
08:21Donc aujourd'hui, c'est comment on fait respecter le cadre réglementaire dans chacune de nos entreprises.
08:27Et quand je dis entreprise, je veux parler aussi des associations, parce qu'en fait, l'entreprise, on confond souvent
08:33le monde du 440.
08:34Par exemple, on parle des femmes dans le 440, c'est super. Moi, je suis femme chef d'entreprise, en
08:39fait.
08:39Moi, je suis femme de patrimoine, en fait. Mon entreprise, c'est mon patrimoine.
08:43Donc, il n'y a personne qui milite pour moi pour dire plus de femmes chefs d'entreprise, des femmes
08:48de patrimoine, pas des femmes...
08:50Et je n'ai rien contre elles. Mais quand on est salarié d'une grosse entreprise, on reste salarié.
08:55On n'est pas femme chef d'entreprise. Donc, moi, je milite pour beaucoup d'actions du monde de l
09:00'entrepreneuriat au féminin dans nos réalités,
09:03dans nos réalités de tous les jours. Et je trouve qu'on a quand même beaucoup avancé par militantisme féministe,
09:10parce que je ne me cache pas d'être féministe, dans des parcours législatifs très complexes.
09:16Et quand, enfin, on arrive à avoir une loi, eh bien, il faut la respecter.
09:20Et ça, c'est notre première action.
09:21Je vais compléter, du coup, vu que j'étais avec Chérifa, mais c'est marrant, parce que c'est sur
09:25un angle assez différent, finalement.
09:29Moi, je ne sais pas si je suis tant féministe que pragmatique, et qu'au regard de l'état de
09:34notre population,
09:35et pour la même raison qu'on veut plus de diversité au sens large du terme,
09:39plus de représentation des différentes cultures de notre pays dans les organisations,
09:43je pense que c'est surtout le besoin de revoir le logiciel et le mode de pensée de celles et
09:49ceux qui décident aujourd'hui très majoritairement dans les organisations.
09:52C'est pour ça qu'on peut mettre davantage de contraintes réglementaires.
09:55Mais d'ailleurs, on a déjà eu le débat ici sur la diversité au sens large.
09:58C'est le même problème.
09:59C'est que le cadre réglementaire peut contraindre sur l'accès, par exemple, pour les personnes à mobilité réduite,
10:04ou les personnes qui ont des différentes formes de handicap.
10:05Le quota, il n'a pas suffi à faire suffisamment progresser le sujet, parce qu'à un moment donné, il
10:10faut dépasser ce seul cadre réglementaire.
10:13Donc, évidemment, il en faut, mais moi, je pense qu'il faut surtout qu'on le complète.
10:16On pourra le développer ensuite, mais pour vivre des organisations qui ont une vraie mixité globale, au sens global du
10:23terme,
10:23voire une part des effectifs très féminins dans le cas de certaines structures associatives,
10:27en fait, on voit bien que ce qui fait que ça fonctionne, voire ce qui fait que ça déséquilibre parfois
10:31dans le sens inverse,
10:33c'est que globalement, tout le monde a bien compris l'intérêt de le faire.
10:35L'avantage, la richesse que ça apporte, le fait que tout le monde s'en retrouve grandi.
10:40Alors, je partage et je ne partage pas, mais effectivement...
10:43Et après, on va laisser aussi un peu la parole.
10:44Oui, c'est clair.
10:46En fait, c'est très compliqué, cette question, oui ou non, parce qu'elle nous remet dans un cadre, du
10:50coup, binaire,
10:51alors que nous, on dit justement, mutualisons ces pours et ces contres,
10:55pour essayer de trouver quelque chose d'harmonisé et qui va nous permettre de retrouver la paix
11:00sans avoir à justifier qu'on est féministe ou à justifier qu'on est homme avec les femmes, etc.
11:07Et pour moi, c'est super important.
11:08Et c'est tout l'enjeu de ce mouvement aussi, c'est de dire,
11:12on ne fera pas sans les uns et les autres, on fera avec les uns et les autres,
11:16et à tous les niveaux de la Strat, en tout cas en France et à l'international.
11:21David et Marie, vous faisiez équipe.
11:24Oui, je vais.
11:25Eh bien, écoutez, moi, je vous retrouve un petit peu dans la contrainte réglementaire, en l'occurrence.
11:34Moi, je vous dirai pour, je vais y apporter de la nuance.
11:38De quelle contrainte on parle ?
11:39On parle évidemment de la contrainte réglementaire, légale.
11:42Là, il n'y a pas de sujet pour moi.
11:43L'entreprise, elle est tenue de respecter ses...
11:46Donc, les quotas.
11:47Les quotas, si, dès lors que c'est réglementaire, elle est tenue.
11:52Après, je pense que la question, elle se pose autrement.
11:54C'est, quelle est la responsabilité de l'entreprise dans les enjeux sociétaux, dans les enjeux sociaux ?
12:04Moi, personnellement, je pense que l'entreprise a un rôle très important.
12:07Aujourd'hui, 75% de la population active est dans les entreprises.
12:11Qu'est-ce que ça dit du rôle de l'entreprise ?
12:13Moi, je suis convaincu qu'elle a cette responsabilité sociale, sociétale.
12:17Dans les grandes entreprises, vous avez de la RSE qui se met en place.
12:21Dans les plus petites, je pense que c'est aussi quelque chose qui doit être vraiment pris en compte.
12:26Et quand on parle de responsabilité sociétale, on parle aussi, nécessairement, des enjeux d'égalité femmes-hommes.
12:33Donc oui, je pense que l'entreprise devait être contrainte de par ses enjeux et ses responsabilités sociétales.
12:42Et après, je pense que par la contrainte, alors c'est dommage peut-être d'en arriver là,
12:49mais je pense que la contrainte est un moyen d'amener toutes les parties prenantes de l'entreprise vers le
12:56sujet.
12:56Après, la contrainte ne suffit pas, selon moi.
13:00Une fois qu'on a parlé de la contrainte, on peut tout à fait contraindre sans créer de l'adhésion.
13:05Après, je pense que la contrainte est une porte d'entrée.
13:09Ensuite, il faut travailler la culture de l'entreprise.
13:13Il faut travailler effectivement l'implication du management.
13:15Il faut travailler à savoir quels sont les critères de performance que l'on met sur le sujet.
13:22Et c'est, à mon avis, sur ces bases-là qu'on va pouvoir vraiment créer du changement au sein
13:26des entreprises.
13:28Marie ?
13:28Oui, merci pour toutes vos réflexions qui me nourrissent aussi.
13:32Il ne s'agit pas effectivement de matraquer les entreprises qui ont déjà énormément apporté.
13:35Ce n'est absolument pas le sujet, ni les organisations, etc.
13:38Mais par contre, on avance vers la mixité.
13:42Et on se rend compte que sans contrainte, ça ne bouge pas.
13:45Là, on parlait des lois Rixin pour les COMEX, des lois Copé-Zimmermann pour les conseils d'administration.
13:52Ça concerne que le haut du panier des entreprises, c'est-à-dire que toutes les autres ne sont pas
13:55concernées,
13:56c'est-à-dire l'immense majorité quand même.
13:58Et on se rend compte que là, ça ne bouge pas.
13:59Et que sans les lois, ça ne bouge pas.
14:02Et les quotas, franchement...
14:03C'est-à-dire que ça a déplacé le problème vers des niveaux inférieurs de décision ?
14:07Alors déjà, au niveau management intermédiaire, effectivement, ça ne bouge pas.
14:10Ça ne ruisselle pas, comme on dit dans le jargon.
14:12Et dans les autres entreprises, c'est-à-dire de moins de 1000 salariés ou qui ne sont pas au
14:16CAC 40,
14:18ça n'évolue pas non plus.
14:19Et les quotas, moi je suis entièrement d'accord, c'est super humiliant.
14:23Imaginez si on devait faire l'inverse, en fait.
14:24Si on devait mettre des quotas pour les hommes, pour qu'on décide,
14:27oui, il y a des hommes, vous avez le droit d'être autour de la table et de décider.
14:29On a besoin de vous tout autant que les femmes.
14:32C'est hyper humiliant.
14:33Par contre, ça fonctionne.
14:34Dès qu'on met des quotas quelque part, ça fonctionne.
14:36Et Shérifa a soulevé un point très important, c'est la question du contrôle.
14:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des lois.
14:42Il faut qu'elles soient appliquées.
14:44Il faut qu'elles soient respectées.
14:45Et on le sait très bien, tout ce qui a été mis en place.
14:47Il y a plein de moyens de contourner.
14:49Les entreprises ne se privent pas pour contourner.
14:51Et en fait, je ne comprends pas pourquoi,
14:53puisque comme l'a rappelé Thomas justement,
14:56c'est au bénéfice de l'entreprise, en fait, la mixité.
14:59C'est du bon sens d'avoir de la mixité.
15:03McKinsey le disait, tu as rappelé quelques chiffres,
15:07mais au niveau mondial, s'il y avait une réelle égalité,
15:09il y aurait 28 000 milliards d'euros de PIB supplémentaires dans le monde.
15:13C'est ce qu'Emma a étudié les entreprises du CAC 40,
15:16les 10 plus mixtes et les 10 moins mixtes sur 10 ans.
15:19Les plus mixtes ont 240% de croissance,
15:22les moins mixtes, 43%.
15:23Enfin, qui peut se priver de ça ?
15:25Et même en sachant ça, on a encore un tiers des organisations du CAC 40
15:28qui ne comptent aucune femme dans les postes stratégiques.
15:34Donc, ça passe par la volonté du dirigeant, de la dirigeante.
15:38C'est comme ça qu'ensuite, on arrive à transformer les choses.
15:40Donc, la contrainte pour y arriver.
15:42C'est pour ça que je rebondis sur la partie gouvernance.
15:45C'est-à-dire qu'effectivement, aujourd'hui,
15:47on se retrouve grâce à la sensibilisation, la communication, l'information,
15:50puis la prise de conscience aussi individuelle,
15:52que ce n'est quand même pas normal qu'on soit obligé de s'imposer
15:56dans un monde qui nous devrait être ouvert en tant que femme.
16:00La gouvernance, dans tous les référentiels de compétences,
16:04ISO, normative, etc.,
16:06on a des indicateurs et on revient sur des chiffres.
16:09Moi, je voudrais remettre l'humain au cœur du dispositif.
16:12C'est-à-dire ne pas se battre pour avoir des chiffres,
16:15mais pour avoir des réalités opérationnelles au sein de nos organisations.
16:19Donc, moi, instinctivement, en tant que femme, chef d'entreprise,
16:23je porte la voix des femmes chefs d'entreprise
16:25et je n'ai pas peur du monde masculin
16:28dans lequel les gouvernances à des très hauts niveaux d'organisations patronales
16:35ne me ressemblent pas du tout,
16:37ni en termes de genre, ni en termes de culture,
16:39ni en termes de diversité.
16:42Donc, en fait, j'ai vraiment un problème par rapport à ça.
16:45Et tu parlais...
16:46Pardon, je te tutoie, mais on a dit qu'on pouvait.
16:48Tu parlais de la gouvernance, mais à quelle strata ?
16:53Si c'est pour convaincre des DRH, etc., ils sont déjà convaincus.
16:58Il faut convaincre, aller aujourd'hui convaincre
17:00ceux qui ne sont pas encore convaincus,
17:02mais c'est ça qui n'est pas normal.
17:03Pour moi, en termes de réflexion et en termes de pensée,
17:06je ne devrais pas aller convaincre de l'utilité du bien fondé.
17:10Alors, aujourd'hui, on a des chiffres, on a des indicateurs,
17:12on a des études, on a des chercheurs qui planchent là-dessus,
17:15on a plein de...
17:17En fait, on a de quoi caler tous les meubles de France.
17:20On a plein d'études sur tous ces sujets-là.
17:22Alors, qu'est-ce qui bloque ?
17:23C'est, malheureusement, de la combattitivité sur la gouvernance,
17:28parce que la gouvernance, si elle ne décide pas,
17:30une entreprise qui ne décide pas au plus haut niveau,
17:33elle ne fera pas évoluer des choses.
17:34Donc, elle peut faire du cinéma, un peu de pub, un peu de com',
17:39sortir un peu, 3-4 goodies ou je ne sais pas quoi,
17:41mais dans les faits, il faut transformer les modèles systémiques.
17:45Il faut retransformer cette vision.
17:48Et ça, je te rejoins, ça ne peut être que partagé
17:51si on a la possibilité du débat et la bienveillance, en fait, du débat.
17:56C'est-à-dire qu'on ne revient pas dans un combat,
17:58mais qu'on revient dans une plénitude de dire
18:00on peut se parler ensemble et on peut essayer d'avoir une vision croisée
18:04qui va augmenter notre performance économique.
18:09Il faut tout, je pense qu'il faut tout.
18:11Pour reprendre sur la loi Rixin, par exemple,
18:13en fait, on va avoir un problème,
18:15c'est que dès lors qu'on a établi le fait
18:17qu'il faut atteindre 40% de représentation de femmes dans les COMEX,
18:21il faut que derrière, toutes les strates de l'organisation
18:22se mettent en mouvement, puisque pour accéder aux COMEX,
18:24il faut passer par des échelons de management intermédiaires,
18:26par exemple, comme le dit Marie.
18:28Donc, de fait, on risque d'avoir un problème
18:29d'identification de profits et de la potentielle,
18:32de futurs leaders au sens féminin du terme
18:35qui pourront accéder aux COMEX.
18:36Et c'est pour ça qu'on en reparlera plus dans le retour terrain.
18:38Mais nous, désormais, on vise parité
18:40dans toutes les instances de gouvernance
18:42du CSE au CODIRE, au COMEX, au conseil d'administration.
18:46Sinon, en fait, on n'y arrivera pas.
18:47Oui, c'est tout à fait logique.
18:48Et en plus, on parlait de performance économique,
18:50mais ça a des répercussions dans absolument
18:52tous les domaines de l'entreprise.
18:53C'est vraiment du mieux vivre ensemble,
18:55du mieux être pour les salariés,
18:57c'est plus de collaboration,
18:59c'est moins d'accidents du travail,
19:00c'est moins d'erreurs dans les produits,
19:02moins d'erreurs dans les décisions.
19:03C'est vraiment sur tous les pans de la société.
19:05C'est pour ça qu'il y a plus d'attractivité aussi.
19:08C'est pour ça que je ne comprends pas pourquoi
19:12naturellement, on n'y va pas.
19:13Mais comme on n'y va pas naturellement,
19:15oui, il faut des contraintes.
19:16Et pour dézoomer un petit peu,
19:18Thomas l'évoquait, on parle souvent du plafond de verre
19:21pour expliquer les inégalités de carrière.
19:23Mais est-ce que le problème ne commence pas aussi
19:25bien avant, dès les premiers choix,
19:28l'orientation à l'école,
19:30l'autocensure dans les parcours des jeunes filles ?
19:33Est-ce qu'il n'y a pas un conditionnement originel ?
19:35Même avant la naissance, on a des attentes
19:37quand le bébé est encore dans le ventre,
19:39on a des attentes différentes pour les petites filles
19:41et les petits garçons.
19:41Donc en fait, les biais et l'inconscient collectif
19:43matraquent.
19:43À quel moment ce système commence à se gripper ?
19:46C'est partout, tout le temps.
19:47C'est les médias, c'est les films,
19:49c'est les livres,
19:50c'est les publicités,
19:52c'est tout ce qui est autour de nous.
19:55En fait, les biais sont hyper présents.
19:58Oui, qui nous conditionnent.
19:58Qui nous conditionnent.
19:59C'est un quotidien,
20:01c'est vraiment au quotidien qu'il faut travailler là-dessus
20:04et sensibiliser.
20:05Parce que quand on sensibilise,
20:06c'est comme ça qu'on est responsabilisé
20:08et qu'on peut agir différemment.
20:10Non, non, c'est moi.
20:11Je suis absolument d'accord.
20:12Il faut savoir que les biais
20:13et les stéréotypes du genre
20:15se construisent très, très, très, très tôt.
20:18On a nos enfants à 3-4 ans
20:21et les stéréotypes sont déjà inscrits.
20:24Donc, ça commence très, très, très, très tôt
20:26et ça s'inscrit toujours plus...
20:27Notamment au sujet des défis et des sciences ?
20:29Complètement, exactement.
20:30Moi, je vous raconte une anecdote,
20:31mais j'ai voulu être pompier à 18 ans.
20:34Je suis née à Nanterre
20:35et donc j'ai été instinctivement dans la caserne à côté.
20:39Et pendant des mois et des mois,
20:40j'allais voir les pompiers de la caserne de Nanterre
20:42en leur disant, je veux être pompier,
20:44au travers de la grille, bien sûr.
20:45Je veux être pompier.
20:46Et ils se moquaient tous, en fait.
20:47Ils étaient là,
20:47mais on ne prendra jamais de femmes
20:49chez les sapeurs-pompiers, n'importe quoi.
20:50Donc, en fait, j'étais devenue un peu la mascotte
20:52qui est arrivée tous les mois
20:53pour dire, si, je veux être pompier, je veux être pompier.
20:55Et un jour, j'ai un adjudant
20:57qui a dû se dire,
20:57mais la peau fille va vraiment venir nous voir tous les mois.
21:00Et il m'a dit,
21:02en fait, allez voir à côté,
21:03dans le département à côté, dans les Yvelines.
21:05Et il paraît qu'ils prennent des femmes.
21:07Et donc, j'ai été à 19 ans, pompier, volontaire,
21:11à la caserne du Vézinet.
21:12Oula, on m'a dit,
21:13oula, alors déjà, il faut prendre des femmes,
21:15mais en plus, t'es d'origine arabe,
21:17c'est un peu compliqué.
21:19Ça, j'avais 18 ans.
21:20Donc, bon, je suis encore très jeune,
21:22mais ça veut dire que, effectivement,
21:24ces histoires de biais, etc.,
21:25ça veut dire que, pour nous,
21:27il y a aussi un enjeu
21:28où, en fait, on cumule.
21:29On parle d'intersectionnalité,
21:31mais c'est une réalité
21:33qui fait que...
21:35C'est pas bienveillant, en fait.
21:37C'est pas...
21:37On ne nous dit pas,
21:39venez, c'est normal, etc.
21:41Et c'est pour ça que je suis plutôt dans la lutte,
21:43on va dire,
21:43même si je me suis assagie
21:44depuis quelques années,
21:46mais de dire,
21:47ce n'est pas normal
21:48qu'on soit obligé de lutter
21:49pour intégrer.
21:50Donc, ça revient à ce que vous disiez
21:52sur la partie culturelle
21:54dès la petite enfance,
21:57dès...
21:58Bien sûr que ça a aussi un axe stratégique,
22:00c'est-à-dire que,
22:01si on ne se pose pas la question
22:03instinctivement de se dire,
22:04bah, si, moi, j'ai envie,
22:05pourquoi je devrais lutter
22:06dans un système très patriarcal,
22:08pour le coup, les pompiers,
22:11c'est pas normal.
22:12Donc, il faut aussi
22:12que le système soit bienveillant,
22:14il faut que le système soit accueillant,
22:16il faut que...
22:17Et c'est pas un truc de bisounours,
22:19c'est juste de dire
22:20que si on veut que nos enfants,
22:21ils n'aient pas à subir
22:22ce que nous, on a subi
22:24dans ces contraintes
22:25d'évolution de carrière,
22:26d'évolution, etc.
22:27Il faut aussi que le système éducatif
22:30travaille sur la mixité
22:33depuis le début
22:34et qu'on ne se dise pas,
22:36je dois faire ce métier
22:37parce que ceci
22:38ou ce métier parce que cela,
22:39je fais ce métier
22:40parce que je suis passionnée,
22:41parce que j'ai envie.
22:42Voilà.
22:42Les stéréotypes de genre
22:44qui se construisent très très tôt,
22:45évidemment, ça a des incidences
22:46sur toute l'évolution
22:47de carrière ensuite.
22:49Typiquement,
22:50une femme va s'auto-censurer
22:52parce qu'on lui a appris
22:55consciemment ou non
22:56que tel ou tel secteur
22:57n'est pas fait pour elle,
22:59qu'elle n'est pas assez efficace
23:01dans tel secteur, etc.
23:02Là, et vice-versa,
23:04d'ailleurs, des hommes vont se dire
23:05ça ne sont pas des métiers pour moi
23:07parce que c'est plus identifier femmes.
23:10Et donc, du coup,
23:11ça a des répercussions très concrètes
23:13sur ce qu'on disait tout à l'heure,
23:14l'évolution des femmes
23:15sur des rôles de management, etc.
23:17jusqu'aux plus hauts niveaux,
23:19les plus hauts niveaux
23:19qui créent vraiment le changement.
23:21Donc, on a un gros sujet culturel
23:25très profond.
23:27Et du coup, je pense que pour l'adresser,
23:29pour revenir à notre sujet,
23:31ça doit passer par la contrainte
23:33si on veut aller plus vite.
23:35Et en préparant cette émission,
23:36Marie, vous me disiez
23:37qu'on est plutôt dans une phase
23:38de recul sur ces sujets-là
23:40pour être tout pessimiste.
23:42L'arrivée de Trump
23:43a vraiment ouvert les vannes.
23:44C'est-à-dire qu'il y a moins de culpabilité
23:48à reculer sur la mixité
23:50et sur les droits des femmes.
23:51On voit dans les grandes entreprises
23:54les réseaux féminins
23:55qui vont être transformés
23:56en réseaux mixtes, par exemple,
23:57parce qu'on a plus de mal
23:58à avoir des espaces que pour les femmes.
24:00C'est toujours compliqué
24:01d'avoir des espaces que pour les femmes.
24:02On a toujours l'impression
24:02que quelque part,
24:03ça va être contre les hommes.
24:04Donc, on va transformer ça.
24:06C'est bien d'avoir des temps mixtes
24:07et des millions rétropédales,
24:08des temps femmes.
24:10Il y a beaucoup moins de financement
24:11dans toutes les organisations
24:12qui agissent pour les femmes
24:13et la mixité.
24:14C'est extrêmement dur.
24:16Ça fait plus de dizaines d'années
24:17que je travaille sur ces sujets.
24:19On n'a jamais eu autant de pénuries
24:21de volontés, de moyens financiers
24:23sur nos organisations
24:26qui agissent pour les femmes
24:27et pour la mixité.
24:27Enfin, on est toutes concernées.
24:30Et par contre,
24:31ça me fait vraiment du bien
24:32de voir émerger
24:33de plus en plus d'hommes
24:34qui prennent la parole
24:35sur ce sujet-là.
24:36C'est indispensable.
24:38Je ne comprends pas
24:39pourquoi il n'y a pas plus d'hommes
24:40comme vous deux
24:41qui prennent la parole.
24:42Parce que dès qu'un homme
24:43parle de mixité
24:44ou d'égalité,
24:46il est immédiatement crédible.
24:47Moi, je dois aligner
24:48plein de chiffres.
24:49Thomas l'a fait,
24:49mais il aurait pu en parler sans.
24:52Il est immédiatement crédible.
24:54Et en plus,
24:54tout le monde a envie
24:55de les soutenir.
24:56quand vous prenez la parole
24:58en tant qu'homme,
25:00parfois,
25:00c'est presque même perçu
25:01comme des héros,
25:02des personnes
25:03qui défendent
25:04les femmes et la mixité.
25:05Alors que nous,
25:06on va passer pour des femmes
25:07qui nous embêtent
25:08avec son sujet de mixité.
25:09Alors que c'est indispensable
25:12pour nos sociétés.
25:13Donc,
25:13j'encourage vraiment
25:14les hommes
25:15à continuer
25:16à prendre cette parole
25:17et à être de plus en plus nombreux
25:17parce qu'il n'y en a pas beaucoup.
25:18Franchement,
25:19il n'y en a pas beaucoup.
25:19Et de moins en moins ?
25:21Vous,
25:22à votre échelle d'hommes,
25:23portez cet engagement
25:24sur le terrain ?
25:25Je ne dirais pas
25:26de moins en moins.
25:28Et j'ai même envie,
25:29alors c'est peut-être
25:30mon côté optimiste,
25:31je ne sais pas,
25:31mais j'ai même envie
25:32de penser qu'il y a
25:33de plus en plus d'hommes
25:34qui sont peut-être silencieux,
25:36mais qu'il y en a.
25:37Et que quand même,
25:38la société quand même
25:39évolue sur les sujets.
25:40Pourquoi par peur d'être maladroit,
25:41de mal faire ?
25:42Intéressant,
25:42parce que,
25:43alors,
25:44déjà parce que
25:44c'est de l'investissement
25:46quand même,
25:47de donner sa parole
25:50sur l'espace public.
25:51Il y a un vrai investissement
25:52en temps,
25:53déjà.
25:53Il y a un investissement
25:54c'est peut-être coûteux
25:55en termes de
25:56je vais être jugé,
25:58je vais être jugé
25:59par mes pères,
25:59d'autres hommes typiquement,
26:01etc.
26:02Donc,
26:02ce n'est pas facile
26:04de sortir publiquement
26:05en y associant
26:08des convictions personnelles,
26:10c'est sûr.
26:12Et puis,
26:12mais par contre,
26:14je pense vraiment
26:14que ça évolue doucement,
26:17mais sûrement.
26:18Vraiment.
26:18Alex,
26:18comme beaucoup d'autres sujets
26:19qu'on a traités ici finalement,
26:20oui,
26:21de la contrainte réglementaire
26:22pour mettre tout le monde
26:23à un niveau
26:24d'égalité
26:26dans la mise en œuvre
26:27de politiques de mixité.
26:28Mais je pense
26:29qu'on se trompe de combat
26:29si on démarque
26:30sur des niveaux comex
26:31parce qu'il faut créer
26:32toutes les passerelles avant
26:33pour y arriver.
26:34par contre,
26:35pour qu'on puisse faire avancer
26:36ce sujet comme d'autres,
26:38il faut beaucoup de pragmatisme.
26:39Et tout à l'heure,
26:39Marie disait 28 milliards,
26:4128 000 milliards de PIB en plus.
26:43Alors,
26:43on ne se rend peut-être
26:44même pas compte
26:44tellement l'échelle est gigantesque.
26:46Mais avec ce genre d'éléments,
26:49on a la voie royale
26:51pour expliquer à quel point
26:52c'est juste une évidence
26:53et qu'il est temps d'y aller.
26:54Et c'est pareil
26:55pour l'entrepreneuriat des femmes.
26:56Exactement.
26:57qui disait
26:57s'il y avait autant de femmes
26:58entrepreneuses en France
26:59que d'entrepreneurs hommes,
27:01il y aurait 145 milliards d'euros
27:02des valeurs économiques
27:03supplémentaires en France.
27:05Alors,
27:05on cherche de l'argent partout.
27:06L'entrepreneuriat des femmes
27:07n'est pas du tout soutenu
27:07dans notre pays.
27:08Et je pense que
27:09ce n'est pas une question d'argent.
27:10L'argent, il y en a.
27:11Mais c'est une question
27:12de mentalité.
27:13De priorité.
27:14De priorité, exactement.
27:15C'est pour le coup,
27:17en France,
27:17qu'est-ce qu'on veut réellement
27:19pour notre PIB, en fait ?
27:20Encore une fois,
27:23les indicateurs de performance
27:26dans le PIB,
27:27elles ne sont qu'en faveur de l'argent.
27:30Pas des gens, en fait.
27:32Et aujourd'hui,
27:33on parle de durabilité.
27:34Donc, il y a des pays
27:35qui intègrent cette durabilité
27:38vraiment comme une priorité politique
27:41de façon à ce qu'on soit conscient
27:44que c'est grâce aux femmes
27:45et aux hommes
27:46et en protégeant la biodiversité,
27:48en protégeant l'environnement
27:50et en protégeant la paix
27:52dans le monde, etc., etc.,
27:53qu'on arrivera à avoir
27:55des performances économiques
27:58à l'heure où tout le monde
27:59est en train de dire
27:59qu'on est tous en train de...
28:01On va tous...
28:02Oui, il y a des enjeux géopolitiques.
28:04Oui, il y a une guerre économique
28:05qui est en route.
28:06Oui, est-ce qu'on se réveille
28:07en France ou pas
28:08sur ces enjeux
28:09et comment on protège
28:10notre patrimoine
28:12et notre matrimoine ?
28:13Et je pense qu'il faut
28:14qu'on change notre culture,
28:15en fait, à tous les niveaux.
28:17Et effectivement,
28:19c'est pas que ceux
28:20qui sont sur le terrain,
28:21c'est aussi les décideurs
28:22et qu'on arrive à se dire
28:23bah, avançons, quoi.
28:24Moi, j'y crois.
28:25J'y crois, au fait.
28:26Quand j'ai rencontré Marie,
28:27il nous a fallu
28:29trois minutes
28:29pour se dire
28:30même pas.
28:31Il y a eu un coup de cœur,
28:32mais vraiment,
28:33quand elle m'a dit
28:33on arrête de travailler,
28:35je me suis dit
28:35mais c'est ça.
28:36C'est l'ajustement.
28:36On n'arrête pas.
28:37On va en parler.
28:38On va en parler.
28:38Mais c'est ça qu'il faut faire.
28:39C'est essentiel,
28:40on va parler du temps.
28:40Ah oui, ça c'est chouette.
28:48Et place désormais
28:49au retour de terrain.
28:51Marie,
28:51vous portez le mouvement
28:52World with Women,
28:54je le disais en introduction,
28:55qui appelle
28:55à une mobilisation mondiale
28:57autour du 13 octobre
28:58avec l'idée
28:59d'un arrêt de travail
29:00et des activités domestiques
29:01des femmes
29:02dans plusieurs pays.
29:03Pourquoi ce choix
29:04d'un acte collectif ?
29:06En fait,
29:07on s'est inspiré
29:08de ce qui s'est passé
29:09en Islande en 1975.
29:10A l'époque,
29:11ce n'était pas du tout
29:12un pays égalitaire.
29:13Il n'y avait que 5%
29:14de femmes députées.
29:15Les femmes gagnaient seulement
29:1660% de la rémunération
29:17des hommes,
29:18donc on partait de loin.
29:19Sauf que les femmes
29:20ont dit stop
29:21et pendant une journée,
29:22elles ont tout arrêté.
29:2390% des Islandaises
29:25ont tout arrêté
29:25au travail et à la maison,
29:27de consommer aussi
29:28et sont allées dans la rue.
29:30Et le pays a été
29:31entièrement bloqué.
29:32Il n'y avait plus de crèches,
29:33plus d'écoles,
29:33même plus de liaisons téléphoniques
29:35puisqu'il n'y avait plus
29:35de standardistes,
29:36plus de liaisons aériennes.
29:37Les piquerines à la télé
29:38ont été remplacées
29:39par les hommes.
29:41Tout était absolument bloqué.
29:42Les hommes ont appelé ça
29:43le jour le plus long.
29:45Les enfants ont mangé
29:46des bonbons et des saucisses
29:47toute la journée.
29:48Il y a eu une pénurie
29:48de saucisses ce jour-là.
29:50Et en fait,
29:51ça a été radical.
29:52Parce que depuis ce jour-là,
29:54il y a eu des mesures
29:55qui ont été prises
29:55en faveur de l'égalité.
29:57Cinq ans plus tard,
29:58était élue
29:58la première femme
29:59chef d'État au monde
29:59et c'est depuis
30:00le pays le plus égalitaire
30:01au monde.
30:02C'est aussi l'un des pays
30:03où les habitants
30:03sont les plus heureux
30:04et l'environnement
30:05le plus protégés
30:05puisque tout ça est lié.
30:07Le bonheur, la paix,
30:08l'environnement et l'égalité.
30:10Et donc là,
30:11on voit bien
30:11qu'on en a évoqué rapidement
30:13mais on est dans un moment
30:14de recul sur la mixité.
30:15En tout cas,
30:16ça n'a fait plus du tout
30:16partie des priorités
30:17alors qu'on a tellement
30:18encore à faire.
30:20Si je donne quelques chiffres
30:21aujourd'hui,
30:2189% des chefs d'État
30:23sont des hommes,
30:2494% des dirigeants
30:26de grandes entreprises
30:26sont des hommes,
30:2798% des banques
30:28sont dirigées par des hommes.
30:29Oui, mais visiblement,
30:30d'assainer ces chiffres,
30:31ça ne fonctionne plus ou pas ?
30:33Non, en fait,
30:34on a l'habitude
30:35alors que si c'était l'inverse,
30:36on serait toutes et tous
30:37dans la rue
30:38pour demander de la mixité.
30:39S'il y avait 98% de femmes
30:40au pouvoir,
30:41on se dit
30:41mais ce n'est pas possible,
30:42en fait,
30:43il faut de la mixité.
30:44Et là, en fait,
30:45ça ne nous choque pas
30:46comme si c'était normal.
30:47Et puis surtout,
30:48c'est délétère
30:49pour l'État du monde
30:50parce que ça veut dire
30:51que sans mixité,
30:52il y a forcément
30:53des angles morts,
30:54il y a forcément
30:54une absence de lucidité
30:56et qu'on décide
30:57des priorités
30:58qui ne sont pas bonnes
30:59pour les enjeux globaux
31:00de l'humanité.
31:01On voit bien
31:01qu'on va dans le mur
31:02aujourd'hui.
31:03La mixité,
31:04ce socle de l'humanité,
31:06ça permet justement
31:07de tout transformer.
31:09On a parlé tout à l'heure
31:09de ce que ça a transformé
31:10dans les entreprises
31:11mais au niveau mondial
31:12et global,
31:13ça va transformer
31:14notre rapport à la paix.
31:15On sait que
31:16plus il y a de mixité,
31:17plus les accords de paix
31:18sont signés rapidement,
31:19plus la paix dure longtemps,
31:20mieux les pays se reconstruisent
31:21et pourtant,
31:22la guerre est à nos portes
31:24et 90% des négociations
31:25de paix
31:26se déroulent
31:26sans aucune femme.
31:27Zéro !
31:28C'est pareil
31:28pour l'environnement.
31:29On sait que c'est le critère
31:30le plus déterminant
31:31qui est de la mixité
31:31pour protéger l'environnement.
31:33Aujourd'hui,
31:33il n'y a que des miettes
31:34de miettes de miettes
31:35de financement
31:35qui vont aux associations
31:36qui font ce lien
31:38entre les femmes
31:38et l'environnement.
31:39Je peux aller vraiment
31:40dans tous les domaines,
31:41dans l'inclusion,
31:42dans le mieux vivre ensemble,
31:43dans tout,
31:43dans les violences,
31:44contre les violences.
31:46La mixité est le meilleur
31:47rempart contre les violences
31:48parce qu'il y a zéro tolérance
31:50pour le textisme,
31:50parce qu'il y a plus de prévention,
31:52parce qu'il y a plus de protection.
31:54C'est complètement indécent
31:55ce qu'on vit aujourd'hui,
31:56cette absence de mixité.
32:00Comment faire pour faire
32:01advenir la mixité maintenant ?
32:03Parce que selon l'ONU,
32:03c'est prévu dans 300 ans,
32:05donc autant dire que
32:06ça va être très compliqué.
32:09Et en plus,
32:09c'est en train de reculer.
32:11Le moyen le plus efficace,
32:13c'est ce qui s'est passé en Islande.
32:14Ça a été radical.
32:15Ça a tout transformé
32:16au bénéfice des femmes,
32:17des hommes, des enfants,
32:18de tout le monde,
32:19de toute la société.
32:20Et à chaque fois que ça a été fait
32:21dans des territoires dans le monde,
32:23parce que ça a eu lieu aussi
32:24en Amérique du Sud,
32:25sur le continent africain,
32:26en Espagne en 2018,
32:28il y a eu 5 millions d'Espagnols
32:29dans la rue contre les violences.
32:31Depuis, le gouvernement
32:31a entamé vraiment
32:33énormément de changements
32:35pour lutter contre les violences.
32:36Donc, on sait que c'est efficace.
32:38On ne l'a jamais fait
32:38au niveau mondial.
32:39Donc, le 13 octobre,
32:41le mouvement World with Women,
32:42qui est collégial,
32:43il n'y a pas de président,
32:44pas de présidence,
32:46présidente,
32:47on appelle
32:47toutes les femmes
32:48qui le peuvent,
32:49parce qu'on est bien conscient
32:50que certaines ne peuvent pas,
32:51mais celles qui le peuvent,
32:52on a cette responsabilité-là,
32:53finalement,
32:54d'arrêter au travail,
32:56à la maison,
32:58de poser un jour de congé,
33:00comme en Islande,
33:01c'était comme ça
33:02que ça s'était réalisé,
33:04de poser un jour de congé.
33:04Si on ne le peut pas,
33:05évidemment,
33:06il y a d'autres choses.
33:06Je pense aux certaines entreprises
33:08qui ne peuvent pas s'arrêter
33:10ou dans la santé,
33:11ça peut être porter un badge,
33:12ça peut être relayé
33:14sur les réseaux sociaux.
33:15Enfin, chacun s'empare
33:16du mouvement
33:18pour dire,
33:18oui, il faut de la mixité maintenant,
33:20comme il le veut.
33:21Chacun s'en empare
33:21comme il le veut.
33:22Mais c'est plus on sera
33:23nombreuses et nombreux
33:24ce jour-là
33:24qu'on y arrivera.
33:25Et bien sûr,
33:26soutenus par les hommes engagés.
33:27Enfin, ce n'est pas
33:27les femmes contre les hommes,
33:28c'est ensemble.
33:30Donc, c'est un mouvement
33:31qui est joyeux,
33:31qui est fédérateur.
33:32C'est une première édition,
33:33le 13 octobre.
33:35Et le but,
33:36c'est de porter des mesures
33:37pour que la mixité
33:38advienne vraiment, en fait.
33:40On ne peut plus continuer comme ça.
33:41Chérifa,
33:41vous en serez ?
33:42Oui, bien sûr,
33:43parce que juste
33:44quand on en a parlé
33:45avec Marie,
33:47pour moi,
33:48le flash,
33:49ça a été effectivement
33:50faire la démonstration.
33:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
33:52on fait des démonstrations
33:53par des chiffres.
33:54Aujourd'hui,
33:54on va faire des démonstrations
33:55par des actes.
33:56En fait,
33:56c'est ça qui est intéressant.
33:58Et c'est surtout que moi,
33:59je viens des territoires
34:00ultramarins.
34:01Donc, j'étais en Nouvelle-Calédonie.
34:03On est au milieu
34:04d'une guerre sino-américaine.
34:05On est au milieu
34:06de ces enjeux
34:07environnementaux,
34:08sociaux,
34:08sociétaux,
34:09etc.
34:10Et je souhaite
34:11regrouper
34:12les territoires ultramarins
34:13parce que la France,
34:14ce n'est pas que la France
34:15hexagonale
34:15et ce n'est pas que Paris
34:17où tout se décide
34:18et où on reste des fois
34:20un peu dans l'entre-soi,
34:21malheureusement.
34:22Les enjeux d'hémicité,
34:22j'imagine,
34:23n'apprent pas de la même façon.
34:24Exactement.
34:25Et en fait,
34:26on a des territoires,
34:27grâce à nos territoires
34:28ultramarins,
34:28on couvre l'ensemble
34:29du monde.
34:31Grâce à nos océans,
34:32on couvre l'ensemble
34:33de la planète.
34:35Et on a tendance
34:36à oublier
34:36que nos ultramarins
34:38vivent déjà ces enjeux.
34:39On est déjà
34:40les pieds dans l'eau.
34:41On est déjà
34:42dans des climats
34:43qui sont déréglés
34:44et qui sont...
34:45On est déjà
34:46en train d'essayer
34:46de trouver
34:47des initiatives
34:47pour l'autosuffisance alimentaire,
34:50l'autosuffisance énergétique,
34:51etc.
34:52En fait,
34:52on n'est pas
34:53en train d'inventer.
34:55On est en train de dire
34:56que c'est notre réalité
34:57du quotidien.
34:58Et bien sûr
34:59que je me suis dit
35:00que le truc,
35:02c'est ça.
35:02C'est de montrer
35:03le poids
35:04de notre absence.
35:05C'est de montrer
35:06le poids
35:06de notre absence
35:07dans un système
35:09qui ne nous laisse
35:10pas la parole,
35:11qui ne nous laisse
35:12pas agir.
35:13Et j'ai été
35:15présidente d'une ONG,
35:16mots et mots de femme,
35:17on a fait
35:18la marche mondiale
35:20des femmes.
35:21Je l'ai faite
35:22à Fidji.
35:23On a initié
35:25avec Bali,
35:26avec le Brésil,
35:27etc.
35:27Des mouvements
35:28de femmes
35:28pour dire
35:29stop aux guerres,
35:31laissez-nous
35:32des bouts de terrain
35:33pour qu'on puisse cultiver
35:34parce qu'il y a des gens
35:35qui ont besoin
35:35de terre.
35:36Il y a beaucoup de femmes
35:37qui ont leur pique
35:38leur terre
35:39et elles ne peuvent
35:39même plus alimenter
35:41leur famille,
35:42etc.
35:43Donc,
35:43il y a un vrai
35:44enjeu mondial
35:45sur cette question
35:47de mixité
35:48et bien sûr
35:49que moi,
35:50ma fonction,
35:51on va dire,
35:52c'est de lever
35:52les territoires
35:53ultramarins
35:54pour dire
35:54vous n'êtes pas
35:55tout seul
35:55et on est là
35:56et on continuera.
35:57Mais je suis persuadée
35:58que c'est en arrêtant,
36:00en sortant du game,
36:01une journée,
36:02voilà,
36:03ça ne coûte pas
36:04grand-chose,
36:05une journée
36:05qu'on verra
36:06le poids réel
36:07de la mixité.
36:09En fait,
36:09c'est pour être
36:09enfin entendu,
36:10pardon David,
36:11c'est pour être
36:11enfin entendu,
36:12pour enfin compter
36:13et que la mixité
36:14soit une des priorités
36:15et qu'on se rende compte
36:16que la société
36:16en a vraiment besoin.
36:17Ça part de France,
36:19les Islandais historiques
36:20sont avec nous,
36:21il y a des comités
36:21qui commencent
36:22à se monter
36:22dans d'autres pays,
36:24c'est le début
36:24du mouvement,
36:25mais on n'a plus le choix
36:28en vrai
36:28si on veut changer
36:29la trajectoire du monde.
36:30Il faut penser
36:30et agir différemment
36:31et c'est en s'appuyant
36:32sur la mixité.
36:33Et David,
36:33comment Men with Women
36:35va pouvoir contribuer ?
36:38Je pense qu'il est
36:39absolument essentiel
36:40de bien comprendre
36:41et notamment pour les hommes
36:42qu'il ne s'agit pas
36:43d'un combat féminin
36:46porté par les femmes
36:47et qui s'adresse aux femmes.
36:48Il s'agit vraiment
36:49pour moi
36:49et pour le collectif d'hommes
36:52que nous sommes
36:52pour Men with Women
36:54qui est la ramification
36:55de...
36:56Il faut absolument comprendre
36:59que c'est un combat collectif
37:01qui nous concerne
37:02nous aussi les hommes,
37:03c'est un sujet de société,
37:05qui nous concerne directement
37:06nous les hommes
37:07à bien des égards.
37:10Et je pense que...
37:10Qu'est-ce que vous attendez justement ?
37:12Quel rôle peuvent avoir
37:13les hommes le 13 octobre ?
37:13Alors nous,
37:14sur la journée du 13 octobre ?
37:15Alors spécifiquement
37:16sur la journée du 13 octobre,
37:17ce qu'on attend de nous
37:18et ce qu'il faut absolument
37:20que nous fassions,
37:21c'est être un relais,
37:24un vrai relais
37:24pour permettre justement
37:26cette mobilisation,
37:28pour libérer les femmes
37:29de leurs contraintes régulières,
37:31ce que la société
37:33leur assène comme tâche
37:36et comme charge.
37:37à nous de la prendre.
37:39On nous le demande
37:40une journée,
37:41alors soyons bien d'accord,
37:43on ne parle pas juste
37:45de décaler quelques tâches
37:47par ici, par là
37:47et puis de les laisser s'accumuler.
37:49Non, c'est prendre pleinement
37:51la charge qui incombe
37:52habituellement aux femmes
37:54pour laisser la liberté
37:57de mobilisation
37:58pour cette journée-là.
38:00Donc ça, c'est ce qu'il faut
38:01qu'on fasse absolument,
38:02nous les hommes,
38:02pour la journée du 13 octobre.
38:04Alors attention,
38:04il faut aussi relayer
38:05l'information, bien sûr,
38:07aux femmes et aux hommes
38:08de nos entourages.
38:10Et voilà,
38:10donc ça, c'est ce qu'on veut
38:11vraiment, vraiment, vraiment
38:12porter pour la journée
38:14du 13 octobre.
38:15Et plus globalement,
38:17il faut vraiment comprendre,
38:19encore une fois,
38:19je me répète,
38:20mais c'est vraiment
38:20le cœur de mon message,
38:21il faut bien que les hommes
38:23comprennent que c'est finalement
38:24une opportunité
38:24pour les hommes
38:25de porter ce sujet aussi
38:27avec les femmes.
38:29Il faut comprendre
38:31que nous avons
38:32une position privilégiée
38:33dans la société
38:34et se servir
38:35de notre position privilégiée
38:38au service de la cause,
38:40au service des femmes.
38:41Et pourquoi c'était fondamental
38:42de créer votre propre espace
38:43d'engagement à vous les hommes
38:44et pas de finalement
38:45avoir tout été sous la casquette
38:47de Women with Women ?
38:48Selon moi,
38:49il ne faut pas le voir
38:50comme une initiative parallèle.
38:52C'est à l'intérieur.
38:53C'est complètement à l'intérieur.
38:54C'est complètement complémentaire.
38:56Le sujet,
38:57c'est qu'il y a aussi des hommes,
38:59pour faire bien comprendre
39:00qu'il y a aussi des hommes
39:01qui portent ces sujets-là,
39:02que les autres hommes
39:04qui ont cette bonne volonté,
39:07ils seront représentés aussi.
39:12Et si ça peut permettre
39:14de faciliter leur adhésion,
39:17dans le...
39:18C'est peut-être moins intimidant
39:20pour un homme
39:21d'adhérer à Men with Women ?
39:23Alors, Men with,
39:24encore une fois,
39:25je me répète,
39:25c'est important.
39:26C'est une ramification, bien sûr.
39:27C'est absolument une ramification.
39:29Mais absolument,
39:30si ça peut permettre
39:32de s'identifier,
39:33pour eux,
39:33de s'identifier à d'autres hommes
39:34qui participent dans cette action,
39:37avec plaisir.
39:37En fait,
39:38on est très structuré,
39:39déjà,
39:39alors que c'est très récent.
39:40On est des centaines de bénévoles
39:41sans un centime,
39:43pour montrer qu'il y a vraiment
39:44un engouement
39:45et qu'on a envie d'y aller.
39:46C'est vraiment l'union,
39:46c'est pas un mouvement de plus,
39:47c'est l'union des actions
39:49et des organisations existantes.
39:51Et au sein du mouvement,
39:53du coup,
39:53on a des groupes
39:54Men with Women,
39:55enfin un groupe
39:55Men with Women,
39:56pour vraiment montrer
39:57que les hommes,
39:58ça les concerne tout autant
39:59et qu'ils sont tout autant
40:00engagés pour la mixité.
40:01On a un groupe
40:02sur le sport,
40:03pour fédérer
40:04tout ce qui est
40:05fédération sportive,
40:06grande sportive,
40:07grande sportive
40:08et grand sportif,
40:09sur les universités,
40:10pour fédérer
40:11tout le système éducatif,
40:12sur les médias,
40:14donc on a énormément
40:15de journalistes,
40:15sur tout ce qui est
40:16relations presse,
40:17sur kids,
40:19des enfants aussi,
40:20parce que pour garder
40:20les enfants,
40:21des publics prioritaires,
40:22familles monoparentales
40:23en situation de handicap
40:24ou santé,
40:25pompiers,
40:26etc.
40:26Donc là,
40:26les hommes prendront
40:27le relais aussi
40:28auprès de ces familles-là.
40:30Donc on a énormément
40:31de parpents de la société
40:32et les hommes font partie
40:34de cette structure.
40:36Il y a cette opération
40:38coup de poing en quelque sorte
40:39et l'histoire
40:40islandaise que j'ai trouvée,
40:41que j'ai découvert
40:42à travers cette initiative
40:43est frappante.
40:45Je vais essayer
40:46de le ramener
40:46à l'échelle de l'entreprise
40:47ou des organisations
40:48puisque cette opération
40:51est très certainement nécessaire
40:52en l'état actuel
40:53de notre société.
40:54Un cadre réglementaire
40:56qui met certaines contraintes,
40:57on l'a déjà évoqué,
40:58est forcément nécessaire aussi
40:59maintenant
41:00pour vivre le sujet
41:02de l'intérieur
41:03et dans une organisation,
41:04je pense à Narcisse,
41:05là on est 700 personnes
41:06tout de même
41:06et dans un secteur d'activité
41:08qui lui est très largement
41:09représenté par des hommes
41:10puisque le numérique
41:11c'est dans les cursus universitaires
41:13probablement 80% d'hommes.
41:15Nous, dans nos effectifs,
41:16on est à 28% de femmes aujourd'hui.
41:18Il nous avait déjà fallu
41:19un petit peu de temps
41:20pour équilibrer
41:20les grilles de salaire
41:21et être sûr qu'à compétence égale
41:22il y ait les mêmes niveaux
41:23de rémunération.
41:24Le CV anonyme
41:25au début des années 2000
41:26nous a aussi permis
41:27que ce soit pour la place des femmes
41:28comme pour la place
41:29d'une plus grande diversité
41:31de corriger davantage le tir.
41:33de corriger des biais sociétaux
41:35que l'on subit aussi nous
41:36du coup à notre niveau.
41:37On hérite par exemple
41:39de jeunes profils qualifiés
41:41qui sont plus majoritairement masculins.
41:42Il faut mettre des dispositifs.
41:44Et pour le coup
41:45et pour compléter le propos
41:46sur l'évolution
41:48de la culture de l'organisation
41:49on a eu des initiatives
41:51multiples ces dernières années.
41:52Une récente
41:53c'est un collectif de femmes
41:54qui monte Girl Power.
41:56L'idée c'est de créer
41:59des moments de pédagogie
42:00qui ne sont absolument pas
42:01qu'à destination des femmes.
42:03elles sont surtout
42:03d'ailleurs à destination des hommes
42:04pour expliquer
42:05que la réalité des femmes
42:06parfois est différente
42:07et que leur engagement
42:08dans le projet d'entreprise
42:10leurs compétences
42:10etc.
42:11ne sont pas inférieures.
42:12Simplement
42:13elles sont confrontées
42:13à des réalités
42:14que nous ne connaissons pas.
42:15Il y a un groupe
42:16qui réfléchit
42:16sur l'impact des cycles menstruels
42:17et comment on adapte
42:18le temps de travail
42:19en fonction de ça.
42:20Et ça nous on ne le vit pas.
42:21toutes ces phases
42:22d'inactivité professionnelle
42:23pour faire la plus belle chose
42:24sur Terre
42:25c'est-à-dire créer la vie.
42:26Ça les hommes
42:26on ne le vit pas
42:27et les conséquences
42:27qu'il y a avant
42:28qu'il y a après
42:29etc.
42:29Et si on ne travaille
42:30pas ça collectivement
42:31et si on ne prend pas
42:32conscience des impacts
42:33que ça
42:34et des essergesse
42:35justement
42:36on ne créera pas
42:37les ponts
42:37pour que
42:38des formations
42:39jusqu'à l'accès
42:40au travail
42:40jusqu'à la montée
42:41en compétences
42:42et l'accès
42:43à des postes
42:43à responsabilité
42:44les passerelles
42:45n'existeront pas
42:46suffisamment
42:46pour soutenir
42:47cette ambition.
42:48Il faut cette forme
42:49d'accompagnement
42:49qu'évoque Thomas ?
42:50Mais c'est absolument
42:51nécessaire en fait
42:51parce qu'il y a
42:52une phase de transition
42:53on le sait
42:53pour aller chercher
42:54des femmes
42:55notamment dans les entreprises
42:56il faut plus de temps
42:57il faut les convaincre
42:58davantage
42:59parce qu'en fait
42:59quand on a très peu
43:00de rôle modèle en face
43:01c'est difficile
43:02de se projeter
43:03aujourd'hui
43:03dans les personnalités
43:04les plus médiatisées
43:05dans notre catégorie
43:06patron business
43:07c'est 1% de femmes médiatisées
43:08donc comment se dire
43:10oui c'est possible
43:10c'est pour moi
43:11donc oui ça prend plus de temps
43:12c'est pour ça que les parcours
43:13sont nécessaires
43:14mais aussi le changement
43:15de l'organisation
43:17Norsi c'est une organisation
43:18particulièrement bienveillante
43:19je veux dire
43:20mais changer la culture
43:22est absolument essentiel
43:23et Shérifa l'a mentionné
43:24tout à l'heure
43:25donc plus de collaboratifs
43:26moins de descendants
43:29pas de réunion
43:30après 17h30
43:32un congé deuxième parent
43:33digne de ce nom
43:34parce que
43:35le jour où il y aura
43:36un vrai congé deuxième parent
43:38ça changera tout
43:39au sein du foyer
43:40mais au sein de l'entreprise
43:41ça sera tout aussi compliqué
43:43de promouvoir
43:45ou de recruter un homme
43:45qu'une femme
43:46et comme dans les pays du nord
43:47on voit que ça a des effets
43:48extrêmement bénéfiques
43:49pour la promotion
43:51des femmes
43:52dans l'entreprise
43:53mais aussi au sein du foyer
43:54parce que ça a moins de biais
43:55chez les enfants
43:56et les hommes s'emparent
43:57tout autant
43:58de l'expertise
43:59et de la légitimité
44:03des tâches domestiques
44:04et parentales
44:04aujourd'hui
44:05si on regarde
44:06les tâches domestiques
44:06et parentales
44:07pour montrer à quel poids
44:08le poids du monde
44:09repose encore massivement
44:10sur les femmes
44:11et les enjeux clés
44:11c'est-à-dire les enjeux vitaux
44:13pour notre espèce
44:13qui est tout ce qui est
44:14soins aux enfants
44:15bébés malades
44:16personnes âgées
44:17l'alimentation
44:18et l'eau potable
44:19si on regarde
44:20moi j'ai calculé ça
44:21à la louche
44:21mais en me basant
44:22sur les chiffres de l'INSEE
44:22sur une vie active
44:24entre un homme et une femme
44:25en France
44:26il y a 12 ans d'écart
44:27dans le monde
44:27il y a 17 ans d'écart
44:28ça veut dire
44:2912 ans de carrière en moins
44:30pour les femmes
44:31de rémunération
44:32d'entrée de loisirs
44:33vos déclics respectifs
44:34David vous m'avez dit
44:35que c'était en étant aidant
44:37auprès de votre maman
44:38que vous avez eu
44:38le déclic finalement
44:40sur cet enjeu de mixité
44:41même à l'échelle de l'entreprise
44:42oui absolument
44:43alors ça c'est effectivement
44:44c'est l'histoire
44:46qui m'a conduit
44:46vers la sensibilisation
44:48à ces enjeux là
44:49alors oui
44:50j'ai été aidant
44:51et aidant
44:52on en apprend beaucoup
44:53sur la vulnérabilité
44:56pardon
44:57en étant un homme
44:58et donc ça pose
44:59les questions
45:00de décharge invisible
45:00en quoi oui
45:01est-ce que ça éclaire
45:02même votre approche
45:04des inégalités
45:04dans le monde professionnel
45:06si
45:06typiquement
45:07il y a deux
45:08il y a deux liens
45:09moi que je fais
45:10très concrets
45:10entre les sujets
45:12d'aidant
45:12c'est les sujets
45:12d'égalité femmes-hommes
45:13le premier c'est que
45:14globalement
45:15les aidants
45:16sont majoritairement
45:17des aidantes
45:17on a aujourd'hui
45:19presque plus de 60%
45:20des aidants
45:21qui sont des femmes
45:23c'est un chiffre
45:24qui augmente
45:24quand les pathologies
45:25sont lourdes
45:25très concrètement
45:27quand vous avez
45:28un enfant handicapé
45:28c'est souvent la maman
45:29qui va s'arrêter
45:31ça c'est la société
45:32qui fait ça
45:33il y a aussi un enjeu
45:34on parlait d'égalité salariale
45:36tout à l'heure
45:37malheureusement
45:38c'est documenté
45:39les salaires
45:40sont moindres
45:41moins élevées
45:42chez une femme
45:43que chez un homme
45:43quand il y a un sujet
45:45type pathologie lourde
45:46que ce soit d'un enfant
45:47ou que ce soit d'un parent
45:49c'est le salaire
45:50le plus petit
45:50qu'on va sacrifier
45:51c'est la femme
45:52qui va s'arrêter
45:53avec du coup
45:54les enjeux
45:54sur le long terme
45:57de rémunération
45:58notamment de retraite
46:00bien moindre
46:00chez les femmes
46:01que chez les hommes
46:01etc
46:02donc ça c'est le premier lien
46:04c'est le premier lien
46:05et puis le deuxième lien
46:06c'est le lien
46:06de la charge invisible
46:08celle qui souvent
46:10est pas assez traitée
46:12dans les entreprises
46:12mais quand on est aidant
46:14on porte une charge
46:15énorme
46:15que l'on porte aussi
46:16quand on est une femme
46:18on a tous entendu parler
46:20de charge mentale
46:21même les hommes
46:21on en a entendu parler
46:22sans toujours bien comprendre
46:23c'est une réalité
46:25c'est puissant
46:26c'est pénalisant
46:27complètement
46:28et je pense que
46:29vous appelez ça
46:29la charge invisible
46:30ce sont des charges invisibles
46:32ce sont des charges mentales
46:32mais pourquoi invisibles
46:34parce que
46:35comme son nom l'indique
46:36on ne les voit pas
46:37on ne les considère pas assez
46:38clairement
46:40quand je voulais parler
46:41juste des 12 ans
46:42pour les femmes en moins
46:43ça veut dire aussi
46:4412 ans pour les hommes
46:45de lien en moins
46:46avec leurs proches
46:47et d'expérience
46:48de ces sujets là en moins
46:49donc en fait
46:49tout le monde y perd
46:50on a vraiment intérêt
46:51à avoir de la mixité
46:51partout au travail
46:52et à la maison
46:53absolument
46:54et c'est là
46:56que je voulais en venir
46:56c'est que
46:58pour moi
46:59avoir vécu ça
46:59il faut vraiment comprendre
47:01j'insiste sur ce point
47:03c'est une opportunité
47:04pour les hommes
47:04parce que
47:07en rééquilibrant
47:08un petit peu
47:08cette balance
47:09déséquilibrée aujourd'hui
47:10on recrée du lien
47:12chez soi
47:13dans la sphère personnelle
47:14dans la sphère intime
47:15avec ses enfants
47:16avec ses parents
47:18on crée des relations
47:20de long terme
47:20encore une fois
47:22dans ces relations
47:23privées
47:24typiquement
47:25là dans un monde
47:26où les relations
47:27sont mises à mal
47:28de plus en plus
47:28ça c'est dans la sphère privée
47:30dans la sphère entreprise
47:32ça pose aussi
47:33la question
47:33de quel collaborateur
47:36homme
47:37on veut être
47:37quel manager
47:38homme
47:39on veut être
47:39est-ce qu'on veut être
47:40un manager
47:41qui suscite l'adhésion
47:45par le statut
47:46par l'autorité
47:47ou est-ce qu'on veut
47:47susciter l'adhésion
47:48plus long terme
47:49par la compréhension fine
47:53et la compréhension fine
47:55de ces enjeux
47:56et l'adhésion sincère
47:58de ses collaborateurs
48:00voilà
48:00je pense que
48:01la question
48:02d'opportunité
48:03pour les hommes
48:04de se saisir
48:04de ce sujet là
48:05elle est extrêmement
48:06importante
48:06parce que
48:07malheureusement
48:08ou heureusement
48:09je ne sais pas
48:09je pense que c'est comme ça
48:10qu'on arrivera
48:11à amener les hommes
48:12vers ces sujets là
48:14c'est super
48:15parce que vraiment
48:16on est au coeur
48:16de toutes les petites actions
48:19qu'on peut faire
48:19à tous les niveaux
48:20bien sûr
48:20entreprise
48:21et effectivement
48:22je rebondis
48:23c'est à dire
48:23qu'on ne voit pas non plus
48:24parce qu'on parle
48:24de visibilité des hommes
48:25mais on parle très peu
48:26des visibilités
48:27des entreprises
48:28qui sont déjà engagées
48:30sur ces sujets là
48:31parce que
48:32en fait
48:32ce n'est pas un sujet
48:34ailleurs de l'entreprise
48:35c'est un sujet
48:36de société
48:36c'est un sujet
48:37qui est global
48:39donc on peut avoir
48:40une sensibilité
48:41une prise de conscience
48:42etc
48:42mais si elle n'est pas
48:45collaborative
48:45globale
48:46on n'y arrivera
48:46et ensuite
48:47il faut qu'on travaille
48:48sur les politiques féminines
48:49c'est à dire
48:50que c'est sympa
48:51de dire aux femmes
48:52super
48:52on vous laisse
48:53un peu plus de place
48:53etc
48:54mais si je dois encore
48:55trouver une crèche
48:56à proximité
48:58de mon lien de travail
48:58s'il n'y a pas
48:59de crèche d'entreprise
49:01ou s'il n'y a pas
49:01enfin bref
49:02tout ce qui m'empêche
49:03en fait d'avancer
49:04on n'y arrivera pas
49:05et c'est pour ça
49:05qu'on parle de politique féminine
49:07c'est à dire que
49:07l'Etat
49:08les collectivités
49:09les régions
49:10etc doivent être
49:11elles aussi bienveillantes
49:12de façon à ce qu'on puisse
49:13s'épanouir
49:14quand j'étais pompier
49:15j'ai dû arrêter
49:16parce que j'ai eu
49:17un enfant
49:18pardon mais
49:19j'avais très envie
49:20d'avoir un enfant
49:21et bien ça m'a fait
49:21une rupture de carrière
49:22ça m'a fait une rupture
49:23dans ma retraite
49:24ça m'a fait une rupture
49:25dans beaucoup de choses
49:26et si on dit
49:27pourquoi les femmes
49:27elles n'y vont pas
49:28parce qu'en fait
49:28on va culpabiliser les femmes
49:30mais non on y est déjà
49:31on y est
49:32c'est juste qu'on est là
49:33en fait
49:33on est vraiment là
49:34et on est présente
49:35sauf que l'environnement global
49:37n'est pas bienveillant
49:38pour nous permettre
49:39en fait
49:39on n'a pas à faire
49:40aujourd'hui le choix
49:41entre une maternité
49:43et une carrière
49:45on n'a pas à faire
49:46le choix
49:47entre finir à 22h
49:48parce que
49:49etc
49:50moi je pilotais
49:51une organisation patronale
49:52ce sont mes assistants
49:53qui ont gardé mon fils
49:54pendant les réunions
49:55jusqu'à 22h
49:56j'avais aucun homme
49:57qui se posait la question
49:58de savoir
49:59si
50:00il devait
50:01rentrer
50:01pour aller chercher
50:02donc on a un vrai sujet
50:04de société
50:04je pense
50:05et effectivement
50:06et merci messieurs
50:07de transmettre
50:09toutes ces informations
50:10c'est un sujet
50:11de société
50:13je vais juste donner
50:14les actions
50:14pour World with Women
50:15très très rapide
50:16donc c'est pour tout ça
50:18que World with Women
50:19appelle toutes les femmes
50:20le 13 octobre
50:21à ce rété
50:21les hommes
50:22vous prenez le relais
50:23vous nous suivez
50:24sur les réseaux sociaux
50:24World with Women
50:25le monde avec les femmes
50:26et à très vite
50:28merci beaucoup
50:29on passe au Paris d'avenir
50:35et on termine avec
50:37le Paris d'avenir
50:38un moment
50:38pour découvrir
50:39une initiative
50:39un outil
50:40une actualité
50:41qui vous inspire
50:42et Chérifère
50:43on commence avec vous
50:43et bien moi
50:44ce qui m'inspire
50:45c'est comme je suis
50:46de la région Pacifique
50:47c'est la Nouvelle-Zélande
50:48qui a mis
50:50dans son budget
50:51d'état
50:51une ligne budgétaire
50:53réservée spécifiquement
50:54à tout ce qui est
50:56le monde du vivant
50:57voilà
50:58donc j'aimerais
50:59un jour
51:00que dans notre PIB
51:00on réfléchisse
51:02le PIB différemment
51:03et qu'on remette
51:04l'humain
51:04et la nature
51:05et la biodiversité
51:06au sein de nos prioritaires
51:07une ligne budgétaire
51:09au niveau de l'état
51:10en France
51:10puisque la France
51:11est quand même
51:12le pilier
51:13des droits humains
51:15c'est de créer
51:16un vrai ministère
51:17avec
51:18une ligne budgétaire
51:19spécifique
51:20à la préservation
51:21de la biodiversité
51:22dont l'humain fait partie
51:23Merci beaucoup
51:24Chérif
51:24David
51:26Je vais vous parler
51:28peut-être
51:28de plusieurs initiatives
51:29rapidement
51:30mais déjà
51:30ce qui me tient
51:31beaucoup à cœur
51:31c'est des initiatives
51:32portées par des hommes
51:33on en a déjà parlé
51:36je pense notamment
51:37à Men at Work
51:38qui est un programme
51:39de transformation
51:39d'entreprise
51:40qui implique les hommes
51:42et qui les met au travail
51:43sur les questions
51:43et les enjeux
51:44d'égalité
51:45femmes-hommes
51:47une autre initiative
51:48qui s'appelle
51:49Remixt
51:49qui est un organisme
51:50de formation
51:51certifiée
51:52Calliope
51:53un organisme
51:53de formation
51:54digitale
51:55qui aussi
51:56travaille sur les enjeux
51:57et sensibilise
51:58sur les enjeux
51:59d'égalité
52:00et d'inclusion
52:01et puis
52:02je voudrais peut-être
52:04sensibiliser
52:05au format
52:06que sont les fresques
52:07je pense à deux
52:09la fresque de l'équité
52:10qui est un format
52:12extrêmement ludique
52:13pour amener
52:14les équipes
52:15vers ces sujets
52:15c'est pas du tout
52:17polémique
52:18c'est complètement
52:19informationnel
52:20pourquoi est-ce que ça consiste
52:21brièvement
52:21la fresque de l'équité
52:23c'est
52:23le format des fresques
52:25c'est un atelier ludique
52:27qui est proposé
52:28en entreprise
52:30avec un
52:32typiquement
52:32un jeu de cartes
52:33qui vous propose
52:35des chiffres
52:36un constat
52:37des constats
52:38sociétaux
52:39sourcés
52:40sourcés
52:42et qui ont
52:43qui ont
52:44vocation
52:45à informer
52:46sensibiliser
52:46et
52:47de façon ludique
52:49et ensuite
52:49proposer un passage
52:50à l'action
52:50une fois qu'on est sensibilisé
52:52sur ces questions
52:52comment on passe à l'action
52:54vous avez sur le sujet
52:55qui nous concerne aujourd'hui
52:56la fresque de l'équité
52:57typiquement
52:58je pense
52:59peut-être en complément
53:00moi je l'ai découvert
53:01en tout cas récemment
53:02et donc du coup
53:02je suis content de la mettre
53:03en avant
53:03à la fresque des réseaux sociaux
53:05qui est finalement
53:06assez complémentaire
53:07avec le sujet d'aujourd'hui
53:08parce que
53:10j'ai appris
53:11notamment
53:11que les réseaux sociaux
53:14participent
53:16au clivage
53:17qui se renforce
53:18entre les femmes
53:19et les hommes
53:19donc c'est de la prévention
53:20autour des effets
53:21des réseaux sociaux
53:22absolument
53:22notamment
53:23et voilà
53:24donc vraiment
53:25je vous invite
53:25à découvrir un petit peu
53:27toutes ces initiatives
53:27ces formules
53:28plus fresques
53:29absolument
53:29complètement
53:30Marie
53:30moi j'adore
53:32tout ce que vous avez dit
53:33Chérifa et David
53:34et ce qu'a fait
53:35ce qu'a impulsé
53:36Yacine Darder
53:37dans Nouvelle-Zélande
53:37en mettant le PIB
53:39qui est finalement obsolète
53:41quand on voit les enjeux
53:42auxquels on fait face
53:43aujourd'hui
53:44et en mettant au coeur
53:45le vivant
53:46le bien-être
53:46la santé
53:47l'éducation
53:48on devrait toutes et tous
53:50s'en inspirer
53:50donc merci de l'avoir appelé
53:51Chérifa
53:52avec plaisir
53:52moi mon initiative
53:54c'est le festival unique
53:55qui est organisé
53:56par Diversi Days
53:57qui est présidé
53:59par Anthony Babkin
54:00qui fait partie
54:00de World with Women
54:01et ce festival
54:03ça montre vraiment
54:03toute la richesse
54:04de la vie
54:05à chaque fois qu'on y va
54:06il y a plusieurs milliers
54:07de personnes
54:08ça se passera
54:08le 12 septembre
54:09à la Cité du Cinéma
54:12à Saint-Denis
54:12et c'est pile
54:15un mois
54:15avant le lancement
54:16de World with Women
54:18et donc ce sont
54:19des entrepreneurs
54:20non
54:21Diversi Days
54:22c'est vraiment
54:22le festival unique
54:23c'est vraiment
54:24représenter
54:25toute la société
54:26sous toute sa diversité
54:27sous toutes ses formes
54:28et montrer
54:29à quel point
54:29on a besoin
54:30de s'appuyer
54:30sur tout le monde
54:31et pas d'avancer
54:32seulement avec
54:33une seule partie
54:34de l'humanité
54:34avec des expériences
54:35de vie similaires
54:36mais au contraire
54:37de s'appuyer
54:37sur toute la richesse
54:38de notre société
54:39donc diversité
54:40c'est le mot diversité
54:41et de montrer
54:42que chacun
54:43et chacune compte
54:43c'est un festival
54:44c'est un festival
54:45vraiment magique
54:45on sort de là
54:46en ayant l'impression
54:47que tout est possible
54:48et que l'espoir
54:51d'être ensemble
54:52et d'avancer ensemble
54:52est à nos portes
54:53Merci Marie
54:54ça donne envie
54:54Thomas
54:55Alors je vais
54:57prendre un angle
54:59un peu différent
54:59puisque c'est pas tant
55:00mon combat du quotidien
55:01comme nos invités
55:02que la conviction
55:03que ça apporte
55:04beaucoup de richesse
55:05notamment pour l'entreprise
55:06et c'est pas un hasard
55:07je pense
55:08si le cadre réglementaire
55:09évolue
55:09on l'a évoqué
55:10si des normes
55:11ou des standards
55:11par exemple de certification
55:12comme Bicorp
55:13se saisissent davantage
55:14de cette question aussi
55:14dans la façon d'évaluer
55:15la performance des entreprises
55:17pour ce qui est du pari d'avenir
55:19le mien sera de dire
55:20qu'à l'avenir
55:22de nombreuses organisations
55:24s'appuieront
55:25sur des binômes
55:27pour les piloter
55:27sur des co-directions
55:29des binômes mixtes
55:30entre une femme
55:31et un homme
55:32qui ensemble
55:32piloteront
55:33développeront
55:34dirigeront les organisations
55:35qu'elles soient privées
55:36ou publiques d'ailleurs
55:37et cette conviction là
55:38elle vient du fait
55:39que moi je le vis chez Norcisse
55:40la chance d'avoir ce binôme
55:41avec ma directrice générale
55:42Mathilde Durie
55:42avec qui on discute énormément
55:44de nos périmètres décisionnels
55:45respectifs
55:46mais pour prendre des décisions
55:47qui ne semblent plus justes
55:47et éclairées
55:48je le vis parce que la Bicorp
55:50en France est coprésidée
55:52avec ma coprésidente
55:53Camilla Garcia
55:54et je pense aussi
55:55à d'autres organisations
55:56comme Mouvement Impact France
55:57qui aujourd'hui s'appuie
55:58sur un binôme de coprésidents
55:59le Centre des jeunes dirigeants
56:01qui s'appuie aussi
56:02sur ce dispositif là
56:03je pense que c'est pas un hasard
56:04et que ça apporte
56:05énormément de clairvoyance
56:07dans la façon
56:07de prendre les décisions
56:08et parce que je pense
56:10que le leadership
56:11un peu hégémonique
56:12d'une figure tutélaire masculine
56:13est un petit peu has-been
56:14et en plus c'est très à risque
56:16parce que si cette personne
56:17fait défaut
56:18comment on fait ensuite
56:19pour poursuivre
56:20le pilotage d'organisation
56:21voilà le pari d'avenir
56:22ce sont des binômes
56:23qui co-dirigeront
56:24les organisations
56:24Merci Thomas
56:25et Marie je crois
56:26que vous en avez bien
56:26un deuxième
56:27En fait je trouvais ça génial
56:28que vous mettez
56:30ça en avant Thomas
56:31parce que c'est exactement
56:33ce qui se passe
56:33dans les sociétés égalitaires
56:34chaque pan
56:35parce qu'il y en a
56:35qui ont survécu
56:36depuis le néolithique
56:37et chaque pan de la société
56:39donc économie culturelle
56:41dans tous les pans
56:42à chaque fois
56:42c'est représenté à égalité
56:44par un homme
56:44et par une femme
56:45c'est porté par un homme
56:45et par une femme
56:46et c'est comme ça
56:46que les décisions
56:47sont les plus lucides possibles
56:48donc merci d'avoir porté ça Thomas
56:50Et vous aviez un deuxième
56:52Paris d'avenir il me semble
56:53J'en ai plein
56:56On n'a pas fini
56:57mais c'est vraiment
56:58toutes les organisations
56:58qui agissent
57:00pour qu'il y ait davantage
57:01de mixité
57:02parce que pour moi
57:02c'est l'enjeu
57:03le plus crucial aujourd'hui
57:04qu'on puisse s'appuyer
57:05sur toute l'intelligence du monde
57:06et sur toutes les forces vives du monde
57:08donc je pensais notamment
57:09à la puissance du lien
57:10d'Elisabeth Moreno
57:11au Cercle Interrel
57:12de Catherine Ladousse
57:13vraiment toutes ces organisations
57:15qui agissent
57:15et qui sont sous-financées
57:18par rapport à ce qu'elles changent
57:20au sein des sociétés
57:21Merci beaucoup
57:22Merci à tous les trois
57:24Merci à Marie Eloa
57:25membre de la gouvernance collégiale
57:27de l'association
57:27World with Women
57:29présidente de l'association
57:30Femmes des Territoires
57:31Merci à Shérifa Benoublinossier
57:33présidente d'Océanique
57:34Influence et Stratégie
57:36et merci à vous
57:37David Camara
57:38membre de l'association
57:39World with Women
57:40Thomas on se dit à dans deux semaines
57:41Comme d'habitude
57:42A très bientôt
57:43sur Bismarck for Change
57:44Sous-titrage Société Radio-Canada
57:49Sous-titrage Société Radio-Canada
57:52Sous-titrage Société Radio-Canada
58:00Sous-titrage Société Radio-Canada
58:01Sous-titrage Société Radio-Canada
58:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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