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  • il y a 10 heures
Ce jeudi 30 juillet, Ulrich Bounat, chercheur associé chez Euro Créative, Maurice Lévy, PDG de Solocal Group, et Georges Fornay, PDG de Qobuz, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:05Good morning business, Sandra Gandoin.
00:00:07Bonjour à tous, il est presque 7h, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:00:11Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:00:15On parlera évidemment des résultats d'entreprises après le luxe,
00:00:19la deuxième salve des GAFAM, résultats supérieurs aux attentes pour Microsoft,
00:00:23des revenus publicitaires records pour Meta, mais c'est le grand écart,
00:00:27vous allez voir, on va voir ça dans le détail ce matin avec Étienne Braque.
00:00:31Il y a énormément de publications ce jeudi.
00:00:33Et puis la situation en Gironde, alors que les pompiers sont toujours sur le front,
00:00:37les premières retombées économiques commencent à émerger, les cultures,
00:00:41mais aussi l'hôtellerie qui est en première ligne.
00:00:43La saison est-elle perdue ? On posera la question à François-Xavier Roux dans ce journal.
00:00:48Mes invités dans la prochaine heure, alors que les yeux sont tournés vers le Moyen-Orient,
00:00:53est-ce que le conflit est en train de s'étendre à l'Ukraine ?
00:00:55On parlera de la stratégie de Volodymyr Zelensky à 7h20 avec Ulrich Bounat dans Le Monde qui Bouge.
00:01:00Et puis il a repris les commandes de Solocal il y a deux ans.
00:01:03Solocal qui sort sa tête de l'eau dans son accompagnement au développement numérique des petites entreprises.
00:01:09Maurice Lévy viendra nous parler de ses résultats, mais aussi de la situation en Gironde.
00:01:13Ce sera dans le Grand Entretien à 7h45.
00:01:16Tous nos invités, toutes nos chroniques, la matinale de l'économie.
00:01:19C'est parti, soyez les bienvenus.
00:01:22Votre rendez-vous avec la Banque Postale, la banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre
00:01:27entreprise.
00:01:28La Banque Postale, citoyenne.
00:01:30Good Morning Business, le journal.
00:01:33Les publications après Alphabet la semaine dernière, deuxième vague de résultats pour les GAFAM à Microsoft et Meta hier soir.
00:01:40Etienne Braque, c'est le grand écart avec d'un côté une croissance des profits de 31% chez Microsoft
00:01:45au deuxième trimestre et de l'autre, moins 14% chez Meta.
00:01:48Oui, avec un grand écart également en bourse dans le sens où hier soir le titre Microsoft est en hausse
00:01:54de plus de 7% avec une croissance des profits qui était largement supérieure aux attentes.
00:01:59Quasiment 36 milliards de profits nets dégagés en l'espace de 3 mois grâce au cloud.
00:02:04Vous avez Microsoft Azure qui a vu ses ventes progresser de 43%.
00:02:07C'est plus que les 40% attendus par le consensus.
00:02:10Et puis l'autre nouvelle qui rassure et qui explique l'envolée du titre en après-bourse, c'est le
00:02:14nombre de licences payantes de M365 copilote.
00:02:18Plus de 30 millions écoulés le trimestre dernier contre 20 millions au premier trimestre.
00:02:22Dans ses licences, Microsoft arrive à bien sûr vendre l'intelligence artificielle et depuis des semaines, des mois, la crainte
00:02:29des analyses, c'est le fait que tous ces milliards investis dans l'intelligence artificielle n'arrivent pas à créer
00:02:33des revenus.
00:02:34Et là aujourd'hui, Microsoft arrive à vendre de l'intelligence artificielle, non pas bien sûr aux clients particuliers, mais
00:02:40aux clients professionnels, aux entreprises.
00:02:42Et bien sûr, c'est ce qui compte aujourd'hui, notamment pour Microsoft qui fait une grande partie de ses
00:02:45profits sur la clientèle professionnelle.
00:02:48Les dépenses d'investissement, légèrement inférieures aux attentes au deuxième trimestre, ça aussi, c'est une bonne nouvelle.
00:02:53Et donc ce titre qui est attendu en forte hausse tout à l'heure à Wall Street après un parcours
00:02:57plus que décevant, puisque vous avez un repli de 18% de Microsoft depuis le 1er janvier.
00:03:01Et à l'inverse, Meta était en baisse de plus de 7% en après-bourse, Etienne.
00:03:05Il faut dire qu'à côté de Microsoft, la publication de Meta paraît beaucoup moins flamboyante.
00:03:09La marge opérationnelle est tombée de 43% à 31% en l'espace d'un an.
00:03:13Et puis surtout, le flux de trésorerie, qui était de plus de 8 milliards il y a un an, est
00:03:17tombé à moins de 800 millions de dollars, avec certes des éléments exceptionnels.
00:03:21Il faut dire que le groupe a licencié beaucoup de personnes, donc forcément, tout ça, ça coûte de l'argent.
00:03:26Des charges judiciaires également.
00:03:28Mais surtout, les analystes constatent que vous avez un groupe qui va dépenser plus, au moins 130 milliards de dollars
00:03:34d'investissement cette année.
00:03:35Alors, pour assurer, Mark Zuckerberg a confirmé qu'il allait lancer MetaCompute, qui vise à louer des capacités de calcul
00:03:41de ses concurrents.
00:03:42Mais ça ne suffit pas.
00:03:44Ce titre était en forte baisse hier soir en après-bourse.
00:03:47Dernière salve ce soir, après la clôture de Wall Street, avec les résultats d'Apple et d'Amazon.
00:03:52Merci Etienne.
00:03:53Et puis hier, la Fed a maintenu ses taux inchangés.
00:03:56L'inflation a été élevée.
00:03:57La guerre au Moyen-Orient s'enlise.
00:03:59La bourse est fébrile.
00:04:00Bref, la pression monte.
00:04:01Mais Kevin Walsh n'a, je cite, pas de baguette magique.
00:04:04On écoute le président de la Réserve fédérale.
00:04:08L'économie a fait preuve d'une solidité impressionnante malgré les récents chocs.
00:04:13Les tendances sont positives et nous montrent une croissance qui reste robuste.
00:04:17Les créations d'emplois ont suivi le rythme de la population active et le taux de chômage a peu évolué.
00:04:22L'inflation demeure élevée par rapport à l'objectif de 2% fixé par le comité.
00:04:28En France, les résultats de Renault est dans un secteur déprimé.
00:04:31En Europe, le constructeur français Renault, avec les bénéfices, son chiffre d'affaires est en augmentation de 10% sur
00:04:37un an et au premier semestre.
00:04:38Et sa marge opérationnelle pointe à 5,2%.
00:04:41Le groupe qui confirme ses prévisions pour 2026.
00:04:45Explication Justine Bassogne.
00:04:47François Prevot, lors de la présentation des résultats, a tenu à le préciser.
00:04:50Cela fait un an tout juste qu'il a pris ses fonctions.
00:04:53Et il est fier, dit-il, de son bilan.
00:04:55Au premier semestre, le groupe tire son épingle du jeu avec un chiffre d'affaires en hausse de 10%,
00:04:59tiré notamment par les bons résultats de la marque Renault, dont les volumes augmentent de 3%.
00:05:04Renault, dont un quart des ventes, est désormais 100% électrique, porté par le succès de la R5.
00:05:10Et un démarrage explosif, selon les dires de François Prevot, de la nouvelle Twingo.
00:05:15La multiplication des partenariats, qu'ils soient anciens avec Nissan ou plus récents,
00:05:19avec le chinois Geely en Corée du Sud et au Brésil,
00:05:21tire aussi les ventes de Renault vers le haut.
00:05:23Beaucoup de constructeurs viennent frapper à notre porte,
00:05:26explique d'ailleurs François Prevot, ouvert à de nouvelles alliances en Europe,
00:05:30à condition que ses partenaires utilisent ces technologies.
00:05:33Le patron de Renault a par ailleurs confirmé les prévisions du groupe pour 2026,
00:05:38avec un objectif de marge opérationnelle à 5,5%.
00:05:41Et on attend les résultats de Stellantis tout à l'heure.
00:05:43On vous les donnera évidemment dans la matinale de l'économie.
00:05:45La situation en Gironde, une semaine après le départ de feu,
00:05:49et alors que la lutte se poursuit,
00:05:51MKG Consulting publie un premier point d'étape sur l'impact des feux dans l'hôtellerie en Aquitaine.
00:05:56Et le manque à gagner atteindrait déjà 2 à 5 millions d'euros par semaine.
00:06:00François-Xavier Roux.
00:06:02Effectivement, Sandra, les réservations d'hôtels sont en chute libre sur le littoral girondin
00:06:06depuis une semaine et même loin des flammes.
00:06:09La saison avait pourtant bien commencé avec un taux d'occupation de 92%.
00:06:13Et dans un premier temps, les hôtels ont d'abord donné l'illusion de résister au début de l'incendie.
00:06:18Entre le 22 et le 24 juillet, le taux d'occupation a même progressé.
00:06:21Rien que sur la métropole bordelaise, ce chiffre était supérieur de 12 points,
00:06:25comparé à la même période en 2025.
00:06:27Mais cette hausse ne reflétait pas un afflux de vacanciers.
00:06:30Elle était portée par le relogement des habitants évacués.
00:06:33Cela s'est vu dans la qualité des hôtels réservés.
00:06:36Les hébergements les plus économiques doublent presque leur rythme de réservation de dernière minute
00:06:41de 6 à 11%, alors que le haut de gamme perd les trois quarts du sien.
00:06:46Oui, c'est intéressant.
00:06:47En effet, le samedi 25 juillet, tout bascule.
00:06:49François-Xavier, les annulations deviennent supérieures aux ventes.
00:06:53Les réservations de dernière minute pourtant à un niveau important à cette même date l'an dernier,
00:06:57chute de 17 points.
00:06:58Et sur la semaine, elles deviennent négatives et reculent de 3%.
00:07:02Sur cette période, MKG estime donc la perte de chiffre d'affaires entre 2 à 5 millions d'euros
00:07:07et un chiffre qui se répétera chaque semaine tant que l'incendie dure.
00:07:10En début de semaine, seuls 45% des chambres étaient prises pour le mois d'août sur le bassin d
00:07:15'Arcachon.
00:07:15La bonne nouvelle, c'est que l'arrière-saison résiste.
00:07:18Les réservations à plus de deux mois, elles, progressent à un rythme supérieur comparé à 2025.
00:07:23Seul le cœur de l'été est donc pénalisé pour le moment.
00:07:26Oui, effectivement, on verra dans les semaines à venir si c'est un simple report
00:07:29ou si la saison touristique est perdue.
00:07:32Merci François-Xavier.
00:07:33Ou les incendies qui fragilisent l'hôtellerie.
00:07:37Mais il rappelle aussi que l'adaptation au changement climatique devient incontournable.
00:07:41Dans le logement, les promoteurs sont désormais poussés à construire autrement.
00:07:45Écoutez, Pierre-Henri Pouchelon, directeur général adjoint en charge des finances chez NextCity,
00:07:50il était au micro hier soir de BFM Business.
00:07:53Je pense que vous voyez bien qu'il y a un consensus national, local,
00:07:58sur le besoin en logement, sur la nécessité de construire.
00:08:01Ces canicules, ça marque les Français.
00:08:03Et donc, on voit qu'il y a une urgence à produire du logement de qualité.
00:08:08Et donc, c'est là, peut-être qu'il y a une différence.
00:08:09C'est qu'il y a un changement de paradigme sur la promotion.
00:08:12Ça a été un métier de volume.
00:08:13Ça devient un métier de qualité.
00:08:15Et donc, la qualité des emplacements, le prix.
00:08:17Il faut qu'on fasse du prix abordable pour nos clients
00:08:20et qu'on fasse des logements qui soient adaptés au changement climatique.
00:08:257h07, les marchés.
00:08:30Etienne Braque avec cette séance difficile à Wall Street
00:08:32après la prise de parole de Kevin Warch.
00:08:34Le Dow Jones a perdu plus de 2% hier soir à la clôture,
00:08:37moins 1,5% pour le S&P 500,
00:08:39moins 1,7% pour le Nasdaq.
00:08:41Le Nasdaq 100, son petit frère, est même rentré en zone de correction.
00:08:44Moins 10% depuis les plus hauts historiques.
00:08:47Et pourtant, on vient de l'entendre,
00:08:48Kevin Warch n'a pas relevé les taux.
00:08:50C'était une crainte du marché.
00:08:51Il n'a pas relevé les taux, certes.
00:08:53Mais comme nous le verrons en détail,
00:08:54à 7h40, il est resté très évasif sur la politique qu'il souhaitait impulser.
00:08:58Et les boursiers se sont retrouvés dans le brouillard après cette réunion.
00:09:02Ce matin, la bourse de Séoul se stabilise après avoir perdu 17% en l'espace de deux jours.
00:09:07Le Cospi perd à peine 1%.
00:09:10La Corée du Sud qui s'est engagée hier à prendre des mesures pour stabiliser les marchés.
00:09:13Ça passe notamment par une meilleure régulation des produits à effet de levier.
00:09:17Et puis surtout, vous avez Samsung qui a publié ses résultats cette nuit.
00:09:20Souvenez-vous, hier, c'était Skynyx qui a perdu 10% à la clôture, quasiment 20% en séance.
00:09:24Et contrairement à son rival, vous avez des résultats qui sont en ligne avec les attentes.
00:09:28Quand même 61 milliards de dollars de profits opérationnels en l'espace de trois mois.
00:09:32C'est juste historique pour un groupe qui est notamment présent dans le secteur des semi-conducteurs.
00:09:37Samsung qui voit une pénurie perdurée au moins jusqu'en 2028 dans ce segment des puces.
00:09:43On vient de voir les résultats de Société Générale. Un résultat record.
00:09:46Oui, résultat record. 1,8 milliard de profits en l'espace de trois mois.
00:09:51C'est une progression de plus de 20%. 23,2% précisément.
00:09:5525% de progression même à périmètre constant.
00:09:58Avec la banque de détails qui continue de se distinguer, Société Générale qui annonce ce matin un programme de rachat
00:10:03d'action exceptionnel de 1,5 milliard d'euros.
00:10:06Hier soir, c'est Airbus qui a rassuré avec des livraisons qui sont en augmentation.
00:10:11237 au deuxième trimestre contre 195 l'an dernier.
00:10:15Vous avez Vinci également qui a publié ses résultats.
00:10:17Avec quand même un effet notable de la nette remontée des prix de l'essence et du diesel.
00:10:22Typiquement, le trafic autoroute a reculé de 2,9%.
00:10:26Mais la marge est là. Elle est même en progression.
00:10:28Et ça, ça devrait rassurer tout à l'heure à 9h.
00:10:30L'Oréal qui a publié également ses résultats hier avec une croissance supérieure aux attentes.
00:10:346,3% quand le consensus attendait 5-7 au deuxième trimestre.
00:10:38Et puis enfin, la Française des Jeux qui a publié ses résultats.
00:10:42Et là par contre, c'est en deçà des attentes à cause notamment des hausses d'impôts au Royaume-Uni,
00:10:47en Roumanie, en France.
00:10:48Il faut dire que ces États aujourd'hui cherchent de l'argent.
00:10:51Et aujourd'hui, c'est un petit peu facile de taxer le segment du jeu.
00:10:53Et par rapport à cela, la Française des Jeux revoit à la baisse ses prévisions pour cette année.
00:10:57Merci Etienne Braque.
00:10:58Vous restez sur ce plateau dans un instant pour le débat.
00:11:00Mais tout de suite, c'est le plus.
00:11:03Good morning business. Le plus.
00:11:05Quand la guerre fait les bonnes affaires des industriels français, face à la multiplication des conflits,
00:11:11le gouvernement met les bouchées doubles dans la défense et notamment dans les entreprises qui font à la fois du
00:11:15civil et du militaire.
00:11:16C'est le cas de De Lerre, l'un des principaux dronistes tricolores qui a vu son carnet de commandes
00:11:22exploser en quelques années.
00:11:24Eline Lefaou.
00:11:26De la peinture jusqu'à la conception de la carte électronique, plusieurs milliers de drones sont produits dans l'usine
00:11:32chaque année.
00:11:33Et la gamme est complète.
00:11:34Les appareils vont de 1 à 100 kg.
00:11:37Couleurs et formes identiques.
00:11:38Seuls les logiciels changent s'il s'agit de drones civils ou militaires.
00:11:42Une diversité essentielle pour s'adapter à sa clientèle internationale, souligne Bastien Mancini, président de De Lerre.
00:11:49On commence à avoir une base d'utilisateurs qui est assez large.
00:11:52On a des drones qui sont utilisés en Afrique dans des conditions assez dures.
00:11:56Au Proche-Orient, en Asie du Sud-Est où ce ne sont pas du tout les mêmes conditions.
00:11:59En Europe, on engrange à tout ce retour d'expérience et on essaie de le prendre en compte pour les
00:12:06générations suivantes.
00:12:07La demande est telle que le chiffre d'affaires a été multiplié par 10 en 5 ans.
00:12:12Parmi ces clients, de grands opérateurs publics comme la SNCF ou RTE.
00:12:16Mais au global, c'est la défense qui tire les revenus de l'usine de l'air.
00:12:19Les drones sont apparus comme un outil vraiment indispensable dans les conflits armés.
00:12:26Et donc on est passé en 5 ans de 80% dans le civil à 80% dans la défense.
00:12:32Face à l'instabilité géopolitique internationale, le constat de Clémentine Bouquier, directrice RH de De Lerre, est clair.
00:12:39L'entreprise doit s'adapter en permanence pour anticiper les futurs besoins.
00:12:44Aujourd'hui, l'enjeu industriel, ce n'est plus seulement de concevoir les drones de demain, c'est surtout d
00:12:48'être capable de les produire vite et en volume suffisant.
00:12:52Et pour cela, on doit recruter les bonnes ressources au bon moment.
00:12:57Donc là, on a recruté 150 personnes sur les 15 derniers mois.
00:13:00Donc ça nécessite un gros plan de recrutement et d'adapter nos ressources humaines aussi aux défis de demain.
00:13:08Pas question pour autant de délaisser la production de drones civils.
00:13:11L'entreprise De Lerre compte bien renforcer en cours cette activité dès que la réglementation européenne lui permettra.
00:13:17Depuis 2022, Bruxelles a fixé des règles très contraignantes sur l'usage des drones dans le civil.
00:13:22Mais de nouveaux textes sont en cours d'écriture.
00:13:25Good morning business, face à le Chypre.
00:13:27On sort des publications dans le luxe.
00:13:30Et on a vu notamment hier la chute en bourse d'Hermès avec des inquiétudes sur la Chine.
00:13:3511% ! Etienne Braque, est-ce que c'est la fin de l'âge d'or du luxe ?
00:13:39Pour vous, oui ?
00:13:40La question, elle se pose très sérieusement.
00:13:42Moins 11% quand même pour Hermès.
00:13:43On était à 1 500 euros ou presque à la clôture.
00:13:46C'est sûr que quand ça se paye 30 fois les profits et qu'il n'y a plus de
00:13:48croissance des profits,
00:13:49puisqu'il y avait un bénéfice qui était stable au premier semestre par rapport à l'an dernier,
00:13:52le marché ne fait pas de cadeaux.
00:13:55Hermès qui souffre notamment du marché chinois.
00:13:57Vous avez une très légère hausse modeste des ventes en Chine sur les six premiers mois de l'année.
00:14:03Et ça, c'est quand même un élément marquant et qui interroge et surtout qui fait peur depuis plusieurs trimestres,
00:14:09dans le sens où le marché chinois, c'était le moteur du segment du luxe.
00:14:13Vous avez en Chine plus de 30% des ventes pour les principaux acteurs du luxe.
00:14:18C'est aujourd'hui un marché qui est à la peine.
00:14:20Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, vous avez une clientèle qui cherche des marques locales.
00:14:25Aujourd'hui, vous avez un consommateur qui cherche un petit peu plus de patriotisme dans ses achats.
00:14:30fin également de l'ostentatoire.
00:14:32On cherche du luxe discret, pas quelque chose qui est un petit peu tap à l'œil.
00:14:36Et puis surtout, vous avez des groupes qui ont massivement augmenté leurs prix ces dernières années,
00:14:40notamment depuis le Covid.
00:14:41C'était un argument d'ailleurs pour acheter le luxe, c'est-à-dire le fameux pricing power,
00:14:45la capacité à pouvoir augmenter les prix.
00:14:47Vous avez des groupes qui ont fait moins de volume et plus de chiffre d'affaires grâce aux hausses de
00:14:50prix.
00:14:51Aujourd'hui, c'est beaucoup plus compliqué de passer ces hausses de prix,
00:14:53que ce soit en Asie, mais également en Europe.
00:14:56Il faut voir que le marché du luxe en Europe est au point mort.
00:14:58Alors, on aura peut-être l'occasion d'en reparler dans un instant.
00:15:00Heureusement, il y a la clientèle américaine qui est là, mais ça ne suffit pas.
00:15:04Et donc aujourd'hui, vous avez des acteurs qui sont un petit peu en difficulté
00:15:07parce qu'ils cherchent des relais de croissance.
00:15:09Alors, ils regardent aujourd'hui un petit peu où se trouve la croissance.
00:15:11Ah bah tiens, peut-être en Inde, mais on voit que le marché indien est compliqué
00:15:14pour les acteurs français du luxe.
00:15:17Et donc aujourd'hui, ils doivent se contenter d'une légère croissance.
00:15:20La croissance à deux chiffres, c'est fini, même pour Hermès.
00:15:23Il faut se contenter d'une croissance de 1 à 5 %.
00:15:26Alors, ce n'est pas si mal, ils vont vous dire, on a connu ça pendant des années,
00:15:29mais c'est quand même aujourd'hui un tout autre exercice
00:15:32par rapport à ce qu'on a pu voir à la fin de la période Covid.
00:15:35J'ai lu que ça ne mettrait pas pour autant fin aux listes d'attente
00:15:37pour les sacs Kelly, mais enfin, on verra bien, l'avenir nous le dira.
00:15:39Emmanuel Lechypre ?
00:15:40Vous avez tout dit, ça ne met pas fin aux listes d'attente pour les sacs Kelly.
00:15:46Non, je crois qu'il ne faut pas être trop pessimiste.
00:15:48On sort quand même d'une période qui était une période d'euphorie.
00:15:53Donc moi, je continue à penser que le luxe vit un âge d'or
00:15:56et qu'au milieu de cet âge d'or, on avait cette période d'euphorie totalement folle
00:16:00qui arrive à sa fin.
00:16:02Mais cette période d'euphorie, c'était quoi ?
00:16:04C'était, rappelez-vous, les années post-Covid.
00:16:07Donc, il y avait eu une explosion de l'épargne pendant le Covid.
00:16:10Les gens, ils avaient besoin finalement de se faire plaisir, d'acheter autre chose.
00:16:14Il y a eu aussi ce boom spectaculaire quand même de la Chine
00:16:18lors de la réouverture après les confinements,
00:16:22la hausse très forte des patrimoines financiers et immobiliers mondiaux.
00:16:26Et fondamentalement, les fondamentaux de la richesse mondiale,
00:16:30ils restent excellents.
00:16:31Quand vous regardez, le nombre de millionnaires continue d'augmenter partout.
00:16:34Les patrimoines financiers battent des records.
00:16:37L'Asie continue d'enrichir des dizaines de millions de personnes chaque année.
00:16:41Et on va avoir de plus en plus de millionnaires.
00:16:44Donc, le marché du luxe continue de grossir.
00:16:47Alors, Étienne soulève un point, effectivement, qui est important.
00:16:50Le luxe, c'est un marché qui n'a jamais fonctionné sur un seul pays.
00:16:55Et là, effectivement, on avait un très gros pays qui était la Chine.
00:16:58Mais il y a d'autres relais de croissance.
00:16:59Il y a le Moyen-Orient.
00:17:01Il y a d'autres pays d'Asie, etc.
00:17:03Alors, vous allez me dire, on n'est pas à l'échelle.
00:17:05Et la véritable échelle, et le véritable enjeu, il ne faut pas se voiler la face,
00:17:09c'est le marché indien.
00:17:10Est-ce que l'Inde, finalement, est capable de prendre le relais ?
00:17:14Et quand on regarde les fondamentaux économiques de l'Inde,
00:17:16on se dit qu'elle est au début du cycle qu'a connu la Chine.
00:17:19Il y a 20 ans, croissance économique 6 à 7 % par an, même échelle de population,
00:17:24un PIB par habitant encore faible, mais en forte progression,
00:17:28urbanisation rapide, explosion des revenus dans les grandes métropoles.
00:17:32Donc, on a exactement les moteurs qui ont fait que le marché du luxe chinois est devenu un très grand
00:17:37marché.
00:17:39Et puis, quand même, Étienne, le luxe, ça reste quand même le secteur qui est le plus capable d'augmenter
00:17:45ses prix.
00:17:46Et ça, c'est quand même une arme absolument extraordinaire.
00:17:50Alors, Étienne dit le luxe ostentatoire, tout ça, mais Étienne, le luxe, c'est tout sauf ostentatoire.
00:17:55C'est le bling-bling qui est ostentatoire.
00:17:58Mais le luxe n'est pas ostentatoire.
00:18:00Et puis, franchement, c'est aussi un secteur dans lequel, contrairement à ce que dit Étienne,
00:18:06les barrières à l'entrée sont absolument gigantesques.
00:18:09C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de s'improviser comme ça, de faire des sacs à
00:18:12main, de faire des bijoux et tout,
00:18:13pour qu'on devienne une légende et une marque de luxe.
00:18:18Et enfin, je termine en soulignant l'aspect patrimonial, aujourd'hui, du luxe.
00:18:21C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des gens qui investissent dans les produits de l'industrie
00:18:25du luxe,
00:18:25comme on investissait avant dans les marchés.
00:18:28C'est devenu une classe d'actifs.
00:18:29C'est vrai, on en parle souvent sur cette antenne.
00:18:31C'est ça, Kelly, une fois que vous serez sorti du magasin, il vaudra quasiment le double du prix que
00:18:36vous l'avez acheté,
00:18:37si vous le revendez sur le marché de l'industrie du luxe.
00:18:38Je ne suis pas du tout d'accord avec Emmanuel.
00:18:40La clientèle aspirationnelle qui était là pendant le Covid, elle n'est plus là.
00:18:43C'est-à-dire qu'elle s'est fait plaisir, mais aujourd'hui, elle n'a plus les moyens.
00:18:45C'est-à-dire qu'il y avait une clientèle qui était présente en boutique il y a 5-6
00:18:48ans,
00:18:48et aujourd'hui, elle a totalement disparu.
00:18:49Elle ne peut plus aujourd'hui s'offrir ce type de produit.
00:18:52Sur le fait, une marque, c'est là, c'est présent, ça va rester pendant des années.
00:18:56Non, ça ne veut rien dire.
00:18:57Quand vous regardez certaines marques, et je ne vais pas les citer,
00:19:00mais quand vous regardez leur part de marché, elles se sont considérablement réduites.
00:19:03Et on voit aujourd'hui des nouvelles marques qui ne partent de pas grand-chose,
00:19:05et qui gagnent de part des marchés très importantes.
00:19:07Et pourquoi pas aujourd'hui acheter du luxe chinois en Europe ou aux États-Unis ?
00:19:11Rien n'est tabou.
00:19:11Et puis enfin, aujourd'hui, vous avez de plus en plus de clients qui cherchent de l'expérience.
00:19:16Entre mettre 600 euros dans des sneakers ou un sac,
00:19:18ils préfèrent mettre 600 euros dans une nuit d'hôtel.
00:19:20Et aujourd'hui, c'est ce luxe expérimentiel,
00:19:23désolé si je me trompe sur le mot, qui gagne en part de marché.
00:19:26Merci, merci beaucoup messieurs pour ce débat.
00:19:29Tout de suite, le meilleur de Culture IA.
00:19:33Good morning business, Culture IA.
00:19:36Et aujourd'hui avec vous Anthony, on parle d'un robot qui fait le buzz depuis quelques jours,
00:19:39capable aussi bien de jouer du piano que de préparer votre omelette.
00:19:44Les images ont été vues des millions de fois sur les réseaux sociaux.
00:19:46Elles montrent à quel point les avancées dans le domaine sont fulgurantes.
00:19:50Oui, parce que c'est vrai qu'elles sont très spectaculaires.
00:19:52Et vraiment, ça vaut le coup aujourd'hui de nous regarder en télé,
00:19:54puisqu'on voit cette paire de mains robotiques vêtues de gants noirs et dotées d'une dextérité spectaculaire.
00:20:01Oui, c'est absolument bluffant.
00:20:03Alors on voit ces mains robotiques taper au clavier, résoudre un Rubik's Cube,
00:20:07jouer du piano, manipuler des pipettes en laboratoire avec un niveau de précision absolument dingue.
00:20:12C'est une main qui a 20 degrés de liberté, qui peut même attraper plusieurs objets à la fois,
00:20:17réaliser des gestes fins, précis, manipuler des objets fragiles, des objets mous, glissants,
00:20:22et le tout assez rapidement.
00:20:23Parce que souvent, quand on voit des démonstrations robotiques,
00:20:26elles sont en accéléré, fois 5, fois 10.
00:20:28Là, on est à vitesse réelle.
00:20:30Alors c'est un peu moins rapide qu'un humain,
00:20:31mais c'est quand même pour un robot extrêmement rapide.
00:20:34Et cette prouesse technologique, on la doit à une start-up qui s'appelle Genesis AI,
00:20:39qui a été créée par un Français, par un ancien de Mistral, il y a un an.
00:20:43Et ce qu'ils ont mis au point, cette entreprise,
00:20:45c'est ce qu'on appelle un modèle de fondation.
00:20:47Ce n'est pas tant le robot ou la main robotique elle-même,
00:20:49que le cerveau qu'il y a derrière,
00:20:51c'est-à-dire une intelligence artificielle
00:20:53qui permet à ces robots de réaliser des tâches complexes.
00:20:55C'est-à-dire que ces robots, on n'a pas besoin de les programmer
00:20:58pour réaliser une tâche, visser, préparer un café.
00:21:01Non, en fait, ces robots, ils vont apprendre en regardant faire les êtres humains.
00:21:05On va leur apprendre en leur montrant, par exemple, des milliers d'heures d'humains
00:21:09qui font des Rubik's Cube.
00:21:10On trouve des vidéos sur YouTube.
00:21:11Ils vont analyser le geste millimètre par millimètre
00:21:15et ensuite, ils vont être capables de le reproduire.
00:21:18Et c'est ça, la prochaine grande révolution de l'intelligence artificielle.
00:21:21Ce n'est plus des IA seulement qui savent générer du texte, de l'image,
00:21:25c'est des IA qui sortent de l'écran
00:21:26et qui commencent à appréhender le monde physique
00:21:29et à s'y intégrer d'une certaine manière.
00:21:32Pour ceux qui ont les images en télévision avec nous ce matin,
00:21:35les gestes sont ultra fins.
00:21:37On a vraiment l'impression que c'est un humain.
00:21:39Il n'y a plus le côté saccadé du robot.
00:21:41Quand on imite le robot, ça ne marche plus.
00:21:43Non, c'est ça.
00:21:44Ces trois PO, ce n'est plus ça.
00:21:45Maintenant, on est vraiment sur du quasi-humain.
00:21:47C'est ce qu'on appelle de la motricité fine et on y est, réellement.
00:21:50Ça ou des perspectives énormes.
00:21:52On va peut-être avoir des robots dans toute notre vie
00:21:55pour faire toutes sortes de tâches.
00:21:56Oui, absolument.
00:21:57Dans l'une des vidéos,
00:21:58moi, c'est celle qui m'a le plus bluffé.
00:21:59Je pourrais passer des heures devant,
00:22:00mais on le voit qui prépare une omelette, ce robot.
00:22:03C'est incroyable.
00:22:04On le voit qui casse les œufs,
00:22:06qui les met dans la poêle,
00:22:07qui coupe les tomates,
00:22:08parce que c'est une omelette aux tomates.
00:22:10Et en fait, ça montre bien le niveau de précision.
00:22:12C'est-à-dire que le fait de se saisir d'un œuf
00:22:15pour un être humain, c'est facile.
00:22:16C'est presque intuitif.
00:22:18Et ça montre bien d'ailleurs
00:22:18à quel point notre cerveau est une merveille d'évolution biologique.
00:22:21Mais pour un robot,
00:22:23appréhender la bonne force d'appréhension
00:22:25pour ne pas casser l'œuf,
00:22:26c'est extrêmement complexe.
00:22:27Et ça, ça montre bien qu'en termes de perspective,
00:22:29eh bien, on pourrait avoir demain
00:22:31des robots qui effectivement font la cuisine,
00:22:33peuvent monter un meuble à notre place,
00:22:35peuvent s'occuper d'une personnage.
00:22:36Et c'est-à-dire ce fantasme du robot majordome
00:22:39dont on parle régulièrement,
00:22:40qui pourrait s'inviter dans nos vies,
00:22:41vie personnelle et vie professionnelle,
00:22:43eh bien, on s'en approche de plus en plus.
00:22:45Je ne vous dis pas que c'est pour demain,
00:22:46mais les avancées dans ce domaine,
00:22:48elles sont absolument fulgurantes.
00:22:50Alors, même s'il faut tempérer un tout petit peu,
00:22:52parce qu'entre une démonstration
00:22:54dans un environnement expérimental absolument parfait,
00:22:57avec une lumière parfaite,
00:22:58avec « on peut s'y reprendre plusieurs fois »
00:23:00et puis un vrai plan de travail
00:23:02où vous avez peut-être votre chat qui va monter dessus
00:23:03et puis il y a des trucs qui traînent,
00:23:04ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:23:05Et c'est ce fossé entre la vie réelle
00:23:07et les situations de laboratoire
00:23:09qu'il va falloir combler dans les mois qui viennent.
00:23:11Rapidement, Anthony, vous le disiez,
00:23:12c'est une innovation française.
00:23:13Ça remet la France dans la course à la robotique ?
00:23:15Pas vraiment.
00:23:16C'est un peu une victoire douce amère,
00:23:17parce que c'est comme souvent,
00:23:18c'est souvent ces scénarios.
00:23:19On a des chercheurs qui sont formidables.
00:23:21C'est des Français, oui,
00:23:22mais la boîte a été créée aux États-Unis
00:23:24avec des fonds pour la majorité américaine.
00:23:26On a quand même Xavier Niel
00:23:27qui fait partie des investisseurs de Genesys AI.
00:23:30C'est un scénario qu'on connaît malheureusement par cœur.
00:23:32Mais en tout cas, c'est vrai qu'on a des talents
00:23:34très clairement dans le domaine de la robotique humanoïde.
00:23:37Good morning business.
00:23:38Le monde qui bouge.
00:23:39L'interview.
00:23:40C'est Ulrich Bounat qui est avec moi ce matin,
00:23:42chercheur chez Eurocréative.
00:23:43Bonjour, merci d'être avec moi.
00:23:45C'est vrai que le monde a les yeux tournés
00:23:46vers ce conflit au Moyen-Orient.
00:23:48Mais il y a ce qui se passe aussi en Ukraine.
00:23:51Encore une alerte aux missiles russes cette nuit à Kiev.
00:23:54Ça veut dire que les combats continuent.
00:23:55Ils se sont même intensifiés au mois de juillet.
00:23:58Est-ce que vous pouvez nous dire rapidement
00:23:59où il en est ce conflit, Ulrich ?
00:24:00En fait, le conflit continue toujours sur la ligne de front.
00:24:04L'essentiel des combats se passe dans l'est de l'Ukraine,
00:24:06au Donbass,
00:24:07ou notamment dans la ville de Konstantinivka
00:24:08où les Russes essayent de progresser
00:24:10et progressent très laborieusement.
00:24:11Ils perdent énormément d'hommes.
00:24:13Et après, effectivement, vous avez des frappes
00:24:15très régulières puisque le front ne se débloque pas trop.
00:24:18Les deux protagonistes essayent de frapper en profondeur
00:24:20pour déstabiliser un petit peu l'arrière.
00:24:22Et donc, on voit effectivement,
00:24:24pas plus tard que cette nuit,
00:24:25des frappes de missiles balistiques
00:24:26et des frappes de missiles de croisière russes
00:24:28sur les principales villes ukrainiens,
00:24:29notamment Kiev et Lviv.
00:24:30Mais ce qui est nouveau, c'est cette contrepartie.
00:24:32C'est-à-dire que les Ukrainiens, désormais,
00:24:33ont cette capacité à envoyer des drones
00:24:35très longue distance sur les raffineries
00:24:37ou sur l'Amazone russe en profondeur en Russie.
00:24:40Paul-Odimir Zelensky était à la Maison Blanche.
00:24:42Cette semaine, il a rencontré Donald Trump.
00:24:44Est-ce qu'il a obtenu ce qu'il voulait ?
00:24:46Il voulait notamment des systèmes antimissiles ?
00:24:47Alors, il l'a à moitié obtenu.
00:24:49C'est-à-dire qu'il a donc obtenu cette licence
00:24:51qui lui permettra de produire ses propres missiles patriotes
00:24:53qui sont la seule arme efficace
00:24:54contre les missiles balistiques.
00:24:56Donc ça, il l'a obtenu,
00:24:57mais ça résoudra le problème probablement dans deux ans.
00:25:00Il faut grosso modo à peu près un an
00:25:01pour construire la chaîne de montage
00:25:02et encore un an pour les produire.
00:25:04En revanche, il a besoin de 300 missiles patriotes
00:25:07probablement pour tenir l'hiver.
00:25:08Et ça, ça va être très compliqué de les obtenir
00:25:10parce qu'on estime que les Américains
00:25:11en ont tiré à peu près 1500 en Iran.
00:25:14Il en reste à peu près 1000.
00:25:15Donc vous voyez que 300, c'est grosso modo
00:25:17le tiers du stock américain.
00:25:18Donc ça semble relativement probable qu'il les ait.
00:25:19On est là-dedans ?
00:25:20On est dans le moment où on compte les missiles ?
00:25:23Oui, complètement.
00:25:24En tout cas, ça dépend des capacités.
00:25:25Mais sur les capacités anti-aériennes, anti-balistiques,
00:25:27oui, les Américains et leurs allées au Moyen-Orient
00:25:30l'ont énormément utilisé.
00:25:31Ils continueront d'en utiliser
00:25:32puisque les Iraniens continuent à tirer
00:25:33sur le Moyen-Orient.
00:25:34Donc effectivement, il y a une pénurie mondiale de patriotes.
00:25:37Il y a quelques jours,
00:25:38l'Ukraine a frappé un navire iranien
00:25:41reliant Téhéran à Moscou.
00:25:42Navire qui contenait des armes, me semble-t-il.
00:25:45Quelle était la stratégie derrière cette attaque ?
00:25:47Parce que là, ce sont les deux conflits
00:25:49qui sont en train de se croiser.
00:25:50Alors effectivement, les deux conflits se croisent
00:25:52et c'est logique,
00:25:53puisque l'Iran aide Moscou en Ukraine
00:25:55et Moscou aide l'Iran à répliquer
00:25:59contre les Américains au Moyen-Orient,
00:26:01notamment en termes d'imagerie satellitaire.
00:26:03Et donc effectivement, l'objectif des Ukrainiens
00:26:07en frappant ce navire en mer Caspienne,
00:26:08c'était probablement justement de montrer à Donald Trump
00:26:11que les deux sont liés
00:26:12et qu'effectivement, aider l'Ukraine,
00:26:13c'est en quelque sorte lutter contre l'Iran.
00:26:15Je ne suis pas sûr que le message soit complètement passé
00:26:16à Washington,
00:26:17mais en tous les cas, c'était ça la stratégie.
00:26:19Oui, parce que Téhéran aurait étudié une frappe
00:26:21contre un port ukrainien en mer Noire en représailles
00:26:24avant d'y renoncer à la suite d'efforts diplomatiques.
00:26:28Mais est-ce que ça veut dire que le conflit
00:26:29pourrait s'étendre réellement
00:26:33si les Iraniens le décident ?
00:26:35Réellement, non.
00:26:36Là, on parlait effectivement d'une frappe éventuellement symbolique,
00:26:38mais ce qu'il faut bien comprendre,
00:26:39c'est que dans tous les cas,
00:26:40l'Iran a soutenu l'effort de guerre,
00:26:42c'est moins important maintenant,
00:26:43mais l'Iran a soutenu l'effort de guerre de Moscou
00:26:45en lui fournissant notamment ses fameux drones chalets
00:26:47où ensuite les Russes ont amélioré.
00:26:49Mais ça a donné quand même un avantage ponctuel
00:26:51assez important à la Russie,
00:26:53qui a été la première à avoir ces espèces de drones
00:26:55kamikazes longue distance
00:26:56avec des charges explosives assez importantes.
00:26:58Donc dans tous les cas, oui,
00:26:59l'Iran est associé en fait
00:27:01à l'effort de guerre russe en Ukraine
00:27:03au même titre que la Corée du Nord
00:27:04a fourni des millions d'obus
00:27:05et que la Chine fournit
00:27:09une partie de l'industrie
00:27:10qui sert à fabriquer des armes en Russie.
00:27:11Quoi qu'il arrive,
00:27:12on voit que Volodymyr Zelensky
00:27:13reste très présent sur la scène internationale.
00:27:16En France, il a proposé
00:27:17d'envoyer des spécialistes ukrainiens
00:27:18pour soutenir les secours français
00:27:20sur les incendies en Gironde.
00:27:22C'est symbolique,
00:27:23mais ça témoigne du renforcement
00:27:25entre les liens
00:27:26ou en tout cas de cette volonté
00:27:27de rester visible ?
00:27:28Ah oui, complètement.
00:27:29Disons que pour Volodymyr Zelensky,
00:27:31rester visible à l'international,
00:27:32c'est continuer à avoir de l'aide internationale,
00:27:34c'est continuer à avoir
00:27:35des partenariats industriels dans la défense.
00:27:37Donc tout ça, c'est fondamental
00:27:38pour aider à l'Ukraine
00:27:39à tenir probablement les prochains mois,
00:27:41le prochain hiver
00:27:42qui va être encore plus dur, etc.
00:27:43Mais effectivement,
00:27:44et on sent par rapport à la France
00:27:45un vrai rapprochement,
00:27:47Volodymyr Zelensky a appelé
00:27:48effectivement le président français
00:27:50pour le débriefer
00:27:50dans l'avion qu'il ramenait de Washington.
00:27:52Donc ça montre que les deux
00:27:54sont extrêmement proches.
00:27:54Ça s'est symbolisé aussi le 14 juillet.
00:27:56Il y a une volonté probablement
00:27:57des deux côtés
00:27:58de bâtir véritablement
00:28:00on va dire une alliance au minimum
00:28:03industriel, militaire très forte
00:28:04entre les deux pays.
00:28:05On le sait,
00:28:06et là je vais vous reparler
00:28:07du conflit au Moyen-Orient,
00:28:09mais Donald Trump est englué
00:28:10dans un agenda politique
00:28:11avec les mid-terms au mois de novembre.
00:28:13Il essaye de mettre fin
00:28:14à ce conflit dans lequel il s'est lancé.
00:28:16Il y a très peu de chances
00:28:17que ça marche.
00:28:18Il y a tellement de choses
00:28:18à négocier que ça n'avance pas,
00:28:20notamment dans le détroit d'Ormuz.
00:28:22On est dans une situation
00:28:24où tout cela s'enlise.
00:28:25Vous parlez de l'hiver prochain
00:28:26pour ce conflit ukrainien.
00:28:28Ça veut dire que là,
00:28:28on est encore parti
00:28:29pour des mois et des mois de conflit.
00:28:30– Probablement,
00:28:31mais parce qu'en fait,
00:28:32dans un cas comme dans l'autre,
00:28:33on a deux camps
00:28:34qui estiment qu'ils n'ont pas
00:28:36de besoin impériel
00:28:37ou impérieux plutôt,
00:28:38de besoin impérieux
00:28:39de négocier en quelque sorte
00:28:41une cessation des hostilités.
00:28:42Dans le cas de l'Ukraine
00:28:43et la Russie,
00:28:44finalement l'Ukraine ne cédera pas
00:28:45sur sa capacité à résister
00:28:47et à défendre son indépendance.
00:28:48Les Russes estiment
00:28:49qu'ils ont le temps pour eux
00:28:50et qu'ils arriveront à conquérir
00:28:51le Donbass d'une façon ou d'une autre.
00:28:52Et entre l'Iran
00:28:53et les États-Unis,
00:28:55c'est à peu près pareil.
00:28:55C'est-à-dire que les Iraniens
00:28:56n'ont certainement pas envie
00:28:57de capituler aux demandes américaines,
00:28:59notamment sur le nucléaire.
00:29:00Ils n'ont pas envie
00:29:00de lâcher le contrôle
00:29:01du détroit d'Hormuz
00:29:02qu'ils ont acquis depuis le 28 février
00:29:03de façon militaire.
00:29:05Et d'un autre côté,
00:29:06les Américains estiment
00:29:07que finalement,
00:29:08ils peuvent continuer
00:29:08à maintenir la pression sur Téhéran
00:29:09d'un point de vue économique
00:29:11en espérant que le régime finalement
00:29:12cède parce qu'il n'aura plus d'argent.
00:29:14Donc on voit bien
00:29:15que dans un cas comme dans l'autre,
00:29:17les protagonistes
00:29:17n'ont pas d'incentive
00:29:19à négocier très très rapidement
00:29:21et c'est ça qui fait
00:29:22qu'ils le conflit s'en disent.
00:29:23Merci Ulrich Gouna
00:29:24d'être venu ce matin,
00:29:25chercheur chez Eurocréatif
00:29:26dans la matinale de l'économie.
00:29:28Dans un instant,
00:29:29se tôler dans le foot,
00:29:30cette décision de Janine Fantino
00:29:32de vouloir vendre
00:29:34le départ de la Coupe du Monde.
00:29:35On y revient dans un instant.
00:29:40Les titres à 7h30,
00:29:42Janine Fantino veut vendre
00:29:43le départ de la Coupe du Monde.
00:29:45La croissance française
00:29:46au deuxième trimestre
00:29:47vient de tomber.
00:29:48On va y revenir.
00:29:50Estéantis continue
00:29:50à se séparer
00:29:51de son ancienne gouvernance.
00:29:54Et pour commencer
00:29:55ce tollé dans le foot,
00:29:56la Coupe du Monde
00:29:57à peine terminée.
00:29:58Le président controversé
00:29:59de la FIFA,
00:29:59Janine Fantino,
00:30:00a déjà un nouveau projet
00:30:01dans les cartons.
00:30:02Celui de vendre
00:30:03des parts de la Coupe du Monde
00:30:05à des investisseurs extérieurs,
00:30:07dont des proches
00:30:08de Donald Trump.
00:30:09Projet qui fait hurler
00:30:10le monde du football.
00:30:11L'UEFA se réunit
00:30:13en urgence aujourd'hui
00:30:14et même au-delà.
00:30:15Justine Vassogne.
00:30:17La Coupe du Monde
00:30:18n'est pas un produit,
00:30:19s'insure Jandie Burnham
00:30:20sur X, pas touche à notre sport,
00:30:22s'exclame la Commission européenne.
00:30:24Le projet de la FIFA
00:30:24ne passe pas.
00:30:25L'idée de Janine Fantino,
00:30:27créer une société
00:30:28pour gérer
00:30:28les activités commerciales
00:30:30de la Coupe du Monde,
00:30:30la diffusion des matchs,
00:30:32la billetterie.
00:30:32Une société
00:30:33qui porte déjà un nom,
00:30:35FIFA Forward Enterprise,
00:30:36et qui pourrait ouvrir
00:30:37jusqu'à 20%
00:30:38de son capital
00:30:39à des investisseurs privés.
00:30:41à la tête de ce groupe
00:30:42d'investisseurs,
00:30:43le fonds Thrive Capital,
00:30:44géré par Joshua Kushner,
00:30:46le frère du gendre
00:30:47de Donald Trump.
00:30:48La relation étroite
00:30:49entre le président
00:30:50de la FIFA
00:30:51et le président
00:30:51des Etats-Unis
00:30:52a pris une dimension financière
00:30:54qui porte un grave préjudice
00:30:55au football.
00:30:56S'étrangle Sepp Blatter,
00:30:58le prédécesseur
00:30:59de Janine Fantino.
00:31:00Avec cette opération,
00:31:01ce dernier espère lever
00:31:024 milliards de dollars
00:31:04et promet à chaque fédération
00:31:05membre de la FIFA
00:31:06dont il a besoin
00:31:08pour faire valider son projet,
00:31:09un chèque de 20 millions de dollars.
00:31:11Janine Fantino,
00:31:12selon le Times,
00:31:13se serait aussi assuré
00:31:14un avenir
00:31:15puisqu'il aurait déjà négocié
00:31:16avec Joshua Kushner
00:31:18de prendre la tête
00:31:19de FIFA Forward Enterprise
00:31:20en 2031.
00:31:22Écoutez la réaction
00:31:23de Janine Fantino tout de suite.
00:31:26C'est une occasion en or
00:31:28de donner un coup d'accélérateur
00:31:30au développement du jeu
00:31:31à l'échelle mondiale.
00:31:35Mais encore une fois,
00:31:36il ne s'agit que
00:31:37d'une proposition
00:31:38et non d'une obligation.
00:31:41Voilà, je propose,
00:31:42vous disposez.
00:31:43Dans l'actualité également,
00:31:44la croissance française
00:31:45au deuxième trimestre,
00:31:47Emmanuel Lechypre,
00:31:48ça y est,
00:31:48c'est tombé il y a une minute.
00:31:50C'est tombé il y a une minute
00:31:52et allez,
00:31:52on peut pousser
00:31:53un petit ouf
00:31:54de soulagement.
00:31:55C'est un tout petit optimisme.
00:31:57Oui, parce qu'en fait,
00:31:58c'était un trimestre
00:31:59qui était un peu
00:31:59le trimestre
00:32:00de tous les dangers.
00:32:01Il faut rappeler
00:32:02qu'au cours des derniers trimestres,
00:32:04enfin au cours des dernières semaines,
00:32:05on avait eu des révisions
00:32:07en baisse
00:32:07de la croissance française.
00:32:09La Banque de France
00:32:10avait fait l'effet
00:32:11d'une douche froide
00:32:11avec son 0,5%
00:32:13sur l'année.
00:32:15Après,
00:32:15il y avait eu
00:32:16la révision
00:32:17de 0,9 à 0,7
00:32:18de Bercy.
00:32:19Il y avait l'INSEE
00:32:20qui nous avait dit 0,7.
00:32:21Et le pessimisme
00:32:22de la Banque de France
00:32:23reposait notamment
00:32:24sur un mauvais
00:32:25deuxième trimestre.
00:32:26Elle nous avait dit
00:32:27qu'il y aura zéro de croissance
00:32:28au deuxième trimestre.
00:32:29Or,
00:32:29la bonne surprise,
00:32:30c'est qu'on a
00:32:310,2%
00:32:32de croissance
00:32:33pour l'économie française
00:32:34au deuxième trimestre.
00:32:36Ce qui,
00:32:38effectivement,
00:32:39laisse
00:32:39toutes les chances
00:32:40à ce qu'une prévision
00:32:41plus optimiste,
00:32:42donc autour de 0,7%,
00:32:45se réalise.
00:32:46Alors,
00:32:46cette croissance
00:32:47elle résiste
00:32:47plutôt pas mal.
00:32:49Ça va bien
00:32:50du côté du commerce extérieur.
00:32:52La consommation augmente
00:32:53mais un peu
00:32:54pour de mauvaises raisons.
00:32:550,4%.
00:32:55Ben oui,
00:32:56mais sauf que c'est
00:32:56en grande partie lié
00:32:57à la consommation d'énergie.
00:32:58Oui.
00:32:59Et à l'augmentation
00:33:00aussi de la facture énergétique.
00:33:03Donc,
00:33:03c'est un trimestre
00:33:04où finalement
00:33:05l'économie française
00:33:05a tenu
00:33:07malgré
00:33:08effectivement
00:33:08cette envolée
00:33:09des prix
00:33:09des carburants
00:33:11et le déclenchement
00:33:12de la guerre
00:33:13en Iran.
00:33:14On y reviendra
00:33:14plus en détail
00:33:15avec vous,
00:33:16Emmanuel Lechypre,
00:33:16tout à l'heure.
00:33:17Merci.
00:33:17Les résultats d'entreprises
00:33:19on attend ceux
00:33:19de Stellantis
00:33:20à 8h,
00:33:21le constructeur
00:33:22qui en attendant
00:33:23continue de faire
00:33:23le ménage
00:33:24dans son organigramme
00:33:25et à se séparer
00:33:26d'anciens lieutenants
00:33:27de Carlos Tavares
00:33:28et cadres historiques
00:33:29de PSA.
00:33:31Justine Vasson,
00:33:32Julien Thibault.
00:33:33Le Stellantis
00:33:34d'Antonio Filosa
00:33:35n'a plus grand chose
00:33:36à voir avec celui
00:33:37de Carlos Tavares.
00:33:38Au sein de la leadership
00:33:39team du constructeur
00:33:40sur 15 membres,
00:33:41on ne trouve plus désormais
00:33:42que 3 anciens
00:33:43de chez PSA
00:33:43et seuls 4 français.
00:33:45Le centre de gravité
00:33:46a basculé,
00:33:47les faits sont là,
00:33:47reconnaît-on en interne.
00:33:48Mais l'enjeu n'est pas ici,
00:33:50explique-t-on.
00:33:50Plutôt que de parler
00:33:51de nationalité,
00:33:52il faut se battre
00:33:53pour défendre
00:33:54les positions de Stellantis
00:33:55en Europe
00:33:56et en France,
00:33:56glissons encore.
00:33:57Pour sauver ces usines,
00:33:59le groupe
00:33:59mise désormais
00:34:00sur des partenariats
00:34:00avec des constructeurs chinois
00:34:02à Rennes,
00:34:03à Madrid
00:34:03ou encore à Saragosse.
00:34:05Symbole de cette nouvelle stratégie,
00:34:06pour la première fois,
00:34:07un Chinois
00:34:08entre dans l'équipe
00:34:09de direction du constructeur
00:34:10Tianxu Xin
00:34:11en charge de la co-entreprise
00:34:12avec Lipmotor
00:34:13et qui va également piloter
00:34:15les régions Chine
00:34:15et Asie-Pacifique.
00:34:17A la rentrée,
00:34:18d'autres mouvements
00:34:18sont sans doute à attendre.
00:34:19Dans son plan stratégique,
00:34:21Antonio Filosa
00:34:21a voulu hiérarchiser
00:34:22ces 14 marques,
00:34:24en placer certaines sous-tutelles.
00:34:25L'ancien est désormais
00:34:26chapeauté par Fiat
00:34:27et DS par Citroën,
00:34:29ce qui laisse augurer
00:34:30de nouveaux changements.
00:34:31Beaucoup de résultats
00:34:32d'entreprises.
00:34:32On attend les GAFAM
00:34:33qui seront à l'honneur
00:34:33aujourd'hui à Wall Street.
00:34:35On va faire un point
00:34:35très complet avec Etienne Braque
00:34:37dans un instant,
00:34:38dans le point marché.
00:34:39Et puis,
00:34:39la situation dans le sud-ouest
00:34:42après plusieurs vagues
00:34:43de chaleur,
00:34:43certains maraîchers
00:34:44ont déjà perdu
00:34:45jusqu'à 50%
00:34:46de leur production
00:34:47des légumes d'hiver.
00:34:48Entre semis
00:34:50qui ne lèvent plus,
00:34:51arrosage intensif
00:34:52et hausse des coûts,
00:34:53les conséquences se retrouvent
00:34:54aussi sur les prix.
00:34:56Cette chaleur
00:34:56qui a des conséquences
00:34:58sur tout le territoire,
00:34:59notamment en Normandie.
00:35:02Explication,
00:35:02Clara Bido
00:35:03et BFM Normandie.
00:35:05À Eténu,
00:35:06en Seine-Maritime,
00:35:07au Jardin de la Bise,
00:35:08les fortes chaleurs
00:35:09ont déjà fait des dégâts.
00:35:11Mathias Lucas,
00:35:12maraîcher,
00:35:13dresse un premier bilan
00:35:14de sa saison.
00:35:14Au niveau du haricot,
00:35:16il y a eu un petit peu
00:35:17de galère
00:35:17quand même
00:35:17en début de saison.
00:35:19Surtout,
00:35:19les coûts de chaud
00:35:20successifs,
00:35:20ça a fait avorter
00:35:21pas mal de fleurs
00:35:22et donc pas mal
00:35:23de production.
00:35:24Là,
00:35:24c'est revenu un petit peu
00:35:25plus fort depuis
00:35:25la semaine dernière.
00:35:27Au niveau du concombre,
00:35:27en gros,
00:35:28c'est un petit peu
00:35:28la même chose.
00:35:29Pas mal de fleurs avortées,
00:35:30donc pas mal de concombres
00:35:32en moins suivant les semaines.
00:35:33Pour continuer à produire
00:35:34malgré les épisodes
00:35:35de chaleur
00:35:36de plus en plus nombreux,
00:35:37les maraîchers
00:35:38n'ont plus le choix.
00:35:38Ils doivent repenser
00:35:39leur façon de travailler.
00:35:41Nous,
00:35:41en tout cas,
00:35:41on essaye de gérer au mieux
00:35:43l'irrigation sous les serres.
00:35:45Donc aujourd'hui,
00:35:46c'est de faire en fonction
00:35:47des besoins de la plante aussi.
00:35:48C'est de pailler
00:35:49un maximum le sol,
00:35:50donc que ce soit
00:35:50avec des toiles tissées
00:35:51ou du paillage organique aussi.
00:35:53Ça permet de conserver
00:35:54un maximum l'humidité
00:35:57et les prix sont
00:35:58de plus en plus élevés.
00:35:59Selon une étude
00:36:00de l'association
00:36:01Famille Rurale,
00:36:02les légumes coûtent en moyenne
00:36:0310% plus cher
00:36:04que l'an dernier.
00:36:05De quoi décourager
00:36:06les consommateurs.
00:36:07C'est exagéré.
00:36:08Même les fruits
00:36:08qu'on achète,
00:36:09au bout de trois jours,
00:36:10ils pourrissent.
00:36:1119 euros,
00:36:12je n'ai pas acheté
00:36:12des cerises.
00:36:13Pour les experts,
00:36:14les fortes chaleurs
00:36:15ne sont qu'un défi de plus
00:36:16pour une filière
00:36:17où le prix des légumes frais
00:36:18a bondi de 62%
00:36:20en 10 ans.
00:36:217h38,
00:36:21les marchés.
00:36:26On a beaucoup de choses
00:36:27à se dire ce matin.
00:36:27Etienne Braque,
00:36:29les GAFAM déjà
00:36:30seront à l'honneur
00:36:31aujourd'hui à Wall Street.
00:36:32Oui,
00:36:32les GAFAM qui seront
00:36:33à l'honneur
00:36:33avec les résultats
00:36:34ce soir d'Apple
00:36:36et d'Amazon.
00:36:36Hier soir,
00:36:37on a eu un avant-goût
00:36:38avec notamment
00:36:38Microsoft et Meta
00:36:39avec Microsoft
00:36:40qui quand même
00:36:41gagnait près de 7%
00:36:42hier soir en après-bourse.
00:36:43Il faut dire
00:36:44que la croissance
00:36:45était largement
00:36:46au-delà des attentes
00:36:46que ce soit
00:36:47sur le chiffre d'affaires
00:36:48mais surtout
00:36:48sur la profitabilité.
00:36:4935,8 milliards
00:36:51de profits
00:36:52en l'espace de trois mois
00:36:53grâce notamment
00:36:53à la très bonne dynamique
00:36:55d'Azure.
00:36:5543% de croissance
00:36:57du chiffre d'affaires
00:36:58pour le cloud
00:36:58de chez Microsoft.
00:37:00Dans le même temps,
00:37:00il y avait la Fed
00:37:01également hier soir,
00:37:02la banque centrale américaine
00:37:04avec Kevin Wards
00:37:05qui est resté droit
00:37:06dans ses bottes
00:37:07qui a tenu un discours
00:37:08très ferme
00:37:08par rapport à l'inflation
00:37:09qui est largement
00:37:10au-delà de la cible
00:37:11des 2%.
00:37:12Et d'ailleurs,
00:37:12il dit
00:37:13j'ai voulu un débat vivant
00:37:14je l'ai eu
00:37:15au point même
00:37:16que sur les différents
00:37:17membres de la Fed
00:37:18vous avez trois membres
00:37:19qui ont voulu remonter
00:37:20les taux hier.
00:37:21Ce n'est pas arrivé
00:37:22depuis 2016
00:37:23le fait qu'il y ait
00:37:24trois voix dissidentes.
00:37:26Tout cela a un petit peu
00:37:27inquiété les investisseurs.
00:37:28Il faut quand même voir
00:37:28que le Dow Jones
00:37:29a perdu plus de 2%
00:37:30hier soir à la clôture
00:37:31plus de 1,7% de baisse
00:37:33pour le S&P 500
00:37:35avec surtout un marché obligataire
00:37:37qui s'est tendu.
00:37:37Le 30 ans
00:37:38était sur un plus haut
00:37:39de 2007 à 5,22
00:37:41le 10 ans
00:37:41à 4,69
00:37:43et donc bien sûr
00:37:43tout cela a pesé
00:37:45un petit peu
00:37:45les perspectives
00:37:46avec des résultats
00:37:48d'entreprises
00:37:48qui sont passés
00:37:49au plan arrière.
00:37:51On parle aussi
00:37:52de Schneider Electric
00:37:52qui relève à l'instant
00:37:53ses prévisions, Etienne.
00:37:54Hier c'était Legrand
00:37:55qui revoyait à la hausse
00:37:56ses prévisions.
00:37:57Ce matin c'est Schneider Electric
00:37:58c'est deux acteurs
00:37:59qui sont très exposés
00:38:00à l'intelligence artificielle
00:38:01parce qu'ils vendent
00:38:01leur matière électrique
00:38:02dans les data centers
00:38:03notamment aux Etats-Unis
00:38:05et tout cela fait flamber
00:38:06le bénéfice net
00:38:07de plus de 30%
00:38:08au premier semestre
00:38:092,4 milliards d'euros
00:38:11pour Schneider Electric.
00:38:13Vous avez beaucoup
00:38:13de résultats d'entreprises
00:38:14à arbitrer ce matin
00:38:16avec notamment
00:38:17Société Générale
00:38:17qui a publié ses résultats
00:38:19à 6h30
00:38:19un groupe qui annonce
00:38:20un programme de rachat d'action
00:38:21de 1,5 milliard d'euros
00:38:22après avoir annoncé
00:38:24un bénéfice record
00:38:25au deuxième trimestre
00:38:26à 1,8 milliard.
00:38:28C'est quand même
00:38:28une hausse de 25%
00:38:30à taux de change constant.
00:38:32Vous avez également
00:38:33Veolia qui publie
00:38:33ses résultats à l'instant
00:38:34à Corp.
00:38:35Nous en parlerons
00:38:36dans le journal
00:38:36de 8h quand de son côté
00:38:38Capgemini revoit également
00:38:40à la hausse ses perspectives
00:38:41pour cette année.
00:38:42Hier c'était
00:38:43Soprasteria notamment
00:38:44et Alten
00:38:44qui avaient gagné
00:38:45entre 15 et 19%
00:38:46à la clôture
00:38:46parce que ces groupes
00:38:47sont un petit peu plus
00:38:49optimistes pour la deuxième
00:38:50partie de l'année.
00:38:51Ça avait profité à Capgemini
00:38:52qui était en hausse de 5%
00:38:53et il faudra bien sûr
00:38:54suivre ce titre tout à l'heure
00:38:55à 9h.
00:38:56Merci beaucoup
00:38:56Étienne Braque.
00:38:57Tiens vous parlez
00:38:58d'intelligence artificielle
00:38:59on va en parler aussi
00:39:00avec Maurice Lévy
00:39:01PDG de ce local groupe
00:39:02qui est avec moi
00:39:03dans le grand entretien.
00:39:04A tout de suite.
00:39:06Good morning business
00:39:07le grand entretien.
00:39:08Le grand entretien
00:39:09c'est Maurice Lévy
00:39:10qui est avec moi ce matin
00:39:11PDG de ce local groupe
00:39:12président d'honneur
00:39:12aussi de Publicis Group.
00:39:14Merci beaucoup
00:39:14d'être dans la matinale
00:39:16de l'économie.
00:39:17Merci à vous.
00:39:17On va parler de ces résultats
00:39:19déjà
00:39:19qui ont été publiés.
00:39:21un chiffre d'affaires
00:39:22en recul sur un an
00:39:23à 149,5 millions d'euros
00:39:26au premier semestre
00:39:278,9% de moins
00:39:29que sur la même période
00:39:30en 2025
00:39:31mais un retour
00:39:32à la croissance
00:39:33entre le premier
00:39:33et le deuxième trimestre
00:39:34le carnet de commandes
00:39:36qui augmente
00:39:36de 7,5%
00:39:37et vous confirmez
00:39:38vos objectifs
00:39:39pour 2026.
00:39:40Absolument
00:39:41nous avons
00:39:42un travail
00:39:43considérable à faire
00:39:44et pour l'instant
00:39:45nous obtenons
00:39:47quelques fruits
00:39:48il y a des frémissements
00:39:49très intéressants
00:39:51donc le chiffre d'affaires
00:39:52est encore en recul
00:39:53mais un recul
00:39:55qui baisse
00:39:55c'est-à-dire
00:39:56qui se tasse
00:39:58et de ce fait
00:39:59nous avons
00:40:00une amélioration
00:40:02de tous nos fondamentaux.
00:40:03La première chose
00:40:04à noter
00:40:04c'est effectivement
00:40:05et je vous remercie
00:40:06de l'avoir relevé
00:40:08c'est le deuxième trimestre
00:40:10qui pour la première fois
00:40:12est en hausse séquentielle
00:40:14par rapport
00:40:15au trimestre précédent.
00:40:16Alors tout ceci
00:40:17est très bon signe
00:40:18il y a aussi
00:40:19un excellent signe
00:40:20c'est la remontée
00:40:22dans le classement
00:40:23de page jaune
00:40:24avec une remontée
00:40:25de son audience
00:40:26et page jaune
00:40:28après avoir été
00:40:29dans les profondeurs
00:40:31des classements
00:40:31au-delà de 60
00:40:33puis après 56
00:40:3449
00:40:3646e
00:40:37site
00:40:38le plus fréquenté
00:40:39de France
00:40:40et une croissance
00:40:42qui
00:40:42de son audience
00:40:44qui monte
00:40:45avec une transformation
00:40:46puisque page jaune
00:40:48devient aussi
00:40:49le lieu
00:40:50pour avoir
00:40:51des actus
00:40:52des informations
00:40:54de tous les jours
00:40:56de tout ce qui se passe
00:40:57localement
00:40:58aussi bien sur le plan culturel
00:40:59que sur le plan
00:41:00de la vie locale.
00:41:01Ça veut dire qu'en plus
00:41:02de la numérisation
00:41:03de vos clients
00:41:04les TPE
00:41:05les PME
00:41:05vous allez devenir
00:41:06une sorte de média local.
00:41:08Absolument
00:41:09c'est exactement cela
00:41:11nous pensons
00:41:12que la vie
00:41:13de tout individu
00:41:15est une vie locale
00:41:15d'abord
00:41:16avant tout
00:41:16on vit dans un quartier
00:41:18on vit dans un village
00:41:19on vit au milieu
00:41:21des chiens
00:41:21on fréquente
00:41:23les commerçants
00:41:24les artisans
00:41:25du coin
00:41:26et donc
00:41:28c'est très important
00:41:29de montrer
00:41:31effectivement
00:41:32la vie
00:41:34quotidienne
00:41:35des gens
00:41:35et de leur apporter
00:41:37toutes les informations
00:41:38sur leur cité
00:41:40sur ce qui se passe
00:41:42chez eux
00:41:42et de ce fait
00:41:44on renforce
00:41:45le lien
00:41:46et comme
00:41:47on joue
00:41:50énormément
00:41:50sur le tissu
00:41:52des TPE
00:41:54et PME
00:41:55qui sont
00:41:56vraiment
00:41:57ce qui fait
00:41:59vibrer
00:41:59et qui est
00:42:01la vitalité
00:42:01de la France
00:42:03nous
00:42:04leur apportons
00:42:06toutes sortes
00:42:07d'outils
00:42:07qui leur permettent
00:42:08d'être compétitifs
00:42:10dans le monde
00:42:10d'aujourd'hui
00:42:11outils
00:42:11qui vont aller
00:42:12progressivement
00:42:13vers et avec
00:42:15l'intelligence artificielle
00:42:16vous voulez faire
00:42:17de ce local
00:42:17une
00:42:18IA compagnie
00:42:19concrètement
00:42:20ça va être quoi
00:42:22chez ces clients
00:42:23ces petites
00:42:24et moyennes entreprises
00:42:25c'est déjà
00:42:26c'est déjà le cas
00:42:27on a déjà
00:42:28des solutions
00:42:29pour certains
00:42:32certaines verticales
00:42:34comme on dit
00:42:34c'est-à-dire
00:42:35pour certaines professions
00:42:36
00:42:37nous réunissons
00:42:39toutes sortes
00:42:40d'informations
00:42:40et en fonction
00:42:42de l'entreprise
00:42:44nous émettons
00:42:46des postes
00:42:47nous mettons
00:42:49de la communication
00:42:50spécifique
00:42:51et tout ceci
00:42:52automatiquement
00:42:52c'est-à-dire
00:42:53que l'intelligence
00:42:54artificielle
00:42:55va rechercher
00:42:56les informations
00:42:57du secteur
00:42:58les informations
00:42:59de la géolocalisation
00:43:04et en même temps
00:43:05les informations
00:43:06de l'entreprise
00:43:07elle-même
00:43:07à partir de là
00:43:08elle va
00:43:09former
00:43:10des messages
00:43:11qui vont être
00:43:12diffusés
00:43:13de manière automatique
00:43:15sur les réseaux sociaux
00:43:16et de ce fait
00:43:17aider l'entreprise
00:43:19à conquérir
00:43:20de nouveaux clients
00:43:20l'intelligence artificielle
00:43:22c'est votre dada
00:43:22depuis quelques temps
00:43:23évidemment
00:43:24vous mettez
00:43:25votre énergie
00:43:25là-dessus
00:43:26au niveau de
00:43:26sur le calme
00:43:27aussi au niveau
00:43:28plus large
00:43:28vous appelez la France
00:43:29et l'Allemagne
00:43:30à prendre la tête
00:43:30d'un fonds européen
00:43:32dédié à l'IA
00:43:32doté de 100 milliards
00:43:34d'euros
00:43:35afin de financer
00:43:36l'émergence
00:43:37des champions
00:43:37européens
00:43:38est-ce qu'on a encore
00:43:38une place à prendre
00:43:40entre la Chine
00:43:40et les Etats-Unis
00:43:41on voit les montants
00:43:43astronomiques
00:43:43levés en ce moment
00:43:45est-ce qu'on a encore
00:43:45notre place
00:43:46Maurice Lévy ?
00:43:47Je pense que oui
00:43:48et je pense qu'il y a
00:43:50des solutions qui sont
00:43:50beaucoup moins coûteuses
00:43:52que les solutions
00:43:54américaines
00:43:54où on crée
00:43:56des data centers
00:43:58à 100 milliards
00:44:00et on met
00:44:01ensuite
00:44:02des moyens
00:44:03colossaux
00:44:04pour exploiter
00:44:05toutes les données
00:44:06il y a des solutions
00:44:07d'ailleurs chinoises
00:44:08qui sont beaucoup
00:44:09plus astucieuses
00:44:10et je pense que
00:44:11en Europe
00:44:12nous avons
00:44:13la denrée
00:44:14la plus rare
00:44:15qui est le talent
00:44:17nous avons
00:44:18formé
00:44:19dans nos universités
00:44:20dans nos grandes écoles
00:44:22que ce soit en France
00:44:23en Allemagne
00:44:24ou dans d'autres pays
00:44:25européens
00:44:25des talents
00:44:26considérables
00:44:27et qui d'ailleurs
00:44:29pour beaucoup
00:44:30sont dans ces grandes
00:44:32entreprises américaines
00:44:33et je pense
00:44:35que nous avons
00:44:36la capacité
00:44:36de prendre
00:44:37de nouvelles initiatives
00:44:38la bataille
00:44:39n'est pas
00:44:40perdue
00:44:40elle vient juste
00:44:41de commencer
00:44:42et d'ailleurs
00:44:43on constate
00:44:44tous les jours
00:44:45avec les nouveaux outils
00:44:47qu'il y a
00:44:48des opportunités
00:44:49il y a
00:44:50aujourd'hui
00:44:51un nombre incroyable
00:44:53de LLM
00:44:53ces fameux
00:44:55modèles
00:44:56qui font
00:44:57de l'IA générative
00:44:58et
00:44:59il y a aussi
00:45:02AmiLab
00:45:02avec
00:45:03Yann Lequin
00:45:04qui est en train
00:45:05d'explorer
00:45:05une nouvelle voie
00:45:07avec ce qu'on appelle
00:45:08les world models
00:45:09donc je pense
00:45:10qu'il y a
00:45:11beaucoup de possibilités
00:45:13beaucoup d'opportunités
00:45:14ce qu'il faut
00:45:15c'est
00:45:16donner les moyens
00:45:17si vous avez
00:45:18les talents
00:45:18et qu'il n'y a pas
00:45:20les ressources
00:45:20capitalistiques
00:45:21pour les soutenir
00:45:23on n'y arrivera pas
00:45:24on ne peut pas
00:45:24les garder
00:45:25effectivement
00:45:25un dernier mot
00:45:26sur ce qui se passe
00:45:27en Gironde
00:45:29des milliers
00:45:29d'hectares brûlés
00:45:30220 000 personnes
00:45:31évacuées
00:45:31des entreprises
00:45:32qui ont beaucoup perdu
00:45:33elles sont soutenues
00:45:34actuellement
00:45:35mais vous avez décidé
00:45:35d'agir vous aussi
00:45:36en créant un fonds
00:45:37pour qui
00:45:38de quel montant
00:45:39comment ça va fonctionner
00:45:40Maurice Lévy
00:45:40alors
00:45:42effectivement
00:45:43nous avons été
00:45:44comme tout le monde
00:45:46bouleversé par ce qui se passe
00:45:47en Gironde
00:45:48il se trouve que
00:45:50nous avons des bureaux
00:45:53sur le local
00:45:54pas jaune
00:45:54des bureaux
00:45:55au haillant
00:45:56et nous avons
00:45:59vu ces bureaux
00:46:00fermés
00:46:01et nous avons vu
00:46:01des familles
00:46:02travaillant
00:46:03chez
00:46:04sur le local
00:46:05pas jaune
00:46:06qui ont été obligés
00:46:07d'être évacués
00:46:08ceci nous a amenés
00:46:09à trouver des solutions
00:46:10internes
00:46:11et puis
00:46:12en réfléchissant
00:46:13à ce qui se passait
00:46:14pour les commerçants
00:46:16et les artisans
00:46:16on s'est dit
00:46:17il fallait faire quelque chose
00:46:19et donc
00:46:19nous faisons
00:46:20un appel
00:46:22aux dons
00:46:24pour soutenir
00:46:27spécifiquement
00:46:27les petits commerçants
00:46:28et les artisans
00:46:29parce qu'ils sont
00:46:30le tissu
00:46:31économique
00:46:32de la France
00:46:33on l'a vu
00:46:33il y a une vraie solidarité
00:46:35entre ces acteurs-là
00:46:36exactement
00:46:37et donc
00:46:38l'argent
00:46:39qui sera collecté
00:46:40nous le doublerons
00:46:41c'est-à-dire
00:46:42quelle que soit
00:46:42la somme
00:46:43qui aura été
00:46:44collectée
00:46:45nous abonderons
00:46:48d'une somme
00:46:49équivalente
00:46:50et nous verrons
00:46:51avec les mairies
00:46:52et avec des associations
00:46:54comment le distribuer
00:46:55de manière
00:46:57juste
00:46:57pour
00:46:58tous les artisans
00:47:00et les commerciants
00:47:00qui ont été sinistrés
00:47:01et c'est
00:47:03un crève-cœur
00:47:04de voir ce qui se passe
00:47:05et en même temps
00:47:06c'est très encourageant
00:47:08de voir
00:47:08qu'il y a un réveil
00:47:09de la solidarité
00:47:11vous voyez des agriculteurs
00:47:12vous voyez
00:47:13beaucoup de gens
00:47:14qui sont en train
00:47:14de prendre des initiatives
00:47:15il était donc normal
00:47:17puisque
00:47:19Pajone est au cœur
00:47:20de la vie
00:47:21de toutes ces entreprises
00:47:23les gens
00:47:24imaginaient
00:47:24que Pajone
00:47:25c'était un peu fini
00:47:26non
00:47:26Pajone
00:47:28existe
00:47:28et fortement
00:47:29et vient
00:47:30donc en soutien
00:47:32à ces entreprises
00:47:33qui sont
00:47:34dans la souffrance
00:47:36et
00:47:38nous espérons
00:47:39bien continuer
00:47:40à les aider
00:47:41avec
00:47:41tous les développements
00:47:42que nous préparons
00:47:43pour l'avenir
00:47:44donc les dents
00:47:44seront doublées
00:47:45c'est ça qui est
00:47:46effectivement très intéressant
00:47:47pour donner
00:47:48on se rend où
00:47:49Maurice Lévy ?
00:47:50alors il y a un lien
00:47:52sur votre page
00:47:53sur le groupe
00:47:53sur Pajone
00:47:55il est indiqué
00:47:56donc le lien
00:47:57est indiqué
00:47:58et c'est solidarité
00:48:01page jaune
00:48:01et puis
00:48:02sur le local
00:48:03et
00:48:05les gens
00:48:06peuvent
00:48:07donner ce qu'ils veulent
00:48:08et nous doublerons
00:48:10la somme
00:48:10merci beaucoup
00:48:11Maurice Lévy
00:48:12merci à vous
00:48:12merci à vous
00:48:14dans la matinale
00:48:15de l'économie
00:48:16le monde qui bouge
00:48:16tout de suite
00:48:22les grandes puissances
00:48:23qui font face
00:48:24à un même défi
00:48:25les populations
00:48:26qui font de moins en moins
00:48:27de bébés
00:48:28Europe, Chine, Inde
00:48:29la chute de la natalité
00:48:31devient un enjeu économique
00:48:32et géopolitique majeur
00:48:34explication
00:48:34Annalisa Capellini
00:48:35Mathieu Jolivet
00:48:37l'Europe s'inquiète
00:48:38de son renouvellement
00:48:39démographique
00:48:40les jeunes européens
00:48:41font de moins en moins
00:48:42de bébés
00:48:43le continent
00:48:43est en train
00:48:44de vieillir
00:48:44mais les asiatiques
00:48:45sont eux aussi
00:48:47concernés
00:48:47par ce ralentissement
00:48:48démographique
00:48:49Annalisa
00:48:50c'est un véritable défi
00:48:51oui et il concerne
00:48:52en particulier
00:48:52les indiens
00:48:53Mathieu
00:48:53parce que l'Inde
00:48:54est le pays
00:48:54le plus peuplé
00:48:55au monde
00:48:55mais sa croissance
00:48:56s'est enrayée
00:48:57c'est à dire que
00:48:57pour la première fois
00:48:58le taux de fécondité
00:49:00en Inde
00:49:00est tombé en dessous
00:49:01du seuil de renouvellement
00:49:03c'est à dire le seuil
00:49:03qui permet de maintenir
00:49:04la population
00:49:05au même niveau
00:49:06voire de l'augmenter
00:49:08ce seuil
00:49:08c'est un chiffre précis
00:49:09il faut 2,1
00:49:11enfants par femme
00:49:12pour maintenir
00:49:14la stabilité démographique
00:49:15d'un pays
00:49:15à long terme
00:49:17les indiens en Inde
00:49:17ce chiffre est tombé
00:49:18à 1,9
00:49:20enfants par femme
00:49:21c'est très étonnant
00:49:22quand on sait que
00:49:22dans les années 2000
00:49:23les indiens
00:49:24avaient en moyenne
00:49:253 enfants chacune
00:49:27et dans les années 60
00:49:28il y avait près de 6 enfants
00:49:30par femme
00:49:315,7 enfants
00:49:32par femme en Inde
00:49:33ce qui a expliqué
00:49:34que pendant très longtemps
00:49:35cette croissance
00:49:36si rapide de l'Inde
00:49:37et pourtant
00:49:37Narendra Modi
00:49:38le premier ministre indien
00:49:39le disait lui-même
00:49:40il craignait encore
00:49:41en 2019
00:49:42une explosion
00:49:44démographique
00:49:45ça fait plus
00:49:46d'un demi-siècle
00:49:47que l'Inde
00:49:48tente de ralentir
00:49:49de freiner
00:49:49cette croissance démographique
00:49:51dans les années 60
00:49:52le slogan qui était promu
00:49:54par les autorités indiennes
00:49:55c'était
00:49:552 ou 3 enfants
00:49:57ça suffit
00:49:57donc on était loin
00:49:58des 6 enfants par femme
00:49:59des années 60
00:50:00dont tu viens de nous parler
00:50:01Annalisa
00:50:02donc on comprend
00:50:03que pour les autorités indiennes
00:50:05il faut tout faire
00:50:05pour freiner
00:50:06cette bombe démographique
00:50:07c'est même aller
00:50:08jusqu'à des méthodes
00:50:09assez effrayantes
00:50:10dans les années 70
00:50:12des millions
00:50:13de jeunes femmes indiennes
00:50:15souvent issues
00:50:16des milieux
00:50:16les plus défavorisés
00:50:19ont été stérilisées
00:50:20de force
00:50:22et aujourd'hui
00:50:23qu'est-ce qu'on voit ?
00:50:24On voit que quelque part
00:50:25les autorités indiennes
00:50:26ont atteint leur but
00:50:27puisque les indiens
00:50:28font moins d'enfants
00:50:29les choses ont aussi
00:50:30évolué depuis les années 60
00:50:31les jeunes femmes indiennes
00:50:33disposent désormais
00:50:34d'un meilleur accès
00:50:35à la contraception
00:50:36d'un meilleur accès
00:50:37à l'éducation
00:50:39et ça ce sont deux facteurs
00:50:40qui contribuent aussi
00:50:40énormément
00:50:41à faire baisser
00:50:42la natalité
00:50:43il y a aussi une dernière raison
00:50:44même si elle paraît
00:50:45assez contre-intuitive
00:50:46c'est le système
00:50:48de santé indien
00:50:49qui s'est énormément
00:50:51modernisé
00:50:51amélioré
00:50:52ces dernières décennies
00:50:53et donc le taux
00:50:54de mortalité infantile
00:50:55est en forte baisse
00:50:57en Inde
00:50:57et donc les femmes indiennes
00:50:58ont moins besoin
00:50:59de faire beaucoup d'enfants
00:51:01car la mortalité
00:51:02est moins un danger
00:51:04pour elles
00:51:04le problème
00:51:05c'est que
00:51:05ces politiques
00:51:06elles ont peut-être
00:51:07un peu trop bien fonctionné
00:51:08donc l'Inde risque finalement
00:51:10de trop ralentir
00:51:11sa croissance démographique
00:51:12alors même
00:51:13qu'elle a grandement besoin
00:51:14d'une population
00:51:15incordance
00:51:15tout d'abord
00:51:16il y a sa compétition
00:51:18contre son grand rival régional
00:51:19c'est-à-dire
00:51:20la Chine
00:51:21l'Inde a récemment
00:51:22dépassé la Chine
00:51:22en devenant le pays
00:51:23le plus peuplé du monde
00:51:25et dans la logique
00:51:26du choc de puissance
00:51:27c'est essentiel
00:51:28d'avoir une population
00:51:28qui grandit
00:51:29qui se renouvelle
00:51:30et surtout
00:51:31une population
00:51:32qui est jeune
00:51:33et puis il y a une question
00:51:33d'équilibre interne
00:51:35parce que la baisse
00:51:36de la natalité
00:51:36n'est pas égale
00:51:37partout en Inde
00:51:38elle est au contraire
00:51:39très liée à la géographie
00:51:40dans les états du sud
00:51:42qui sont plus développés
00:51:44et mieux armés
00:51:44économiquement
00:51:45et bien le taux de fécondité
00:51:46baisse
00:51:47beaucoup plus vite
00:51:48il se rapproche même
00:51:49du taux de fécondité
00:51:50de l'Europe
00:51:50avec 1,4
00:51:521,6
00:51:521,5
00:51:53enfants
00:51:54par femme
00:51:54ce qui signifie
00:51:55qu'à terme
00:51:56les états du sud
00:51:57de l'Inde
00:51:58auront moins de poids
00:51:59politique
00:51:59donc moins de votes
00:52:00moins de représentation
00:52:01dans les instants centrales
00:52:03moins de voix
00:52:03tout simplement
00:52:04tu parlais de la Chine
00:52:05à l'instant
00:52:06et bien en Chine aussi
00:52:07le défi démographique
00:52:08est de taille
00:52:09ça va faire 3 ans
00:52:10que la population
00:52:11totale chinoise
00:52:12est en train
00:52:13de régresser
00:52:13ils sont aujourd'hui
00:52:141,4 milliard
00:52:15et là-bas en Chine
00:52:17tout est bon aussi
00:52:18pour inciter
00:52:18à plus de naissances
00:52:21il multiplie des mesures
00:52:22comme des primes en cash
00:52:24à la naissance
00:52:24des subventions
00:52:25au logement
00:52:26des crèches subventionnées
00:52:27début janvier
00:52:28il y a même eu
00:52:29les préservatifs
00:52:30en Chine
00:52:31qui ont été taxés
00:52:31de 13%
00:52:33ce qui a déclenché
00:52:34à l'époque
00:52:34un mélange de moquerie
00:52:36et de colère
00:52:36sur les réseaux sociaux
00:52:37principalement sur Weibo
00:52:38mais la réalité
00:52:39c'est que
00:52:40toutes ces aides chinoises
00:52:41sont loin de compenser
00:52:42le coût de l'éducation
00:52:4375 000 dollars
00:52:45pour élever un enfant
00:52:46jusqu'à ses 18 ans
00:52:47ça c'est un vrai frein
00:52:48pour faire des bébés
00:52:49en Chine
00:52:50en 2024
00:52:51la Chine a enregistré
00:52:52un léger rebond démographique
00:52:54il faut signaler
00:52:55mais ce sursaut
00:52:56il semble en fait passager
00:52:57il s'explique surtout
00:52:58à l'année du dragon
00:52:59qui est celle
00:53:00qui a suivi
00:53:01le confinement
00:53:02hardcore
00:53:02dû au Covid
00:53:03et à ce moment-là
00:53:04les chinois
00:53:05ont fait plus
00:53:06de bébés
00:53:07temporairement
00:53:09BFM Business
00:53:10et RMC Live
00:53:11présentent
00:53:11la matinale
00:53:12de l'économie
00:53:14Good Morning Business
00:53:15Sandra Gandouin
00:53:17Il est presque 8h
00:53:17bienvenue dans la matinale
00:53:18de l'économie
00:53:19si vous nous rejoignez
00:53:20nous sommes ensemble
00:53:20en direct jusqu'à 9h
00:53:22sur BFM Business
00:53:23on parlera
00:53:24des résultats d'entreprise
00:53:25après le luxe
00:53:26il y a la deuxième salve
00:53:27de GAFAM
00:53:28résultat supérieur
00:53:29aux attentes
00:53:29pour Microsoft
00:53:30des revenus publicitaires
00:53:31record pour Meta
00:53:32mais c'est le grand écart
00:53:33on va vous expliquer
00:53:33tout ça dans un instant
00:53:35avec Étienne Braque
00:53:36il y a énormément
00:53:37de publications
00:53:38en ce jeudi matin
00:53:39et puis on reviendra
00:53:40sur la situation
00:53:41en Gironde
00:53:42les pompiers sont toujours
00:53:43sur le front
00:53:44les premières retombées
00:53:45économiques
00:53:45commencent à émerger
00:53:47dans les cultures
00:53:48mais aussi dans l'hôtellerie
00:53:49qui est en première ligne
00:53:50la saison est-elle perdue ?
00:53:52on posera la question
00:53:52à François-Xavier Roux
00:53:53dans ce journal
00:53:54dans la prochaine heure
00:53:56mes invités
00:53:57on parlera d'un son de qualité
00:53:58d'une meilleure rémunération
00:54:00des artistes
00:54:00c'est Kobeuse
00:54:01qui tente de se faire
00:54:02une place de choix
00:54:03dans l'univers du streaming musical
00:54:04dominé par les géants
00:54:05Spotify et Deezer
00:54:06son patron
00:54:07Georges Fornet
00:54:08sera dans la French Tech
00:54:08à 8h15
00:54:09et puis alors que les yeux
00:54:11sont tournés vers le Moyen-Orient
00:54:12est-ce que le conflit
00:54:13est en train de s'étendre
00:54:15à l'Ukraine ?
00:54:16on va parler de la stratégie
00:54:17de Volodymyr Zelensky
00:54:18à 8h20
00:54:19avec Ulrich Bounas
00:54:20ce sera dans le monde
00:54:21qui bouge
00:54:21la matinale de l'économie
00:54:23ça continue
00:54:24soyez les bienvenus
00:54:30la suite des publications
00:54:32il y a eu Alphabet
00:54:33la semaine dernière
00:54:34deuxième vague de résultats
00:54:36pour les GAFAM
00:54:37Etienne Braque
00:54:37Microsoft et Meta
00:54:38hier soir
00:54:39c'est le grand écart
00:54:40une croissance des profits
00:54:41de 31% pour Microsoft
00:54:42au deuxième trimestre
00:54:43et de l'autre
00:54:44moins 14%
00:54:45chez Meta
00:54:46et ça se voit
00:54:47en bourse
00:54:47en après bourse
00:54:48plus 9 d'un côté
00:54:49moins 7 de l'autre
00:54:51avec donc Microsoft
00:54:52qui annonce
00:54:53une très forte croissance
00:54:54notamment chez Azure
00:54:55c'est sa division cloud
00:54:57plus 43%
00:54:58pour les ventes
00:54:59de cloud
00:55:00chez Azure
00:55:01quand le consensus
00:55:01s'attendait à 40%
00:55:03in fine
00:55:04vous avez un profit
00:55:05qui frôle les 36 milliards
00:55:06au deuxième trimestre
00:55:0735,8 précisément
00:55:09avec notamment
00:55:11un nombre de licences
00:55:12sur 365 copilotes
00:55:15qui est là aussi
00:55:15largement au-delà
00:55:16des attentes
00:55:17il faut voir que le groupe
00:55:18avait vendu 20 millions
00:55:19de licences
00:55:19au premier trimestre
00:55:20au deuxième trimestre
00:55:21c'est plus de
00:55:2230 millions
00:55:22et ça ça rassurait
00:55:23les analystes
00:55:24dans le sens
00:55:24où depuis
00:55:25plusieurs mois
00:55:25depuis plusieurs trimestres
00:55:27même
00:55:27vous avez des analystes
00:55:28qui s'inquiètent
00:55:29sur comment aujourd'hui
00:55:31on finance
00:55:31les projets
00:55:32d'intelligence artificielle
00:55:33bon en tout cas
00:55:34là Microsoft
00:55:34a prouvé hier
00:55:35qu'il arrivait en partie
00:55:36à financer
00:55:37ses capex
00:55:38via la vente
00:55:39d'abonnements
00:55:40auprès des entreprises
00:55:41il ne faut pas oublier
00:55:42que Microsoft
00:55:43souffre en bourse
00:55:44notamment depuis
00:55:44le début de l'année
00:55:45moins 18%
00:55:46et donc ce titre
00:55:47devrait logiquement
00:55:48reprendre un petit peu
00:55:49de hauteur
00:55:50tout à l'heure
00:55:50à 15h30
00:55:51à l'ouverture
00:55:51de Wall Street
00:55:51et donc Meta
00:55:52en baisse de plus de 7%
00:55:54en après-bourse
00:55:54la publication
00:55:55n'est pas catastrophique
00:55:56mais c'est sûr
00:55:57qu'à côté de Microsoft
00:55:58elle est beaucoup moins
00:55:59flamboyante
00:56:00vous avez une marge opérationnelle
00:56:01qui est en très forte baisse
00:56:02elle était au-delà
00:56:03des 43% il y a un an
00:56:04elle est tombée à 31%
00:56:06avec certains éléments
00:56:07exceptionnels
00:56:07des charges judiciaires
00:56:09un plan de départ volontaire
00:56:10en début d'année
00:56:10et puis surtout
00:56:11dans le même temps
00:56:12un groupe qui dépense
00:56:13beaucoup d'argent
00:56:14et ce qui fait que son cash flow
00:56:15son flux de trésorerie
00:56:16est passé de plus de 8 milliards
00:56:17il y a un an
00:56:18à seulement 800 millions
00:56:19au deuxième trimestre
00:56:20donc ça forcément
00:56:21ça fait peur aux investisseurs
00:56:22surtout que hier
00:56:23contrairement à Microsoft
00:56:24le groupe a dit
00:56:25qu'il allait investir
00:56:25encore plus
00:56:26dans l'intelligence artificielle
00:56:27il a revu à la hausse
00:56:28sa fourchette de CapEx
00:56:29alors pour rassurer
00:56:30Marc Zupergerg
00:56:31a confirmé
00:56:32des informations de presse
00:56:33sur le lancement
00:56:33de Meta Compute
00:56:34donc Meta va se mettre
00:56:35à vendre
00:56:36ses services de cloud
00:56:38de data center
00:56:39au profit d'autres acteurs
00:56:40mais ça n'a pas suffi
00:56:41à rassurer
00:56:42et donc ce titre
00:56:43était en très forte baisse
00:56:44hier soir
00:56:44après la clôture
00:56:45de Wall Street
00:56:46à suivre ce soir
00:56:47Apple et Amazon
00:56:48qui vont clôturer
00:56:48le bal des résultats dégaffables
00:56:49merci Etienne
00:56:51et puis hier
00:56:51la Fed a maintenu
00:56:53ses taux inchangés
00:56:53pourtant l'inflation
00:56:54a été élevée
00:56:55la guerre au Moyen-Orient
00:56:56s'enlise
00:56:56la bourse est fébrile
00:56:57bref la pression monte
00:56:58mais Kevin Warsh
00:57:00n'a je cite pas
00:57:00de baguette magique
00:57:01on l'écoute
00:57:04l'économie a fait preuve
00:57:06d'une solidité impressionnante
00:57:08malgré les récents chocs
00:57:09les tendances sont positives
00:57:10et nous montrent
00:57:11une croissance
00:57:12qui reste robuste
00:57:13les créations d'emplois
00:57:14ont suivi le rythme
00:57:15de la population active
00:57:16et le taux de chômage
00:57:17a peu évolué
00:57:18l'inflation demeure élevée
00:57:20par rapport à l'objectif
00:57:21de 2% fixé par le comité
00:57:24en France
00:57:25les résultats de Renault
00:57:27et dans un secteur
00:57:28déprimé en Europe
00:57:29le constructeur français
00:57:30Renault avec les bénéfices
00:57:31son chiffre d'affaires
00:57:32est en augmentation de 10%
00:57:33sur un an au premier semestre
00:57:36et sa marge opérationnelle
00:57:37pointe à 5,2%
00:57:38le groupe confirme ainsi
00:57:39ses prévisions pour 2026
00:57:41explication Justine Vassaigne
00:57:44François Prevot
00:57:45lors de la présentation
00:57:46des résultats
00:57:46a tenu à le préciser
00:57:47cela fait un an tout juste
00:57:49qu'il a pris ses fonctions
00:57:50et il est fier
00:57:51dit-il de son bilan
00:57:52au premier semestre
00:57:53le groupe tire son épingle du jeu
00:57:54avec un chiffre d'affaires
00:57:56en hausse de 10%
00:57:57tiré notamment
00:57:57par les bons résultats
00:57:58de la marque Renault
00:57:59dont les volumes augmentent
00:58:01de 3%
00:58:02Renault dont un quart des ventes
00:58:03est désormais 100% électrique
00:58:05porté par le succès
00:58:06de la R5
00:58:07et un démarrage explosif
00:58:09selon les dires de François Prevot
00:58:10de la nouvelle Twingo
00:58:12la multiplication des partenariats
00:58:13qu'il soit ancien
00:58:14avec Nissan
00:58:15ou plus récent
00:58:16avec le chinois Geely
00:58:17en Corée du Sud
00:58:18et au Brésil
00:58:18tire aussi les ventes
00:58:19de Renault vers le haut
00:58:20beaucoup de constructeurs
00:58:22viennent frapper
00:58:22à notre porte
00:58:23explique d'ailleurs
00:58:24François Prevot
00:58:25ouvert à de nouvelles alliances
00:58:26en Europe
00:58:27à condition que ses partenaires
00:58:29utilisent ces technologies
00:58:30le patron de Renault
00:58:31a par ailleurs confirmé
00:58:33les prévisions du groupe
00:58:34pour 2026
00:58:34avec un objectif
00:58:36de marge opérationnelle
00:58:37à 5,5%
00:58:38La situation en giron
00:58:40d'une semaine après
00:58:41le départ du feu
00:58:41et alors que la lutte
00:58:42se poursuit
00:58:43MKG publie
00:58:44un premier point d'étape
00:58:46sur l'impact des feux
00:58:47dans l'hôtellerie
00:58:48en Aquitaine
00:58:48et le manque à gagner
00:58:50atteindrait déjà
00:58:502 à 5 millions d'euros
00:58:52par semaine
00:58:52François-Xavier Roux
00:58:54Effectivement Sandra
00:58:55les réservations d'hôtels
00:58:56sont en chute libre
00:58:57depuis une semaine
00:58:58sur le littoral girondin
00:58:59et même loin des flammes
00:59:00la saison avait pourtant
00:59:01bien commencé
00:59:02avec un taux d'occupation
00:59:03de 92%
00:59:04et dans un premier temps
00:59:06les hôtels ont donné
00:59:07l'illusion de bien résister
00:59:08au début de l'incendie
00:59:09entre le 22 et le 24 juillet
00:59:11le taux d'occupation
00:59:12a même progressé
00:59:13rien que sur la métropole bordelaise
00:59:15le chiffre est passé
00:59:17et a augmenté
00:59:18de 11,7 points
00:59:19par rapport à l'an dernier
00:59:20mais cette hausse
00:59:21ne reflétait pas
00:59:22un afflux de vacanciers
00:59:23elle était portée
00:59:24par le relogement
00:59:25d'urgence
00:59:25des habitants évacués
00:59:26cela s'est vu
00:59:27dans la qualité
00:59:28des hôtels réservés
00:59:29les hébergements
00:59:30les plus économiques
00:59:31doublent presque
00:59:32leur rythme de réservation
00:59:33de dernière minute
00:59:34de 6 à 11%
00:59:36alors que le haut de gamme
00:59:37perd près de 3 quarts du sien
00:59:39et samedi dernier
00:59:40le 25 juillet
00:59:40tout bascule
00:59:41François-Xavier
00:59:42les annulations
00:59:42deviennent supérieures
00:59:44aux ventes
00:59:45les réservations
00:59:46de dernière minute
00:59:46pourtant à un niveau
00:59:47important à cette date
00:59:48l'an dernier
00:59:49chutent de 17 points
00:59:50et sur la semaine
00:59:51elles deviennent négatives
00:59:52et reculent de 3%
00:59:54sur cette période
00:59:55MKG estime donc
00:59:56une perte du chiffre d'affaires
00:59:57de 2 à 5 millions d'euros
00:59:59et un chiffre
01:00:00qui se répétera
01:00:00chaque semaine
01:00:01tant que l'incendie dure
01:00:02en début de semaine
01:00:03seuls 45%
01:00:04des chambres d'hôtels
01:00:05étaient prises
01:00:06pour le mois d'août
01:00:06sur le bassin d'Arcachon
01:00:07la bonne nouvelle
01:00:08c'est que l'arrière-saison
01:00:09résiste
01:00:10les réservations
01:00:11à plus de 2 mois
01:00:11elles progressent
01:00:12à un rythme supérieur
01:00:14comparé à 2025
01:00:15seul le coeur de l'été
01:00:16est donc pénalisé
01:00:17pour le moment
01:00:18Merci beaucoup
01:00:19François-Xavier
01:00:20roux
01:00:20les incendies
01:00:21qui fragilisent
01:00:22l'hôtellerie
01:00:23on l'a dit
01:00:23mais qui rappellent aussi
01:00:24que l'adaptation
01:00:25aux changements climatiques
01:00:26devient incontournable
01:00:27dans tous les secteurs
01:00:28de l'économie
01:00:29dans le logement
01:00:30les promoteurs
01:00:30sont désormais poussés
01:00:32vous allez le voir
01:00:33à construire autrement
01:00:34Pierre-Henri Pouchelon
01:00:36directeur général adjoint
01:00:37en charge des finances
01:00:37chez Next City
01:00:38était hier soir
01:00:39au micro de BFM Business
01:00:41Je pense que vous voyez bien
01:00:42qu'il y a un consensus
01:00:44national, local
01:00:46sur le besoin en logement
01:00:47sur la nécessité
01:00:48de construire
01:00:48ces canicules
01:00:49ça marque les français
01:00:51et donc on voit
01:00:53qu'il y a une urgence
01:00:54à produire du logement
01:00:55de qualité
01:00:55et donc c'est là
01:00:56peut-être qu'il y a
01:00:57une différence
01:00:57c'est qu'il y a
01:00:58un changement de paradigme
01:00:59sur la promotion
01:01:00ça a été un métier de volume
01:01:01ça devient un métier de qualité
01:01:03et donc la qualité
01:01:04des emplacements
01:01:04le prix
01:01:05il faut qu'on fasse
01:01:06du prix abordable
01:01:07pour nos clients
01:01:08et qu'on fasse
01:01:10des logements
01:01:10qui soient adaptés
01:01:11au changement climatique
01:01:138h07
01:01:14les marchés
01:01:18Moins d'une heure
01:01:19de l'ouverture
01:01:20la tendance
01:01:21Etienne Braque
01:01:22une tendance
01:01:22qui dépendra
01:01:23des nombreux résultats
01:01:24d'entreprises
01:01:25qui sont à arbitrer
01:01:26donc pour l'instant
01:01:26il faut prendre le futur
01:01:28avec beaucoup de pincettes
01:01:29surtout que ce sont
01:01:30des grandes entreprises
01:01:31qui publient leurs résultats
01:01:32les plus grandes entreprises
01:01:33du CAC 40
01:01:34notamment Sanofi
01:01:35ce matin
01:01:36qui relève
01:01:37ses perspectives
01:01:38à la hausse
01:01:38tirée encore et toujours
01:01:39bien sûr
01:01:40par son traitement
01:01:41le Dupixent
01:01:42Schneider Electric
01:01:43qui est dans le top 3
01:01:44des capitalisations boursières
01:01:45top 5 même
01:01:46relève également
01:01:47ses prévisions
01:01:48comme son concurrent
01:01:49Legrand hier
01:01:50grâce encore et toujours
01:01:51à l'intelligence artificielle
01:01:53vous avez de plus en plus
01:01:54de besoins
01:01:55de matériel électrique
01:01:56aux Etats-Unis
01:01:57pour faire tourner l'IA
01:01:58et donc ça dope
01:01:59les perspectives
01:02:00de Schneider Electric
01:02:01Capgemini
01:02:01qui a gagné 5%
01:02:02hier après la publication
01:02:03des résultats
01:02:05de ses rivaux
01:02:05revoit ce matin
01:02:06à la hausse
01:02:07également ses prévisions
01:02:08donc c'est plutôt
01:02:09un bon cru là
01:02:09en ce jeudi 30 juillet
01:02:11Société Générale
01:02:12a annoncé ce matin
01:02:13un trimestre record
01:02:15un programme de rachat d'action
01:02:16de 1,5 milliard
01:02:18même
01:02:18qui va être lancé
01:02:19dans les prochaines heures
01:02:20et puis hors CAC 40
01:02:21à suivre
01:02:22Air France KLM
01:02:23c'est une publication
01:02:23qui était très attendue
01:02:24forcément
01:02:25puisque le deuxième trimestre
01:02:26a été marqué
01:02:26par une nette envolée
01:02:27des cours du pétrole
01:02:29et le résultat net
01:02:30est en baisse
01:02:30de 70%
01:02:32à 190 millions d'euros
01:02:34et le résultat opérationnel
01:02:35est légèrement
01:02:36au-delà des attentes
01:02:37hier soir
01:02:38il y avait également
01:02:38des publications
01:02:39qui forcément
01:02:40seront arbitrées
01:02:41tout à l'heure
01:02:41à 9h
01:02:42L'Oréal a surpris
01:02:43très positivement
01:02:44avec une croissance
01:02:45au-delà des attentes
01:02:46surtout en Europe
01:02:47et puis une très belle dynamique
01:02:48encore et toujours
01:02:49aux Etats-Unis
01:02:50et puis à l'inverse
01:02:50c'était beaucoup plus compliqué
01:02:51pour la Française des Jeux
01:02:52qui a encore revu
01:02:54à la baisse ses prévisions
01:02:55c'était le cas
01:02:55au mois d'avril
01:02:56c'est à nouveau le cas
01:02:57alors c'est intéressant de voir
01:02:58que Française des Jeux
01:02:59dit avec la canicule
01:03:00il y a eu moins de monde
01:03:01dans les bars tabac
01:03:02notamment pour acheter
01:03:03des tickets de grattage
01:03:04et des jeux de loto
01:03:05bon en dehors de ça
01:03:06ce qui pèse surtout
01:03:07sur les résultats
01:03:08de la Française des Jeux
01:03:09c'est la fiscalité
01:03:10qui est en hausse
01:03:11en France
01:03:11au Royaume-Uni
01:03:12en Roumanie
01:03:13et donc ça
01:03:13ça a très sérieusement
01:03:14affecté le résultat
01:03:16de la Française des Jeux
01:03:17au deuxième trimestre
01:03:18et donc un groupe
01:03:18qui revoit
01:03:19à la baisse ses perspectives
01:03:20pour la deuxième partie de l'année
01:03:21Merci beaucoup
01:03:22Etienne Braque
01:03:23on suit toutes les publications
01:03:25avec vous
01:03:26tout au long de la matinée
01:03:27sur BFM Business
01:03:29le meilleur de Culturia
01:03:30tout de suite
01:03:36Et aujourd'hui avec vous Anthony
01:03:37on parle d'un robot
01:03:38qui fait le buzz
01:03:39depuis quelques jours
01:03:39capable aussi bien
01:03:40de jouer du piano
01:03:41que de préparer
01:03:42votre omelette
01:03:44les images ont été vues
01:03:45des millions de fois
01:03:45sur les réseaux sociaux
01:03:46elles montrent
01:03:47à quel point
01:03:47les avancées dans le domaine
01:03:49sont fulgurantes
01:03:50Oui parce que c'est vrai
01:03:50qu'elles sont très spectaculaires
01:03:52et vraiment
01:03:52ça vaut le coup
01:03:53aujourd'hui
01:03:53de nous regarder en télé
01:03:54parce qu'on voit
01:03:55cette paire de mains robotiques
01:03:57vêtues de gants noirs
01:03:58et dotées
01:03:59d'une dextérité spectaculaire
01:04:01ouais c'est absolument bluffant
01:04:02alors on voit
01:04:03ces mains robotiques
01:04:04taper au clavier
01:04:06résoudre un Rubik's Cube
01:04:07jouer du piano
01:04:08manipuler des pipettes
01:04:09en laboratoire
01:04:10avec un niveau
01:04:11de précision
01:04:12absolument dingue
01:04:12c'est une main
01:04:13qui a 20 degrés
01:04:14de liberté
01:04:14qui peut même
01:04:15attraper plusieurs objets
01:04:16à la fois
01:04:17réaliser des gestes fins
01:04:18précis
01:04:19manipuler des objets
01:04:20fragiles
01:04:21des objets mous
01:04:22glissants
01:04:22et le tout
01:04:23assez rapidement
01:04:24parce que souvent
01:04:24quand on voit
01:04:25des démonstrations robotiques
01:04:26elles sont en accéléré
01:04:27fois 5
01:04:27fois 10
01:04:28là on est à vitesse réelle
01:04:29alors c'est un peu moins rapide
01:04:31qu'un humain
01:04:31mais c'est quand même
01:04:32pour un robot
01:04:33extrêmement rapide
01:04:34et cette prouesse technologique
01:04:35et bien on la doit
01:04:36à une start-up
01:04:37qui s'appelle
01:04:37Genesis AI
01:04:39qui a été créée
01:04:39par un français
01:04:40par un ancien
01:04:41de Mistral
01:04:42il y a un an
01:04:43et ce qu'ils ont mis au point
01:04:44cette entreprise
01:04:45et bien c'est ce qu'on appelle
01:04:46un modèle de fondation
01:04:47c'est pas tant le robot
01:04:48ou la main robotique
01:04:49elle-même
01:04:49que le cerveau
01:04:50qu'il y a derrière
01:04:51c'est-à-dire une intelligence artificielle
01:04:53qui permet à ces robots
01:04:54de réaliser des tâches complexes
01:04:55c'est-à-dire que ces robots
01:04:56on n'a pas besoin
01:04:57de les programmer
01:04:58pour réaliser une tâche
01:04:59visser
01:05:00préparer un café
01:05:01non
01:05:01en fait ces robots
01:05:02ils vont apprendre
01:05:03en regardant faire
01:05:05les êtres humains
01:05:05on va leur apprendre
01:05:06en leur montrant
01:05:07par exemple
01:05:08des milliers d'heures
01:05:09d'humains
01:05:09qui font des Rubik's Cube
01:05:10on trouve des vidéos
01:05:11sur Youtube
01:05:11ils vont analyser
01:05:13le geste
01:05:14millimètre par millimètre
01:05:15et ensuite
01:05:16ils vont être capables
01:05:16et bien
01:05:17de le reproduire
01:05:18et c'est ça
01:05:19la prochaine
01:05:19grande révolution
01:05:20de l'intelligence artificielle
01:05:21c'est plus des IA seulement
01:05:23qui savent générer
01:05:23du texte
01:05:24de l'image
01:05:25c'est des IA
01:05:25qui sortent de l'écran
01:05:26et qui commencent
01:05:27à appréhender
01:05:28le monde physique
01:05:29et à s'y intégrer
01:05:31d'une certaine manière
01:05:32pour ceux qui ont
01:05:33les images en télévision
01:05:34avec nous ce matin
01:05:35les gestes sont ultra fins
01:05:37on a vraiment l'impression
01:05:38que c'est un humain
01:05:39il n'y a plus
01:05:39le côté saccadé
01:05:41du robot
01:05:41quand on imite le robot
01:05:42ça ne marche plus
01:05:43non c'est ça
01:05:44les 3 PO
01:05:44c'est plus ça
01:05:45maintenant on est vraiment
01:05:46sur du quasi-humain
01:05:47c'est ce qu'on appelle
01:05:48de la motricité fine
01:05:49et on y est réellement
01:05:50ça ouvre des perspectives
01:05:51énormes
01:05:51on va peut-être avoir
01:05:53des robots
01:05:53dans toute notre vie
01:05:55pour faire
01:05:55toutes sortes de tâches
01:05:56oui absolument
01:05:57dans l'une des vidéos
01:05:58moi c'est celle
01:05:58qui m'a le plus
01:05:59je pourrais passer
01:06:00des heures devant
01:06:00mais on le voit
01:06:01qui prépare une omelette
01:06:03ce robot
01:06:03c'est incroyable
01:06:04on le voit
01:06:05qui casse les oeufs
01:06:06qui les met dans la poêle
01:06:07qui coupe les tomates
01:06:08parce que c'est une omelette
01:06:09aux tomates
01:06:09et en fait
01:06:10ça montre bien
01:06:11le niveau de précision
01:06:12c'est-à-dire que
01:06:12le fait de se saisir
01:06:14d'un oeuf
01:06:15pour un être humain
01:06:15c'est facile
01:06:16c'est presque intuitif
01:06:18et ça montre bien d'ailleurs
01:06:18à quel point notre cerveau
01:06:19est une merveille
01:06:20d'évolution biologique
01:06:21mais pour un robot
01:06:23appréhender la bonne force
01:06:24de préhension
01:06:25pour ne pas casser l'oeuf
01:06:26c'est extrêmement complexe
01:06:27et ça ça montre bien
01:06:28qu'en termes de perspective
01:06:30on pourrait avoir demain
01:06:31des robots
01:06:31qui effectivement
01:06:32font la cuisine
01:06:33peuvent monter un meuble
01:06:34à notre place
01:06:35peuvent s'occuper
01:06:36d'une personnage
01:06:36et c'est-à-dire
01:06:37ce fantasme du robot
01:06:38majordome
01:06:39dont on parle régulièrement
01:06:40qui pourrait s'inviter
01:06:41dans nos vies
01:06:41vie personnelle
01:06:42et vie professionnelle
01:06:43et bien on s'en approche
01:06:44de plus en plus
01:06:45je ne vous dis pas
01:06:46que c'est pour demain
01:06:46mais les avancées
01:06:47dans ce domaine
01:06:48elles sont absolument
01:06:50fulgurantes
01:06:50alors même s'il faut
01:06:51tempérer un tout petit peu
01:06:52parce qu'entre
01:06:52une démonstration
01:06:54dans un environnement
01:06:56expérimental absolument parfait
01:06:57avec une lumière parfaite
01:06:58avec on peut s'y reprendre
01:06:59plusieurs fois
01:07:00et puis un vrai plan de travail
01:07:02où vous avez peut-être
01:07:02votre chat qui va monter dessus
01:07:03et puis il y a des trucs
01:07:04qui traînent
01:07:04c'est pas tout à fait
01:07:05la même chose
01:07:05et c'est ce fossé
01:07:06entre la vie réelle
01:07:07et les situations de laboratoire
01:07:09qu'il va falloir combler
01:07:10dans les mois qui viennent
01:07:10Rapidement Anthony
01:07:11vous le disiez
01:07:12c'est une innovation française
01:07:13ça remet la France
01:07:14dans la course à la robotique ?
01:07:15pas vraiment
01:07:16c'est un peu une victoire
01:07:17douce à mer
01:07:17parce que c'est comme souvent
01:07:18c'est souvent ces scénarios
01:07:19on a des chercheurs
01:07:20qui sont formidables
01:07:21c'est des français oui
01:07:22mais la boîte a été créée
01:07:23aux Etats-Unis
01:07:24avec des fonds
01:07:25pour la majorité américain
01:07:26on a quand même
01:07:26Xavier Niel
01:07:27qui fait partie des investisseurs
01:07:28de Genesis AI
01:07:30c'est un scénario
01:07:30qu'on connaît malheureusement
01:07:31par coeur
01:07:32mais en tout cas
01:07:33c'est vrai qu'on a des talents
01:07:34très clairement
01:07:35dans le domaine
01:07:35de la robotique humanoïde
01:07:37C'est Georges Fornet
01:07:41qui est avec moi ce matin
01:07:42bonjour
01:07:43PDG de Cobuzz
01:07:44plateforme de streaming
01:07:45musicale française
01:07:46j'aimerais bien
01:07:47que vous nous rappeliez
01:07:48rapidement
01:07:48ce que c'est que
01:07:49l'histoire de Cobuzz
01:07:50Cobuzz a été fondée
01:07:51il y a une vingtaine d'années
01:07:52déjà
01:07:53elle a eu des difficultés
01:07:55elle a été reprise
01:07:56à la barre du tribunal
01:07:56en 2015
01:07:57par l'actionnaire actuel
01:07:59et on l'a relancée
01:08:00moi je suis arrivé
01:08:01en 2019
01:08:02pour la relancer
01:08:03alors en face de vous
01:08:05il y a Spotify
01:08:06il y a Deezer
01:08:08évidemment
01:08:09ça peut paraître fou
01:08:10de lancer une plateforme
01:08:11française
01:08:12comment vous vous différenciez
01:08:13justement
01:08:15c'est tout l'enjeu
01:08:16c'est que justement
01:08:17pour survivre
01:08:18il faut se différencier
01:08:19on mise sur la qualité
01:08:20on propose une qualité
01:08:21qui s'appelle
01:08:22la haute résolution
01:08:23qualité de son
01:08:23qualité d'enregistrement
01:08:25des studios professionnels
01:08:25que on ne propose pas
01:08:26Deezer
01:08:27ni Spotify
01:08:28et puis on est
01:08:30on a une équipe éditoriale
01:08:33donc on a plus de 700 000 articles
01:08:35sur la musique
01:08:36on écrit
01:08:36donc vous avez
01:08:37toutes les informations
01:08:38que vous voulez
01:08:39sur les artistes
01:08:40les pistes
01:08:41les albums
01:08:42etc
01:08:42donc c'est un contenu de qualité
01:08:44en plus de cette plateforme
01:08:45vous avez une sorte de média
01:08:46qui accompagne
01:08:47voilà
01:08:47on est un peu un média aussi
01:08:48on a une vingtaine de journalistes
01:08:50qui écrivent sur la musique
01:08:52chaque semaine
01:08:53et puis on essaye
01:08:54de vous faire découvrir
01:08:55la musique différemment
01:08:56c'est à dire qu'on vous propose
01:08:57les artistes
01:08:58on a 100 millions de titres
01:08:59comme tout le monde
01:09:00mais chaque semaine
01:09:01notre rédacteur en chef
01:09:03avec l'équipe
01:09:03vous propose de faire découvrir
01:09:04des artistes
01:09:05donc une approche différenciée
01:09:06de la musique
01:09:07vous dénichez les talents
01:09:08c'est une mission
01:09:09que vous vous donnez
01:09:11c'est une des problématiques
01:09:11vous savez
01:09:12c'est d'émerger
01:09:13quand vous avez 100 millions de titres
01:09:14faire émerger
01:09:15de jeunes artistes
01:09:15c'est un gros problème
01:09:16votre chiffre d'affaires
01:09:17a bondi de 45% en 2025
01:09:20forte hausse
01:09:20du nombre d'abonnés
01:09:21et une percée
01:09:22aux Etats-Unis
01:09:23un acteur
01:09:25petit acteur français
01:09:26par rapport aux géants
01:09:27qui fait une percée
01:09:28aux Etats-Unis
01:09:29oui on fait plus de 80%
01:09:30de notre chiffre d'affaires
01:09:31à l'étranger
01:09:31maintenant
01:09:32et les Etats-Unis
01:09:32c'est plus de 30%
01:09:35entre autres
01:09:36parce qu'on a
01:09:37quatre types de clientèles
01:09:38les audiophiles
01:09:39ceux qui sont sensibles
01:09:39à la qualité sonore
01:09:40dont je vous parlais
01:09:41la meilleure qualité
01:09:42les mélomanes
01:09:43ce sont les gens
01:09:43qui jouent de la musique
01:09:44par eux-mêmes
01:09:45qui sont dans l'industrie
01:09:45et qui ont une sensibilité
01:09:47particulière
01:09:47avec la musique
01:09:48les conchus
01:09:49les gens sensibles aux valeurs
01:09:50notamment la rémunération
01:09:52des artistes
01:09:53moi j'ai insisté
01:09:54pour que tous les employés
01:09:55soient actionnaires
01:09:56tous les gens chez nous
01:09:57peuvent bénéficier
01:09:58du succès de l'entreprise
01:10:00quels qu'ils soient
01:10:01à partir du moment
01:10:01où ils sont employés
01:10:02et ce sont des actions gratuites
01:10:03il y a zéro risque
01:10:04vous les avez
01:10:04elles ne coûtent rien
01:10:05vous restez dans la société
01:10:06vous ne pouvez que gagner
01:10:08et puis toutes les valeurs
01:10:09ESG classiques
01:10:11que l'on connaît
01:10:12et les collecteurs
01:10:13ce qu'on appelle
01:10:13les gens qui collectent
01:10:14nous on est les seuls
01:10:15à proposer l'achat
01:10:17définitif de musique
01:10:18dans la meilleure qualité
01:10:19la rémunération
01:10:20des artistes
01:10:21vous dites que
01:10:21vous y tenez beaucoup
01:10:23vous les rémunérez
01:10:24combien de plus
01:10:25par rapport aux autres plateformes
01:10:26alors on rémunère pas en direct
01:10:28personne ne rémunère en direct
01:10:29nous on génère le pot
01:10:30c'est à dire
01:10:31les revenus
01:10:31que l'on verse aux maisons de disques
01:10:33et ce sont les maisons de disques
01:10:34qui ont des accords
01:10:35avec les artistes
01:10:36mais nous on génère
01:10:37six fois la moyenne du marché
01:10:38en termes de revenus
01:10:39ARPU
01:10:40average revenue per user
01:10:42le revenu moyen
01:10:42par utilisateur
01:10:43donc de facto
01:10:44on génère plus d'argent
01:10:45par abonné
01:10:47que les autres
01:10:48en termes de
01:10:48de proportion
01:10:50vous avez
01:10:51et comme vous dénichez
01:10:52vous avez des talents
01:10:52vous avez des artistes
01:10:53qui sont plutôt
01:10:54issus d'Europe
01:10:55issus de France
01:10:56il y a une volonté
01:10:57de ça ou pas
01:10:58pas réellement
01:10:59vous savez la musique
01:10:59est locale dans chaque pays
01:11:01si vous êtes au Brésil
01:11:02la musique brésilienne
01:11:03c'est très locale la musique
01:11:05mais on distribue
01:11:06tous les artistes
01:11:06et évidemment
01:11:07on promeut les artistes français
01:11:08à l'étranger
01:11:09je parlais de votre percée
01:11:11aux Etats-Unis tout à l'heure
01:11:12il y a d'autres pays
01:11:13que vous visez
01:11:14alors on cherche
01:11:15les zones de croissance
01:11:16il faut pêcher
01:11:17là où sont les poissons
01:11:18en général
01:11:18donc entre autres
01:11:20l'Amérique latine
01:11:20le Brésil
01:11:21le Mexique
01:11:22qui a une croissance
01:11:22de plus de 20%
01:11:23et l'Asie
01:11:24qui va pousser beaucoup
01:11:25déjà la Chine
01:11:25pousse beaucoup
01:11:26c'est le deuxième
01:11:27pour le marché
01:11:28du streaming payant
01:11:29et ça sera largement
01:11:30devant tous les autres pays
01:11:32dans les années qui viennent
01:11:32ce sont des zones
01:11:33de forte croissance
01:11:34sur lesquelles
01:11:35il faut être absolument
01:11:36moi quand je suis arrivé
01:11:37la France faisait 60%
01:11:38du gil d'affaires
01:11:39aujourd'hui
01:11:40elle fait moins de 20%
01:11:41très important
01:11:42d'être diversifié
01:11:42le marché français
01:11:43c'est 3-4%
01:11:44du marché mondial
01:11:45on ne peut pas compter
01:11:46que sur le marché français
01:11:47pour croître
01:11:48on parle beaucoup
01:11:49des titres générés
01:11:50par l'intelligence artificielle
01:11:51sur les géants
01:11:52notamment
01:11:53vous comment vous gérez
01:11:54ces titres là
01:11:56et l'intelligence artificielle
01:11:58comment elle va
01:11:58finalement vous aider
01:12:00à la croissance
01:12:01dans les années qui viennent
01:12:02aujourd'hui
01:12:02elle nous pollue beaucoup
01:12:03parce qu'on reçoit
01:12:04énormément de titres
01:12:05qui sont de la fraude
01:12:07mais ça va à l'encontre
01:12:08de ce que vous faites
01:12:09à la base
01:12:09tout à fait
01:12:10c'est à dire
01:12:10que vous avez des gens
01:12:11qui génèrent
01:12:11de la musique artificielle
01:12:13pour prendre une partie
01:12:15du gâteau
01:12:15et enlever une partie
01:12:16des recettes
01:12:17qui doit aller
01:12:18aux artistes
01:12:19donc nous
01:12:19notre slogan
01:12:20entre autres
01:12:20c'est
01:12:21music for human
01:12:22by human
01:12:22c'est pour les humains
01:12:23par les humains
01:12:24nous toutes nos playlists
01:12:25sont faites par des humains
01:12:26je vous ai parlé
01:12:27de journalistes
01:12:27etc
01:12:28il n'y a pas
01:12:29d'algorithme
01:12:30on en utilise un peu
01:12:31mais qui font
01:12:32qu'on génère
01:12:33de la musique automatique
01:12:34et qu'on risque
01:12:34de se retrouver
01:12:35avec la musique
01:12:35générée par l'IA
01:12:36dans ce qu'on propose
01:12:37et on met en place
01:12:39aussi un système
01:12:40d'identification
01:12:41ceci dit
01:12:42ça devrait être fait
01:12:42par l'industrie
01:12:43ceux qui nous fournissent
01:12:44la musique
01:12:45ne devraient pas
01:12:46nous fournir ces titres
01:12:47malheureusement
01:12:47pour l'instant
01:12:48l'organisation
01:12:49est un peu déficiente
01:12:50de ce côté là
01:12:51mais j'espère bien
01:12:51que ça va progresser
01:12:52en tout cas nous
01:12:53on s'équipe d'un outil
01:12:54pour détecter
01:12:55la musique
01:12:56l'IA
01:12:56merci beaucoup
01:12:58Georges Fournet
01:12:58d'être venu me voir
01:12:59sur la matinale
01:13:01de l'économie
01:13:02PDG de Coboz
01:13:03avec moi
01:13:04dans un instant
01:13:05on va parler
01:13:06du conflit
01:13:07en Ukraine
01:13:08du conflit
01:13:09au Moyen-Orient
01:13:10les deux
01:13:11se croisent
01:13:11explications
01:13:12à tout de suite
01:13:12Good Morning Business
01:13:14le monde qui bouge
01:13:15l'interview
01:13:16c'est Ulrich Bounac
01:13:17qui est avec moi ce matin
01:13:18chercheur chez Eurocréative
01:13:19bonjour
01:13:20merci d'être avec moi
01:13:21c'est vrai que le monde
01:13:22a les yeux tournés
01:13:22vers ce conflit
01:13:23au Moyen-Orient
01:13:24mais il y a ce qui se passe
01:13:25aussi en Ukraine
01:13:27encore une alerte
01:13:28aux missiles russes
01:13:29cette nuit à Kiev
01:13:30ça veut dire que les combats
01:13:31continuent
01:13:31ils se sont même
01:13:33intensifiés
01:13:33au mois de juillet
01:13:34est-ce que vous pouvez nous dire
01:13:34rapidement
01:13:35où il en est ce conflit
01:13:36Ulrich ?
01:13:37en fait
01:13:37le conflit continue toujours
01:13:39sur la ligne de front
01:13:40l'essentiel des combats
01:13:41se passe dans l'est de l'Ukraine
01:13:42au Donbass
01:13:43ou notamment dans la ville
01:13:44de Konstantinivka
01:13:45où les russes essayent
01:13:45de progresser
01:13:46et progressent très très laborieusement
01:13:47ils perdent énormément d'hommes
01:13:48et après effectivement
01:13:49vous avez des frappes
01:13:51très régulières
01:13:52puisque le front
01:13:53ne se débloque pas trop trop
01:13:54les deux protagonistes
01:13:55essayent de frapper en profondeur
01:13:56pour déstabiliser un petit peu
01:13:58l'arrière
01:13:58et donc on voit effectivement
01:14:00pas plus tard que cette nuit
01:14:01des frappes de missiles balistiques
01:14:02et des frappes de missiles
01:14:02de croisière russes
01:14:04sur les principales villes ukrainiennes
01:14:05notamment Kiev et Lviv
01:14:06mais ce qui est nouveau
01:14:07c'est cette contrepartie
01:14:08c'est-à-dire que les Ukrainiens
01:14:09désormais ont cette capacité
01:14:10à envoyer des drones
01:14:11très longue distance
01:14:12sur les raffineries
01:14:13ou sur l'Amazon russe
01:14:14en profondeur en Russie
01:14:16Polodymyr Zelensky
01:14:17était à la Maison Blanche
01:14:18cette semaine
01:14:18il a rencontré Donald Trump
01:14:20est-ce qu'il a obtenu
01:14:21ce qu'il voulait ?
01:14:22Il voulait notamment
01:14:22des systèmes antimissiles ?
01:14:24Alors il l'a à moitié obtenu
01:14:25c'est-à-dire qu'il a donc
01:14:26obtenu cette licence
01:14:27qui lui permettra
01:14:28de produire ses propres missiles patriotes
01:14:29qui sont la seule arme efficace
01:14:31contre les missiles balistiques
01:14:32donc ça il l'a obtenu
01:14:33mais ça résoudra le problème
01:14:35probablement dans deux ans
01:14:36il faut grosso modo à peu près un an
01:14:38pour construire la chaîne de montage
01:14:39et encore un an pour les produire
01:14:40en revanche il a besoin
01:14:41de 300 missiles patriotes
01:14:43probablement pour tenir l'hiver
01:14:44et ça ça va être très compliqué
01:14:45de les obtenir
01:14:46parce qu'on estime
01:14:47que les Américains
01:14:47en ont tiré à peu près 1500
01:14:49en Iran
01:14:50il en reste à peu près 1000
01:14:51donc vous voyez que 300
01:14:52c'est grosso modo
01:14:53le tiers du stock américain
01:14:54donc ça semble relativement probable
01:14:55qu'il les ait
01:14:56On est là-dedans
01:14:56on est dans le moment
01:14:58où on compte les missiles ?
01:14:59Oui complètement
01:15:00en tout cas ça dépend des capacités
01:15:01mais sur les capacités
01:15:02anti-aériennes et anti-balistiques
01:15:03oui les Américains
01:15:05et leurs allées au Moyen-Orient
01:15:06l'ont énormément utilisé
01:15:07et continueront d'en utiliser
01:15:08parce que les Iraniens
01:15:09continuent à tirer
01:15:10sur le Moyen-Orient
01:15:11donc effectivement
01:15:11il y a une pénurie mondiale
01:15:12de patriotes
01:15:13Il y a quelques jours
01:15:14l'Ukraine a frappé
01:15:15un navire iranien
01:15:16reliant Téhéran à Moscou
01:15:18navire qui contenait des armes
01:15:19me semble-t-il
01:15:20quelle était la stratégie
01:15:22derrière cette attaque
01:15:23parce que là
01:15:24ce sont les deux conflits
01:15:25qui sont en train
01:15:26de se croiser
01:15:26Alors effectivement
01:15:27les deux conflits
01:15:28se croisent
01:15:28et c'est logique
01:15:29parce que l'Iran
01:15:30aide Moscou
01:15:30en Ukraine
01:15:31et Moscou
01:15:32aide l'Iran
01:15:34à répliquer
01:15:35contre les Américains
01:15:36au Moyen-Orient
01:15:37notamment en termes
01:15:38d'imagerie
01:15:39satellitaire
01:15:39et donc effectivement
01:15:40l'objectif
01:15:41des Ukrainiens
01:15:43en frappant
01:15:43ce navire
01:15:44en mer Caspienne
01:15:44c'était probablement
01:15:45justement de montrer
01:15:46à Donald Trump
01:15:47que les deux sont liés
01:15:48et qu'effectivement
01:15:48aider l'Ukraine
01:15:49c'est en quelque sorte
01:15:49lutter contre l'Iran
01:15:51je ne suis pas sûr
01:15:51que le message soit
01:15:52complètement passé
01:15:52à Washington
01:15:53mais en tous les cas
01:15:53c'était ça
01:15:54la stratégie
01:15:55Oui parce que
01:15:56Téhéran aurait étudié
01:15:57une frappe
01:15:58contre un port ukrainien
01:15:59en mer Noire
01:15:59en représailles
01:16:00avant d'y renoncer
01:16:01à la suite
01:16:02d'efforts diplomatiques
01:16:04mais est-ce que ça veut dire
01:16:04que le conflit
01:16:06pourrait s'étendre
01:16:07réellement
01:16:09si les Iraniens
01:16:10le décident ?
01:16:11Réellement non
01:16:12là on parlait effectivement
01:16:13d'une frappe éventuellement
01:16:14symbolique
01:16:14mais ce qu'il faut bien comprendre
01:16:15c'est que dans tous les cas
01:16:16l'Iran a soutenu
01:16:17l'effort de guerre
01:16:18c'est moins important maintenant
01:16:19mais l'Iran a soutenu
01:16:20l'effort de guerre
01:16:21de Moscou
01:16:21en lui fournissant
01:16:22notamment ses fameux
01:16:23drones chalets
01:16:23ensuite les russes
01:16:24ont amélioré
01:16:25mais ça a donné quand même
01:16:26un avantage ponctuel
01:16:27assez important
01:16:28à la Russie
01:16:29qui a été la première
01:16:30à avoir ces espèces de drones
01:16:31kamikazes longue distance
01:16:32avec des charges explosives
01:16:33assez importantes
01:16:34donc dans tous les cas
01:16:35oui l'Iran est associé
01:16:37en fait à l'effort de guerre russe
01:16:38en Ukraine
01:16:39au même titre
01:16:40que la Corée du Nord
01:16:40a fourni des millions d'obus
01:16:41et que la Chine fournit
01:16:44on va dire
01:16:45une partie de l'industrie
01:16:46qui sert à fabriquer
01:16:47des armes en Russie
01:16:47Quoi qu'il arrive
01:16:48on voit que Volodymyr Zelensky
01:16:49reste très présent
01:16:50sur la scène internationale
01:16:52en France il a proposé
01:16:53d'envoyer des spécialistes
01:16:54ukrainiens
01:16:54pour soutenir
01:16:55les secours français
01:16:56sur les incendies
01:16:57en Gironde
01:16:58c'est symbolique
01:16:59mais ça témoigne
01:17:00du renforcement
01:17:00entre les liens
01:17:02ou en tout cas
01:17:02de cette volonté
01:17:03de rester visible
01:17:04ah oui complètement
01:17:05disons que
01:17:06pour Volodymyr Zelensky
01:17:07rester visible
01:17:07à l'international
01:17:08c'est continuer
01:17:08à avoir de l'aide internationale
01:17:10c'est continuer
01:17:11à avoir des partenariats
01:17:12industriels dans la défense
01:17:13donc tout ça
01:17:13c'est fondamental
01:17:14pour aider à l'Ukraine
01:17:15à tenir probablement
01:17:17les prochains mois
01:17:17le prochain hiver
01:17:18qui va être encore plus dur
01:17:19etc
01:17:19mais effectivement
01:17:20et on sent par rapport
01:17:21à la France
01:17:21un vrai rapprochement
01:17:23Volodymyr Zelensky
01:17:24a appelé
01:17:24effectivement
01:17:25le président français
01:17:26pour le débriefer
01:17:26dans l'avion
01:17:27qu'il ramenait
01:17:27de Washington
01:17:28donc ça montre
01:17:29que les deux
01:17:30sont extrêmement proches
01:17:30ça s'est symbolisé
01:17:31aussi le 14 juillet
01:17:32il y a une volonté
01:17:33probablement
01:17:33des deux côtés
01:17:34de bâtir véritablement
01:17:35on va dire
01:17:36une alliance au minimum
01:17:39industrielle
01:17:40militaire
01:17:40très forte
01:17:41entre les deux pays
01:17:41on le sait
01:17:42et là je vais vous reparler
01:17:43du conflit au Moyen-Orient
01:17:45mais Donald Trump
01:17:45est englué
01:17:46dans un agenda politique
01:17:47avec les midterms
01:17:49au mois de novembre
01:17:49il essaye de mettre fin
01:17:51à ce conflit
01:17:51dans lequel il s'est lancé
01:17:52il y a très peu de chances
01:17:53que ça marche
01:17:54il y a tellement de choses
01:17:54à négocier
01:17:55que ça n'avance pas
01:17:56notamment dans le détroit
01:17:57d'Ormuz
01:17:58on est dans une situation
01:18:00où tout cela s'enlise
01:18:01vous parlez de l'hiver prochain
01:18:02pour ce conflit ukrainien
01:18:04ça veut dire que là
01:18:04on est encore parti
01:18:05pour des mois
01:18:05et des mois de conflit
01:18:07probablement
01:18:07mais parce qu'en fait
01:18:08effectivement dans un cas
01:18:08comme dans l'autre
01:18:09on a deux camps
01:18:10qui estiment qu'ils n'ont pas
01:18:11de besoin impérial
01:18:13ou impérieux
01:18:14plutôt
01:18:14besoin impérieux
01:18:16de négocier
01:18:16en quelque sorte
01:18:17une cessation des hostilités
01:18:18dans le cas de l'Ukraine
01:18:19et la Russie
01:18:20finalement l'Ukraine
01:18:20ne cédera pas
01:18:21sur sa capacité
01:18:22à résister
01:18:23et à défendre son indépendance
01:18:24les Russes estiment
01:18:25qu'ils ont le temps pour eux
01:18:26et qu'ils arriveront
01:18:26à conquérir le Donbass
01:18:27d'une façon ou d'une autre
01:18:28et entre l'Iran
01:18:29et les Etats-Unis
01:18:31c'est à peu près pareil
01:18:31c'est à dire que les Iraniens
01:18:32n'ont certainement pas envie
01:18:33de capituler
01:18:34aux demandes américaines
01:18:35notamment sur le nucléaire
01:18:36n'ont pas envie
01:18:36de lâcher le contrôle
01:18:37du détroit d'Hormuz
01:18:38qu'ils ont acquis
01:18:39depuis le 28 février
01:18:40de façon militaire
01:18:41et d'un autre côté
01:18:42les Américains estiment
01:18:43que finalement
01:18:43ils peuvent continuer
01:18:44à maintenir la pression
01:18:45sur Téhéran
01:18:46d'un point de vue économique
01:18:47en espérant que le régime
01:18:48finalement cède
01:18:49parce qu'il n'aura plus d'argent
01:18:50donc on voit bien
01:18:51que dans un cas
01:18:51comme dans l'autre
01:18:52les protagonistes
01:18:53n'ont pas d'incentive
01:18:55on va dire
01:18:56à négocier
01:18:56très très rapidement
01:18:57et c'est ça qui fait
01:18:58que les conflits s'en disent
01:18:59Merci Ulrich Gouna
01:19:00d'être venu ce matin
01:19:01chercheur chez Eurocréatif
01:19:02dans la matinale
01:19:03de l'économie
01:19:06Le journal à 8h30
01:19:09les titres
01:19:10la croissance française
01:19:11au deuxième trimestre
01:19:12est tombée ce matin
01:19:13plus 0,2%
01:19:13on va voir ça
01:19:14avec Emmanuel Lechypre
01:19:16Stellantis
01:19:17a publié également
01:19:19on va le voir
01:19:20et continue à se séparer
01:19:21de son ancienne gouvernance
01:19:22et puis
01:19:22Janine Fantino
01:19:24veut vendre
01:19:24des parts
01:19:25de la coupe du monde
01:19:26c'est un tollé
01:19:27vous allez le voir
01:19:29La croissance française
01:19:31au deuxième trimestre
01:19:32Emmanuel Lechypre
01:19:33s'est tombée
01:19:34il y a quelques minutes
01:19:35plus 0,2%
01:19:36finalement
01:19:37Oui
01:19:38et c'est plutôt
01:19:38une bonne surprise
01:19:40ce printemps
01:19:40c'était le printemps
01:19:41de tous les dangers
01:19:42pour l'économie française
01:19:43on savait que l'activité
01:19:44avait reculé
01:19:45en début d'année
01:19:45et donc c'est un pays fragile
01:19:47qui s'est fait percuter
01:19:48par la guerre
01:19:49entre l'Iran
01:19:49et les Etats-Unis
01:19:50rappelez-vous
01:19:51en début d'année
01:19:52la prévision officielle
01:19:53pour 2026
01:19:53c'était 0,9%
01:19:55de croissance
01:19:56la Banque de France
01:19:57avait jeté un froid
01:19:58en révisant
01:19:59à 0,5%
01:20:01donc en divisant
01:20:02quasiment par deux
01:20:02sur la base
01:20:04notamment
01:20:04d'un deuxième trimestre
01:20:05qui serait mauvais
01:20:06pour l'activité
01:20:08l'INSEE
01:20:08était quand même
01:20:09plus optimiste
01:20:10puisqu'elle nous disait
01:20:10non au printemps
01:20:11ce sera 0,3%
01:20:12et bien
01:20:13la balance
01:20:14a plutôt penché
01:20:14en faveur
01:20:16des optimistes
01:20:17effectivement
01:20:17la croissance française
01:20:18a tenu
01:20:19on évite le fameux
01:20:20le mot de récession
01:20:23donc ça c'est une bonne nouvelle
01:20:24après il y a quand même
01:20:25du bon et du moins bon
01:20:26dans cette croissance
01:20:27le bon
01:20:28c'est notamment
01:20:29le dynamisme
01:20:30de nos exportations
01:20:31le bon
01:20:32c'est aussi
01:20:32que cette croissance
01:20:33a été obtenue
01:20:34malgré
01:20:35un déstockage
01:20:36massif
01:20:37des entreprises
01:20:38vous savez que ça a une influence
01:20:39considérable
01:20:39sur l'activité
01:20:41là on a
01:20:42un vent contraire
01:20:43sur les stocks
01:20:44qui est de quasiment
01:20:45un demi point
01:20:45d'activité
01:20:46donc si on avait été neutre
01:20:48sur les stocks
01:20:48on aurait fait 0,7%
01:20:49de croissance
01:20:50donc ça c'est plutôt
01:20:50une bonne nouvelle
01:20:51parce que des entreprises
01:20:52qui vident leurs entrepôts
01:20:53aujourd'hui
01:20:54c'est des entreprises
01:20:55qui produisent plus
01:20:55demain
01:20:56le assez bon
01:20:57c'est la consommation
01:20:57des ménages
01:20:58bon il y a logiquement
01:20:59baisse de la consommation
01:21:00d'énergie
01:21:00avec la hausse des prix
01:21:01on sent qu'il n'y a pas
01:21:02de folle envie
01:21:03de dépenser
01:21:04de se lancer
01:21:05dans des grands achats
01:21:06mais il y a une consommation
01:21:07de services
01:21:08qui a tenu
01:21:08et puis par contre
01:21:09la mauvaise nouvelle
01:21:10c'est la baisse
01:21:10de l'investissement
01:21:11des entreprises
01:21:12tirées vers le bas
01:21:13par la construction
01:21:14incertitude géopolitique
01:21:15politique
01:21:17incertitude politique
01:21:18en France
01:21:18avec les présidentielles
01:21:19situation financière
01:21:21plus fragile
01:21:21des entreprises
01:21:22c'est le pire cocktail
01:21:23qu'on puisse imaginer
01:21:24pour les chefs d'entreprise
01:21:26donc la conclusion
01:21:27c'est que la prévision
01:21:28de 0,7%
01:21:29pour l'ensemble
01:21:30de l'année
01:21:30aujourd'hui
01:21:31elle est quand même
01:21:32encore optimiste
01:21:33au vu des attentes
01:21:33pour le deuxième semestre
01:21:34mais disons
01:21:35qu'elle n'est pas
01:21:36encore hors de portée
01:21:37Merci beaucoup
01:21:38Emmanuel Lechypre
01:21:40Les résultats
01:21:40d'entreprise
01:21:41vous l'avez vu
01:21:42deuxième vague
01:21:43de publication
01:21:44pour les GAFAM
01:21:44on voit ça avec
01:21:45Étienne Braque
01:21:46quand il revient
01:21:46dans le point marché
01:21:47et puis Stellantis
01:21:48qui annonce ce matin
01:21:50avoir dégagé
01:21:51un bénéfice net
01:21:51de 293 millions d'euros
01:21:53au deuxième trimestre
01:21:55le géant franco-italien
01:21:58americano
01:21:58franco-italien
01:21:59qui a enregistré
01:22:00sur ce deuxième trimestre
01:22:01un chiffre d'affaires
01:22:02de 43,5 milliards d'euros
01:22:04en hausse
01:22:04de 13%
01:22:06sur un an
01:22:06il reste confiant
01:22:07dans sa capacité
01:22:08à atteindre
01:22:09des objectifs financiers
01:22:10en 2026
01:22:11le constructeur
01:22:13qui par ailleurs
01:22:14continue à faire
01:22:15le ménage
01:22:15dans son organigramme
01:22:17et à se séparer
01:22:18d'anciens
01:22:18le lieutenant
01:22:19de Carlos Tavares
01:22:20Justine Vassogne
01:22:21Julien Thibault
01:22:23Le Stellantis
01:22:24d'Antonio Filosa
01:22:25n'a plus grand chose
01:22:25à voir avec celui
01:22:26de Carlos Tavares
01:22:27au sein de la leadership
01:22:28team du constructeur
01:22:30sur 15 membres
01:22:30on ne trouve plus désormais
01:22:31que 3 anciens
01:22:32de chez PSA
01:22:33et seuls 4 français
01:22:34le centre de gravité
01:22:35a basculé
01:22:36les faits sont là
01:22:37reconnaît-on en interne
01:22:38mais l'enjeu n'est pas ici
01:22:39explique-t-on
01:22:40plutôt que de parler
01:22:41de nationalité
01:22:42il faut se battre
01:22:43pour défendre
01:22:43les positions de Stellantis
01:22:45en Europe
01:22:45et en France
01:22:46glissons encore
01:22:47pour sauver ses usines
01:22:48le groupe
01:22:48mise désormais
01:22:49sur des partenariats
01:22:50avec des constructeurs
01:22:51chinois
01:22:51à Rennes
01:22:52à Madrid
01:22:53ou encore à Saragosse
01:22:54symbole de cette nouvelle stratégie
01:22:56pour la première fois
01:22:57un chinois
01:22:57entre dans l'équipe
01:22:58de direction du constructeur
01:22:59Tianxu Xin
01:23:00en charge de la co-entreprise
01:23:02avec Lipmotor
01:23:03et qui va également
01:23:04piloter les régions
01:23:05Chine et Asie Pacifique
01:23:06à la rentrée
01:23:07d'autres mouvements
01:23:08sont sans doute à attendre
01:23:09dans son plan stratégique
01:23:10Antonio Filosa
01:23:11a voulu hiérarchiser
01:23:12ses 14 marques
01:23:13en placer certaines
01:23:14sous-tutelles
01:23:15l'ancien
01:23:15est désormais
01:23:16chapeauté par Fiat
01:23:17et DS par Citroën
01:23:18ce qui laisse augurer
01:23:19de nouveaux changements
01:23:21et puis se tauler
01:23:22dans le monde du foot
01:23:23la coupe du monde
01:23:24à peine terminée
01:23:25Janine Fantino
01:23:25a déjà un nouveau projet
01:23:27celui de vendre
01:23:27des parts de la coupe du monde
01:23:29à des investisseurs extérieurs
01:23:30dont notamment
01:23:31des proches
01:23:32de Donald Trump
01:23:33explication
01:23:34Justine Vassaigne
01:23:35La coupe du monde
01:23:36n'est pas un produit
01:23:37s'insurge Andy Burnham
01:23:38sur X
01:23:39pas touche à notre sport
01:23:40s'exclame la commission européenne
01:23:42le projet de la FIFA
01:23:43ne passe pas
01:23:44l'idée de Janine Fantino
01:23:45créer une société
01:23:46pour gérer
01:23:47les activités commerciales
01:23:48de la coupe du monde
01:23:49la diffusion des matchs
01:23:50la billetterie
01:23:51une société
01:23:52qui porte déjà un nom
01:23:53FIFA Forward Enterprise
01:23:54et qui pourrait ouvrir
01:23:55jusqu'à 20%
01:23:56de son capital
01:23:57à des investisseurs privés
01:23:59à la tête
01:24:00de ce groupe d'investisseurs
01:24:01le fonds Thrive Capital
01:24:02géré par Joshua Kushner
01:24:04le frère du gendre
01:24:06de Donald Trump
01:24:07la relation étroite
01:24:08entre le président
01:24:09de la FIFA
01:24:09et le président
01:24:10des Etats-Unis
01:24:11a pris une dimension financière
01:24:12qui porte un grave préjudice
01:24:14au football
01:24:15s'étrangle
01:24:16Seb Blatter
01:24:16le prédécesseur
01:24:17de Janine Fantino
01:24:18avec cette opération
01:24:20ce dernier
01:24:20espère lever
01:24:214 milliards de dollars
01:24:22et promet
01:24:23à chaque fédération
01:24:24membre de la FIFA
01:24:25dont il a besoin
01:24:26pour faire valider son projet
01:24:27un chèque
01:24:28de 20 millions de dollars
01:24:29Janine Fantino
01:24:31selon le Times
01:24:31se serait aussi assuré
01:24:33un avenir
01:24:34puisqu'il aurait déjà négocié
01:24:35avec Joshua Kushner
01:24:36de prendre la tête
01:24:37de FIFA Forward Enterprise
01:24:39en 2031
01:24:40Non mais vous allez voir
01:24:41il disait juste ça
01:24:42comme ça
01:24:42écoutez-le
01:24:44C'est une occasion en or
01:24:46de donner un coup
01:24:47d'accélérateur
01:24:48au développement du jeu
01:24:50à l'échelle mondiale
01:24:53mais encore une fois
01:24:54il ne s'agit que
01:24:55d'une proposition
01:24:56et non d'une obligation
01:25:00Dans l'actualité
01:25:01enfin
01:25:01il a repris les commandes
01:25:02de ce local
01:25:03il y a deux ans
01:25:03Maurice Lévy
01:25:04était tout à l'heure
01:25:04dans le grand entretien
01:25:05il a par ailleurs
01:25:07annoncé la création
01:25:08d'un fonds
01:25:09pour les artisans
01:25:10et commerçants
01:25:11de Gironde
01:25:12écoutez comment ça va se passer
01:25:14Nous faisons
01:25:15un appel
01:25:17aux dons
01:25:18pour soutenir
01:25:21spécifiquement
01:25:22les petits commerçants
01:25:23et les artisans
01:25:24parce qu'ils sont
01:25:25le tissu économique
01:25:27de la France
01:25:27et donc
01:25:28l'argent
01:25:29qui sera collecté
01:25:30nous le doublerons
01:25:31c'est-à-dire
01:25:32quelle que soit
01:25:33la somme
01:25:33qui aura été
01:25:34collectée
01:25:36nous abonderons
01:25:39d'une somme équivalente
01:25:40et nous verrons
01:25:42avec les mairies
01:25:42et avec des associations
01:25:44comment le distribuer
01:25:46de manière
01:25:47juste
01:25:48pour
01:25:49tous les artisans
01:25:50et les commerciants
01:25:51qui ont été sinistrés
01:25:52Grand entretien
01:25:52avec Maurice Lévy
01:25:53à retrouver sur notre appli
01:25:54sur notre site
01:25:55en replay
01:25:55évidemment 8h37
01:25:57les marchés
01:25:59Votre rendez-vous
01:26:00avec N2F
01:26:02Simplifiez le pilotage
01:26:03de vos dépenses
01:26:05professionnelles
01:26:08Etienne Braque
01:26:08la tendance
01:26:09à moins de
01:26:10à 20 minutes
01:26:11de l'ouverture
01:26:1123 minutes
01:26:12Oui
01:26:12plus 0,2%
01:26:14en préouverture
01:26:15restons très prudents
01:26:16il y a une avalanche
01:26:17et le mot est vraiment faible
01:26:18de résultats
01:26:19une dizaine de sociétés
01:26:21du CAC 40
01:26:21ont publié
01:26:22entre hier soir
01:26:22et ce matin
01:26:23dans l'ensemble
01:26:24ça se passe plutôt bien
01:26:24mais le diable
01:26:25peut se cacher
01:26:26dans les détails
01:26:26souvenez-vous hier matin
01:26:27la publication d'Herbès
01:26:28sur le papier
01:26:29était très satisfaisante
01:26:30ça a chuté lourdement
01:26:31en journée
01:26:32il a perdu 11%
01:26:33quand même
01:26:33mais en tout cas
01:26:34factuellement
01:26:35ce matin
01:26:35vous avez beaucoup de groupes
01:26:36qui revoient à la hausse
01:26:37leurs perspectives
01:26:37Sanofi revoit à la hausse
01:26:39ses perspectives
01:26:39Schneider Electric
01:26:40le titre gagne 6%
01:26:41en préouverture
01:26:42Capgemini également
01:26:43se montre plus confiant
01:26:44pour la deuxième partie
01:26:44de l'année
01:26:45Veolia revoit à la hausse
01:26:46son résultat net
01:26:47à la hausse
01:26:48également pour le second semestre
01:26:50ce Ibsen
01:26:51ou encore Société Générale
01:26:52se montre également confiant
01:26:54Société Générale
01:26:55qui annonce ce matin
01:26:56un trimestre record
01:26:58avec un programme
01:26:59de rachat d'action
01:26:59de 1,5 milliard d'euros
01:27:01qui va être lancé
01:27:02dans les prochains jours
01:27:03à l'inverse
01:27:03c'est compliqué
01:27:04pour Air France KLM
01:27:05le marché n'attendait pas
01:27:06de miracle
01:27:06forcément avec un baril de pétrole
01:27:08qui était en très forte hausse
01:27:09au deuxième trimestre
01:27:10mais vous avez un groupe
01:27:11qui est très prudent
01:27:12pour la deuxième partie
01:27:13de l'année
01:27:13qui revoit à la baisse
01:27:14sa capacité
01:27:16vous savez
01:27:16c'est le nombre
01:27:16de sièges disponibles
01:27:17ça montre bien
01:27:18quand même
01:27:19qu'au vu du contexte
01:27:20on a quand même
01:27:20des voyages
01:27:21qui sont moins forts
01:27:23que prévus
01:27:24en ce moment
01:27:25Stellantis
01:27:25vous en parlait
01:27:26il y a un instant
01:27:27a publié ses résultats
01:27:28ça va mieux
01:27:28par rapport à l'an dernier
01:27:29mais vous avez
01:27:29un résultat opérationnel
01:27:30qui est en deçà
01:27:31des attentes
01:27:32des analystes
01:27:33et puis il faudra
01:27:33également suivre Vinci
01:27:35qui a publié
01:27:35un semestre très résilient
01:27:36malgré une baisse du trafic
01:27:37sur les autoroutes
01:27:39avec l'envolée
01:27:39des prix du carburant
01:27:41hier soir
01:27:41c'était L'Oréal
01:27:42qui avait annoncé
01:27:42des ventes supérieures
01:27:44aux attentes
01:27:44mais inférieures
01:27:46aux attentes
01:27:46sur la division Lux
01:27:47et puis Airbus
01:27:48de son côté
01:27:49qui s'est également montré
01:27:50hier soir
01:27:50très confiant
01:27:51sur ses livraisons
01:27:52pour la deuxième partie
01:27:53de l'année
01:27:53voilà quelques-uns
01:27:54des résultats
01:27:55qu'il faudra suivre
01:27:56sachant que si on regarde
01:27:57en Europe
01:27:57on a quand même
01:27:59plusieurs dizaines
01:27:59de sociétés
01:28:00qui ont dévoilé
01:28:01leurs résultats
01:28:02entre hier soir
01:28:03et ce matin
01:28:03je vous laisse les mains
01:28:04pour le club de la bourse
01:28:05il y aura qui
01:28:06dans le club de la bourse
01:28:07c'est tiens
01:28:07Guillaume Loeway
01:28:08d'OptiGestion
01:28:08nous reviendrons bien sûr
01:28:09sur les résultats
01:28:11hier soir
01:28:11de Microsoft
01:28:12qui rassure les investisseurs
01:28:14titre en très forte hausse
01:28:15et puis à l'inverse
01:28:16Meta qui déçoit
01:28:17et puis Vincent Juvins
01:28:18sera également
01:28:18dans ce club de la bourse
01:28:19depuis ING
01:28:22également sur Wall Street
01:28:23qui a clôturé
01:28:24un entraîné de baisse
01:28:24après la Fed hier soir
01:28:26certes Guillaume
01:28:27Kevin Warch
01:28:28a laissé ses taux inchangés
01:28:30mais ça n'a pas rassuré
01:28:31les investisseurs
01:28:32et puis à 9h05
01:28:34nous serons avec
01:28:34Mathias Desmarais
01:28:35de Odo BHF
01:28:36pour revenir sur
01:28:37quelques-uns
01:28:38de ces résultats
01:28:39qui ont été publiés
01:28:40ce matin
01:28:41avec donc
01:28:42beaucoup de résultats
01:28:43arbitrés
01:28:44dans le CAC 40
01:28:45le club de la bourse
01:28:45très complet dans un instant
01:28:47avec Etienne Braque
01:28:47et moi je vous retrouve
01:28:48demain matin
01:28:48juste avant 7h
01:28:49bonne journée
01:28:49sur BFM Business
01:28:51Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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