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  • il y a 7 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Je voudrais qu'on évoque une semaine cruciale pour Marine Le Pen,
00:04parce que je voudrais vraiment qu'on puisse prendre le temps d'évoquer ce sujet-là aussi.
00:08On le rappelle, son procès en appel des assistants parlementaires du Front National aura lieu mardi.
00:13Il menace Marine Le Pen d'une inéligibilité de 5 ans et qu'il empêcherait de se porter candidate pour 2027.
00:19On va évoquer dans un instant cette grande enquête du Monde qui dit que ça ne lui a pas du tout réussi dans les sondages.
00:24Mais d'abord, on sait qu'elle s'est préparée assidûment à ce procès en appel.
00:30Est-ce qu'on pourrait imaginer, Aurore Malval, qu'elle change de stratégie ?
00:35Est-ce qu'on pourrait imaginer qu'elle évite la peine d'inéligibilité ?
00:39C'est un petit peu la grande question qui a occupé la plupart des journalistes ces derniers jours,
00:45de savoir qu'est-ce que Marine Le Pen pouvait faire.
00:48Parce qu'effectivement, on a vu que sa stratégie de défense en première instance n'a pas porté ses fruits,
00:53par le fait puisqu'elle a été condamnée.
00:55Le problème, c'est que changer radicalement de stratégie de défense, c'est très compliqué.
01:00Ça voudrait dire revenir faire amende honorable et dire qu'en fait,
01:03toute la stratégie qui avait été montée aurait été fausse et de mauvaise foi.
01:09Donc c'est assez difficile, ce que peut-être, et je ne sais pas,
01:12parce qu'il y a un grand silence qui entoure la préparation de la défense de Marine Le Pen.
01:17Les députés, enfin, membres du Rassemblement National ont eu consigne,
01:20justement dans toutes les boucles avec lesquelles ils communiquent,
01:24de ne surtout, de se borner à dire le strict minimum.
01:27On verra si M. Vallée peut nous en dire un peu plus tout à l'heure.
01:30Je reconnais que vous avez accès aux boucles de discussion qu'on a entre nous,
01:33mais il y a des enquêtes qui avaient accès aux téléphones et aux données des gens.
01:38Mais là, pour quelque chose, je ne suis pas venu pour rien.
01:39C'est pas par des techniques policières, mais il y a des messages qui filtrent.
01:45Non, mais justement, qui filtrent pour dire justement qu'on n'en sait rien.
01:48Parce que, encore une fois, Marine Le Pen, si elle veut s'attirer à un autre jugement,
01:53alors les procès en appel, ce n'est pas tout à fait comme la première instance.
01:56Les juges ne sont pas les mêmes.
01:59Une cour d'appel ne va pas juger,
02:01elle va peut-être être un peu plus sur le droit,
02:03sur des arguments juridiques véritablement de fond,
02:06peut-être, en tout cas, sans avoir le débat politique
02:10qui avait quand même largement occupé la scène en première instance.
02:16Mais la voie de passage, je dirais, pour Marine Le Pen est extrêmement étroite.
02:20Parce que si elle veut changer de stratégie,
02:22en tout cas, la maudier légèrement pour être un petit peu plus fine
02:25et ne pas braquer, ne pas en faire un procès politique,
02:28mais plaider une certaine bonne fois un flou, par exemple,
02:31dans les règles qui encadraient l'usage de ces fonds au Parlement européen,
02:35ça va être quand même très compliqué pour elle.
02:37Alors, si je vous parle ce soir de ce procès en appel qui aura lieu mardi,
02:42c'est parce qu'il est lié aussi à cette grande enquête
02:44qui est dévoilée par Le Monde.
02:46C'est une enquête annuelle.
02:48Elle a été réalisée grâce au cabinet d'études variant.
02:51Bonsoir, Maëva Lamy, vous nous avez rejoints
02:53et vous vous êtes penchés sur cette étude.
02:55On apprend que ce procès a été dévastateur pour Marine Le Pen
02:59et pour Jordane Bardella, c'est tout le contraire.
03:01Oui, c'est exactement ce qu'on peut retenir, Émilie.
03:04En fait, l'image de Marine Le Pen a souffert de ses ennuis judiciaires
03:07et cela se ressent en fait dans la comparaison
03:09entre les deux grandes figures du Rassemblement national.
03:13Puisque une personne interrogée sur deux, 49%,
03:16estime que Jordane Bardella a plus de chances
03:19de remporter l'élection présidentielle.
03:2218% estiment que c'est Marine Le Pen
03:24et 33% des Français ne se prononcent pas.
03:27Ça, c'est vraiment pour l'ensemble de la population.
03:29Pour les sympathisants du Rassemblement national,
03:32eh bien, d'après cette enquête, 70% estiment que Jordane Bardella
03:37est en meilleure position.
03:3820% préfèrent encore l'ancienne présidente du parti.
03:41Alors, on va revenir vers vous sur la suite de ce sondage.
03:47Mais je voudrais d'abord vous faire réagir sur ces premiers éléments.
03:51Mathieu Vallée, notamment, puisque vous êtes quand même assez lié
03:54au Rassemblement national, pas sur le procès,
03:57mais plutôt sur ces premiers éléments, notamment quand on regarde
04:00ce que pensent les sympathisants du Rassemblement national.
04:0470% des sympathisants pensent que Jordane Bardella
04:07a plus de chances d'être élu en 2027.
04:11Je sais que dans tous les autres partis, tout le monde se tire la bourre
04:13pour avoir la première place d'être candidate ou candidat
04:16à l'élection présidentielle.
04:17Nous, on a un binôme.
04:18Et donc, Jordane Bardella, c'est ce qu'il doit Marine Le Pen.
04:20Et Marine Le Pen, elle a voué toute sa vie personnelle et professionnelle
04:24à la chose publique, aux Françaises et aux Français.
04:27Et je vais quand même peut-être vous embêter à vous dire ça,
04:29mais moi, Marine Le Pen, ce n'est pas une voleuse, ce n'est pas une escroisse.
04:31On n'est pas mis plein les poches.
04:32Elle n'a pas été jouée au casino avec l'argent du Parlement européen.
04:35Elle n'a pas flambé à acheter une villa ou acheter des gros bolides.
04:39Elle a voué sa vie aux Françaises et aux Français.
04:41C'est une question d'interprétation de l'emploi des assistants parlementaires.
04:44Elle ne s'est pas enrichie.
04:45Et donc, c'est un peu fort de café de la faire passer pour quelqu'un
04:49qui, en fait, a eu besoin ou a attendu le Parlement européen pour vivre.
04:53Ce n'est pas le cas.
04:54Quand on a des réunions, quand on travaille ensemble,
04:56elle nous parle en permanence des Françaises et des Français.
04:58Elle a fait confiance à Jordane Bardella,
05:00comme elle m'a fait confiance, comme elle a fait confiance à beaucoup de parlementaires.
05:03Elle a une vision, et pardon de le dire,
05:05mais contrairement aux autres partis politiques qui disent
05:06qu'il faut de la diversité, il faut des gens issus de tous les milieux,
05:09sociaux, économiques, géographiques, elle l'a fait.
05:12Il y a des ultramarins chez nous, il y a des gens des classes populaires,
05:15il y a des gens des cadres intermédiaires, il y a des chefs d'entreprise, des avocats.
05:18Oui, non, mais tous ceux qui nous critiquent,
05:19moi, je remets l'église au centre du village
05:21et qui veulent nous faire passer pour des voleurs,
05:23en tout cas notre parti est la présidente du mouvement.
05:25Personne n'a pas cherché à faire passer pour des voleurs sur ce...
05:29Mme Bossou, j'ai entendu sur votre antenne ce midi,
05:31Mme Tondelier, qui visiblement, au lieu de faire des excellents résultats
05:34à un moment où, lorsqu'elle s'est présentée à la députation,
05:37même aux élections européennes,
05:38parce qu'elle a fait entre 6 et 7%, je ne suis pas méprisant,
05:40mais elle, elle l'est vis-à-vis de mon parti,
05:42elle a dit que M. Trump, et qu'il y aurait des représailles américaines,
05:45si Marine Le Pen était condamnée, c'est complètement faux.
05:47C'est des rumeurs qui n'ont absolument pas été confirmées.
05:50En plus, Mme Maude Bréjon, qui est la porte-parole du gouvernement,
05:53qui ne partage pas mon parti politique et nos idées,
05:55l'a confirmé également.
05:56Je ne vois pas pourquoi elle remet ça sur la table,
05:58hormis pour faire son beurre électoral sur des fake news.
06:01Alors, je ne sais pas si elle le fait exprès,
06:02mais au bout d'un moment, il faudrait l'informer.
06:04– Qu'en pensez-vous ?
06:05Est-ce que Marine Le Pen a bien fait de remettre en cause la justice, finalement ?
06:09Parce que c'est un petit peu ça dont il est question quand on voit ce village.
06:11– Je pense qu'elle a fait une erreur là-dessus.
06:13Elle a voulu en faire un procès politique et dire, voilà, c'est une cabale,
06:17c'est un complot, on était dans notre droit, etc.
06:20Bon, c'est ce qui lui est reproché, d'ailleurs, dans le jugement.
06:23Lorsqu'on le lit, l'essentiel, finalement, de la condamnation,
06:28ça repose sur le fait qu'elle ne fait pas amende honorable,
06:31elle ne s'excuse pas.
06:33Alors, il faut voir ce qu'elle va faire.
06:34– Il y a toujours un procès en appel.
06:35– Oui, mais il faut voir ce qu'elle va faire en appel.
06:37Si en appel, elle persiste dans cette attitude,
06:41il est vraisemblable qu'elle s'exposera à la même condamnation.
06:44Si, en revanche, elle dit, écoutez, on a été un peu léger,
06:47on a un peu merdé dans cette affaire, ok,
06:49mais on ne s'en est pas mis plein les poches, etc.
06:52Elle peut peut-être espérer s'en sortir avec deux ans d'inéligibilité
06:57qui seraient couverts, donc, au moment de la présidentielle
07:01et qui lui permettraient de se présenter à la présidentielle.
07:04Mais au-delà, je ne pense pas que ces électeurs lui tiennent,
07:06lui fassent grief de cette affaire de député.
07:10Ce qui plombe aujourd'hui la candidature de Marine Le Pen,
07:14c'est l'incertitude autour de cette candidature.
07:16C'est-à-dire qu'on se dit, bon, est-ce qu'elle va y aller ?
07:20Est-ce qu'elle fait campagne un peu, à moitié ?
07:22C'est bancal, cet attelage, Jordan Bardella, Marine Le Pen.
07:25On ne peut pas avoir deux candidats à la présidentielle
07:28et plus on se rapproche de l'échéance, plus ça va être délicat.
07:31– Geoffroy Didier, qui vous fait le plus peur entre Jordan Bardella et Marine Le Pen ?
07:35– Non, mais ce n'est pas à moi d'avoir peur de qui que ce soit.
07:39– Est-ce qu'il y en a un que l'on redoute plus ?
07:41– Non, mais ça ne fonctionne pas comme ça.
07:43On est en train de payer dix ans de macronisme,
07:45où à force d'avoir voulu tuer la droite républicaine et la gauche républicaine,
07:49on se retrouve avec le Rassemblement National et la France Insoumise.
07:52Et ça, j'estime que ce n'est pas sain, ce n'est pas sain pour le débat public.
07:56Huit députés RN en 2017, quand Emmanuel Macron est élu, 119 aujourd'hui.
08:01Donc c'est bien la preuve qu'Emmanuel Macron,
08:03qui a prétendu être un rempart contre les extrêmes,
08:05finalement les a fait monter l'un et l'autre.
08:08Moi, je n'ai jamais jugé ni condamné moralement
08:10ceux qui se tournent vers le Rassemblement National,
08:13parce que par exaspération, par désespoir,
08:16ils envoient une bouteille à la mer,
08:18ils considèrent aujourd'hui que les flux migratoires ne sont pas maîtrisés,
08:21et ils ont raison, que l'insécurité est galopante,
08:24et ils ont raison, et qu'effectivement,
08:26ils ont du mal à remplir leur frigo.
08:28Je les comprends.
08:29En revanche, ce que je dis avec la même force,
08:31c'est que je crois que les préconisations de la droite républicaine
08:34sont essentielles et bien plus intéressantes et porteuses
08:38que ce que préconise le Rassemblement National.
08:40Parce que quand le Rassemblement National veut augmenter la dépense publique,
08:44vote en 24 heures plusieurs dizaines de milliards d'euros d'impôts supplémentaires,
08:49lorsqu'ils veulent augmenter le nombre de fonctionnaires
08:51et revenir à la retraite à 60 ans,
08:53je dis effectivement que là,
08:54nous avons des différences profondes avec ceux qu'ils préconisent.
08:57Oui, Tugduel Denis.
08:59Je crois que vous n'avez pas l'air tout à fait d'accord avec ce que c'est Geoffroy Didier.
09:02Ce n'est pas tant avec ce que vient de dire Geoffroy Didier,
09:04mais c'est effectivement le sondage que vous présentez ce soir.
09:07D'ailleurs, si je puis me permettre,
09:08je crois que c'est pour l'hémicycle.
09:09Ce n'est pas pour le monde, ça a été révélé.
09:10C'est les deux, je crois que c'est l'heure pour le monde et l'hémicycle.
09:13Pour moi, c'est le variant pour l'hémicycle, mais révélé dans le monde.
09:15Je vous demanderais de mieux travailler vos sujets avant de venir.
09:17Eh bien non, mais écoutez, en tout cas, je vous renvoie à la balle
09:20parce qu'apparemment l'hémicycle n'a pas été cité,
09:23donc je me permets de leur faire honneur.
09:25Vous avez raison.
09:26C'est un très bon journal.
09:28Qu'est-ce que je veux dire ?
09:29Non, c'est un peu déconcertant,
09:30mais parce qu'effectivement, on n'est pas habitué à avoir un tel binôme
09:33de présidentiables au sein d'un parti.
09:37Maintenant, il y a deux manières de voir les choses.
09:40La bouteille à moitié vide pour Marine Le Pen,
09:42c'est que ce que disent les mauvaises langues,
09:44c'est qu'elle a organisé son suicide politique
09:45parce qu'en faisant émerger comme ça un présidentiable,
09:50c'est forcément, sur le plan darwinien, très dangereux
09:53parce qu'il y en a bien un moment où il y en a un qui mange l'autre.
09:56Bon, après, il y a aussi la bouteille à moitié pleine,
09:58c'est de se dire que c'est le seul parti qui a deux candidats à la présidentielle
10:00à l'heure où on parle.
10:01Vous voulez dire qu'ils ont le choix du roi ?
10:03Je peux vous dire qu'il y a d'autres partis qui seraient bien contents
10:04d'en avoir déjà plus de la moitié d'un.
10:06Il y en a, ils avaient pour le moment,
10:08ce n'était pas si longtemps que ça, l'élection présidentielle,
10:11et il y en a quand même qui avancent un peu à l'aveugle.
10:13Par exemple, nos amis des Républicains,
10:16ils ne sont pas encore exactement certains
10:17de qui peut être le leader de tout ça.
10:22Maintenant, c'est une photo maintenant,
10:24effectivement, vous l'avez rappelé,
10:26le procès va s'ouvrir.
10:27Vous trouvez qu'il faut voir la bouteille à moitié pleine ?
10:29Alors, moi, je vais vous dire ce que je pense après,
10:31mais juste sur le contexte, quand même,
10:34à l'ouverture d'un procès,
10:36à l'heure de l'ouverture d'un procès,
10:37les électeurs, forcément, sont un peu biaisés dans la réponse
10:39parce qu'ils se disent, bon, écoutez, Marine Le Pen,
10:41a priori, il y a des bonnes chances,
10:42si on a bien compris, qu'elle ne puisse pas se présenter
10:44ou en tout cas, il y a une incertitude.
10:46Donc, de fait, ça affaiblit son potentiel.
10:49Bon, maintenant, moi, ce que je pense,
10:51c'est ce que pensent les gens qui sont plusieurs expérimentés que moi.
10:54C'est-à-dire que je pense que c'est la même chose pour Thierry Arnaud
10:56ou pour tous ceux qui fréquentent un peu des hommes politiques de premier plan
10:59ou des femmes politiques de premier plan.
11:01Moi, je vous jure, de tous mes déjeuners,
11:02petits déjeuners, cafés, etc.,
11:04à chaque fois, je parle avec quelqu'un qui a été ministre,
11:06qui fait de la politique depuis longtemps,
11:07ils me disent tous, Marine Le Pen, c'est quelqu'un quand même.
11:09Je veux dire des gens qui ne sont pas du tout du bord politique de Marine Le Pen.
11:13Elle a plusieurs présidentielles,
11:14elle a une empreinte dans le pays.
11:15Je pense que je crois que Didier ne me contredira pas.
11:17Si vous voulez, à un moment,
11:18quand vous avez aidé des gens
11:20qui ont eu des inondations chez eux,
11:23à Énambomont,
11:23vous avez fait des meetings dans à peu près toute la France,
11:25où vous êtes allé 50 fois dans les dom-toms,
11:28que vous avez fait deux débats d'entre-deux-tours,
11:30que vous avez connu des personnalités
11:32qui ne sont plus là,
11:34mais qui vous ont permis
11:36de faire partie un peu de la cour des grands.
11:39Et je pense que Jordan Bardella
11:40la reconnaît très sans difficulté.
11:41Elle a, pour elle, une espèce d'élan
11:44dans sa carrière politique
11:46qui va forcément l'aider si un jour...
11:48Qu'est-ce qu'on vous dit alors,
11:49lors de vos déjeuners, vos petits déjeuners, vos goûters ?
11:52On vous dit plutôt,
11:53Marine Le Pen fait plus peur que Jordan Bardella.
11:55Si on laisse de côté le fait que sur certains critères,
11:58effectivement,
11:59les résultats de Marine Le Pen dans ce sondage
12:00sont moins bons que lors de la vague précédente,
12:03il y a en réalité dans cette étude
12:04beaucoup de très bonnes nouvelles
12:06pour le Rassemblement national.
12:08D'abord parce que,
12:09même si elle recule,
12:10elle a encore de très bons résultats.
12:11Je vous donne deux exemples.
12:13Est-ce que c'est quelqu'un
12:14qui prend les bonnes décisions ?
12:15Là, certes, ça dégringole de 12%,
12:17mais il y a toujours 55% des Français
12:19qui disent
12:19Marine Le Pen prend les bonnes décisions.
12:21Est-ce qu'elle comprend
12:23les problèmes quotidiens des Français ?
12:24Ça baisse de 6%,
12:25mais il y a toujours 50% des Français
12:27qui vous disent que Marine Le Pen
12:28comprend les problèmes quotidiens des Français.
12:29Je peux vous dire
12:29qu'il y a beaucoup de politiques
12:31qui paieraient très cher
12:33pour avoir des résultats comme cela.
12:36Je suis d'accord avec Tchouk Duhal.
12:38Ils ont deux candidats.
12:39Non seulement ils ont deux candidats,
12:40mais ils ont deux candidats
12:41qui sont assurés,
12:43autant qu'on peut l'être en politique,
12:44d'être présents au deuxième tour
12:45de l'élection présidentielle.
12:47Il n'y a qu'un seul parti en France
12:48aujourd'hui qui est dans cette situation,
12:50c'est le Rassemblement national.
12:52Ça ne fait aucun doute.
12:52Alors, cela dit,
12:53il y a effectivement un élément inquiétant
12:55dans ce sondage,
12:56c'est qu'il y a un écart
12:57qui commence à exister.
12:59Et si cet écart se creuse
13:00et si les sondages, par exemple,
13:02commencent à montrer
13:04que dans l'hypothèse des seconds tours,
13:08Bardella est loin devant de Marine Le Pen,
13:10voire dans un cas extrême
13:11que Bardella gagne
13:12et Marine Le Pen perd,
13:13là, ça met une pression
13:15sur le scénario
13:18qui devient totalement différent.
13:21Mais en dehors de ça,
13:22encore une fois,
13:24moi, je trouve qu'au-delà
13:26de la chute
13:27sur certains aspects de Marine Le Pen,
13:29ce qui ressort de cette étude,
13:31c'est l'extraordinaire montée en puissance
13:32du Rassemblement national
13:34dans le paysage politique français
13:35qui confirme sa place,
13:36qui confirme sa place de premier pan
13:38et qui confirme qu'il a
13:39deux candidats très solides
13:41pour l'élection présidentielle.
13:41Alors justement,
13:42c'est lié à ce que va nous dire
13:43Maëva Lamier.
13:43Je vous fais rebondir là-dessus
13:44parce que Maëva est toujours avec nous
13:47et elle s'est toujours penchée
13:48sur cette enquête du monde
13:50et de l'hémicycle.
13:51Merci, Tugdual.
13:52Les idées du Rassemblement national,
13:54c'est ce que l'on apprend
13:55dans cette enquête,
13:56s'imposent dans l'opinion
13:57de manière spectaculaire.
13:58c'est même du jamais vu.
14:00C'est du jamais vu, exactement.
14:01On va regarder une courbe
14:02qui est particulièrement intéressante.
14:04Regardez, 42% des Français
14:07affirment aujourd'hui être en accord
14:09avec les idées défendues
14:11par le Rassemblement national
14:12contre 44% qui disent plutôt
14:14être en désaccord.
14:16C'est un record historique.
14:18Regardez un petit peu là,
14:19vraiment l'historique.
14:20On était plutôt autour de 70%
14:21de personnes en désaccord
14:22et plutôt une trentaine,
14:2526% de personnes qui étaient en accord.
14:26Là, on arrive vraiment à un croisement.
14:28On a le sentiment finalement
14:29d'une France en quelque sorte
14:31qui est coupée en deux.
14:32On va regarder un petit peu
14:33dans le détail
14:34certains des points forts
14:35justement du programme
14:36qui sont validés par les Français,
14:39y compris par une partie de la gauche.
14:41Ce sont notamment les propositions
14:44du Rassemblement national
14:45hostile à l'immigration.
14:47Par exemple, 80% des sondés
14:49estiment que la justice
14:51n'est pas assez sévère
14:52avec les petits délinquants.
14:5473% des sondés demandent
14:57à suspendre les allocations familiales
14:59pour les parents de mineurs criminels,
15:01je le précise.
15:0266% des personnes interrogées
15:03veulent interdire le port du voile islamique
15:06dans l'espace public.
15:07Il y a également, je continue,
15:0865% des Français, des sondés
15:11qui veulent restreindre
15:12le regroupement familial.
15:14Et puis un dernier chiffre,
15:1557% veulent supprimer
15:17l'aide médicale d'État.
15:19Ce chiffre-là, il est intéressant
15:20parce que par rapport à l'année dernière,
15:21la dernière étude qui avait été réalisée,
15:23c'est plus 21%.
15:24Donc c'était en 2024.
15:26Ça montre justement
15:27à quel point les idées
15:27du Rassemblement national
15:29gagnent du terrain dans la société.
15:30Merci beaucoup Maëva Lamy
15:32pour toutes ces précisions.
15:33Je vous vois noter plein de choses,
15:34Geoffroy Didier.
15:35C'est parce que vous adhérez,
15:37vous aussi,
15:38à certaines idées
15:39du Rassemblement national ?
15:40Il prend des idées pour moi quand même.
15:41Il y a des idées.
15:42Votre journaliste, justement...
15:43La suspension des allocations familiales
15:45pour les parents d'État.
15:45Bien sûr.
15:46Mais laissez-le répondre, justement.
15:47Ça ne veut pas dire
15:49qu'on est du Rassemblement national.
15:49Vous voyez que les gens
15:51qui se tombent vers nous
15:51ne sont pas simplement des idiots
15:53qui n'auraient pas d'autres choses.
15:53Alors, il n'a jamais dit ça.
15:54Est-ce que tu dis ça ?
15:55Je n'ai jamais pensé,
15:56donc je ne veux pas me le voir.
15:59Monsieur Valet,
16:00vous ne voulez pas
16:01laisser répondre d'abord
16:02à Geoffroy Didier ?
16:02Je ne veux pas parler,
16:03je veux juste répondre
16:03sur ce que monsieur Didier a dit.
16:04Mais c'est pas un idée comme titre.
16:06C'est pas un réponse.
16:07Non, pas du tout.
16:09Non, non, mais
16:09Geoffroy Didier,
16:10il faut juste que,
16:11si vous me le permettez,
16:12vous compreniez une chose.
16:14Vous êtes un parti du passé aujourd'hui
16:15qui est dépassé
16:16par des propositions qu'on fait
16:17puisque nous travaillons.
16:19Mais non, mais on travaille.
16:20Mais ce n'est pas des formules.
16:21Vous n'en veux pas,
16:21excusez-moi d'avoir un peu d'intelligence,
16:24vous me croyez peut-être un peu bête.
16:25Donc je vous dis simplement
16:26Il ne l'a jamais dit ça.
16:27Mais non, mais moi je le dis.
16:28Voilà.
16:28Je n'ai pas besoin qu'on le dise,
16:29je le dis.
16:29Je suis grand.
16:30Vous faites des questions
16:30et des réponses.
16:31Mais non, je fais mon avis
16:32et puis j'aimerais bien
16:32avoir le vote derrière.
16:33Je dis simplement
16:34que venez nous affronter
16:38sur des idées
16:38plutôt que de dire
16:39que c'est des gens désespérés,
16:40des gens qui n'ont plus
16:41eu aucun recours,
16:42qui vont au Rassemblement National.
16:43On a des idées.
16:44Et pardon,
16:45je rebondis juste sur ça.
16:46Il était en train de dire
16:48du bien de vos idées.
16:49Je n'ai pas besoin
16:50qu'on dise du bien de mes idées.
16:51Mais moi j'aimerais bien
16:52l'entendre sur ces idées.
16:53Ce ne sont pas celles
16:53du Rassemblement National.
16:54Ah bah non.
16:56Alors allez-y,
16:56allez-y, je crois Didier.
16:57C'est celui qui est la plus petite,
16:58la plus grande idée.
16:59Allez-y, je crois Didier.
17:00Allez-y, je crois Didier.
17:02Faites-moi rire.
17:02Suspendre les allocations familiales,
17:04nous le proposons aussi au LR.
17:06C'est bien pour ça que je notais
17:07l'interdiction de la burqa,
17:08du port de la burqa
17:09dans l'espace public,
17:10ça vient des Républicains,
17:11ça ne vient pas du Front National
17:13puisque c'était à ce moment-là
17:13le Front National.
17:14Et d'ailleurs vous étiez contre.
17:15C'est commissant.
17:16Comme d'ailleurs au Conseil Régional
17:18avec Valérie Pécresse
17:19quand on a mis en place
17:20un bouclier de sécurité
17:21pour aider les commissariats,
17:23aider les polices municipales,
17:25vous ne l'avez pas voté.
17:25Je suis contre le bouclier de sécurité.
17:27Vous ne l'avez pas voté.
17:28Vous n'avez pas voté
17:30au Conseil Régional d'Ile-de-France.
17:33Supprimer l'aide médicale d'État,
17:34c'est pour ça que j'ai noté,
17:36on est effectivement totalement
17:37et on propose depuis plusieurs années
17:38de supprimer l'aide médicale d'État
17:40pour une assistance médicale d'urgence
17:42et restreindre le regroupement familial.
17:44C'est ce que les Républicains proposent.
17:46Donc vous voyez toutes ces idées
17:47que partagent un grand nombre
17:48de nos concitoyens.
17:50Eh bien il n'y a pas
17:50que le Rassemblement National
17:51qui les dit.
17:52Il y a aussi les Républicains.
17:53En revanche,
17:55la réforme de la retraite à 60 ans,
17:57nous sommes pour,
17:58non pas par idéologie,
17:59mais par un principe
18:00de réalité économique,
18:01nous sommes pour diminuer
18:03les dépenses publiques
18:04et ne pas augmenter les impôts.
18:06Eux, ils sont pour augmenter les impôts
18:07et augmenter la dépense publique.
18:09Donc oui,
18:09j'assume mes différences,
18:11mais j'assume aussi
18:11mes similitudes
18:13puisque le Rassemblement National
18:15n'a pas le monopole
18:16des idées
18:17en faveur de la sécurité
18:19et en faveur d'une meilleure
18:20maîtrise des flux migratoires.
18:20Je peux vous répondre ?
18:21Vous voyez,
18:21c'est respectueux ce que je dis.
18:22Mais en même temps,
18:23ça marche une différence.
18:23Tant mieux,
18:24je suis content de l'entendre dire.
18:25Mais M. Didier,
18:26pardon,
18:26mais qui est au pouvoir
18:27entre 2007 et 2012 ?
18:29En combien de temps
18:30vous avez une responsabilité ?
18:31Il faut assumer votre bien
18:32en politique.
18:33Quand ça vous gêne,
18:33on ne peut pas en parler.
18:36Mathieu Vallès,
18:36ils ont de bonnes nouvelles
18:37pour le Rassemblement National
18:39ce soir.
18:40Réjouissez-vous
18:41de ce sondage.
18:41M. Retailleau,
18:42M. Retailleau,
18:43en Ambeauveau,
18:43pourquoi il n'a pas supprimé
18:44le regroupement familial,
18:45pas uniquement Mayotte ?
18:46Parce que nous,
18:46Mayotte,
18:47c'est la République française
18:47donc il faut que ça soit
18:48toute la République française
18:49qui est mort.
18:49Il ne fallait pas aller au gouvernement
18:51pour aller à la gammelle alors.
18:52Vous savez bien
18:52qu'il n'avait pas la majorité
18:53pour le faire.
18:53Deuxième chose,
18:54les peines blanchées,
18:55les peines minimales,
18:56la présomption de légitime défense,
18:57pourquoi vous ne l'avez pas mis en place
18:58quand vous étiez en responsabilité ?
18:59Le but,
19:00ce n'est pas de faire votre procès
19:00datant que vous étiez jeune
19:02comme moi je suis jeune aussi.
19:03Le but,
19:03c'est de dire que vous avez eu
19:04dans le passé la possibilité
19:05de mettre en place des mesures.
19:06Moi,
19:06j'aime bien tous les gens
19:07de votre parti,
19:08des socialistes,
19:09mais aussi des macronistes
19:10qui aimeraient faire tellement de choses
19:11quand ils seraient en responsabilité
19:13alors qu'ils les ont occupés,
19:13ces postes.
19:14M. Fillon,
19:15M. Sarkozy,
19:16pour qui j'ai le plus grand respect,
19:17ont été en responsabilité.
19:19Moi,
19:19le but,
19:19ce n'est pas d'aller
19:19dans l'archéologie politique.
19:21Le but,
19:21c'est de vous dire
19:22qu'on n'a pas redimé énormément de temps
19:23et le temps est notre pire ennemi
19:25et qu'on aurait pu faire des choses
19:26hier pour qu'aujourd'hui,
19:27on n'ait pas,
19:28les Français en subirent les conséquences.
19:29Alors,
19:30moi,
19:30je voudrais parler d'aujourd'hui.
19:31Nicolas Sarkozy n'a pas été
19:31un bon ministre de l'Intérieur
19:33qui est affaire de la biologie politique.
19:34Écoutez,
19:34il avait fait un élan
19:35de volontarisme
19:36au sein du ministère intérieur
19:37qu'il a désingué.
19:38C'est lui-même admiratif
19:39de Nicolas Sarkozy.
19:40C'est peut-être une différence
19:42que vous avez
19:42avec le président de votre parti.
19:43On peut admirer un parcours
19:45et on peut être en divergence
19:46sur les résultats
19:46qu'il n'a pas obtenus.
19:47Moi,
19:48je dis simplement que
19:48lorsqu'il était ministre de l'Intérieur,
19:49il y a eu un volontarisme politique
19:50mais le Karcher
19:51qu'il a promis à la Courneuve,
19:52où est-ce que ça a terminé ?
19:53Les effectifs
19:54qu'il a réduits
19:55un sur deux
19:55dans la police station
19:55et la gendarmerie nationale.
19:56Mais pardon,
19:56Mme Brossou,
19:57ça c'est du concret
19:57pour les Français.
19:58Les commissariats
19:59et les gendarmeries,
20:01les escadrons
20:01qui ont été fermés,
20:02M. Geoffroy Didier,
20:04les policiers
20:05Je crois qu'il a été
20:06le ministre de l'Intérieur
20:07le plus apprécié
20:07des policiers des gendarmeries.
20:08Je crois qu'il a été
20:08le président
20:09qui a dézingué
20:10une institution
20:10qui a défendu
20:11le ministre de l'Intérieur.
20:12Justement,
20:13sur les idées
20:13du Rassemblement National
20:14et de LR,
20:16pour certaines,
20:16qui sont plébiscitées
20:17par les Français.
20:18Que s'est-il passé,
20:19Serge Faubert ?
20:20On a vu que
20:20depuis 2022,
20:22on est passé
20:23de 29 à 42%
20:25d'adhésion
20:26à ces idées-là.
20:27Mais il s'est passé
20:28une chose très simple.
20:29Oui.
20:29La défaite de la gauche.
20:32M. Hollande
20:33est incapable
20:33de se représenter
20:34à la présidentielle
20:35et derrière,
20:36il n'y a rien.
20:37C'est une défaite historique.
20:39C'est un effondrement
20:39de la gauche
20:40qui produit
20:41ce vide idéologique
20:42dans lequel s'est engouffré
20:43le Rassemblement National.
20:45Ce n'est pas
20:45la fulgurance intellectuelle
20:46de Jordan Bardella
20:47qui fait aujourd'hui
20:49son succès.
20:50Pardon de le dire.
20:51C'est le vide abyssal
20:53de la production idéologique
20:55de la gauche
20:56aujourd'hui
20:56qui a provoqué
20:57cette situation
20:58parce que la gauche
20:59s'est désagrégée.
21:00Elle s'est désagrégée.
21:02Pardon, je vais terminer.
21:03Vous avez suffisamment parlé.
21:04C'est vous qui avez
21:06désagré sur le plateau.
21:06Allez-y.
21:07Finissez, Serge Foubert.
21:07Votre méprise sociale
21:08pour Jordan Bardella
21:09c'est même méprise sociale
21:09pour moi.
21:10Vous me ferez la leçon
21:11l'autre jour.
21:11Allez-y, Serge Foubert.
21:12Vous étiez en train
21:13de taper sur la gauche.
21:14Allez-y.
21:14Comment ?
21:15Et même si ça vous dérange
21:16d'ailleurs.
21:16Ce qui me dérange
21:17c'est que vous avez
21:17la méprise sociale
21:18pour Jordan Bardella.
21:19Écoutez, j'ai sûrement
21:20du mépris sociale
21:20pour Jordan Bardella.
21:29que cette bataille politique
21:31s'est poursuivie ensuite
21:32avec huit ans de macronisme
21:34ce qui n'a pas arrangé
21:35les affaires
21:35et que cette gauche
21:36a été incapable
21:37de se reconstruire.
21:38La gauche sociale-démocrate
21:39elle n'existe plus.
21:40La gauche de rupture
21:41elle a changé de logiciel.
21:43Elle a renoncé
21:44à être le parti du salariat
21:45pour devenir un syndicat
21:47de revendications
21:48de communautés différentes.
21:50Mais c'est plus du tout
21:51le logiciel classique
21:53historique de la gauche.
21:54Il n'y a plus
21:55de parti du salariat.
21:56Elle applique d'ailleurs
21:57c'est ça qui est paradoxal
21:59c'est qu'aujourd'hui
22:00la gauche de rupture
22:01applique les solutions
22:02préconisées en 2011
22:03par Terra Nova
22:04c'est-à-dire
22:05un nouveau compromis historique
22:06entre les quartiers populaires
22:08et la petite bourgeoisie
22:09intellectuelle des centres-villes.
22:11Moyennant quoi
22:11la gauche aujourd'hui
22:12elle est désagrégée.
22:13Elle ne produit rien
22:14intellectuellement.
22:16Politiquement
22:16elle passe son temps
22:17à se déchirer.
22:18Aujourd'hui
22:18c'est des procès permanents
22:19en pureté idéologique
22:20en traîtrise
22:22des uns et des autres.
22:23Pendant ce temps-là
22:24effectivement
22:24l'extrême droite prospère.
22:25Et cette enquête
22:26pardon
22:27juste un point
22:28moi je constate
22:29que sur les points
22:30dont sont crédités
22:32dont est crédité
22:34positivement
22:34le Rassemblement National
22:35il y en a au moins 4
22:36qui appartiennent à la gauche.
22:38Le pouvoir d'achat
22:38la qualité des services publics
22:41la réindustrialisation
22:42et même la sécurité
22:43des français
22:44ont fait davantage confiance
22:45au Rassemblement National.
22:46Donc finalement
22:48tous les partis revendiquent
22:49la paternité de ces propositions.
22:50La gauche à un temps
22:51a eu deux grands ministres
22:52de l'intérieur
22:52Pierre Jox
22:54et Jean-Pierre Chevenement
22:54et aujourd'hui
22:56on est arrivé
22:56c'est pas votre avis
22:58tant pis.
22:58Non mais petit titre
22:59j'ai du respect
23:00pour le monsieur.
23:01Aujourd'hui
23:02on en arrive
23:02à des affirmations
23:05qui braquent tout le monde
23:06quand on dit
23:07la police tue
23:08effectivement
23:09on va pas fédérer les gens
23:10on va pas fédérer les gens
23:11ça c'est clair
23:12je pense que François Ruffin
23:13l'avait remarqué
23:15au moment des dernières législatives
23:16en montrant qu'effectivement
23:17il y avait un certain nombre
23:18d'impasses
23:19dans le logiciel de la gauche
23:20mais c'est ce vide
23:21vous êtes d'accord avec ça
23:23c'est pour ça que toutes ces idées
23:25ont infusé ces dernières années ?
23:27En tout cas
23:28c'est sûr que la gauche
23:29lorsque c'est la fin du mandat
23:31de François Hollande
23:32la gauche est exsangue
23:33et elle met très longtemps
23:34à se reconstruire
23:35effectivement
23:35Certains disent qu'elle ne s'est
23:37toujours pas reconstruite
23:38Oui alors
23:39elle a quand même
23:40elle réussit à faire
23:42d'ailleurs elle a réussi
23:43avec le nouveau Front Populaire
23:44et même avant
23:44avec la NUPES
23:45à survivre
23:46et effectivement
23:47la différence
23:48avec ce qui se passait
23:49même dans les années 90 et 2000
23:51c'est qu'elle n'a plus
23:52ce monopole
23:53justement qu'elle ne décide plus
23:55de cet âge d'agenda médiatique
23:56et de la façon
23:57en fait
23:58dont sont perçues
23:59certaines idées
23:59Aujourd'hui
24:00on voit d'ailleurs
24:01dans le record historique
24:03d'adhésion aux idées du RN
24:0442%
24:05effectivement c'est énorme
24:06quand on regarde la courbe
24:07ça veut dire aussi quand même
24:08qu'il y a à peu près
24:0960% des Français
24:10en tout cas 58
24:11qui n'y adhèrent pas
24:13Donc
24:13Vous voyez qu'on est quasiment
24:15au croisement des courbes
24:16et ça c'est du jamais vu
24:17Tout à fait
24:17mais parce que
24:18clairement le Rassemblement National
24:20a occupé
24:20enfin il occupe aujourd'hui
24:21un espace majoritaire à droite
24:23comme l'occupait le RPR
24:25lorsque le RPR était majoritaire
24:28et en fait
24:29il y a quand même
24:29un énorme clivage
24:31moi ce que je vois quand même
24:31c'est qu'aujourd'hui
24:32on a une France
24:33qui est coupée en deux
24:34avec effectivement
24:35une droite
24:36une France de droite
24:37qui se reconnaît pleinement
24:38et qui partage pleinement
24:39les idées du RN
24:40et puis
24:41de l'autre côté
24:42en tout cas
24:43des gens qui ne les partagent pas
24:44ou qui les rejettent
24:45complètement
24:45dans ce même
24:46dans ce même sondage
24:47on a 44%
24:48des Français
24:48interrogés
24:49qui jugent que le RN
24:50est un parti xénophobe
24:52c'est pas non plus
24:53à négliger totalement
24:54après on sera surpris
24:56s'il y a encore
24:56des barrages républicains
24:58s'il y a encore
24:58des fronts républicains
24:59je pense que cette France
25:01qui n'adhère pas aux idées
25:02du RN
25:03en tout cas pas à toutes
25:04même s'il y en a certaines
25:05qui sont devenues
25:06on parlait de ce que vous
25:07si de plus en plus
25:08adhère à ces idées
25:09est-ce que c'est aussi
25:10parce que la société
25:11a changé
25:12alors écoutez
25:13vous mettez les mots
25:14de la bouche
25:14parce qu'effectivement
25:15pour le coup
25:15j'ai une lecture
25:16beaucoup moins politologique
25:17de tout ça
25:18je veux dire
25:18si le RN
25:19perse aujourd'hui
25:22et prospère
25:23c'est parce que finalement
25:24tous ces fondamentaux
25:25se voient validés
25:27c'est-à-dire
25:27est-ce qu'on a
25:28toujours plus d'immigration
25:29oui
25:30est-ce qu'on a toujours
25:30plus d'insécurité
25:31oui
25:31est-ce qu'il y a toujours
25:32des problèmes de communautarisme
25:33de plus en plus prénant
25:34il y a eu une étude
25:35qui est sortie avant Noël
25:36qui montrait comment
25:37les jeunes musulmans
25:38envisageaient le rapport
25:39de force entre la loi civile
25:40et la loi religieuse
25:41c'était assez déconcertant
25:44et terrifiant
25:44donc si vous voulez
25:45évidemment les problèmes
25:47de pouvoir d'achat aussi
25:48tout ça valide
25:49les positions
25:51les thèses
25:52les idées forces
25:54entre guillemets
25:54du rassemblement national
25:56après j'ajouterai
25:57un petit élément
25:58de contexte
25:58qui favorise encore plus
26:00le RN aujourd'hui
26:01ou en tout cas
26:02Jordan Bardella
26:03et Marine Le Pen
26:04c'est que
26:05l'UE
26:06est de moins en moins
26:09comment dire
26:10séduisante
26:11ça a commencé
26:12il y a très longtemps
26:13ce sentiment diffus
26:14et confus
26:14dans la population française
26:15de méfiance
26:16vis-à-vis des institutions
26:17de l'Union Européenne
26:18mais là honnêtement
26:18entre le recul
26:19de Van der Leyen
26:20sur le Green Deal
26:20sur la voiture thermique
26:21sur le Mercosur
26:22qui aujourd'hui
26:24oblige la France
26:24entre guillemets
26:25à tout d'un coup
26:25être contre l'Union Européenne
26:26c'est quand même
26:27un parti qui est
26:28identifié
26:29comme allant
26:30contre l'Union Européenne
26:32et en revanche
26:33sur un plan
26:34un peu plus politique
26:35alors moi je pense pas du tout
26:36que les fondements
26:37de la gauche
26:37soient spécialement
26:38une bonne ou une mauvaise nouvelle
26:39pour l'URN
26:40je veux dire
26:40c'est quand même
26:41plutôt les fondements
26:41de la droite
26:42qui favorisent l'URN
26:43les reports de voix
26:44ils se font quand même
26:45majoritairement
26:45à en croire Geoffroy Didier
26:47c'est pas vraiment ça
26:48Geoffroy Didier
26:48ne me contredira pas
26:49en 2007
26:50si Nicolas Sarkozy
26:51réduit Jean-Marie Le Pen
26:53à un score très très faible
26:54au premier temps
26:55de l'élection présidentielle
26:56c'est parce qu'il a réussi
26:57à capter l'électorat
26:58de Jean-Marie Le Pen
26:59et vis-à-vis ça
27:00si vous voulez
27:01pour des élections
27:02qu'on suivit
27:03non en revanche
27:04la nouveauté
27:04c'était Emmanuel Macron
27:05parce qu'il défendait aussi
27:06les mêmes thématiques
27:06oui bien sûr
27:08mais la nouveauté
27:09c'était Emmanuel Macron
27:10qui était quand même
27:11presque une figure dégagiste
27:13en 2017
27:13un peu moins en 2022
27:14évidemment
27:15bon Emmanuel Macron
27:16a montré
27:17c'est pas un jument
27:17à l'heure que je fais
27:18mais je crois pas
27:20que son double quinquennat
27:21soit comment dire
27:23couronné de lauriers
27:24partout dans la presse
27:25vous êtes très poli ce soir
27:27voilà
27:27et donc vous voyez
27:29que avant l'argument
27:30du rassemblement national
27:31c'était la gauche a échoué
27:32la droite a échoué
27:33donc essayez-nous
27:33Emmanuel Macron arrive
27:34en disant
27:35moi je suis ni la droite
27:36ni la gauche
27:37et je vais faire une synthèse
27:37de tout ça
27:38il échoue aussi
27:39donc ça redonne du vent
27:40dans les voiles
27:40à Marine Le Pen
27:41et Jordan Martin
27:41mais résultat
27:41est-ce que vous allez en profiter
27:43Geoffroy Didier
27:43quand vous voyez ce sondage
27:44est-ce que ça va aussi
27:46vous redonner confiance
27:48en l'avenir
27:48et en les thèmes
27:49que vous défendez
27:50justement
27:50vous nous faisiez la liste
27:51il y a un instant
27:51oui je suis convaincu
27:52qu'il y a une majorité
27:54des français
27:54qui veut effectivement
27:55maîtriser les flux migratoires
27:58bien davantage
27:59que ce qu'avait promis
28:00Emmanuel Macron
28:01souvenez-vous
28:01qu'il avait promis
28:02dans Valeurs Actuelles
28:03100% de reconduite
28:04à la frontière
28:05pour les immigrés clandestins
28:06on en est à 10%
28:07100% d'exécution
28:08des OQTF
28:09100% d'exécution
28:10des OQTF
28:11en une de Valeurs Actuelles
28:12on attend toujours
28:13donc ce sont
28:14toutes ces promesses
28:15qui n'ont jamais été tenues
28:17qui suscitent
28:18de l'exaspération
28:19mais encore une fois
28:20ce n'est pas du mépris
28:20que de parler d'exaspération
28:21et je crois
28:22que les solutions
28:23préconisées par la droite
28:24républicaine
28:24qui est beaucoup plus libérale
28:26économiquement
28:27je dis libérale
28:27ça ne veut pas dire
28:28ultra libérale
28:29mais pour de la liberté
28:31pour se terminer
28:33avec toutes ces normes inutiles
28:35pour favoriser
28:36la liberté économique
28:37l'initiative économique
28:38donc un peu plus
28:40de libéralisme
28:40et une meilleure maîtrise
28:42des flux migratoires
28:43une justice
28:45beaucoup plus sévère
28:46et une insécurité
28:47qui commence à devenir
28:48un véritable problème
28:49en France
28:50avec 1000 agressions
28:51par jour dans notre pays
28:52qui doit être jugulée
28:53ça c'est ce que préconise
28:54la droite républicaine
28:55vous êtes plutôt d'accord
28:56là-dessus
28:57mais alors Mathieu Vallée
28:57et le rassemblement national
28:58a une vraie différence
28:59puisqu'en fait
29:00sur le plan économique
29:01il est socialiste
29:02et il n'est pas de droite
29:02Mathieu Vallée
29:03est-ce que vous ne regrettez pas
29:04c'est parce que vous répétez
29:06un mensonge
29:07est-ce que vous ne regrettez pas
29:08que Geoffroy Dizier
29:09ne se jette pas dans vos bras
29:10finalement
29:10pardon mais je réitère
29:14ce que je vais dire
29:14et je vais le dire jusqu'au bout
29:15si vous me permettez
29:16quand j'entends M. Lulaire
29:17dire que Jordan Bardella
29:18est un vide sidéral
29:20et que finalement
29:20il n'a pas de cerveau
29:21et qu'il ne sait pas réfléchir
29:22c'est du mépris social
29:23quand j'entends
29:24vous m'avez reproché
29:27de vous avoir interrompu
29:27mais visiblement
29:29vous faites la même chose
29:30donc charité bien ordonnée
29:31commence par soi-même
29:32donc je dis simplement
29:33que
29:34oui vous êtes bien gauchiste
29:36du coup
29:36parce que vous faites
29:37l'action de mon raccord
29:38vous n'avez pas beaucoup de bilan
29:38alors je dis simplement
29:40que
29:40non c'est des mots simple
29:42du dictionnaire
29:43voilà mais vous voyez
29:43j'ai un cerveau
29:44ça vous change peut-être
29:44l'idée que vous avez mon parti
29:46mais donc oui
29:47vous n'étiez plus poli
29:48c'est vrai
29:48et donc ce que je veux dire
29:50c'est que
29:50vous avez raison de dire
29:52que la gauche
29:53M. Jaubert avait
29:54un excellent ministre de la Justice
29:55Mme Taubira
29:56qui a mis fin
29:57aux peines planchers
29:57pour lutter contre
29:58les multirécidivistes
29:59Mme Taubira
30:00qui n'a pas voulu mettre
30:01en place des peines minimales
30:02pour défendre les policiers
30:03qui étaient agressés
30:04vous voyez moi je ne fais pas
30:04des phrases grandiloquentes
30:06de l'ENA
30:06où on voit peut-être
30:07dans le mur
30:08où on a atterri
30:08je vous dis
30:09des exemples très concrets
30:10et ce n'est pas
30:11l'effondrement moral
30:12de la gauche
30:13bah oui vous l'avez oublié
30:14parce que vous voulez citer
30:15des bons ministres de gauche
30:16mais vous avez dit
30:16vous avez voulu Mme Taubira
30:17bah oui je fais un choix
30:18donc voilà oui
30:19bah oui
30:19je crois qu'il vous arrange
30:20mais simplement
30:21ce que je vous dis
30:22M. Jaubert
30:22c'est que oui
30:23vous allez avoir sélectif
30:23un peu comme la gauche
30:24mais c'est ce que je vous dis
30:25mais je dis simplement
30:27mais je dis simplement
30:28mais laisse-moi finir
30:29je dis simplement
30:30que les français
30:31ont donné la chance
30:32au produit
30:32à M. Hollande
30:33et que ça n'a pas fonctionné
30:35et moi je n'attaque pas
30:36les personnes
30:36j'attaque leur bilan politique
30:38donc M. Broussou
30:39sur l'immigration
30:40M. Geoffroy Didier
30:41il nous rejoint
30:42bah qu'il vote pour nous
30:43et qu'il vient
30:44vers ce grand parti patriotique
30:45que nous sommes
30:46il dit droite républicaine
30:47et nous aussi on est républicains
30:48je suis élu
30:48il est élu comme moi je suis élu
30:50donc je ne lui reproche pas
30:50de ne pas être élu
30:52donc M. Ciotti
30:53est venu nous rejoindre
30:53lorsque il y a eu
30:54les législatives
30:55parce qu'il a eu
30:55un courage politique
30:56peut-être que vous n'avez pas encore
30:57et qu'il va venir
30:58je ne perds pas espoir
30:59l'espoir fait vivre
30:59mais je dis simplement
31:00que oui
31:01sur l'immigration
31:02on est pour la fin
31:03du regroupement familial
31:03pas simplement qu'à Mayotte
31:05parce que Mayotte
31:06c'est la République française
31:07mais on est aussi
31:07pour l'accès à l'eau potable
31:08je ne l'entends jamais dire ça
31:09et au Parlement européen
31:11personne ne vote
31:12pour l'accessibilité
31:12à l'eau potable
31:13nos ultramarins
31:13à part le Rassemblement national
31:15pour les peines planchées
31:16non mais les républicains
31:18mais je parle de la gauche
31:19et de l'extrême gauche
31:19des autres élus
31:20mais ne le pointez pas du doigt
31:23quand vous parlez de la gauche
31:24je termine sur ça
31:27sur la sécurité
31:28on a des propositions
31:30qu'on partage
31:30mais au-delà des idées
31:31c'est aussi la manœuvre
31:33et la manière
31:33dont on emploiera nos forces
31:34nous ils n'iront pas
31:35aller combattre
31:36nos agriculteurs
31:36ils iront combattre
31:37les antifas
31:38dans les manifs
31:38qui saccagent nos libertés
31:40et ils iront combattre
31:41les racailles et les voyous
31:41dans les cités
31:42dont on veut faire payer
31:43aux zones et de jour
31:44une taxe naëlle
31:45que nous avons combattue
31:46à l'Assemblée nationale
31:47vous dites qu'on est
31:47champion de la taxe
31:48mais non on est champion
31:48de la défense des français
31:49c'est notre groupe
31:50qui a fait ce que j'ai
31:51Vous êtes aussi champion
31:51de la taxe
31:51de l'augmentation des infos
31:53ça c'est un fait
31:54écoutez ce qui nous gêne
31:55monsieur Didier
31:56et donc je vous dis simplement
31:57que par exemple
31:58la taxe naëlle
31:58que vous voulez créer
31:59vos copains sénateurs
32:00au Sénat
32:01majoritairement occupés
32:02par la République
32:02c'est même monsieur Larcher
32:03qui est là depuis très longtemps
32:04qui est le président
32:05de cette institution
32:06on met en place
32:06une taxe naëlle
32:07c'est-à-dire qu'ils veulent
32:07faire payer les dingueries
32:08des émeutiers
32:09aux honnêtes français
32:10on a supprimé cette taxe
32:11lors de la décision
32:12donc c'est tout
32:14ça c'est de la désinformation
32:15merci
32:15quand ça ne vous arrange pas
32:16c'est de la désinformation
32:17vous pourrez continuer
32:18à en parler en coulisses
32:19je suis désolée
32:20parce qu'il faut qu'on parte
32:21en Suisse
32:21merci madame Rossello
32:22j'ai une petite pensée
32:23si vous me permettez
32:24pour un officier de police
32:25du 15ème
32:26qui est à l'hôpital
32:27dans un état très grave
32:28qui devait intégrer
32:29la compagnie de sécurisation
32:30d'intervention de Paris
32:30son service d'origine
32:32le 15ème
32:32et la 16ème
32:33sont en attente
32:34et je voulais lui apporter
32:34mon soutien
32:35sur votre plateau
32:36parce que nos forces
32:37de l'ordre au quotidien
32:37c'est aussi ces femmes
32:38et ces hommes
32:39qui de leur santé
32:40payent aussi le prix
32:41de leur engagement
32:41et le message est bien passé
32:42merci beaucoup
32:43d'avoir été avec nous
32:44sur ce plateau
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