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  • il y a 4 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00:00Générique
00:00:00...
00:00:12Bonsoir et bienvenue sur BFM TV.
00:00:14Nous sommes à un an et demi de la prochaine élection présidentielle.
00:00:18Tous les candidats que vous allez voir défiler ont un point commun.
00:00:22Ils ont 2027 en ligne de mire.
00:00:25Jordan Bardella, Edouard Philippe, Marine Le Pen,
00:00:27Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier.
00:00:32Il a fallu les choisir, mais ils sont nombreux.
00:00:34Si le premier tour avait lieu dimanche prochain, qui arriverait en tête ?
00:00:39La réponse grâce à notre sondage exclusif.
00:00:41Et là, BFM TV, la tribune dimanche.
00:00:44Pour en parler, on est avec Bruno Jeudy.
00:00:46Bonsoir.
00:00:47Bonsoir, Émilie.
00:00:47C'est grâce à vous notamment que l'on a ce sondage.
00:00:49Éditorialiste politique à BFM TV, directeur délégué de la tribune dimanche.
00:00:53Bonsoir, Hélène Rouet.
00:00:54Bonsoir, Émilie.
00:00:55Vous êtes journaliste OJDD, Bernard Sananès.
00:00:58C'est grâce à vous également qu'on a ce sondage.
00:01:00Bonsoir.
00:01:01Bonsoir, Émilie.
00:01:01Président de l'Institut de sondage et lab.
00:01:03Je vais avoir besoin de vous dans un petit instant.
00:01:05Vous allez vous lever avec moi.
00:01:06Et puis Franck Boisise.
00:01:08Vous, vous restez bien assis ici.
00:01:09Bonsoir, Franck.
00:01:10Merci pour le message et mes hommages, Émilie.
00:01:13Journaliste économie à Libération.
00:01:14Il va en être question de l'économie aussi.
00:01:16Donc, ça va être très précieux de vous avoir avec nous.
00:01:19Bernard Sananès, on va donc pouvoir dévoiler ce sondage exclusif devant le grand écran.
00:01:25On va y aller maintenant parce qu'il y a des surprises.
00:01:29Il y a quelques retournements de situation.
00:01:31En tout cas, il y a forcément des choses qui vont vous étonner dans ce sondage.
00:01:35Donc, il y a une question toute simple qui a été posée à un panel de Français.
00:01:40Après, pour qui voteriez-vous si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain ?
00:01:45Oui, à la fin de ce mois, nous serons, Émilie, à 500 jours de l'élection présidentielle.
00:01:49Et donc, c'est loin.
00:01:50Mais en même temps, évidemment, c'est dans l'esprit des Français.
00:01:52C'est demain aussi.
00:01:52Et c'est dans l'esprit, vous l'avez dit à l'instant, des différents candidats.
00:01:55Alors, le premier renseignement, il est très net.
00:01:58C'est que le Rassemblement national caracole en tête de ses intentions de vote.
00:02:02Que ce soit, Jordan Mardella, 35%.
00:02:05Ça veut dire plus d'un tiers des électeurs.
00:02:07Quatre points de plus qu'au mois d'avril.
00:02:09Début avril, nous avions fait cette dernière vague de sondages.
00:02:12C'était, vous vous en souvenez peut-être, juste après que Marine Le Pen ait été déclarée inéligible.
00:02:16Marine Le Pen ne pâtit pas de cette condamnation.
00:02:19Elle est testée, dans une autre hypothèse que l'on va voir tout de suite, à 34%.
00:02:22Donc, les deux candidats du Rassemblement national, quand ils sont testés, évidemment séparément,
00:02:27font largement la course en tête.
00:02:28C'est le premier renseignement.
00:02:29Pourquoi ?
00:02:30Parce que d'abord, ils parvaient à mobiliser parfaitement leur camp.
00:02:33Et deuxièmement, ils réussissent à attirer déjà un quart des électeurs issus des Républicains
00:02:38ou de la droite républicaine qui avaient voté pour ces partis aux élections législatives.
00:02:42Donc, on l'a vu, il y a des grands gagnants.
00:02:44Ce sont plutôt les leaders du Rassemblement national.
00:02:48On va peut-être revoir l'autre graphique pour voir qu'il y a aussi des perdants.
00:02:54Et notamment, un ancien Premier ministre, c'est Édouard Philippe.
00:02:58Oui, le camp présidentiel sort distancé, affaibli de ces six mois, six mois d'instabilité politique,
00:03:04six mois où la critique du bilan du Président se fait très forte,
00:03:07et six mois également où on a entendu Édouard Philippe réclamer le départ,
00:03:10incité et plus qu'incité, à la démission du Président de la République.
00:03:14Eh bien ça, l'électorat ensemble, l'électorat de l'ex-majorité présidentielle,
00:03:17pour l'instant, ça lui reste, si vous me passez un peu l'expression, un peu en travers.
00:03:21Mais Édouard Philippe, il ne rassemblerait qu'un électeur sur deux de cette ex-majorité présidentielle,
00:03:26ce qui est un score très faible.
00:03:2715,5, il serait décroché de cinq points en six mois, c'est extrêmement important.
00:03:31Vous voyez, ça fait une...
00:03:32Alors on est au début d'une campagne qui n'a pas encore véritablement commencé,
00:03:36mais il y a 20 points d'écart dans cette intention de vote,
00:03:39entre Jordan Bardella et Édouard Philippe.
00:03:41Et on voit bien que même dans les zones de force du bloc central,
00:03:45le Rassemblement national fait des scores stratosphériques.
00:03:47Je vais vous citer un seul chiffre.
00:03:48Les retraités, ça a toujours été une zone de force de l'électorat macroniste,
00:03:52ou de l'électorat de la droite.
00:03:53Eh bien, Jordan Bardella et Marine Le Pen rassembleraient près d'un tiers de l'électorat retraité,
00:03:58là où Édouard Philippe n'en rassemblerait que 15 à 17%.
00:04:01Donc Édouard Philippe, sa stratégie ne s'est pas montrée gagnante,
00:04:05en tout cas ces dernières semaines, voire ces derniers mois.
00:04:08En revanche, on voit que Jean-Luc Mélenchon progresse dans ce sondage.
00:04:12Oui, c'est le troisième enseignement de ce sondage.
00:04:14Jean-Luc Mélenchon, comme le Rassemblement national,
00:04:16tire profit de l'instabilité et de la discussion budgétaire,
00:04:19et notamment du retour des questions sociales au cœur du débat public.
00:04:23C'est évidemment ça qui le fait progresser.
00:04:25Il installe sa dynamique à gauche.
00:04:2712,5%, c'est trois points de plus qu'en avril.
00:04:30Il profite aussi du fait qu'il n'est pas pris dans la cuisine parlementaire.
00:04:35Il a pris un peu en hauteur, il est un peu en surplomb de Jean-Luc Mélenchon.
00:04:39On voit d'ailleurs que ceux qui sont dans la tambouille parlementaire,
00:04:41ils ne décollent pas qu'il s'agisse d'Olivier Faure
00:04:43ou qu'il s'agisse à droite de Laurent Wauquiez.
00:04:45Donc il faut plutôt prendre ses distances pour pouvoir progresser dans les sondages ?
00:04:49En tout cas, pour l'instant, ça profite plutôt à Jean-Luc Mélenchon.
00:04:51Pour autant, cette avance reste légère par rapport à Raphaël Glucksmann.
00:04:54Raphaël Glucksmann, vous le voyez, pointe en quatrième position à 11%.
00:04:58En tout cas, ça veut dire, et ce sera mon dernier enseignement,
00:05:01qu'entre Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann,
00:05:03c'est une des hypothèses que nous testons,
00:05:04une des cinq hypothèses que nous testons dans ce sondage
00:05:07et que vous pouvez retrouver en détail sur les sites internet
00:05:09et bien sûr dans la tribune dimanche,
00:05:11et bien la place de deuxième, la deuxième place qualificative,
00:05:14pour l'instant, n'est pas sûre d'être attribuée à l'un ou à l'autre.
00:05:17Elle va être la grande bataille de cette élection présidentielle.
00:05:20Merci beaucoup Bernard Sananès.
00:05:22On a toute la soirée pour décortiquer ce sondage
00:05:27que l'on vous dévoile en exclusivité sur BFM TV.
00:05:30Il y a aussi de nombreuses personnalités politiques de tous bords
00:05:33qui vont venir sur ce plateau pour pouvoir réagir à ce sondage.
00:05:37D'abord, est-ce qu'il y a quelque chose qui vous a particulièrement marqué, Bruno Jeudy ?
00:05:43D'abord, il y a une surprise qui est quand même le score vertigineux de Jordan Bardella
00:05:48puisqu'il peut monter jusqu'à 37,5% des voix au premier tour d'une élection présidentielle.
00:05:54Elle avait lieu dimanche.
00:05:55Je rappelle qu'aujourd'hui, c'est lui qui serait candidat
00:05:57puisque Marine Le Pen est inéligible.
00:06:00C'est pour ça que je distingue un peu les deux.
00:06:03Et plus de 37 points dans une des hypothèses,
00:06:09c'est quand même un score qui n'est presque jamais vu.
00:06:12Il faut remonter à très très loin pour voir des présidents de la République
00:06:15tutoyer au-dessus de 35 et s'approcher des 40.
00:06:19La deuxième chose, c'est moins une surprise,
00:06:21c'est la dégringolade d'Edouard Philippe.
00:06:24Une hypothèse à moins 5, ce qui est quand même très important.
00:06:28Non, il a pris son risque pendant cette période.
00:06:30Je pense que sa décision de demander la démission d'Emmanuel Macron
00:06:35est un risque à court terme parce qu'il déçoit une partie de cet électorat.
00:06:42Il faut voir sur le moyen terme si ça ne lui rapporte pas
00:06:45ou en tous les cas, ça ne consolide pas sa stratégie de différenciation du Premier ministre.
00:06:51Je pense que pour Edouard Philippe, il y a eu urgence à sortir de la politique pure
00:06:57et à passer peut-être à des propositions de fond pour une candidature à la présidentielle.
00:07:04Et puis à gauche, je trouve que Jean-Luc Mélenchon est quand même plutôt performe
00:07:08parce qu'autant l'image des insoumis peut se dégrader,
00:07:11autant lui, il se maintient à un niveau qui est quand même...
00:07:14Vous savez, Jean-Luc Mélenchon, quand il démarre une présidentielle,
00:07:16il est souvent autour de 10.
00:07:17Là, il est quand même un petit peu au-dessus de ce qu'il fait d'habitude.
00:07:19Donc quand même, on voit que la stratégie des insoumis
00:07:22qui est une stratégie, alors pour le coup, d'autonomisation brutale
00:07:27par rapport aux socialistes.
00:07:31Et Raphaël Gluckspann, il est dans ce qu'il était.
00:07:33Non, la surprise, c'est que je pensais qu'Olivier Faure
00:07:36peut-être toucherait les dividendes d'abord d'un positionnement politique assez courageux,
00:07:44c'est de refaire du PS un parti de gouvernement.
00:07:46Ensuite, quand même, d'une exposition médiatique très forte.
00:07:50On l'a vu partout, dans les JT, dans les...
00:07:52Et je trouve que ça décolle moyen pour Olivier Faure.
00:07:56Vous avez demandé quelque chose qui vous a particulièrement marqué.
00:07:58Vous m'avez sorti finalement tout le sondage.
00:08:00Mais ça ne va quand même.
00:08:02De toute façon, on va pouvoir décortiquer tout ça.
00:08:04Hélène Rouet.
00:08:05Oui, je voulais rebondir d'ailleurs sur Olivier Faure.
00:08:08Effectivement, quand c'est Olivier Faure qui est testé et non Raphaël Gluckspann,
00:08:11là, Philippe, pour le coup, Edouard Philippe, pardon, remonte beaucoup.
00:08:13Il est à 19,5 si c'est Olivier Faure.
00:08:15Et il est à 19 si c'est François Hollande.
00:08:17Et par Raphaël Gluckspann, c'est assez intéressant de voir ça.
00:08:20Alors moi, il y a un chiffre qui m'a assez marquée quand on procède à quelques additions.
00:08:24Donc dans un cadre qui est absolument hypothétique.
00:08:27Quand on parle de l'union des droites que réclament par exemple des figures comme Marion Maréchal ou encore Éric Zemmour.
00:08:32Donc quand on prend de Bruno Retailleau jusqu'à Éric Zemmour,
00:08:35en passant par Jordan Bardella ou Marine Le Pen et par Nicolas Dupont-Aignan,
00:08:39on arrive, donc s'il y avait un candidat unique, évidemment dans une situation complètement hypothétique là-dessus,
00:08:44un candidat unique, si c'était Edouard Philippe du Bloc Central qui se présentait,
00:08:48on arrive à 49,5% pour ce fameux candidat qui rassemblerait toutes les droites.
00:08:52Si c'était Gabriel Attal, 51%.
00:08:54Et si c'était Gérald Darmanin, ce candidat unique,
00:08:57donc qui rassemblerait encore une fois de Bruno Retailleau jusqu'à Éric Zemmour,
00:09:0052,5%, bien sûr.
00:09:03C'est effectivement ce cadre d'union des droites et d'un candidat en fait
00:09:06qui représenterait la droite de Bruno Retailleau et Éric Zemmour.
00:09:08On propose peut-être un autre calcul,
00:09:10parce que c'est un calcul qui a déjà une dimension politique que vous venez de faire.
00:09:14Si on compare les trois candidatures de la droite radicale,
00:09:18souverainiste, d'extrême droite, diront certains, en 2022,
00:09:20c'était Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan.
00:09:24Leur total était de 32%.
00:09:26Ce soir, sur ce sondage, qui n'est qu'un sondage, il faut le dire,
00:09:30et le rappeler, ce total des trois candidatures de cette droite souverainiste,
00:09:33il est supérieur à 40%.
00:09:34Ça veut dire que le Rassemblement national n'assèche pas les autres candidats.
00:09:39Sa progression ne se fait pas au détriment de son camp.
00:09:42D'ailleurs, on voit Sarah Knafow émerger,
00:09:44on voit Éric Zemmour, Philippe Devier faire des scores honorables.
00:09:48Et donc le Rassemblement national ne progresse pas au détriment
00:09:50des autres forces de ce camp souverainiste,
00:09:52il progresse en allant chercher d'autres électeurs.
00:09:55Et c'est sans doute sociologiquement la chose la plus importante de ces deux sondages.
00:09:58– Oui, Franck Boisis, qu'est-ce que vous marque beaucoup, vous aussi,
00:10:01quand vous voyez ce sondage ?
00:10:02Vous êtes celui qui calcule le mieux sur ce plateau.
00:10:04– Potentiellement.
00:10:05Ce qui me marque le plus, c'est que finalement,
00:10:07l'enjeu est celui de la deuxième place, qualificatif.
00:10:09Et quand on regarde,
00:10:11je vais m'inscrire un petit peu en contradiction avec Bruno,
00:10:13sur le cas d'Édouard Philippe.
00:10:15Moi, je pense que les deux choses que l'on peut reprocher à Édouard Philippe
00:10:18et qui expliquent le fait qu'il recule un peu,
00:10:20alors qu'auparavant, il apparaissait comme peut-être ce candidat naturel pour le second tour,
00:10:24on a oublié l'épisode du vote de la résolution du RN à l'Assemblée nationale sur l'Algérie
00:10:29où la moitié des cadres du parti d'Édouard Philippe ont voté en faveur de cette résolution
00:10:34et je ne suis pas sûr que les électeurs d'Édouard Philippe aient compris cette position.
00:10:38Et d'ailleurs, depuis cette séquence-là,
00:10:40Édouard Philippe est un petit peu aux abonnés absents sur le plan médiatique.
00:10:42On ne l'a pas entendu beaucoup,
00:10:43comme on ne l'a pas entendu beaucoup sur le budget.
00:10:46Donc, je me dis, où est-il passé finalement alors qu'il vise cette deuxième place qualificative ?
00:10:52À gauche, ce que je remarque, c'est qu'aujourd'hui, Glucksmann est plutôt devant Olivier Faure
00:10:57et que, est-ce que la position du patron du PS consistait à dire
00:11:02« retenez-moi où je fais un malheur » sur le budget en menaçant une motion de censure
00:11:06si la taxe Zuckman n'était pas adoptée ?
00:11:07Ce soir, la taxe Zuckman n'a pas été adoptée
00:11:09et Olivier Faure n'a pas fait un malheur, si j'ose dire.
00:11:12Et donc, finalement…
00:11:12Donc ça, ça ne le porte pas ?
00:11:14Ça ne le met peut-être pas en situation, en position de force.
00:11:17C'est peut-être ce qu'on retrouve dans ce sondage
00:11:19par rapport à ce qu'il aurait pu espérer
00:11:21et toucher les dividendes de son positionnement.
00:11:23Mais peut-être, Franck, qu'il n'a peut-être pas assez valorisé
00:11:27un de ses gains sur cette séquence
00:11:29qui est la suspension de la réforme des retraites.
00:11:32Et d'ailleurs, il se trouve que j'ai eu Sébastien Lecornu
00:11:37qui lui-même le regrette.
00:11:39C'est-à-dire qu'il pense que l'EPS n'a pas assez valorisé ce gain.
00:11:41Et peut-être qu'Olivier Faure, déjà, c'est presque passé un peu.
00:11:45Déjà, voilà, c'est passé.
00:11:48Il ne l'a peut-être pas assez, lui, exploité, entre guillemets.
00:11:52Attendons peut-être un petit peu,
00:11:53à mesure où la suspension de la réforme des retraites
00:11:56est quelque chose qui sera véritablement actée
00:11:58quand le budget de la Sécurité sociale aurait été voté.
00:12:01Or, on sait, vous et moi, plus un certain nombre de personnes
00:12:03autour de cette table,
00:12:04que le budget de la Sécurité sociale sera peut-être encore plus compliqué
00:12:07à faire passer que le budget général de la nation.
00:12:10On va écouter une première réaction politique,
00:12:12celle de Patrick Vignal.
00:12:14Bonsoir.
00:12:15Merci d'être avec nous.
00:12:17Vous êtes porte-parole de Renaissance,
00:12:18ancien député de l'Hérault.
00:12:21On va s'arrêter, justement, sur ce sondage,
00:12:23notamment celui dans lequel figure Édouard Philippe.
00:12:27On l'a vu, il chute de 5 points.
00:12:29Il est à 15,5%, loin derrière Jordan Bardella.
00:12:33Finalement, comment est-ce que vous l'expliquez ?
00:12:36C'était une mauvaise stratégie d'appeler au départ d'Emmanuel Macron ?
00:12:40Vous savez, je crois qu'en ce moment, c'est compliqué pour nous.
00:12:43Le bloc central est divisé et dans cette période très difficile,
00:12:48je dois avouer qu'on n'est pas à nos meilleures armes.
00:12:52Moi, ce qui me gêne, c'est pas tellement le Rassemblement national.
00:12:55Vous savez, j'ai des exemples précis.
00:12:57Au deuxième tour, dans ma circonscription, sur 60 000 votants,
00:13:02il y a eu 10% de nuls.
00:13:04Les gens de gauche et la droite sociale me disaient
00:13:07qu'on ne choisit pas entre le RN et LFI.
00:13:11Donc, j'ai bien vu que le Rassemblement national était implanté.
00:13:14En 2012, il y avait 6 parlementaires.
00:13:17En 2017, il y en avait 17 ou 18.
00:13:19Aujourd'hui, avec la brèche Cioti,
00:13:22et demain peut-être la brèche Rotaillot,
00:13:24ils sont entre 37 et 40%.
00:13:27Non, moi, ce qui m'interpelle, c'est le score de Jean-Luc Mélenchon.
00:13:31On sait que c'est un bon tribun, qu'il fait une bonne campagne.
00:13:34Comme disait Bruno Jeudy, il était à 8, à 9.
00:13:38Et le fait qu'il soit sorti de ce marigot parlementaire
00:13:41est en train de le faire remonter.
00:13:43Mais vous savez, moi, j'aime l'arithmétique en politique.
00:13:46Aujourd'hui, quand vous mettez un Bardella à 35%,
00:13:49il reste 65% à se partager.
00:13:53Est-ce que si on veut éviter l'arrivée du Rassemblement national en France,
00:13:59ça veut dire qu'il faut arrêter d'avoir des millions de candidats ?
00:14:02Et moi, ils sont une dizaine.
00:14:04À gauche, ils sont 4 ou 5.
00:14:06Les écolos, Marine Tondelier, Fabien Roussel qui va vouloir y aller.
00:14:10Et donc, s'il n'y a pas une entente, chère madame,
00:14:13d'un bloc qui part, cette gauche démocrate sociale
00:14:16et cette droite sociale, ça ne fonctionnera pas.
00:14:20Et vous aurez une deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon,
00:14:23parce qu'il sait faire une campagne, Marine Le Pen,
00:14:26ou Jordan Berdella, et le RN sera élu.
00:14:29– Bernard Sananès.
00:14:31– Je pense que la question qui peut se poser aussi
00:14:33à la lecture de ce sondage et d'autres enquêtes,
00:14:36c'est la question des différentes primaires.
00:14:37primaires entre la gauche socialiste et la gauche écologiste,
00:14:41qui lui permettrait peut-être d'espérer passer devant Jean-Luc Mélenchon,
00:14:43ce n'est pas possible.
00:14:45Primaires à droite ou primaires du socle commun,
00:14:48ce sont des hypothèses qui, évidemment, peuvent être revisitées.
00:14:51Pour l'instant, ce qu'on voit, c'est que LR n'arrive pas à gagner sa place
00:14:55pour cette seconde place dont reparlait Franck tout à l'heure.
00:14:58Bruno Retailleau qui avait enclenché une petite dynamique,
00:15:01cette dynamique a été stoppée par son départ du gouvernement
00:15:04et les conditions dans lesquelles il est parti du gouvernement.
00:15:07LR a du mal à retrouver ses forces et a du mal à fidéliser son électorat.
00:15:12Les électeurs de LR en 2024 ne seraient que 1 sur 3 à voter pour Bruno Retailleau.
00:15:18Donc c'est vrai que quand on n'a pas un socle électoral, c'est compliqué.
00:15:21– Il sera question de Bruno Retailleau tout à l'heure.
00:15:24Je voudrais qu'on revienne sur Edouard Philippe.
00:15:26Bruno Jeudy, comment est-ce qu'il peut remonter la pente,
00:15:29si j'ose dire, l'ancien Premier ministre ?
00:15:31C'est terminé pour lui ?
00:15:32– Non, non, ce n'est pas terminé, on est très loin.
00:15:35Une candidature, c'est long à mener.
00:15:37C'est sûr qu'il avait résisté autant,
00:15:42puisqu'il ne se lance pas pratiquement en sortant de Matignon,
00:15:46mais presque, c'est-à-dire qu'il quitte Matignon en 2020.
00:15:49Il a résisté autant, il est resté très très très longtemps
00:15:52en tête des sondages de popularité.
00:15:55Il a annoncé sa candidature l'année dernière.
00:15:58Il est resté très haut dans les sondages.
00:16:00Et là, c'est finalement, c'est le premier trou d'air,
00:16:02un gros trou d'air qui le connaît.
00:16:04Et on voit bien que ça sanctionne une séquence.
00:16:08Cette séquence, c'est sa prise de distance violente
00:16:11avec Emmanuel Macron sur la demande de démission.
00:16:16C'est extrêmement risqué.
00:16:19C'est extrêmement risqué.
00:16:20Il y a aussi sans doute une critique latente qu'on entend,
00:16:24qu'il ne parle pas assez, il n'est pas assez présent.
00:16:27Moi, je ne suis pas forcément d'accord là-dessus.
00:16:29Je pense que pour durer, il faut aussi se protéger.
00:16:31Trop de communication.
00:16:33Aujourd'hui, on est vite usé et on peut vite passer de mode.
00:16:38En tous les cas, c'est sa stratégie à lui.
00:16:40Je pense qu'il y a urgence pour lui à aller sur le fond.
00:16:42Il doit avoir une stratégie de différenciation
00:16:44qui ne soit pas uniquement, en gros, il est impopulaire,
00:16:49il devient radioactif, je m'éloigne de lui.
00:16:52Ce n'est pas suffisant.
00:16:53Il faut que ça s'accompagne de propositions plus sur le fond.
00:16:57Franck Boisys ?
00:16:58Je crois qu'Edouard Philippe était attendu
00:17:01et qu'il n'a pas été au rendez-vous.
00:17:02C'est-à-dire que sur un certain nombre de sujets
00:17:03qui étaient un peu brûlants et éruptifs ces dernières semaines,
00:17:07on attendait sa parole comme représentant de son courant politique
00:17:10et il a un peu sur sa roche tarpeyenne
00:17:12en considérant qu'il ne doit pas intervenir dans le débat.
00:17:15J'allais presque dire se mettre du cambouis sur les mains.
00:17:17Il n'y a pas que sur le budget sur lequel on attendait.
00:17:19Je parlais du vote du RN sur l'Algérie,
00:17:22mais sur la situation, sur la relation avec l'Algérie,
00:17:24on aurait pu l'attendre.
00:17:24Il y a un certain nombre de sujets économiques, sociaux et politiques
00:17:27sur lesquels il aurait pu s'exprimer.
00:17:29Il est aujourd'hui maire d'une grande île de France.
00:17:31Sébastien Lecornu dit qu'il veut donner un nouveau souffle à la décentralisation.
00:17:34On aurait pu attendre, par exemple,
00:17:35que le maire d'une grande île de France donne son avis là-dessus.
00:17:38On se rejoint.
00:17:39Moi, je pense qu'il doit commencer à dévoiler une partie des propositions
00:17:44sur lesquelles il travaille.
00:17:45Son parti travaille, il rencontre beaucoup d'élus.
00:17:47Il a évidemment sans doute des avis sur la décentralisation.
00:17:51On connaît quand même un certain nombre de ce qu'il pense sur la retraite.
00:17:56Sa position, elle est connue.
00:17:58Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de sujets.
00:18:00Je vous rejoins.
00:18:01Sur la fiscalité, par exemple,
00:18:02il aurait pu prendre sa part dans le débat.
00:18:05Il veut attendre la fin des élections municipales
00:18:07pour commencer, effectivement, à dévoiler son programme.
00:18:10Je vous rejoins, effectivement, Bruno Jeudy, sur l'essoufflement.
00:18:14Mais en revanche,
00:18:16Edouard Philippe, il avait pris position.
00:18:18Vous parlez de l'Algérie,
00:18:19qui a peut-être joué un petit peu
00:18:21dans les personnes interrogées dans le sondage.
00:18:23Edouard Philippe, c'était un des premiers
00:18:24qui avait voulu dénoncer ses accords,
00:18:26revenir sur ses accords.
00:18:27Un an et demi.
00:18:29C'est ce que m'expliquait.
00:18:31J'ai pu m'entend dire avec Loïc Carvran, député Horizon.
00:18:33J'ai essayé de comprendre
00:18:33est-ce qu'il y avait un certain malaise
00:18:35chez les députés Horizon
00:18:36à voter un texte du Rassemblement national ?
00:18:38C'est assez historique.
00:18:39Il me disait
00:18:39« Mais il n'y a absolument pas de malaise.
00:18:41Edouard Philippe ne nous a pas donné de consignes.
00:18:43Nous étions juste complètement en cohérence
00:18:44avec la ligne du parti. »
00:18:45Mais il n'a pas donné de consignes.
00:18:47C'est quand même révélateur du fait
00:18:48qu'il ne rentre pas dans l'arène.
00:18:50Oui.
00:18:50Alors, Patrick Vignal, peut-être.
00:18:52Juste une réaction.
00:18:53Quel héritier est-ce qu'on peut imaginer
00:18:55pour Emmanuel Macron
00:18:56s'il y en a un ?
00:18:58Parce qu'on parle d'Edouard Philippe,
00:18:59mais Gabriel Attal,
00:19:00on le rappelle,
00:19:01il est à 12,5%
00:19:04dans les sondages.
00:19:05Loin derrière Marine Le Pen aussi
00:19:07qui est à 34%.
00:19:09Tu sais, je ne pense pas
00:19:10qu'Emmanuel Macron ait envie
00:19:12d'avoir un héritier.
00:19:14Malgré tout,
00:19:14l'amour que je peux porter
00:19:16pour mon président,
00:19:17je ne vois pas trop l'intérêt
00:19:18qui se mêle de ce combat en 2027.
00:19:21Ça, c'est le premier point.
00:19:22Le deuxième point,
00:19:23il y a les municipales.
00:19:24Moi, j'espère et je souhaite
00:19:26qu'Edouard Philippe gagnera
00:19:28la mairie du A.
00:19:29Vous avez vu,
00:19:29il y a un sondage
00:19:30où il y a un communiste
00:19:31qui le titille un peu.
00:19:32C'est le premier point.
00:19:33Mais vous savez,
00:19:34plus que ça, en fait,
00:19:35la présidentielle,
00:19:36c'est une rencontre
00:19:37d'un homme ou d'une femme
00:19:38avec l'électorat.
00:19:39Mais je crois que c'est plus ça.
00:19:41C'est d'une équipe.
00:19:42On a des Français
00:19:43qui sont usés.
00:19:44Il n'y a jamais eu
00:19:45autant de défiance
00:19:46envers la classe politique.
00:19:48Si j'y rajoute les histoires
00:19:50et ce qui se passe à l'Assemblée,
00:19:51donc la démocratie
00:19:53qui se passe parlementaire,
00:19:54elle a le droit d'exister.
00:19:56Mais je crois qu'il faudra
00:19:57renouveler les figures
00:19:59et changer de méthode.
00:20:00Et je pense que ce soit
00:20:02Edouard Philippe,
00:20:03Gabriel Attal,
00:20:04qui est certainement jeune
00:20:05mais qui a envie
00:20:06de reconquérir du terrain
00:20:07ou Gérald Darmanin
00:20:08parce qu'on l'oublie souvent.
00:20:10On a besoin d'aller
00:20:11au bas des immeubles.
00:20:12On a besoin de reconquérir.
00:20:13Il n'a quand même pas
00:20:14l'affaire à l'envers, Gérald Darmanin.
00:20:14Il a dit qu'il n'avait
00:20:15plus d'ambition pour 2027.
00:20:17Donc c'était...
00:20:17Mais chère madame,
00:20:18depuis quand vous croyez
00:20:20la parole des politiques ?
00:20:21Vous êtes habituée,
00:20:22madame, être journaliste.
00:20:24Vous savez que l'appétit
00:20:25vient en mangeant.
00:20:26Et puis moi aussi,
00:20:27demain, Gérald Darmanin
00:20:28était le mieux placé.
00:20:29Mais je crois
00:20:30qu'on fera confiance
00:20:31à Bernard Sananès
00:20:32et à Bruno Jeudy.
00:20:33Ce qui va se gérer
00:20:34à quelques mois
00:20:35des présidentielles,
00:20:37si Edouard Philippe
00:20:38est très haut,
00:20:38tout le monde
00:20:39se rangera avec lui.
00:20:40Si c'est Gabriel Attal,
00:20:42Gérald Darmanin,
00:20:42Yael Bonne-Pivet
00:20:43ou Bruno Rotaillot,
00:20:45vous voyez quand même
00:20:46que...
00:20:46Regardez l'exemple
00:20:47de Bruno Rotaillot,
00:20:48c'est frappant.
00:20:49Il n'était quasiment pas connu.
00:20:51Il fait quelques mois
00:20:51à l'intérieur
00:20:52et d'un coup,
00:20:53on dit
00:20:53c'est le sauveur
00:20:54de la France.
00:20:56Donc moi,
00:20:56je crois que c'est
00:20:57un peu trop tôt.
00:20:58On a besoin, nous,
00:20:59d'asseoir des candidats
00:21:00aux municipales
00:21:01et c'est vrai
00:21:02qu'on n'est pas
00:21:02dans la meilleure forme
00:21:03mais moi,
00:21:04je crois qu'il peut y avoir
00:21:06des surprises
00:21:06et quand je vous dis
00:21:08changer de figure,
00:21:09renouveler les figures
00:21:10et changer de méthode,
00:21:12Emmanuel Macron
00:21:13s'était concentré
00:21:14sur l'économie,
00:21:16relancer l'entreprise.
00:21:17Ce n'est pas ça
00:21:17la politique en fait.
00:21:19C'est indispensable
00:21:19mais c'est de la chair,
00:21:21c'est de l'humain,
00:21:22c'est du contact.
00:21:23Ce qui nous a manqué,
00:21:24nous,
00:21:24c'est cette empathie.
00:21:25Donc est-ce qu'Édouard
00:21:26a cette empathie ?
00:21:28Est-ce qu'on va refaire
00:21:29un Jacques Chirac ?
00:21:30Parce que je crois
00:21:31que les Français,
00:21:32ils ont besoin plus
00:21:32d'humanité
00:21:33et d'empathie.
00:21:34Oui, j'en profite
00:21:36pour saluer
00:21:37Mathieu Vallée
00:21:38qui nous a rejoint.
00:21:39Bonsoir,
00:21:40député européen
00:21:41du Rassemblement National.
00:21:43On va évidemment
00:21:44parler du Rassemblement National
00:21:46qui caracole en tête
00:21:47dans ce sondage exclusif.
00:21:50En revanche,
00:21:50je voulais quand même
00:21:51une réaction
00:21:52sur Édouard Philippe
00:21:53et Gabriel Attal.
00:21:55Ce n'est pas une bonne idée
00:21:57de trahir finalement.
00:21:58Quand on voit...
00:21:59Pardon,
00:21:59je vous pose la question
00:22:01comme ça
00:22:01mais c'est vrai
00:22:01qu'ils ont eu
00:22:02différentes déclarations
00:22:03vis-à-vis d'Emmanuel Macron
00:22:04qui n'ont pas plu
00:22:05au président de la République
00:22:06et on le voit,
00:22:07la sanction,
00:22:07elle est évidente
00:22:08quand on voit ces sondages.
00:22:09Je pense que les Français
00:22:10n'aiment pas les traites
00:22:11et j'ai horreur des gens
00:22:12qui mordent
00:22:13ou qui mangent
00:22:14la main qui les a nourries.
00:22:15Voilà,
00:22:16donc M. Édouard Philippe
00:22:17vient du Havre
00:22:18qui est une ville estimable
00:22:19mais sans la nomination
00:22:20de Premier ministre
00:22:21de Villepin.
00:22:22Enfin pardon,
00:22:22M. Édouard Philippe,
00:22:24c'est quand même
00:22:2480 km heure,
00:22:25gilets jaunes
00:22:26et tous ces sujets
00:22:27qui ont fait mal aux Français
00:22:28et pareil pour Gabriel Attal.
00:22:29Alors M. Gabriel Attal
00:22:30c'est un petit tour
00:22:32et puis sans vent
00:22:32c'est un peu
00:22:32le manager enchanté
00:22:33avec Paul-Luc
00:22:33c'est-à-dire qu'il est venu
00:22:34six mois à Matignon
00:22:36puis il est reparti
00:22:36comme il l'a fait
00:22:37à l'éducation nationale
00:22:38donc pas de résultat,
00:22:39pas de cohérence
00:22:40dans les choix politiques,
00:22:41appel au départ
00:22:42d'Emmanuel Macron
00:22:42par Édouard Philippe
00:22:43et puis M. Attal
00:22:44si j'ai bon souvenir
00:22:45qui disait
00:22:46qu'il ne comprenait plus
00:22:46le chef de l'État
00:22:47qu'il l'a nommé
00:22:47peut-être qu'il n'a pas compris
00:22:49aussi la décision
00:22:49de nommer en janvier 2024
00:22:51pour battre Jordan Bardella
00:22:52aux élections européennes
00:22:52d'ailleurs ça a été un fiasco
00:22:53puisque le parti
00:22:54de Valérie Haillet
00:22:56la soldat courageuse
00:22:57si j'ose dire
00:22:58parce que j'ai du respect
00:22:58pour M. Amélie
00:22:59qui était la seule
00:23:00à vouloir aller au combat
00:23:00face à nous
00:23:01face aux Français
00:23:01sur les élections importantes
00:23:03des européennes
00:23:03a fait 15%
00:23:04là où nous on a fait 32%
00:23:05donc nous on a l'humidité
00:23:06on a de la modestie
00:23:07et chez nous
00:23:08on a un tandem à proposer
00:23:09on est le seul parti à le faire
00:23:10Marine Le Pen
00:23:10et Jordan Bardella
00:23:11les autres partis
00:23:12soit se battent
00:23:13vous avez vu pour bloc central
00:23:14M. Vinal
00:23:15c'est pas nous dire
00:23:15si c'est M. Darmanin
00:23:16M. Attal
00:23:17M. Philippe
00:23:19en tout cas
00:23:19il s'est montré honnête
00:23:20M. Vinal
00:23:21il a quand même admis
00:23:22que c'est vrai
00:23:23que le bloc central
00:23:24n'a pas beaucoup
00:23:25le vent en poupe
00:23:25en ce moment
00:23:26ça c'est ce qu'il a admis
00:23:28je voulais juste
00:23:29vous faire réagir
00:23:29oui je voulais juste
00:23:30réagir par rapport
00:23:31à ce que disait
00:23:31M. Vinal
00:23:32est-ce qu'on allait trop loin
00:23:33quand on parlait de trahison
00:23:34parce que je vous ai vu
00:23:36un peu connaître
00:23:36je voulais dire à M. Mathieu Vallet
00:23:38que dans l'histoire
00:23:39de la 5ème
00:23:40ils ont presque tous trahi
00:23:41ceux qui sont arrivés
00:23:42à l'Elysée
00:23:43c'est pas encore notre cas
00:23:46ils ont presque tous trahi
00:23:48d'Emmanuel Macron
00:23:48d'une certaine manière
00:23:50à Nicolas Sarkozy
00:23:52à Jacques Chirac
00:23:53même Georges Montpidou
00:23:56ils ont tous
00:23:57à un moment ou à un autre
00:23:58ils se sont autonomisés
00:23:59ils ont pris leurs risques
00:24:00ils ont trahi
00:24:01je suis d'accord avec vous
00:24:02parce que je n'ai pas
00:24:02vos connaissances politiques
00:24:04parce que moi
00:24:04ça n'a pas été mon métier
00:24:05toute ma vie
00:24:06ça a été policier
00:24:06vous le savez
00:24:07avant d'être engagé en politique
00:24:08il y a un an et demi
00:24:08mais c'est vrai que
00:24:09M. Chirac et M. Balladur
00:24:11ça a été une déchirure
00:24:12et une trahison
00:24:13vis-à-vis de leur électorat
00:24:14vous avez raison aussi
00:24:15de M. Macron
00:24:16vis-à-vis de François Hollande
00:24:17vous avez raison de le dire
00:24:17peut-être là
00:24:18entre Édouard Philippe
00:24:19Gabriel Attal
00:24:19et Emmanuel Macron
00:24:21mais encore une fois
00:24:21même titre que le chaos budgétaire
00:24:23qui est le résultat
00:24:24de 40 ans de gouvernance
00:24:25successif de droite et de gauche
00:24:25où le pays est dans le mur
00:24:26à cause des différentes personnes
00:24:28qui aujourd'hui aspirent au pouvoir
00:24:29c'est toujours
00:24:30moi j'aime bien ces gens-là
00:24:31je précise votre propos
00:24:31c'est des gens
00:24:32qui ont plein d'idées
00:24:33quand ils ne sont pas en responsabilité
00:24:34on se dit
00:24:34mais mon Dieu
00:24:35qu'est-ce qu'on aurait aimé
00:24:36qu'il soit Premier ministre
00:24:37M. Attal
00:24:38M. Philippe
00:24:39M. De Villepin
00:24:40que vous invitez demain
00:24:41lui c'est pareil
00:24:41il a plein d'idées
00:24:42alors qu'il a été
00:24:43M. Aimé de 2005
00:24:44où la France a été mis à feu
00:24:45à 100 sur Zé Débouna
00:24:46où l'extrême gauche
00:24:46alors fait son peur électorale
00:24:47sur les antiflés
00:24:48et pareil
00:24:49pour le CPE en 2006
00:24:51où M. De Villepin
00:24:51était désavoué par M. Chirac
00:24:53encore une trahison
00:24:53dans les bilans
00:24:56c'est factuel ou pas ?
00:24:57dans les bilans
00:24:57c'est ombre et lumière
00:24:58factuel
00:24:58vous omettez totalement
00:24:59vous omettez totalement
00:25:01qu'est-ce qu'il avait marché ?
00:25:03Dominique De Villepin
00:25:05je ne sais pas
00:25:05son discours à l'ONU
00:25:06la prise d'opposition
00:25:07par rapport à l'Irak
00:25:08c'est quelque chose
00:25:09qui restera dans l'histoire personnelle
00:25:10heureusement qu'ils n'ont pas
00:25:11tout planté le pays
00:25:12avec 3 400 milliards de dette
00:25:14heureusement que sur
00:25:1510 mauvaises décisions
00:25:16il y en a une petite bonne
00:25:17vous ne retenez que le négatif
00:25:18je retiens aussi le positif
00:25:19je retiens par exemple
00:25:20que le parti d'Edouard Philippe
00:25:21que le parti de M. Wauke
00:25:23et M. Rétaillot
00:25:23ont voté
00:25:24lors de notre niche parlementaire jeudi
00:25:25notre proposition
00:25:26notre résolution
00:25:28d'abroger les accords de 68
00:25:29je ne retiens pas que ce qui m'arrange
00:25:31je suis factuel
00:25:31un peu de courage
00:25:32parce qu'il l'avait tous promis
00:25:34et on l'a fait
00:25:34juste une précision
00:25:35pour nos téléspectateurs
00:25:36c'est seulement une résolution
00:25:38c'est sans effet politique
00:25:39ah mais on va en parler
00:25:40dans un instant
00:25:40je voudrais juste donner la parole
00:25:42à Bernard Sananès
00:25:42qui essaye d'en placer une
00:25:44allez-y
00:25:45non je voulais juste dire
00:25:46que les difficultés d'Edouard Philippe
00:25:48qui sont réelles
00:25:48on le voit dans cette enquête
00:25:49traduisent finalement
00:25:50les difficultés
00:25:51qu'aura tout candidat
00:25:52du bloc central
00:25:52que ce soit Edouard Philippe
00:25:53ou un autre candidat
00:25:54cet équilibre
00:25:55entre s'émanciper
00:25:57se différencier d'Emmanuel Macron
00:25:58mais en même temps
00:25:59être tenu pour responsable du bilan
00:26:00ce sera très compliqué
00:26:01il faut rappeler
00:26:02que le président de la République
00:26:03est dans des popularités
00:26:05extrêmement basses
00:26:06et donc finalement
00:26:07le candidat Edouard Philippe
00:26:08ou Gabriel Attal
00:26:09ou Gérald Darmanin
00:26:10ou un autre
00:26:11devront se démarquer
00:26:12sans trahir
00:26:13c'est un positionnement
00:26:14extrêmement compliqué
00:26:15pendant toute la campagne
00:26:16oui et c'est peut-être
00:26:17même un peu trop tard
00:26:18pour certains
00:26:19on me dit que Patrick Vignal
00:26:21veut réagir
00:26:22que voulez-vous dire
00:26:23monsieur Vignal ?
00:26:24oui
00:26:24moi je m'inscris en faux
00:26:25quand vous dites
00:26:26Gabriel Attal
00:26:28a trahi
00:26:29Edouard Philippe
00:26:30un peu la différence
00:26:31d'Edouard Philippe
00:26:32je trouve qu'il a fait une erreur
00:26:33en demandant
00:26:34que le président s'anaille
00:26:36et ça ne marche pas
00:26:37vous imaginez
00:26:38Gabriel Attal
00:26:38n'a pas demandé
00:26:39le départ du président
00:26:40oui
00:26:41c'est pour ça
00:26:42que je vous parle
00:26:42d'Edouard Philippe
00:26:42imaginez monsieur Vallée
00:26:44si demain
00:26:44Jordan Bardella
00:26:45est président
00:26:46et qu'il y a un mouvement
00:26:47de foule
00:26:47et que nous
00:26:48on vient de dire départ
00:26:49on est sérieux en France
00:26:51après
00:26:52c'est quoi trahir ?
00:26:54il faut qu'on arrête
00:26:54avec ça
00:26:55le président
00:26:56il a fait des bonnes choses
00:26:57des choses moins bien
00:26:58on a clivé la France
00:27:00on n'a pas parlé
00:27:00au corps intermédiaire
00:27:02on n'a pas su être capable
00:27:03de faire une réforme
00:27:04des retraites
00:27:05avec de l'empathie
00:27:06avec embarquer
00:27:07la CFDT
00:27:08vous le savez
00:27:08je l'ai dit sur votre plateau
00:27:10j'étais le seul
00:27:10macroniste qui disait
00:27:11mais c'est pas possible
00:27:13de la faire comme ça
00:27:14et nous on part de là
00:27:15cette réforme des retraites
00:27:16qui a été mal emmanchée
00:27:17cette dissolution
00:27:19mais moi j'ai envie
00:27:20d'espérer madame
00:27:21moi j'ai des gens
00:27:22je suis désolé
00:27:23dans ce gouvernement
00:27:24il y a des gens de qualité
00:27:25il y a des femmes
00:27:26et des hommes
00:27:27qui savent de quoi ils parlent
00:27:28on est à 18 mois
00:27:29c'est pour ça que je pense
00:27:30qu'il faut changer de méthode
00:27:32et moi je vais arrêter
00:27:33d'entendre à l'Assemblée
00:27:34quand LFI vote
00:27:36avec le RN
00:27:36le Nini
00:27:37ou quand c'est nous
00:27:38le RN ils sont là
00:27:39c'est notre faute
00:27:40moi dans mon département
00:27:42il y avait trois rassemblements
00:27:43nationaux
00:27:44il y en a cinq
00:27:45nous n'avons pas fait
00:27:46assez de travail
00:27:47en matière d'éducation
00:27:48d'immigration
00:27:49et donc aujourd'hui
00:27:50il prospère
00:27:51sur un terreau difficile
00:27:52mais il nous reste
00:27:5318 mois
00:27:54pour convaincre les français
00:27:56que peut-être
00:27:57Jordan Bardella
00:27:58c'était pas peut-être
00:27:59le meilleur élément
00:28:00pour devenir président de la République
00:28:01tout ça
00:28:02en fraternité
00:28:03et sans s'envoyer
00:28:04des anathèmes
00:28:05à la figure
00:28:06et donc aujourd'hui
00:28:07ce qui se passe
00:28:08à l'Assemblée nationale
00:28:09ce qui se passe
00:28:10au niveau national
00:28:11ne correspond pas
00:28:12à ce que nous
00:28:13nous voulons
00:28:14mettre en oeuvre
00:28:15et produire
00:28:15pour les années à venir
00:28:16c'est pour ça que
00:28:17dès Gabriel Attal
00:28:19des Gérald Darmanel
00:28:20qui sont en train
00:28:21de penser autrement
00:28:22et M. Sananès
00:28:23le disait
00:28:24comment je me décale
00:28:26sans trahir
00:28:26mais moi je m'en fous
00:28:27d'Emmanuel Macron
00:28:28dans quelques mois
00:28:29il n'est plus là
00:28:30il ne sera pas
00:28:31au resto du cœur
00:28:32c'est quelqu'un de brillant
00:28:33vous êtes bien
00:28:34porte-parole de renaissance
00:28:35j'ai un doute
00:28:36mais ce que je veux vous dire
00:28:37mais ce que je veux vous dire
00:28:39c'est que
00:28:39c'est que le président
00:28:40il est brillant
00:28:41il finira pas
00:28:42au resto du cœur
00:28:43il se relancera
00:28:44moi je pense
00:28:45à 10 millions de personnes
00:28:46qui ont moins de 1000 euros
00:28:47moi je pense à l'économie
00:28:49c'est cela
00:28:50je veux dire
00:28:51je pense à une vraie décentralisation
00:28:53je pense à 40 ans
00:28:55de l'acheter
00:28:55dans les hôpitaux
00:28:56voilà sur quoi
00:28:57il faut penser
00:28:58donc le président
00:28:59ce qu'il y arrivera
00:29:00en 2027
00:29:01c'est pas ça
00:29:02qui va nous poser
00:29:03un grand problème
00:29:04arrêtons de dire des mots
00:29:05il a trahi
00:29:06Mathieu Vallée
00:29:07voudrait juste vous interpeller
00:29:08s'il vous plaît
00:29:09monsieur Vignal
00:29:10oui
00:29:10non mais monsieur Vignal
00:29:11j'espère qu'il a eu
00:29:12la langue qui fourchait
00:29:13il dit
00:29:13monsieur Macron
00:29:14finirait pas au resto du cœur
00:29:15peut-être qu'il oublie
00:29:15que sa politique désastreuse
00:29:17économique
00:29:17auquel monsieur Vignal
00:29:18a contribué
00:29:18fait qu'il y a 9,8 millions
00:29:20de français
00:29:20qui sont pauvres
00:29:21et qui malheureusement
00:29:22comme ça a été le cas
00:29:23quand j'étais plus jeune
00:29:23avec ma mère
00:29:24ont dû recourir au resto du cœur
00:29:25à ces gens du cœur
00:29:26bénévoles
00:29:27qui donnent
00:29:28ce qu'ils n'ont pas
00:29:29grand chose
00:29:29pour remettre
00:29:30finalement de l'alimentation
00:29:32du bonheur
00:29:33et de l'aide
00:29:34oui mais moi je respecte
00:29:35le resto du cœur
00:29:36parce que vous savez
00:29:37on a une militante
00:29:38attendez je t'arrête
00:29:38je vous ai écouté
00:29:39j'ai écouté votre meeting
00:29:40laissez-moi finir
00:29:41donc ce que je veux dire
00:29:42c'est qu'on a une militante
00:29:43qui est venue
00:29:44lors du 1er mai
00:29:45à Perpignan 2024
00:29:46pour l'Assemblée européenne
00:29:47qui s'est fait accabler
00:29:48par tous les gauchistes
00:29:49parce qu'elle est au resto du cœur
00:29:50et elle aimait Marine Le Pen
00:29:51nous on ne discrimine pas
00:29:52les gens
00:29:52on ne tripe pas les gens
00:29:53entre les bons et les mauvais français
00:29:54les gens de couleur
00:29:55ou les gens sur quelque
00:29:56considération que ce soit
00:29:57donc les restos du cœur
00:29:58sont importants
00:29:58je l'en rends hommage
00:29:59parce qu'ils aident
00:30:00les plus démunis
00:30:00les plus faibles
00:30:01et les 9,8 millions de pauvres
00:30:02que la politique économique
00:30:03budgétaire et sociale désastreuse
00:30:04qu'a menée M. Macron
00:30:06dont M. Vinal
00:30:06est comptable
00:30:07même s'il n'est plus député
00:30:07aujourd'hui
00:30:08donc un peu de respect
00:30:09pour ces gens
00:30:09qui n'ont plus rien
00:30:10et qui n'ont que les restos du cœur
00:30:11pour les aider
00:30:11et je termine
00:30:12M. Vinal
00:30:13vous pouvez juste faire réagir
00:30:13M. Vinal
00:30:14parce qu'il voulait juste
00:30:15répondre quand même
00:30:15à ce qu'il s'est dit
00:30:16M. Vinal
00:30:17juste épargnons-nous
00:30:18le politique spectacle
00:30:19le Muppet Show
00:30:20que les Français
00:30:21n'admettent plus
00:30:22et ne supportent plus
00:30:23j'espère que le dire
00:30:24le RN c'est pas bien
00:30:25le RN c'est le jab
00:30:26vous aurez des idées politiques
00:30:27quand je vois que M. Macron
00:30:28a promis 15 000 places de prison
00:30:29et qu'on en a à peine
00:30:30à 6 000 en 5 ans
00:30:32alors que là on est
00:30:33à 10 ans en 2027
00:30:34quand M. Darmanin
00:30:35nous explique
00:30:36qu'il n'arrive pas
00:30:37à exploser
00:30:38les 25 000 détenus étrangers
00:30:39alors qu'il y a
00:30:40une superpopulation
00:30:40cassable de 20 000 détenus
00:30:42ça c'est des propositions concrètes
00:30:43M. Vinal
00:30:43pareil
00:30:44je termine juste sur ça
00:30:45le projet de loi de finances
00:30:46de 2026
00:30:47sur la police et la gendarmerie
00:30:48le directeur général
00:30:49de la gendarmerie
00:30:50dit lui-même que c'est insuffisant
00:30:51il y avait 350 millions d'euros
00:30:52pour les casernes
00:30:53pour accueillir les victimes
00:30:54pour loger décemment
00:30:55les gendarmes
00:30:55qui par nécessité absolue de service
00:30:56sont obligés d'être logés
00:30:57dans les casernes
00:30:58c'est 350 millions
00:30:59qui est prévu par le gouvernement
00:31:00il en faudrait 400 millions
00:31:01ou 450 millions
00:31:02et pour les commissariats
00:31:03c'était 280 millions
00:31:05pardon les chiffres
00:31:06en 2025
00:31:07ça sera à peine
00:31:08282 millions
00:31:09en 2026
00:31:10donc vous faites des devis
00:31:11mais vous signez pas les contrats
00:31:12donc soyons
00:31:13budget contre budget
00:31:14proposition
00:31:15contre proposition
00:31:15et vous avez un bilan
00:31:16qui sera votre boulet
00:31:17monsieur Vignal
00:31:17monsieur Vallée
00:31:19vous savez
00:31:19vous êtes comme les gens
00:31:21d'LFI
00:31:21vous avez des éléments
00:31:22de langage régulier
00:31:23alors j'aime la police
00:31:24vous êtes trompé de crèmerie
00:31:25mais vous m'avez même pas écouté
00:31:28cher monsieur
00:31:29vous êtes caricatured
00:31:30on pouvait vous combattre
00:31:34on pouvait vous combattre
00:31:36pas en disant
00:31:37que vous êtes des vilains
00:31:37moi c'est pas mon problème
00:31:38d'accord
00:31:39j'ai été élu pendant
00:31:403 mandats
00:31:41contre des gens
00:31:42de façon nationale
00:31:42parce que j'ai fait le job
00:31:43sur le terrain
00:31:45donc moi je veux être clair
00:31:46moi ce qui me gêne chez vous
00:31:48c'est votre programme économique
00:31:49vous n'avez pas de programme économique
00:31:51c'est le premier point
00:31:52et le deuxième point
00:31:53vous êtes bien placé pour parler
00:31:53avec 1200 milliards de thèmes
00:31:54monsieur Macron
00:31:55vous voyez
00:31:55vous laissez pas parler les gens
00:31:57parce que vous êtes débile
00:31:58le deuxième point
00:31:59c'est que pour vous
00:32:01il faut arrêter l'immigration
00:32:03mais monsieur Vallée
00:32:04je vous invite chez moi
00:32:05dans les hôpitaux
00:32:06dans les EHPAD
00:32:07rencontrer les viticulteurs
00:32:09les agriculteurs
00:32:10on a besoin d'une immigration
00:32:11peut-être que nous
00:32:12la gauche
00:32:13on s'est un peu perdu
00:32:14quelle immigration
00:32:15on voudra mettre en place
00:32:17et vous
00:32:17vous surpez sur les peurs
00:32:19aujourd'hui
00:32:20vous êtes très bien
00:32:22aujourd'hui
00:32:22ça marque
00:32:23et quand même monsieur Vallée
00:32:25moi je suis désolé
00:32:25et moi j'ai envie aussi
00:32:27de pureté en politique
00:32:28et je crois pas
00:32:29que ce soit le cas chez vous
00:32:30que ce soit dans vos communes
00:32:32jusqu'à maintenant
00:32:32j'ai pas vu des communes
00:32:34qui fonctionnaient excellemment
00:32:35ah bah écoutez
00:32:36je suis désolé
00:32:37ah bah ils sont réajustés
00:32:38le premier tour
00:32:38avec un score de 80%
00:32:39je suis désolé
00:32:40mais à mon avis
00:32:41je pense que le problème
00:32:43que vous avez
00:32:44vous êtes devant
00:32:45j'ai pas de soucis avec ça
00:32:47vous avez mis
00:32:47costume cravate
00:32:49et vous parlez
00:32:50très proprement
00:32:50correctement
00:32:51j'ai pas
00:32:52non mais je parle
00:32:53de l'ensemble
00:32:54de l'Assemblée
00:32:54j'ai pas de soucis avec ça
00:32:55ce qui me gêne
00:32:56c'est votre programme économique
00:32:58vous surpez sur la vague
00:32:59aujourd'hui
00:33:00mais je pense
00:33:01qu'un projet de la France
00:33:02faire du commun
00:33:03c'est pas surfer
00:33:04uniquement sur la vague
00:33:05c'est faire des propositions
00:33:07on va faire un débat
00:33:07pour notre programme économique
00:33:08même programme sécuritaire
00:33:09programme social
00:33:10et je vous ferai un débat
00:33:12avec vous
00:33:12comme vous voulez
00:33:12on se connait
00:33:13je vous ai connu syndicaliste
00:33:14je vous connais aujourd'hui
00:33:14comme politique
00:33:15je vous respecte
00:33:16je respecte le mandat
00:33:17que vous avez occupé
00:33:17durant trois ans
00:33:18donc sans caricature
00:33:19sans excès
00:33:20sans taxer d'être gauchiste
00:33:21ou d'extrême gauchiste
00:33:21on pourra faire un débat ensemble
00:33:24Merci Mathieu Vallée
00:33:26de vous occuper
00:33:26de la programmation
00:33:27de cette émission
00:33:28je vous propose
00:33:29qu'on vienne débat
00:33:30sur ce plateau
00:33:31et je remercie Patrick Vignal
00:33:33d'avoir été avec nous
00:33:35merci
00:33:35je voudrais justement
00:33:36qu'on s'intéresse
00:33:37à ce sondage
00:33:39toujours avec
00:33:40les chiffres
00:33:41du Rassemblement National
00:33:42on le disait
00:33:42Bernard Sananès
00:33:43Jordan Bardella
00:33:44qui atteint
00:33:4535%
00:33:46des intentions de vote
00:33:47et qui progresse
00:33:48de 4%
00:33:49on le rappelle
00:33:50c'est par rapport
00:33:51au mois d'avril
00:33:52oui c'était juste après
00:33:53que Marine Le Pen
00:33:54ait été déclaré
00:33:55inéligible
00:33:56et donc Jordan Bardella
00:33:57progresse
00:33:57Marine Le Pen
00:33:58ne recule pas
00:33:59c'est à noter
00:33:59elle fait 34%
00:34:00donc ils sont quasiment
00:34:01au même niveau
00:34:02c'est vrai qu'il y a
00:34:02d'autres hypothèses
00:34:03que ce scénario central
00:34:05que nous avons examiné
00:34:06où Bruno Jeudy
00:34:07le disait tout à l'heure
00:34:08Jordan Bardella
00:34:09réalise des scores
00:34:09encore plus élevés
00:34:10mais ce qui est frappant
00:34:11c'est l'homogénéisation
00:34:12sociologique
00:34:13du vote déclaré
00:34:15ou pressenti
00:34:15pour le Rassemblement National
00:34:16je vous ai parlé tout à l'heure
00:34:17des retraités
00:34:18où la progression du RN
00:34:19est très forte
00:34:19c'est le cas également
00:34:20chez les cadres
00:34:21c'est le cas chez les habitants
00:34:22pour les habitants
00:34:24des grandes villes
00:34:24de plus de 100 000 habitants
00:34:25toutes ces zones
00:34:26dont on se disait
00:34:27pendant très longtemps
00:34:28qu'elles étaient
00:34:28un plafond de verre
00:34:29pour le Rassemblement National
00:34:30et bien Jordan Bardella
00:34:31dans ce sondage
00:34:32encore une fois
00:34:33il faut le dire
00:34:33ce n'est qu'un sondage
00:34:34la campagne n'a pas démarré
00:34:35on voit bien que Jordan Bardella
00:34:37réussit un peu
00:34:38à dynamiter
00:34:38ces plafonds de verre
00:34:39je vous ai pris l'exemple
00:34:40des retraités
00:34:41c'est particulièrement
00:34:42évidemment symbolique
00:34:43parce que les retraités
00:34:44ont été longtemps
00:34:45un cœur électoral de la droite
00:34:46puis un cœur électoral
00:34:47du macronisme
00:34:48aujourd'hui
00:34:49ils seront
00:34:49semble-t-il
00:34:50sur le point
00:34:50de basculer
00:34:51vers le Rassemblement National
00:34:52et pendant que vous parliez
00:34:54Pierre-Henri Dumont
00:34:54nous a rejoint
00:34:55bonsoir
00:34:55vous êtes secrétaire général
00:34:58adjoint des Républicains
00:34:59est-ce que vous vous dites
00:35:00que vous êtes
00:35:01beaucoup trop distancé
00:35:02maintenant ?
00:35:04non je me dis
00:35:04que c'est un sondage
00:35:05qui est un sondage
00:35:06à 18 mois des élections
00:35:07et que si on avait suivi
00:35:09les différents sondages
00:35:10qu'il y avait eu
00:35:10auparavant
00:35:11on aurait eu
00:35:12Édouard Balladur
00:35:13président de la République
00:35:14on aurait eu
00:35:15Dominique Strauss-Kahn
00:35:16président de la République
00:35:17et que les choses évoluent
00:35:19Alain Juppé aurait été
00:35:20président de la République
00:35:21en 2017
00:35:22donc les choses évoluent
00:35:23ça veut dire
00:35:24qu'il faut
00:35:24oui que les Républicains
00:35:25se mettent en ordre de bataille
00:35:27ce qui a été fait
00:35:28pour la première partie
00:35:29avec l'élection
00:35:30de Bruno Retailleau
00:35:30en mai dernier
00:35:31à la présidence du parti
00:35:32on a un chef
00:35:33maintenant
00:35:34on est en train
00:35:35de travailler sur le projet
00:35:36et donc c'est tout ce travail
00:35:37qui est un travail de fond
00:35:38qui nous attend
00:35:39ces 18 prochains mois
00:35:40ça montre une image
00:35:42ça montre aussi
00:35:42qu'il y a
00:35:44je pense surtout
00:35:45un besoin
00:35:45de réinstaurer
00:35:46un clivage gauche-droite
00:35:46dans ce pays
00:35:47et que le vrai débat
00:35:49qui va concerner
00:35:502027
00:35:50c'est de savoir
00:35:51si on reste
00:35:52dans le clivage
00:35:52qui a été instauré
00:35:53par Emmanuel Macron
00:35:54et au sein duquel
00:35:55le Rassemblement National
00:35:56et la France Insoumise
00:35:58s'épanouissent
00:35:58de façon admirable
00:35:59qui est un clivage
00:36:00qui est un clivage
00:36:00qui est un clivage
00:36:00en gros
00:36:00mondialiste
00:36:02d'un côté
00:36:02contre
00:36:03nationaux
00:36:05populistes
00:36:06enfin ça dépend
00:36:06quel terme
00:36:07vous voulez utiliser
00:36:07vous mettez derrière
00:36:08ou alors
00:36:09est-ce qu'on revient
00:36:09à un clivage
00:36:10gauche-droite
00:36:10traditionnel
00:36:11où là évidemment
00:36:12les républicains
00:36:13auront une place
00:36:14un peu plus importante
00:36:15donc c'est un sondage
00:36:17où on voit
00:36:18que les républicains
00:36:18sont stables
00:36:18et pardon de le dire
00:36:19il y a quand même
00:36:19une chose importante
00:36:21c'est qu'il y a
00:36:22une autre élection
00:36:23avant l'élection présidentielle
00:36:24qui sont les élections
00:36:25municipales
00:36:26et que le contexte
00:36:27le climat politique
00:36:29électoral
00:36:29à l'issue
00:36:30des élections municipales
00:36:32peut être différent
00:36:33de celui
00:36:33dans lequel nous sommes
00:36:34aujourd'hui
00:36:35qui en gros
00:36:35est à peu près
00:36:36le même
00:36:36que celui
00:36:38à l'issue
00:36:38des élections européennes
00:36:39on est encore
00:36:39dans une sorte
00:36:40de séquence
00:36:40qui poursuit
00:36:41celle des élections
00:36:41européennes
00:36:42avec des chiffres
00:36:43qui sont ceux
00:36:44de votre sondage
00:36:44qui correspondent
00:36:45peu ou prou
00:36:46au score final
00:36:47des élections
00:36:48européennes
00:36:48et donc
00:36:49si demain
00:36:50au moment des élections
00:36:51municipales
00:36:52la droite emporte
00:36:53Paris ou Lyon
00:36:54ou Marseille
00:36:55ou plusieurs de ces villes
00:36:56plusieurs autres grandes villes
00:36:57que la gauche s'effondre
00:36:59là où elle détient
00:37:00des bastions
00:37:01que le rassemblement national
00:37:01ne réussit pas
00:37:02à gagner d'autres villes
00:37:04et bien forcément
00:37:04que le climat politique
00:37:05sera un peu différent
00:37:06au municipal
00:37:07si la droite
00:37:09reconquiert des villes
00:37:10elle partagera sans doute
00:37:11avec le socle commun
00:37:13puisque à Lyon
00:37:14par exemple
00:37:15c'est un candidat
00:37:15unique
00:37:16LR
00:37:17parti
00:37:17parti macroniste
00:37:19c'est d'abord
00:37:20un candidat
00:37:20c'est d'abord un candidat
00:37:21Lyon
00:37:21société civile
00:37:22qui est en ligne
00:37:23c'est un candidat
00:37:23société civile
00:37:24mais qui rassemble
00:37:24derrière lui
00:37:25qui a été largement soutenu
00:37:28par les républicains
00:37:28et après en effet
00:37:29le parti d'Emmanuel Macron
00:37:31est arrivé
00:37:32c'est à quelques jours
00:37:32non à telle enseigne
00:37:33que des candidats
00:37:34aujourd'hui
00:37:35qui étaient ceux
00:37:35d'Emmanuel Macron
00:37:36à Lyon
00:37:36l'ancien président
00:37:37de la métropole
00:37:38par exemple
00:37:38sont toujours candidats
00:37:39contre Jean-Michel Aulas
00:37:40oui mais enfin
00:37:41au-delà de Lyon
00:37:42quand même
00:37:42la question qui va se poser
00:37:43pour les républicains
00:37:43c'est compte tenu
00:37:44de la fracture
00:37:45qu'on observe
00:37:45au sein des républicains
00:37:46aujourd'hui
00:37:47on sent quand même
00:37:47qu'il y a deux courants
00:37:49qui peuvent peut-être
00:37:49s'affronter
00:37:50est-ce que vous n'allez pas
00:37:51en payer directement
00:37:52les conséquences
00:37:53pour les municipales
00:37:54c'est à moins de 5 mois
00:37:55maintenant
00:37:55et est-ce que les électeurs
00:37:57des républicains
00:37:57ne vont pas être
00:37:58un peu troublés
00:37:59dans les quelques grandes villes
00:38:00que ce parti détient
00:38:02je ne sais pas
00:38:02d'où vous tenez le fait
00:38:03qu'il y a deux ou trois courants
00:38:05au sein des républicains
00:38:06il y a absolument
00:38:06un seul courant
00:38:07qui est le courant
00:38:08de la droite française
00:38:09dans cette grande tradition
00:38:10qui est celle
00:38:10de la tradition gaulliste
00:38:12on ne peut pas parler
00:38:12d'une grande cohésion
00:38:13en ce moment
00:38:13il n'y a qu'un seul courant
00:38:15quand un leader
00:38:16demande à ses ministres
00:38:16de partir
00:38:17et qu'il décide
00:38:18de rester au gouvernement
00:38:19c'est deux choses
00:38:19complètement à part
00:38:20et totalement différentes
00:38:21pardon de vous dire
00:38:21ça s'appelle la vie politique
00:38:22tout simplement
00:38:22vous êtes en train de me parler
00:38:23d'une question
00:38:24qui est une question nationale
00:38:25moi je vous parle d'élections
00:38:26qui sont des élections locales
00:38:28je ne suis pas certain
00:38:28que la position
00:38:30de tel ou tel député
00:38:31qui a décidé de devenir ministre
00:38:33par exemple
00:38:33ait une grande influence
00:38:34sur le vote
00:38:35dans les 36 000 communes de France
00:38:36c'est deux choses
00:38:37qui à mon sens
00:38:38seront différentes
00:38:38mais vous savez
00:38:39les sondages
00:38:40c'est une photo
00:38:41c'est une photo
00:38:42à l'instant T
00:38:43moi je ne connais pas
00:38:44un seul français
00:38:44qui naturellement
00:38:45vient me parler
00:38:46de l'élection de 2027
00:38:47à part si on va lui solliciter
00:38:49son avis
00:38:49et que l'élection
00:38:51ce n'est pas une photo
00:38:52c'est un film
00:38:53c'est un film
00:38:54dont aujourd'hui
00:38:54on ne connait
00:38:55ni le scénario
00:38:55qui doit encore être écrit
00:38:56ni même les acteurs
00:38:58parce que
00:38:59si demain
00:39:00Edouard Philippe par exemple
00:39:01obtient un mauvais résultat
00:39:02au Havre
00:39:03je ne suis pas certain
00:39:03qu'il sera en mesure
00:39:04de se présenter
00:39:05à une élection présidentielle
00:39:06vous conviendrez
00:39:06que ce sondage
00:39:08il a une valeur
00:39:09qui est aussi
00:39:10le reflet
00:39:12de la séquence politique
00:39:13qui est très intense
00:39:14la donne a été
00:39:15profondément bouleversée
00:39:17ne serait-ce que
00:39:18pour votre leader
00:39:18Bruno Retailleau
00:39:20dans cette séquence
00:39:21à minima
00:39:22on voit
00:39:22qu'il patine
00:39:23il est à 8
00:39:24il avait plutôt progressé
00:39:26il était sorti
00:39:27d'une forme d'anonymat
00:39:28le grand public
00:39:29le découvre
00:39:30grâce au ministère
00:39:31de l'intérieur
00:39:31il en sort
00:39:32avec fracas
00:39:33et on voit
00:39:34qu'il n'en récupère
00:39:36pas les dividendes
00:39:37dans ce sondage
00:39:37oui mais
00:39:38d'un autre côté
00:39:39si on suit
00:39:40votre raisonnement
00:39:40et si on suit
00:39:41ce qui avait été
00:39:41présenté
00:39:42sur l'ensemble
00:39:42des plateaux
00:39:43on disait
00:39:44que la sortie
00:39:44de Bruno Retailleau
00:39:45était catastrophique
00:39:46qu'elle allait perdre
00:39:46tout son crédit politique
00:39:47on s'aperçoit
00:39:48qu'il est stable
00:39:49par rapport
00:39:50au dernier sondage
00:39:51il perd 0,5
00:39:52donc vous ça vous convient
00:39:53à 8%
00:39:54je ne dis pas
00:39:54que ça me convient
00:39:55je dis juste
00:39:55qu'on est à 18 mois
00:39:57d'une élection présidentielle
00:39:58et qu'il peut se passer
00:39:59encore le temps
00:40:00alors qu'il n'existe plus
00:40:01qu'il n'a plus de place
00:40:02au sein du gouvernement
00:40:02pas qu'il n'existe plus
00:40:03mais qu'il n'est plus
00:40:04ministre de l'Intérieur
00:40:06être au gouvernement
00:40:07signifie absolument
00:40:09se retrouver en position
00:40:10d'être le futur candidat
00:40:11d'ailleurs
00:40:11de mémoire
00:40:12aucun des candidats
00:40:14que vous avez testés là
00:40:15est membre du gouvernement
00:40:16aujourd'hui
00:40:17aucun
00:40:18donc on voit bien
00:40:19que ce n'est pas cela
00:40:21qui va créer
00:40:21ce qui va créer
00:40:21c'est la dynamique de campagne
00:40:22ce qui va créer
00:40:23c'est les idées
00:40:24qui seront mises sur la table
00:40:25parce que c'était aussi
00:40:26la consigne
00:40:26aucun membre du gouvernement
00:40:27ne devait avoir
00:40:28il y a Gérald Darmanin
00:40:29qui était testé
00:40:30mais pas à l'air
00:40:32donc du coup
00:40:33je vous dis
00:40:33ce sera la dynamique de campagne
00:40:34et puis ça permettra aussi
00:40:35pardon mais au RN
00:40:36de sortir de l'ambiguïté
00:40:38sur l'ensemble des sujets
00:40:38le RN a changé d'avis
00:40:4010 fois sur tous les sujets
00:40:41ces 5 dernières années
00:40:42et quel monsieur Dumont ?
00:40:43c'est facile
00:40:44si Marine Le Pen
00:40:44avait été élue en 2012
00:40:46on serait sorti de l'euro
00:40:47probablement sorti de l'euro
00:40:47parce que c'est son programme
00:40:48mais vous êtes sur un programme
00:40:49qui est arriéré depuis 10 ans
00:40:50il faut vous mettre
00:40:50un jour au registre en 2027
00:40:52ça veut dire que
00:40:52est-ce que vous êtes racheté
00:40:53pas avoir terminé au second tour
00:40:54en 2017 et 2022 ?
00:40:56moi je n'ai jamais été candidat
00:40:56à la présidentielle
00:40:57je suis très à l'aise
00:40:58je n'ai pas d'ambition de l'être
00:40:58je vous respecte
00:41:00donc moi ce que je vous dis
00:41:01si vous me dites
00:41:03que c'est un vieux programme
00:41:04et je l'entends
00:41:05le vieux programme de Marine Le Pen
00:41:07c'était la sortie du nucléaire
00:41:08la sortie de l'euro
00:41:09donc c'est le point
00:41:10c'est-à-dire qu'en réalité
00:41:13vous êtes présenté
00:41:14à une élection en 2012
00:41:15et que votre parti
00:41:18Marine Le Pen
00:41:19s'est présenté à une élection
00:41:20en 2012 et 2017
00:41:22et donc il avait l'ambition
00:41:23de ne pas appliquer le programme
00:41:24sur lequel elle demandait
00:41:25aux Français de côté
00:41:25donc vous changez d'avis
00:41:28votre parti change d'avis
00:41:29comme de slip
00:41:30et donc la réalité
00:41:31c'est que vous vous trouvez
00:41:32dans une situation
00:41:33où vous êtes incapable
00:41:34d'assumer
00:41:34Vous confondez avec l'ADEME
00:41:38j'ai pas besoin de me dire
00:41:39quand est-ce qu'il faut
00:41:39changer de slip
00:41:40évidemment c'est une agence
00:41:41qu'on veut supprimer
00:41:42cas d'oeil mis à part
00:41:43monsieur Dumont
00:41:44vous regardez dans les autres
00:41:45reviseurs
00:41:45sur des programmes
00:41:46qu'on ne défend pas
00:41:47et qu'on ne présente pas
00:41:47je suis désolé
00:41:48mais je suis désolé
00:41:50car je pense que vous êtes
00:41:52patriote comme moi
00:41:52je suis patriote
00:41:53je suis désolé
00:41:54que monsieur Rétailleau
00:41:54en un an a été décevant
00:41:56moi je voulais pas son échec
00:41:57parce que son échec
00:41:58à Beauvau
00:41:58qui dirigeait les policiers
00:41:59c'était l'échec
00:42:00pour tous les Français
00:42:01la réalité c'est qu'aujourd'hui
00:42:02dans les centres de rétention
00:42:03administrative
00:42:04monsieur Dumont
00:42:05un an de Rétailleau
00:42:06ça n'a pas changé
00:42:07qu'à 30 Darmanin
00:42:07c'est 40% d'Algériens
00:42:09qui sont dans les centres
00:42:09de rétention
00:42:09qui vont exploser
00:42:10avec des profils de délinquants
00:42:11et de détenus dangereux
00:42:12que nos policiers
00:42:12ont bien dû mal à gérer
00:42:13ou qu'ils sont agressés
00:42:14c'est quasiment 400
00:42:16raccompagnements
00:42:18alors que c'était 1400
00:42:19c'est absolument faux
00:42:20il n'y a jamais eu
00:42:21les statistiques
00:42:22justement
00:42:24puisque vous parlez
00:42:25de vos différences
00:42:27sur les expulsions
00:42:28pardon madame Broussoulot
00:42:29mais juste une précision
00:42:31je suis désolé
00:42:32mais vous savez pourquoi
00:42:33en fait vous êtes à 8%
00:42:34et les sondages
00:42:35appellent à la modestie
00:42:36nous on respecte les Français
00:42:37et on se battra jusqu'au bout
00:42:38sur des programmes
00:42:38je l'ai vu
00:42:39on l'a vu
00:42:40aux élections anticipées
00:42:41législatives 2024
00:42:42après les élections européennes
00:42:43lors de la dissolution
00:42:44pardon mais
00:42:45vous avez mis une machine
00:42:46à photocopier nos idées
00:42:47au Rassemblement Social
00:42:48chez LR
00:42:48et ça ne fonctionne pas
00:42:49les Français préfèrent
00:42:49l'original à la copie
00:42:50les peines planchées
00:42:51les peines minimales
00:42:52à la présence
00:42:52aux victimes défenses
00:42:53que même Pécresse
00:42:53oui moi je ne vous parle pas
00:42:54d'il y a 10 ans
00:42:55je vous parle d'il y a 3 ans
00:42:56pardon mais c'est intéressant
00:42:57ce que vous dites
00:42:58vous ne l'avez pas voté
00:42:59monsieur Dumont
00:42:59les peines planchées
00:43:00on est dépouilleux
00:43:01quand c'est vous
00:43:02vous êtes des notables
00:43:03descendez de votre connaissance
00:43:05de classe sociale
00:43:06parce que c'est le sentiment
00:43:07que vous donnez aux Français
00:43:07et aux gens que vous ne connaissez pas
00:43:09vous ne connaissez pas
00:43:10et que vous parlez de la classe sociale
00:43:11par qui vous vous prenez
00:43:12pour qui vous vous prenez
00:43:13pourquoi vous ne votez pas
00:43:14une proposition de l'homme
00:43:15monsieur Dumont
00:43:15à l'Assemblée
00:43:16pardon alors
00:43:16les peines planchées
00:43:17on va juste parler
00:43:19l'un après l'autre
00:43:20ce sera plus simple
00:43:20allez-y monsieur Dumont
00:43:22alors à moins que je me trompe
00:43:23ça a quand même été introduit
00:43:24et créé par Nicolas Sarkozy
00:43:25on n'a jamais dit le contraire
00:43:26mais nous on est pour le retour
00:43:27mais on n'avait pas voté
00:43:27si si on l'a parfaitement voté
00:43:29on l'avait même proposé
00:43:30et d'ailleurs je crois même
00:43:31qu'il y avait une proposition de loi
00:43:33il y avait une proposition
00:43:34par exemple de madame Mouchou
00:43:35si je ne dis pas de bêtises
00:43:36qui était députée Horizon
00:43:38nous on l'avait voté
00:43:40la proposition de résolution
00:43:42sur la fin des accords
00:43:44franco-algériens
00:43:44vous l'avez voté
00:43:45certains ont voté
00:43:48chez LR on l'a tous voté
00:43:49c'est un bon exemple jeudi
00:43:51vous avez fait la même chose
00:43:52tu vas aller
00:43:53chacun a son tour
00:43:54sinon on ne va pas s'entendre
00:43:55et donc je peux même vous dire
00:43:57les accords
00:43:57on a toujours été très clair
00:44:00on a toujours voté
00:44:01ce qui va dans le bon sens
00:44:01c'est ce qu'on a toujours défendu
00:44:02donc les peines planchers
00:44:03qu'on a nous-mêmes introduites
00:44:04quand on était au gouvernement
00:44:05qui ont ensuite été supprimées
00:44:06par François Hollande
00:44:07évidemment qu'on les a soutenues
00:44:09peu importe ce qu'il les propose
00:44:10et les peines minimales
00:44:10qui n'ont jamais été mis en place
00:44:11monsieur Dumont
00:44:12on la propose
00:44:12vous l'auriez voté
00:44:13comme on l'a fait
00:44:14pour les accords de 68
00:44:15quand ça vous gêne
00:44:17les accords
00:44:17non c'est pas ça
00:44:18c'est qu'en fait
00:44:18je ne peux jamais en placer une
00:44:19vous parlez longuement
00:44:20allez-y monsieur Dumont
00:44:21donc la proposition de résolution
00:44:25qui visait à suspendre
00:44:26les accords franco-algériens
00:44:28de 1968
00:44:29c'est nous qui l'avions proposé
00:44:30la première fois
00:44:31j'étais encore député à l'époque
00:44:32c'est moi qui l'ai proposé
00:44:33à mon groupe de le faire
00:44:34d'ailleurs
00:44:34nous l'avions proposé
00:44:36et nous l'avions mis au débat
00:44:37ça n'avait pas été adopté
00:44:38parce qu'une majorité
00:44:39de députés RN
00:44:40avait préféré
00:44:40faire la sieste
00:44:41que venir voter
00:44:42bon vous avez réparé votre erreur
00:44:43vous l'avez présenté
00:44:44vous l'avez voté
00:44:45tant mieux
00:44:45dans les débats budgétaires
00:44:46on est à 36%
00:44:47on est devant vous
00:44:48on va pas jouer à la cour de récré
00:44:50et donc tant mieux
00:44:51mais tant mieux
00:44:52et donc tant mieux
00:44:52ça prouve que
00:44:53sur certains points
00:44:54les partis peuvent se retrouver
00:44:56que le RN et LR
00:44:58aient des points communs
00:44:59en termes de régalien
00:45:00c'est pas quelque chose
00:45:01qui est quelque chose de nouveau
00:45:03je pense qu'on est d'accord sur ça
00:45:05que le RN ait des points communs
00:45:06avec la gauche
00:45:07avec LFI
00:45:07sur les matières économiques
00:45:09ça s'est vu
00:45:10durant ces dernières semaines
00:45:11sur le débat budgétaire
00:45:12à l'Assemblée nationale
00:45:13de nombreux amendements
00:45:14proposés par la gauche
00:45:15le Parti Socialiste
00:45:16voire la France Insoumise
00:45:17ont été adoptés
00:45:18avec les votes
00:45:20du Rassemblement National
00:45:21nous
00:45:22pardon
00:45:22on est plutôt
00:45:23on est plutôt en opposition
00:45:25à l'augmentation des impôts
00:45:26que vous vous avez voté
00:45:27si vous me permettez
00:45:28on a un modem
00:45:29le modem
00:45:30qui est plus proche de vous
00:45:31que de nous
00:45:31puisque vous avez été
00:45:32en socle commun du gouvernement
00:45:33pendant un an
00:45:34avec M. Barnier
00:45:35et M. Bérou
00:45:35ils ont proposé
00:45:36ce que nous ont proposé
00:45:37sur l'impôt sur les fortunes financières
00:45:39c'est à dire que
00:45:40vous avez le droit de créer
00:45:41de nouveaux impôts
00:45:41attendez je peux juste terminer
00:45:42vous avez le droit de créer
00:45:43de nouveaux impôts
00:45:44nous on est contre
00:45:45bien sûr
00:45:46vous exigez problème
00:45:47merci
00:45:48donc je disais simplement
00:45:49que c'est pas les défis
00:45:50le modem
00:45:50le modem sont plus proches
00:45:51de vous que de nous
00:45:52vous avez été dans le même
00:45:53socle commun du gouvernement
00:45:53pendant un an
00:45:54donc l'impôt sur la fortune financière
00:45:56que Marine Le Pen défend
00:45:57elle sort de la résidence principale
00:45:58pour les français
00:45:59qui n'ont qu'une résidence
00:46:00dont c'est son propriétaire
00:46:00cette taxation
00:46:01elle permet aussi
00:46:03de taxer
00:46:04ceux qui spéculent
00:46:05et même je vais plus loin
00:46:06sur cette disposition
00:46:07que vous contestez
00:46:08vous n'avez pas voté
00:46:09vous trouvez que c'est pas bien
00:46:10ce que M. Jean-Philippe Tanguay
00:46:11que Marine Le Pen
00:46:11et Jordan Bardella ont défendu
00:46:12par exemple le fait
00:46:13que des entreprises multinationales
00:46:14font du contournement fiscal
00:46:16d'optimation fiscal
00:46:16vous ne voudrez pas
00:46:17qu'on refasse ce qu'on débat
00:46:18si vous plaît de l'Assemblève
00:46:19grâce à nous
00:46:19le fisc
00:46:20va pouvoir calculer
00:46:21le vrai
00:46:22non mais
00:46:22va pouvoir calculer
00:46:23le vrai bénéfice
00:46:24ce n'est pas tout à fait
00:46:24pour cette raison
00:46:25qu'on vous a invité
00:46:26nous c'est facile
00:46:27on est contre
00:46:28pardon mais je voudrais
00:46:29juste qu'on revienne
00:46:29aussi sur ce sondage
00:46:30mais attendez
00:46:31ça devrait vous faire plaisir
00:46:32le Rassemblement National
00:46:34est devant dans ce sondage
00:46:34que quand je suis technique
00:46:35il n'y a plus personne
00:46:35c'est juste que vous en changez
00:46:37tous les 4 matins
00:46:37ne recommencez pas
00:46:39M. Dumont
00:46:40vous voyez vous êtes
00:46:40cours de récré là
00:46:41c'est pas M. Dumont
00:46:42qui prend de la hauteur
00:46:43avec qui on peut débattre
00:46:44Bruno Jeudy
00:46:45juste peut-être une réaction
00:46:49un peu mal barré quand même
00:46:50quand on voit
00:46:51les discussions
00:46:52qui s'engagent devant nous
00:46:53on n'est pas sur une opération
00:46:54de séduction
00:46:55de toute façon
00:46:56l'union des droites
00:46:57chez les leaders
00:46:58ça marche pas très très bien
00:47:00mais ça c'est pas très nouveau
00:47:02ça fait longtemps
00:47:02en revanche
00:47:04à la base
00:47:05ça peut fonctionner
00:47:06en tous les cas
00:47:06le sondage montre
00:47:07que la progression
00:47:09du RN
00:47:11se fait
00:47:12la progression
00:47:13des scores
00:47:15de Marine Le Pen
00:47:15et Jordan Bardella
00:47:16ne se fait pas
00:47:17au détriment
00:47:17de Reconquête
00:47:20ou de Nicolas Dupont-Aignan
00:47:21ou même Philippe De Villiers
00:47:23qu'on teste
00:47:23pour la première fois
00:47:25mais plutôt au détriment
00:47:26des LR
00:47:28qui perdent quand même
00:47:29qui lâchent
00:47:30des plumes
00:47:31dans ce sondage
00:47:33et sans doute pas
00:47:34que des LR
00:47:36puisque bon
00:47:37Jordan Bardella
00:47:38gagne entre 4 et 5 points
00:47:40les abstentionnistes également
00:47:41et les abstentionnistes
00:47:43donc
00:47:43l'union des droites
00:47:45c'est pas gagné
00:47:46mais il y a quand même
00:47:47une partie des électeurs
00:47:48qui y aspirent
00:47:49ça c'est une évidence
00:47:50de le dire
00:47:51après
00:47:52on voit quand même
00:47:54que
00:47:54je peux rejoindre
00:47:56M. Dumont
00:47:57sur un point
00:47:57parce que moi
00:47:58je suis toujours
00:47:58un petit peu sceptique
00:47:59quand on se défend
00:48:00sur les sondages
00:48:01en disant
00:48:01oui mais bon
00:48:01c'est loin
00:48:02c'est vrai que c'est loin
00:48:02mais je trouve quand même
00:48:04que pour les Républicains
00:48:05qui avaient plutôt
00:48:06bénéficié ces derniers mois
00:48:08d'un regain
00:48:09dans les sondages
00:48:10
00:48:11on est plutôt
00:48:12sur une
00:48:13aller au mieux
00:48:13sur
00:48:14une période de stagnation
00:48:16voire un peu
00:48:16de déclin
00:48:17oui Hélène Rouet
00:48:18et comme vous disiez
00:48:19M. Dumont
00:48:19un sondage
00:48:20est une photo
00:48:21à l'instant T
00:48:22pour rebondir
00:48:22sur ce que dit Bruno Jeudy
00:48:23là la photo
00:48:24pour le coup
00:48:24du moment
00:48:25je trouve
00:48:25est assez intéressante
00:48:26si on ne parle pas
00:48:27de Bruno Retailleau
00:48:27il y a deux autres personnes
00:48:28quand même
00:48:29des Républicains
00:48:29qui ont été testés
00:48:30dans ce sondage
00:48:30donc c'est Laurent Wauquiez
00:48:32et Xavier Bertrand
00:48:32lorsque c'est Laurent Wauquiez
00:48:34qui représente
00:48:34effectivement
00:48:35les Républicains
00:48:35lui est à 3%
00:48:37est-ce que cela veut dire
00:48:38qu'effectivement
00:48:39la dernière séquence
00:48:40peut-être avec la nomination
00:48:41du gouvernement
00:48:41le corps nu d'eux
00:48:42l'LR qui ne vote pas
00:48:44la censure
00:48:44peut-être que c'est
00:48:45quelque chose
00:48:45qui n'a pas plu aux militants
00:48:46quoi qu'il en soit
00:48:47Bruno Retailleau
00:48:48est à 8 ou 8,5
00:48:50Laurent Wauquiez
00:48:50est à 3
00:48:51et sur la configuration
00:48:52de Xavier Bertrand
00:48:53lui est à 5,5
00:48:55donc effectivement
00:48:55Laurent Wauquiez
00:48:56est le chef de file
00:48:57des députés DR
00:48:57et pour l'instant
00:48:58en tout cas
00:48:59dans la moins bonne position
00:49:00du côté des Républicains
00:49:01en complément
00:49:02ce qu'il faut dire
00:49:02quand on regarde la photo
00:49:04et quand on zoome sur LR
00:49:05c'est le sentiment
00:49:06que ce parti
00:49:06et ses sympathisants
00:49:07sont écartelés
00:49:08et ça pour le coup
00:49:09c'est une tendance
00:49:10qu'il faut avoir en tête
00:49:10parce qu'elle jouera
00:49:11dans toute la campagne
00:49:12vous avez
00:49:13Bruno l'a rappelé
00:49:14un quart des électeurs
00:49:15qui ont voté LR
00:49:16ou D vers droite
00:49:17aux élections législatives
00:49:18qui disent
00:49:18qu'ils voteraient Bardella
00:49:19vous en avez un cinquième
00:49:21qui disent qu'ils voteraient
00:49:21Philippe
00:49:22et vous en avez 3 sur 10
00:49:23qui seulement choisiraient
00:49:24Bruno Retailleau
00:49:25donc on voit bien
00:49:25qu'entre ces différentes forces
00:49:27il y a ce sentiment
00:49:28que LR
00:49:29est non pas
00:49:30balloté de vent en vent
00:49:32parce qu'il a un chef
00:49:33il a un président de groupe
00:49:34etc
00:49:34mais en tout cas
00:49:35que son électorat
00:49:36est extrêmement divisé
00:49:37sur l'attitude
00:49:37et sur la tactique à venir
00:49:39et donc qu'il y ait
00:49:40rassemblement des droites
00:49:41ou qu'il y ait socle commun
00:49:42de toute façon
00:49:43ça ne fera pas le plein
00:49:44ça ne rassemblera pas
00:49:45tous LR
00:49:45et tous les militants LR
00:49:46Pierre-Henri Dumont
00:49:47que vous disent les militants
00:49:48justement sur cette question
00:49:49on entendait Xavier Bertrand
00:49:51cette semaine sur BFM TV
00:49:52qui ne voulait pas parler
00:49:53d'un rapprochement
00:49:54avec le rassemblement national
00:49:56vous qu'est-ce que vous entendez
00:49:57autour de vous ?
00:49:58Déjà moi j'ai personne
00:49:59qui parle de la présidentielle 2027
00:50:00absolument personne
00:50:02par la tout petit peu
00:50:03des élections de LR
00:50:04c'est pas que c'est pas
00:50:05dans nos têtes
00:50:05je vous me demandais
00:50:06l'avis des gens que je rencontre
00:50:07donc je vous dis
00:50:08que moi les gens que je rencontre
00:50:09ne me parlent pas
00:50:09de la présidentielle 2027
00:50:10ils me parlent de crise d'autorité
00:50:11ils me parlent de la question budgétaire
00:50:13ils me parlent
00:50:14pour certains
00:50:15des élections municipales
00:50:17parce que ce sont
00:50:17les prochaines échéances
00:50:18mais la présidentielle
00:50:19c'est encore très très loin
00:50:20ensuite sur la question
00:50:22nous de nos propres militants
00:50:23au niveau des républicains
00:50:25on n'a jamais été
00:50:25pour faire des accords d'appareil
00:50:27avec personne
00:50:28on a toujours été par contre
00:50:29pour faire le rassemblement
00:50:30par la base
00:50:31par les électeurs
00:50:32par exemple
00:50:32ce qu'avait réussi à faire
00:50:33Nicolas Sarkozy
00:50:34en 2007
00:50:35et donc l'enjeu
00:50:36ce que vous dites
00:50:37sur les différentes
00:50:38les quatre quarts de la droite
00:50:40des gens qui s'identifient de droite
00:50:41qui sont peut-être dispersés
00:50:43chez le CRS de Macroniste
00:50:45chez Jordan Bardella
00:50:46chez les abstentionnistes
00:50:48ou chez LR Maison-Mère
00:50:49et bien ce sera à nous
00:50:51dans la dynamique de campagne
00:50:52de rassembler tout ça
00:50:53parce qu'il y a quelque chose
00:50:54qui est très fort à droite
00:50:55c'est une fois qu'on a un chef
00:50:56qu'on est en dynamique de campagne
00:50:57et qu'on est capable
00:50:58d'avoir
00:50:59d'insuffler ce sentiment
00:51:00que la victoire est possible
00:51:01et bien dans ces cas-là
00:51:02tout le monde se rassemble
00:51:03et on peut faire fi
00:51:04de ces différences qui existent
00:51:05et qui ont toujours existé à droite
00:51:06sur certains sujets
00:51:08sur la question européenne
00:51:09on sait qu'on a des personnes
00:51:10qui sont un peu plus souverainistes
00:51:11que d'autres
00:51:12on sait que
00:51:13sur les questions sociales
00:51:14on a des personnes
00:51:15qui sont plus du gaullisme social
00:51:16et d'autres qui sont
00:51:17beaucoup plus libéraux
00:51:18bref tout cela
00:51:19ça peut se rassembler
00:51:21si on a une dynamique forte
00:51:22qui est enclenchée
00:51:23avec un chef
00:51:24qui est clairement identifié
00:51:25donc c'est à nous
00:51:26maintenant de continuer
00:51:27notre travail sur le projet
00:51:28qui a déjà été mis en place
00:51:29par Bruno Retailleau
00:51:30on a ce chef de parti
00:51:31qui a été désigné
00:51:32qui est donc Bruno Retailleau
00:51:34et demain
00:51:34ce sera à nous
00:51:35c'est ce qui avait été dit
00:51:36lors du dernier bureau politique
00:51:37à désigner
00:51:38trouver le mode de désignation
00:51:40du candidat
00:51:41et puis avancer rapidement
00:51:42parce que la réalité
00:51:43c'est que
00:51:43partout
00:51:44on sait qu'il y a des candidats
00:51:45qui sont des candidats
00:51:46déclarés, désignés
00:51:47un peu seuls dans leur couloir
00:51:48que ce soit Marine Le Pen
00:51:50ou Jordan Bardella
00:51:50on sait que l'un des deux
00:51:52sera
00:51:52sur la décision de justice
00:51:53pour l'instant
00:51:54enfin je vois qu'il y a des soifs
00:51:55j'ai dit ça
00:51:55et monsieur Dumont
00:51:57nous ce sera aussi
00:51:58à nous de travailler
00:51:59ce sera à nous de travailler
00:52:00sur le candidat
00:52:02à l'élection présidentielle
00:52:03et donc c'est aussi ça
00:52:04que maintenant
00:52:04nous attend
00:52:05j'entendais
00:52:06que monsieur Retailleau
00:52:08disait
00:52:08et il l'a fait
00:52:09lors de l'élection
00:52:09par ses législatives
00:52:10de Montauban
00:52:11qu'il ne fallait pas une voix
00:52:12pour l'extrême gauche
00:52:13si en 2027
00:52:14c'est au second tour
00:52:15pardon de faire un peu
00:52:16de politique fiction
00:52:17mais les convictions
00:52:18elles elles restent
00:52:18puisque vous comptez
00:52:19votre cohérence des convictions
00:52:20pardon mais il n'a pas dit
00:52:22pas une voix à l'extrême gauche
00:52:23elle dit pas une voix à gauche
00:52:24oui le gauche ou l'extrême gauche
00:52:25c'est vrai que c'est à peu près
00:52:25la même chose
00:52:26l'extrême gauche
00:52:26c'est à la gauche
00:52:26je suis d'accord
00:52:27avec vous
00:52:27les simplifications
00:52:29ce que je veux dire
00:52:30c'est que
00:52:31si au second tour
00:52:34de l'élection présidentielle
00:52:34vous avez Jean-Luc Mélenchon
00:52:35et Marine Le Pen
00:52:36pour qui appelleriez à voter
00:52:38et pour qui vous
00:52:38voteriez vous
00:52:39puisque l'extrême gauche
00:52:40ou la gauche
00:52:41appelez-le comme vous voulez
00:52:42aujourd'hui
00:52:42c'est celle que vous combattez
00:52:43celle qui a dit combattre
00:52:45et vous l'avez fait
00:52:45pour la parcelle de Montourban
00:52:46vous savez
00:52:47nous en tout cas
00:52:48on est candidat
00:52:49pas pour choisir
00:52:50et faire un choix
00:52:50auquel on ne participe pas
00:52:51au deuxième tour
00:52:52on est candidat
00:52:53pour être
00:52:53en situation de gagner
00:52:54moi toutes les élections
00:52:55que je me suis personnellement présenté
00:52:57une dizaine
00:52:58je voulais vous répondre
00:52:58j'ai toujours été au deuxième tour
00:53:00donc j'ai jamais eu
00:53:01à faire de désistement
00:53:01de quoi que ce soit
00:53:02mais vous
00:53:03je parle de votre candidat
00:53:04ce que je peux vous dire
00:53:05ce que je peux vous dire
00:53:05c'est que je connais
00:53:06assez peu de militants LR
00:53:07qui dans le cadre d'un deuxième tour
00:53:09iront voter pour Jean-Luc Mélenchon
00:53:10voire aucun
00:53:11donc vous ne voterez pas
00:53:12pour Jean-Luc Mélenchon
00:53:15et je pense que ça n'arrivera jamais
00:53:18que je vote pour Jean-Luc Mélenchon
00:53:19oui très clair
00:53:19vous êtes très clair
00:53:20mais moi c'est pareil
00:53:20je ne voterai jamais
00:53:21pour l'extrême gauche
00:53:22ou la gauche
00:53:22c'est pas pareil monsieur Vallée
00:53:24pourquoi c'est pas pareil ?
00:53:25vous vous dites
00:53:26la gauche et l'extrême gauche
00:53:27c'est pas pareil
00:53:28l'extrême droite et la droite
00:53:29c'est pas pareil
00:53:30le nouveau fropo populaire
00:53:31oui mais moi je ne suis pas
00:53:31d'extrême droite monsieur
00:53:32moi je vous dis
00:53:33c'est la différence
00:53:34sans faire de jeu de mots
00:53:35il y a même l'ennemi
00:53:36ça l'intérieur
00:53:37qui fait une
00:53:37oui d'accord
00:53:38mais vous me permettrez
00:53:39qu'en politique
00:53:40c'est que j'ai le droit
00:53:40d'avoir des opinions
00:53:41diverses
00:53:41je suis désolé
00:53:42la gauche a la biété
00:53:44dans le nouveau fropo populaire
00:53:45pour gagner des sièges électoraux
00:53:46en juin 2024
00:53:47mais vous n'avez pas échappé
00:53:48que le nouveau fropo populaire
00:53:48est une alliance
00:53:49elle n'est pas un parti unique
00:53:51écoutez je ne m'étonne pas
00:53:52que les barassos
00:53:52viennent au secours
00:53:53des socialistes
00:53:54ou des extrêmes gauchistes
00:53:54il ne s'agit pas de dire au secours
00:53:55il s'agit pas d'une description
00:53:56précise du rapport de force
00:53:58je ne m'énerve pas
00:53:59je vous réponds
00:53:59sur la même tonalité
00:54:00que la vote
00:54:01et avec un sourire
00:54:02équivalent au vote
00:54:02faites le mieux
00:54:04parce que vous m'imitez mal
00:54:05mais ce que je veux dire
00:54:05je ne vous imite pas
00:54:06je vous réponds de la même manière
00:54:07ne comprenez pas le paralysme des formes
00:54:08c'est que
00:54:09non mais pourquoi
00:54:09je sens un peu de haine
00:54:11vis-à-vis de vous
00:54:11c'est parce que vous faites vos une
00:54:12sur les violences policières
00:54:13et sur la haine du rassemblement
00:54:14je vous renvoie
00:54:15je vous renvoie au dictionnaire
00:54:17sur le mot haine
00:54:18je ne vous renvoie au dictionnaire
00:54:18non vous n'êtes pas journaliste
00:54:19vous n'êtes pas de une
00:54:20moi quand j'étais policier
00:54:21je traite du tout de la même manière
00:54:22je ne fais pas de différence
00:54:23entre les gens
00:54:23et la différence entre vous
00:54:24et moi aujourd'hui
00:54:25c'est que moi je suis élu
00:54:26c'est que les gens du rassemblement
00:54:27sont élus
00:54:27et que dans les gens de votre journal
00:54:28qui sont indispensables
00:54:29pour la démocratie
00:54:30moi je le dis haut et fort
00:54:31comme vous
00:54:32vous devrez dire haut et fort
00:54:33qu'on a un parti comme les autres
00:54:34pourquoi ?
00:54:35parce que les français votent pour nous
00:54:36donc le vote
00:54:37c'est les français qui choisissent
00:54:38entre les candidats qui se présentent
00:54:39ce n'est pas des journaux
00:54:40ou des médias qui doivent dire
00:54:41les gens sont bien ou pas bien
00:54:42ou on crée des sévilles anti-RN
00:54:44parce que vous nous détestez
00:54:45si je ne m'abuse
00:54:46le RN est traité
00:54:47dans les colonnes de libération
00:54:48comme toutes les formations politiques
00:54:49pour toujours dire du mal
00:54:49vous voulez qu'on fasse des recherches
00:54:50pour rendre compte
00:54:51écoutez vous ne devez pas lire
00:54:52sur votre journal monsieur
00:54:53parce que je n'ai pas la passion
00:54:55je ne suis pas sadomasochiste
00:54:58je ne vais pas en plus supporter
00:55:00vos diatribes
00:55:00et vous alimentent
00:55:01parfois méchants
00:55:02quand vous dites que Jordan Bardella
00:55:03c'est un de vos journalistes
00:55:03qui disait qu'il n'avait pas écrit
00:55:04le livre lui-même
00:55:05je pense que ça n'élève pas
00:55:06le débat politique
00:55:06je peux en donner d'autres
00:55:07parce que vous aimez bien
00:55:08avoir les exemples
00:55:08Bruno Jeudy
00:55:09je voulais revenir aussi
00:55:10sur cette semaine
00:55:11qui a été historique
00:55:13pour le Rassemblement National
00:55:14est-ce que vous avez le sentiment
00:55:15qu'il y a un plat de fond de verre
00:55:16qui a été brisé
00:55:17cette semaine
00:55:18on voit notamment ce sondage
00:55:19avec Jordan Bardella
00:55:21qui est en tête
00:55:21des intentions de vote
00:55:23pour la prochaine élection présidentielle
00:55:25pour la première fois
00:55:26on sait qu'aussi
00:55:27un texte porté
00:55:28par le Rassemblement National
00:55:29a été approuvé
00:55:29par une majorité de députés
00:55:31alors deux choses différentes
00:55:32Émilie
00:55:33la présidentielle
00:55:34plafond de verre
00:55:35c'est atteindre les 50%
00:55:36on ne sait pas aujourd'hui
00:55:37si un candidat
00:55:38du Rassemblement National
00:55:39est en mesure de le faire
00:55:40je parle plutôt des événements
00:55:41à l'Assemblée Nationale
00:55:42pour ce qui est de l'Assemblée Nationale
00:55:43oui il s'est passé
00:55:44quelque chose d'important
00:55:44puisque un texte
00:55:46une proposition de loi
00:55:47du Rassemblement National
00:55:48a été voté
00:55:49approuvé d'abord
00:55:51puis voté
00:55:52par les LR
00:55:54et le parti
00:55:55Horizon
00:55:56plus quelques députés
00:55:57liottes
00:55:58sur un sujet
00:55:59très précis
00:56:00et moi je trouve
00:56:01que ça ne
00:56:02de ça
00:56:03on ne peut pas dire
00:56:05que c'est l'union des droites
00:56:06moi je
00:56:07continue à penser
00:56:09que les LR
00:56:10comme Horizon
00:56:11défendait cette mesure
00:56:12ils avaient déposé
00:56:14une proposition de loi
00:56:14pour les LR
00:56:15Michel Tabarro
00:56:16il y a un an
00:56:16qui n'avait pas été adoptée
00:56:18parce qu'une partie
00:56:19des RN n'était pas là
00:56:20enfin je ne sais plus exactement
00:56:21comment ça s'était passé
00:56:22quant à
00:56:23Edouard Philippe
00:56:25parfois on lui reproche
00:56:26de ne pas faire
00:56:26assez de propositions
00:56:27mais pour le coup
00:56:27sur ce sujet là
00:56:28il y a presque deux ans
00:56:30dans l'Express
00:56:31il a fait une interview
00:56:32assez spectaculaire
00:56:33où c'est lui
00:56:33qui a remis le thème
00:56:34sur la table
00:56:35même si c'est une
00:56:37proposition ancienne
00:56:38du Rassemblement National
00:56:40donc oui c'est important
00:56:41maintenant il faut dire
00:56:42à nos téléspectateurs
00:56:43que ce traité
00:56:45ne sera pas abrogé
00:56:47parce que l'Assemblée
00:56:47a voté une résolution
00:56:48qui n'a pas de valeur juridique
00:56:51c'était symbolique
00:56:51c'était pour interpeller
00:56:52Mme Macron
00:56:53bien sûr
00:56:53l'article 34
00:56:53de la Constitution
00:56:54le dit
00:56:55la politique extérieure
00:56:56de la France
00:56:56n'est pas décidée
00:56:57par une résolution
00:56:58à l'Assemblée
00:56:59nationale
00:56:59il n'en reste pas moins
00:57:01que le thème est important
00:57:02que le Rassemblement National
00:57:03peut s'enorgueillir
00:57:04d'une victoire symbolique
00:57:06et que pour les LR
00:57:09et Horizon
00:57:09qui sont restés cohérents
00:57:11c'est aussi un peu
00:57:12de l'embarras politique
00:57:14c'est symbolique
00:57:15mais ça a mis quand même
00:57:16une certaine pression
00:57:17je dirais sur le gouvernement
00:57:18et peut-être sur l'Elysée
00:57:19ça a amené quand même
00:57:20Sébastien Lecornu
00:57:21le soir même
00:57:21à dire qu'il fallait
00:57:23peut-être éventuellement
00:57:24renégocier ces accords
00:57:25en tout cas il s'est exprimé
00:57:27le soir même sur la question
00:57:27bien sûr
00:57:28Sébastien Lecornu
00:57:28a reddit bout pour bout
00:57:29ce que le Président de la République
00:57:31avait dit au mois de février
00:57:32c'est-à-dire
00:57:32discussion
00:57:33renégociation
00:57:35mais pas abrogation
00:57:36mais est-ce que pour autant
00:57:36le timing était idéal
00:57:38parce qu'on semble oublier
00:57:39autour de cette table
00:57:40qu'il y a au moment
00:57:41où on se parle
00:57:41un écrivain et un journaliste
00:57:43qui sont détenus
00:57:44dans des prisons algériennes
00:57:45et qu'au moment
00:57:46où la diplomatie
00:57:47essaye de les faire sortir
00:57:48remettre une couche
00:57:50sur ce débat-là
00:57:51au moment précis
00:57:52où cela a été fait
00:57:53n'était peut-être pas idéal
00:57:54ça fait quand même
00:57:55plusieurs mois
00:57:56qu'on a des journalistes
00:57:56et des écrivains
00:57:58qui sont emprisonnés
00:57:59que la diplomatie
00:58:00on a essayé
00:58:00ça peut fonctionner
00:58:00ça peut peut-être fonctionner
00:58:04aujourd'hui
00:58:05il y a eu la liste
00:58:06dégracillée
00:58:07par le Président
00:58:09parce que le 1er novembre
00:58:10jour du déclenchement
00:58:11de la guerre
00:58:11d'indépendance
00:58:13c'est une journée de grâce
00:58:14et il n'y a pas
00:58:15cette
00:58:15visiblement
00:58:16dans une demi-heure
00:58:18il n'y aura pas
00:58:19je parlais plutôt
00:58:21du message envoyé
00:58:22au-delà du fond
00:58:23je voulais plutôt parler
00:58:25du message envoyé
00:58:26on sait aussi
00:58:27qu'il y a un amendement
00:58:28du député
00:58:30Matéi
00:58:30Modem
00:58:31qui a été voté
00:58:32à la fois
00:58:32par le Rassemblement National
00:58:33et par le Parti Socialiste
00:58:35voilà
00:58:36c'est aussi quelque chose
00:58:37d'important aussi
00:58:38qui est en train
00:58:39de se faire
00:58:40à l'Assemblée Nationale
00:58:41alors l'affaire
00:58:42de l'IFI
00:58:44réaménagé
00:58:44est un peu plus confuse
00:58:46c'est un sous-amendement
00:58:47un amendement
00:58:48à mon avis
00:58:49ma question c'est plutôt
00:58:50la suivante
00:58:51est-ce qu'on est à un tournant
00:58:52vis-à-vis du Rassemblement National
00:58:54je trouve qu'on est excessif
00:58:56en disant ça
00:58:57je ne pense pas
00:58:58qu'on puisse en faire
00:58:58l'exégèse de ça
00:59:01c'est pas
00:59:01c'est un Rassemblement National
00:59:03maintenant
00:59:03qui dicte un peu
00:59:04qui donne le député
00:59:05pour l'Assemblée
00:59:07d'autant plus que cette affaire
00:59:08franchement
00:59:09pour en avoir discuté
00:59:09avec Sébastien Lecornu
00:59:10aujourd'hui
00:59:11lui il pense que
00:59:12en deuxième lecture
00:59:13ça disparaîtra
00:59:14et puis pour ceux
00:59:15qui étaient à l'Assemblée Nationale
00:59:16vendredi
00:59:16quand tout cela
00:59:17s'est discuté
00:59:18dans le flot
00:59:20des discussions
00:59:21et des amendements techniques
00:59:22qui ont été proposés
00:59:23est-ce qu'à un moment donné
00:59:25le fait que le Modem
00:59:26et le Rassemblement National
00:59:27se soient retrouvés
00:59:28sur le même amendement
00:59:29vu le nombre d'amendements
00:59:30qui a été discuté
00:59:31et vu la complexité
00:59:32de chacun des amendements
00:59:33n'exclut pas
00:59:34qu'à un moment donné
00:59:34quelqu'un se soit pris les pieds
00:59:35dans le tapis
00:59:35en appuyant sur le bouton
00:59:36non mais pardon
00:59:37il ne faut pas imaginer
00:59:39que c'est quelque chose
00:59:40de nouveau
00:59:41ça fait des années
00:59:42et des années
00:59:43que sur des milliers
00:59:44d'amendements
00:59:45la gauche peut voter
00:59:47la même chose
00:59:48que le Rassemblement National
00:59:49qu'au sein même
00:59:50de la coalition
00:59:51qui était celle
00:59:52d'Emmanuel Macron
00:59:52il y a des divergences
00:59:53que certains peuvent voter
00:59:55avec la gauche
00:59:55d'autres peuvent voter
00:59:56avec la droite
00:59:56d'autres peuvent voter
00:59:57avec le Rassemblement National
00:59:58ce qui change concrètement
01:00:00aujourd'hui
01:00:00c'est que c'était adopté
01:00:02mais que des blocs
01:00:04de différents partis
01:00:04qui peuvent penser
01:00:05de façon totalement différente
01:00:07et sont très opposés
01:00:07mais peuvent se rassembler
01:00:08sur un ou deux sujets
01:00:09l'augmentation de la fiscalité
01:00:11par exemple
01:00:11de façon générale
01:00:13entre la gauche
01:00:14et le Rassemblement National
01:00:15ils se sont retrouvés
01:00:16donc ils ont adopté
01:00:17cette
01:00:17je ne sais pas si on va dire ça
01:00:19nouvelle ISF
01:00:20ça dépendra
01:00:22de comment
01:00:22ce sera fait
01:00:23même les auteurs
01:00:26ne sont pas d'accord
01:00:26sur les exonérations
01:00:27ce à quoi on n'est pas habitué
01:00:29c'est plutôt
01:00:29le fait qu'il n'y ait pas
01:00:30de majorité
01:00:31qui soit homogène
01:00:33continue
01:00:33et qu'on est sur des votes
01:00:35des alliances différentes
01:00:36c'est ça qui est
01:00:37une vraie surprise
01:00:38parce qu'on a vu hier
01:00:39effectivement
01:00:40sur ces amendements
01:00:40et ces sous-amendements
01:00:41on ne va pas rentrer
01:00:42dans la technique
01:00:43un vote sur des amendements
01:00:44modem par le parti socialiste
01:00:45et par le Rassemblement National
01:00:47c'est vrai que ce n'est pas
01:00:47des votes
01:00:47des schémas classiques
01:00:49auxquels nous sommes habitués
01:00:50on vient d'avoir
01:00:52les élections en Hollande
01:00:53cette semaine
01:00:53il y a eu entre 28 et 30 partis
01:00:55donc une fragmentation
01:00:56très forte de l'opinion
01:00:57donc forcément
01:00:58il va y avoir des coalitions
01:00:59c'est vrai qu'on n'a pas
01:01:00cette culture
01:01:01je voulais vous faire réagir aussi
01:01:02toujours sur ce sondage
01:01:04on sait qu'apparaissent
01:01:06dans ce sondage
01:01:06notamment
01:01:07Marine Tondelier
01:01:08Éric Zemmour
01:01:09Dominique de Villepin
01:01:10qu'est-ce que ça donne
01:01:11pour ces personnalités-là ?
01:01:12Marine Tondelier
01:01:13elle est évaluée
01:01:14entre 4,5 et 5,5%
01:01:17de suffrage
01:01:17c'est à peu près
01:01:18le score qu'a fait
01:01:19Yannick Jadot
01:01:19qui a fait un tout petit peu
01:01:20moins que 5%
01:01:21aux élections législatives
01:01:23on voit bien que
01:01:23le vote écologiste
01:01:25pardon aux élections présidentielles
01:01:28le vote écologiste
01:01:30il reste
01:01:30il reste
01:01:31effectivement
01:01:32un potentiel électoral
01:01:34ce qu'il faut suivre
01:01:35c'est savoir
01:01:36s'il va y avoir
01:01:36une primaire
01:01:37de la gauche
01:01:37de la gauche sociale démocrate
01:01:40et de l'écologie
01:01:40ou pas
01:01:41parce que là
01:01:41ça pourrait changer les choses
01:01:42s'il n'y avait qu'un seul candidat
01:01:44face à LFI
01:01:45c'est l'espoir d'Olivier Faure
01:01:46voilà
01:01:46ça c'est effectivement
01:01:47c'est la deuxième place
01:01:48qui joue
01:01:49l'autre sujet
01:01:50c'est effectivement Olivier Faure
01:01:51vous l'avez dit
01:01:51Olivier Faure pour l'instant
01:01:52d'abord il reste encore
01:01:54peu connu des français
01:01:55même s'il a eu une grande vague
01:01:56d'exposition depuis 4 mois
01:01:57il est moins connu
01:01:58qu'un Raphaël Glucksmann
01:01:59et deuxièmement surtout
01:02:00il n'a pas encore eu
01:02:01de résultats
01:02:02que l'opinion
01:02:03mettrait à son crédit
01:02:04on a parlé de la réforme
01:02:05des retraites
01:02:05on va voir sur les mesures
01:02:06de solidarité fiscale
01:02:08pour l'instant
01:02:08il n'a pas encore
01:02:09pris son bénéfice
01:02:10comme on dit
01:02:10sur ces questions-là
01:02:11troisième point
01:02:12pour vous répondre
01:02:13complètement
01:02:13c'est Dominique de Villepin
01:02:14on voit que Dominique de Villepin
01:02:16entre 3 et 5%
01:02:18selon les différentes hypothèses
01:02:20il représente aujourd'hui
01:02:21un potentiel électoral
01:02:22qui n'est pas négligeable
01:02:23est-ce que ça va jusqu'au bout
01:02:24est-ce que Dominique de Villepin
01:02:25réussira à simplifier
01:02:26les signatures
01:02:26la première fois
01:02:28qu'on l'a testé
01:02:29il était à 2
01:02:29et donc il progresse
01:02:31dans une période
01:02:31où la séquence internationale
01:02:33a été moins forte
01:02:34pour autant
01:02:35qu'au premier semestre
01:02:36quand nous l'avions testé
01:02:37début avril
01:02:37où nous étions
01:02:38en pleine séquence internationale
01:02:39qui lui avait donné
01:02:40on le sait
01:02:41sur ces questions
01:02:41un crédit important
01:02:43pour compléter
01:02:43ce que dit Bernard
01:02:44dans les nouveautés
01:02:45puisqu'on a aussi testé
01:02:47Philippe de Villiers
01:02:48Sarah Knafot
01:02:49qui n'avait pas été testé
01:02:50jusqu'à présent
01:02:51la surprise
01:02:51c'est plutôt
01:02:51Sarah Knafot
01:02:53qui est assez haut
01:02:54dans le sondage
01:02:54députée européenne
01:02:55reconquête
01:02:56et qui fait mieux
01:02:57qu'Éric Zemmour
01:02:58le président de Reconquête
01:03:00qui est au-dessus de 5
01:03:02et qui est largement
01:03:03qui est aussi
01:03:04également au-dessus
01:03:05de Philippe de Villiers
01:03:05qui est quand même
01:03:06un vétéran
01:03:07de la vie politique française
01:03:08qui est connu des Français
01:03:10et qui ne fait pas 5
01:03:11qui globalement
01:03:12doit faire de mémoire
01:03:13le meilleur score
01:03:14qu'il ait fait
01:03:14dans une élection présidentielle
01:03:15c'est-à-dire
01:03:154,5
01:03:17Sarah Knafot
01:03:19fait 6,5
01:03:20face à Marine Le Pen
01:03:21et 6 face à
01:03:22Jordan Bardella
01:03:22m'hôme
01:03:23m'hôme
01:03:23m'hôme
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