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  • il y a 7 semaines
Aujourd'hui, c'est au tour de Michaël Delafosse, maire de Montpellier, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03C'est le maire socialiste de Montpellier, Michael Delafosse, qui est avec nous.
00:11Bonjour M. le maire.
00:12Bonjour.
00:12Avant d'évoquer cette thématique des transports, on parlait de la campagne électorale,
00:17on parlait du climat autour des responsables politiques, avec ce qui s'est passé pour Jordan Bardella,
00:21mais vous avez l'impression qu'on va avoir une campagne électorale municipale plutôt violente, ou agitée, ou dure.
00:29— Oui, incontestablement. On sent que la violence s'empare aussi du champ démocratique.
00:37Moi, je condamne les saccages de permanence, les jets d'œufs, les jets de farine.
00:42Le débat, c'est idée contre idée.
00:45Voilà, on peut manifester pour faire entendre son point de vue.
00:48On peut débattre par les médias, mais on sent bien que par les réseaux sociaux,
00:54par une forme de libération de la violence, ça va être plus dur.
00:58On le voit de plein de manières.
01:01Le non-respect, même si on n'est pas forcément d'accord.
01:04Et puis aussi des phénomènes qu'il ne faudra pas sous-estimer.
01:07Le poids du narcotrafic, le communautarisme, qui crée aussi des vecteurs de violence.
01:13J'en ai moi-même été victime à Montpellier.
01:15— Qu'est-ce qui vous est arrivé ?
01:16— Écoutez, vous savez, moi, je suis un maire qui, par exemple, a fait expulser quelqu'un
01:22qui a été condamné pour deal, où tous les locataires autour ne voulaient plus prendre leur logement
01:28parce qu'ils étaient terrorisés.
01:29Donc on a fait expulser cette personne.
01:32Et puis là, vous avez une trentaine de personnes qui se sont arrivées et qui ont dit
01:34« Nous, on va se faire le maire de Montpellier », voilà, et intimider des agents publics.
01:40Cette violence, les élus, on la ressent.
01:43Mais pensez aux professeurs, pensez aux hospitaliers, pensez aux policiers.
01:49On voit bien qu'aujourd'hui, il y a un niveau de tension qui monte dans la société
01:52qui appelle de la responsabilité, d'une part, et de la fermeté de la part de l'autorité judiciaire, d'autre part.
02:00— Alors là, on lance les municipales sur RMC ce matin.
02:02L'un des thèmes importants, c'est le déplacement en ville.
02:05Comment se déplacer en ville ?
02:07Chez vous, vous avez décidé de rendre les transports en commun gratuits.
02:10Je me souviens, on allait parler dans « Les Grandes Gueules ».
02:12Il y avait un débat assez chaud, d'ailleurs, parce que quand on dit « gratuit »,
02:15ben non, en fait, c'est faux. Il y a toujours quelqu'un qui paye.
02:17Parfois, c'est Nicolas. Charles pourra en parler. Nicolas qui paye.
02:20Est-ce que ça fonctionne déjà, les transports en commun gratuits ?
02:23Est-ce qu'il y a plus de monde dans les transports en commun ?
02:25— Mais c'est formidable. C'est formidable.
02:28Les transports en commun, ça existe dans d'autres villes, comme à Dunkerque.
02:32Et moi, en 2020, j'avais promis de rendre les transports en commun gratuits.
02:35Et le 21 décembre 2023, pour l'ensemble des habitants de la métropole,
02:39on a mis en œuvre la gratuite des transports.
02:41Résultat, une fréquentation qui a augmenté de 27%.
02:45Et puis des gens qui vous font des témoignages.
02:48« J'ai vendu ma deuxième voiture. J'en ai plus besoin. »
02:52Des retraités avec petite pension qui disent
02:54« Ah, mais c'est très bien, on profite plus du tramway. »
02:57Des personnes en situation de fragilité, comme les femmes seules avec enfants.
03:01Puis c'est une mesure écologique, mais vous voyez, pas punitive,
03:06qui concilie la question du pouvoir d'achat et la question écologique.
03:09C'est un budget de 30 millions d'euros par an sur le budget de la métropole
03:16qui est de 850 millions d'euros, c'est-à-dire 5%.
03:21Et en fait, quand on est élu, quand on fait de la politique,
03:25il y a des gens qui commentent et on est là pour agir.
03:28Et moi, j'ai dit « Je fais ce choix-là, celui de la gratuite des transports. »
03:32Alors pour y arriver, on l'a fait par étapes, d'abord le week-end,
03:36puis ensuite pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans,
03:39on a vu que nos dynamiques fiscales étaient encourageantes,
03:43que les choix qu'on avait faits,
03:44et on a ensuite généralisé à l'ensemble des habitants de la métropole.
03:48Et quand il s'agit de moderniser ces transports en commun, avec quel argent ?
03:50Parce que là, vous passez quand même d'une manne financière importante.
03:55Est-ce que le tramway à Montpellier, il peut quand même se moderniser ?
03:58Non seulement il se modernise, mais les Montpellierains m'ont quelque peu maudit,
04:01parce qu'on faisait des travaux pour rénover les rails, changer les aiguillages,
04:06et ça, ce sont des crédits d'investissement.
04:09La gratuité, c'est porté par les dépenses de fonctionnement.
04:12Et en ce moment, les habitants de la métropole de Montpellier
04:16voient arriver leur cinquième ligne de tramway qui rentre en phase de test
04:19et qui sera en service le 20 décembre.
04:22Quand on fait la gratuité des transports,
04:25moi d'ailleurs, c'est le grand projet que j'ai porté à Montpellier.
04:28Il était autour des mobilités.
04:29Je n'ai pas financé d'autres grands équipements.
04:33Ça a été notre choix.
04:35Les transports en commun, développer l'offre
04:37et mettre en œuvre la gratuité des transports.
04:40Et ça marche.
04:42Et j'espère qu'aux prochaines élections municipales,
04:45beaucoup de candidats, de toute sensibilité, défendront...
04:48Il y a d'autres municipalités qui sont venues vous voir pour vous dire comment tu fais ?
04:52Je vais même vous faire une confidence.
04:53Vous avez dit que j'étais socialiste.
04:55J'assume.
04:56Mais il y a plein de candidats de sensibilité différentes
05:00qui disent « Ah, mais on voudrait voir comment vous avez fait. »
05:03Comment ça marche ?
05:03Parce que ça les intéresse.
05:05Parce qu'ils sentent bien que là, il y a une idée qui peut améliorer le quotidien de leurs habitants.
05:10Exemple.
05:10Moi, Charles.
05:11Je suis impressionné.
05:14Parce que je me rappelle du débat à l'époque.
05:15Il y avait deux questions et je voudrais vous les reposer.
05:18Parce que maintenant, vous avez du recul là-dessus.
05:20C'est quid de l'incivilité ?
05:22Parce que la gratuité, on sait que ça emmène vers l'incivilité.
05:27Parce que je pense aussi qu'il y a plein d'autres villes
05:30où il y a la gratuité dans les transports en commun.
05:32Il n'y a qu'à se mettre dans une ligne de tram à Paris
05:35et puis regarder comment les gens montent et qui payent et qui payent pas.
05:38Il n'y a qu'à se mettre à un tourniquet de métro
05:40et vous verrez que la gratuité, elle est partout.
05:42Donc quid des incivilités.
05:43Et comment on fait pour travailler dans votre ville quand on est plombier ?
05:46Parce que très souvent, le transport en commun,
05:48c'est l'alternative à plus de bagnole dans les centres-villes.
05:51Comment on fait pour travailler quand on est plombier ou artisan dans votre centre-ville ?
05:55Alors, on va prendre les choses.
05:57D'abord, dans tous les transports en commun, il y a des règles
06:00et elles sont faites pour être respectées.
06:02Alors nous, c'est très simple.
06:04On a gardé une partie de nos contrôleurs qui sont maintenant des agents de civilité.
06:08Vous savez, quand on met ses chaussures sur la banquette,
06:11quand on fait son Zoom ou sa visioconférence,
06:15voilà, ils interviennent.
06:16Quand vous êtes alcoolisé, ils interviennent.
06:17Et puis, j'ai créé une police métropolitaine des transports.
06:21Il y a quatre réseaux de transports en France qui en possèdent.
06:23À l'exception de Paris,
06:26avec la SUGE qui fait un travail important et difficile.
06:30Une police métropolitaine avec 42 agents armés
06:33qui participent à la sécurité dans les transports en commun.
06:36Et récemment, la semaine dernière, nous avons lancé une application SOS
06:41sur votre téléphone.
06:44Et vous constatez une situation d'insécurité, problématique dans le tramway.
06:49Vous appuyez, vous êtes enregistré, ou on enregistre,
06:52PC crise et on intervient.
06:53Donc ces problèmes d'incivilité ou d'insécurité,
06:56qui sont des problèmes importants dans notre pays pour nos concitoyens,
06:59on essaye d'apporter des réponses.
07:01Donc quand on a fait la gratuité,
07:03on a aussi créé une police des transports
07:07pour renforcer la sécurité dans les transports en commun.
07:11Non mais ma question c'était,
07:12est-ce qu'il y a une évolution avant et après ?
07:14Je vais vous donner un chiffre, c'est moins 33%.
07:16Ce sont des chiffres du ministère de l'Intérieur,
07:18ils sont vérifiables.
07:20Ensuite, la question des artisans.
07:22Nous, c'est vrai, à Montpellier, on a un grand centre-ville piéton.
07:25Oui, depuis longtemps.
07:26Depuis longtemps, voilà.
07:27C'est une ville qui a lancé très tôt la piétonnisation de son centre.
07:30Ce qui le rend très agréable.
07:33Et avec les artisans, aujourd'hui,
07:36nous travaillons, j'étais la semaine dernière avec le président de la CAPEB,
07:39pour identifier dans nos parkings,
07:42parce qu'aujourd'hui, le système n'est pas idéal,
07:45c'est difficile d'ailleurs pour eux,
07:47pour identifier des places réservées artisans,
07:50plombiers, électriciens,
07:52dans les parkings,
07:53où le tarif de location sera 2 euros par jour pour nos artisans,
07:57et quelques places, qu'on va appeler des poches,
08:00où ils peuvent rester pour pouvoir mener leur activité,
08:04parce que le but, c'est qu'il y ait des familles
08:06qui continuent à vivre dans les centres-villes,
08:08et donc, il faut que des services aux familles...
08:09C'est quand même ça le danger de la piétonnisation.
08:11Alors, justement, si vous le permettez, monsieur le maire...
08:13Dans un centre-ville piéton comme Montpellier,
08:16il y a 27 000 familles,
08:18donc les gens ne sont pas partis,
08:19mais il faut accompagner ces évolutions.
08:21Puisqu'on parle famille,
08:22on a un Montpellierain qui veut vous interpeller,
08:25Jérôme, qui est gestionnaire de patrimoine,
08:26qui est en direct avec nous,
08:28parce que Jérôme a un enfant handicapé.
08:31Et bonjour Jérôme.
08:33Oui, bonjour.
08:35Allez-y, je vous laisse poser votre question
08:37à monsieur le maire de Montpellier,
08:39à monsieur Delafaux.
08:39Moi, je n'ai pas vraiment de questions à lui poser.
08:42Je voudrais juste lui signaler
08:44que pour les parents d'enfants handicapés,
08:46c'est absolument l'enfer.
08:48D'une façon générale,
08:49c'est très compliqué d'avoir un enfant handicapé,
08:51mais qu'à Montpellier,
08:53c'est un peu la double peine.
08:55Parce que, si vous voulez,
08:56pour se déplacer,
08:57c'est strictement l'enfer.
08:59Le monsieur Delafaux,
09:01qui a été élu avec 8 636 voix au premier tour
09:04au dernier municipal sur 300 000 habitants,
09:07a décidé de modifier complètement
09:09la vie dans Montpellier.
09:10Bravo à lui.
09:11Il ose.
09:13Mais la contrepartie,
09:14c'est que pour aller à l'hôpital,
09:17c'est à l'enfer.
09:18Il n'y a plus un médecin
09:19qui veut se déplacer.
09:20Les infirmiers ne travaillent plus
09:21qu'autour de chez eux.
09:23Les auxiliaires de vie
09:24prennent des prunes.
09:25Pourquoi ?
09:25Est-ce qu'on n'arrive pas à circuler ?
09:27Bien évidemment.
09:29Bien évidemment.
09:30La venue qui mène à l'hôpital,
09:31c'est une double voie.
09:34C'est devenu une voie.
09:35Il y a deux pistes de vélo
09:37dans les deux sens.
09:39Il va falloir m'expliquer
09:40comment on emmène
09:41les gamins,
09:43les malades,
09:44les accidentés
09:45en urgence
09:46à l'hôpital
09:47avec des avenues
09:50qui sont totalement
09:52embolis
09:53par la nouvelle circulation
09:55mise en place.
09:56Voilà,
09:57c'est juste ce que j'ai à dire.
09:58Alors, réponse à cet habitant
09:59de Montpellier,
10:00alors, monsieur le maire,
10:01c'est une réalité
10:02qu'il vit au quotidien ?
10:03Dans beaucoup de villes,
10:05c'est très compliqué.
10:07Oui, mais le maire,
10:08il doit faciliter
10:08la vie de ses habitants.
10:09Mais j'ai bien.
10:10C'est des choix aussi
10:11de réduire la place
10:13pour la voiture.
10:15Bien sûr.
10:15Il n'y a pas que Montpellier.
10:16Bien sûr.
10:17Pour faire aussi une place
10:18aux piétons,
10:18pour faire une place
10:19aux cyclistes.
10:21Et d'ailleurs,
10:22les véhicules
10:22de secours,
10:24d'urgence,
10:25je suis président
10:25du conseil de surveillance
10:26du CHU,
10:27donc ce n'est pas un sujet
10:28qui m'est totalement ignorant,
10:31ont le droit
10:32d'emprunter
10:33ces voies.
10:35D'ailleurs,
10:35quand monsieur connaît bien,
10:37sur l'avenue de la justice
10:38de Castelnau,
10:39quand on a fait une voie
10:40dédiée au bus,
10:41ça a permis
10:41à nos pompiers,
10:43à nos urgentistes
10:44et aux ambulanciers
10:46qui ont le droit
10:46de l'utiliser
10:47comme les chauffeurs.
10:48Oui, mais quand un père
10:48veut simplement transporter
10:49son enfant handicapé,
10:50il a besoin de sa voiture.
10:52Comment il fait ?
10:52Non, mais je ne connais pas
10:54la situation de monsieur,
10:56mais par exemple,
10:57à Montpellier,
10:57il existe un organisme
10:59qui joue un rôle important
11:00pour accompagner les personnes
11:02en situation de handicap
11:03à l'école,
11:04à la culture,
11:05qui s'appelle le GIHP.
11:07Il a le droit d'utiliser
11:08les voies qui sont dédiées
11:09bus,
11:10il a le droit d'utiliser
11:11les voies de tramway,
11:12ce qui n'est pas toujours simple
11:13comme coexistence,
11:15mais c'est l'évolution
11:16de nos villes
11:17de dire,
11:18elles ne peuvent pas être
11:19que sur la voiture,
11:20il faut aussi développer
11:21les tramways,
11:22faire une place au vélo,
11:23faire...
11:24Mais est-ce que ça ne va pas
11:25trop loin, justement ?
11:26C'est une question
11:26qui se pose d'ailleurs
11:27pas seulement chez vous,
11:28ça se pose à Nantes,
11:30à Strasbourg,
11:31à Paris,
11:32est-ce qu'on n'a pas été
11:32trop loin dans l'idée
11:34de supprimer la voiture
11:36des centres-villes ?
11:38Et à un moment donné,
11:39on se rend compte
11:39que ce n'est quand même
11:40pas facile pour les commerçants,
11:41pour les familles,
11:42pour les personnes âgées,
11:43pour tous ceux
11:44qui ont besoin
11:44quand même encore
11:45d'un véhicule ?
11:45Mais c'est pour ça
11:46que dans le centre
11:47de Montpellier,
11:48il y a 10 000 places
11:49de parking,
11:49que pour les commerçants...
11:51Qui sont à combien,
11:51c'est combien l'heure
11:52le parking ?
11:53Les deux premières heures
11:55peuvent être prises en charge.
11:56Après,
11:57le tarif,
11:57il augmente
11:58pour faire en sorte
11:58qu'il y ait de la rotation,
11:59notamment pour soutenir
12:00le commerce.
12:01De la même manière,
12:02c'est là où il faut aussi,
12:04je vous évoquais,
12:05monsieur,
12:05pour nos artisans,
12:06travailler avec la CAPEB
12:07pour essayer de trouver
12:08des solutions.
12:10Nous, on a mis en place
12:10pour les commerces
12:1230 minutes gratuites,
12:14et puis après,
12:16plus cher pour favoriser...
12:16Non mais c'est quand même
12:17une constante.
12:18Il y a une règle
12:19qui est hyper dissuasive
12:20à la voiture
12:21et après,
12:21on trouve des adaptations,
12:23on fait des petits aménagements
12:24et des dérogations.
12:25Je pense qu'il y a
12:26une volonté quand même
12:27dans votre mouvement
12:29qui soit depuis socialiste
12:32jusqu'à écolo,
12:33de dire,
12:33on dégage les bagnoles
12:34des centres-villes
12:35et comme ça,
12:36on s'en portera mieux,
12:37on pourra faire du vélo.
12:38N'empêche que dans le quotidien
12:40des gens,
12:40ça leur pose des problèmes.
12:42Non mais monsieur,
12:43les vélos-cargos sinon,
12:44Non mais transports en commun gratuits.
12:47On va mettre en route
12:48les tuktuk capédales.
12:51Quand il y a des fauteuils.
12:52Mais bien sûr.
12:53L'exception ne doit pas
12:54devenir la règle,
12:55mais on est obligé
12:56de tenir compte
12:57de tous ceux
12:57qui ont des difficultés
12:58à se déplacer.
12:59Mais nos villes
13:00sont-elles adaptées
13:01pour les personnes
13:02en situation de handicap ?
13:04Non.
13:04Non ?
13:05Vous avez des trottoirs
13:06qui sont extrêmement étroits.
13:07Vous avez...
13:08C'est pour ça qu'on voit une voiture.
13:08Oui,
13:09et parfois
13:10quand on vous dépose...
13:10Je vais aller prendre le métro.
13:12Et quand on vous dépose,
13:13monsieur,
13:14avec votre voiture,
13:15est-ce que le trottoir
13:16est de taille satisfaisante ?
13:17Non.
13:17Souvent,
13:18vous avez mis
13:18un candélabre.
13:19Souvent,
13:20vous...
13:21Ça peut être compliqué
13:22avec un fauteuil
13:22qui a mouillé les voitures.
13:23Il y a énormément de réalités.
13:25Donc,
13:25il s'agit de dire
13:26comment rendre nos villes
13:27plus accessibles.
13:29C'est l'accessibilité universelle.
13:31Et croyez-moi,
13:31une piétonnisation
13:32dans un centre-ville,
13:34ça permet de créer
13:35une ville pour tous
13:36parce que,
13:38voilà,
13:38ça permet de circuler.
13:40Charles,
13:40est-ce que t'es convaincu ?
13:41Il reste une minute.
13:42Non,
13:42pas tellement,
13:43je vous avoue,
13:44monsieur le maire.
13:45Moi,
13:45ce que je constate,
13:46c'est que toutes ces villes
13:47qui ont fait le choix
13:47de se piétonniser,
13:49les zones piétonnes
13:50deviennent des espèces
13:51de ZAD,
13:52des zones
13:53où traînent des ivrognes.
13:55Je le sais
13:56parce que je le vois
13:57dans le centre de Paris
13:58où Mme Hidalgo
13:59a piétonnisé
14:00beaucoup de rues
14:01juste à côté d'ici.
14:03Ça devient des zones
14:04où les gens traînent.
14:05Et je trouve que
14:06quand on va
14:06dans des villes
14:07qui n'ont pas fait ce choix,
14:09j'étais,
14:10il n'y a pas très longtemps,
14:10à New York,
14:11aux Etats-Unis,
14:12qui n'est pas exactement
14:12une ville cheap,
14:15qui n'est pas une ville
14:15inintéressante,
14:16qui est une ville
14:17où il se passe des choses,
14:18eh bien,
14:18ils n'ont pas du tout
14:19fait le choix
14:19de la piétonnisation
14:20et on a ce sentiment
14:22très étrange
14:22d'être dans une ville
14:23qui vit.
14:24Et ça,
14:25je dois vous dire
14:25que ça fait du bien
14:28de retrouver de la vie
14:29et pas seulement
14:30des gens qui traînent
14:31devant des bouddhiques
14:31où il n'y a que des choses
14:32stupides à vendre
14:34et pas seulement
14:34des touristes
14:35et pas seulement
14:36des gens qui picolent.
14:37Donc je pense que,
14:38je le dis avec un peu
14:39de provocation,
14:40je pense qu'il y a
14:41un juste milieu
14:41et que malheureusement
14:42à gauche,
14:43vous n'êtes
14:43que dans un sens.
14:45Mais vous allez à New York,
14:46je trouve que j'ai
14:47de la famille là-bas.
14:48Vous avez des gens
14:50qui sont au crack,
14:51qui sont en état
14:53de...
14:53Voilà,
14:54la question,
14:55ce n'est pas le modèle.
14:55Il y a beaucoup de cannabis
14:56parce qu'ils l'ont légalisé
14:57comme le demandent
14:57les socialistes.
14:58Mais attendez,
14:58pas moi.
14:59Je vais vous dire
15:00pas moi.
15:01Beaucoup de socialistes.
15:02Ne faites pas
15:03de lieu commun,
15:03monsieur Cossine.
15:04Beaucoup de gens
15:04de gauche demandent
15:05la légalisation
15:06du cannabis
15:06pour les écologistes.
15:07Aujourd'hui,
15:07la priorité,
15:08c'est de lutter
15:08contre le narcotrafic
15:09qui tue.
15:10Merci monsieur le maire
15:11de Montpellier.
15:12Mais à New York,
15:13croyez-moi,
15:14ce que vous pointez
15:14comme problème,
15:15on le croise.
15:16C'est une ville vivante.
15:16C'est pas le...
15:17Merci.
15:18Montpellier est une ville vivante.
15:19Miquel Delafosse.
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