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  • il y a 3 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Voilà donc pour l'interview de Bruno Retailleau depuis Brice-sur-Marne, dans le Val-de-Marne.
00:05Que faut-il en retenir ? On va en parler avec Yves Tréhard. Bonsoir Yves, Marc Toiti, bonsoir Marc,
00:10Rocaia Diallo, bonsoir Rocaia, Didier François est avec nous ce soir également, on est ravis.
00:14Bonsoir Didier et Hugo Capelli, vous avez passé plusieurs heures, toute l'après-midi, une grosse partie de la journée avec Bruno Retailleau.
00:23Il est clairement en campagne, ça y est, c'était le nom de l'émission d'ailleurs, il l'assume ?
00:26Oui, plus ou moins, quand on écoute l'interview, en tout cas il démarre son tour de France qui ressemble à une pré-campagne présidentielle
00:34et il a donc choisi de démarrer ce tour de France à Brice-sur-Marne, c'est pas très loin de Paris.
00:40Il a rencontré dans l'ordre et pour faire court d'abord des soignants dans un hôpital, ensuite il est allé rencontrer des entrepreneurs,
00:47il a aussi enregistré l'interview pour BFM TV et puis le soir il y a eu une réunion publique à laquelle j'ai assisté,
00:54je vous donne juste deux, trois éléments comme ça, le style un peu de cette réunion publique.
00:59Bruno Retailleau a d'abord parlé, il a fait allumer la salle pour voir les gens et puis ensuite il y a eu des échanges,
01:04il a laissé le micro en fait aux personnes qui étaient présentes.
01:07Lorsqu'il a parlé, il y a deux choses à retenir.
01:09D'abord, il a assumé devant les militants, devant le public, qu'il préparait un projet, un projet pour les Français qu'il souhaitait imaginatif
01:17et puis ensuite il a évidemment expliqué aux militants pourquoi il avait décidé de quitter le gouvernement
01:24en disant, regardez, j'avais raison, Sébastien Lecornu ne fait que des concessions à la gauche,
01:31ce budget ce n'est pas un budget de droite, il a dit c'est un racket fiscal en bande organisée,
01:36une foire aux impôts, bref, une sorte de dinguerie politique et il ne comprend pas pourquoi alors que la France est plus à droite que jamais,
01:44et bien que c'est Olivier Faure finalement qui dirige tout ça.
01:46Justement, on va l'écouter, Bruno Retailleau, c'est Olivier Faure qui décide, dit-il, on l'écoute.
01:52Olivier Faure propose, décide et malheureusement le Premier ministre s'exécute.
02:00Moi, je n'appartiens pas à un gouvernement qui aurait pris des positions contraires à mes convictions.
02:06Il explique, Yves Tréhard, la raison pour laquelle finalement il a quitté le gouvernement,
02:11qu'il est tout à fait en paix avec cette décision.
02:14Quand on sait au fond que ça a été un choc pour lui, ce qui s'est passé.
02:19Alors, ce qu'il dit là, il a peut-être raison sur le fond, mais ce n'est pas comme ça que ça s'est produit.
02:25Parce que c'est ça le problème pour M. Retailleau, c'est qu'il a raté, on va le dire, il a raté sa sortie.
02:32C'est-à-dire que c'était un ministre qui a pris la lumière pendant un an, qui était ferme sur ses assises.
02:38L'un des plus populaires, si ce n'est le plus populaire du gouvernement.
02:41C'est le plus populaire. Ce qu'il dit, là, c'est vrai, on est en train d'assister à un marchandage,
02:46qu'on le veuille ou non, qu'on soit d'accord ou pas, du Parti Socialiste.
02:49Et ils font un petit peu marcher M. Lecornu, même si Sébastien Lecornu est assez habile quand même.
02:55Mais il n'est pas sorti pour ça. Les Français n'ont pas compris ça.
02:59Il leur a dit aux Français, moi, je ne suis pas d'accord parce qu'il y a Bruno Le Maire qui doit être ministre des Armées.
03:04Ça me déplaît, je claque la porte. Moralité, ils n'ont rien compris.
03:08On se rappelle ce tweet, la composition du gouvernement ne reflète pas la rupture annoncée,
03:13alors qu'il venait tout juste d'accepter d'être nommé.
03:15Ce n'est pas comme ça qu'il fallait qu'il fasse. Il fallait qu'il dise, je m'en vais parce que je ne suis pas d'accord.
03:20Je pense qu'on est au bout d'un système. En plus, il doit, parce qu'il est évidemment candidat à l'élection présidentielle.
03:26Je ne sais pas s'il y sera sur la ligne de départ, mais il s'y prépare, il veut y aller.
03:30Et il fallait qu'il quitte le gouvernement à un moment ou à un autre.
03:34Mais il a raté ce moment-là. Bon, maintenant, il va falloir qu'il remonte le tas de sable.
03:38Ça va être compliqué.
03:39C'est ce qu'il essaye de faire. Parce que ce n'est pas anodin, quand même, ce que vous nous expliquez, Hugo Capeli.
03:43C'est le début d'une séquence de déplacement.
03:45Ce sera un déplacement par semaine avec une thématique à chaque fois.
03:49On verra s'il tiendra la cadence.
03:51Mais ses équipes nous disaient que dès la semaine prochaine, on sera à Lille.
03:54Et effectivement, pour rebondir sur ce qui a été dit à l'instant,
03:56on sent quand même que la volonté de Bruno Rotailleau, c'est de ne plus parler de ce moment-là,
04:01qui a été assez difficile.
04:02Quand on écoute des proches de Bruno Rotailleau, des sénateurs qu'il va très prochainement retrouver,
04:07il nous explique qu'il avait été touché, atteint par ce qui s'était passé.
04:11Puisque derrière, il y a quand même une espèce de vague de ces Bruno Rotailleau
04:14qui a fait tomber le gouvernement de Sébastien Lecornu.
04:17C'est un irresponsable.
04:18Il veut complètement tourner cette page, oublier ce moment-là,
04:21et se concentrer désormais sur la suite en disant
04:24« Vous voyez, j'avais raison. J'avais raison avant les autres.
04:27Ils ont suspendu la réforme des retraites. C'est inadmissible. »
04:30Donc c'est une sorte de façon de s'autoconvaincre.
04:32« J'ai pris la bonne décision parce que dans tous les cas,
04:34ils sont très orientés à gauche. Ça ne me convient pas. »
04:37Il se justifie d'une certaine manière, Bruno Rotailleau.
04:40Il essaie de se relancer.
04:40Sauf que vous disiez, Marc Toiti, pendant qu'on visionnait l'interview,
04:44je pense qu'en fait, il a raté le coche.
04:46Oui, tout à fait. Tout à fait transparent.
04:48J'ai été le voir. Je fais des conférences avec lui.
04:50Je l'ai aidé un petit peu, etc. Je l'envoie à mes publications.
04:52Je pense qu'il y avait les teufs.
04:54Je pensais vraiment qu'il allait aller.
04:55Puis là, finalement, le gros problème, c'est qu'il fallait aller jusqu'au bout du raisonnement.
04:59On n'est pas d'accord à ce moment-là.
05:00On vote la motion de censure.
05:01Oui, c'est ça le drame.
05:03C'est que finalement, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
05:05Ce n'est que la résultante du refus de voter la motion de censure.
05:08Et donc à partir de là, on a cette foire aux impôts.
05:11Il a bien annoncé ce concours l'épine des impôts.
05:14Et donc, bien entendu, ces idées, je pense qu'à la fin, ça ne sera pas voté.
05:18Mais ça commence à arriver dans la société.
05:20Donc c'est ça qui est dommage.
05:21Il avait le vent en poupe.
05:23Il avait effectivement peut-être les moyens d'y arriver.
05:25Il fallait casser.
05:26Et c'est ce que, d'ailleurs, n'a pas fait aussi Bruno Le Maire.
05:28En son temps, il aurait dû casser également avec M. Macron.
05:32Quand il dit aujourd'hui, M. Macron ne voulait pas.
05:34À ce moment-là, s'il ne voulait pas, il fallait partir.
05:35Comme d'ailleurs M. Macron a fait avec François Hollande.
05:37Je pense qu'il y a des cassures, je pense, dans la vie politique.
05:40Le Maire, ça aurait été plus difficile.
05:42Pourquoi ?
05:43Parce que comme il est tenu pour en partie responsable du creusement de la dette,
05:47et qu'il s'en va, je ne suis plus d'accord.
05:50Il fallait qu'il dise, bon voilà, j'ai exécuté les ordres.
05:54Il a fait une interview, je crois, dans Libération.
05:56Il a dit, ce n'est pas moi, c'est à cause du président.
05:58Ce qui est certainement vrai.
06:00Mais à ce moment-là, il fallait dire, stop.
06:01C'est à cause de tout le monde.
06:02Quand je l'ai rencontré en 2021, je lui ai dit.
06:03Tous les partis étaient pour la dépense.
06:05Je lui ai dit à l'époque, il faut arrêter d'augmenter la dette publique.
06:07Il était conscient de cela.
06:08Malheureusement, il a écouté les hauts fonctionnaires qui étaient là.
06:10Non, non, non, ce n'est pas grave, la dette publique, on va faire rouler.
06:13Les taux d'intérêt n'augmenteront jamais.
06:14Enfin, une sorte d'irresponsabilité incroyable.
06:17C'est là qu'il fallait dire stop.
06:18Et là, je pense qu'il aurait pu s'envoler.
06:19Comme, à mon avis, Bruno Retailleau.
06:21S'il avait dit stop, s'il avait voté la motion de censure, finalement.
06:25Eh bien, peut-être que là, ça aurait pu décoller.
06:27Élection, démission de M. Macron.
06:28Et là, vous n'y croyez pas ?
06:30Non, alors, c'est ce que je disais.
06:31Il reste un an et demi, Marc-Potty.
06:33Non, non, mais ça va, il faut la ramer pour revenir, effectivement, en arrière.
06:36Pour relancer la machine.
06:37Et on va lui dire, imaginez que si demain, le budget, je termine,
06:39le budget passe avec ses hausses d'impôts.
06:42Parce qu'elles ne vont pas toutes passer, mais peut-être certaines vont passer.
06:44On va lui dire, si vous aviez voté la motion de censure, on ne serait pas là aujourd'hui.
06:47C'est dommage.
06:49En attendant, il a effectivement peut-être perdu des plumes pendant cette séquence.
06:52Regardez les sondages qu'il donne.
06:53Jordan Bardella, très loin devant tout le monde.
06:5620 points de vent, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, d'ailleurs.
06:59Et Bruno Retailleau, regardez, il est à 8%.
07:02Seulement, quelle va être sa stratégie, Yves Préa ?
07:07Je voudrais qu'on écoute peut-être ce qu'il a dit à propos de Marine Le Pen,
07:10qu'il n'a pas hésité à tacler.
07:12Il a plutôt épargné le Rassemblement national dans sa globalité.
07:15Par contre, Marine Le Pen, elle s'est prise un petit tacle.
07:17On regarde.
07:19Marine Le Pen, d'ailleurs, c'est pour ça que je ne crois pas à l'union des appareils.
07:23Elle le dit elle-même.
07:24Elle n'est pas de droite.
07:26Et d'ailleurs, elle est socialiste.
07:27Je pense que ce sont des girouettes.
07:29Sur le plan économique,
07:30nous avions voté les 15 heures de contrepartie
07:33pour lutter contre eux, au RSA, pour lutter contre l'assistanat.
07:36Ils ont voté contre.
07:37La réforme des retraites, ils ont voté contre.
07:40Et il le dit, il veut essayer de parler aux électeurs du Rassemblement national.
07:46Ça a toujours été le discours de ceux qui, chez LR, à droite,
07:51chez les Républicains, c'était le cas de Sarkozy,
07:53ne veulent pas s'associer avec le Rassemblement national
07:56et jadis avec le Front national, mais veulent attirer les élections.
08:00Le rêve, je vais vous dire, de tous ces gens qui sont chez LR
08:03et de tous ceux qui sont plutôt à droite,
08:06c'est de réaliser ce qu'a fait Nicolas Sarkozy en 2007.
08:10C'est-à-dire de siphonner l'électorat du Rassemblement national.
08:13A l'inverse, M. Bardella, il n'y a pas très longtemps,
08:16on en a parlé chez vous, dans une interview aux Parisiens,
08:19eh bien lui, il veut siphonner l'ensemble des...
08:22Il a une admiration pour Sarkozy qui est incroyable.
08:26Revenons à Retailleau.
08:27Retailleau, ce qu'il veut faire, c'est le contraire aussi de Wauquiez.
08:30Parce que qu'est-ce que dit Wauquiez ?
08:32Wauquiez dit, moi je veux qu'il y ait une primaire qui aille,
08:34en gros, de Mme...
08:36de Éric Zemmour ou de Mme Knafow, il dit...
08:39Au bloc central.
08:41Exactement.
08:41Sans passer par le RN, corrigez-moi si je me trompe.
08:44Non, vraiment pas.
08:45C'est tout le monde, sauf le Rassemblement national.
08:49En fait, si vous regardez chez LLR aujourd'hui,
08:51Bruno Retailleau semble être le candidat naturel.
08:54Et il y en a beaucoup qui poussent chez LLR pour dire,
08:56c'est lui notre candidat.
08:58Il y en a d'autres qui disent, attendons de voir les sondages,
09:00comme vous disiez à Vébertran, qui est un petit peu en retard pour le moment,
09:02mais si c'est lui qui décolle dans quelques mois,
09:05bon, peut-être que dans ces cas-là, il se dit, c'est peut-être moi.
09:07Et puis en effet, comme le disait Yves,
09:08il y a Laurent Wauquiez qui propose une primaire,
09:10ils sont plusieurs à proposer cela.
09:12Laurent Wauquiez qui n'était pas forcément un pro-primaire,
09:14qui a un petit peu changé de discours,
09:16qui effectivement propose une primaire
09:18qui irait de Sarac-Nafo au bloc central.
09:20Et d'ailleurs, comme un symbole,
09:22aujourd'hui, avec qui était Laurent Wauquiez ?
09:24Avec Gérald Darmanin, ils ont déjeuné ensemble.
09:27Donc voilà, il affiche finalement cette envie de primaire
09:29en étant aux côtés aussi de Gérald Darmanin aujourd'hui,
09:31qui est pour cela.
09:32Mais Retailleau, ça va être, pour lui,
09:34ça va être très difficile, si vous voulez,
09:36de renoncer à l'élection présidentielle.
09:40Parce que s'il y a une primaire,
09:41il va jouer le jeu dans le cadre d'une primaire assez resserrée.
09:44Il l'a dit d'ailleurs.
09:46Les statuts, rien que les statuts,
09:47ce sont les adhérents qui décideront le format de la primaire.
09:50Et on a bien compris que c'était une primaire entre eux
09:52ou une primaire un petit peu ouverte,
09:54mais certainement pas la grande primaire
09:55qui irait de Knafo à Darmanin.
09:59Même au-delà.
10:02Et à ce moment-là, je pense que Retailleau,
10:04il ne jouerait pas dans cette cour-là
10:06et qu'il irait quand même.
10:08Il irait à l'élection présidentielle.
10:11Ah oui, je pense que si c'est une primaire qui ne lui plaît pas,
10:13qui n'est pas dans son format,
10:15il serait capable d'y aller.
10:16Mais ce qu'il imagine, lui, donc qu'on comprenne bien,
10:18c'est qu'il veut qu'il y ait un candidat purement LR
10:21qui soit désigné avant l'été 2026
10:22et dans un second temps.
10:24Il le dit.
10:24Voilà, dans un second temps.
10:26Une fois qu'il y a un candidat LR qui est bien désigné,
10:28là, il est d'accord pour envisager
10:30quand même une primaire
10:32avec d'autres membres du socle commun
10:34dans un second temps.
10:35C'est ce qu'il a expliqué, notamment dans l'opinion.
10:37Oui, chaque chose dans son temps.
10:39Il reste 18 mois.
10:41Bruno Retailleau a dit ce soir
10:42qu'il ne se déroberait pas.
10:44Mais en tout cas, ce qui est sûr,
10:46c'est que primaire ou non,
10:47en tout cas, il ne fera pas l'union des droites.
10:48Ça, c'est quelque chose qu'il a répété ce soir.
10:51On va le réécouter peut-être.
10:52On le regarde.
10:55Je n'ai cessé de dire que je ne crois pas
10:57dans l'union des droites des appareils.
11:00Je crois, moi, et je l'assume.
11:01Mais alors, totalement, je veux parler
11:03aux électeurs du Rassemblement national.
11:06Parce que ce sont nos anciens électeurs.
11:09Voilà.
11:09Les électeurs qui vont vouloir reconquérir,
11:11c'est ce qu'on disait à l'instant.
11:11En tout cas, l'union des droites,
11:12il n'en veut pas, il est très clair là-dessus.
11:13Il n'en veut pas.
11:14En revanche, ce qu'il ne dit pas vraiment,
11:16c'est que si demain, il y a un second tour,
11:18la France insoumise contre le Rassemblement national,
11:21ce que dit ce soir Bruno Retailleau,
11:23c'est pas une voix à la France insoumise.
11:26Il ne dit pas directement, je vote pour le Rassemblement national.
11:28Il dit, les électeurs font ce qu'ils veulent.
11:30S'ils ne veulent pas aller voter,
11:32s'ils veulent aller à la pêche, c'est ses mots.
11:34C'est ce qu'il a dit ce soir.
11:35Bon, c'est leur choix.
11:36Mais en tout cas, il ne dit pas
11:37ne pas voter pour le Rassemblement national en l'état.
11:40Il peut remonter la pente, Rocayadialo, Bruno Retailleau ?
11:44C'est compliqué.
11:44Il faut quand même rappeler que la visibilité
11:46à laquelle il a accédé l'année dernière
11:48était complètement inespérée
11:49au moment de la carrière où il en était.
11:51C'est quand même quelque chose
11:51qui s'est construit un petit peu dans la surprise
11:53et qu'il a su effectivement soutenir
11:56tout au long de l'année.
11:57Aujourd'hui, il ne dispose plus
11:58des mêmes relèves médiatiques.
11:59Donc, il est obligé de créer l'événement
12:00pour maintenir une forme de visibilité
12:03et asseoir sa légitimité
12:05ou en tout cas la nourrir.
12:07S'il peut remonter la pente,
12:09c'est difficile à prédire.
12:10D'autant plus qu'on a eu tellement de surprises
12:12et la vie politique française
12:13est tellement instable ces derniers temps
12:15que je me garderais bien de faire des prédictions.
12:17En tout cas, je pense que qualifier Marine Le Pen
12:19de socialistes, sachant quels sont les votes du RN
12:22depuis qu'ils sont à l'Assemblée nationale.
12:24C'est aussi une manière de lui coller
12:26une étiquette qui est considérée
12:27comme infamante pour leur électorat
12:29pour se garantir effectivement
12:30les voies de droite
12:31qui pourraient être tentées par le RN.
12:33Je vous lis ce qu'il a dit
12:35quant à une candidature en 2027.
12:37Il parle déjà de sacrifice.
12:39Je sais ce qu'il faut faire,
12:40dit Bruno Rotaillot.
12:41Et il esquisse un début de projet,
12:43faire revivre une France radieuse,
12:45conquérante et rayonnante.
12:46Voilà qu'il laisse assez peu de doute.
12:48C'est ça qui va être dur d'ailleurs.
12:53Le vrai enjeu, c'est d'avoir un programme.
12:55Parce que là, aujourd'hui,
12:55il y a un boulevard pour le RN.
12:58Pourquoi tous les électeurs des LR
13:01sont partis vers le RN ?
13:02C'est qu'il y a bien un problème de programme.
13:04Il faut imaginer cela.
13:05Et moi, je pense que la clé,
13:06elle est sur l'économie.
13:07Parce que du côté de l'économie,
13:08le RN n'est pas prêt.
13:09On l'a vu encore hier avec Bardella.
13:11Il y a la question des retraites,
13:11il ne veut pas trop en parler autre.
13:13Par contre, sur l'économie...
13:14Il y a un créneau là-dessus
13:15et c'est là-dessus qu'il faut qu'il y aille.
13:16Il faudrait creuser, je dirais, un sillon.
13:18Mais pour l'instant, ce n'est pas vraiment le cas.
13:20Merci à tous.
13:20Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette interview
13:22menée par Apolline de Malherbe.
13:23Interview de Bruno Retailleur.
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