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  • il y a 8 heures
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bienvenue si vous nous rejoignez sur BFM Grand Soir, autour du plateau Laurent Valdigué, journaliste d'investigation.
00:05Bonsoir Laurent, on est toujours avec Yves Tréard, Marc Patsy, bonsoir Rogaya Diallo et Bruno Jeudy.
00:11Bonsoir à tous les cinq. On va revenir sur cette journée décisive pour Marine Le Pen.
00:15Premier jour d'audition lors de son procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du FN, devenu le Rassemblement National.
00:22Elle s'est expliquée devant la cour d'appel de Paris, elle est montée à la barre. Comment vous l'avez trouvée vous aujourd'hui Laurent ?
00:28Alors tendue, parce que c'est vrai que dans cette grande salle du palais de justice, on sait que quand elle sortira de cette salle,
00:36on ne sait pas trop quand avant l'été, elle pourra ou pas se présenter à la présidentielle.
00:41Donc au-delà du match judiciaire en cours, on sent bien, il y a une pression.
00:46D'ailleurs la salle a été bondée, je n'avais jamais vu cette salle complètement pleine, elle était complètement pleine.
00:51Elle doit être entendue pendant à peu près 12 heures.
00:54C'était aujourd'hui, si c'était une étape du Tour de France, aujourd'hui c'était le plat avant la montagne.
00:59C'est demain la montagne ?
01:00C'est demain la montagne, parce que demain elle est entendue à partir de 9h et toute la journée.
01:05Alors aujourd'hui c'était une étape de pleine, un peu de chauffe avec la présidente.
01:11Depuis le début de cette audience, Michèle Agis, la présidente, elle est assez mordante.
01:14Elle connaît très très bien le dossier, elle connaît le dossier dans les coins,
01:17elle connaît les vacheries du dossier, c'est-à-dire le mail accablant,
01:20le mail qui va vous contredire, etc.
01:22Donc elle a été terrible avec Fernand Lerachinel, qui a été le premier à passer.
01:26Quand vous parlez, alors attendez, attendez, pour les téléspectateurs qui nous écoutent,
01:29quand vous parlez du mail accablant, vous parlez de ce mail envoyé par un eurodéputé à Valéant de Saint-Just.
01:36Alors trésorier du parti, c'est ça ?
01:37Ou c'est encore un autre mail ?
01:39C'est un des mails accablant, mais il y a des mails accablant, il y en a plein, il y a foison de mails accablant.
01:42Alors vous parlez duquel, pardon ?
01:43Alors c'est vrai que face aux personnes qu'elle interroge, elle en a déjà interrogé trois,
01:47Fernand Lerachinel, le vieil imprimeur ami de Jean-Marie Le Pen,
01:52qui a reconnu tout de suite des emplois fictifs.
01:54Elle a ensuite entendu Nicolas Bay, pareil, qui s'est dit qu'il s'excusait un peu,
01:59mais enfin bon, s'il avait su, il aurait fait autrement.
02:02Ce matin, il a entendu Julien Audoul, alors Julien Audoul, c'était un petit naufrage.
02:05On va revenir sur l'audition de Julien Audoul.
02:08Tout ça pour dire qu'elle connaît très bien le dossier.
02:12Et elle entreprend à chaque fois d'interroger les personnes qui défilent devant elle
02:16sur la totalité des éléments du dossier.
02:19Donc c'est pour ça que c'est très long.
02:21Donc Marine Le Pen, aujourd'hui, cet après-midi,
02:24elle l'a interrogée sur une série de mails qui tendent à la faire passer,
02:29à la montrer, enfin c'est ce qu'on comprend à la lecture littérale des mails,
02:32comme l'organisatrice, disons, la cheville ouvrière du système,
02:35puisque tout passait par elle.
02:37Vous savez, le système, il est très simple à comprendre.
02:39Les députés européens ont une cagnotte de fonds de 23 000 euros
02:45à dépenser pour leurs assistants.
02:47Ils font ce qu'ils veulent, sous réserve, avec cette cagnotte,
02:50que les assistants travaillent réellement pour le député européen.
02:53Sauf que là, ce qui est reproché, c'est que ces assistants n'aient travaillé que pour le parti.
02:57C'est une réunion en juin 2014 qui aurait été animée par Marine Le Pen,
03:01qui leur aurait dit aux 23 députés du...
03:03Il existait avant, mais en 2014, il existait 23,
03:06aux 23 députés du Front National.
03:09Bon, écoutez, voilà ce qui va se passer.
03:10Vous n'allez rien reverser au parti,
03:14alors que vous savez que les députés, les sénateurs, les conseillers régionaux,
03:16ils verraient un peu de leurs indemnités au parti.
03:19En revanche, sur votre indemnité d'assistant,
03:22vous allez choisir un assistant pour vous,
03:23et le reste, ce sera pour...
03:25Marine Le Pen, elle dit mutualiser,
03:27ce sera pour le parti.
03:30Donc, bilan des courses, judiciairement parlant,
03:32ils appellent ça des emplois fictifs,
03:33puisque des gens étaient payés par le Conseil européen,
03:36par le Parlement européen,
03:38mais travaillés pour le Rassemblement National.
03:41Montant du préjudice,
03:42estimé à environ 3,2 millions d'euros.
03:44Voilà, c'est ça.
03:45Sur la défense de Marine Le Pen,
03:47Marine Le Pen qui continue à nier toute intention délictuelle,
03:52elle admet qu'il y a eu un délit,
03:56mais pas d'intention.
03:56C'était ça le suspect de la première minute de sa prise de parole,
03:59parce que l'autre jour, au début du procès,
04:01la présidente, comme dans tout procès d'appel,
04:04elle a fait venir tout le monde en leur disant
04:06« Quelle est votre position aujourd'hui ? »
04:07En gros, ça veut dire que vous avez fait appel.
04:10Il y en a 12 qui n'ont pas fait appel dans ce procès,
04:11donc qui sont condamnés définitivement.
04:13En gros, en appel, on vous demande
04:15si vous continuez de plaider coupable
04:16ou si vous allez plaider l'arlax.
04:19Alors là, Marine Le Pen,
04:21elle a fait cette phrase,
04:23tout le monde s'est emballé sur le thème
04:25« Ça y est, elle a changé de stratégie,
04:27elle reconnaît. »
04:28Elle a dit « Mais je vois bien que
04:31tout le monde veut croire qu'il y a eu délit,
04:35mais s'il y a eu délit,
04:36on n'a pas eu l'intention de le commettre. »
04:39Donc on a cru qu'elle allait changer de stratégie.
04:41Donc la présidente d'entrée,
04:42elle l'a fait venir à la barre
04:44et d'entrée, elle lui a dit
04:45« Je vous rappelle votre phrase du premier jour,
04:47Mme Le Pen, quelle est votre position ? »
04:49En gros, ça voulait dire
04:51« Je vous tends la perche,
04:52est-ce que vous plaidez coupable ou pas ? »
04:55Alors Marine Le Pen,
04:56ça a été un peu lent en ce moment-là,
04:57elle n'a pas saisi la perche,
04:59elle est partie dans une explication
05:00sur la mutualisation,
05:01le Parlement européen, etc.
05:03Un peu plus tard,
05:04la présidente, elle est revenue à la charge.
05:06« Vous plaidez coupable ou pas, Mme Le Pen ? »
05:08Et là, non non plus,
05:10elle n'a pas répondu très précisément,
05:12elle a dit « On va voir au cas par cas ».
05:14Donc en réalité,
05:15c'est pour ça que c'est une étape de plaine,
05:17Bruno connaît bien le Tour de France,
05:18il est sensible à ses références du Tour de France,
05:21c'est une longue étape de plaine,
05:22parce qu'il y a eu plein de cas évoqués.
05:25Et demain, ça sera à la montagne,
05:26avec les fameux mails.
05:27Alors, elle a déjà un peu répondu
05:29aux fameux mails dont vous avez parlé tout à l'heure.
05:31Ce mail-là, puisqu'il est quand même clé dans cette affaire,
05:34il a été évoqué par la présidente aujourd'hui,
05:36c'est un e-mail envoyé par un eurodéputé
05:38à Valéron de Saint-Just,
05:39alors trésorier de parti à l'époque,
05:42dans lequel il citait le règlement européen
05:44et il alertait sur le risque d'emploi fictif.
05:47Et voilà ce que lui répond Valéron de Saint-Just,
05:49je crois bien que Marine sait tout cela.
05:51Là-dessus, elle a été interrogée, Marine Le Pen.
05:52Alors, elle a été interrogée déjà là-dessus,
05:54elle dit que le député en question,
05:56Jean-Luc Schaffauser,
05:57en gros, raconte n'importe quoi.
05:59En fait, il n'est pas le seul à parler de cette réunion.
06:03Je ne peux rien vous dire de ce mail,
06:04je n'en ai pas été informé.
06:05Voilà.
06:06Et que si elle l'avait reçu,
06:07elle n'aurait pas eu la même désinvolture
06:08que son ancien trésorier, Valéron de Saint-Just.
06:10Voilà.
06:10Alors, c'est vrai que celui qui est un peu tout seul
06:13au milieu de la brousse,
06:15c'est Valéron de Saint-Just.
06:16Parce que Valéron de Saint-Just,
06:17déjà, en première instance,
06:18ça avait été une journée horrible pour lui
06:20quand il avait dû expliquer ses huit mots.
06:23Je crois bien que Marine sait tout cela.
06:25Parce que quand on vous dit,
06:26attention, c'est des emplois fictifs
06:27et que vous répondez en plus,
06:29dans les quatre minutes ou dans les trois minutes,
06:31il répond tout de suite.
06:32Je crois bien que Marine sait tout cela.
06:35Comment s'est-il défendu ?
06:36Alors, il s'était défendu en disant
06:37que le Schaffer, Schaffer,
06:39l'eurodéputé qui lui en met les mails,
06:41était un farfelu, un emmerdeur.
06:43Alors, lui, il est habillé pour plusieurs hivers
06:48à la barre à chaque fois qu'il est question de lui.
06:51En tout cas, c'était un traître, etc.
06:52Il ne faisait pas partie vraiment du Front National.
06:54C'est celui qui avait décroché l'empreint russe.
06:56Mais du coup, il ne faisait pas partie du Front National.
06:58Et donc, du coup, Valéron de Saint-Just avait expliqué
07:00que pour le tenir à l'écart,
07:02pour s'en débarrasser,
07:04il lui avait fait croire qu'il approuvait ce qu'il disait.
07:06Quelque chose de cet ordre.
07:07Ça avait fait long feu
07:08puisqu'ils ont été condamnés sur ce mail.
07:10Donc là, aujourd'hui, Marine Le Pen,
07:12elle a dit qu'elle n'était pas destinatrice du mail,
07:16qu'elle n'avait jamais dit
07:18ce qu'il lui attribue à la fameuse réunion.
07:19Il n'y a pas été un premier de semelle, etc.
07:21Et que Valéron de Saint-Just en expliquera.
07:23Par rapport à ce que dit Laurent Valdiguet,
07:26sous réserve de son interrogatoire de demain,
07:29qui sera sans doute très important,
07:31Marine Le Pen,
07:31si elle essaie de jouer sur les deux tableaux,
07:34elle risque de perdre sur tous les tableaux.
07:35Parce que c'est vrai que,
07:37dans un procès en appel,
07:39surtout lorsqu'en première instance,
07:40on lui a reproché d'être dans le déni,
07:43elle doit, d'une manière ou d'une autre,
07:44pour revenir et montrer, quelque part...
07:49Une évolution.
07:50On voit bien qu'elle était partie
07:52pour plaider un peu l'erreur technique.
07:55Mais là, si elle essaie de financer,
07:58elle risque de perdre sur les deux tableaux.
08:00Et ce qu'ils jouent, c'est quand même,
08:01en gros, ils seront condamnés.
08:04Vu les faits semblent constituer.
08:07Ce qu'elle joue, elle,
08:08c'est le quantum de la peine
08:10et de la peine d'inéligibilité.
08:11C'est ça qui est important pour elle.
08:14pour pouvoir sauver sa candidature à la présidentielle.
08:16Mathieu Vallée est avec nous,
08:16député européen du Rassemblement National.
08:18Je ne sais pas si vous avez entendu
08:18les mots de Bruno Jeudy.
08:21Est-ce que vous êtes inquiet,
08:22vous, pour la suite des événements ?
08:25Et d'ailleurs, ça a commencé par demain.
08:27Laurent Valiguet le rappelait,
08:28c'est demain, la journée décisive
08:30pour Marine Le Pen.
08:32Simplement dire qu'elle n'était pas au courant
08:34d'être dans une sorte de déni,
08:36est-ce que ça peut vraiment la porter ?
08:38Oui, bonsoir, Julie Ameth.
08:39Oui, j'ai entendu M. Valiguet et M. Jeudy.
08:41Bon, d'abord, le procès n'est pas fini.
08:43On a un appel qui permet à Marine Le Pen
08:45d'exposer ses arguments.
08:46Je peux vous dire que le climat
08:48est plutôt sain et serein.
08:49Marine Le Pen peut développer ses arguments,
08:51ce qui, en première instance,
08:51était plus compliqué.
08:52Donc ça, il faut le souligner.
08:54Et ensuite, effectivement,
08:55attendez la suite du procès.
08:56Les juges ne sont pas sur le plateau.
08:57Ils sont dans le tribunal judiciaire de Paris,
09:00dans la cour d'appel de Paris.
09:01Et donc, c'est eux qui rendront
09:02leurs décisions d'ici l'été.
09:04Et on a bon espoir que la justice
09:05reconnaisse ses innocence de Marine Le Pen.
09:07Lorsqu'elle évoque ses souvenirs
09:09et ses arguments de défense,
09:10c'est ceux qu'elle a vécu.
09:11Vous n'y étiez pas, je n'y étais pas.
09:12Donc, il faut être patient.
09:14Et quand j'ai vu certains Berlus
09:16faire des vidéos en disant
09:17« Rends l'argent à Marine,
09:18on est en un centre d'audience »,
09:19ce n'est pas un spectacle, en fait.
09:21C'est une justice qui doit être rendue sereinement
09:22et qui se passe plutôt bien.
09:24Et donc, ça a souligné.
09:25En tout cas, les arguments sont plus audibles
09:28et peuvent être plus défendus par Marine Le Pen
09:30qu'en première instance.
09:30Et ça, il faut le souligner.
09:31Je le redis sur votre plateau ce soir,
09:32Madame Ahmet.
09:33Vous n'avez pas le sentiment
09:34qu'elle a été mise en difficulté aujourd'hui, Marine Le Pen ?
09:37Écoutez, moi, de ce que j'ai lu de vos confrères
09:39et de ce qu'elle nous a dit,
09:41elle a pu exposer ses arguments de défense,
09:43elle a pu développer pourquoi elle était innocente.
09:46Je pense que la présidente cherche réellement
09:48à comprendre les arguments de Marine Le Pen
09:50qu'elle développe durant ce procès,
09:52depuis le début.
09:53Et donc, je pense que ça comptera pour la fin
09:55et notamment pour le délibérer.
09:56C'est un vrai changement par rapport
09:58en première instance où, effectivement,
09:59on sentait que c'était plus compliqué.
10:01Là, évidemment, ça se passe sereinement et sainement
10:03et je le redis parce que c'est important
10:05dans un procès qu'on puisse avoir un procès équitable
10:07et que les opinions politiques
10:09ou, finalement, les motivations politiques
10:11ne figurent pas.
10:12Et c'est quelque chose que je veux redire
10:13ce soir sur votre plateau.
10:15Vous restez avec nous, Mathieu Vallet,
10:17pour en revenir à la défense de Marine Le Pen.
10:18Donc, c'est de dire
10:19je n'ai pas le sentiment réellement
10:22d'avoir commis le moindre délit.
10:24Le Parlement européen ne nous a jamais alertés.
10:27Ça, c'est l'argument qu'elle avait déjà donné.
10:29Mais elle dit qu'il n'y a pas eu de système.
10:32Il n'y a pas eu de système mis en place.
10:36Comment elle défend ça, Laurent Valiguet ?
10:38C'est là où c'est une voie étroite,
10:39un chemin difficile.
10:40Parce qu'en réalité, il y a un système
10:42pour les paiements
10:43qu'elle ne peut pas contester
10:45puisque celui qui s'occupait de tout ça,
10:47qui centralisait toute cette facturation,
10:49il s'appelle Charles Van Oute.
10:51C'est un Belge qui a été condamné
10:52en première instance
10:53et qui n'a pas fait appel.
10:54Donc, il est condamné définitivement
10:55et qui centralisait l'argent,
10:58cette fameuse cagnotte de 23 000 euros par député
11:00à répartir entre les uns et les autres.
11:02Donc, en réalité, Charles Van Oute,
11:04il a dit, d'ailleurs,
11:05la présidente n'a eu de cesse
11:06de lui lire des mails de Charles Van Oute
11:08aujourd'hui,
11:09qui disait,
11:10qu'il cherchait,
11:11il était décisionnaire de rien,
11:12la présidente l'a dit plusieurs fois,
11:14Mme Le Pen, Charles Van Oute
11:15ne décidait rien.
11:16Qui prenait la décision
11:18d'attribuer tel assistant
11:20à tel député ?
11:21Alors, c'est vrai que ça,
11:23dans le détail,
11:24Marine Le Pen,
11:24à chaque fois,
11:25elle est quand même
11:26un peu en difficulté.
11:27Elle avait eu une phrase magnifique
11:28en première instance
11:29qui vaut totalement pour l'appel.
11:31Elle avait dit,
11:31vous savez,
11:32un homme politique dans un tribunal,
11:34c'est quelqu'un qui joue à la roulette
11:35avec six balles dans le barillet.
11:37Elle avait dit ça.
11:38Autrement dit,
11:38un homme politique dans un tribunal,
11:40il risque vraiment d'en prendre une.
11:42Là,
11:42c'est pour ça qu'on est en appel.
11:44La présidente n'a pas encore
11:46montré les dents
11:46avec Marine Le Pen
11:47comme elle l'a pu faire
11:49avec les trois précédents.
11:50Parce que les trois précédents,
11:52la présidente s'est énervée
11:53à plusieurs reprises.
11:53Alors justement,
11:54venons-en au cas de Julien Audoul.
11:56Que s'est-il passé
11:57avec Julien Audoul ?
12:00On peut dire
12:00que c'était un naufrage
12:02pour Julien Audoul ?
12:04Julien Audoul,
12:05il a été condamné
12:06à huit mois
12:07à exorci
12:07et à un an d'inégibilité
12:08sans exécution provisoire.
12:10Julien Audoul,
12:11au premier procès,
12:12comme il y avait
12:12beaucoup de monde
12:13au premier procès,
12:13c'était un peu
12:14la dernière roue du carrosse.
12:15Il est très jeune
12:16en 2014.
12:19Il a un contact
12:21qui s'appelle
12:21Philippe Martel
12:22qui est directeur
12:23de cabinet
12:23de Marine Le Pen.
12:24Son nom revient souvent
12:25d'ailleurs.
12:26Oui, son nom revient souvent.
12:26Il est décédé aujourd'hui,
12:27Philippe Martel.
12:28Et donc,
12:29il demande
12:30à être au cabinet
12:31de Marine Le Pen.
12:33Et là aussi,
12:33il y a des SMS
12:34et des mails
12:35accablants
12:36entre Philippe Martel
12:38et lui
12:38puisque Philippe Martel
12:39lui dit
12:39ça va se faire
12:41mais on a encore
12:42un peu besoin de temps
12:43pour le montage financier
12:44et il lui dit...
12:46Parce qu'il faut expliquer
12:47quand même qu'au départ,
12:48il a un emploi
12:49d'assistant parlementaire
12:51donc du neurodéputé
12:52protiste.
12:53Non, je dis juste avant,
12:54lui il veut travailler,
12:55il rencontre Marine Le Pen
12:56en juillet 2014.
12:57D'ailleurs,
12:58Marine Le Pen
12:58ne s'en souvient pas
12:59aujourd'hui
12:59de cette rencontre.
13:00Mais lui,
13:01Julien O'Doul
13:02l'affirme.
13:04Et donc,
13:04le fameux Philippe Martel,
13:05directeur de cabinet
13:06de Marine Le Pen
13:07lui dit
13:08c'est bon
13:09sauf qu'on va devoir
13:11te salarier
13:12par le Parlement européen.
13:15Et Julien O'Doul
13:16fait cette réponse
13:17dont il peut
13:18se mordre les doigts
13:18aujourd'hui.
13:19Il lui dit
13:20c'est pas grave
13:21pour le portage.
13:24Donc,
13:25il utilise
13:25le mot portage.
13:27Autrement dit,
13:28il a conscience.
13:30C'est ce que lui a dit
13:30la présidente
13:31toute la matinée.
13:32C'est quoi le portage ?
13:33Le portage,
13:34ça veut dire
13:34qu'il va être travaillé
13:35pour Marine Le Pen
13:36comme conseiller
13:36de Marine Le Pen
13:39mais qu'il va
13:40financièrement
13:41le portage
13:42ça va se passer
13:42par un député européen
13:43la fameuse
13:44Mylène Trozanski
13:45qui n'a pas fait appel
13:46elle aussi
13:46qui a été condamnée
13:47en première instance.
13:48L'eurodéputé
13:49avec qui il était
13:49supposé travailler.
13:50Trois mois plus tard
13:51l'eurodéputé
13:52avec lequel il était
13:52supposé travailler
13:53il envoie un mail
13:54à Marine Le Pen
13:55ça aussi c'est un désastre
13:56pour lui
13:56il envoie un mail
13:57par Marine Le Pen
13:58lui disant
13:58est-ce que demain
13:59je peux t'accompagner
14:00à Strasbourg
14:01parce que comme ça
14:02je pourrais faire
14:03la connaissance
14:03de ma députée
14:05de rattachement.
14:07Alors ça effectivement
14:07quand on lui lit ça
14:08quand la présidente
14:09lui dit ça
14:09Julien Audoul
14:10a reconnu ce matin
14:12dans un premier temps
14:12que pendant trois mois
14:13effectivement
14:14il n'avait pas du tout
14:14travaillé pour sa députée
14:16de rattachement
14:16il est bien obligé
14:18en revanche
14:20il lui met tout
14:20sur le dos
14:21à cette Mylène Trozanski
14:22parce qu'en réalité
14:23il lui en veut beaucoup
14:23aujourd'hui
14:24Julien Audoul
14:24de ne pas lui avoir
14:27donné de travail.
14:28Je n'ai pas travaillé
14:29pour Mylène Trozanski
14:30car elle ne me donnait
14:31pas de travail.
14:32Voilà ce que dit
14:32Julien Audoul
14:33et sur une période
14:34d'un an et demi
14:35il n'aura eu
14:36que douze communications
14:37avec son eurodéputé
14:39le plus long
14:41de leurs trois appels
14:43sera d'une durée
14:44de 4 minutes
14:45et 17 secondes
14:46rétrospectivement
14:47dit-il
14:47elle n'avait pas besoin
14:48de mes services.
14:49Voilà
14:50donc c'est vrai
14:51que c'est pas une bonne audition
14:53c'est-à-dire
14:54c'est pas une bonne audition
14:55manifestement
14:56Julien Audoul
14:56peut-être il aurait mieux fait
14:58de ne pas faire appel
14:58ça c'est vrai
14:59qu'il risque
15:00vous savez un appel
15:01on risque d'être alourdi
15:02on ne croyait pas
15:04Vous pensez qu'il risque
15:04plus lourd là
15:05avec sa défense ?
15:06Cette audition
15:07n'était pas terrible
15:08ce matin
15:08c'était pas une bonne matinée
15:09du tout pour Julien Audoul
15:10c'est vrai que plusieurs fois
15:11la présidente s'est vraiment énervée
15:13et plusieurs fois
15:14la présidente
15:14ne le comprenait pas
15:15il avait une voix
15:16qui n'a absolument rien à voir
15:18avec sa voix des plateaux de télé
15:19Julien Audoul
15:19il était extrêmement embarrassé
15:21de devoir justifier tout ça
15:22il s'est excusé à la fin
15:24il a dit que
15:25si c'était à refaire
15:27évidemment il ne le referait pas
15:28qu'il était peut-être
15:28trop jeune à l'époque
15:29etc.
15:29Mathieu Vallée là-dessus
15:30vous êtes toujours avec nous
15:31député européen
15:32Rassemblement National
15:33pour Julien Audoul
15:35franchement ça a été
15:36très compliqué aujourd'hui
15:38Écoutez j'y étais pas
15:39il a fait prévaloir
15:39ses arguments de défense
15:40après je rappelle à M. Valdiguet
15:42que M. Audoul
15:43est réélu brillamment
15:44dans la circonscription de Lyon
15:46donc ses électeurs
15:47lui font confiance
15:48et vous ne pouvez pas lui reprocher
15:49de dire que vous rapportez
15:51son plateau
15:51je sais que vous suivez l'autre jour
15:52c'est que vous faites même
15:53du live tweet
15:53donc qu'il essayait
15:55d'être le plus honnête possible
15:56et de dire ce qu'il a vécu
15:58à l'époque
15:58maintenant moi Julien Audoul
15:59je sais qu'il est profondément
16:00engagé pour les français
16:01qu'il est profondément engagé
16:02pardon engagé dans sa mission
16:04qui est aussi le directeur
16:05de notre campagne législative
16:06et donc moi ça me fait pas rire du tout
16:08je vois que les gens se délectent
16:09je vois que les gens
16:09finalement
16:10le critiquent et s'amusent
16:12le procès n'est pas fini
16:13on verra bien ce que la justice
16:14dira à la fin
16:15après vous dites
16:15la présidente s'agace
16:17bon vous savez
16:17j'étais commissaire de police
16:18il y a des choses qui m'ont agacé
16:19pour autant
16:20aux garçons sans frein
16:20on essaye de comprendre les choses
16:21donc moi
16:22je ne m'amuse pas
16:23je ne me moque pas
16:24je ne me délecte pas
16:25des éléments qui sont rapportés
16:27ici là dans la presse
16:27moi je sais qu'il a essayé
16:29de se défendre
16:29avec ses arguments
16:30et sa sincérité
16:31qu'il caractérise
16:32il vient souvent sur votre plateau
16:33après évidemment
16:34je ne doute pas
16:35que vous le questionneriez
16:36que vous l'interrogerez
16:37quand il viendra
16:38une prochaine fois
16:38sur votre plateau
16:39je sais que vous l'invitez aussi
16:40de temps en temps
16:40en tant que porte-parole du parti
16:43et député de Lyon
16:44il vient effectivement
16:45sur le plateau
16:46de temps en temps
16:47Julien Audoul
16:47merci beaucoup
16:48Mathieu Vallée
16:49Laurent Valigué
16:50si on se projette à demain
16:51donc vous disiez
16:52si on le compare
16:54à une étape
16:56de cyclisme
16:58voilà
16:59demain c'est la montagne
17:01demain c'est la montagne
17:02parce que demain
17:02ça va être toute une journée
17:03c'est long une journée
17:04et puis la présidente
17:05elle a vraiment
17:06bien préparé
17:07ses interrogatoires
17:09elle a au fond
17:10une avalanche de questions
17:12donc à l'arrivée
17:13il y a toujours des tournants
17:16il y a toujours des moments
17:16difficiles dans ces audiences
17:18surtout quand les auditions
17:18sont longues
17:19et puis il y a quand même
17:20cet enjeu
17:20Marine Le Pen
17:21quoi qu'on dise
17:22quoi qu'on pense
17:23si elle veut ressortir
17:25de cette audience
17:26en appel
17:27il faut quand même
17:28qu'elle renverse
17:28un peu la table
17:29autrement dit
17:30il faut qu'elle
17:32ça se joue largement demain
17:33qu'elle soit plus convaincante
17:35qu'elle a été aujourd'hui
17:36mais ce qu'on entend
17:37beaucoup aussi dire
17:38c'est qu'elle a vraiment
17:38changé de ton
17:39par rapport à la première instance
17:40où elle était vraiment
17:41dans une espèce de défiance
17:43par rapport à l'autorité judiciaire
17:44et là apparemment
17:45elle a adopté un ton
17:46plus courtois
17:47est-ce que ça peut expliquer
17:47le fait que la magistrate
17:49s'adressait différemment ?
17:50Franchement
17:51en première instance
17:52elle n'était pas
17:53c'est ce que j'ai lu en tout cas
17:54en première instance
17:55elle était plutôt bonne
17:56Marine Le Pen
17:57elle connaît bien son dossier
18:00elle était sur sa ligne
18:01c'était assez courtois
18:03en première instance aussi
18:04Bénédicte Duperdu
18:06la présidente
18:06je sais bien que maintenant
18:07tout le monde
18:07au Rassemblement National
18:08dit que la première présidente
18:10avait mené une audience terrible
18:11je ne sais pas mon souvenir
18:13je ne suis pas l'audience
18:15mais je n'ai pas l'impression
18:16contrairement à ce qu'on nous a dit
18:18tous les débuts
18:18qu'elle avait changé
18:19de système de défiance
18:21elle nie toujours
18:22elle s'est adjoint
18:23à une avocate
18:24supplémentaire
18:25une avocate
18:25elle reconnaît
18:26qu'il y a eu un délit
18:27c'est ça
18:28elle reconnaît
18:29qu'il y a eu un délit
18:29non justement
18:30c'est ça qui est intéressant
18:31parce qu'elle dit
18:32que ce n'était pas un système
18:33oui oui
18:34et on a l'impression
18:36justement
18:36qu'elle semble jouer
18:37l'ingénue
18:38disant
18:39j'ai fait des choses
18:40mais finalement
18:41je ne savais pas
18:42et tout le monde
18:43faisait un peu la même chose
18:44on peut fauter
18:45à la suite
18:45au plein gré
18:46on n'a pas prévenu
18:47le Parlement européen
18:48nous avait pas expliqué
18:49elle est quand même avocate
18:51il faut rappeler
18:52qu'elle est avocate
18:53Marine Le Pen
18:53c'est pas clair
18:56la pièce est en l'air
18:57Nicolas B par exemple
18:58on a eu le sentiment
18:59qu'il fine assez
19:00c'est-à-dire qu'à vouloir
19:01gagner sur tous les tableaux
19:02comme disait Bruno
19:03en réalité on ne sait pas
19:04on a l'impression
19:06pendant 5 minutes
19:06qu'ils vont avouer
19:07qu'ils vont reconnaître
19:08qu'ils s'excusent
19:09et puis pendant 50 minutes
19:10on dit
19:11mais non
19:11mais finalement
19:11ils continuent de nier tout
19:12y compris les évidences
19:14quand les évidences défilent
19:15parce que c'est quand même un dossier
19:16dès qu'on aborde les faits
19:19c'est pas terrible
19:19journée décisive demain
19:21qu'on va suivre évidemment
19:22sur BFM TV
19:22merci beaucoup
19:23Laurent Valdiguier
19:25merci beaucoup
19:26merci beaucoup
19:27merci beaucoup
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