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  • il y a 5 semaines
Mardi 2 décembre 2025, retrouvez David Lacombled (Président, La villa Numeris), Nicolas Bourgerie (CEO fondateur, Teach Up) et Guillaume Sarkozy (vice-président, Rizlum) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, vous nous regardez sur la chaîne Bsmart for Change.
00:20Aujourd'hui je vous donne deux rendez-vous au cours de ces 28 minutes.
00:22On va avoir d'abord un rendez-vous avec l'intelligence artificielle pour les interviews de l'IA.
00:27Et puis un autre, plus de réflexion, on va parler des données personnelles et on va voir si l'Europe lâche un peu du lest en la matière.
00:35Allez, c'est parti, on démarre avec les interviews de l'IA.
00:41Les interviews de l'IA, c'est le rendez-vous avec les acteurs qui font l'actualité dans le domaine de l'intelligence artificielle.
00:48Aujourd'hui, deux personnalités, Nicolas Bougerie est en plateau avec moi. Bonjour Nicolas.
00:52Entrepreneur depuis plus de 20 ans dans le domaine de l'éducation, de la formation professionnelle.
00:58On va se poser ensemble cette question.
00:59Et si la matière, la manière dont nous concevons aujourd'hui nos IA pédagogiques,
01:04eh bien changer la manière dont nous apprendrons demain ?
01:07Eh oui, en plus j'attends vos réponses.
01:10Et puis avec nous également, mais à distance, Guillaume Sarkozy, référent dans l'écosystème assurantiel français.
01:18Avec vous, on posera la question plutôt de l'IA comme une révolution nécessaire pour ce monde de l'assurance.
01:23Et on verra pourquoi.
01:25Alors on va commencer déjà en plateau, Nicolas, ensemble.
01:27Donc vous êtes le CEO fondateur de TeachUp,
01:30qui est une plateforme qui permet aux entreprises de créer des formations sur mesure,
01:33qui vont en plus s'adapter en temps réel au niveau de chaque apprenant.
01:38Tout ça grâce à l'intelligence artificielle, ça va sans dire.
01:41Mais alors ça marche comment, très concrètement ?
01:43Alors TeachUp, c'est une technologie, une plateforme qu'on met à disposition des entreprises.
01:48Il y a deux propositions de valeurs.
01:49La première, c'est quand une entreprise identifie qu'un savoir-faire est clé pour sa réussite sur un projet
01:55où une compétence est déterminante.
01:57Elle va pouvoir, par ses experts ou par ses documents, mettre ça dans la plateforme.
02:01Et la plateforme est capable de créer, avec des assistants IA, des objets pédagogiques extrêmement variés.
02:07Oui, mais là où je vous dis comment ça marche, c'est-à-dire que moi,
02:09si j'arrive avec une idée juste, bah tiens, j'aimerais bien former mes collaborateurs à l'IA.
02:13Alors à l'IA, en général, les entreprises ont...
02:15Tu vas avoir des petits agents qui vont...
02:18Exactement, c'est des experts que vous avez dans votre organisation qui ont un savoir-faire.
02:21On va les capter avec la plateforme.
02:23On va les transformer en plusieurs objets pédagogiques, de façon automatique,
02:27où les experts vont juste avoir à relire.
02:28Alors des experts, des vrais experts ?
02:29Des vrais experts métiers.
02:30Par exemple, quelqu'un qui est expert sur un produit, sur un processus, sur une méthode,
02:34va pouvoir parler avec la plateforme.
02:35La plateforme va transposer ce qu'elle lui dit...
02:38Grâce au modèle de langage ?
02:39Grâce au modèle de langage.
02:40D'accord.
02:40Et va pouvoir apporter, créer automatiquement des objets pédagogiques très différents.
02:44Et ces objets-là vont être proposés aux apprenants,
02:46donc les salariés de l'entreprise, qui vont apprendre comme ils ont besoin d'apprendre.
02:50Comme tous les salariés ont des niveaux différents,
02:52en fait c'est l'IA qui va, en temps réel, adapter les contenus, les exercices,
02:56les entraînements aux besoins de chacun.
02:57Mais cette formation, elle est construite à partir aussi de briques de l'entreprise ?
03:02Oui, essentiellement de briques de l'entreprise.
03:03Et d'ailleurs, les entreprises mettent leur contenu, c'est leur contenu.
03:07On n'est pas sur des IA généralistes, on est sur le contenu de l'entreprise.
03:10Et on vient transformer ce contenu en formation qui s'adapte en temps réel aux salariés.
03:14Et ça prend quelle forme ?
03:14Ça prend la forme de quiz, de jeu ?
03:16Alors ça prend multi-formes.
03:18Des ateliers pratiques ?
03:19Non, alors c'est des formations digitales aujourd'hui,
03:21qui prennent plusieurs formes.
03:23Ça prend la forme de modules.
03:25Alors tout le monde a vécu des modules d'e-learning,
03:27tels qu'on les a conçus et opérés pendant des années.
03:29Au lieu d'avoir un tunnel d'apprentissage où tout le monde fait la même chose,
03:32dans le même ordre, dans le même sens, par exemple,
03:34un des formats, c'est d'avoir un objet qui s'adapte en temps réel.
03:37C'est-à-dire que quand je fais un exercice, un entraînement, etc.,
03:39en fait en temps réel, la plateforme va voir si je suis expert, pas expert,
03:42va adapter le niveau de difficulté du jeu,
03:44va me faire un feedback qui est personnalisé,
03:45va être capable de créer des entraînements avec ma voix,
03:48pour me faire pratiquer et utiliser la connaissance dans des situations pratiques,
03:51va me mettre à disposition des agents pédagogiques qui vont s'adapter à moi,
03:54va me faire des fiches mémo, qui sont des fiches adaptées à ce que j'ai besoin de mémoriser
03:58en matière d'ancrage mémoriel.
04:00La différence, c'est que dans la plateforme,
04:02on a mis plein de bonnes pratiques de sciences cognitives
04:04que les gens ne connaissent pas, que les experts n'ont pas forcément toujours
04:07pour venir élever, en fait, les collaborateurs dans leurs apprentissages.
04:11Alors, on craint parfois que, justement, ces IA nous rendent plus bêtes,
04:15que finalement, on ait moins besoin d'apprendre,
04:18puisqu'elles savent faire des choses à notre place.
04:21Est-ce que vous êtes de cet avis-là ?
04:22Et pour reprendre la question que j'avais au démarrage,
04:26est-ce que le fait d'apprendre comme ça avec des nouveaux outils d'IA,
04:29ça transforme aussi, finalement, notre savoir ?
04:31Oui, complètement.
04:32Et d'ailleurs, nous, la destination, la mission du groupe que je dirige aujourd'hui,
04:37c'est de faire réussir tout le monde.
04:38Et faire réussir, en fait, aujourd'hui, il y a beaucoup de choses qui vont très, très vite.
04:41L'IA, on ne la conçoit pas comme un objet qui fait à la place d'eux.
04:44Sur des compétences déterminantes,
04:45on essaie d'élever la personne pour l'aider à développer la compétence.
04:49Donc, en fait, l'IA va être plutôt le coach
04:50qui va adapter l'exercice,
04:52qui va faire un feedback immédiat,
04:53qui va aller chercher la zone proximale de développement en sciences cognitives.
04:56Vous savez, c'est la zone où on est assez challengé pour progresser.
04:59Ce n'est pas trop facile, ce n'est pas trop compliqué.
05:01Je suis aidé pour réussir à développer la compétence.
05:03Donc, l'IA, elle est au service de la personne
05:05qui a envie de développer cette compétence
05:07pour être à l'aise
05:07quand elle est dans une interaction avec un client
05:09ou avec un collègue,
05:11quand il s'agit d'utiliser la connaissance en situation.
05:13Il y a ça pour les enfants.
05:15Moi, j'en ai entendu parler au moment du lancement de Powers,
05:17PowerZ,
05:18qui disait qu'il fallait trouver le bon niveau de difficulté
05:22pour que ce soit suffisamment difficile
05:23pour qu'on ait envie de progresser,
05:25mais pas trop difficile pour ne pas qu'on abandonne.
05:27Exactement.
05:27C'est le cœur du jeu.
05:29En fait, il y a plusieurs principes de sciences cognitives
05:31qui sont très importants.
05:32C'est le fait de faire des petits exercices bien ciblés
05:35parce que ça a un impact très positif sur l'apprentissage.
05:38Le fait d'aller chercher cette zone proximale de développement
05:40qui est la zone où on tire l'élastique assez
05:43pour progresser, mais pas trop,
05:44pour qu'on soit quand même en confiance
05:45dans une démarche de progrès,
05:47et le fait de faire des feedbacks très proches de l'action.
05:49C'est-à-dire que quand j'exerce,
05:50je m'exerce sur un exercice et je m'entraîne,
05:52parfois avec ma voix, parfois avec mon clavier,
05:54en fait, j'ai des IA qui sont entraînés
05:56à me faire un feedback immédiat
05:57et qui me font refaire une fois, deux fois, trois fois.
06:00Et par la répétition, on développe l'ancrage,
06:02donc on développe la montée en compétence.
06:03C'est pour ça qu'on appelle ça des IA pédagogiques.
06:05C'est différent ?
06:06C'est un domaine spécifique, l'IA pédagogique ?
06:08C'est simplement qu'on embarque plein de principes
06:10des sciences cognitives.
06:11Alors nous, on a des algorithmes
06:12et on a des IA propriétaires dans le groupe
06:14et on utilise des IA génératives.
06:16C'est la combinaison des deux
06:17qui crée la valeur dans le produit.
06:20L'IA acte, j'imagine que ça vous concerne directement
06:22parce qu'on est dans le domaine de l'éducation,
06:25donc c'est un sujet hyper important.
06:27Comment est-ce que vous voyez
06:28cette réglementation européenne adaptée ?
06:31Adaptée, assez structurante,
06:32très intéressante parce que c'est une réflexion
06:34qu'on a menée bien avant les IAIC,
06:36mais il y avait une dimension
06:37qui est assez clé dans l'apprentissage.
06:39C'est que dans la formation professionnelle,
06:40par exemple, on a des grandes entreprises
06:42qui en forment 10 000, 20 000, 50 000 personnes.
06:45Quand on développe des entraînements,
06:46je vais prendre un exemple pour illustrer,
06:48des entraînements qui permettent aux collaborateurs
06:50de progresser sur des situations de terrain.
06:52On les met en situation,
06:53on les entraîne avec l'IA,
06:54l'IA leur propose un entraînement,
06:55donc une situation très pratique.
06:57Je suis face à un client,
06:57le client me dit ça,
06:58qu'est-ce que je lui réponds ?
06:59Le collaborateur s'entraîne,
07:00il fait une tentative,
07:01l'IA évalue sa tentative
07:03sous l'angle plein d'éléments
07:04qu'on lui a donnés,
07:05fait un feedback,
07:05lui demande de le refaire
07:06jusqu'à ce que la personne n'y arrête.
07:08C'est une dimension,
07:09une destination qui est formative.
07:11Je suis là pour former la personne.
07:13Mais on voit bien
07:13qu'une entreprise pourrait l'utiliser
07:15pour évaluer ses collaborateurs.
07:17Et donc se servir de la donnée
07:18qui est la donnée générée par l'IA
07:20pour faire remonter
07:21les collaborateurs qui arrivent,
07:23qui n'y arrivent pas.
07:23À partir du moment où on fait évaluer
07:24les collaborateurs par une IA,
07:26ça pose d'autres questions éthiques
07:27qui sont est-ce que j'ai le droit
07:29ou pas de faire évaluer
07:30mes collaborateurs par une IA ?
07:31Quelles sont les conséquences
07:32de cette évaluation ?
07:33Est-ce que cette personne
07:34va progresser ?
07:34Elle ne va pas progresser
07:36dans mon organisation ?
07:37C'est pour ça que l'IA
07:37vient poser un peu le cadre
07:38de ce qu'on a le droit de faire
07:40ou pas en fonction du risque.
07:42Alors il y a deux éléments de risque.
07:43Il y a nous en tant qu'éditeurs
07:44de plateforme
07:44qui portons un niveau de risque
07:46parce qu'on met à disposition
07:47des fonctionnalités
07:48et il y a celui qui l'utilise
07:50qui porte une responsabilité d'usage
07:52et l'IA act vient un peu accompagner
07:54et cadrer la façon
07:56dont on interagit avec nos clients.
07:57On a beaucoup de grands groupes.
07:58Je trouve que c'est très structurant.
07:59Ça nous met dans des schémas
08:00de réflexion
08:01qui sont hyper sains
08:02pour savoir ce qu'on veut en faire
08:03et ce qu'on ne veut pas en faire.
08:04Guillaume Sarkozy,
08:05vous êtes sur la même ligne
08:06sur le texte de l'IA acte
08:08et éventuellement,
08:09est-ce que vous avez une question
08:10ou une réaction
08:11sur la présentation
08:12que vient de nous faire Nicolas
08:13sur la transformation
08:14finalement d'éducation
08:15et de la formation
08:16sur tout notre cycle professionnel ?
08:21Oui, moi je trouve extrêmement important
08:23qu'il y ait des règles
08:24de gouvernance
08:24et des règles de bonne conduite
08:26dans cette question de l'IA.
08:28La question que j'avais pour Nicolas,
08:31il l'a un peu abordée,
08:32c'est la question de l'évaluation,
08:33la question de l'acquisition
08:34des compétences.
08:36Ça me semble majeur
08:37d'être sûr
08:38que le collaborateur en question
08:39a bien acquis les compétences
08:42qu'on cherche à lui transmettre
08:44par ce système
08:45que je trouve formidable.
08:46C'est déterminant
08:48parce que l'IA est quand même
08:49basé sur une capacité
08:50qu'on a à évaluer une compétence.
08:52Ce qui veut dire
08:52qu'on aide celui
08:53qui conçoit la formation
08:54à découper sa formation
08:55avec un objectif à atteindre,
08:57avec des critères observables
08:59qui permettent de déterminer
09:00si l'objectif a été atteint.
09:02On donne à l'IA
09:03ces éléments-là
09:04et on l'entraîne
09:05pour pouvoir évaluer
09:06elle-même les éléments.
09:07On donne toujours la main
09:08à l'humain à la fin.
09:10Même quand il y a
09:10une évaluation par l'IA,
09:12il y a toujours
09:12la personne qui apprend
09:13qui a de façon visible
09:15les critères qui ont été utilisés.
09:17Elle a toujours la possibilité
09:18de remonter
09:18qu'il y a eu un souci
09:19ou de dire
09:20qu'elle n'est pas d'accord
09:21comme elle aurait pu le faire
09:22avec un humain.
09:23La façon dont c'est utilisé
09:24de l'autre côté
09:24est intéressante
09:26parce qu'on essaie
09:26de le coupler
09:27avec des données de performance
09:28sur le travail.
09:29Ce qui est très intéressant
09:30aujourd'hui,
09:30c'est qu'on a des remontées
09:31de données
09:32qui nous permettent
09:32de coupler avec les API
09:33des données de l'apprentissage.
09:34La performance sur le travail,
09:35ça, ça peut faire peur
09:36parce que là,
09:37on est vraiment
09:37sur le management algorithmique.
09:38Aussi.
09:39Et c'est vrai que c'est tout
09:40l'enjeu de l'IA,
09:41c'est de venir cadrer
09:42la façon dont c'est fait.
09:43C'est-à-dire que ça nous oblige,
09:44à partir du moment
09:45où on est sur un risque élevé,
09:46à mettre en place
09:47des processus,
09:48des accompagnements,
09:48des formations
09:49qui vont nous permettre
09:50d'aller vers l'évaluation.
09:51Ce n'est pas interdit.
09:52L'IA ne l'interdit pas.
09:54Elle encadre simplement
09:54la façon dont c'est fait
09:55et qu'est-ce qu'on doit faire
09:57pour assurer une sécurité
09:59de toutes les parties prenantes
10:00quand on met en place
10:00des IA qui évaluent.
10:02Donc la frontière est très ténue.
10:03Elle est très ténue
10:04parce que former,
10:05c'est forcément
10:06à un moment donné
10:07coacher, évaluer,
10:08faire des feedbacks.
10:09La frontière, elle est là.
10:10La destination
10:11et l'usage qu'on en a
10:12et qu'est-ce qu'on fait
10:13de la donnée qui est générée,
10:14c'est ce qui fait finalement
10:15le risque dans l'entreprise.
10:16Oui.
10:17On est content
10:17quand les entreprises
10:18qui sont dans ce secteur
10:20se posent ces questions-là,
10:21s'interrogent.
10:23Donc ça, déjà,
10:23c'est plutôt rassurant.
10:25On va passer
10:26la parole à Guillaume,
10:28donc Guillaume Sarkozy,
10:29vice-président de Rizlom
10:30qui est une start-up
10:31deep tech fondée en 2024
10:34à Station F
10:35et vous êtes toujours
10:35à Station F d'ailleurs,
10:37spécialisée dans l'IA
10:38pour les assurances
10:39et les mutuelles.
10:40Alors, Rizlom,
10:42en fait,
10:42c'est une plateforme aussi,
10:43mais une plateforme
10:44d'agents IA personnalisables
10:46conçues pour traiter
10:46des processus métiers
10:48de l'assurance.
10:49Ma question, Guillaume,
10:50c'était,
10:50est-ce que tous les processus
10:51métiers de l'assurance
10:52sont concernés ?
10:55Tous les processus métiers
10:56sont à terme concernés.
10:58En fait,
10:59on se rend compte
10:59en lisant la presse,
11:01on voit que 80,
11:0290 % des projets d'époque
11:04ne passent pas à l'échelle.
11:07Pourquoi ?
11:08Parce que souvent,
11:09une des grandes raisons,
11:10me semble-t-il,
11:11c'est que les données
11:12ne sont pas de bonne qualité.
11:14Et l'IA,
11:16ça veut dire avoir
11:17un data lake
11:17avec des données
11:19de très bonne qualité
11:20qui permettent
11:21de travailler
11:21sur ces données
11:23pour en tirer
11:23des conséquences.
11:24et nous,
11:25notre métier,
11:26c'est d'abord
11:26et avant tout
11:27de structurer
11:28toutes les données,
11:30que ce soit
11:30des données
11:30de textes manuscrits,
11:32de textes imprimés,
11:34de mails,
11:34de chats,
11:35de voix
11:36et de mains,
11:37de vidéos,
11:38qu'on va mettre ensemble,
11:39qu'on va structurer
11:40pour les organiser
11:43et les rentrer
11:44de manière cohérente
11:45dans le système
11:46d'information
11:47de nos clients.
11:48C'est notre première mission.
11:49Parce que
11:50cette transformation numérique,
11:51elle a quand même
11:52déjà eu lieu,
11:52rassurez-moi,
11:53dans le secteur
11:53de l'assurance,
11:55des mutualismes.
11:55Ils ont numérisé
11:57déjà tous ces documents
11:59sous lesquels,
11:59j'imagine,
12:00ils croulent d'ailleurs.
12:02Alors,
12:03un,
12:03pas tout à fait,
12:04pas partout,
12:06pas complètement
12:07et surtout,
12:08la technologie
12:09jusqu'à maintenant
12:10ne permettait pas
12:11d'avoir des taux
12:12de réussite
12:13suffisants
12:14pour faire confiance
12:15à la technologie.
12:17Aujourd'hui,
12:17avec une IA spécialisée,
12:20les fameux SLM,
12:22small language model
12:23spécialisée,
12:25on peut très bien
12:25entraîner les modèles
12:27soi-même
12:27et faire en sorte
12:29que le taux de réussite
12:30de l'IA
12:31soit entre 95
12:33et 99%,
12:34c'est-à-dire
12:35meilleur
12:36que l'humain.
12:38Ce qui n'était pas le cas
12:39jusqu'à maintenant.
12:41En quoi ça va
12:42transformer,
12:43selon vous,
12:44peut-être
12:44les métiers de l'assurance ?
12:45Peut-être que vous allez me dire
12:46non, ça ne les transforme
12:47pas vraiment,
12:47c'est juste une évolution
12:48linéaire,
12:50je ne sais pas ?
12:52Alors,
12:52on va voir,
12:53personne ne sait aujourd'hui
12:55ce qui va se passer.
12:56Moi,
12:56ce que j'essaie de faire,
12:57c'est de sortir de ce débat,
12:59l'IA va remplacer les gens.
13:01L'IA,
13:01pour l'instant,
13:02va nous servir
13:03à compléter
13:04l'action des personnes.
13:06Je prends un exemple,
13:07une plateforme téléphonique,
13:08nous avons une IA,
13:10chez les LUM,
13:11qui sait parfaitement parler
13:12comme une personne physique.
13:14Est-ce que pour autant,
13:15on va remplacer les acteurs
13:16sur les plateformes ?
13:18Non,
13:18pas forcément.
13:19On va d'abord leur permettre
13:21d'avoir un script,
13:22on va leur donner des conseils
13:23lorsqu'ils vont parler
13:24à leurs clients,
13:25on va résumer en temps réel
13:27à la fin de la conversation,
13:30résumer l'objet de la conversation
13:33pour pouvoir stocker
13:34dans les systèmes d'information.
13:36Et puis,
13:37lorsque les personnes
13:38auront fini leur travail
13:39à 18 heures,
13:40eh bien,
13:41l'IA permettra
13:42toute la nuit,
13:43jusqu'au lendemain matin,
13:44de prendre le relais,
13:45de répondre aux clients.
13:47Et donc,
13:47on va bien sûr
13:48faire de la productivité,
13:49je l'ai dit
13:50en résumant les conversations,
13:52mais on va aussi
13:52améliorer considérablement
13:54le service client.
13:55On parle beaucoup,
13:56justement,
13:56des capacités des IA
13:58à détecter les fraudes.
14:02Est-ce qu'il y a comme ça
14:02des domaines,
14:04des particularités
14:05qui vont pouvoir
14:06vraiment accélérer,
14:07être accélérées
14:08grâce à l'intelligence artificielle,
14:09selon vous ?
14:11Alors,
14:11la fraude,
14:12l'histoire de la fraude
14:14est absolument considérable.
14:16Elle est extrêmement importante
14:17et l'évolution
14:19des technologies
14:20fait qu'elle va
14:21augmenter encore.
14:23Donc,
14:23avoir une IA spécialisée
14:24pour détecter la fraude,
14:27pour savoir
14:27si un document,
14:29à combien de pourcents
14:30ce document a la chance
14:31ou pas
14:32d'être frauduleux,
14:33est absolument majeur.
14:35Et nous avons,
14:36nous,
14:36des agents
14:37qui permettent
14:37d'évaluer
14:38la qualité du document,
14:40de savoir
14:40est-ce qu'il a été
14:41photoshopé ou pas ?
14:42Est-ce que c'est
14:43une intelligence artificielle
14:44qui l'a conçue ou pas ?
14:45Est-ce qu'il faut poser
14:46des questions
14:47avant de savoir
14:47s'il faut rembourser,
14:49par exemple,
14:50l'acte de santé ?
14:51Ça,
14:51c'est des questions fondamentales.
14:52Sinon,
14:53notre système social
14:54va être remis à plat,
14:56va être écrasé
14:56par la fraude.
14:57Mais finalement,
14:58on arrive un peu
14:59à près,
15:01c'est-à-dire que
15:01les documents
15:02peuvent être falsifiés,
15:04voilà,
15:05il peut y avoir
15:05cette fraude
15:05et ensuite,
15:06on va demander à l'IA
15:07de faire le tri.
15:09Moi,
15:09je me dis toujours
15:09pourquoi on ne trouve pas
15:10un moyen déjà
15:11de s'en prendre
15:11à la racine,
15:12en fait,
15:13aux documents numériques
15:14et à son authentification.
15:17C'est bien ce qu'on essaye
15:18de faire.
15:18C'est une course de vitesse
15:20entre les technologies.
15:22Et ça a toujours été
15:22comme ça
15:23depuis que le monde existe.
15:25Les fraudeurs aussi
15:26se servent de technologie
15:27et nous,
15:28nous sommes acharnés
15:29à détecter les fraudes.
15:32Et dans le domaine,
15:33par exemple,
15:34de l'assurance santé,
15:35il est essentiel
15:36de détecter la fraude
15:38avant même
15:39qu'elle se produise,
15:39avant qu'on ait réussi
15:41à rembourser
15:43un acte
15:43qui n'a pas été
15:44exécuté
15:46par un professionnel
15:46de santé.
15:47Oui,
15:47on est d'accord.
15:48Et sur l'anticipation
15:50des risques,
15:50alors,
15:51parce qu'on nous dit
15:52que les IA sont vraiment
15:53des aides à la décision
15:54importantes,
15:56est-ce qu'aujourd'hui,
15:56vraiment,
15:57ça fonctionne ?
15:58Est-ce que c'est fiable
15:59de ce que vous avez pu
16:00expérimenter déjà
16:02auprès des assureurs ?
16:03Nous,
16:05nous sommes partis pris
16:07dans la guerre
16:08qui existe,
16:08dans le combat
16:09qui existe
16:10entre les large language models,
16:12les LLM
16:13et les SML
16:14et les SLM
16:15pour des opérations
16:16de productivité
16:18simples.
16:19Nous pensons
16:20que le small language model
16:23est majeur
16:24de manière
16:24à proposer
16:26des solutions
16:26frugales
16:27à nos clients
16:28et des solutions
16:29qui sont extrêmement sûres
16:31et qui protègent
16:32les données
16:32en laissant les données
16:34sur leur système
16:34d'exploitation.
16:35C'est la première étape
16:36pour nous
16:37d'une bonne
16:38IAisation,
16:40si j'ose dire,
16:41de l'entreprise.
16:42Il faut commencer par là,
16:43sur des choses simples
16:44de manière à arriver
16:46à passer à l'échelle.
16:48Et petit à petit,
16:49nous allons conquérir
16:50d'autres cas d'usage,
16:51mais ceci est une transformation.
16:53Et en fait,
16:53c'est une transformation RH
16:55également de l'entreprise.
16:57Donc,
16:57ça ne peut pas se faire
16:57en cinq minutes.
16:58Il n'y aura pas
16:59de grands bouleversements
17:00tout de suite.
17:01C'est une évolution
17:02qui va se faire.
17:03Et comme je le disais
17:04tout à l'heure,
17:05il faut commencer d'abord
17:06par avoir des données
17:07structurées
17:08d'excellente qualité.
17:10Vous êtes,
17:10je vous vois opiné
17:11du chef, Nicolas.
17:12Oui,
17:12je trouve qu'il y a
17:13deux éléments
17:13qui me parlent
17:14beaucoup dans ce que dit Guillaume.
17:15C'est le fait
17:17d'inventer des méthodes
17:18pour appeler
17:19les modèles de langage
17:21qui sont plus frugaux
17:22que ceux
17:22qu'on a utilisés
17:23au démarrage,
17:24en vraiment se posant
17:25la question même
17:25d'utiliser plusieurs technologies
17:27en même temps
17:27pour avoir des systèmes
17:29qui sont plus petits,
17:30qui sont plus ciblés,
17:31qui sont moins consommateurs
17:32d'énergie.
17:33C'est extrêmement intéressant
17:33parce qu'en plus,
17:34ça améliore la qualité
17:35de ce qu'on arrive à générer.
17:36Donc, il y a un bénéfice
17:37qui est à la fois pour la planète
17:38et aussi pour la qualité
17:38de ce qu'on génère.
17:39Donc, super intéressant.
17:41Je pense que le deuxième élément
17:42qui m'appelle,
17:43c'est sur le million
17:45d'utilisateurs
17:45qu'on a chez TeachUp,
17:46on en a à peu près 100 000
17:47dans la banque à l'assurance.
17:48Donc, ça me parle.
17:49C'est un domaine
17:49dans lequel il y a
17:50beaucoup d'utilisations.
17:51Il y a beaucoup
17:52d'automatisations qui arrivent,
17:53lot par lot,
17:54usage par usage.
17:55Et on voit bien
17:56que le sens du métier,
17:58des compétences de demain,
17:59comment demain
18:00on va apporter de la valeur
18:01quand on est conseiller clientèle,
18:03est en train de changer.
18:05Et donc, comment je redonne confiance
18:06à des personnes
18:06qui voient leur métier changer ?
18:08Et c'est inexorable,
18:09comme disait Guillaume,
18:10la qualité de ce que peut faire
18:11une IA sur certains gestes,
18:13elle est nettement supérieure
18:14à ce que peut faire un humain.
18:14Est-ce qu'il faut résister ?
18:15Non.
18:15En revanche,
18:16il faut accompagner
18:17les nouvelles compétences,
18:18notamment dans les moments de vérité
18:19qu'on a avec les clients,
18:20dans les interactions,
18:21souvent dans l'assurance.
18:22Ce ne sont pas des moments
18:22qui sont drôles.
18:23Et la qualité humaine,
18:25le fait d'être présent,
18:25d'avoir des interactions
18:26de qualité,
18:28savoir bien les générer,
18:28c'est un enjeu très fort
18:29aussi qu'il peut y avoir
18:30dans des métiers
18:31comme celui de Guillaume.
18:33Guillaume,
18:34sur cette partie formation,
18:35vous allez pouvoir
18:36vous rencontrer peut-être
18:36tous les deux.
18:38Très bonne idée.
18:39Merci, Bishma.
18:40Parce que ça fait partie
18:41de l'enjeu, j'imagine.
18:42Quand on est une entreprise
18:43technologique,
18:44il y a convaincre son client
18:45qu'on a la bonne solution
18:46pour lui.
18:47Mais après,
18:48il faut aussi que le client
18:49lui-même,
18:50au sein de ses équipes,
18:50réussissent à faire
18:52cette acculturation
18:54en interne.
18:56Et ça,
18:57vous les accompagnez aussi
18:58sur cette partie-là ?
19:00C'est pour ça que nous disons
19:02que nous sommes des spécialistes
19:03de l'IA
19:03et de l'assurance.
19:05Et nous essayons
19:06d'attaquer les entreprises,
19:07de proposer aux entreprises
19:09par secteur d'activité
19:10pour leur montrer
19:11qu'on connaît leur métier,
19:13qu'on connaît
19:13leurs problématiques
19:14et que nous avons
19:16des solutions concrètes
19:17à leur apporter.
19:19Et tout en discutant
19:20avec les opérateurs,
19:21parce que ce n'est pas
19:22en faisant du top-down
19:23qu'on va y arriver.
19:25Le top-down va permettre
19:26de donner les règles
19:27de gouvernance,
19:28de donner les règles
19:29d'éthique.
19:30Mais c'est le bottom-up,
19:31en partant de l'opérateur,
19:33qui va permettre
19:33d'optimiser les circuits
19:35de décision,
19:36d'optimiser les processus
19:37et d'apporter une meilleure
19:39qualité de service
19:39aux clients.
19:40J'ai une question pour vous deux
19:41pour terminer rapidement.
19:43en fait,
19:44je voulais vous interroger
19:45sur la rapidité
19:48des clients
19:49que vous voyez
19:50ou que vous ciblez
19:51à embrasser
19:53cette révolution
19:54de l'intelligence artificielle.
19:55Est-ce que vous avez
19:56le sentiment
19:56que les gens se disent
19:57« Ah ben ouais,
19:58c'est super,
19:58il faut que j'y aille
19:58parce que c'est une baguette magique
20:00et je vais gagner
20:01en productivité,
20:02en rapidité »
20:03ou est-ce que les gens freinent ?
20:04Comment vous voyez
20:04aujourd'hui les réactions
20:05des entreprises
20:06ou des clients
20:06que vous ciblez ?
20:08Une très forte évolution.
20:10La baguette magique,
20:11ce n'est pas forcément positif.
20:12Oui,
20:12et puis les deux dernières années,
20:13on voit une évolution.
20:14Moi, je me dis
20:15que ça fait maintenant
20:16cinq ans qu'on est dans l'IA.
20:17On avait une IA prédictive
20:18et du coup,
20:19dès le départ,
20:19on a pris plutôt
20:20d'ailleurs les adopters
20:20des personnes
20:21qui étaient plutôt
20:21des explorateurs.
20:22Maintenant,
20:23on commence à avoir
20:24d'autres typologies
20:25de personnes
20:25avec qui on converse
20:27et une plus grande maturité
20:29dans le fait
20:29d'accompagner des POC,
20:30de mettre en place
20:31des pilotes
20:31et donc une meilleure méthodologie.
20:33On a aussi
20:33de nouvelles parties
20:34prenantes dans les entreprises.
20:35Maintenant,
20:36on a le département IA
20:37qui existe,
20:37qui n'existait pas.
20:38Ils n'attendent pas
20:39de miracle de l'IA.
20:40Non, mais ils ont
20:40une bonne connaissance déjà.
20:41Ils ont une meilleure connaissance
20:42de ce que c'est
20:43et ce que ce n'est pas.
20:44Et on voit bien
20:45la valeur qu'on est capable
20:46de créer
20:46et qu'on n'est pas capable
20:47de créer à ce stade.
20:48On trouve que ça s'inscrit
20:49dans un processus plus long.
20:51Moi, je trouve qu'il y a des visions.
20:51On commence à parler
20:52de vision 2030
20:53avec des étapes
20:54là où jusqu'à présent,
20:55on avait la volonté
20:56de créer la valeur tout de suite.
20:57Donc, ce changement-là
20:58est hyper important.
20:59Guillaume,
20:59très rapidement,
21:00on a 15 secondes.
21:02Moi, je suis tout à fait d'accord.
21:04C'est maintenant
21:05le moment où ça va démarrer.
21:07Vraiment.
21:07Et c'est long.
21:08C'est long
21:09parce qu'il y a des enjeux RH
21:10et de transformation.
21:11Mais ça démarre.
21:12Tout le monde est au courant
21:13qu'il faut y aller.
21:15Pas de baguette magique.
21:16Un travail de fond.
21:17Merci beaucoup,
21:18Guillaume Sarkozy,
21:19d'avoir été connecté avec nous.
21:20Je rappelle,
21:20vous êtes le vice-président
21:21de Rizlum,
21:22ou Rizlum d'ailleurs,
21:23comme je vous ai entendu
21:24le prononcer.
21:24Et Nicolas Bougerie,
21:26cofondateur et CEO
21:27de Teach Up.
21:28Merci à vous.
21:29Nous, on enchaîne
21:30avec ces questions
21:31autour des données personnelles.
21:38On termine cette édition
21:40avec David Lacomblede.
21:41Bonjour, David.
21:42Bonjour, Delphine.
21:43Président du think tank
21:44La Villa Numéris.
21:46On vous retrouve
21:46pour notre rendez-vous
21:48éco-société numérique
21:49avec l'annonce
21:51en particulier
21:51d'évolution
21:52sur les données personnelles
21:53et du RGPD,
21:55le règlement européen
21:56en la matière.
21:57On parle souvent
21:58de l'Europe
21:58comme d'une machine
21:59à produire des normes,
22:01c'est même ce qu'on nous reproche.
22:02Et puis là,
22:03pas surprise,
22:03on voit la Commission
22:04qui présente un projet de loi
22:06qu'on appelle Omnibus
22:08et qui dit vouloir tenir compte
22:09en fait de l'évolution
22:10du marché,
22:11notamment en matière
22:12d'intelligence artificielle.
22:14Et il semblerait
22:16qu'il y ait une sorte
22:17de vent de simplification
22:18qui soufflerait sur l'Europe.
22:20Le RGPD est une religion
22:23et les régulateurs
22:24en sont ses apôtres.
22:25C'est une loi
22:26et un règlement
22:26assez récents,
22:272018,
22:28et pourtant,
22:29il s'est imposé
22:30comme central
22:31sur notre beau continent
22:33avec effectivement
22:34des annonces
22:35un peu anticipées
22:37de la Commission européenne,
22:38on les attendait,
22:40et plus fortes
22:40qu'escomptées
22:42avec finalement
22:43un principe de réalité
22:44qui s'impose.
22:45et on est en train
22:46de passer
22:47d'un texte
22:48quasi dogmatique
22:49à un risque
22:50qualifié
22:52et mieux anticipé.
22:55C'est vraiment
22:55le tout ou rien
22:56qui régnait
22:56jusqu'à présent,
22:57qui conduisait d'ailleurs
22:58certaines entreprises
22:59à renoncer
22:59à des projets
23:00par crainte
23:01de se faire rattraper
23:02par la patrouille
23:03et d'avoir des amendes.
23:06Et là,
23:06l'agilité promise
23:08effectivement
23:09est plutôt
23:09de bonne augure
23:10pour les entreprises.
23:12Alors si on rentre
23:13un petit peu plus
23:13dans le détail,
23:14est-ce que ce texte
23:15attaque à la définition
23:16même de ce qu'est
23:17une donnée ?
23:18Est-ce que ça va lever
23:19des freins aujourd'hui,
23:21enfin demain plutôt,
23:21pour les entreprises ?
23:22Alors avec ce projet
23:23qui ne reste qu'un projet
23:24en l'état,
23:25il va être soumis
23:26à discussion,
23:26notamment au Parlement
23:27européen,
23:28mais c'est effectivement
23:30la prise en compte
23:31par la Commission européenne
23:32d'une clarification
23:34apportée par la Cour européenne
23:36de justice
23:36l'été dernier
23:38et d'une jurisprudence
23:40qui dit
23:41la chose suivante,
23:42les données personnelles
23:44ne sont personnelles
23:46que quand elles permettent
23:47d'identifier une personne.
23:48Dit comme ça,
23:49ça tombe sous le bon sens.
23:51Oui, la prise sade ?
23:51Et seules les entreprises
23:53qui auraient des moyens
23:54raisonnables
23:56de pouvoir identifier
23:58les personnes
23:58tombent sous le coup
24:00de données personnelles,
24:01ce qui est celui,
24:02le reste.
24:02D'accord.
24:02Jusqu'à présent,
24:03on avait des données
24:04anonymes,
24:05c'est-à-dire qu'on ne pouvait
24:06plus jamais remettre
24:07le nom d'une personne
24:08sur ces données
24:08et elles ne rentraient pas
24:10sous le coup
24:10de données personnelles.
24:11Aujourd'hui,
24:12avec des données
24:13pseudonymisées,
24:15si vous n'avez pas
24:15les outils
24:16pour pouvoir les reconnaître,
24:17vous ne tomberez plus
24:18sous le coup
24:19du RGPD.
24:20Et en cela,
24:21c'est une bonne nouvelle.
24:22À un moment
24:23où les données
24:23sont le carburant
24:25des solutions
24:26d'intelligence artificielle,
24:28ça veut dire
24:29qu'on va pouvoir
24:29entraîner des modèles
24:31sans craindre
24:32une épée
24:33de Damoclès
24:34administrative
24:35au-dessus de soi.
24:37C'est le retour
24:38du bon sens
24:38en quelque sorte
24:40où on ne va plus
24:41être obligé
24:41de construire
24:42des murs
24:42autour de coffres forts
24:43dont on avait
24:44pourtant perdu la clé.
24:46Alors,
24:46s'il y a un sujet
24:47sur lequel on va
24:48vraiment pouvoir
24:48mesurer ce changement,
24:50cette transformation
24:51réglementaire,
24:52ça va être
24:52sur l'évolution promise
24:54autour des cookies.
24:55Mais est-ce que ça veut dire
24:56qu'on ne va plus voir
24:57apparaître toutes ces bannières
24:58sur les sites internet
24:59quand on va se connecter
25:00la première fois ?
25:00Est-ce qu'on les voyait
25:01encore beaucoup ?
25:02Parce qu'à trop les voir,
25:03on ne les voyait plus,
25:03on frisait un peu
25:04l'acturidité
25:05de manière un peu machinale,
25:06on cliquait sur oui,
25:08j'accepte ou je n'accepte pas.
25:10Mais effectivement,
25:11c'était contraire finalement
25:13à une bonne maîtrise
25:14des données
25:14sur des petites solutions
25:17qui sont utiles
25:18pour être identifiées,
25:19pour la navigation,
25:20se souvenir de là
25:21où on était allé
25:22la dernière fois,
25:23pour avoir aussi
25:24des publicités
25:25plus ciblées
25:26et qui répondent
25:27peut-être
25:28à nos attentes.
25:30Le consentement
25:30va demeurer,
25:32mais il sera peut-être
25:32moins systématique
25:34et passera très certainement
25:35par les navigateurs.
25:36qui dit navigateur
25:37dit big tech,
25:39donc va dire aussi
25:39vigilance bien sûr
25:40des pouvoirs publics,
25:42ne serait-ce que vis-à-vis
25:43de ceux qui en sont
25:43les opérateurs
25:44et pour l'essentiel
25:46des grandes entreprises
25:46américaines.
25:48Et oui,
25:48est-ce que vous y voyez
25:49aussi la perspective
25:50peut-être de moins
25:51de bureaucratie ?
25:52Parce que je vous ai déjà
25:53entendu présenter
25:55les régulateurs
25:55un peu comme des gendarmes.
25:57C'est vrai que c'est un peu
25:58shérif, fais-moi peur
26:00cette affaire
26:01avec une commission européenne
26:03et des pays,
26:05la France parmi les plus
26:06ailés,
26:07ne serait-ce qu'avec
26:08l'acnil
26:09qui privilégiait
26:10plus souvent le bâton
26:12que la carotte.
26:13En tout cas,
26:13ils étaient perçus
26:14comme tels
26:14par les entreprises
26:15et un tableau de chasse
26:17dont il faut bien reconnaître
26:18qu'il était conséquent
26:19avec des amendes
26:20et qui constituaient
26:21d'ailleurs une communication
26:22régulière.
26:24Alors effectivement,
26:24là, il y a la promesse
26:25d'un guichet unique,
26:26donc peut-être
26:27moins de formulaires
26:28à remplir
26:28et c'est toujours ça de pris.
26:30Faut-il encore
26:30que le guichet unique
26:32fonctionne ?
26:33On a déjà eu
26:34des expériences
26:35douloureuses
26:36en la matière,
26:37mais cette promesse
26:38d'un nettoyage
26:39est une bonne nouvelle
26:41pour les petites
26:42et moyennes entreprises
26:43qui sont moins équipées
26:44en juristes,
26:45en DPO
26:46et qui donc
26:47n'avaient pas
26:48le temps matériel
26:49de s'y consacrer
26:53et ça constituera
26:54très certainement
26:55pour elles
26:55une bouffée d'oxygène.
26:56Est-ce que vous y voyez
26:58même pour l'Europe
26:59l'occasion
26:59de retrouver
27:00une forme
27:01de compétitivité
27:02vis-à-vis des Etats-Unis,
27:04de la Chine,
27:05je pense notamment
27:06dans le domaine
27:06de l'intelligence artificielle ?
27:08Alors voyons
27:08avec ces ajustements,
27:10on n'est pas non plus
27:11dans une révolution,
27:12l'opportunité
27:13de passer
27:14de la critique
27:15à la construction.
27:18L'Europe
27:19n'est pas un musée,
27:20on n'a pas à mettre
27:21ces données
27:22sous cloche
27:22et dès lors
27:23que l'intérêt légitime,
27:25c'est dans
27:25c'est écrit comme tel
27:26dans le texte
27:27et réuni,
27:28effectivement l'Europe
27:29se donne finalement
27:30les moyens
27:31de ses ambitions.
27:32Néanmoins,
27:33la simplification promise
27:35n'est pas
27:36la banalisation,
27:38il faudra être vigilant
27:39ne serait-ce que
27:41sur les décrets
27:41d'application
27:42puisqu'on le sait bien,
27:43le diable se loge
27:44souvent dans les détails.
27:46Oui,
27:47merci beaucoup
27:47David Lacombele,
27:48je rappelle que vous êtes
27:49le président
27:49de la Villa Numéris,
27:50merci pour vos éclairages,
27:52vos points de vue
27:52dans Smartech,
27:53merci à tous
27:54de nous suivre,
27:54c'était Smartech,
27:55votre émission
27:56sur le numérique
27:57et toutes ces transformations
27:58autour de l'intelligence artificielle,
28:00on se retrouve très bientôt
28:01sur la chaîne Bsmart,
28:02excellente journée à tous.
28:03Sous-titrage Société Radio-Canada
28:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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