- il y a 9 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00C'est maintenant l'heure de notre duel, il est 23h40 sur BFM TV, merci de nous rejoindre.
00:06Je vous invite à rejoindre les coulisses parce qu'il n'y aura pas assez de chaises, sinon.
00:11J'accueille sur ce plateau Edwige Diaz qui est député de la Gironde, vice-présidente du Rassemblement National
00:17et ainsi que Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines et porte-parole d'Horizon.
00:24Bonsoir à tous les deux, bonsoir.
00:26Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:28Alors nous sommes à un an et demi de la prochaine élection présidentielle.
00:32A cette occasion, on voudrait vous soumettre un sondage exclusif et la BFM TV, la tribune dimanche sur 2027.
00:39C'est demain.
00:40La question qui a été posée, la voici.
00:42Si le premier tour avait lieu dimanche prochain, pour qui voteriez-vous ?
00:47Et voici qui arrive en tête.
00:48Il s'agit de vos champions respectifs, Jordan Bardella et Edouard Philippe.
00:52C'est notamment pour cette raison qu'on avait très envie de vous entendre.
00:54En tête, Jordan Bardella avec 35% d'intention de vote.
00:58C'est 4 points de plus en 7 mois.
01:03Edouard Philippe, lui, il parviendrait au second tour avec 15,5% des intentions de vote.
01:07Il recule de 5 points comparé à avril 2025.
01:10Arnaud Péricard.
01:11Est-ce que le Rassemblement National est encore rattrapable, quand vous voyez ces chiffres ?
01:16Alors, je vais vous dire, il faut être lucide.
01:17Ce sont les grands favoris de cette élection présidentielle.
01:21Il ne faut pas se raconter l'histoire.
01:22Ils sont favoris.
01:23Il va falloir qu'ils assument le statut d'être favoris.
01:27Et nous sommes des challengers.
01:29Pas des outsiders, des challengers.
01:31Mais nous sommes combattifs.
01:32Et nous avons envie de mener ce combat.
01:34Je crois que vous avez rappelé qu'effectivement, il y a deux candidats qui, aujourd'hui, peuvent se qualifier pour ce second tour.
01:40Mais ce que nous avons toujours dit, ce que Edouard Philippe a toujours dit, c'est que la popularité ou un sondage,
01:46ça ne fait pas la boussole d'une action politique.
01:49Je l'ai rappelé tout à l'heure sur vos antennes également.
01:51Ça ne fait pas le carburant qui permet, on va dire, à un projet politique d'être alimenté.
01:57Vous n'invitez pas Edouard Philippe, notamment, à prendre en compte ces sondages et cette dynamique qui est en baisse.
02:04Écoutez, il reste 18 mois.
02:06Alors vous savez, ça va bouger.
02:07Dans tous les sens, ça va bouger.
02:09Il y aura peut-être encore des surprises.
02:10Il y aura peut-être des personnalités qui vont arriver.
02:14Qui aurait pu penser ?
02:15Je vous donne un micro exemple.
02:16Vous en êtes là, de vous dire qu'il y a peut-être d'autres personnalités qui vont émerger.
02:19Je me dis, mais qui aurait pu penser il y a quelques mois que Dominique de Villepin allait ressurgir dans le paysage politique français ?
02:25Personne.
02:25Il est assez bas dans les sondages, là, actuellement, en tout cas.
02:28Il était testé dans le sondage à l'heure de ce matin ?
02:31Il est testé, absolument. Il est à 3%.
02:32Edouard Philippe, je voudrais vous faire réagir, notamment sur Jordan Bardella, qui est à égalité, voire au-dessus de Marine Le Pen.
02:40Lui est à 35%, elle à 34%.
02:42Au regard de ces sondages, mais aussi, on le rappelle, de la menace d'une nouvelle condamnation de Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité en appel,
02:49est-ce que Jordan Bardella ne deviendrait pas le plan A du Rassemblement national ?
02:54Vous savez, Jordan a été très clair. Il l'a rappelé, notamment dans l'interview qu'il a donnée ce matin chez vos confrères du JDD.
03:01Pour nous, au Rassemblement national, la candidate reste Marine Le Pen. Nous souhaitons qu'elle soit candidate.
03:06Si jamais elle était empêchée par une décision de justice, que nous n'espérons pas d'ailleurs, le Rassemblement national prendrait ses responsabilités.
03:17Moi, je vais vous dire, sur le sondage que vous évoquez, bien évidemment, je m'en réjouis.
03:21Je remercie les électeurs français de nous faire de plus en plus confiance.
03:26Je remercie aussi nos nombreux adhérents qui nous rejoignent.
03:28Nous venons de dépasser la barre des 150 000 adhérents.
03:31Mais vous savez, nous prenons ce sondage aussi avec de la hauteur, avec de l'humilité,
03:35parce que l'élection présidentielle, ce n'est pas tout de suite.
03:37Les choses peuvent évoluer.
03:38Et je sais que les Français nous regardent, ils nous attendent.
03:42Et c'est pour cette raison qu'autour de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale,
03:45nous travaillons avec beaucoup de sérieux, notamment dans ces débats budgétaires,
03:49pour faire la démonstration aux Français que nous sommes dignes de leur confiance.
03:53Et les personnes qui ne votent pas encore pour nous, nous leur disons,
03:57écoutez, regardez-nous, analysez-nous.
03:59Il y a aujourd'hui 140 députés avec nos alliés d'Éric Ciotti.
04:02Et nous faisons un travail qui répond à vos attentes.
04:06Donc essayez-nous.
04:07Je voudrais vous faire écouter Dominique de Villepin,
04:09puisque vous en parliez il y a un instant, il était sur l'antenne de BFM TV.
04:14Écoutez ce qu'il dit, notamment sur le Rassemblement national.
04:18Le véritable risque, c'est quoi ?
04:20C'est que notre État, qui est un État qui est au cœur de la vie publique,
04:28eh bien que cet État devienne un État identitaire, sécuritaire, autoritaire.
04:32Et je ne crois pas que ce soit uniquement en stigmatisant les peurs,
04:37en laissant miroiter des formules magiques populistes
04:41que l'on peut espérer redresser notre pays.
04:43Arnaud Perica, est-ce que vous partagez l'analyse de Dominique de Villepin ?
04:46Non, je partage très peu d'analyse politique de Dominique de Villepin en ce moment.
04:51Je ne sais pas quel Dominique de Villepin fait tout d'un coup irruption
04:54dans le débat politique français.
04:56Celui de la dissolution de 97, celui du CEPF,
05:00celui qui prend fait et cause avec ses camarades éléfistes
05:04pour le Hamas ou le Hezbollah.
05:06Donc je ne sais pas.
05:07Et je vais vous dire, je ne prête pas beaucoup d'attention
05:09à ce que dit Dominique de Villepin.
05:11J'ai du respect pour l'homme d'État qu'il a été,
05:14pour le discours célèbre qu'il a prononcé,
05:16notamment au Conseil de sécurité de l'ONU en représentant la France, dignement.
05:20Mais je crois qu'aujourd'hui, je ne suis pas sûr
05:22que cette parole politique-là ait encore beaucoup d'importance.
05:25Oui, Edwige Diaz, est-ce que vous craignez
05:26que cette stratégie de diabolisation du RN marche encore ?
05:30Non, je ne le pense pas,
05:31parce que les Français nous voient comme nous sommes réellement.
05:34Un récent sondage indiquait que nous étions
05:36le parti politique le plus proche des préoccupations des Français.
05:41Donc je ne pense pas que la stratégie de diabolisation
05:44et même d'agitation du siphon rouge fonctionne,
05:47parce qu'en fait, on l'a bien vu au moment
05:48des dernières élections législatives,
05:50ce front de la honte, ces barrages antirépublicains
05:53qui ont eu lieu,
05:54eh bien on conduit la France au blocage
05:56que nous connaissons actuellement.
05:58Donc je pense que les Français ne se feront pas avoir une deuxième fois.
06:00Et je vous le dis avec beaucoup d'humilité,
06:03nous travaillons énormément,
06:04et je salue vraiment le travail de mes collègues députés,
06:07mais aussi de tous nos élus locaux
06:08et de nos délégués départementaux
06:10qui vraiment délivrent le message tous les week-ends,
06:13toutes les semaines sur le terrain,
06:15en disant, nous sommes le parti de la rupture,
06:17de l'alternance,
06:19et surtout, nous ne voulons pas accéder au pouvoir
06:21pour reproduire les mêmes erreurs que les autres.
06:23Oui.
06:24Vous savez, quand on parle de proximité, Madame Diaz,
06:26il y a un juge de paix qui va intervenir dans quatre mois et demi,
06:28ce sont les élections municipales.
06:29Vous aurez, je l'imagine, des candidats,
06:32peut-être partout,
06:34ou peut-être dans la plupart des 35 000 communes de France,
06:38et les élections municipales,
06:39c'est un bon indicateur du degré de proximité
06:41qu'on peut avoir, justement, avec les gens.
06:44C'est un bon indicateur de la bonne gestion
06:46que l'on peut avoir également,
06:48et de la manière dont on peut administrer,
06:50à une échelle modeste,
06:52un territoire.
06:53Et là, peut-être qu'on reparlera après,
06:55savoir si vous êtes effectivement
06:56les héros de cette proximité,
06:58si vous êtes les héros de cette bonne gestion,
07:01si les villes que vous administrez
07:03ou que vous allez administrer sont bien gérées,
07:05sont peu endettées,
07:06peuvent, ou les citoyens qui habitent,
07:10profitent peut-être d'une insécurité moindre
07:12que les autres villes.
07:13Je pense que ça sera aussi intéressant
07:14de regarder ce baromètre-là.
07:16– Est-ce que vous êtes pour un front républicain ?
07:18– Non, moi, je ne l'ai jamais été,
07:19mais chacun est libre, quelque part,
07:21dans sa circonscription,
07:22d'adopter la stratégie qui est la sienne.
07:24Moi, je ne crois pas.
07:25Je crois qu'on doit se battre à armes égales,
07:28avec ses convictions,
07:30avec son projet politique.
07:31Je n'ai jamais été favorable.
07:33Je ne suis pas forcément…
07:34– Pourquoi ?
07:34– Ce n'est pas une ligne qui est forcément majoritaire,
07:36y compris.
07:37– Oui, c'est vrai.
07:38– Non, mais parce que moi,
07:39j'estime qu'il y a suffisamment
07:41de bons arguments,
07:42et je pense que vous nous en avez quand même
07:44donné quelques-uns ces dernières heures,
07:46les 34 milliards de fiscalité supplémentaire
07:48votées en 24 heures à l'Assemblée nationale.
07:51Il y a suffisamment d'arguments politiques,
07:53encore une fois,
07:54ce ne sont pas des arguments personnels,
07:56ad nominem, quelque part,
07:57qui nous permettent d'avoir ce combat politique
07:59et démocratique avec le Rassemblement national
08:02qui ne nous fait pas peur.
08:03– Oui, sur les élections municipales,
08:05moi, je suis d'accord avec vous.
08:06En effet, elles seront un bon indicateur,
08:09et c'est la raison pour laquelle,
08:10au Rassemblement national,
08:10nous prenons ces élections avec beaucoup de sérieux.
08:13Notre directeur de campagne s'appelle Julien Sanchez,
08:15c'est l'ancien maire de Beaucair
08:16qui a été élu puis réélu.
08:18D'ailleurs, quasiment tous nos maires
08:20ont été élus en 2014 et réélus en 2020.
08:23Et oui, nous attirons beaucoup d'électeurs patriotes
08:26qui ont envie de prendre part à la vie démocratique,
08:29à la vie citoyenne de leur commune,
08:31et qui savent que ces élections municipales
08:32seront importantes,
08:33puisqu'elles auront lieu un an avant l'élection présidentielle.
08:36Et je vous le dis,
08:36le parti est en ordre de bataille.
08:38Moi, dans mon département en Gironde,
08:40nous présenterons une cinquantaine de listes.
08:42Pourquoi ?
08:43Parce qu'en fait, les électeurs nous attendent,
08:44les électeurs nous rejoignent,
08:46et nous leur demandons de participer avec nous
08:48à cette grande opération de redressement national.
08:50Je voudrais vous faire réagir sur une déclaration
08:53de Laurent Wauquiez,
08:54le patron du groupe LR à l'Assemblée nationale.
08:57Voici ce qu'il a dit ces derniers jours.
08:59Ce que je souhaite,
09:00c'est qu'il y ait un seul candidat
09:01de tous ceux qui partagent la vision de la droite,
09:04de Gérald Darmanin à Sarah Knafow,
09:06dans un pays qui penche à droite,
09:07parce que sinon,
09:08on aura la France insoumise au second tour.
09:10Est-ce que ça inclut Horizon ?
09:12Écoutez, non, je ne pense pas
09:14que ça inclut Horizon.
09:15En tout cas, il ne nous mentionne pas,
09:17il ne mentionne pas Édouard Philippe.
09:18Vous savez, il y a une petite particularité
09:20chez Horizon,
09:21c'est que nous avons un projet politique,
09:23un leader politique,
09:24et nous sommes en ordre de marche,
09:25en ordre de bataille.
09:26Nous avons 700 maires,
09:27donc la question des parrainages,
09:29vous voyez qu'elle est déjà quasiment réglée,
09:31et nous sommes en ordre de marche
09:33pour ce grand moment républicain
09:36que sera l'élection présidentielle de 2027,
09:39ou peut-être un petit peu avant.
09:40Donc, non, je ne crois pas
09:42que cette question de primaire
09:44ne nous concerne.
09:46Nous, on a une stratégie politique,
09:47on a un projet politique,
09:49on va continuer à le décliner,
09:51mais si peut-être d'autres formations
09:53de la droite souhaitent concourir
09:55à ces primaires-là,
09:56libre à elles de le faire,
09:57mais nous, nous serons là,
09:58et nous serons présents au premier tour.
10:00Est-ce que pour vous,
10:00Édouard Philippe,
10:01peut-être déjà dire au revoir à 2027 ?
10:03Non, non, vous savez,
10:04moi je suis très prudente,
10:05et en plus je vous disais
10:05que j'étais élue en Gironde,
10:06et moi je me souviens en 2016
10:08que le prochain président de la République
10:09devait être à l'époque Alain Juppé.
10:11Vous voyez ?
10:12Donc voilà,
10:12j'ai beaucoup de prudence avec tout ça.
10:14Vous avez raison de le rappeler.
10:15Donc voilà, non, non,
10:16écoutez, nous...
10:17Que pensez-vous justement,
10:18pardon, je me permets de vous couper,
10:20parce qu'il est sur une dynamique
10:23qui est assez basse,
10:24en tout cas il a baissé dans les sondages,
10:26moins 5%.
10:28Est-ce qu'il a été sanctionné
10:29par rapport aux prises de position
10:31vis-à-vis d'Emmanuel Macron ?
10:32C'est ce que j'entends
10:33assez régulièrement sur le terrain,
10:35en effet,
10:35qu'il paye un peu sa déloyauté
10:37à l'égard d'Emmanuel Macron.
10:39Maintenant, vous savez,
10:40nous,
10:41je souhaite que les électeurs
10:43nous qualifient pour le second tour.
10:45Les électeurs choisiront
10:46si nous serons face
10:48à Édouard Philippe,
10:49à un autre candidat,
10:50à la gauche,
10:51M. Mélenchon,
10:52M. Glucksmann.
10:52Enfin, en fait,
10:53nous, nous nous préparons
10:54à exercer
10:55les plus hautes responsabilités.
10:58Peu importe notre adversaire.
11:00De toute façon,
11:00si vous voulez,
11:01c'est un peu tous les mêmes,
11:02puisque de toute façon,
11:03dans le cadre de second tour,
11:05généralement,
11:05ils s'allient tous
11:06pour appeler à nous faire barrage.
11:08Donc, si vous voulez,
11:08que ce soit la gauche
11:09ou le bloc central,
11:10au final,
11:10c'est blanc bonnet et bonnet blanc.
11:12Et donc,
11:12nous partons, nous,
11:13en campagne électorale
11:14pour proposer
11:16une alternative aux Français.
11:18Oui, Arnaud Perrin.
11:18Je pense que ce rappel
11:19à la prudence est utile
11:20pour tout le monde.
11:21Je le mets en facteur commun.
11:22Je convoque juste un peu
11:23l'histoire politique
11:24de la Ve République,
11:261974,
11:27tout le monde se souvient,
11:29peut-être pas tout le monde,
11:30mais François Mitterrand,
11:31il fait 43 ou 44%
11:32au premier tour
11:33de l'élection présidentielle.
11:34C'est Valéry Giscard d'Estaing
11:35qui gagne.
11:36Donc, la vie politique,
11:37elle a aussi ceci d'intéressant
11:39et parfois d'extraordinaire,
11:40c'est qu'elle peut être
11:41aléatoire
11:42et celle qu'elle peut être
11:43parfois indicible.
11:45Peut-être un mot
11:45sur l'Assemblée nationale
11:47qui est en ébullition
11:48en ce moment.
11:49En tout cas,
11:49elle le sera encore plus
11:50à partir de demain.
11:52On le rappelle,
11:53les députés tentent
11:53de faire adopter un budget,
11:55peut-être pas tous.
11:55Est-ce que vous croyez
11:56que le budget a une chance
11:57d'être adopté ?
11:58Je ne crois pas,
11:59déjà parce que c'est
12:00un mauvais budget
12:01qui alourdit
12:03les dépenses publiques,
12:05qui augmente
12:06les prélèvements
12:07tout en ne faisant pas
12:08baisser la dette.
12:10Vous savez,
12:11moi je suis membre
12:11de la commission des finances
12:12à l'occasion de la commission
12:14qui a eu lieu
12:15il y a une dizaine de jours
12:16maintenant.
12:16Le budget a été rejeté.
12:17Il a notamment été rejeté
12:18par une partie des alliés
12:20d'Emmanuel Macron.
12:21Donc, c'est assez surprenant
12:23comme quoi le bloc central
12:24se fissure.
12:24Mais surtout,
12:25ce que je voudrais dénoncer,
12:26moi, c'est le cynisme
12:28du bloc central
12:30d'Emmanuel Macron.
12:30Je ne sais pas trop du coup
12:31comment il faut appeler
12:32ce conglomérat.
12:33Mais en fait,
12:34qui essaye de faire croire
12:35que le budget
12:36sera le budget du Parlement.
12:38C'est faux en fait.
12:39On voit que le bloc central
12:40a déposé beaucoup plus
12:42d'amendements
12:42que ce qu'il aurait fallu
12:44pour rester dans les temps
12:46de débat budgétaire.
12:47Vous voyez ?
12:48Donc là, en fait,
12:49M. Lecornu a enfumé
12:50les Français
12:51en disant qu'il ne ferait
12:51pas de 49-3.
12:52Au final, c'est pire
12:53ce qu'il risque de se produire.
12:54C'est un budget pas ordonnant,
12:56c'est-à-dire la copie originale
12:58du gouvernement.
13:00Et donc, c'est-à-dire
13:00que toutes les menus avancés
13:02que le Rassemblement national
13:04a obtenus
13:04grâce à sa forte mobilisation
13:06en séance,
13:06eh bien,
13:07risquent d'être balayés
13:08à cause de l'hypocrisie
13:10de ces macronistes.
13:12Donc, écoutez,
13:12on verra.
13:13En tout cas,
13:13vraiment,
13:14cette situation de blocage,
13:15elle est le fait
13:15de l'absence de majorité absolue
13:17à l'Assemblée nationale
13:17qui, elle-même,
13:18découle du front antirépublicain
13:20qui a eu lieu l'année dernière.
13:21Arnaud Péricard,
13:22vous ne siégez pas
13:22à l'Assemblée nationale.
13:23En revanche,
13:24vous pouvez prendre de la distance
13:25par rapport à tout ça.
13:25Est-ce que vous êtes d'accord
13:26avec Edith Diaz ?
13:27Je peux vous dire,
13:27c'est difficile.
13:28Quand elle dit que Sébastien Lecornu,
13:29notamment,
13:30essaye d'enfumer les Français.
13:31Alors, je ne suis pas parlementaire,
13:33mais peut-être que Mme Diaz
13:34me corrigera,
13:36mais il me semble
13:36qu'il y a davantage
13:37de parlementaires,
13:38enfin, pardon,
13:39de députés
13:40Rassemblement national
13:41qui ont voté
13:42le rétablissement
13:43de cet impôt sur la fortune,
13:45quelle que soit
13:45la dénomination,
13:46que de députés socialistes.
13:48Donc, c'est intéressant.
13:48Il faudrait peut-être,
13:49d'ailleurs, nous expliquer.
13:50Je pense que vos alliés UDR,
13:51d'ailleurs,
13:52ne l'ont pas voté,
13:53ce dispositif.
13:54Que vous avez voté
13:5534 milliards d'euros
13:57de prélèvements obligatoires
13:59supplémentaires
14:00dans un pays
14:00où déjà 44%
14:01de prélèvements obligatoires
14:02sur le PIB.
14:04Mais non,
14:04ce n'est pas une fake news.
14:05Je reprends votre ami Tanguy
14:07qui dit la même pause
14:09dans son interview.
14:09Et qui contredit,
14:10d'ailleurs,
14:11Jordan Bardala,
14:11ce matin,
14:12dans le GDD.
14:12J'ai entendu beaucoup
14:13de choses fausses,
14:14notamment sur le plateau.
14:16Vous savez, nous,
14:16la ligne au Rassemblement national,
14:18c'est stop
14:19au matraquage fiscal
14:20que vous et vos amis,
14:21personnellement,
14:22mais voilà,
14:23vos collègues
14:24à l'Assemblée nationale,
14:25font subir aux Français.
14:27Donc, nous,
14:27nous voulons
14:28un rééquilibrage fiscal,
14:29le retour de la justice fiscale
14:31qui n'a plus lieu,
14:32malheureusement,
14:33dans notre pays
14:33depuis un certain nombre d'années.
14:35Et donc, en fait,
14:35nous essayons,
14:36grâce à notre forte mobilisation,
14:38de faire en sorte
14:39que ce budget
14:40soit le moins mauvais possible.
14:41On a quand même eu
14:42des macronistes
14:43la semaine dernière,
14:43vous voyez,
14:44c'est qu'un exemple,
14:44mais c'est très symbolique,
14:45ça en dit long,
14:46un gouvernement
14:47qui voulait fiscaliser
14:48les pourboires.
14:49Non, mais sérieusement,
14:50alors que les serveurs,
14:52notamment,
14:53travaillent dans des conditions
14:54très difficiles
14:55et n'arrivent pas
14:56à joindre les deux bouts.
14:58Donc, vous vouliez aussi
14:59geler le barème
15:00de l'impôt sur le revenu,
15:01vous vouliez geler
15:02les pensions de retraite,
15:03geler les prestations sociales.
15:04Ça suffit,
15:05les Français le disent,
15:06ils n'en peuvent plus,
15:08ils veulent retrouver
15:08du pouvoir d'achat
15:09et nous, notre travail
15:10avec Marine Le Pen
15:10et Jordan Gardella,
15:11c'est de rendre
15:12leur argent aux Français.
15:12Vous pensez,
15:12Madame Gasp,
15:13que dans un pays
15:13où 44% de la richesse produite
15:16est déjà appréhendée
15:16par l'impôt,
15:17la fiscalité et l'État,
15:19vous pensez que la recherche
15:20de l'équité fiscale,
15:21ça se fait en créant
15:2334 milliards de taxes supplémentaires
15:23en le soutenant ?
15:26C'est les chiffres de la presse.
15:27Je ne sais pas d'où vous...
15:28Excusez-moi de les prendre
15:30avec un peu de passage.
15:30Mais c'est ce qu'il dit.
15:31Vous lisez le Figaro ce soir.
15:33Non, non, mais écoutez,
15:34moi je peux vous dire...
15:3534 milliards en 24 heures.
15:37Non, mais c'est faux.
15:37Donc on va voir cette semaine
15:38par journée
15:39la fiscalité supplémentaire
15:41qui sera votée
15:42par le Rassemblement national.
15:43Oui, oui, oui, mais je vois
15:44ce que vous voulez dire.
15:45Et donc du coup,
15:45je dis cet article a faux
15:46et l'analyse que vous en faites,
15:47cette instrumentalisation
15:48est fausse aussi.
15:49Nous, nous avons souhaité
15:50lutter contre la fraude fiscale
15:52des grandes multinationales
15:54qui aujourd'hui créent
15:55un déséquilibre
15:56parce qu'elles,
15:57elles ont les possibilités
15:58de faire un peu
15:58d'exode fiscal
16:00et donc de contourner
16:02les règles
16:02ce qui fait en fait
16:03que ce sont les petites entreprises,
16:05les TPE, les PME,
16:06les ETI...
16:07Attendez, laissez-moi terminer.
16:08Toutes les grandes entreprises françaises
16:10passent leur vie
16:10à frauder le fiscal.
16:11Elles, elles, elles compensent
16:12en fait...
16:13Alors qu'elle fait la richesse
16:14et des emplois
16:14sur le territoire.
16:15L'exode fiscal.
16:16Donc voilà, cette taxe
16:17de 26 milliards d'euros
16:18que vous reprenez
16:19parce que ça vous arrange bien,
16:20vous faites des raccourcis
16:21mais je le dis,
16:22c'est juste en fait
16:23que nous souhaitons, nous,
16:25opérer ce rééquilibrage fiscal.
16:26Ce n'est pas des taxes supplémentaires,
16:29c'est la lutte
16:29contre la fraude fiscale.
16:30Ça devrait vous plaire.
16:32Monsieur Gabriel Attal,
16:32moi je l'avais entendu
16:33l'année dernière,
16:34dire qu'il allait lutter
16:34contre la fraude fiscale.
16:35Malheureusement,
16:36la fraude fiscale
16:37ne s'améliore pas,
16:38enfin en tout cas
16:38ne diminue pas
16:39dans notre pays
16:40et je le regrette bien
16:40vivement que Marine Le Pen
16:41et Jordan Merlin
16:42arrivent au pouvoir
16:43pour créer le grand ministère
16:44de lutte contre la fraude fiscale
16:45que nous voulons mettre en place.
16:47Edouard Diaz,
16:48l'Assemblée nationale
16:49va bientôt évoquer
16:50la partie dépense.
16:52Où acceptez-vous
16:53d'aller chercher des économies ?
16:54On le sait,
16:56les dépenses sur l'immigration,
16:58ça ne suffira sans doute pas.
16:59Oui, tout à fait.
17:00Elles sont un élément
17:01de la réponse.
17:02Nous l'avons dit,
17:03nous nous souhaitons
17:03baisser la contribution nette
17:05de la France
17:06au budget de l'Union européenne.
17:07Nous voulons faire
17:08un grand ménage
17:09notamment dans les agences d'État.
17:11Nous souhaitons aussi
17:12en fait relancer la croissance
17:13parce que c'est nécessaire.
17:14Plus vous aurez d'entreprises
17:16et bien plus elles généreront
17:17des recettes.
17:18Vous voyez,
17:18moi dans ma région,
17:20la Nouvelle-Aquitaine,
17:21ce sont 15 entreprises
17:22qui ferment par jour
17:23notamment en raison
17:24du matraquage fiscal
17:26qui est opéré
17:26sur les entreprises.
17:27Donc en fait,
17:28c'est un tout.
17:28Vous voyez,
17:29l'équilibre budgétaire,
17:30c'est à la fois
17:30on fait des économies
17:31sur les mauvaises dépenses
17:33et en plus on relance
17:34la croissance
17:34parce que c'est comme ça
17:35qu'on va générer des recettes
17:36et pouvoir redonner
17:38du pouvoir d'achat
17:39aux Français.
17:40Et c'est pour ça
17:40certainement
17:41qu'on votera contre le budget
17:42parce qu'en fait
17:42il ne prend pas du tout
17:43cette direction-là.
17:44Oui.
17:45M. Pericard,
17:46c'est vrai qu'il va falloir
17:46faire des choix.
17:47Il faudra bien diminuer
17:49les dépenses
17:51à certains endroits.
17:51Non mais il faut résoudre
17:52bien sûr qu'il faut réduire
17:53les dépenses.
17:54Réduire les dépenses
17:55c'est un effort collectif
17:55chacun doit y prendre sa part.
17:57Moi j'administre un budget
17:58je fais déjà des économies
18:00on me l'a demandé
18:00je n'ai pas attendu
18:01que l'État me dise
18:02qu'il fallait faire des économies
18:03pour le faire
18:04à l'échelon local
18:05à l'échelon interdépartemental
18:06je suis conseiller départemental
18:07on le fait
18:08dans notre département
18:09on le fait également
18:10dans nos régions
18:11donc toutes les collectivités
18:12territoriales
18:13ont fait des efforts
18:14vous êtes vous-même
18:14élu territorial je crois
18:16vous faites également
18:17des efforts
18:17dans votre collectivité
18:19ou dans votre région
18:20et puis dans l'État
18:21il n'y a pas que les agences
18:22il y a le fonctionnement
18:23même de l'État
18:23et puis il y a un problème
18:24de dysfonctionnement
18:25il y a un problème
18:26de hiérarchie administrative
18:28qui fait qu'avec
18:29un accroissement
18:31vous savez la norme
18:32on en parle comme ça
18:33on dit il faut simplifier
18:34mais le coût de la norme
18:35personne ne chiffre
18:36ce que la norme coûte
18:37à notre pays
18:38en matière de surdépense
18:39administrative
18:41et publique
18:42et je pense qu'il faut
18:43qu'on aille plus loin dessus
18:44on ne va pas résoudre
18:46le problème
18:47en l'espace
18:47d'un exercice budgétaire
18:49il va nous falloir
18:49du temps
18:50mais c'est une trajectoire
18:51qu'il faut engager dès maintenant
18:52merci Arnaud Perricard
18:53merci à DJAS
18:54d'avoir accepté
18:55cette invitation
18:56sur BFM TV
18:57merci à tous les deux
18:58merci à tous les deux
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