- il y a 23 heures
Lundi 23 février 2026, retrouvez Anissa Benomar (Directrice du développement et des partenariats, Diversidays.), Stéfane Fermigier (Coprésident, CNLL) et Olivier Lambert (PDG, Vates) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous. Début janvier, la Commission européenne a lancé un appel à contribution
00:12en vue de définir sa stratégie en faveur des logiciels libres dans l'Union européenne,
00:17notamment comme levier pour soutenir ses ambitions en matière de souveraineté numérique.
00:22La consultation a pris fin il y a quelques jours.
00:25Qu'en sortira-t-il ? Europe, dépendance et open source, c'est notre sujet à la une aujourd'hui
00:31de Smartech.
00:32Mais d'abord, je propose un rendez-vous avec un autre visage de la tech.
00:41Ce rendez-vous aujourd'hui dans Smartech est avec Anissa Benomar,
00:44directrice du développement et des partenariats de DiversiDays, associations qu'on adore,
00:49qu'on soutient comme on peut parce qu'elle nous permet de montrer un autre visage de la tech,
00:54de découvrir des gens qui sont beaucoup moins visibles que ceux qu'on a l'habitude de présenter
00:58quand on parle de la French Tech.
01:00Alors, je ne sais pas si j'ai bien résumé d'ailleurs la mission de DiversiDays ?
01:03Eh bien si, extrêmement bien.
01:05Effectivement, peut-être dire en plus que c'est une association d'inclusion et d'égalité des chances
01:10qui existe depuis huit ans.
01:11Et comme vous l'avez dit, notre mission, c'est vraiment de valoriser,
01:18donner à voir celles et ceux que l'on voit beaucoup trop peu dans le monde de la tech,
01:22qui peuvent être des gens très éloignés de l'emploi comme des entrepreneurs
01:25qui portent peut-être un handicap, qui sont des femmes, qui portent un frein
01:29à justement cette entrée dans le monde de la tech et de l'entrepreneuriat.
01:35Alors nous, on a trouvé un super moyen justement de montrer ce qu'on ne voit pas suffisamment,
01:40c'est en s'adressant à DiversiDays.
01:42Donc vous nous envoyez régulièrement des startups, ça c'est vraiment top.
01:46Comment vous, vous allez les chercher ces entrepreneurs ?
01:49On le fait par deux biais.
01:51Le premier biais, c'est vraiment, on fait des appels à candidature,
01:55à savoir que tous les programmes sont gratuits.
01:58Donc en fait, ils sont très accessibles et très ouverts.
02:03Donc on ouvre un appel à candidature pour qu'il et elle puissent candidater.
02:08On sélectionne les entrepreneurs sur évidemment des critères,
02:13à savoir est-ce qu'ils portent un frein à l'entrepreneuriat,
02:17est-ce qu'ils ont moins de chances, moins de clés que les autres
02:20et est-ce qu'ils portent un projet avec un impact sur la société ?
02:23Parce que c'est aussi ça que l'on regarde.
02:25Donc ça, c'est le premier moyen.
02:27Et le deuxième, c'est qu'on fait appel à des prescripteurs,
02:31c'est-à-dire qu'en fait, on travaille avec des associations,
02:35avec les communes, avec les départements, avec la French Tech
02:39pour ouvrir justement et se faire connaître de tous ces réseaux entrepreneurieux.
02:45Et donc, huit ans, c'est ça ?
02:47C'est ça, d'existence pour DiversiDays.
02:49Vous avez accompagné combien d'entrepreneurs ?
02:51Est-ce que vous avez l'impression d'avoir un peu changé le paysage ?
02:54Eh bien oui, nous avons accompagné près de 500 entrepreneurs,
02:57donc qui est un extrêmement beau chiffre.
02:59qu'on a pour objectif d'en accompagner entre 70 et 100 d'ici 2027.
03:04Et on a la fierté de se dire qu'on a pu changer un petit peu les choses,
03:10à savoir qu'on a des très belles histoires,
03:13des entrepreneurs qui marchent bien, qui lèvent plus de fonds.
03:17Et en particulier sur ce thème-là de la levée des fonds,
03:20on sait que, typiquement un petit chiffre,
03:23mais on sait que les femmes ne représentent que 15% des levées de fonds,
03:28ou encore que les entrepreneurs qui habitent en quartier
03:32ont deux fois moins de chances d'accéder à des crédits.
03:36Donc c'est aussi ça qui est très important de souligner,
03:39et d'aider ces entrepreneurs-là que l'on retrouve trop peu
03:42dans le visage de la tech en France.
03:44Et donc vous avez plusieurs programmes
03:45qui s'adressent chacun à leurs spécificités.
03:50Quel est le nouveau programme que vous lancez ?
03:53Le nouveau programme, c'est qu'on revisite un petit peu le Leadership Programme,
03:57qui est le dispositif historique de notre association.
04:01On adapte ce dispositif pour correspondre vraiment aux besoins
04:04des entrepreneurs qu'on accompagne.
04:07C'est-à-dire que là, on vient étaler le dispositif à six mois,
04:10et non plus à six semaines,
04:11avec moins d'heures de présentiel,
04:13et un système beaucoup plus de mentorat et de coaching
04:18pour vraiment les aider à monter en leadership
04:21sur leur dispositif et sur leur rôle d'entrepreneur.
04:25À savoir aussi que les entrepreneurs ont le besoin d'être sur le terrain
04:30et de justement travailler à leurs entreprises.
04:35Donc un dispositif plus court,
04:37avec beaucoup plus de présentiel,
04:39était un petit peu moins adapté aux besoins qui sont les leurs.
04:43Et comment vous trouvez les mentors ?
04:44Les mentors, on les trouve grâce aux entreprises qui nous accompagnent,
04:48et grâce aux entrepreneurs qui ont envie,
04:50qui sont déjà bien installés,
04:52et qui ont justement envie de changer les choses
04:55et de donner à voir un visage de la tech en France
04:58qui est plus diversifié.
04:59Mais donc c'est aussi grâce aux entreprises qui nous accompagnent,
05:02qui accompagnent les actions que l'on mène.
05:06Merci beaucoup, Anissa Benomar.
05:08Je rappelle que vous êtes la directrice du développement
05:09et des partenariats de DiversiDays,
05:12l'Association pour la diversité.
05:15Merci à tous de nous suivre.
05:17On enchaîne, nous.
05:17On va parler de open source,
05:20souveraineté, indépendance technologique en Europe.
05:26Début janvier, la Commission européenne a lancé un appel à contribution
05:29en vue de définir sa stratégie en faveur des logiciels libres
05:32dans l'Union européenne,
05:34notamment pour en faire un levier dans sa stratégie
05:37en matière de souveraineté numérique.
05:38Alors en préambule, la Commission a fait deux constats.
05:43D'abord que les États membres et leurs entreprises sont lourdement dépendants
05:47des technologies non européennes, ça on le savait,
05:49mais qu'aussi en parallèle, il existe dans toute cette Union européenne
05:53des communautés de développeurs open source
05:55dont le travail est conforme aux droits et principes numériques de l'Union européenne.
05:59Voilà pour le paysage.
06:01Cette consultation a pris fin il y a quelques jours.
06:04Alors qu'en sortira-t-il ?
06:05On en parle aujourd'hui, c'est la une de Smartech,
06:07avec Olivier Lambert.
06:09Bonjour Olivier.
06:10Bonjour.
06:10Vous êtes le cofondateur de Vates,
06:11une entreprise française qui est spécialisée dans les solutions open source
06:14de virtualisation et de gestion d'infrastructures
06:17pour le cloud hybride.
06:19Et puis avec vous, Stéphane Fermigier,
06:21le fondateur et PDG d'Abilian,
06:23éditeur français de logiciels open source
06:25dans le domaine de la gestion de l'information d'entreprise et de la collaboration.
06:29Vous êtes aussi le co-président du Conseil national du logiciel libre
06:32et je dirais le cofondateur animateur du collectif Eurostack
06:37qui a proposé justement une feuille de route
06:39pour qu'on ait un écosystème numérique ouvert,
06:43mais aussi compétitif et résilient.
06:46Alors déjà, ma première question,
06:47c'est pourquoi la Commission a jugé utile d'ouvrir une consultation
06:51et est-ce qu'on avait besoin de se consulter
06:54pour savoir comment faire de notre écosystème open source
06:57un levier pour la souveraineté numérique ?
07:00Alors cette consultation,
07:02elle s'inscrit dans un calendrier qui est logique.
07:06La Commission, déjà, il faut savoir qu'elle a une stratégie open source,
07:10c'est un document qui existe depuis les années 2000
07:12et qui avait été remis à jour, déjà, il y a 5 ans, il y a 6 ans, en 2020.
07:18Il couvrait la période 2020-2023.
07:20Donc on était déjà un petit peu en retard sur le fait de le remettre à jour.
07:25La version actuelle, ou la version précédente, si on veut,
07:28elle est intéressante, elle donne une ambition,
07:30elle donne une vision, elle dit que l'open source
07:33est en accord avec les valeurs de l'Union européenne.
07:36Il y a des principes qui sont excellents,
07:38excellent. Mais le problème, c'est la réalisation, l'exécution.
07:43Et donc, ce qu'on attend de cette nouvelle version, d'une part,
07:47c'est que ça aille plus loin dans des contraintes,
07:50dans des recommandations qui soient suivies des faits
07:54et qu'il y ait un véritable impact sur la filière du numérique.
07:58Qu'est-ce que vous savez de cette consultation ?
07:59Est-ce qu'elle a été bien suivie ?
08:01Il y a eu une affluence de propositions ?
08:03Alors oui, il y a eu 1650 réponses environ.
08:07C'est relativement énorme pour une consultation de la Commission européenne.
08:10J'ai pu en analyser déjà 500, je n'ai pas eu le temps de tout regarder.
08:13Mais on voit qu'il y a beaucoup d'idées qui ont été proposées.
08:16Ce que je voulais préciser, c'est que cette stratégie,
08:19elle est à la fois de très haut niveau,
08:20puisque c'est une communication de la communication,
08:25c'est le niveau le plus élevé qu'on peut imaginer,
08:27mais elle est limitée à un périmètre très restreint
08:29qui est l'informatique interne de la Commission.
08:32Et nous, ce qu'on attend en tant que filière du numérique ouvert,
08:35du logiciel libre,
08:37c'est qu'il y ait une véritable stratégie industrielle.
08:39Un deuxième point sur lequel cette consultation
08:42va également influencer la Commission européenne,
08:44c'est sur l'élaboration d'une nouvelle directive,
08:46le Cloud and AI Act,
08:48la directive sur le cloud et l'intelligence artificielle,
08:51qui est prévue cette année.
08:52Et donc on va espérer,
08:54et on pense d'après les contacts qu'on a pu avoir
08:56avec les représentants de la Commission,
08:58que cette consultation va vraiment être disséquée,
09:03analysée,
09:04et que les idées que nous proposons,
09:06au moins une partie,
09:07va être retranscrites à la fois dans cette nouvelle stratégie interne,
09:11peut-être, on l'espère, aussi stratégie industrielle,
09:13et puis cet effort législatif
09:16qui aurait un impact sur toute l'Union européenne
09:19et pas simplement sur la Commission.
09:21Est-ce que l'Europe vous semble vraiment prête
09:23à mettre l'open source au cœur,
09:25justement, de sa stratégie industrielle
09:27pour gagner son indépendance numérique ?
09:28Est-ce qu'on met tout ça dans les starting blocks ?
09:31C'est le moment ou jamais.
09:32Ce qui est sûr,
09:33c'est que le contexte géopolitique
09:35fait que je pense que la pression augmente
09:38sur l'envie d'aller dans cette direction.
09:40Donc je pense que c'est un petit peu,
09:42comme je disais,
09:43le moment ou jamais d'accélérer là-dessus.
09:45Donc effectivement,
09:46on se construit une bonne base,
09:47une bonne analyse,
09:49on récolte les avis,
09:50ce qu'on souhaite, nous, de notre côté,
09:52c'est qu'effectivement,
09:53il y ait des façons de flécher,
09:55d'orienter et de la développer
09:56de manière stratégique à long terme.
09:58Donc c'est pour ça qu'on parle de politique industrielle.
10:00Ça nécessite une réflexion à long terme.
10:01Mais je pense qu'effectivement,
10:04avec la vision de ce qui se passe
10:06en dehors de l'Europe
10:07et des nouveaux pôles qui se forment,
10:09on a envie, je pense,
10:10en tant qu'Européens de manière générale,
10:12d'où cette pression au sens populaire,
10:15une compréhension un petit peu de ces enjeux
10:16qui a sans doute, je pense,
10:18aider à rendre cette consultation populaire,
10:20en tout cas, à minima.
10:21Et à quoi ressemble l'écosystème du libre
10:24en Europe, aujourd'hui ?
10:26Alors, moi, je représente deux associations.
10:28Le CNL, qui représente l'écosystème français,
10:31donc environ 300 entreprises en France,
10:33pour ne parler que d'écosystème professionnel,
10:35parce que, bien sûr,
10:36il y a énormément de particuliers,
10:38de chercheurs aussi,
10:39au sein des laboratoires de recherche
10:42et des universités,
10:43d'utilisateurs, etc.
10:45Donc, 300 entreprises,
10:476 milliards de chiffres d'affaires en France,
10:4910% du chiffre d'affaires de l'informatique en France
10:52passe par le logiciel libre,
10:54que ce soit des éditeurs de solutions logiciels libres
10:56ou que ce soit des intégrateurs
10:58qui font des travaux de développement,
11:01d'intégration autour de logiciels libres.
11:04Donc, ça, c'est la situation en France,
11:0610% à peu près.
11:07On pense qu'en Europe,
11:08c'est à peu près 10% aussi.
11:09Donc, je représente aussi l'Appel,
11:11une association qui fédère l'ensemble
11:13des associations professionnelles existantes en Europe,
11:16à peu près une dizaine de pays,
11:17qui est en train de monter en puissance
11:19et avoir une présence à Bruxelles
11:22plus importante que précédemment.
11:24Et donc, on constate aussi que cet enjeu,
11:28il est multinational.
11:30Donc, on parle beaucoup de l'axe franco-allemand.
11:31Il y a des efforts franco-allemands.
11:33Il y a aussi des divergences de vues sur certains sujets,
11:36notamment la doctrine de l'achat européen.
11:40Mais ce qu'on espère,
11:41c'est d'arriver quand même à coordonner
11:42toutes ces associations
11:43et toutes ces entreprises
11:45pour arriver à monter finalement des offres communes
11:48qui soient des alternatives aux offres des grands groupes.
11:51Et on a besoin de structurer encore cet écosystème.
11:54On a besoin de créer une masse critique plus importante.
11:56des entreprises qui ont plus de chiffres d'affaires.
12:00Aujourd'hui, c'est quoi ?
12:01C'est plein de petites PME, finalement ?
12:03C'est ça ?
12:04C'est assez fragmenté.
12:05Je pense qu'il y a une vraie volonté
12:07à travers le travail de Stéphane
12:09de justement vouloir regrouper.
12:11Mais j'étais encore cette semaine
12:13à un événement qui se tenait
12:15dans la banlieue de Grenoble
12:15qui a eu un très gros succès
12:17qui s'appelle l'Alpo SS
12:17qui regroupait des acteurs de l'open source
12:19de France entière
12:20mais qui venait.
12:20Mais on voyait le succès.
12:22On a eu effectivement des événements
12:25pas que en région parisienne
12:26qui montrent que le libre
12:27est quand même très fort en France.
12:29On a beaucoup d'acteurs.
12:30On a beaucoup de gens intéressés.
12:32Donc, il y a un travail un petit peu
12:33peut-être d'industrialisation de tout ça
12:35pour arriver à travailler main dans la main.
12:37Ça veut dire quoi, industrialisation ?
12:38Ça veut dire, je pense,
12:39il y a une idée de proposer ensemble
12:42des catalogues et des solutions
12:44et de bien les flécher
12:45et de travailler ensemble.
12:46Donc, ça, c'est effectivement
12:47un travail de rassembler tous ces acteurs.
12:49Il y a effectivement
12:49une responsabilité publique de fléchage
12:51mais il y a une responsabilité
12:52des acteurs eux-mêmes
12:53de travailler ensemble,
12:54de ne pas rester dans leur coin.
12:55Donc, ça, c'est aussi
12:56un effort à faire de ce côté-là
12:58et une prise de conscience aussi,
12:59je pense,
13:00à la fois des décideurs
13:01et du public
13:02sur les enjeux d'achat
13:04de ces logiciels
13:04pour moins dépendre.
13:06Donc, il faut à la fois
13:06offrir une solution,
13:07avoir de la visibilité
13:08et comprendre le problème.
13:09Est-ce qu'on a un problème
13:10aujourd'hui de financement
13:12de l'open source ?
13:13Alors oui,
13:13il y a des problèmes
13:14de financement à plusieurs niveaux.
13:16Pour nous, le financement,
13:17je pense que la majorité
13:19des acteurs qu'on représente,
13:20le financement premier,
13:21c'est les clients.
13:22Donc, c'est le chiffre d'affaires,
13:23c'est la commande
13:24et là où la puissance publique
13:27a le plus d'impact,
13:29évidemment,
13:29c'est sur la commande publique.
13:31Donc, nous,
13:31ce qu'on réclame
13:32depuis des années,
13:33c'est une réforme
13:34ou en tout cas,
13:34c'est des ajustements
13:35de la commande publique,
13:36aussi bien sur des détails juridiques
13:38mais qui peuvent éventuellement,
13:39dans certains cas,
13:40pénaliser les acteurs
13:41du logiciel libre
13:42que, de manière plus radicale,
13:44une préférence,
13:45une priorité
13:46au logiciel libre.
13:47Alors, il faut que ça existe
13:48dans la loi,
13:49il faut que ça existe aussi
13:50dans les faits.
13:51Au niveau européen,
13:54aujourd'hui,
13:54et même au niveau français,
13:56tout l'écosystème du numérique
13:57réclame cette préférence
13:59française-européenne,
14:00pas forcément libre.
14:01Oui, alors...
14:01On va aller jusqu'à ce niveau
14:02de granularité.
14:03Il y a deux axes.
14:03Vous allez me dire oui
14:04parce que vous êtes partie prenante.
14:06Non, mais il y a deux axes.
14:07Il y a la by open source
14:08et by European
14:09et nous, finalement,
14:10on fait la synthèse
14:11et on dit
14:11by European open source.
14:13Alors, l'open source,
14:13attention,
14:14c'est un phénomène mondial.
14:16C'est un phénomène mondial.
14:18Ça veut dire
14:18acheter de l'open source,
14:20y compris des solutions
14:21qui sont développées
14:22de manière internationale.
14:23Il n'y a pas de raison
14:24de se priver des talents
14:25qui viennent des autres continents,
14:27mais d'acheter les prestations
14:29auprès d'opérateurs européens
14:31en priorité.
14:33Mais ce qui nous concerne plus
14:34aujourd'hui,
14:35c'est la stratégie open source,
14:36donc c'est la priorité
14:37à l'open source.
14:38Donc, en France,
14:38il y a déjà la loi
14:39République numérique,
14:40mais qui ne nous parle
14:41que d'un encouragement.
14:42Donc, on est très loin
14:43d'une préférence.
14:44Mais il faut savoir
14:44qu'il y a des pays européens
14:45où il y a cette vraie préférence.
14:47En Italie,
14:48c'est plus qu'une préférence,
14:49c'est une obligation
14:50d'utiliser le logiciel libre
14:53avec ce qu'on appelle
14:54un mécanisme
14:56appliqué ou expliqué.
14:57Donc, soit on applique la loi,
14:59soit on doit se justifier
15:00de ne pas avoir utilisé
15:01le logiciel libre.
15:02Qu'est-ce qui se passe en Italie ?
15:04C'est pareil.
15:06En tout cas,
15:06ce n'est pas mieux qu'ailleurs.
15:07La loi qui date
15:09d'il y a presque 15 ans,
15:10maintenant,
15:112010 ou 2012,
15:12n'a pas changé,
15:14n'a pas fait bouger les lignes.
15:15Donc, ce qu'on demande,
15:16c'est effectivement
15:17des lois un peu plus contraignantes,
15:19des directives ou des lois,
15:20et puis une application effective
15:22avec toutes les mesures
15:23d'accompagnement
15:24et aussi les mesures
15:25un peu plus coercitives
15:27pour que les acheteurs
15:30soient vraiment forcés
15:32ou en tout cas fortement incités
15:33à aller vers les solutions
15:35logicielles libres.
15:36Et comment est-ce qu'on s'assure
15:37qu'en allant vers l'open source,
15:40le logiciel libre,
15:42on va favoriser vraiment
15:44une indépendance technologique ?
15:47Alors, c'est une très bonne question
15:48qui soulève certaines analyses
15:50de qui aujourd'hui paye
15:51pour les développeurs
15:52qui font du logiciel libre.
15:54C'est vrai que c'est déjà mieux
15:56d'utiliser du logiciel libre
15:57que du logiciel propriétaire
15:58à l'inverse
15:59pour avoir justement
16:00au moins une indépendance
16:02dans la façon dont on va opérer
16:03ce logiciel.
16:03Mais derrière,
16:04on peut aller encore plus loin
16:05dans la question de maîtrise
16:07de la technologie
16:08avec les développeurs
16:09payés par des entreprises européennes.
16:10Et là-dessus,
16:11le constat,
16:12il est qu'on est encore
16:13un petit peu en retard en Europe.
16:14Aujourd'hui,
16:14si on prend l'exemple
16:15du noyau Linux,
16:16par exemple,
16:16qui est quand même
16:17un élément central
16:18dans les systèmes d'exploitation,
16:19il est à plus de 50%
16:22développé par des développeurs
16:23qui peuvent être européens
16:24mais qui sont payés
16:25par des sociétés américaines.
16:26Et donc,
16:26il y a un effort aussi
16:27à faire en Europe
16:28d'avoir plus de maîtrise
16:29sur la technologie
16:30et pas juste l'opérer.
16:31C'est un autre besoin
16:32de financement, ça.
16:35participer à l'open source
16:36et de se dire
16:37on ne va pas seulement
16:37le consommer
16:38mais on va y participer,
16:39être partie prenante.
16:40Ce qui veut dire
16:40qu'on a des Européens
16:42payés par des entreprises européennes
16:44qui travaillent
16:44et qui maîtrisent.
16:45Et si du jour au lendemain,
16:46pour X raisons,
16:47on a un souci
16:47avec des acteurs extra-européens,
16:49on est toujours autonome,
16:51voire souverain
16:51sur les choix
16:52qu'on fait sur le logiciel.
16:53Et ça,
16:53est-ce que c'est la stratégie
16:54des communs numériques
16:55qui peut répondre à ça ?
16:57Alors, pas uniquement
16:58parce que ce qu'il faut savoir
16:59c'est qu'en Europe,
17:00en fait,
17:00je me permets
17:01de te corriger un petit peu,
17:04le nombre de développeurs
17:05open source européens
17:06en fait,
17:06est supérieur
17:07au nombre de développeurs
17:07open source américains
17:08selon certaines métriques.
17:10Donc globalement,
17:11il y a vraiment
17:11un écosystème
17:12qui est extrêmement favorable.
17:13Il y a des développeurs,
17:15on s'en va
17:15du développeur individuel
17:17qui fait un projet,
17:18ben voilà,
17:19qui met à disposition
17:20mais qui a quand même
17:21son utilité
17:22pour d'autres développeurs
17:24jusqu'à un certain nombre
17:26de grandes sociétés
17:27qui effectivement
17:27ont mis en libre,
17:29qui ont libéré,
17:30comme on dit
17:31dans notre jargon,
17:32le code de solutions
17:34qui ont au départ
17:35été développées en interne
17:36et qui deviennent finalement
17:37un projet collectif.
17:40Donc on peut parler
17:40de biens publics numériques
17:42ou de communs numériques,
17:44ça désigne des logiciels
17:46qui sont disponibles
17:48pour tout le monde
17:49et qu'on peut ensuite
17:50modifier, opérer
17:51selon ses besoins.
17:53Ça va beaucoup plus loin
17:54que cette notion
17:55simplement d'avoir
17:56des communautés
17:57un peu abstraites.
17:58L'important,
17:59c'est aussi d'avoir
18:00un engagement
18:01d'éditeurs
18:02de logiciels
18:03qui sont les garants
18:04de la pérennité,
18:06de l'évolution,
18:07de l'innovation
18:09des solutions
18:10qui sont développées
18:11ou des briques
18:12technologiques
18:12qui sont développées.
18:13Un autre sujet,
18:14c'est effectivement
18:14les briques technologiques.
18:16C'est-à-dire qu'on a
18:16énormément
18:17de petits acteurs
18:19ou de petits projets
18:20mais qui,
18:22chacun,
18:22ont leur rôle précis
18:23et qui ensuite
18:24peuvent être assemblés
18:25pour créer les solutions.
18:26Et donc,
18:27ce qu'on a envie
18:28d'encourager,
18:28ça fait partie
18:29des propositions
18:30qu'on a mises en avant
18:31dans notre réponse
18:31à la consultation,
18:32c'est la mise en avant
18:35de la notion
18:36de briques technologiques
18:37fondamentales
18:53et des...
18:54qui collabore avec
18:56d'autres développeurs
18:57à travers le monde
18:58est aussi un atout
18:59de soft power,
19:01si on veut,
19:02de soft power technologique.
19:04Oui, il faut s'assurer
19:05de continuer à avoir
19:06suffisamment de développeurs
19:07pour garder soft power
19:08de ce côté-là.
19:09Absolument.
19:09C'est ça le point essentiel.
19:11toutes nos propositions,
19:12elles tournent aussi,
19:12enfin,
19:13certaines de nos propositions
19:14tournent aussi
19:14sur l'importance
19:15de l'éducation
19:16depuis le secondaire
19:18voire le primaire
19:19sur les notions fondamentales
19:20jusqu'à la formation
19:21des futurs ingénieurs
19:22et puis ensuite,
19:23la formation continue
19:25sur des sujets émergents
19:27ou plus tellement émergents
19:30maintenant,
19:30mais autour
19:31des spécificités
19:33juridiques,
19:34technologiques
19:34de l'écosystème
19:36du logiciel libre.
19:37Mais Olivier a quand même
19:38raison de rappeler
19:38que les briques fondamentales
19:42de l'open source
19:43sont quand même
19:43de l'autre côté
19:44de l'Atlantique
19:46et que les financements
19:47de l'open source
19:47étaient majoritairement
19:49américains,
19:50enfin, je dis étaient,
19:51sont majoritairement
19:53américains.
19:54Donc, moi,
19:56ce qui m'interroge aussi,
19:58c'est que nous,
19:59on est en train
19:59d'essayer de construire
20:00notre stratégie
20:02open source,
20:02mais les Etats-Unis,
20:04qu'est-ce qu'ils font ?
20:04Ils l'abandonnent,
20:05cette stratégie open source ?
20:06Non, aujourd'hui,
20:07ils sont...
20:08Est-ce que c'est vrai
20:08qu'on ne les entend plus
20:09tellement là-dessus ?
20:10Oui, alors, je pense que...
20:12Des investissements, non ?
20:13Oui, de toute façon,
20:14l'open source
20:14est rentrée aujourd'hui
20:15depuis déjà une vingtaine
20:16d'années
20:16dans les systèmes
20:18de financement classique
20:19par venture capitaliste,
20:21etc.
20:21C'est devenu une façon
20:22de faire du business
20:23qui est devenue normale
20:25et pour les Américains,
20:26il n'y a aucun souci là-dessus.
20:28Par contre, effectivement,
20:29moi, ce que j'aime bien regarder,
20:30c'est la dimension
20:30qui paye ses développeurs.
20:31Parce que même si on a
20:32plus de développeurs en Europe,
20:34ils sont payés souvent
20:35par des grandes structures
20:35américaines.
20:36Et donc, si du jour au lendemain,
20:37on décide de dire
20:38qu'on veut les rapatrier chez nous,
20:40est-ce qu'on a les moyens financiers
20:42de le faire ?
20:42Donc, ce sont des questions
20:43qu'on pose
20:44et nous, on a envie
20:45en tant qu'éditeurs aussi
20:46de montrer que c'est possible
20:48de le faire.
20:48Et donc, c'est pour ça
20:49que nous, chez VATES particulièrement,
20:51notre R&D est concentré
20:52en France et en Europe
20:52en disant
20:53qu'on prend la maîtrise
20:54des logiciels libres
20:55et on est un peu plus maximalistes
20:57on va dire
20:57sur cette vue-là
20:59de dire
20:59qu'il faut non seulement
21:00que ça soit open source
21:01mais si en plus
21:01on peut faire que
21:03payer par des entreprises européennes,
21:05c'est encore mieux.
21:06Voilà.
21:06Donc, c'est une nuance
21:08j'allais dire
21:08mais nous, on cherche
21:09à avoir une ambition
21:10un petit peu plus lointaine
21:11qu'uniquement l'open source
21:13en disant
21:14on a des super développeurs
21:15mais maintenant
21:16s'ils pouvaient être payés
21:17par des entités européennes
21:18ça serait encore mieux
21:19parce qu'on aurait un contrôle
21:20au in fine encore meilleur.
21:21Je me permets de corriger
21:23quand même
21:23il y a énormément
21:23de briques technologiques
21:25qui se sont développées
21:26ou ont été inventées
21:27en Europe
21:28d'une part
21:28d'autre part
21:29il existe
21:30des systèmes de financement
21:31notamment à travers
21:32le programme Horizon Europe
21:34qui est un programme
21:35de financement
21:36de la R&D classique
21:37R&D collaborative
21:39entre différentes entités
21:40mais qui a un défaut
21:43important
21:44si on veut
21:44penser à la diffusion
21:46du logiciel libre
21:47en tant que produit
21:48à mettre sur le marché
21:49et pas simplement
21:50objet de recherche
21:51et développement
21:52et qui est que
21:53ça ne finance que
21:53les phases amont
21:54les phases de recherche
21:55et de développement initial
21:56et ce dont il y a besoin
21:58c'est un
21:59donc de financer
22:00la maintenance
22:00des logiciels
22:01une fois qu'ils ont été écrits
22:02il faut les faire évoluer
22:03il faut éventuellement
22:04corriger les bugs
22:05les problèmes de sécurité
22:06qui deviennent
22:06de plus en plus important
22:07et c'est pour ça
22:08qu'on a proposé
22:09plusieurs organisations
22:10proposent
22:11un sovereign tech fund
22:12un fonds de souveraineté
22:13numérique
22:14orienté open source
22:16d'un montant
22:17on a demandé
22:18300 millions d'euros
22:20sur 5 ou 7 ans
22:22qui viendrait compléter
22:24le financement
22:26initial
22:26de la recherche
22:28et développement
22:28par Horizon Europe
22:30et puis deuxièmement
22:30après c'est de passer
22:31par les entreprises européennes
22:33leur passer des commandes
22:34et faire en sorte
22:35que ces commandes
22:35viennent ensuite
22:36financer des développeurs
22:37qui soient en Europe
22:39mais ma question
22:40c'était
22:40est-ce qu'aujourd'hui
22:42on fait un front
22:43open source européen
22:45ou est-ce qu'on peut imaginer
22:46un front avec
22:47l'open source
22:48international
22:49pratiquement
22:50de toute façon
22:50avec les américains
22:51avec la Chine
22:52avec l'Inde aussi
22:53qui parle beaucoup
22:54de sa stratégie
22:55open source
22:56par définition
22:57l'open source
22:57c'est international
22:58donc effectivement
22:59quand on va
22:59et c'est une très bonne
23:00initiative ce fond
23:02il permet justement
23:03de financer
23:04des développeurs
23:04en Europe
23:05qui peuvent maîtriser
23:06ce dit logiciel
23:07mais les contributions
23:08peuvent venir
23:08du monde entier
23:09mais ce qui est très important
23:10dans cette maintenance
23:11c'est justement
23:12de comprendre
23:12ces contributions
23:13qui viennent de l'étranger
23:14et de la maîtriser
23:15et quand on maîtrise
23:16et bien effectivement
23:16on a notre indépendance
23:18finalement
23:18et donc c'est une très bonne
23:20initiative ce fond
23:21il permet justement
23:22d'avoir cette maîtrise
23:23qu'on n'a pas forcément
23:24directement vis-à-vis des entreprises
23:25comme je le disais tout à l'heure
23:26mais de l'avoir en amont
23:27avec un abondant
23:28un fonds qui va payer
23:29de l'expertise européenne
23:31sur ces sujets
23:31mais encore une fois
23:33effectivement
23:33de toute façon
23:34c'est international
23:35et on profite du travail
23:36pour partager les mêmes valeurs
23:38exactement
23:39pour répondre à cette question
23:40c'est un vrai sujet de débat
23:41que l'on a actuellement
23:42au sein des différentes organisations
23:44y compris des organisations
23:47américaines
23:47qui viennent un peu s'insérer
23:48et qui ont répondu
23:50pour certaines
23:50à la consultation de la commission
23:52effectivement
23:53garder le côté international
23:55il n'y a aucune raison
23:56d'arrêter ce côté-là
23:58et de se replier
23:59on n'est pas sur du protectionnisme
24:01on n'est pas sur de la fermeture
24:02des frontières
24:03il s'agit d'avoir
24:04comme le disait Olivier
24:04cette maîtrise
24:06clairement
24:06des technologies
24:08par le fait d'avoir
24:09des développeurs
24:09sur les briques
24:10le savoir-faire
24:11le savoir-faire
24:12aussi côté utilisateur
24:13parce qu'il n'y a pas que
24:14les développeurs
24:15des briques les plus importantes
24:16il y a toute une chaîne
24:18de personnes
24:18qui doivent maîtriser
24:19les technologies
24:21et les autres aspects
24:22du métier
24:24d'utilisateur
24:26et ou d'éditeur
24:27de logiciels libres
24:27mais il faut partager
24:29la même culture
24:30parce que quand la commission
24:31fait le constat
24:32que c'est bien
24:32aujourd'hui on est aligné
24:33sur nos valeurs
24:34c'est peut-être pas le cas
24:36avec toutes les communautés
24:37open source
24:37de par le monde
24:38alors ça c'est à voir
24:40il existe des communautés
24:41qui font de l'open source
24:43et qui sont toxiques
24:44au sens où
24:44effectivement
24:45ont des idées
24:47extrémistes
24:48ou autres
24:49l'open source
24:50reste a priori
24:51une idéologie
24:52de partage
24:53d'humanisme
24:54donc c'est dans cet esprit-là
24:57que la coopération
24:57elle doit continuer
24:58bien sûr
24:59il y a un commun
24:59très très fort
25:00dans l'open source
25:01qui traverse les frontières
25:02il y a quand même
25:02une idée fondamentale
25:04dans cette idée de partage
25:05qui fait que les contributeurs
25:07même s'ils sont eux-mêmes
25:07dans des régimes
25:08avec lesquels on n'est pas aligné
25:09restent des individus
25:10qui adhèrent à ces idées
25:11de partage
25:12donc il y a déjà un filtre
25:13en entrée
25:13j'allais dire
25:14où on peut se retrouver
25:15sur ces idées
25:15un peu de l'encyclopédie
25:17je pense plutôt moi
25:18à ceux qui financent
25:18en fait
25:19les projets
25:20qui partagent pas forcément
25:21les mêmes objectifs
25:23après l'open source
25:25est une stratégie industrielle
25:26pour un certain nombre
25:28de grands acteurs
25:28les américains
25:30les grandes sociétés américaines
25:31l'ont compris
25:32dès le début
25:32des années 2000
25:33une autre grande société américaine
25:35a changé de stratégie
25:38radicalement
25:39vis-à-vis de l'open source
25:40au milieu des années 2010
25:42il faut le comprendre
25:44il faut jouer avec
25:45mais il faut collaborer
25:47bien sûr
25:47on va pas s'arrêter
25:48de collaborer
25:49on va pas s'arrêter
25:50d'utiliser
25:50ces technologies
25:52mais il faut pas les prendre
25:53non plus
25:54comme un cadeau
25:55tombé du ciel
25:57et voilà
25:58il faut avoir cette maîtrise
25:59comme le souligne Olivier
26:00sortir des dépendances
26:02oui
26:02exactement
26:02merci beaucoup
26:04quelle est la prochaine étape
26:05consultation terminée
26:06vous attendez quoi là maintenant
26:07prochaine étape
26:08nous on nous a dit
26:09dans le document officiel
26:10que les
26:11comment dire
26:14la communication
26:15les communications à venir
26:17allaient sortir dans le trimestre
26:18alors on est déjà
26:19à la moitié du trimestre
26:20donc il leur reste
26:21voilà six semaines
26:22bon peut-être que ça sera
26:24un peu plus
26:25mais ça sera dans quelques
26:26quelques mois
26:27oui ça c'est sûr
26:28on est dans l'urgence quand même
26:29je pense que les gens
26:30de la commission
26:30en ont conscience
26:32il faut agir
26:33c'est maintenant
26:33c'est aussi simple que ça
26:34merci beaucoup
26:35Olivier Lambert
26:36cofondateur de VATES
26:37et Stéphane Fermigier
26:38co-président du CNLL
26:40merci à tous
26:41de nous avoir subis
26:42c'était Smartech
26:43votre émission sur la tech
26:45que vous retrouvez régulièrement
26:46sur la chaîne Bsmart
26:47moi je vous dis
26:48on se voit dès demain matin
26:50pour deux nouvelles histoires
26:51et notamment les interviews de l'IA
26:52à la chaîne Bsmart
26:55et la chaîne Bsmart
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