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  • il y a 7 mois
Ce lundi 22 décembre, Antoine Larigaudrie, journaliste BFM Business, et Éric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Paul. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:04On fait la séance avec Antoine, bien sûr, Antoine Larigori qui est toujours avec nous,
00:07et vous l'avez reconnu, il est avec nous, Eric Lewin, bonsoir Eric.
00:10On ne fait pas des experts aujourd'hui, donc on fait la séance.
00:12On fait la séance aujourd'hui, stratégiste d'action chez Bourse Direct.
00:15Bon, on regarde un petit peu les secteurs là.
00:17Ça y est, on est au 22, on peut commencer à faire un peu le bilan,
00:20c'est l'heure des bilans quelque part sur les principaux secteurs.
00:23Bon, bancaire, bancaire, bravo, plus 160% la générale, 35%...
00:29160, n'est pas la progression exacte, 160%.
00:32En fait, c'est 151, enfin je dis 150, BMP de plus 35, Crédéricole plus 32,
00:37une très bonne année pour le secteur bancaire, à venir quand même un petit peu incertain,
00:40un, concurrence de révolute quand même, deux, que va-t-il se passer sur l'étau ?
00:43On voit que sur le 10 ans français, on est quand même à 362 en ce moment,
00:46ça commence à frétiller, et puis il y a ces gros financements dans la dette privée,
00:52est-ce qu'il n'y aura pas un paix dans la dette privée ?
00:54Est-ce que finalement le krach qu'on attend ne viendra pas plutôt de la dette privée,
00:57plutôt que de l'intelligence artificielle ?
00:59Ce qu'on peut dire sur le secteur bancaire en général,
01:01c'est qu'il représente maintenant 11% du CAC 40, ça monte vraiment en puissance,
01:06le luxe est à 22, je n'ai pas compté dans le luxe L'Oréal,
01:09et la défense est à 7%.
01:11Mais vous n'êtes pas L'Oréal dans le luxe ?
01:12Non, je ne mets pas, non mais j'ai gardé...
01:14Comment c'est l'acronyme des valeurs de luxe ?
01:16Col, non mais je n'ai pas voulu, je n'ai pas voulu ne pas mettre pour l'instant L'Oréal.
01:22Sur le secteur bancaire, ce qu'on peut dire, c'est que quand on fait le price to book,
01:26c'est-à-dire le prix rapporté à l'actif net sur l'ensemble de la zone euro,
01:28on est à 1,3, et nos petites valeurs françaises, on est à 0,8.
01:32Donc a priori, elles sont encore un petit peu décotées,
01:35donc moi je pense que BNP Paribas, on peut encore y aller.
01:38Sur la socialité générale, je pense que ça y est.
01:40Le gros du chemin est fait.
01:41Oui, le gros du chemin est fait avec la politique de Krupa de la réduction de coût.
01:45Il y a aussi la remise en cause du télétravail.
01:50Voilà, pardon, il fallait que je le dise.
01:51Oui, c'est sûr.
01:53Moi, c'est plus la défense qui m'a impressionné.
01:56Mais j'allais en parler !
01:57Non mais on y va, on y va, on y va !
01:59C'est extraordinaire, ça tu vas pouvoir en parler.
02:01Thalès qui gagne 66% depuis le 1er janvier.
02:05Et c'est vrai que...
02:05Ça en parle moins quand même.
02:06Non mais on voit, on commence à voir là du côté de la Bundesbank,
02:11les relèvements des prévisions de croissance.
02:13On commence à voir infuser les plans d'investissement
02:15aussi bien dans l'infrastructure que de la défense.
02:18Les projets, tout ça commence à prendre forme.
02:20Et c'est vrai qu'on s'attendait à une explosion cette année.
02:24C'est lent, c'est lent à infuser.
02:26Mais c'est des chantiers de très très long terme.
02:28Et la défense en profite et devrait continuer à en profiter.
02:31Je vois aussi Safran qui gagne 43% depuis le début de l'atelier au secteur de la défense.
02:36Je vais y aller, je vais donc rentrer chez moi.
02:37Vous allez corroborer.
02:39Mais non mais vas-y.
02:39Mais non, je rigole.
02:40Et toi tu vas pouvoir parler.
02:42Non, je suis tout à fait d'accord.
02:44Ce qu'on dit c'est que c'est 2% de la défense,
02:47les pays d'Europe consacrent 2% de leur budget à la défense.
02:50Ils avaient 587 milliards d'euros.
02:52Et d'ici 2030, ça sera 3,5% du PIB.
02:54Donc ça va être multiplié par deux.
02:56On a vu que la semaine dernière...
02:57On espère.
02:58On espère.
02:58Non mais les pays vont dans le sens.
03:00Regardez le plan de l'Allemagne.
03:02La semaine dernière, je crois que c'est 500 milliards.
03:03C'est un plan gigantesque.
03:05Ce qu'on doit dire sur ces valeurs,
03:06c'est que moi je reste haussier.
03:08Surtout sur Thalès qui ne vaut que 21 fois ses bénéfices.
03:11Je suis également très haussier sur Dassault Aviation
03:13qui détient 27% de Thalès.
03:16Donc ça permet d'être un excellent call
03:17pour jouer et Thalès et Dassault Aviation.
03:20Et ce qu'on peut dire sur le secteur de la défense,
03:21c'est que même je pense,
03:22même s'il y avait un accord avec la Russie à minima,
03:24parce qu'on sait très bien que s'il y a un accord de paix à minima,
03:26eh bien il faut rester positionné sur ce secteur
03:29parce que je ne pense pas que la Russie
03:30arrête sur simplement l'Ukraine.
03:35Il peut y avoir des hégémonies qui vont distinguer.
03:37Donc je reste extrêmement positif encore sur le secteur de la défense.
03:41Antoine ?
03:42Avec Exal Technologies également, j'ai oublié d'en parler,
03:45dans le monde des drones,
03:47qui a été à un moment la deuxième plus forte hausse du Caxmol,
03:50mais qui est sortie du Caxmol.
03:52La performance est stratosphérique.
03:53Le titre a un peu revenu, il a perdu 30% par rapport à son plus haut,
03:56mais ce n'est pas encore trop cher.
03:58Donc on peut aussi jouer Exal,
03:59on peut jouer également Exosense dans la vision nocturne.
04:02C'est ça qui est en plus compliqué,
04:04c'est que ça devient un secteur aussi
04:07qui est pas mal corrélé à la tendance.
04:09C'est-à-dire que, sitôt que le marché a besoin de prendre des bénéfices,
04:13on met paf la défense, paf les banques.
04:16Il y a des coups de patte assez méchants sur la défense.
04:18Et c'est vrai que, comme beaucoup d'acteurs cotés,
04:22certaines entreprises ont un petit peu de mal à prendre le chemin des dynamiques.
04:28C'est le cas de Thalès qui aurait pu progresser, à mon sens...
04:31C'est pas mal, 65% quand même.
04:3265, c'est pas mal du tout,
04:34mais ça aurait peut-être pu faire plus.
04:36Il y a des groupes qui ont changé de dimension
04:38et qui étaient en bourse pour ça,
04:40Excel, Exosense, etc.
04:42Tout un tas de...
04:42Rheinmetall en Allemagne.
04:43Rheinmetall en Allemagne, qui a gagné...
04:44Il y a une progression fulgurante.
04:45Oui, oui, c'est fulgurant.
04:47Et donc, on voit que l'écosystème,
04:50qui est composé de petites TPE à l'origine,
04:53monte en cadence très très fort.
04:56Qu'il y a besoin de la bourse pour ça,
04:57qu'il y a aussi besoin du private equity,
04:59mais que l'un prend le relais de l'autre.
05:00Donc, c'est des dynamiques de très long terme
05:02qu'il faut garder à l'œil.
05:03Bon.
05:03L'automobile.
05:04L'automobile, oui.
05:05Bon, Renault à 23, Stellantis à 23.
05:08Le grand brûlé.
05:08Alors, ça va un peu mieux pour Stellantis aux USA.
05:10Moi, je pense que 2026 sera un peu plus dynamique.
05:12C'est vrai que, sur toute la folie des voitures électriques,
05:15il ne faut plus de voitures thermiques.
05:17D'ici 2035, on a un peu changé nos fusils d'épaule.
05:19Donc, ça va plutôt dans le bon sens.
05:21Je t'ai attendu, ça, quand même.
05:22Oui, mais ça va plutôt dans le bon sens, quand même.
05:25Alors, maintenant, est-ce qu'il faut rentrer sur ces valeurs ?
05:27C'est vrai que Renault à 5 fois les bénéfices,
05:28Stellantis à 6 fois.
05:30On peut se le demander.
05:31Je serais plutôt positif, un peu plus peut-être pour Stellantis,
05:34pour jouer la conjoncture US.
05:36Franchement, quand on voit la conjoncture en Europe,
05:38Renault, c'est quand même 80% de son chiffre à faire en Europe.
05:40Quand on voit la zone euro,
05:42on se gargarise avec peut-être une hausse des taux l'an prochain,
05:44ce qui serait un suicide pour la zone euro,
05:45mais c'est un autre débat.
05:47On se gargarise, mais avec 1% de croissance dans la zone euro,
05:49moins Renault.
05:50Franchement, je n'ai pas envie d'y toucher.
05:51Donc, plutôt Stellantis que Renault.
05:53Et les équipements anti-automobiles, c'est très compliqué,
05:55parce qu'il y a des chillons en face.
05:56Il y a de la concurrence.
05:57Très honnêtement, les Forvia, les OP Mobility
06:00sont des belles valeurs.
06:01Mais à mon avis, il faut à un moment ou à un autre
06:02qu'il y ait une fusion là-dedans,
06:03parce qu'il y a trop d'opérateurs cotés.
06:05Et surtout, avec l'irruption des Chinois,
06:07c'est très problématique.
06:09Et encore une fois, j'ai l'impression
06:10que le secteur automobile a du plomb dans l'aile.
06:12Habituellement, je disais,
06:12oui, mais Ferrari, c'est l'ultra luxe.
06:14Je me suis planté, mesdames et messieurs,
06:17car Ferrari, depuis l'année,
06:18on doit être à moins 20, moins 25%,
06:19parce que même s'ils ont un pricing power
06:21avec le prix moyen d'une Ferrari
06:23qui est passé de 332 000 à 445 000,
06:25ils ont du mal quand même en termes de vente.
06:27Donc, certes, pricing power,
06:29mais c'est un peu moins bien.
06:29Et donc, l'année a été quand même
06:30assez compliquée pour faire.
06:31Vous voyez les éclaircies pour 2026 sur l'auto,
06:34Antoine, vous, ou pas spécialement ?
06:35Ah, si, il y a des choses qui repartent.
06:37Il y a deux choses qui repartent.
06:39Alors, vraiment, il faut prendre des pincettes
06:41et il faut regarder ça
06:41comme des toutes petites pousses,
06:43toutes vertes, toutes jeunes.
06:44C'est le marché de l'immobilier
06:45et le marché automobile.
06:47C'est vrai que ça a l'air de vouloir
06:47redémarrer un petit peu en Europe,
06:49mais après un coup de balai
06:51qui reste quand même assez monstrueux.
06:55Qu'est-ce qui justifierait
06:57une reprise du marché auto en Europe ?
06:59Le fait que, de toute manière,
07:01c'est vrai qu'il y a pas mal de dynamiques
07:02qui perturbent un petit peu
07:04notre appréhension du marché automobile
07:06sur les marchés financiers.
07:07Je pense notamment à toutes ces idées
07:09autour de la voiture autonome,
07:10sur le terrain.
07:11Bon, il faut vendre des voitures
07:12et on voit que Renault nous fait rêver
07:15avec des tas de modèles,
07:16des tas de concepts.
07:17Enfin, ce qui rapporte les sous,
07:18c'est Dacia et la Clio.
07:20Donc, il faut bien en vendre de la voiture
07:22et Renault sait bien le faire aussi.
07:24Maintenant, sur les dynamiques
07:25dont on parle,
07:26qui mêlent à la fois le côté
07:28tiens, voiture autonome,
07:29voiture haute technologie,
07:31voiture à marge
07:32et marché intéressant,
07:34ce qu'on peut regarder,
07:35c'est peut-être le premium allemand.
07:36Regardez, mine de rien,
07:37dans un marché complètement en déprime,
07:41Mercedes, ils reprennent 13% sur un an.
07:44Mais Porsche, c'est catastrophique.
07:46Porsche, ça ne reporte pas du tout.
07:47Oui, on a beaucoup parlé de Porsche.
07:48Alors que ça vaut 6 à 7 fois les bénéfices.
07:50On a parlé beaucoup de Porsche,
07:51mais Porsche, je pense que c'est plus
07:52une histoire de stratégie de marque
07:54qui a été complètement infructueuse.
07:58On est allé vers les SUV,
08:00on est allé vers l'électrique,
08:01alors que les amateurs de Porsche,
08:03tout comme les amateurs de Ferrari,
08:04ils veulent des vraies voitures
08:06avec des belles mécaniques,
08:07des produits uniques, etc.
08:08Porsche, on attendait d'eux
08:09qui nous fassent des 911.
08:12Ben voilà, ils nous ont fait des SUV,
08:14des gros trucs électriques
08:16dont personne ne veut.
08:16D'ailleurs, regardez les prix sur la centrale,
08:19les prix sont en train de complètement descendre.
08:21Oui, puis en termes de pricing power,
08:22les voitures étaient moins robustes,
08:24ils ont énormément augmenté les prix.
08:26Tout Porsche le qu'ils sont.
08:27Oui, tout Porsche le qu'ils sont.
08:28Et puis la rentabilité, je ne sais pas,
08:29on est à combien de rentabilité ?
08:30Entre 2 et 4% ?
08:31Pour une marque de luxe, c'est hallucinant.
08:33Horrible.
08:33C'est horrible.
08:33Enfin, ce n'est plus du tout de marque de luxe.
08:34Si on vous parlait de Porsche,
08:35ce n'est plus du tout de marque de luxe.
08:36Le premier allemand, j'allais dire,
08:39du vulgus PECOM, c'est 12 ou 15% traditionnellement.
08:44La marge de Porsche aurait dû être de 20 ou de 30.
08:47Et là, elle descend à...
08:48Entre 2 et 4% ?
08:49Sur certains modèles, ils perdent de l'argent, c'est évident.
08:51On a 3 minutes pour parler des banques centrales.
08:53Je voudrais dire un mot des banques centrales.
08:54Qu'est-ce qui vous anime ?
08:55Qu'est-ce qu'il y a qui va parler ?
08:57Moi, je pense qu'on peut avoir deux gros problèmes l'an prochain.
08:59On peut avoir une Fed qui baisse beaucoup trop fortement ses taux.
09:02Ah, c'est le changement de patron de la Fed qui vous inquiétait, moi.
09:04Non, ce n'est pas qu'il m'inquiète
09:05parce que c'est quand même un type, si c'est le fameux Kevin Marsh, c'est ça ?
09:09Ou Walsh, comment il s'appelle ? Kevin Marsh, c'est ça ?
09:11Kevin Marsh, c'est un type qui avait quand même vachement bien géré en 2008
09:14quand il y avait eu le problème entre les banques américaines et Bush.
09:18Donc, ce n'est pas trop mal, le type n'est pas trop mauvais.
09:20Moi, ce que j'ai peur, c'est qu'il y ait une erreur de trajectoire.
09:22C'est-à-dire que l'inflation ne baisse pas vraiment aux États-Unis,
09:25qui est vraiment de l'inflation importée via les droits de douane
09:27et qu'on baisse trop fortement les taux,
09:29qui est un problème sur le dollar.
09:31Et du côté de la Banque Centrale Européenne,
09:32pour moi, l'énorme erreur qu'on peut avoir,
09:34c'est qu'on augmente trop fortement les taux
09:36ou qu'on ne les baisse pas assez fortement.
09:38Parce qu'on est en train de se gargariser, l'Europe va mieux.
09:40Certes, l'euro-stock 600,
09:42il pourrait y avoir une hausse de 13% des bénéficients prochains,
09:45mais on a quoi ?
09:45Une croissance entre 1 et 1,5% dans le meilleur des cas en zone euro.
09:49Donc, il serait peut-être...
09:50Donc, on monte trop vite, là.
09:51Ah, mais moi, je pense qu'il faut baisser encore les taux en zone euro.
09:54Je pense que ça fait six mois qu'on ne fait rien.
09:55Il faut baisser les taux en zone euro.
09:57Donc, on tue dans l'œuf la reprise.
09:59Oui, ce n'est pas qu'on tue dans l'œuf,
10:00mais pourquoi on ne baisse pas les taux ?
10:02Alors, on s'inquiète, on dit qu'il y a de l'inflation dans les services.
10:04Oui, un petit peu.
10:05Il y a un peu d'inflation en Allemande.
10:06Oui, un petit peu.
10:06Mais enfin, je ne sais pas, regardez les prix en France,
10:08on est sous les 1% quand on regarde l'inflation en France.
10:11Donc, il faut absolument baisser les taux.
10:13Et les États-Unis, j'ai vraiment peur de cette erreur de trajectoire.
10:15Parce que, vous savez, si on a des taux qui continuent à baisser aux États-Unis,
10:19et si la BCE ne baisse pas ses taux,
10:20on risque d'avoir, comme cette année, un euro qui va prendre 10 à 12%.
10:24Si l'euro prend 10 à 12%,
10:25vous avez tout un pan de l'activité économique française qui va souffrir.
10:30Le luxe, l'aéronautique, notamment Airbus, les spiritueux.
10:34Donc, il ne faudrait pas qu'il y ait une erreur de trajectoire monétaire.
10:37Si vous rajoutez le fait que le 10 ans japonais est maintenant au-dessus de 2%
10:40et qu'il est possible que les investisseurs délaissent l'Europe et les États-Unis
10:43pour revenir sur le Japon,
10:45il ne faut vraiment pas qu'il y ait d'erreur de politique monétaire.
10:47Parce que, moi, je vois deux problématiques l'an prochain.
10:49Les erreurs de politique monétaire qui pourraient faire baisser les marchés.
10:52Et tout ce qui concerne l'intelligence artificielle,
10:54on ne va pas reparler des CDS d'ORAC qui sont au plus haut,
10:57mais il y a peut-être des inquiétudes autour de ces deux thèmes.
10:59Il faut lier ces deux thèmes.
11:00Ce n'est pas simplement l'intelligence artificielle, c'est les banques centrales.
11:02Et Trump, s'il va trop loin avec son nouveau chouchou,
11:05ça peut faire un cataclysme avec la dette américaine qui est attaquée,
11:08comme on l'avait eu au mois d'avril.
11:09Il y a un souci pour vous, il y a un sujet autour de ce nouveau patron de la Fed.
11:11Antoine, je n'ai pas posé la question tout à l'heure.
11:13Alors c'est vrai qu'on en a parlé, le principal risque c'est de savoir ce qu'on joue.
11:21Un patron de la Fed qui va être un petit peu plus à la botte de Donald Trump,
11:26ça on a vu que son principal candidat s'était complètement retourné,
11:31Kevin Assett, donc il a changé de Kevin.
11:33Maintenant, est-ce que le patron de la Fed est appelé à être un peu plus à la botte du pouvoir politique ?
11:41Ça je ne pense pas, dans le sens où il y a une administration, il y a des gouverneurs,
11:44il ne va pas changer tous les gouverneurs.
11:46Ça se prend en concertation avec le board des gouverneurs, les fêtes régionales, etc.
11:51Avec une fête de New York qui est toujours un cas particulier,
11:54parce qu'elle c'est vraiment la courroie de transmission de la politique de la Fed vers Wall Street,
11:58vers les grosses banques de Wall Street.
12:00Donc non, à mon avis le paradigme ne change pas trop.
12:03Ce qui pourrait être intéressant, c'est aussi de voir les effets sur le dollar.
12:08Et effectivement, toi tu parlais de l'euro, moi je vois plutôt le prisme inverse,
12:12et on voit que le dollar reste sur une dynamique baissière,
12:15ça explique aussi les records historiques en série sur l'or.
12:18C'est ce que vous voulez Trump, c'est un dollar plus faible.
12:21Oui, mais d'un autre côté, personne n'y est gagnant si le dollar est trop faible trop longtemps,
12:26et surtout pour les Etats-Unis.
12:27Pour compléter ce que dit Antoine, le vrai juge de paix sont les marchés.
12:30C'est-à-dire que si Trump fait n'importe quoi, il va dans tous les sens,
12:32et si on a des taux à 1%, je crois que le nouveau parle de taux d'intérêt à 1%.
12:35Si on avait des taux courts à 1% avec l'inflation qu'on a actuellement,
12:38je peux vous assurer qu'il y aurait des attaques et sur le dollar,
12:41et sur la dette américaine, et Trump serait revenu à la raison.
12:44Parce que rappelez-vous les droits de douane en avril, la folie,
12:47on en avait parlé dans les experts, la folie autour des droits de douane, etc.
12:49Quand il y a eu des attaques sur la dette américaine, et que Jamie Dimon lui a dit
12:53« Écoute, mon coco, tu arrêtes ta folie », il a arrêté sa folie.
12:55C'est Jamie Dimon qui a calmé tout.
12:57Exactement, donc attendons un petit peu d'en savoir plus.
13:00Moi, je pense que de toute façon, dans la vie, les juges de paix sont les marchés,
13:03parce que contrairement au Japon, la dette japonaise est détenue à 85% par des présidents japonais.
13:08Ce n'est pas le cas aux Etats-Unis.
13:09Ce n'est pas le cas aux Etats-Unis.
13:11Allez, c'est fini pour ce soir.
13:12Merci messieurs, Eric Lewin, stratégiste d'action chez Bourse Direct,
13:15et Antoine Larigauderic, qu'on retrouve demain, bien sûr.
13:17Moi aussi, demain, d'ailleurs.
13:17Et moi aussi, d'ailleurs, Eric.
13:19À 17h.
13:19Demain à 17h, absolument, pour nouvelles aventures.
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