- il y a 6 semaines
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Clémence Guettet, bonsoir Clémence Guettet. Vous pouvez rentrer sur le plateau.
00:03Vice-présidente de l'Assemblée nationale, députée de la France Insoumise du Val-de-Marne, bonsoir à vous.
00:09On voulait d'abord vous entendre sur la consigne donnée par Laurent Wauquiez pour le second tour des municipales.
00:15Aujourd'hui, le président des députés LR qui appelle à voter tout sauf LFI. On écoute.
00:22Aujourd'hui, la France Insoumise, c'est le premier danger pour la République.
00:25Et si au second tour, il y a face à nous des maires et des filles, nous appellerons à voter tout sauf LFI.
00:31Ça veut dire voter blanc, ça veut dire voter ceux qui sont en face, quel que soit le parti où ils sont.
00:35Y compris voter RN, quand ça se présentera ?
00:38Tout sauf LFI. Je ne peux pas être plus clair.
00:40Qu'est-ce que vous répondez à Laurent Wauquiez ce soir ?
00:42Je lui réponds que c'est une honte et qu'au moment où les siotistes se sont alliés à l'extrême droite,
00:48la droite de M. Wauquiez semble organiser de ne pas faire la fusion totale avec l'extrême droite.
00:53Qu'aujourd'hui, visiblement, en tout cas les municipales de mars 2026,
00:57ce sera la dernière étape de cette union des droites et de la fusion totale
01:01d'une droite qui autrefois a été républicaine et qui même a été gaulliste
01:06et donc basée notamment sur un principe de résistance à l'extrême droite.
01:11Cette fois-ci, voilà, vent finalise en tout cas cette fusion.
01:15C'est une faute politique, c'est une faute historique aussi à mon avis.
01:19Parce que l'histoire a démontré que quand la droite va vers l'extrême droite,
01:23elle ne récupère pas un électorat.
01:25Mais c'est l'extrême droite qui peut arriver au pouvoir.
01:27Mais ça ne risque pas d'arriver souvent.
01:30Que la liste des filles soit en tête, passe à OLR.
01:33Objectivement.
01:34Ça n'a pas arrivé très souvent.
01:35Objectivement, je ne connais pas les simulations,
01:37mais M. Wauquiez ne parle pas d'un nombre de cas, il parle d'un principe.
01:40Ce qui, à mon avis, est bien plus gênant dans cette déclaration.
01:42Si on est pragmatique et qu'on regarde la plupart des sondages qui sortent actuellement,
01:45on n'est pratiquement jamais dans cette disposition-là.
01:47Donc il n'y a rien qui vous choque dans la déclaration ?
01:48Je ne sais pas.
01:49D'abord, je vous dis, je suis pragmatique.
01:51Je regarde ce qu'il va y avoir au fond du tour et ça va arriver rarement.
01:54Moi, je suis pragmatique et je pense que quand l'extrême droite est à ce niveau d'intention de vote dans notre pays,
01:59notamment pour la prochaine élection présidentielle,
02:01que la droite dite républicaine ou dite gaulliste finisse par dire
02:06qu'on voterait extrême droite face à n'importe qui et notamment face à la gauche radicale,
02:10c'est une nouveauté historique, ça a le mérite de la vérité dans la bouche de M. Wauquiez,
02:14mais on y est.
02:15Pardon, moi, ce n'est pas ce qu'elle a dit.
02:17Ce n'est pas ce que Laurent Wauquiez a dit.
02:18Ce n'est pas on voterait extrême droite face à n'importe qui.
02:20Si on voterait n'importe qui face à la France insoumise,
02:22c'est du tout la même chose.
02:23Dans l'extrême droite.
02:24Oui, dans l'extrême droite.
02:25Vous avez peut-être vu ce qu'elle dit, par exemple, Martine Vassal,
02:29que pour battre Benoît Payan à Marseille,
02:33c'est rétracté.
02:35Pour battre Benoît Payan, socialiste, à Marseille,
02:38il n'y avait pas de problème pour un accord avec l'extrême droite.
02:40Je crois qu'il y a des digues qui...
02:41Oui, alors peut-être, alors pardonnez-moi.
02:43Elle s'est rétractée.
02:45Je crois que ça ouvre en tout cas une fenêtre d'overton
02:47et d'acceptabilité de cette idée,
02:49y compris dans un électorat de droite
02:50qui fut un temps résisté à l'extrême droite.
02:52Mais alors justement,
02:54essayons d'analyser ce principe qui a donc changé,
02:56ce nouveau principe.
02:58Comment vous expliquez, vous,
03:00le fait d'être devenu à la France insoumise
03:02plus dangereux pour les républicains
03:03que le Rassemblement national ?
03:06Je pense qu'il y a un phénomène de dédiabolisation
03:08de l'extrême droite
03:09qui s'est opérée ces dernières années.
03:11D'ailleurs, dont on voit les conséquences
03:13de fait dans les urnes,
03:14mais dont on voit aussi les conséquences
03:15dans les médias.
03:16Il y a eu une époque
03:17où les dirigeants d'extrême droite
03:18du même parti que le Rassemblement national
03:21n'étaient pas invités dans les grands médias.
03:23Et puis, dans le même temps,
03:25de cette dédiabolisation de l'extrême droite,
03:27il y a eu une diabolisation,
03:29notamment de la France insoumise
03:30et même surtout de la France insoumise
03:31à la gauche de la gauche.
03:34Voilà.
03:35Moi, j'ai envie de dire...
03:36Mais ce n'est pas vous qui avez dédiabolisé le RN ?
03:39Oui, on aurait cherché ça.
03:41Le RN aurait mis des jolies cravates.
03:42Quant à nous, nous serions extrêmement dangereux.
03:44Je vous le dis, pour les municipales,
03:46puisque c'était ça le sujet de votre chronique,
03:49aujourd'hui, nous sommes les seuls
03:49à avoir un programme national.
03:51Nous proposons le RIC, la cantine gratuite.
03:53Est-ce que c'est ça qui fait peur à M. Wauquiez ?
03:56Parce que quand l'extrême droite,
03:57elle, elle a pris des mairies,
03:58parce qu'aujourd'hui,
03:58elle a déjà des mairies dans le pays,
04:01elle coupe les subventions du secours populaire,
04:03elle instaure le port obligatoire à la cantine
04:05tous les lundis dans une de ses villes,
04:08elle ferme des locales associatifs.
04:10Est-ce que, voilà, entre les deux choix,
04:11entre les deux visions du monde que nous proposons,
04:14M. Wauquiez a fait son choix.
04:15Justement, Mme Guettet,
04:16est-ce que vous n'êtes pas en décalage,
04:18et même profondément en décalage,
04:20avec les programmes que vous voulez porter
04:22pendant les municipales ?
04:23Quand Mathilde Panot, la présidente de votre groupe,
04:27annonce que les listes et les filles
04:31porteront comme élément sur une question centrale
04:34qui est la sécurité,
04:35et je parle en me basant sur un sondage IFOP
04:37qui annonce que c'est la sécurité
04:38qui sera le déterminant premier des municipales,
04:40elle annonce qu'il faut désarmer les policiers municipales,
04:43est-ce que vous n'êtes pas, j'allais dire,
04:45à rebours de ce que pensent les Français ?
04:48Et que du coup, vous les inquiétez encore plus
04:50à vouloir ne pas assurer la sécurité
04:52qu'ils demandent dans les sondages
04:54pour les municipales ?
04:55Mais moi, je ne crois pas que
04:57armer, surarmer la police municipale
04:59soit un gage de sécurité.
05:00Voilà, et je pense que dans la déclaration
05:02de Mathilde Panot,
05:03vous savez, parfois dans les médias,
05:04on n'a pas forcément le temps
05:05d'expliciter nos propositions.
05:06Je suis contente de le faire,
05:08si jamais vous pouvez me laisser le faire ce soir.
05:10Nous, nous pensons qu'il faut
05:12une police nationale
05:14qui s'occupe du trafic
05:16et de toutes les formes de trafic,
05:17armes, drogues,
05:18parce qu'en l'occurrence,
05:19c'était un débat sur le trafic de drogue,
05:21me semble-t-il,
05:21dans lequel elle a fait cette déclaration,
05:23et que c'est cette police-là
05:24qui doit lutter contre ces trafiquants,
05:26y compris qui ont des grosses masses d'argent
05:28qui affluent
05:28et des réseaux internationaux.
05:30Et que non,
05:30ce n'est pas la police municipale
05:32qui va réussir à lutter
05:33contre ces trafiquants-là,
05:35que par ailleurs,
05:35il y a eu une réforme d'Armanin
05:36qui a supprimé 6 000 policiers
05:38de la police judiciaire,
05:39qui justement peut mener
05:40ces enquêtes extrêmement lourdes
05:42et approfondies.
05:43Et nous, nous sommes,
05:44au niveau municipal,
05:45une police de proximité.
05:46Là, vous noyez, vous noyez.
05:47Mais non, non, non, non,
05:49je vais vous dire une chose.
05:50Les policiers municipaux
05:51n'ont pas assez de formation
05:53pour le maniement des armes.
05:55Donc nous ne sommes pas
05:56pour surarmer la police municipale.
05:57Mais ce n'est pas une question de surarmer,
05:58c'est déjà l'armée.
05:59Je prends exemple
06:00des maires de Lyon et de Bordeaux
06:02qui ne sont pas
06:03des gens de droite dangereux
06:05comme vous pensez.
06:06Honnêtement, ce sont des maires écologiques.
06:07Je n'ai jamais dit
06:07que c'était des gens de droite dangereux.
06:09En tous les cas,
06:09les gens de droite, en général,
06:10vous dites qu'ils sont...
06:11Non, non, mais laissez-moi dire
06:12ce que je veux
06:13et vous racontez ce que vous voulez.
06:14En tous les cas,
06:15si je prends exemple
06:16des maires écologistes
06:17de Lyon et de Bordeaux,
06:18et c'est précis,
06:19ils ont décidé
06:19d'armer leur police municipale
06:21à rebours de tout ce que faisaient
06:23les écologistes depuis des années.
06:24Pourquoi ils le font à l'ingueté ?
06:26Je ne sais pas.
06:26Parce que les policiers eux-mêmes,
06:27les policiers municipaux eux-mêmes,
06:29se sentent en danger
06:30par rapport à la nouvelle
06:31situation de sécurité.
06:31Il y a un paquet de...
06:32Excusez-moi,
06:33il y a un paquet de bêtises
06:34dans ce que vous venez de raconter.
06:34Je ne comprends pas.
06:35Si, si.
06:36Les policiers se sentent en danger
06:37et donc on leur donne des armes.
06:39C'est pour faire quoi ?
06:40C'est pour tirer sur les gens
06:42quand ils se sentent en danger ?
06:43Non, pas du tout.
06:43Vous vous rendez compte
06:43de ce que vous dites ?
06:44Pour que les policiers
06:45ne se sentent pas en danger,
06:48il faut plus d'effectifs,
06:49par exemple.
06:49Les policiers municipaux,
06:50s'ils ne sont pas armés
06:51par rapport à des gens
06:52qui sont surarmés,
06:52ils ne servent à rien.
06:53Pour défendre.
06:54D'accord.
06:54Dans notre pays,
06:55excusez-moi de vous le dire,
06:57mais les policiers
06:57n'ont pas un blanc-seing
06:58pour tirer sur les gens
06:59comme ça.
07:00Personne n'a dit ça.
07:00Personne.
07:00C'est ce que vous dites.
07:02Vous dites qu'il faut donner...
07:03Vous dites qu'il faut donner
07:06des armes pour assurer
07:07la sécurité des policiers.
07:08Je ne le crois absolument pas.
07:10Vous n'avez pas travaillé.
07:11Savez-vous que les polices municipales
07:12de Montpellier, de Lyon, de Bordeaux
07:15n'ont jamais tiré un seul construit ?
07:18Montpellier, Lyon et Bordeaux,
07:20figurez-vous qu'il y aura
07:21des listes insoumises aux municipales.
07:23Parce que nous ne sommes pas d'accord
07:24avec la politique qui a été menée.
07:25Vous verrez l'escore
07:25que vous ferez par rapport
07:26aux attentes détences.
07:28D'accord.
07:28On verra les scores qu'on fera
07:29et puis on verra aussi
07:30ce qu'ont fait
07:30tous ces partis-là
07:32aux élections présidentielles
07:33en 2022.
07:34Donc dites qu'il n'y a plus
07:35d'électorat pour la France insoumise.
07:37Je vous prouverai par les faits
07:39et par les résultats électoraux
07:40que vous avez absolument tort.
07:41Mais revenons justement
07:42aux municipales.
07:42Les gens ont besoin
07:45de sécurité et de sûreté
07:46et de tranquillité publique.
07:47Je n'ai pas dit que les policiers municipaux
07:48voulaient tirer contre moi.
07:50Eh bien j'ai trouvé
07:50que votre déclaration
07:51était tendancieuse
07:52et compliquée à comprendre.
07:53Les policiers municipaux
07:54ne l'avaient pas tiré.
07:55Ne tirent jamais
07:56un seul coup de flou.
07:57Donc ce n'est pas la peine
07:58de leur donner des armes.
08:00Il faut des médiateurs,
08:01il faut des gens
08:02pour faire de la sécurité.
08:05Attendez, attendez, attendez.
08:06Le fait d'être armé
08:07elles deviennent dissuasies.
08:09Alors que de ne pas être armé
08:10elles ne servent à rien.
08:12Écoutez, c'est les mertes.
08:12La réponse de l'émence.
08:14Oui d'accord,
08:14mais toutes les études
08:15qui ont été menées
08:16sur le port des armes
08:17montrent exactement
08:18le contraire
08:19de ce que vous venez d'affirmer.
08:20Ça ne permet pas
08:21ni de faire de la désescalade
08:24vis-à-vis des populations,
08:25ni de détendre qui que ce soit,
08:26ni de rassurer qui que ce soit.
08:28Voilà.
08:28Donc je vous le dis,
08:29nous ne sommes pas
08:30pour une police municipale.
08:32Je ne sais pas où vous avez trouvé
08:32ces événements.
08:34Une personne armée
08:35qui menace un policier
08:35n'a pas besoin d'être détendue.
08:37Que le fond de l'air
08:39soit réactionnaire
08:41et sursécuritaire,
08:42je vous donne le point.
08:44Que les maires puissent dire ça,
08:46je vous donne le point.
08:47Que nous portions autre chose
08:49comme projet...
08:49Écologiste de Bordeaux et de Lyon,
08:51vous verrez bien.
08:51Nous portons des listes
08:52contre eux et contre leur projet
08:54parce que nous ne sommes pas d'accord
08:55avec la politique qui a été mise.
08:56Même vos amis à Bordeaux
08:58voulaient faire une liste commune
08:59avec le maire de Bordeaux
09:00qui ne veut pas
09:01parce qu'il trouve justement
09:02que vous êtes trop laxiste.
09:03Mais figurez-vous
09:04que nous discutons
09:05avec les forces de gauche
09:06parce que nous ne sommes pas sectaires, nous.
09:07Pour revenir justement
09:09à ce front anti-LFI
09:11qui est en train
09:11de se mettre en place,
09:12du moins à droite,
09:15il n'y a pas de remise en question
09:17de votre part.
09:17Même Carole Delga,
09:19la présidente socialiste
09:19de la région Occitanie,
09:21a dit que Jean-Luc Mélenchon
09:22faisait plus peur
09:24que Marine Le Pen
09:25dans une grande partie
09:26de la population.
09:28Il n'y a pas une réflexion
09:30qui est à mener
09:31au sein de la France en Suisse
09:32pour essayer de comprendre
09:33comment on en est arrivés là ?
09:35Aux déclarations de Mme Delga,
09:36vous voulez dire ?
09:36Oui, notamment.
09:37Et qui est assez révélateur
09:38de ce qui est en train de se passer.
09:39Ce front anti-LFI
09:40qui se met en place.
09:41Pour moi,
09:41les déclarations de Mme Delga
09:42sont révélatrices
09:43de ce qui est en train
09:44de se passer
09:44au Parti socialiste.
09:45Alors ça n'engage que,
09:47ça ne me regarde pas,
09:48mais elle est représentative
09:50d'une ligne
09:50qui était contre
09:52la nouvelle Union populaire
09:53écologique et sociale,
09:54la NUPES en 2022,
09:55contre le nouveau Front populaire
09:57qui a pourtant permis
09:58aux socialistes
09:58d'avoir 70 élus
09:59à l'heure actuelle
10:00avec un accord avec nous
10:02et en 2022
10:03avec la tête
10:04de Jean-Luc Mélenchon
10:04sur leurs affiches
10:05pour dire qu'il devait
10:06être Premier ministre.
10:06Donc,
10:07aucune remise en question
10:08de votre part.
10:08Mme Delga a visiblement
10:10des principes
10:11et une gêne
10:11un peu à géométrie variable
10:13parce qu'en 2022
10:14elle a accepté la situation,
10:15en 2024 aussi
10:16et aujourd'hui
10:17elle dit qu'on fait plus peur
10:18que l'extrême droite.
10:19Je trouve.
10:19Vous avez peut-être évolué,
10:20que votre discours est peut-être
10:21beaucoup plus violent qu'avant.
10:22Madame,
10:23je vous respecte beaucoup
10:24et je crois que vous savez
10:25que ce n'est pas le cas.
10:26Je crois que vous savez
10:27que ce n'est pas le cas.
10:29Nous portons un programme
10:30qui est,
10:31OK,
10:32en évolution permanente
10:33mais grosso modo
10:35les grands principes
10:36que nous portons
10:36c'est-à-dire la VIème République,
10:37la bifurcation écologique,
10:39répondre à l'urgence sociale
10:40et faire la paix
10:40sur le plan international,
10:42tout ça n'a absolument pas varié.
10:44Donc,
10:44non,
10:45je le dis très clairement,
10:47les déclarations
10:48du Parti socialiste
10:49n'engagent qu'eux,
10:49en ce moment,
10:50on va peut-être parler
10:51du budget après.
10:52Bruno Retailleau
10:53décrit un groupe parlementaire
10:54en parlant du vôtre
10:55qui attise la haine antisémite
10:56et qui théorise
10:57la brutalisation
10:57du débat public.
11:01Et donc ?
11:02Et donc,
11:03ça rejoint la question.
11:04Est-ce qu'il n'y a pas
11:05des remises en question
11:06à avoir
11:07au sein de la France insoumise ?
11:08Je pense que Bruno Retailleau
11:10a une responsabilité
11:12extrêmement grave
11:13dans ce type
11:14de déclarations.
11:15Je pense que...
11:16Et vous aussi,
11:17vous faites des déclarations
11:18extrêmement fortes.
11:19En fait,
11:19si vous voulez,
11:21cette diabolisation
11:22de la France insoumise,
11:24au profit,
11:25je le redis,
11:25de la dédiabolisation
11:26de l'extrême droite,
11:27parce que je crois vraiment
11:28que tout ça est fait
11:29dans un même mouvement,
11:30avec des responsables
11:31macronistes
11:32de droite
11:33qui portent
11:34exactement le même discours
11:35que celui
11:36de l'extrême droite.
11:36Je pense en l'occurrence
11:37à M. Bruno Retailleau
11:39sur les questions sécuritaires,
11:41sur les questions
11:41d'immigration
11:42et sur aussi
11:43des déclarations
11:43clairement racistes
11:45et islamophobes,
11:46je pense que la responsabilité
11:47et la remise en cause
11:48devraient être de leur côté.
11:49Lesquelles, pardonnez-moi,
11:50déclarations racistes
11:51et islamophobes ?
11:51Sur les Français de papier,
11:52par exemple,
11:53excusez-moi,
11:53mais bon...
11:54C'est quand même
11:55une déclaration pétainiste
11:56à la base.
11:57Pétainiste, Bruno Retailleau ?
11:58Les Français de papier,
11:59vous n'êtes pas d'accord
12:00avec ça ?
12:00Non, vous,
12:01vous n'êtes pas d'accord
12:01avec ça ?
12:02Bruno Retailleau,
12:02pétainiste,
12:03un petit peu,
12:03là pour le coup,
12:04vous dites...
12:04Je n'ai pas dit
12:12comme par exemple
12:13les journalistes
12:14de Valeurs Actuelles.
12:15Non, non,
12:15comme par exemple
12:15quels propos précident
12:16Bruno Retailleau,
12:17islamophobe ?
12:18Je viens de vous le dire.
12:19Ava le voile,
12:20les Français de papier,
12:21toutes ces déclarations-là,
12:22monsieur.
12:22Ça, ce sont des idées
12:23qui sont absolument
12:24pas pétainistes.
12:25Et puis ensuite,
12:25je ne vois pas
12:26ce qui est raciste
12:26et islamophobe
12:27dans ces questions-là.
12:28Qu'est-ce qui hiérarchise
12:29les races dans les propos
12:29de Bruno Retailleau ?
12:31Qu'est-ce qui théorise
12:31la haine du musulman
12:32dans les propos
12:33de Bruno Retailleau ?
12:33Enfin là,
12:33ça paraît être
12:34des accusations
12:35à leur porte-pièce.
12:36En permanence.
12:36Oui, ça ne m'étonne pas
12:38parce que quand même
12:39peut-être il faut dire
12:40aux spectateurs
12:41d'où vous parlez.
12:42Vous êtes un journaliste.
12:43Là-dessus,
12:43on est très clair,
12:44on est très transparent.
12:45C'est écrit.
12:46C'est écrit,
12:46c'est que moi
12:47je n'avais pas l'écriture.
12:48Vous écrivez dans un journal
12:49d'extrême droite en l'occurrence.
12:51Non.
12:51Je débat là
12:52avec un adversaire
12:53en l'occurrence politique
12:54d'extrême droite.
12:55Non.
12:55J'estime.
12:56Ni politique ni d'extrême droite.
12:58Répondez-moi sur le fond.
12:58C'est un journaliste
12:59de Valeurs Actuelles.
13:00Bon, allez-y.
13:00Oui, et donc,
13:01vous pensez que
13:02Valeurs Actuelles
13:03est un journal neutre.
13:04J'ai quand même le droit
13:04de resituer
13:05quand M. défend le point de vue...
13:06Je conquisterai toute la soirée
13:08le terme d'extrême droite
13:08si vous le voulez.
13:09Répondons sur le fond.
13:10D'accord.
13:10Mais moi, je vous dis
13:11que vous êtes d'extrême droite.
13:11Si vous voulez.
13:12Et que donc, évidemment,
13:13les déclarations
13:14de M. Bruno Retailleau,
13:15de M. Darmanin
13:16et d'autres
13:17qui contribuent
13:18à banaliser
13:19les idées d'extrême droite
13:20quand Mme Le Pen,
13:22par exemple,
13:28elle a raison.
13:29Je pense que la Macronie
13:30a totalement déroulé
13:31le tapis rouge
13:32à des idées d'extrême droite
13:33racistes et islamophobes
13:34et je pense que
13:35c'est une obsession.
13:36Dans les deux dernières semaines,
13:37il y a eu, par exemple,
13:38une mosquée
13:39qui a été saccagée,
13:40attaquée.
13:41Il y a eu une loi
13:42qui a été déposée
13:43pour l'interdiction
13:44du port du voile
13:45dans l'espace public
13:46par des parlementaires.
13:47Pour les mineurs
13:48de moins de 16 ans ?
13:48Pas qu'eux.
13:50Il y en a eu deux.
13:51Il y a eu et les mineurs
13:52et une autre
13:53dans l'espace public
13:53tout court pour tout le monde.
13:55Et on a des propos
13:56absolument incessants,
13:58anti-musulmans
13:59et islamophobes.
14:00Donc oui,
14:00je pense qu'il y a
14:01un climat extrêmement douloureux
14:03et y compris,
14:04je vous le dis,
14:04pour certains de nos concitoyens
14:05qui se sentent rejetés
14:08par des responsables politiques
14:10qui amalgament en permanence
14:12musulmans, islamistes
14:13et terroristes.
14:14Grosso modo.
14:15Et ça, je pense que c'est...
14:16Encore une fois,
14:17c'est une accusation
14:17un peu lourde.
14:18Ah oui, c'est très grave.
14:19Mais je vous confirme
14:20que c'est très grave
14:20et je vous confirme
14:21que comme responsable politique,
14:24je trouve ça absolument infâme.
14:25Je trouve que le climat
14:26est dangereux
14:27et je trouve que potentiellement,
14:28il prépare l'arrivée
14:29de l'extrême droite
14:30au pouvoir de notre pays.
14:31Je n'ai pas entendu Bruno Rotaillot
14:32assimiler les musulmans,
14:35les islamistes,
14:36les terroristes.
14:37Je n'ai jamais entendu ça.
14:39Je pense que c'est vraiment
14:40des portos qui vous appartiennent.
14:42Et il a été mis à l'intérieur.
14:43Il ne l'a pas dit explicitement.
14:43Il n'a pas prononcé ses mots.
14:47Juste, si on dézoome un peu,
14:48qu'est-ce que ça dit
14:48l'évolution de la droite ?
14:51Ce n'est quand même pas rien
14:51que Laurent Wauquiez dise
14:54« Vous votez tout ce que vous voulez,
14:56y compris le RN,
14:57si on se retrouve
14:57face à la France en semaine. »
14:59C'est sûr que Laurent Wauquiez,
15:00Bruno Rotaillot,
15:01il s'exprime différemment,
15:02mais c'est sûr que Laurent Wauquiez,
15:04aujourd'hui,
15:04ne met plus sur le même plan
15:05le RN et les FI,
15:08les partis extrêmes,
15:11comme il faisait,
15:12alors lui,
15:13peut-être jusqu'en 2022,
15:14il faudrait vérifier
15:15ses consignes de vote en 2022,
15:17mais jusqu'en 2017,
15:18sûrement.
15:18Il y a eu une évolution
15:19à partir de 2022
15:20dans une partie de la droite,
15:21M. Bellamy et d'autres
15:23qui, à ce moment-là,
15:25font un distinguo entre les deux
15:27et aujourd'hui,
15:28on voit que le président
15:30du groupe LR,
15:31donc Laurent Wauquiez,
15:32fait cette distinction
15:33pour les municipales.
15:34On verra ce qu'il en est
15:35pour la présidentielle,
15:37mais c'est vrai que pour les municipales,
15:37il fait cette distinction
15:39aujourd'hui
15:40qui ouvre la voie
15:41peut-être aussi
15:42à une distinction
15:43pour la présidentielle.
15:44Donc c'est une évolution
15:44effectivement considérable,
15:46mais ça correspond aussi,
15:47sans doute,
15:48au fait que les LR
15:50traversent quand même
15:50une période assez compliquée.
15:53Leur chef de file
15:54est lui-même affaibli
15:56par ses allers-retours
15:58dans le gouvernement
15:59et que Laurent Wauquiez
16:00essaie de prendre l'avantage
16:03maintenant
16:04en faisant courir
16:05Bruno Retailleau
16:06derrière lui
16:06sur certaines positions.
16:07Mais au-delà de ça,
16:07il y a de la tactique
16:08à l'intérieur de LR.
16:08Il y a peut-être de la tactique,
16:10mais c'est quand même
16:10des principes et des dits
16:11qui sautent.
16:12Globalement,
16:12il y a un principe
16:12qui évidemment évolue.
16:13Et pour reprendre les mots
16:14de Clémence Guettet,
16:15c'est peut-être
16:16la dernière étape
16:17avant une union des droites
16:19LR-RN ?
16:20Est-ce que réellement
16:20ça c'est d'actualité ?
16:22Pour l'instant,
16:22je ne le vois pas
16:23chez les chefs,
16:24chez les dirigeants des LR.
16:26On le verra sans doute.
16:26L'électoral demande.
16:27L'électoral demande.
16:28On le verra sans doute
16:30dans des élections,
16:31dans des villes
16:32de taille petite et moyenne.
16:35Sans doute,
16:35à mon avis.
16:36Mais chez les dirigeants,
16:37on ne le voit pas aujourd'hui
16:38ni chez Bruno Retailleau
16:40ni chez Laurent Wauquiez.
16:42Au-delà de Carole Delga
16:43et de Bruno Retailleau,
16:44les enquêtes d'Ompignon
16:45également démontrent
16:46que du côté des Français,
16:48la perception
16:49de la France insoumise
16:50est différente aujourd'hui
16:51qu'elle l'était
16:51il y a cinq ans.
16:53Et aujourd'hui,
16:54ils sont plus massivement,
16:5458% de mémoire,
16:56je vous le récite,
16:57je voudrais vérifier les chiffres,
16:58mais en tous les cas,
16:58plus de 50%
16:59à vouloir faire barrage
17:00contre la France insoumise
17:01et moins de 50%
17:02à vouloir faire barrage
17:02contre le Rassemblement national.
17:03Donc, il ne faut pas dire
17:05que c'est simplement...
17:05Je dirais que c'est
17:06beaucoup plus récent que ça.
17:07Pour moi,
17:08cette évolution-là,
17:09elle date de l'affrontement
17:11qu'il y a à l'intérieur
17:12de la gauche
17:12entre le pôle radical
17:14et le pôle modéré,
17:17si on met les socialistes
17:18et on voit bien
17:19que depuis le 7 octobre,
17:21le 8 octobre 2023,
17:23il y a une dissension
17:25très forte à l'intérieur
17:26de la gauche
17:26qui a poussé
17:27une partie de l'opinion
17:28à être...
17:30Ce n'est pas seulement
17:30les têtes des partis politiques
17:32qui le...
17:32Vous êtes au courant quand même
17:34qu'il y a eu une dissolution
17:34en 2024
17:35et qu'on était ensemble
17:36aux élections
17:36et qu'on est arrivés en tête.
17:37Oui, bien sûr,
17:38mais je pense...
17:38Donc la dissension
17:39au champ de la gauche,
17:40visiblement,
17:41elle ne date pas
17:41d'octobre 2023.
17:43Je pense que c'était
17:43un cartel électoral
17:44et qu'on a vu très vite
17:45le Parti Socialiste
17:46prendre ses distances avec vous.
17:47On portait un programme ensemble,
17:48donc le cynisme
17:49se situe du côté
17:50du Parti Socialiste.
17:51Honnêtement,
17:51mais personne ne croyait
17:52vraiment à ce programme
17:53à l'intérieur de la gauche
17:53à part vous ?
17:54Oui, nous,
17:55on y croyait, c'est clair.
17:56Je pense que c'est un programme
17:57qui a été...
17:57Elle est faite constant.
17:58C'est sûr,
17:59que vous êtes constant.
18:00Vous êtes constant
18:00sur votre programme,
18:01mais je pense que ça a été décidé
18:02à la veillite
18:03parce que personne n'avait imaginé
18:04d'ailleurs qu'il y aurait
18:05une dissolution
18:07et que vous avez réussi
18:09cette manœuvre
18:10qui a été très forte
18:11parce qu'Emmanuel Macron
18:12s'est fait avoir,
18:13j'allais dire,
18:13au premier sens du mot.
18:16Il s'est fait avoir
18:17et vous avez réussi
18:19ce qu'il n'avait pas imaginé,
18:20c'est-à-dire vous unir
18:21et ensuite obtenir
18:22plus de députés
18:23que nous avons aujourd'hui
18:26les renaissances.
18:28Venons-en à ce qui se passe
18:29dans l'hémicycle.
18:30Je ne sais pas si vous avez pu lire
18:30les mots de Gérard Larcher
18:31ce soir dans le Figaro
18:32sur la question du 49-3.
18:35Voici ces mots précisément.
18:36Je lui dis en toute liberté
18:37à Sébastien Lecornu
18:38pour donner un budget
18:39à la France.
18:40Sébastien Lecornu
18:41doit envisager le 49-3.
18:42Une arme constitutionnelle
18:43n'est pas une arme
18:44contre la démocratie parlementaire
18:46car la démocratie parlementaire
18:48s'est exprimée.
18:49Je préfère clairement
18:50le 49-3
18:51aux ordonnances
18:52ou à la loi spéciale.
18:53Écoutez ce qu'en pense
18:54le premier concerné Sébastien Lecornu.
18:56Si c'était signe.
18:57Sur la question du 49-3,
18:59on l'écoute.
19:00Puis ce que je vous rappelle
19:01que le gouvernement
19:02n'engagera pas
19:03sa responsabilité
19:05sur ce texte
19:06et donc je vous demande
19:07d'engager votre responsabilité
19:08sur notre capacité
19:10à avoir un déficit final
19:11de la sécurité sociale
19:13qui soit le plus équilibré possible.
19:15Je le redis,
19:16il n'y aura pas d'utilisation
19:17du 49-3 de la Constitution
19:20et d'engagement
19:20de la responsabilité du gouvernement.
19:22Ça veut donc dire
19:23que vous avez
19:24la responsabilité finale
19:26de cette copie.
19:28Il a raison de préciser là-dessus,
19:29de dire
19:29non, non, je continue,
19:30il n'y aura pas de 49-3.
19:32En tout cas,
19:32c'est intéressant
19:33qu'il l'ait réitéré
19:34en hémicycle
19:34parce que moi,
19:35je crois de moins en moins
19:36à cette promesse,
19:38si tant est que j'ai cru un jour
19:39aux promesses des macronistes.
19:40En tout cas,
19:41certains y croient.
19:43Je ne mettrai pas
19:44ma main à couper
19:44sur le fait
19:45qu'il n'utilisera pas
19:46le 49-3
19:46pour faire passer son budget.
19:48D'autant qu'on s'en...
19:49Vous pensez que d'ici,
19:50là, les tout prochains jours,
19:50il l'utilisera ?
19:51À mon avis,
19:53c'est encore une éventualité.
19:54Ce sera intéressant
19:55d'avoir cette vidéo
19:56pour montrer à quel point
19:57tous ces gens
19:58peuvent se dédire
19:59assez rapidement.
20:00Mais on sent
20:01que s'installe
20:02une ambiance
20:02de gens qui supplient,
20:04qui demandent,
20:04qui disent que c'est
20:05la bonne idée
20:05pour faire passer le budget.
20:05À gauche comme à droite,
20:06il y a François Hollande,
20:07Elisabeth Borne,
20:08Philippe Juvin,
20:09Gérard Larcher.
20:10Monsieur Larcher
20:10à l'instant.
20:11Hollande,
20:12chez les socialistes,
20:13a un peu libéré la parole.
20:14Y compris d'autres
20:15ont embrayé
20:16pour dire qu'en effet,
20:17peut-être,
20:17ce serait important.
20:19Bon, voilà,
20:20on voit que des gens,
20:21y compris,
20:22je parle des socialistes
20:22en l'occurrence,
20:23parce que la droite,
20:24au moins,
20:24n'avait pas demandé ça,
20:25mais des gens
20:26qui ont fait
20:27de la non-utilisation
20:29du 49.3
20:30une ligne rouge absolue
20:32pour pouvoir négocier
20:33avec les macronistes
20:34à un moment donné,
20:35finalement,
20:36viennent maintenant
20:36à dire que peut-être
20:37ce sera une nécessité
20:38et puis si jamais
20:39ils l'utilisent,
20:41on peut imaginer aussi
20:42que nous,
20:42évidemment,
20:43en réponse,
20:43on poserait une notion
20:44de censure
20:44et qu'ils ne voudraient pas
20:46ni la signer
20:46ni la voter.
20:47Donc,
20:48à mon avis,
20:48le film n'est pas fait
20:49jusqu'à la fin.
20:51Je rappelle quand même
20:51que le 49.3
20:53est un outil
20:54de brutalité parlementaire
20:56avec,
20:57en plus,
20:57là,
20:58quand même,
20:59beaucoup d'hypocrisie.
21:00Brutalité parlementaire,
21:01est-ce que vraiment,
21:02on peut dire ça ?
21:03C'est un outil constitutionnel ?
21:04Je veux bien juste
21:05finir mon idée.
21:06Parfaitement légal.
21:07Avec là,
21:07je trouve
21:08une hypocrisie sans nom
21:10parce que Mme Borne,
21:11elle arrivait,
21:12elle avait rien promis,
21:13elle dégainait le 49.3,
21:14elle repartait,
21:14elle nous l'a fait 22,
21:1523 fois,
21:15je ne me souviens plus
21:16de combien.
21:17Mais là,
21:18M. Lecornu
21:19nous a agité quand même
21:20la démocratie parlementaire,
21:22le dialogue,
21:23les compromis,
21:24les négociations.
21:25Il reçoit encore
21:25certains chefs
21:26de groupes politiques,
21:27pas nous,
21:28cette semaine,
21:29pour continuer de discuter.
21:30Il fait toutes les manœuvres
21:31possibles et imaginables.
21:32C'est un article,
21:33c'est de la magouille parlementaire,
21:36mais devait discuter
21:37dans un certain nombre.
21:38Les articles importants
21:42sont repoussés à dimanche,
21:43alors qu'ils devaient être examinés
21:44dès aujourd'hui,
21:45parce que M. Lecornu
21:47a encore besoin
21:47de promettre des choses
21:50aux socialistes.
21:52Je suis justement parlementariste
21:54et le problème,
21:54c'est que ça ne se fait pas
21:55dans l'hémicycle,
21:56ça ne se fait pas
21:56dans la discussion parlementaire,
21:58ça se fait à côté,
21:59dans des salons,
22:00où ils discutent.
22:01Pour le coup,
22:02il réitère le 49.3
22:03publiquement.
22:04Moi, il me l'a dit
22:05parce que je l'ai rencontré
22:06trois fois.
22:07Il m'a même dit,
22:08on l'a écrit dans la tribune dimanche,
22:10qu'il ne vous ferait pas
22:11ce cadeau
22:12de rétablir le 49.3.
22:13Je ne ferais pas
22:14ce cadeau
22:17à la France insoumise.
22:18Donc,
22:18je crois qu'il y a
22:20assez peu de chances
22:21qu'il revienne
22:21sur ce 49.3.
22:23D'accord.
22:23Et ça se terminerait
22:23dans la loi spéciale.
22:24Hypothèse de Bruno Jeudy
22:25qui connaît bien M. Lecornu,
22:27j'avoue que je lui parle
22:27sans doute beaucoup moins
22:28que vous.
22:29Il est journaliste,
22:31donc il interview
22:31le Premier ministre.
22:32Ce n'était pas une attaque,
22:34c'était tout à fait factuel.
22:35M. Jeudy,
22:36vous connaissez très bien
22:36Lecornu,
22:37moi je ne le connais pas du tout,
22:38j'avoue que je ne discute pas
22:39avec lui.
22:40Et donc,
22:41si jamais il ne dépose pas,
22:42il ne pose pas
22:43le 49.3.
22:45Il y aura quand même
22:46un chemin assez autoritaire
22:47pour passer ce budget
22:48d'une façon ou d'une autre.
22:49Soit on va dépasser
22:50le délai constitutionnel,
22:51vous savez très bien
22:52qu'on s'en approche
22:53extrêmement dangereusement
22:55et qu'a priori
22:56on ne tiendra pas
22:57ces délais-là.
22:57La faute à qui ?
22:59A vous notamment
23:01qui ne souhaitez pas
23:02discuter, non ?
23:03Et trouver un compromis ?
23:04Vous exagérez un peu quand même,
23:06on ne peut pas dire
23:06que M. Sébastien Lecornu
23:08fasse preuve
23:08de grande autorité.
23:09On lui reproche plutôt
23:10de ne pas être assez
23:11peut-être ferme justement.
23:13Moi je crois
23:14qu'il est très habile
23:16et que c'est exactement
23:16ce qu'il est en train de faire.
23:18Et donc,
23:19on va vraisemblablement
23:20dépasser ces délais constitutionnels.
23:22La faute à qui ?
23:23Peut-être à un gouvernement
23:24qui nous a transmis le budget
23:25deux semaines plus tard
23:26que dans les délais habituels,
23:27ce qui n'a pas permis
23:28aux parlementaires
23:29de s'en emparer suffisamment vite
23:30et d'amender
23:31dans les temps impartis.
23:32Donc on s'est mis
23:32deux semaines dans la vue
23:33d'entrée de jeu
23:34à cause du gouvernement.
23:35Deux semaines ou pas,
23:36il n'y a aucune volonté
23:37de discuter de la part
23:37de la France insoumise.
23:38Depuis le départ,
23:39on nous a pris
23:39au départ d'Emmanuel Macron.
23:41Observez les débats parlementaires
23:43et vous verrez
23:44que nous faisons
23:44notre travail de parlementaire.
23:46Et je crois
23:47extrêmement sérieusement
23:48que nous ne refusons
23:49absolument pas
23:50de discuter en hémicycle.
23:51Nous présentons
23:51nos amendements.
23:53Parfois ils sont votés,
23:54parfois ils sont rejetés.
23:55Ensuite,
23:55le budget est parti au Sénat
23:56qui a détricoté
23:57les maigres avancées
23:59qu'avait pu avoir
23:59l'Assemblée nationale
24:00en matière de partage
24:01des richesses.
24:03Et je dis
24:03qu'à la fin,
24:04M. Lecornu passera
24:05le budget
24:06que lui souhaite,
24:08pas celui du Parlement,
24:09et qu'il le mettra en place.
24:11Et que nous,
24:11nous poserons
24:12une motion de censure.
24:13Et que vous avez raison
24:13de dire
24:14que dans toutes les hypothèses,
24:16je ne serai pas suspensé.
24:17Et que nous,
24:17le temps ferait partie,
24:19ce n'est pas tout à fait
24:19sa volonté à lui.
24:20Le budget qui se présente
24:21à la réalité,
24:22c'est plus vraiment le budget
24:23qui s'est passé le bon.
24:24Le décalage de la réforme
24:25des retraites.
24:26Pardon,
24:26je n'ai pas entendu ?
24:27C'est plus de personne.
24:28Allez-y.
24:29Aujourd'hui,
24:30le Sénat a enlevé
24:30ce décalage de la réforme
24:32des retraites.
24:32Oui,
24:32mais le dernier mot
24:33revient à l'Assemblée nationale.
24:34Vous le savez.
24:35Comment ça va se passer
24:36à l'Assemblée nationale ?
24:37Quel est votre regard,
24:38juste d'un mot quand même,
24:39sur le Parti socialiste
24:40qui dit qu'un compromis
24:47Il n'y a pas de compromis possible
24:48avec un gouvernement
24:50qui fait passer un budget
24:52qui est d'une brutalité sociale
24:54sans nom.
24:54C'est-à-dire qu'à force
24:55de parler de tambouilles
24:56parlementaires,
24:57on en finit presque
24:58par oublier le fond.
24:59Ce budget,
25:00que ce soit le budget
25:01de la Sécurité sociale
25:02ou le budget de l'État,
25:03va créer des ravages
25:05dans notre pays.
25:06Dans le budget de l'État,
25:07c'est moins 4 000 postes
25:08de professeurs,
25:09par exemple.
25:10Dans le budget
25:10de la Sécurité sociale,
25:11on l'a dit et redit,
25:13mais c'est le doublement
25:15des franchises médicales,
25:16par exemple,
25:17mais c'est aussi le fait
25:18que les arrêts maladie
25:19vont être de plus courte durée,
25:22mais c'est aussi
25:23le gel des pensions
25:24pour tout le monde.
25:25Comment vous voyez
25:26le PS n'est plus
25:27dans l'opposition,
25:28pour vous, là ?
25:29À partir du moment,
25:31ce qui va déterminer
25:32si le PS est ou non
25:33dans l'opposition,
25:34c'est son vote
25:35sur les deux budgets.
25:36Vous savez très bien
25:37que quand on vote
25:38un budget,
25:39on appartient de fait
25:40à une majorité.
25:41On soutient le budget
25:42d'un gouvernement.
25:43Je dis aussi
25:44que je pense
25:45que le gouvernement
25:46Lecornu se donne
25:47du temps
25:48pour essayer
25:49d'obtenir
25:49à minima
25:50une abstention
25:51en faisant
25:52ces petits calculs
25:53pour que l'abstention
25:54du Parti Socialiste
25:55permette quand même
25:56à un budget
25:57de passer.
25:57Vous l'interpréteriez
25:58comment,
25:59une abstention du PS ?
26:00Pour moi,
26:00une abstention
26:01qui fait suite
26:02à des semaines
26:03de négociations,
26:05de supplications
26:06dans l'hémicycle
26:07et en dehors,
26:08pour moi...
26:09De discuter,
26:09de trouver un accord,
26:11d'essayer,
26:12parce que l'objectif,
26:13c'est quand même...
26:13Ce que je vous ai dit
26:14sur le fond...
26:15Ce que je vous ai dit,
26:16c'est tout à fait exact,
26:17mais ce que je vous ai dit
26:18sur le fond du budget,
26:19quand on est de gauche,
26:21on vote contre ce budget.
26:22Voilà.
26:23On l'amende,
26:24on l'amende.
26:25Mais quand on est de droite
26:26aussi, par ailleurs,
26:27il n'y a pas de majorité
26:28à l'Assemblée nationale
26:32pour ce budget,
26:32vous avez raison de le dire.
26:34Et c'est un problème,
26:35parce qu'en fait,
26:35ce que ça signifie,
26:36c'est que la Macroniste
26:37en tête revient
26:38devant une Assemblée nationale
26:40qui est grosso modo
26:41en trois blocs
26:41et dit
26:42on va faire une politique
26:43macroniste
26:43et les parlementaires
26:44disent non.
26:45Et donc vous allez déposer
26:46une motion de censure
26:46quoi qu'il arrive ?
26:47Bien sûr,
26:48on va essayer de censurer
26:49ce gouvernement
26:49qui, à nos yeux,
26:50est tout aussi illégitime
26:51que les précédents
26:52qui sont tombés.
26:52Quand ça,
26:53vous l'avez posé,
26:53la motion de censure ?
26:54Eh bien,
26:54nous verrons si 49.3 ou pas.
26:56Ça modifie.
26:57Ah, ça dépend du 49.3 ?
26:58Oui,
26:58parce que ce sera une motion
26:59en réponse à un 49.3
27:01ou une motion
27:02d'initiative parlementaire
27:0349.2.
27:04Mais toujours est-il
27:05que nous essaierons
27:06de censurer ce gouvernement
27:07et j'espère qu'à gauche,
27:09nous coûterons
27:09le plus grand nombre
27:10possible de voix.
27:11Avec quelle suite ?
27:12Quelle suite espérez-vous
27:13à cette censure ?
27:14Ce que j'espère,
27:14c'est que M. Macron
27:15dise qu'il va s'en aller.
27:17J'ai un petit doute
27:18sur la question.
27:19J'espère que ce gouvernement
27:20tombera.
27:21J'espère que potentiellement
27:23un gouvernement de gauche
27:24aurait pu être nommé,
27:25mais je vous avoue
27:26que je n'y crois plus.
27:27Et je dis aussi
27:27aux Macronistes
27:28que nous ferons subir
27:29le même sort
27:29à chaque gouvernement.
27:31Vous voyez quoi
27:31comme calendrier ?
27:32Puisque vous ne croyez pas
27:33trop à l'admission
27:34du président de la République,
27:35vous venez de le dire.
27:36Vous voyez quoi
27:36comme calendrier
27:37dans les prochains jours ?
27:38Parce qu'on a tous envie
27:39de savoir un tout petit peu
27:41qu'est-ce qui va se passer
27:42pour essayer de faire
27:43des prévisions,
27:43de se positionner,
27:44de se rassurer.
27:45Sur le budget ?
27:46Sur le budget,
27:47la commission mixte paritaire
27:49est annoncée
27:50pour le 19 décembre,
27:51donc ils vont essayer
27:52de faire passer
27:52leur budget avant Noël.
27:54Voilà, c'est ça
27:54le calendrier de toute façon.
27:55Et donc nous,
27:56on posera une motion de censure.
27:57Si jamais il y a un 49.3,
27:58ce sera avant.
27:59Si jamais il n'y en a pas,
28:00ce sera au moment
28:01de la fin de l'examen budgétaire.
28:02Il y a quelque chose
28:03que je comprends.
28:03Dernière question,
28:03après on avance.
28:04Pardonnez-moi,
28:05c'est sur la nomination
28:07d'un premier ministre de gauche,
28:08si jamais celui-là
28:08venait à tomber.
28:10Vous nous avez dit
28:11il y a quelques minutes
28:12que vous n'étiez plus
28:13une coalition avec le reste
28:14de la gauche.
28:14Et que je n'y croyais pas,
28:15comme hypothèse.
28:15Et que vous n'y croyiez pas.
28:16Non, mais ce que je veux dire,
28:17c'est que c'est pas un petit peu abusé
28:18de demander,
28:19alors que toutes les gauches ensemble
28:21représentent 33% de la santé,
28:22en plus vous nous dites
28:23que vous ne faites plus partie
28:24d'une coalition,
28:25vous êtes à peu près
28:2510%, 12%.
28:26Non, non, mais moi je fais partie
28:27d'une coalition,
28:27c'est le PS qui s'en est extrait.
28:29Mais donc,
28:29moi je continue de voter
28:30avec le parti communiste,
28:31avec les écologistes
28:32sur notre programme.
28:32Mais vous êtes d'accord avec moi
28:33que cette coalition,
28:34du coup, de facto,
28:34n'est plus majoritaire du tout.
28:36Elle ne l'était pas déjà,
28:37mais elle est beaucoup moins.
28:38Je dis en tout cas que le parti socialiste,
28:39de toute évidence,
28:40a fait le choix
28:41d'une autre alliance stratégique
28:42avec les macronistes.
28:43C'est très net.
28:44Je voulais vous entendre
28:45sur cette commission d'enquête
28:46de l'Assemblée
28:46qui planche en ce moment
28:47sur les liens supposés
28:48entre les mouvements politiques
28:50et les réseaux islamistes.
28:52Jean-Luc Mélenchon,
28:52il était convoqué hier,
28:53il n'y est pas allé.
28:55Pourquoi ?
28:56Parce qu'il a reçu sa convocation
28:57dimanche matin
28:58pour cette commission
28:59d'enquête parlementaire
29:00qui, je vous le rappelle,
29:01existe depuis des semaines
29:02et des semaines.
29:03Il avait déjà quelque chose
29:05de prévu ce mardi.
29:06Il a dit qu'il acceptait
29:08évidemment le principe
29:09d'être auditionné
29:09par une commission d'enquête
29:10parlementaire,
29:12même si nous avons
29:12beaucoup de choses
29:13à lui opposer
29:16sur le plan,
29:17y compris procédural,
29:18parce que le bureau
29:19ne représente pas
29:20l'hémicycle
29:21de l'Assemblée nationale.
29:22En fait, personne n'est de gauche
29:23dans cette commission d'enquête
29:24et parce que nous pensons
29:26sur le fond
29:26que cette commission d'enquête
29:28instrumentalise des pouvoirs
29:29qui sont confiés à l'Assemblée
29:30contre un parti politique
29:32en l'occurrence
29:32la France Insoumise.
29:34Toujours est-il
29:34que M. Mélenchon...
29:35Émeric Caron, pardon,
29:36est-ce que j'ai une bêtise ?
29:38Émeric Caron,
29:39ça n'a pas partie
29:39de cette commission ?
29:41Si, on a quatre membres.
29:42Je parle du bureau.
29:43Ceux qui décident
29:44des auditions...
29:45Il a été écarté
29:45de la présidence.
29:47Il a été écarté
29:48de la présidence,
29:48tout à fait.
29:49Ils ont changé les dates
29:50pour qu'on ne puisse
29:50pas être élu.
29:51Toujours est-il
29:52que M. Mélenchon
29:52a décidé de s'y rendre
29:53et donc ils ont échangé
29:55avec le président
29:56de la commission,
29:57M. Breton,
29:57pour trouver une date
29:58et il se trouve
29:59que ce sera samedi.
30:00Donc, il ira samedi ?
30:01Donc, il ira samedi.
30:02Il sera auditionné samedi.
30:03Le fait est,
30:04comme M. Darmanin,
30:05me semble-t-il,
30:05et ce sont les dernières auditions
30:07de cette commission d'enquête
30:08qui est un fiasco total.
30:09Pourquoi c'est un fiasco ?
30:10Parce que, en réalité,
30:12bon, d'abord,
30:13M. Wauquiez avait essayé
30:13de la mettre en place
30:14une première fois.
30:15Elle a été jugée irrecevable
30:16par les règles
30:17de l'Assemblée nationale
30:18parce que,
30:18ciblant explicitement
30:21la France Insoumise,
30:22ils ont fait un peu de...
30:24Ils ont renommé
30:25leur commission d'enquête
30:26pour faire exactement la même.
30:27Elle est passée cette fois-ci,
30:28mais elle travaille
30:29de façon assez invraisemblable.
30:32Elle a auditionné
30:33des journalistes
30:34d'extrême droite
30:34qui ne sont pas des journalistes.
30:36Elle a auditionné
30:37des chercheurs.
30:38Je pense à une chercheuse
30:39qui travaille
30:40pour un obscur centre de recherche
30:41financé par le milliardaire.
30:42Elle a auditionné
30:43Marine Tondelier aussi.
30:44D'extrême droite ?
30:45Non, mais attendez,
30:45j'y arrive.
30:46Et puis,
30:47elle a convoqué
30:47deux chefs,
30:48enfin, un chef,
30:49une chef de parti, pardon,
30:50Mme Tondelier
30:51qui a été auditionnée hier
30:52ou avant-hier
30:53pour Europe Écologie Les Verts.
30:55Et Jean-Luc Mélenchon
30:56qui, je le rappelle,
30:57alors je sais que ça va
30:58vous faire sourire,
30:59mais je vous le dis,
30:59n'est pas coordinateur
31:00de la France Insoumise.
31:01Il se trouve que c'est
31:02Manuel Bompard
31:03et que la seule responsabilité
31:05qu'occupe M. Mélenchon
31:06aujourd'hui,
31:07c'est la coprésidence
31:08de l'Institut de la Boétie
31:09avec moi.
31:10Si jamais cette commission d'enquête
31:11voulait vraiment interroger
31:13un peu en symétrie
31:14de ce qu'ils ont fait
31:14avec Mme Tondelier,
31:16ce serait Manuel Bompard
31:17qui aurait été convoqué.
31:18Le fait est que
31:19cette commission d'enquête
31:20ne fonctionne pas,
31:21que tous les agents
31:21de renseignement
31:22et toutes les administrations
31:24qui ont été auditionnées
31:25ont dit qu'il n'y avait pas
31:26de lien entre l'islamisme
31:28et la France Insoumise
31:30et que donc,
31:31ils cherchent, je pense,
31:32une sorte de buzz
31:33et que ça fait sans doute
31:34plus parler encore
31:35d'inviter Jean-Luc Mélenchon.
31:37Et bon,
31:37il a décidé de positiver
31:39et de se dire
31:39qu'il leur donnera
31:40une leçon de république
31:42et de laïcité.
31:43Jean-Luc Mélenchon
31:44qui est quand même
31:44le représentant
31:45de la France Insoumise,
31:47potentiellement le futur candidat
31:48pour la présidentielle.
31:49Il l'incarne,
31:51mais je ne sais pas
31:52si vous avez vu
31:52le niveau de détail
31:53de l'audition
31:54de Mme Tondelier.
31:55A mon avis,
31:56Jean-Luc Mélenchon
31:56ne saura pas répondre
31:57à des questions
31:58de ce niveau de détail
31:59parce que figurez-vous
32:00que chez nous,
32:00il y a des responsabilités
32:01qui sont partagées.
32:03Donc Manuel Bompard,
32:03c'est le mouvement,
32:04Paul Vannier,
32:05c'est les élections,
32:05je m'occupe du programme,
32:06Mathilde Panot,
32:07le groupe parlementaire,
32:08Aurélie Trouvé,
32:09les manifestations,
32:10les relations unitaires.
32:11Et donc,
32:11c'est ces gens-là
32:12qui auraient pu répondre
32:13à des questions relativement précises.
32:14Mais ça serait bien
32:15la première fois
32:15que Jean-Luc Mélenchon
32:16n'ait pas la réponse.
32:17Je suis sûre
32:18qu'il trouvera des choses
32:19à leur dire,
32:20mais je vous le dis,
32:20c'est une commission d'enquête
32:21qui est honteuse
32:23parce qu'en réalité,
32:24ça revient à une discussion
32:25que nous avons eue précédemment,
32:27elle vise à cibler
32:28les musulmans de ce pays.
32:29C'est l'unique objet
32:30de cette commission d'enquête
32:31et que des gens
32:32qui ont des liens avérés
32:33avec l'islamisme,
32:35par exemple,
32:35il y a des candidats
32:36d'extrême droite
32:37qui ont eu des liens avérés
32:39entre la Farge
32:39et l'État islamique.
32:40Pourquoi l'extrême droite
32:41n'est pas auditionnée
32:42dans cette commission d'enquête ?
32:43Tout simplement
32:44parce qu'elle est partisane
32:45et illégitime.
32:46Mais comme M. Mélenchon
32:47est un républicain,
32:48il ira
32:49parce que c'est une commission
32:50d'enquête.
32:50Donc il ira ce samedi.
32:51Les conclusions
32:52de la commission
32:53doivent être rendues
32:54le 10 décembre prochain.
32:56Ça doit aboutir à quoi ?
32:57Sur quoi ?
32:57Ça va déjà dépendre
32:58de la qualité de leurs travaux.
33:00C'est vrai que pour l'instant,
33:02ça avance un peu
33:03sous les radars.
33:04Ce n'est pas très suivi
33:07et très productif.
33:07Mais bon,
33:08il ne faut pas non plus
33:09anticiper les résultats
33:11de ce rapport.
33:12On verra là.
33:12Vous savez,
33:13les commissions,
33:14c'est vraiment la qualité
33:15des rapports
33:15qui fait qu'elles trouvent
33:17un écho dans les médias,
33:18elles sont portées
33:19et puis suivies.
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