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  • il y a 11 heures
Retrouvez le club de la Bourse du mercredi 29 juillet dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:03Le club de la bourre ce matin avec deux invités en plateau.
00:06Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel.
00:09Bonjour Ronan.
00:10Bonjour.
00:10Merci de nous accompagner ce matin en compagnie de Robin Rivaton,
00:13le directeur général de Stonhal.
00:14Bonjour Robin.
00:15Merci également d'être avec nous en ce mercredi 29 juillet
00:20avec donc plusieurs sujets ce matin à la une.
00:22SKNX qui publie ses résultats cette nuit qui trébusent d'une façon spectaculaire.
00:27Les GAFAM qui vont donc publier ce soir.
00:28Microsoft et Meta après la clôture et puis la Fed également.
00:32Bon, commençons peut-être par ce sujet de la Fed avec une hausse de taux ou pas.
00:38La question se pose aujourd'hui, Ronan Blanc.
00:41En tout cas, le marché est un petit peu fébrile.
00:43Le marché commence à essayer de s'habituer à une nouvelle courbe d'apprentissage
00:47avec un nouveau président.
00:49On était habitué à avoir une forte visibilité avant les réunions de la Fed sous l'air Powell.
00:56Là, c'est un style différent avec Warch.
00:58Donc, il garde tout en main.
00:59Honnêtement, il n'y a pas de bonne raison de ne pas monter les taux aux Etats-Unis.
01:02L'emploi s'est stabilisé.
01:04Les moteurs de croissance sont quasiment tous au vert.
01:06On va parler des dépenses d'investissement liées à l'IA.
01:09C'est quand même un gros moteur.
01:10Il n'y a pas que ça.
01:11Mais ça contribue assez largement à l'élan de reprise de l'économie américaine.
01:15Ce qui est quand même loin d'être le cas chez nous en Europe.
01:19Je disais, l'emploi s'est stabilisé.
01:21Les dépenses de consommation aussi, avec des effets richesses qui sont quand même importants
01:24et qui ruissellent jusqu'aux consommateurs.
01:27Maintenant, je pense qu'ils ne vont pas procéder à une hausse ce coup-ci.
01:32Ce qui est sans doute possible, c'est qu'on ait un mouvement un peu plus significatif à la rentrée.
01:36Pourquoi pas 50 BP ?
01:37Ça marquerait un petit peu les esprits.
01:38Encore une fois, l'inflation est plus un sujet américain qu'européen.
01:43Ça permettrait aussi de montrer qu'il y a un shérif dans la ville.
01:48Regagner un petit peu de crédibilité côté Fed,
01:50à un moment où elle a été quand même pas mal attaquée ces derniers mois par l'administration américaine.
01:55On sait les nombreuses collisions possibles et imaginables
01:58entre la nomination de Warch par Trump
02:02et donc la volonté de maintenir une politique monétaire très offensive.
02:06Il va falloir sans doute se détacher un petit peu de ça.
02:09Et je pense qu'un mouvement de 50 BP à la rentrée de septembre,
02:14ça serait quelque chose qui, encore une fois, marquera un petit peu les esprits.
02:18Changerait pas, dévierait pas fortement la trajectoire de croissance de l'économie américaine,
02:22mais permettrait de peut-être donner un deuxième souffle au marché
02:27en disant voilà, on a quelqu'un qui assume pleinement ses responsabilités,
02:31qui aujourd'hui monte pour, encore une fois, de bonnes raisons.
02:36Peut-être à la différence de la BCE, on en reparlera peut-être un petit peu après.
02:41Et ça serait vraisemblablement pas une catastrophe pour les actifs risqués.
02:44Pas une catastrophe, et pourtant le coût de l'argent, forcément, ne serait plus le même.
02:49Ça ne serait pas sans conséquence pour beaucoup de classes d'actifs.
02:51Alors, il faut s'y habituer.
02:52On s'y habitue depuis un petit moment.
02:54Le fait que l'argent coûte désormais.
02:57L'ère des taux zéro, c'est terminé.
02:59On sait pertinemment que les taux souverains ont toutes les raisons du monde de se maintenir à des niveaux relativement
03:05élevés.
03:06Il y a une compétition d'accès à l'épargne qui est encore plus virulente qu'avant.
03:12Clairement, que ce soit le Japon ou le Moyen-Orient, on sait que c'était des banquiers historiques du reste
03:17du monde.
03:18Ce canal-là n'est pas coupé.
03:21Mais clairement, les flux financiers seront un petit peu taris.
03:26Donc, moi, je suis plutôt partisan du fait que des taux un peu plus élevés font partie de la solution.
03:33Ça, quelque part, freine un petit peu les vérités de dépenses d'investissement.
03:36Et quand on avait des taux zéro, on était tous intelligents.
03:39On faisait n'importe quel investissement.
03:41On gagnait de l'argent.
03:42Là, ça oblige un petit peu les entreprises à y réfléchir à deux fois.
03:45Vous allez me dire, les GAFAM, elles n'arrêtent pas de dépenser sur l'IA.
03:48Est-ce qu'elles y réfléchissent vraiment à trois fois avant de le faire ?
03:50Ça, c'est une thématique qui est peut-être un petit peu particulière.
03:53Mais c'est une course en avant.
03:55Et encore une fois, c'est une révolution industrielle.
03:57Donc, on n'est pas du tout dans le même cadre.
03:58Et donc, la fête ce soir qui va communiquer.
04:01Peu avant Microsoft et Meta qui vont publier leurs résultats.
04:04C'est une grosse soirée, là, ce soir, Robin Rivaton.
04:07Oui, on va avoir effectivement la trajectoire d'investissement de Microsoft et de Meta
04:14qui, selon toute vraisemblance, continue, même en tout cas pour Meta,
04:18accélère fortement dans ses dépenses d'investissement,
04:20quitte à abîmer fortement sa génération de cash flow.
04:25Et de l'autre côté, Microsoft qui, là aussi, continue d'investir assez massivement.
04:31Aujourd'hui, on ne voit pas chez les GAFAM de freinage de cette dépense d'investissement
04:36dans les data centers qui est censée nourrir la révolution de l'IA.
04:40Souvenons-nous, la semaine dernière, Alphabet, la maison mère de Google, a publié ses résultats.
04:44Alors, les résultats étaient largement au-delà des attentes.
04:45Et pourtant, le marché s'est inquiété.
04:47Parce que, comme vous venez de le souligner,
04:49on a des acteurs qui dépensent de plus en plus d'argent
04:51dans cette course à l'intelligence artificielle.
04:54Les estimations, c'était 500, 700.
04:56Là, maintenant, on est peut-être à 800 milliards de dollars de CAPEX rien que pour 2026.
05:00Oui, effectivement, c'est des souhaités qui sont extrêmement rentables.
05:02Donc, leur cœur d'activité, la publicité pour Alphabet, la vente de licences pour Microsoft,
05:08la publicité pour Meta, continuent d'être des activités qui surperforment quelque part,
05:12avec aussi des effets de l'IA sur la réduction des OPEX.
05:15Vous vous souvenez de ces vagues de départ assez massives qui ont été annoncées dans ces groupes.
05:19On parle de plusieurs dizaines de milliers d'employés dont ils sont séparés pour chacun d'entre eux.
05:23Donc, ils sont très rentables.
05:24Et en même temps, ils consacrent aujourd'hui une très grande partie de cette rentabilité,
05:28si ce n'est la totalité, puisque certains doivent recourir même à l'endettement
05:31pour pouvoir couvrir leur programme d'investissement à cette course au data center.
05:37Et aucun, si ce n'est Apple, mais qui n'est jamais rentré dans la course quelque part,
05:40aucun aujourd'hui n'a décidé de baisser les armes.
05:43Ils continuent tous d'investir assez massivement,
05:46même si on voit quand même entre les annonces qui ont été faites,
05:49je pense par exemple au programme Stargate avec Oracle,
05:51et la réalité, on a quand même aujourd'hui un petit dégonflement entre les deux.
05:56Mais en tout cas, la trajectoire, la guidance d'investissement reste toujours très très forte.
06:00Apple qui a franchi hier les 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
06:04C'est désormais la première capitalisation mondiale devant Nvidia.
06:08Apple qui est sur des plus hauts historiques quand les autres trébuchent.
06:11C'est le cas notamment de Microsoft,
06:12parce que le marché s'inquiète de cette dynamique d'investissement.
06:16Alors, c'est certes un sujet pour le marché actions,
06:18mais ça l'est également dans une mesure assez importante pour le marché obligataire ronanblanc.
06:23C'est vrai qu'à l'instant, Romain Rivaton rappelait que ses acteurs
06:26levaient beaucoup d'argent sur les marchés obligataires.
06:29Ça a été notamment le cas dans la première partie de l'année pour Alphabet.
06:33Comme il le rappelait, c'est des entreprises qui généraient énormément de cash.
06:37La plupart sont catégorisées dans l'investissement de grède.
06:42Donc c'est le haut du panier,
06:43c'est généralement les grands institutionnels qui font leur marché sur ces dettes-là.
06:48Donc oui, il y a eu une pression sur les primes de risque crédit sur ces boîtes en particulier.
06:56Mais honnêtement, ce n'est pas véritablement un sujet.
06:58Pour moi, c'est plus un sujet à écoutir.
06:59C'est à un moment donné, à quel niveau on met le baromètre de retour sur l'investissement de ces
07:06montants.
07:07Vous parliez de 800 milliards, ça sera sans doute 1200 l'année prochaine.
07:10Donc ça va continuer à s'accélérer, il va falloir s'habituer à ça.
07:13L'argent a un coût, mais encore une fois, je pense que c'est une problématique vraiment spécifique américaine.
07:20On aura peut-être des sujets par-ci par-là sur certains émetteurs de plus petite taille
07:24qui ont moins de matelates de sécurité.
07:28Mais celles qu'on a nommées, honnêtement, il n'y a pas véritablement de sujets.
07:32Si ça leur coûte 0,5 points de plus à 10 ans d'emprunter,
07:37honnêtement, ce n'est pas ce qui les empêchera de le faire.
07:40En plus de ces résultats, il y a la tech chinoise qui fait beaucoup de bruit depuis le début de
07:44la semaine
07:44avec CXMT qui est rentrée en bourse lundi.
07:48Robin, c'est devenu la première capitalisation de la bourse de Shanghai.
07:51Là, ce matin, SKINX publie ses résultats.
07:53Le titre a quand même perdu 20% dans la nuit.
07:55Finalement, on est à moins 9,4 ce matin à la clôture à la bourse de Séoul.
07:58C'est violent quand même.
07:59On est à moins 50 là en l'espace d'un mois.
08:00Oui, c'est ça.
08:02Avec le creux par rapport au creux, par rapport au 22 juin, à 9 111 points.
08:06On est à quasiment moins 48, moins 50% en un mois et trois jours sur le Cospi.
08:11Ce qui est quand même très impressionnant sur la totalité de la bourse de Séoul.
08:16Avec des effets.
08:18La cotation de CXMT, le fabricant chinois de mémoire, n'a pas d'impact direct sur SKINX et Samsung
08:24puisqu'ils fabriquent aujourd'hui des mémoires vives, qui sont des mémoires d'entrée de gamme,
08:27celles qui font tourner dans nos ordinateurs, là où SKINX et Samsung se sont concentrés
08:32sur la mémoire à très haute densité d'échange, la HBM, qui est celle qu'on utilise dans les puces
08:38CIA.
08:38Donc, en théorie, ils ne sont pas attaqués.
08:39Mais la crainte de tout le monde, c'est de se dire, est-ce que demain, la Chine ne va
08:43pas sur les semi-conducteurs,
08:44lancer une grande offensive déflationniste, comme on l'a vu sur plein d'autres secteurs.
08:49Et il n'y a pas que CXMT.
08:52Hier, il y a eu une annonce assez impressionnante des progrès d'une des filiales de Huawei.
08:57C'est une cascade d'entreprises pour éviter les sanctions américaines, donc je ne vais pas toutes les faire.
09:02Mais il y a une entreprise de l'écosystème Huawei qui a annoncé sa capacité à produire des machines DUV.
09:08Yuland Scheng.
09:09Exact. Alors ça, c'est son avant-dernier nom. Le dernier, c'est Aysheng.
09:15Il change très régulièrement, il fusionne, il font des coquilles, parce que c'est pour éviter la liste des sanctions
09:19américaines.
09:20Et donc, c'est une machine qui est une machine ASML, il copie une machine ASML, une machine DUV.
09:26Donc, c'est une machine de génération 2008. Donc, ça paraît très loin, mais simplement réussir à le faire, c
09:30'est une performance exceptionnelle déjà.
09:32Et ils ont annoncé qu'ils en livraient cinq l'année prochaine, puis 20 en 2018.
09:36Ensuite, on a eu les modèles IA de l'autre côté avec les annonces de Kimi 3, qui a montré
09:41qu'on avait un modèle quasiment proche de la frontière des modèles américains.
09:45Et donc, on voit sur chacun de ces composants de cette longue chaîne de valeur de l'IA dans laquelle
09:49aujourd'hui, il y a eu beaucoup, beaucoup de créations de richesses.
09:52Et on voit des contreparties ou des concurrents chinois qui arrivent avec des offres de valeur qui ne sont pas
09:57ridicules.
09:58Et donc, la tentation est de se dire, en fait, est-ce qu'on ne va pas avoir un gros
10:01effet déflationniste avec des gens qui sont beaucoup moins chers ?
10:03Aujourd'hui, ils ne sont pas beaucoup moins chers. Les modèles sont un peu moins chers.
10:05Les puces de CXMT ne sont pas bradées. En tout cas, on n'est pas sur des offres qui sont
10:09bradées.
10:10Mais il va y avoir une montée en puissance. Les investissements chinois dans les semi-conducteurs, ça date de 2014,
10:16le début.
10:17On est aux troisième versions du Big Fund avec des investissements qui sont jusqu'à 100 milliards de dollars dans
10:22le Big Fund numéro 3.
10:23Et donc, à un moment, il va y avoir l'émergence d'une filière chinoise.
10:26En attendant, ça fait bouger les indices, ça fait bouger certaines valeurs, notamment ASML, qui est de loin aujourd'hui
10:31le leader sur ces machines de lithographie.
10:34On est sur des coups d'annonce ou non ? Est-ce que derrière, on a vraiment aujourd'hui ces
10:40promesses qui sont tenues ?
10:41Dans le sens où le problème, c'est qu'on a beaucoup de communication. Mais est-ce que derrière, ça
10:46se traduit vraiment opérationnellement ?
10:47Oui, là, les annonces des cinq machines d'EUV. On avait déjà eu une annonce en décembre de l'année
10:51dernière.
10:52Les cinq machines seront en place chez des fondeurs chinois, donc chez CXMT, chez SMIC, chez Ouagong.
10:59Et donc, ces cinq machines seront réelles. Après, une partie des composants n'est pas endogène chinois.
11:05Une partie des composants des photorésines peuvent venir du Japon.
11:08Des puces optiques peuvent venir d'Allemagne ou du Japon.
11:11Donc, elles ne sont pas 100% chinoises, donc elles peuvent être soumises aux sanctions américaines.
11:15Mais pour la première fois, quelqu'un a réussi à reproduire une machine d'EUV,
11:20ce que personne n'a jamais l'équivalent de ce que la SML fait et ce que personne n'avait
11:23jamais réussi à faire jusqu'à présent.
11:24En tout cas, à très court terme, ça fait bouger SKINX, qui a perdu 50% depuis la fin du
11:29mois de juin.
11:29Alors bon, le titre fait toujours x2 depuis le début de l'année, mais on est quand même sur des
11:32mouvements très impressionnants.
11:34D'autant plus qu'on ne parle pas là de small cap.
11:35C'est quand même des valeurs qui étaient au-delà des 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
11:39Le mot de la fin sur ce sujet, Ronan Blanc ?
11:41Sur la partie tech chinoise ou plus généralement, on avait peut-être enterré un peu trop vite la partie chinoise.
11:48Donc, je pense que c'est assez sain, c'est un petit peu ces retours aussi.
11:54Ça permet à un moment donné aux gens de se poser et peut-être d'aiguiller un petit peu autrement
11:58certains investissements.
12:00On parlait il n'y a pas longtemps encore de Bulliarm.
12:02Moi, j'avoue, je n'y crois pas trop parce qu'on est en plein dans la révolution industrielle.
12:05Donc, c'est la première vraie étape.
12:07Et la deuxième étape, c'est un peu plus de tri dans les aiguillages qui vont être faits.
12:12Mais finalement, c'est assez standard en fait comme comportement de marché et d'investissement.
12:18On n'a pas encore atterri sur le bon schéma.
12:21Mais on sait tous que c'est des relais de croissance.
12:23Et malheureusement, ce que je reproche un peu à l'Europe, c'est qu'on n'en a quasiment pas
12:27parlé.
12:27On est dans une posture complètement passive.
12:31Donc, on regarde les trains passés.
12:32On se dit, finalement, ça se dégonfle.
12:34On l'a bien fait de ne pas y aller.
12:35Alors qu'en fait, il faudra mettre les bouchées d'eau pour y aller.
12:38Merci à tous les deux de nous accompagner ce matin.
12:40Ronan Blanc, donc Gérant Bigataire, Chimon Pensey-Arbevel et Robin Rivaton, le directeur général de Stonald dans ce club de
12:46la bourse.
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