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  • il y a 5 semaines
Mardi 16 décembre 2025, retrouvez Stéphanie Lhermitte (Directrice générale, Make a Wish), Marion Guérin (Post-doctorante, UNITÉ DYNAMIQUES DES RÉPONSES IMMUNES, INSERM – INSTITUT PASTEUR), Clémence Allietta (Doctorante, LABORATOIRE TELECOM ÉQUIPE ELECTROMAGNÉTISME ET ANTENNES, UNIVERSITÉ DE TOULOUSE), Nicolas Petit (président, groupe Face) et Hugo Duval (Fondateur, BREEN) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici notre sommaire du jour, c'est Nicolas Petit, le président du groupe FAS,
00:17qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler rénovation, énergie solaire et étanchéité des bâtiments.
00:24Auparavant, je reçois Stéphanie Lhermitte, c'est la directrice générale de Make-A-Wish, association soutenue par DIF, c'est notre rubrique Smart Cause.
00:32On va raconter de belles histoires dans une minute.
00:35Dans notre débat, je vous présenterai deux des 34 chercheuses d'avenir, récompensées par le prix Jeunes Talent France, décerné par L'Oréal et l'UNESCO.
00:43Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsales, vous découvrirez Brin, qui fabrique des stands 100% recyclés et recyclables pour le secteur événementiel.
00:55C'est simple, ils sont en carton.
00:57Voilà pour les titres de ce Smart Impact, c'est parti.
01:03Smart Cause, une fois par mois, on met en avant une association soutenue par DIF qui propose, vous le savez, aux entreprises et aux particuliers des cadeaux solidaires,
01:12moyen de rediriger les budgets cadeaux vers des causes écologiques et sociétales.
01:17Et aujourd'hui, je reçois Stéphanie Lhermitte. Bonjour.
01:20Bonjour Thomas.
01:21Bienvenue, vous êtes la directrice générale de Make-A-Wish.
01:24Alors, l'histoire, elle commence en fait il y a 45 ans, aux Etats-Unis.
01:28C'est quoi la première histoire, Make-A-Wish ?
01:30C'est exactement ça, la chaîne de solidarité est née aux Etats-Unis, avec un petit garçon, Chris, qui rêvait de devenir policier.
01:38Et puis tout son entourage, sa maman, les amis, sont mobilisés pour lui réaliser son vœu.
01:44C'est comme ça que ça est né et ça existe depuis un peu plus de 20 ans maintenant, en France.
01:48Depuis plus de 20 ans en France.
01:50Alors, j'ai une première question qui semble peut-être un peu absurde, mais qui peut solliciter Make-A-Wish ?
01:57C'est évidemment des enfants malades, leur famille, mais quand on dit, par exemple, je vais donner des chiffres,
02:02plus de 8000 enfants par an qui ont entre 3 et 17 ans qui sont diagnostiqués avec une maladie grave en France,
02:08et puis on voit qu'il y a 50 hôpitaux partenaires de Make-A-Wish à travers la France,
02:13plus de 120 bénévoles engagés, près de 200 vœux réalisés en 2025.
02:16Je voudrais qu'on se concentre sur cette idée de maladie grave, parce que c'est quoi une maladie grave ?
02:21Alors, le spectre est très large.
02:25Pour le résumer, c'est toute la difficulté.
02:28C'est une maladie qui impacte profondément la vie de l'enfant,
02:34qui impose tout pour les parents.
02:39Qui prend toute la place d'une certaine façon.
02:41Exactement.
02:42Alors, en France, on se parle beaucoup de cancer, de leucémie, de problèmes neurologiques,
02:48mais c'est vraiment des pathologies qui enlèvent une part d'enfance.
02:56Je vois que la définition, parce que j'imagine que c'est du cas par cas,
03:00quand une famille vient vous solliciter.
03:02La particularité de Make-A-Wish, c'est qu'on travaille avec le médecin hospitalier de l'enfant.
03:09On a nous-mêmes des médecins bénévoles référents qui se parlent de l'éligibilité de l'enfant.
03:15On a un protocole très clair, déjà aussi pour assurer la sécurité et la qualité du vœu.
03:22Donc, c'est du cas par cas.
03:24Avec, je redonne le chiffre, on est à la fin de cette année,
03:28donc quasiment 200 vœux réalisés en 2025.
03:31Ça fait un vœu tous les deux jours. Vous préparez quoi en ce moment ?
03:33Parce qu'il y a toujours un vœu, ou plusieurs vœux en cours, en préparation,
03:39peut-être qu'ils vont se faire aujourd'hui, pendant qu'on enregistre, etc.
03:42Exactement. On a beaucoup de vœux autour du voyage.
03:48C'est très difficile pour un enfant de formuler son vœu.
03:51Je tiens à le rappeler, on ouvre le champ des possibles.
03:54Parfois, ça ne se fait pas après la première rencontre,
03:56mais il faut une deuxième rencontre avec nos bénévoles.
03:58Donc, on a beaucoup de vœux autour du Père Noël,
04:01partir en Laponie énormément en ce moment.
04:04Et puis, on a aussi des vœux qui projettent l'enfant
04:07dans ce qu'il aimerait faire plus tard, ce qu'il aimerait devenir.
04:10On a un vœu en ce moment, je voudrais être une danseuse étoile,
04:14où je voudrais chanter avec Santa.
04:17Ça va se faire en février.
04:19Mais je tiens à rappeler qu'un vœu, ce n'est pas un simple cadeau.
04:23C'est un parcours qui dure plusieurs mois,
04:27qui s'inscrit dans le parcours médical de l'enfant.
04:30Et c'est comme ça qu'on arrive à avoir un impact physique, psychologique sur l'enfant.
04:36Il redevient acteur, il choisit, il décide, il se projette.
04:40Et c'est ça qui a de l'impact pour l'enfant, et bien sûr pour sa famille.
04:43Un vœu est toujours réalisé en famille.
04:45Évidemment. Et on va en reparler, on prendra le temps de cet impact thérapeutique
04:48pour les enfants malades, pour leur famille aussi.
04:51Ça me semble évidemment très important.
04:53Mais vous disiez finalement, il faut les aider à définir leur vœu.
04:56C'est-à-dire que peut-être qu'ils n'osent pas au départ,
04:59ou alors c'est difficile de se projeter, de dire effectivement le champ des possibles.
05:03C'est vaste.
05:04C'est vrai. Pour la petite anecdote, on a reçu un mail ce matin d'une maman
05:09qui n'osait pas s'adresser à l'association, faire une demande.
05:16Les familles aussi sont prises dans...
05:18Je disais que la maladie imposait tout,
05:20et elles n'ont pas forcément le temps aussi, de manière très opérée,
05:26de faire une demande.
05:27Elles sont dans toutes ces démarches et dans tout ce parcours médical très très lourd.
05:32Donc à nous, nous rendre visibles.
05:34Et c'est pour ça qu'on travaille aussi avec les services pédiatriques,
05:38en Ile-de-France bien sûr, et puis au niveau national.
05:43Donc oui, elles n'osent pas toujours faire ces démarches-là.
05:47Et puis on a des bénévoles.
05:51Je dis souvent que le bénévolat, ce n'est pas une ressource gratuite,
05:53parce que chez Make-A-Wish, on prend vraiment le temps de former nos bénévoles,
05:57de les accompagner.
05:59Et puis pour justement préparer cette première rencontre,
06:02et essayer de bien connaître l'enfant,
06:05et de l'aider à définir son...
06:08Est-ce qu'il y a des vœux impossibles ?
06:10C'est-à-dire, soit parce que le défi est trop grand,
06:13soit parce que la maladie le rend impossible.
06:16Oui.
06:17On a eu le cas dernièrement d'une jeune fille qui rêvait de nager avec les dauphins.
06:21Sa pathologie, malheureusement, ne pouvait pas rendre le vœu possible.
06:26Donc on essaie de trouver des solutions.
06:30Et c'est là où vraiment travailler main dans la main avec le médecin hospitalier,
06:34définir aussi à quel moment démarrer ou inscrire ce parcours de vœux,
06:38c'est très important pour nous.
06:41Alors, il y a les vœux impossibles,
06:44et puis il y a tous ces défis que vous réussissez à relever.
06:47Je ne sais pas s'il y en a un que vous trouvez
06:49qui a été plus compliqué que les autres, plus dingue,
06:52qui a demandé un temps, une énergie à toutes les équipes de Make-A-Wish
06:58que vous voulez mettre en avant.
07:03On a trois axes de mobilisation, Thomas.
07:06Un qui est très important, mais qui est propre au monde associatif, je dirais,
07:11c'est de trouver des financements.
07:15Et c'est très chronophage.
07:16Et on aimerait pouvoir passer plus de temps
07:18à consacrer à ses enfants et la mission.
07:22L'année 2025 a été un tournant très marquant sur la levée de fonds pour l'association.
07:28On a quasiment doublé la collecte,
07:30et on a un modèle qui nous est propre de collaborer avec les entreprises.
07:36C'est plus de 55% de notre modèle de fundraising.
07:42Donc, ça a été un vrai challenge de pouvoir les mobiliser,
07:46de comprendre leurs enjeux, de comment s'inscrire dans ces enjeux-là,
07:51de marque l'employeur RH, pour pouvoir construire des partenariats pluriannuels.
07:58Voilà.
07:58Et puis, de leur montrer aussi l'impact concret et de mobiliser leurs collaborateurs.
08:03Voilà.
08:03Ça nous a pris beaucoup d'énergie cette année.
08:06Et je suis très, très fière du résultat de l'équipe.
08:09Alors, je reviendrai sur les défis impossibles,
08:11parce que je suis sûr qu'il y en a plein,
08:12mais ça me permet de parler de Smart Cause,
08:15de DIFT, de cette collaboration avec DIFT.
08:18Donc, vous faites partie des associations que DIFT aident.
08:22Comment ça se passe et qu'est-ce que ça apporte à Make-A-Wish ?
08:26Je dirais que ça nous a apporté de la visibilité.
08:31Un vrai soutien aussi sur la collecte de fonds.
08:36Quand je dis visibilité, c'est à la fois entreprises
08:40et aussi depuis peu maintenant avec leur nouvelle offre,
08:43les particuliers, la collecte digitale.
08:46Chez Make-A-Wish, ça ne représente que 6% de notre budget global.
08:50Donc, c'est un vrai levier pour nous.
08:53Ça nous a donné aussi accès à une cible, je dirais,
08:56peut-être un peu plus jeune.
09:00Voilà, c'est un vrai partenaire avec lequel on construit des très belles choses.
09:05Je reviens aux vœux.
09:08Est-ce qu'il y a souvent des personnalités des stars ?
09:10Beaucoup.
09:11Beaucoup, bien sûr, liées à l'actualité.
09:18Beaucoup, ça représente à peu près 30% nos vœux.
09:20Les vœux célébrités.
09:22Je dirais que maintenant, l'association, depuis 20 ans,
09:24a su se construire un réseau.
09:27On n'a pas de problème, je dirais, pour les mobiliser.
09:34Généralement, quand on s'adresse à elles,
09:36on raconte l'histoire de l'enfant.
09:39C'est plus une question d'agenda.
09:41Et on arrive à les réaliser dans les demandes comme ça, un peu folles.
09:46On a eu une rencontre d'un jeune garçon pour rencontrer le pape, par exemple.
09:52Donc voilà, ces vœux-là, célébrités, sont un peu plus challengeants.
09:56Un peu plus compliqués à contacter, cette célébrité-là.
10:00Mais c'est possible ?
10:00Mais c'est possible.
10:01Vous avez réussi ?
10:02C'est notre job, de rendre l'impossible possible.
10:04Après, il y a des vœux autour de...
10:08Je voudrais la paix dans le monde.
10:10Je voudrais marcher sur la lune.
10:13Je dirais que ce qui est important, c'est qu'on essaie de comprendre le pourquoi.
10:17Pourquoi c'est important pour un enfant
10:18de faire cette chose-là ?
10:24Et c'est là où nos bénévoles sont très créatifs pour essayer de trouver des...
10:29J'ai vu en préparant l'émission un jeune Diego
10:33qui a réussi à rencontrer le pilote d'Auralie Sébastien Augier
10:36ou Luana qui a appris l'anglais pour pouvoir chanter avec Ed Sheeran.
10:41Et donc, ça m'amène à la question de l'effet thérapeutique.
10:44Parce qu'on l'a dit tout à l'heure, il y a plus de 50 hôpitaux
10:47qui sont partenaires à travers la France.
10:49Les médecins, ils voient le bénéfice thérapeutique du vœu
10:54parce que c'est un parcours, vous nous l'avez dit ?
10:56Exactement. Et c'est ça qui crée de l'impact.
10:58L'impact qui se crée dès le moment où nos bénévoles vont à la rencontre de l'enfant.
11:04C'est de pouvoir générer en permanence des émotions positives,
11:08pouvoir projeter l'enfant et dire, il y a un après et c'est toi qui décide.
11:12On ne t'impose rien.
11:14On a des études d'impact qui montrent tous ces effets positifs qui sont à la fois psychologiques et physiques.
11:2490% des médecins estiment que le parcours de vœux aide l'enfant à mieux adhérer à son traitement.
11:32On voit aussi beaucoup de réductions du stress.
11:35Parce qu'ils redeviennent acteurs d'une certaine façon et ils subissent moins ce qu'il aura.
11:40J'essaye de comprendre en fait.
11:41C'est exactement ça et c'est beaucoup la projection.
11:49La durée d'un vœu en moyenne, je sais que oui, c'est 6 à 7 mois.
11:55Donc ça peut paraître long, mais c'est comment on projette en permanence l'enfant.
12:01Comment pendant ces 6 à 7 mois, on lui apporte de la joie, du courage.
12:06Et je parlais aussi de l'environnement familial qui est très important de trouver aussi et d'offrir des moments de répit pendant tout ce parcours.
12:17Un dernier mot sur ce gars-là.
12:20Vous le faites une fois par an.
12:21Exactement, c'était lundi dernier.
12:23Il vient d'avoir lieu ce 8 décembre.
12:25Alors là aussi, vous cherchez les retombées, la notoriété, le fait de faire parler de Make a Wish.
12:33C'est exactement ça.
12:34Il y a deux enjeux.
12:35Bien sûr, celui de lever des fonds.
12:37Ça nous a permis de lever un peu plus de 240 000 euros.
12:41245 000 pour être exact.
12:44Puis il y a un autre enjeu.
12:45C'est de permettre de donner la parole aussi à ses enfants, à ses familles.
12:51De fédérer aussi notre écosystème.
12:55Donc il y a un vrai enjeu, bien évidemment, de faire rayonner l'association.
12:59Et on a la chance chez Make a Wish d'avoir des formidables ambassadeurs qui permettent aussi de faire rayonner l'association, bien sûr pendant le gala, mais toute l'année.
13:08Donc vous parliez du pilote Sébastien Augier.
13:11On a beaucoup de champions, beaucoup de sportifs chez Make a Wish.
13:15On a aussi Pierre Gasly, depuis peu Hélène Malarino, un ambassadeur historique, Tony Parker.
13:23Voilà, on a la chance d'avoir leur soutien.
13:25Merci beaucoup Stéphanie Lhermitte et bon vent à Make a Wish.
13:30On passe tout de suite à notre débat.
13:33On va mettre à l'honneur des chercheuses d'avenir.
13:44C'est le débat de ce Smart Impact.
13:46On met à l'honneur deux des 34 lauréates du prix Jeunes Talent France organisé par L'Oréal et l'UNESCO.
13:53Marion Guérin, bonjour.
13:55Bonjour.
13:55Bienvenue, post-doctorante à l'unité dynamique des réponses immunes à l'INSERM et l'Institut Pasteur.
14:01Clément Salietta, bonjour.
14:02Bonjour.
14:02Bienvenue à vous aussi.
14:03Vous êtes doctorante au laboratoire Télécom, équipe électromagnétisme et antenne à l'École nationale de l'Aviation civile,
14:10l'Université de Toulouse.
14:12Tiens, je vais commencer, après on parlera de ce prix et de ce que ça représente pour vous,
14:16mais par essayer de comprendre ce que vous faites.
14:18Marion Guérin, sur quoi vous travaillez ?
14:21Alors en fait, moi je suis dans le domaine de l'immunologie associée à la cancérologie,
14:24donc c'est vraiment comprendre comment notre propre système immunitaire,
14:28qui est toujours impliqué pour se défendre contre des virus, des bactéries,
14:31peut là, dans le contexte du cancer, aider à vaincre justement les cancers.
14:37Donc il va y avoir plusieurs manières de faire,
14:40et il va y avoir surtout les immunothérapies qui ont été développées il y a une dizaine d'années,
14:45et mises sur le marché, qui ont une très bonne efficacité clinique,
14:50et en fait ça va vraiment permettre de restimuler notre propre système immunitaire
14:54pour qu'ils luttent contre les cellules cancéreuses.
14:56Et vous Clémence, Alieta, sur quoi vous travaillez ?
14:59Alors sur un tout autre sujet, moi je travaille sur notre atmosphère,
15:02et en particulier j'étudie les événements extrêmes qui peuvent s'y dérouler,
15:05et notamment ce que je suis en train de faire en thèse,
15:07porte sur le sondage des panaches de fumée de feu de forêt à partir des satellites,
15:12où on est en train d'envisager cette piste également, étudier les cyclones.
15:16Voilà, tout ce qui est un peu extrême sur Terre.
15:17Bon, on y reviendra et on rentrera dans le détail de ce que vous faites,
15:21mais donc ce 8 octobre, vous avez toutes les deux été distinguées
15:24par ce prix Jeune Talent L'Oréal-UNESCO pour les femmes,
15:28et la science déjà, qu'est-ce que ça représente pour vous ?
15:32La reconnaissance, le fait de passer comme ça sur un plateau de télé,
15:36c'est pas rien, mais est-ce que c'est important ?
15:39Alors effectivement, je pense que c'est très important,
15:41c'est surtout très impressionnant au départ,
15:43car je pense qu'on était la majorité à ne pas en croire un seul mot
15:47quand on a été contacté par téléphone,
15:49et non, c'est vraiment très important,
15:51parce que déjà ça permet de mettre en lumière
15:52que c'est possible de faire de la science en étant une femme,
15:56en plus ça met en lumière aussi tous les différents domaines qu'il y a en recherche,
16:00et après pour nous ça nous offre une visibilité,
16:03un réseau qui est quelque chose d'inégalable.
16:06Clémence, vous êtes fait partie des 34 lauréates,
16:10peut-être, alors moi j'imagine, j'y étais pas,
16:11mais j'imagine la scène,
16:12parce que là déjà on voit deux univers de recherche
16:15qui sont très très différents,
16:17ça partait dans plein de directions différentes finalement,
16:19quand vous avez discuté avec les autres chercheuses et scientifiques ?
16:22Oui tout à fait,
16:23et c'est ça qui fait la richesse un petit peu de ce programme,
16:25c'est que moi j'ai pu discuter avec des chercheuses en biologie,
16:30en biologie de l'environnement,
16:31en biologie plutôt côté médecine,
16:33chose que je ne peux pas faire au quotidien,
16:35qui reste plutôt dans la physique,
16:36donc c'est vrai que rien que d'un point de vue des expériences,
16:39on n'a forcément pas le même vécu en fonction de nos thématiques,
16:41il n'y a pas forcément les mêmes difficultés en tant que femme,
16:45si on fait de la biologie, des maths appliquées,
16:47donc non c'était effectivement un événement très riche,
16:50parfois complexe,
16:51de se comprendre entre différentes thématiques,
16:54mais très très riche.
16:55Est-ce qu'il y a des idées de passerelles qui peuvent se créer
16:58à l'occasion d'une rencontre comme celle-là ?
17:00Ou pas forcément ?
17:01Alors ça peut,
17:02après ça dépend des thématiques,
17:04je sais qu'étant dans une thèse personnellement très pluridisciplinaire,
17:07on peut toujours,
17:08en discutant avec des jeunes chercheuses,
17:10lauréates,
17:10qui travaillaient plus sur la biologie de l'environnement,
17:13trouver des points d'accroche,
17:14que ce soit sur les cyclones,
17:15la préservation de la biodiversité,
17:18tous ces sujets sont un petit peu connexes,
17:19après j'imagine que pour Marion,
17:20également d'un point de vue biologie, médecine,
17:22il y avait des accroches...
17:24Il y avait beaucoup de lauréates
17:25qui étaient dans l'univers de la médecine,
17:27ou pas forcément ?
17:28Alors beaucoup,
17:28la biologie c'est quand même l'endroit
17:31où il y a le plus de femmes dans la recherche,
17:34donc forcément ça biaise un petit peu,
17:36mais après c'est vrai que ce prix-là
17:38et cette distinction-là,
17:39ils font vraiment attention à l'ouvrir à tous les domaines,
17:42et ils essayent vraiment d'avoir des quotas,
17:45on va dire,
17:46de chaque pour ne pas que justement la biologie,
17:48qui est l'endroit où vont finalement plus facilement les femmes,
17:50ne soit que,
17:51enfin 100% représentées que de biologistes.
17:53Est-ce que,
17:54alors on va parler évidemment,
17:55parce que c'est aussi l'objectif de ce prix,
17:58de créer des vocations,
18:00de pousser la féminisation des filières scientifiques,
18:03puisque les femmes,
18:04elles représentent 34% de l'ensemble des personnels de recherche
18:07et de développement,
18:08donc bon,
18:09il y a encore beaucoup de travail
18:11et de levier à activer.
18:13Je vais d'abord vous poser une question assez personnelle,
18:15je commence avec vous Marion Grain,
18:17est-ce qu'il y a eu des obstacles,
18:18ou des moments de doute,
18:19ou alors des,
18:20ah c'est pas pour vous,
18:21ça ne marchera jamais ?
18:22Est-ce que vous avez vécu ça ou pas d'ailleurs ?
18:24Moi j'ai vraiment eu la chance dans mon parcours
18:26d'être toujours très bien entourée,
18:28que ce soit pendant ma,
18:29enfin à la fois les études,
18:30mais à la fois la thèse et mon post-doctorat,
18:32j'ai vraiment eu des chefs d'équipe
18:34et une directrice de thèse assez incroyable,
18:36qui m'ont toujours, toujours encouragée.
18:39Donc personnellement,
18:41je ne l'ai pas forcément ressenti,
18:43mais c'est vrai que par contre,
18:44autour de moi,
18:45mes amis,
18:46mes camarades,
18:47j'ai bien vu que les filles doutaient énormément
18:51et avaient quand même un chemin beaucoup moins facile d'accès que les hommes.
18:55Et votre tour d'expérience,
18:56Clément Salietta ?
18:57Oui, il va être un petit peu similaire.
18:59Après, c'est vrai que c'est encore différent
19:00dans tout ce qui est physique et maths.
19:01Il y a encore moins de femmes qu'en biologie.
19:03Vous citiez le nombre de 30% environ en sciences en France.
19:07Dans les sciences maths et physiques,
19:08on est plus autour de 15-20%.
19:09Donc il y a une vraie place à se faire
19:11et c'est vrai que parfois,
19:12ça peut être un petit peu décourageant
19:13ou en tout cas désarçonnant
19:14quand on arrive en conférence
19:16et qu'on voit qu'on est trois filles dans la salle
19:17sur une cinquantaine de publics.
19:19Donc c'est vrai qu'il ne faut pas douter de soi
19:22et ça, ça peut être dur
19:23parce que tout est fait pour nous faire douter.
19:24Alors, je veux bien qu'on quand même
19:27passe un peu de temps là-dessus
19:28sur ce tout est fait pour nous faire douter.
19:30C'est-à-dire qu'il y a un environnement culturel,
19:32il y a un environnement parfois familial,
19:34un environnement éducatif
19:36qui vous fait douter
19:38ou qui pourrait vous faire douter ?
19:40Alors, dans mon environnement familial et personnel,
19:42je n'ai pas été freinée pour faire des sciences.
19:45Il n'y avait pas de soucis avec ça.
19:46Je parle plus de facteurs qui ne sont pas directs.
19:48Ce n'est pas un complot pour faire douter de soi.
19:50Oui, oui, bien sûr.
19:50Mais il y a plein de petites choses
19:51un petit peu insinueuses.
19:53Ne serait-ce qu'on ne serait pas ?
19:54C'est même sans y réfléchir, des fois,
19:56une phrase, une réflexion.
19:57Une petite phrase, voilà.
19:58C'est ça où tu es sûr,
19:59où c'est dur comme étude des choses
20:01que mes camarades garçons n'ont jamais entendues,
20:03par exemple.
20:03Quand on dit qu'on veut faire une prépa,
20:05j'ai beaucoup d'amis qui ont dit
20:06non, mais on m'a dit que c'était dur
20:07quand même psychologiquement,
20:08alors que je n'ai jamais entendu de garçon
20:09et qui ont dit, fais pas de prépa,
20:11c'est trop dur pour toi.
20:12Donc, c'est peut-être de la surprotection,
20:14mais qui finalement nous brime,
20:16nous bride un petit peu dans nos ambitions.
20:18Alors, évidemment, il y a autant de filles
20:22que de garçons qui sont douées
20:23pour les matières scientifiques.
20:26Sauf qu'on voit que plus on progresse
20:28dans les études, plus le nombre de filles
20:30se réduit.
20:32Comment vous l'expliquez, ça ?
20:33Alors, je pense qu'il y a à la fois,
20:35effectivement, le fait de douter, des fois,
20:39de ses capacités à atteindre des postes
20:41haut placés, parce que,
20:42pas qu'on n'a pas les compétences,
20:44mais parce que l'environnement nous fait penser
20:46qu'on n'a pas les compétences.
20:47Notamment, qu'il y a quelque chose
20:48qui est important, c'est la grossesse,
20:50la prise en compte de la maternité
20:51chez la femme. Moi, je me souviens
20:53que je voulais absolument avoir un enfant
20:55en fin de thèse, ce que j'ai réussi à avoir.
20:57Mais c'est vrai qu'après, se poser la question,
20:58du coup, je ne vais peut-être pas partir
21:00faire un poste doctorat à l'étranger.
21:01Or, le poste doctorat à l'étranger,
21:03pour avoir un poste à la suite,
21:04finalement, c'est ce qu'on attend.
21:06Donc, du coup, ça demande de vraiment réfléchir
21:09à ce qu'on est prêt ou pas
21:10à faire ses concessions.
21:11Pareil, un congé maternité,
21:13c'est du temps d'arrêt d'un projet.
21:14On n'est jamais remplacé.
21:15Lorsque l'on part, le projet nous appartient.
21:17Il n'y a que nous-mêmes qui pouvons le faire.
21:19Donc, forcément, s'interrompre six mois,
21:20c'est non négligeable.
21:22Il va y avoir des équipes dans lesquelles
21:23les chefs d'équipe vont être très compréhensifs.
21:26D'autres équipes où c'est absolument impossible.
21:29Donc, ça, c'est, je pense, aussi
21:30quelque chose qui est très, très compliqué.
21:32La possibilité de concilier vie de famille
21:35avec vie professionnelle
21:38et surtout, l'évolution de carrière,
21:40c'est quelque chose qui va être vite freiné.
21:41Mais est-ce que ça veut dire
21:42que les plans de carrière,
21:44ils ont...
21:44Après, on peut essayer d'en sortir,
21:46mais bon, est-ce que les plans de carrière,
21:48ils ont été conçus par des hommes et pour des hommes ?
21:51Alors, ça, c'est une bonne question.
21:52Après, j'avoue qu'étant plus jeune que Marion,
21:55je n'ai pas encore eu ces questions à me poser,
21:57en tout cas pour ma vie personnelle.
22:00Après, c'est vrai que quand on parle
22:02des concours pour être chercheur CNRS, par exemple,
22:05le post-doc obligatoire à l'étranger,
22:07obligatoire, entre guillemets,
22:08c'est une règle implicite,
22:10peut freiner, je pense,
22:12mais moi, j'y réfléchis.
22:14Je me dis, est-ce que j'ai envie, finalement,
22:15de mettre ma vie entre parenthèses un an ou deux
22:17pour aller à l'étranger,
22:19perdre mes racines, mon environnement proche,
22:21pour une carrière que je ne suis pas sûre
22:23d'avoir à la fin ?
22:24Donc, c'est vrai qu'il y a peut-être des choses
22:27à faire évoluer, sur ce point de vue-là.
22:28Alors, je reviens sur l'objet de vos travaux,
22:32donc immunologie pour explorer l'utilisation
22:35des immunothérapies contre le cancer.
22:37On en est où ?
22:39C'est-à-dire que c'est évidemment un domaine
22:41dans lequel la recherche progresse
22:42et les scientifiques travaillent en permanence,
22:45mais vous disiez, ça y est,
22:46on commence à en voir les effets, c'est ça ?
22:48Oui, effectivement.
22:49Donc, il y a eu beaucoup d'immunothérapies
22:50qui ont été mises sur le marché
22:52dans les années 2010-2015.
22:54Donc, finalement, c'est assez récent
22:55en termes de cliniques
22:57par rapport à la chimio-radiothérapie
22:58qui sont là depuis des décennies.
23:01Et en fait, maintenant,
23:01on commence à en voir, du coup,
23:03les répercussions.
23:04Donc, il y a vraiment des effets très positifs.
23:06Ça va être une des thérapies
23:08qui, pour l'instant,
23:09permet d'obtenir les meilleurs taux de réponse
23:12dans différents cancers
23:13et du coup aussi pour à la fois
23:17des tumeurs primaires
23:18ou des tumeurs qui récidivent.
23:20Maintenant, il y a encore
23:21beaucoup de recherches à faire
23:23parce que tous les patients
23:24ne vont pas répondre
23:25ou tous les cancers
23:26ne peuvent pas forcément être pris en charge.
23:28Donc, c'est vraiment important
23:29d'analyser le mécanisme d'action
23:31des immunothérapies
23:32qui sont déjà en place
23:34pour comprendre
23:35où il y a des défaillances
23:36et les améliorer
23:37ou même travailler
23:38à créer de nouvelles immunothérapies
23:40pour faire continuer la recherche.
23:42Comment se place la France,
23:44la recherche française
23:45dans ce domaine-là ?
23:46Alors, la recherche française
23:48est assez bonne.
23:49Il y a vraiment beaucoup d'idées
23:50qui en ressortent,
23:50des bonnes publications.
23:52On a aussi la chance
23:53d'avoir des bons instituts de recherche
23:55et des instituts de recherche
23:56qui sont aussi associés
23:57à des hôpitaux.
23:59Et par exemple,
23:59l'Institut Gustave Roussy
24:00dans tout ce qui est essais cliniques
24:02a vraiment une place très importante.
24:04Donc, je pense que notre place
24:05est quand même assez positive.
24:08Votre projet s'appelle Sparrow,
24:09c'est ça ?
24:10Oui, c'est ça.
24:10Donc, vous étudiez
24:11les panaches de fumée,
24:13notamment des incendies.
24:15Alors, on parle souvent
24:16de méga-feux.
24:16Est-ce que c'est un terme
24:17que vous employez ?
24:18Oui, c'est un terme qu'on emploie
24:19mais il faut faire attention
24:20à quand est-ce qu'on l'emploie.
24:22On ne va pas l'employer
24:22pour tous les feux de forêt.
24:23On l'emploie en Europe
24:24pour les feux de forêt
24:25qui ont une surface brûlée
24:26de plus de 1000 hectares.
24:28Aux Etats-Unis,
24:28comme ils sont plus habitués
24:29à des feux de grande ampleur,
24:30eux, ils fixent le barème
24:31à 10 000 hectares
24:32pour un méga-feu.
24:33Et alors, vous étudiez,
24:34vous avez commencé
24:35à en parler tout à l'heure,
24:36mais si on rentre un peu plus
24:37dans le détail,
24:38vous étudiez quoi
24:39et puis alors,
24:40pour quels usages ?
24:41Oui, alors, du coup,
24:42pour la première question,
24:43qu'est-ce qu'on étudie ?
24:44On cherche à comprendre
24:45la dynamique d'un panache de fumée.
24:47Comment il évolue ?
24:48Quels sont les mécanismes
24:49qui s'y passent à l'intérieur ?
24:50Et ça, on le fait
24:51en étudiant la température,
24:53l'humidité, la pression
24:54dans le panache.
24:55Alors, pourquoi ça nous intéresse ?
24:56Au-delà de la beauté
24:57de l'avancée de la science,
24:58je vais vous donner
24:59un exemple concret
24:59qui s'est passé au Portugal en 2017.
25:02Vous avez peut-être entendu parler
25:03des feux autour de la ville
25:04de Pedroguingrande
25:05qui ont fait 67 morts.
25:08Donc, c'est effectivement un drame
25:10et on cherche à éviter ça.
25:11Comment on peut l'éviter ?
25:12Ce qui s'est passé à Pedrogao,
25:14c'est que les gens étaient
25:14en train d'évacuer sur une autoroute.
25:16Le panache est passé
25:16au-dessus de l'autoroute
25:17et à l'intérieur,
25:18il y avait un processus,
25:19la formation d'un nuage d'orage
25:20dans le panache
25:21qui s'est déchargé
25:22à proximité de l'autoroute.
25:23Le problème,
25:23c'est que ça se décharge
25:24sur un sol sec.
25:25L'horcendi se propage
25:26de façon soudaine, imprévisible.
25:28Les gens ont malheureusement
25:29été coincés dans leur véhicule,
25:30ce qui a conduit
25:31à de lourdes pertes humaines.
25:32Et nous, on cherche
25:33à comprendre ce qui se passe
25:33dans les panaches
25:34pour pouvoir anticiper
25:35ces phénomènes
25:35et mieux protéger
25:37les biens et les populations.
25:38Comment un panache
25:39crée un orage ?
25:39C'est ça ?
25:40C'est ça.
25:41Parce qu'en fait,
25:41c'est des processus
25:42avec l'humidité
25:43qui va monter dans l'atmosphère,
25:44ça va former des gouttelettes de glace
25:45comme dans un nuage d'orage
25:47qui va charger le panache
25:48et donc après,
25:49on a cet éclair
25:50qui va frapper le sol
25:52et compliquer la tâche
25:54des secours
25:54pour l'évacuation.
25:56Vous travaillez toute seule
25:58parce que vous disiez
25:59si je pars,
26:00mon projet n'avance pas
26:01ou alors est-ce que c'est quand même
26:02un travail d'équipe ?
26:03Alors les deux.
26:04Les deux, oui.
26:04C'est-à-dire que souvent,
26:06on a un projet assez personnel,
26:08vraiment bien défini
26:09et après,
26:11on va être au sein d'une équipe
26:12où les projets vont être un peu,
26:15vont pouvoir se recouper
26:16et du coup,
26:17on ne va pas pouvoir partager
26:18des technologies,
26:19on va pouvoir partager
26:20des domaines de connaissances
26:21donc on va pouvoir s'aider mutuellement
26:23dans la conception
26:24et la réflexion du projet
26:25mais après,
26:26on a quand même chacun
26:27notre propre projet.
26:29Même question ?
26:30Oui, effectivement,
26:31c'est très...
26:32C'est pluridisciplinaire.
26:33Nous, c'est un travail d'équipe.
26:34C'est assez pluridisciplinaire.
26:35Surtout, effectivement,
26:36moi je suis plus sur la partie,
26:37j'utilise les données
26:38des satellites
26:39donc en orbite autour de la Terre
26:40donc je suis plus sur la physique
26:41et les signaux de mesure
26:43mais on travaille fortement
26:45en synergie
26:46avec d'autres chercheurs
26:47plus spécialisés
26:48vraiment sur l'évolution du feu
26:49que ce soit en Corse,
26:51au Portugal,
26:51là je vais aller au Danemark
26:52en mission
26:53donc au-delà
26:54de l'aspect pluridisciplinaire
26:55et multi-équipe,
26:56c'est également des projets,
26:57je pense que ça doit être
26:58à peu près la même chose
27:00C'est vrai qu'en Europe,
27:01il y a une forte synergie
27:02au niveau des chercheurs
27:03qui fait la richesse
27:05de cet écosystème.
27:06Merci beaucoup
27:07à toutes les deux
27:08et encore bravo
27:08pour ce prix
27:10Jeunes Talents
27:11l'Oral et l'Oréal
27:13et l'UNESCO.
27:13On passe tout de suite
27:14au grand entretien
27:15de ce Smart Impact
27:17avec le président du groupe FAS.
27:22Prêt pour l'impact ?
27:24C'est la question
27:24que je pose chaque jour
27:25à une personnalité
27:26qui compte dans notre économie.
27:28Je reçois aujourd'hui
27:29Nicolas Petit, bonjour.
27:30Bonjour Thomas.
27:31Bienvenue, vous êtes le président
27:32du groupe FAS,
27:34entreprise qui a été fondée
27:35en 1979
27:36par la famille Torres
27:38qui compte plus de 800 collaborateurs,
27:39un chiffre d'affaires annoncé
27:40de 380 millions d'euros,
27:42plus de 2000 chantiers par an,
27:44voilà les derniers chiffres
27:45qu'on a trouvés
27:46et je veux bien
27:46que vous nous présentiez
27:47un peu les différents métiers
27:50et pôles d'activité
27:52de FAS aujourd'hui.
27:53Alors très volontiers,
27:55FAS est le leader en France
27:57des travaux
27:58sur les bâtiments professionnels,
28:00c'est-à-dire l'industrie,
28:01la logistique,
28:02le commerce
28:02et les bâtiments d'activité
28:04et face à toute une dynamique
28:05pour devenir leader
28:06de la transition environnementale
28:08de ce parc immobilier,
28:10ça veut dire concrètement
28:11qu'on a une activité
28:12sur l'isolation
28:13de l'enveloppe des bâtiments
28:14à travers les métiers
28:16de l'étanchéité,
28:16de la couverture
28:17et du bardage,
28:18des activités
28:19dans le monde
28:20de l'énergie
28:20pour ces bâtiments
28:21et notamment
28:22la solarisation,
28:23le photovoltaïque
28:24de ces bâtiments
28:25et également
28:26les systèmes énergétiques
28:27et enfin,
28:28on intervient
28:29sur l'entretien-maintenance
28:30des bâtiments professionnels
28:31en France.
28:32Tout ça est forcément lié
28:34dans un projet
28:34ou pas forcément ?
28:36Alors,
28:37pas forcément,
28:38par contre,
28:38il y a une dynamique
28:39du secteur,
28:39c'est que,
28:40comme dans beaucoup
28:41de secteurs de l'immobilier,
28:42on passe de la construction neuve
28:44à la rénovation
28:45et on a une très forte dynamique
28:47sur la rénovation
28:47et la rénovation énergétique
28:49des bâtiments
28:50et rénover énergétiquement
28:52un bâtiment,
28:53c'est faire en sorte
28:54qu'il consomme moins,
28:55donc c'est l'isolation
28:56de son enveloppe,
28:57mais c'est aussi
28:57se préoccuper
28:58de la production énergétique
28:59avec le photovoltaïque
29:01ou encore de l'efficacité
29:02de ses systèmes énergétiques.
29:04Donc,
29:04de plus en plus,
29:05et c'est bien notre ambition,
29:07on veut être en capacité
29:08d'apporter à nos clients
29:09des solutions
29:10qui soient complètes
29:10sur le bâtiment.
29:11On va beaucoup parler
29:12de photovoltaïque
29:13dans notre entretien,
29:13mais je vous pose
29:14cette question
29:15parce qu'en vous entendant,
29:16je pensais à ma prime Rénov'
29:18et au débat qu'il y a toujours
29:19sur les monogestes
29:21ou le projet global,
29:22est-ce que c'est un peu,
29:24même si j'ai bien compris
29:24que vous êtes dans le secteur
29:26des bâtiments industriels,
29:28des bâtiments publics,
29:29etc.,
29:29mais est-ce que c'est quand même
29:30une partie de la réflexion,
29:32ça ?
29:32Chez vos clients,
29:33notamment,
29:35est-ce que j'ai les moyens
29:36de tout faire tout de suite ?
29:37Vous voyez ce que je veux dire ?
29:38Alors,
29:38tout à fait.
29:39Nous,
29:39on est totalement indépendants
29:41de toute subvention publique
29:42puisqu'elles sont concentrées
29:44principalement
29:44sur le monde du logement
29:46et on a la chance
29:47d'être sur des secteurs
29:48d'activité
29:48qui vont extrêmement bien
29:49et avec une croissance continue.
29:52Il est vrai
29:53que de plus en plus,
29:54on voit que la rénovation
29:55de ces bâtiments
29:55appréhende l'ensemble
29:57des problématiques
29:58qui les concernent
29:59et ça n'a pas de sens,
30:00en effet,
30:01de se préoccuper
30:01de travailler sur l'enveloppe
30:02sans se préoccuper
30:03des systèmes énergétiques
30:04et c'est bien pour ça
30:05que nous,
30:06on essaye de développer
30:07des solutions globales
30:09pour nos clients.
30:09Est-ce qu'il y a
30:09des défis techniques,
30:11technologiques
30:12que vous devez relever
30:14en permanence
30:15ou est-ce que finalement
30:16vous mettez en place
30:17des solutions
30:18qui sont testées
30:21depuis longtemps ?
30:22Vous voyez ce que je veux dire ?
30:23Ou est-ce que chaque nouveau projet
30:24est un défi technologique ?
30:26Alors,
30:27en rénovation,
30:28il y a une nécessité
30:29de prendre en compte
30:30le bâtiment
30:31tel qu'il est
30:32et d'essayer
30:32d'adapter les solutions.
30:34Il y a un enjeu important
30:35qui se pose
30:36à notre secteur
30:37sur les bâtiments professionnels,
30:38c'est de faire en sorte
30:39qu'on aille de plus en plus
30:41vers des matériaux
30:42qui aient une empreinte
30:43environnementale réduite
30:45et donc il y a un travail
30:46à faire
30:46parce que c'est encore
30:47des bâtiments
30:48sur lesquels on intervient
30:49avec de l'acier,
30:50des isolants
30:51à base de laine de roche,
30:52etc.
30:53Et donc,
30:53il y a des réflexions
30:55importantes de R&D
30:57pour développer
30:57des solutions
30:58plus environnementales
30:59et puis dans le cas
31:00du photovoltaïque
31:01en particulier
31:01puisque nous,
31:02notre enjeu
31:03c'est de solariser
31:04les toitures
31:05de ces bâtiments
31:06et vous savez
31:07que si on solarise
31:08en France
31:09l'ensemble des toitures
31:09des bâtiments professionnels
31:11qui peuvent l'être,
31:12ça représente
31:128 centrales nucléaires
31:13de production d'électricité.
31:15Donc,
31:16on a vraiment cet enjeu.
31:17Par contre,
31:17il y a une question de poids
31:18quand on vient installer
31:19une centrale photovoltaïque
31:20sur un bâtiment.
31:21La question du poids
31:22se pose
31:23et c'est pour ça
31:24que nous,
31:24on développe des technologies
31:25pour être en capacité
31:26de le faire
31:27sur la très grande majorité
31:29des toitures en France.
31:30Depuis quand le photovoltaïque
31:31c'est vraiment devenu
31:32un pilier
31:33de l'activité
31:33du groupe FAS ?
31:34Alors,
31:35le groupe FAS
31:36a commencé
31:37dans le photovoltaïque
31:38en 2010
31:38avec une accélération
31:40importante
31:41depuis l'année 2022
31:42avec le développement
31:44de capacités
31:45d'installation
31:45sur l'ensemble
31:46du territoire français.
31:47Avec une entreprise
31:49qui s'appelle
31:49EPC Solaire,
31:50c'est ça que vous avez
31:50intégré ?
31:51Voilà,
31:51à l'origine.
31:52Une entreprise
31:53EPC Solaire
31:54qui fabrique
31:54des solutions
31:55pour installer
31:55les centrales photovoltaïques
31:57et de là
31:57on a développé
31:58une activité
31:59FAS Énergie Solaire
32:00et puis on se développe
32:01de façon importante
32:02dans ces métiers-là
32:03puisque cet été
32:04on a fait l'acquisition
32:05d'une entreprise bretonne
32:06qui s'appelle
32:07LBGE Énergie
32:08qui fait de l'installation
32:09de centrales photovoltaïques
32:11et qui a également
32:12une activité
32:13à travers LBGE
32:13dans l'électricité
32:15des bâtiments
32:15et on veut bien
32:16élargir notre champ
32:18d'intervention
32:18sur tous ces métiers
32:20énergétiques.
32:21Ça prend quelle place
32:22dans votre chiffre d'affaires
32:23tous les projets
32:25liés au solaire
32:26aujourd'hui ?
32:26Alors,
32:27à l'heure
32:27à laquelle on parle
32:28ça représente
32:29à peu près 10%
32:30du chiffre d'affaires
32:30du groupe
32:31mais par contre
32:32ça représente
32:33d'ores et déjà
32:34un tiers
32:34du résultat du groupe
32:35et on a une dynamique
32:37de croissance
32:38extrêmement importante
32:39parce qu'on sent bien
32:41qu'il y a une pertinence
32:43évidente
32:44si vous voulez
32:44et dans les débats actuels
32:46qu'on a
32:46sur la politique énergétique
32:48française
32:48etc.
32:49Nous,
32:5090% des projets
32:51qu'on réalise
32:52ont une dynamique
32:53d'autoconsommation.
32:55Ça on va y venir
32:55on va y venir
32:56à l'autoconsommation
32:57parce que c'est un élément
32:57important
32:58mais je voudrais qu'on se
32:59alors vous les avez cités
33:00mais les grands secteurs
33:02qui sont vos clients
33:04et qu'est-ce qu'ils cherchent
33:06prioritairement ?
33:08Alors,
33:08nous on intervient
33:09pour les gens
33:10qui sont dans la chaîne
33:11de valeur
33:11des bâtiments professionnels
33:13donc à nouveau
33:14industrie,
33:14logistique,
33:15commerce
33:15et bâtiments d'activité
33:16et donc nos clients
33:18ça va être soit la chaîne
33:19qui participe
33:19à la construction
33:20de ces bâtiments
33:20soit de plus en plus
33:22les utilisateurs
33:23de ces bâtiments
33:23parce que la rénovation
33:25et la rénovation énergétique
33:27d'un bâtiment
33:27en priorité
33:29elle doit répondre
33:30à un usage
33:30et c'est parce que
33:31l'utilisateur
33:32a une évolution
33:33de son process
33:34a besoin de s'agrandir
33:35qui va du coup
33:37se préoccuper
33:38de la rénovation énergétique
33:39et donc d'améliorer
33:40sa consommation énergétique
33:41Alors justement
33:42vous dites
33:42je vais vous citer
33:43le photovoltaïque
33:44va muter de la revente
33:45à l'autoconsommation
33:47transformation profonde
33:48qui demande de repenser
33:49les modèles économiques
33:50qu'est-ce qui change
33:51là profondément ?
33:53Ce qui change profondément
33:54c'est qu'on était
33:55sur un modèle
33:56et on le voit
33:56il y a encore eu
33:57des prises de position
33:58d'RTE récemment
33:59pour s'interroger
34:01sur le fait
34:01que ces électrons
34:02qui étaient balancés
34:04massivement
34:05dans le réseau
34:05de façon intermittente
34:07pouvaient interroger
34:08sur le schéma
34:10dans lequel on s'inscrivait
34:11nous on croit
34:13profondément
34:13chez FAS
34:14que la meilleure électricité
34:16c'est celle
34:16qui est produite
34:18localement
34:18pour les besoins locaux
34:20c'est l'autoconsommation
34:21et c'est pour ça
34:22qu'on développe
34:23l'installation des centrales
34:24parce que
34:25chez nos clients
34:25vous avez
34:26des process industriels
34:28vous avez
34:29de la réfrigération
34:31parce que c'est du commerce
34:32vous avez
34:32des équipements
34:33à l'intérieur
34:34et ce sont des bâtiments
34:35qui consomment
34:36et personne
34:37ne peut
34:38sérieusement
34:40s'opposer
34:42au fait
34:42que le meilleur modèle
34:43c'est de produire
34:44localement
34:44l'énergie
34:45qui est utilisée
34:47localement
34:48mais alors
34:48qu'est-ce que ça suppose
34:49ça suppose
34:50il ne s'agit pas seulement
34:51d'installer des panneaux
34:52photovoltaïques
34:53c'est ce que je suis en train
34:54de comprendre
34:54on crée
34:56sa propre centrale
34:57en quelque sorte
34:57alors exactement
34:58on installe une centrale
34:59photovoltaïque
35:00en effet
35:01il ne s'agit pas
35:02uniquement
35:03parce que techniquement
35:04c'est quand même
35:05il y a quand même
35:06quelques enjeux
35:07j'évoquais tout à l'heure
35:08qu'il faut se préoccuper
35:09de savoir si le bâtiment
35:10est en capacité
35:11une centrale photovoltaïque
35:13ça ne pèse que
35:1417 kg du mètre carré
35:15mais c'est suffisant
35:17pour qu'on ait besoin
35:18de se préoccuper
35:19et de vérifier
35:20que le bâtiment
35:20est en capacité
35:21de la supporter
35:22donc il y a des enjeux
35:23techniques
35:24à cet endroit là
35:25et puis en plus
35:26il faut faire ensuite
35:28attention
35:28à ce que la production
35:30soit en adéquation
35:31avec la consommation
35:32et avec naturellement
35:34une production photovoltaïque
35:36c'est une production
35:36qui a de l'intermittence
35:37en fonction de la météo
35:38des périodes
35:39de l'année
35:40donc il faut des moyens
35:40de stockage
35:41le moyen de stockage
35:43s'impose de plus en plus
35:44sur le marché
35:45et puis il faut être en capacité
35:46de le piloter
35:47dans la durée
35:48pour adapter
35:49en permanence
35:50cette consommation énergétique
35:52aux besoins de l'utilisateur
35:53est-ce que vous êtes inquiet
35:53c'est vrai que c'est une filière
35:55qui traverse quand même
35:56une zone de turbulence
35:57est-ce que ça vous inquiète ?
35:58alors mais pas du tout
35:59pas du tout
36:00mais pas du tout
36:01c'est-à-dire que le réglementaire
36:02ou le fait d'attendre
36:04une loi de programmation
36:06plus réactuelle de l'énergie
36:07depuis
36:07bon alors il y a un décret
36:08qui tombe
36:09mais depuis des années
36:10tout ça
36:10vous restez serein ?
36:12alors oui
36:12parce que en l'occurrence
36:14la mécanique d'autoconsommation
36:15elle est totalement indépendante
36:17de toutes ces influences
36:20qu'il peut y avoir
36:20à l'extérieur
36:22et une centrale photovoltaïque
36:24installée sur un bâtiment
36:26s'amortit en 7 ans
36:27sachant que la centrale photovoltaïque
36:29elle dure 25 ans
36:31à peu près la même durée
36:32que la toiture du bâtiment
36:33vous voyez c'est pour ça
36:34qu'il faut faire
36:35les deux gestes ensemble
36:36ça dure 25 ans
36:38ce qui veut dire
36:38que pendant 18 ans
36:39vous avez de l'électricité gratuite
36:41donc si vous voulez
36:42indépendamment
36:42de toutes les politiques énergétiques
36:44le premier levier
36:46le levier financier
36:47pour l'utilisateur
36:48est évident
36:48alors avec quand même
36:49une question
36:50de souveraineté
36:52de dépendance
36:53aux importations
36:54parce qu'aujourd'hui
36:54alors que la France
36:55était leader
36:57et pionnière
36:58dans la production
36:59de panneaux photovoltaïques
36:59aujourd'hui ils sont chinois
37:01ou à 80 quoi ?
37:0290, 95, 98% chinois ?
37:05je pense que c'est supérieur
37:06à 90%
37:07sur le territoire français
37:08c'est ça
37:08donc c'est trop tard
37:10ou on peut reconstituer
37:12une filière de production ?
37:13alors ce qui est vrai
37:14il y a des filières
37:16qui sont en émergence
37:17il y a des initiatives
37:18tout à fait positives
37:19nous conçues
37:20avec grand intérêt
37:21on a beaucoup de proximité
37:22avec toutes ces entreprises françaises
37:25qui essayent de recréer
37:26une filière de photovoltaïques
37:28aujourd'hui il faut reconnaître
37:29qu'il y a un écart
37:31de prix
37:31qui reste extrêmement important
37:33entre ce qui est produit
37:34sur le territoire français
37:35et ces panneaux
37:37qui sont importés
37:37par contre on suit ça
37:39avec très grand intérêt
37:40et on sera ravis
37:42dès qu'on aura
37:43des capacités de production
37:44qui vont le permettre
37:45en France
37:46nous on sera ravis
37:47de pouvoir proposer
37:48à nos clients
37:48une alternative française
37:50qui soit produite localement
37:52pour l'instant
37:53c'est pas possible
37:53c'est vraiment trop cher
37:54pour l'instant
37:56on peut encore
37:56dans des projets
37:57qui sont particulièrement
37:58complexes
37:59et où il y a une volonté
38:01globale
38:02de l'utilisateur
38:03d'investir
38:03pour soutenir
38:04une filière française
38:05on a la capacité
38:06à proposer des panneaux
38:07des panneaux français
38:08par contre il faut les anticiper
38:10parce que c'est vrai
38:11que les quantités
38:12de production
38:12sur le territoire français
38:14nécessitent d'avoir
38:15un petit peu
38:16d'anticipation
38:16etc
38:16mais avec de la préparation
38:18sur des projets particuliers
38:19on peut l'envisager
38:20c'est une réponse française
38:21ou européenne
38:22qu'on attend là-dessus
38:24alors
38:24les deux
38:25forcément les deux
38:27forcément les deux
38:28et la question
38:29des barrières commerciales
38:31aux portes de l'Europe
38:32sera probablement
38:33un élément de réponse
38:34important à cette question
38:35alors il y a un principe
38:37dans cette émission
38:38c'est que l'invité
38:38du grand entretien
38:39pose une question
38:40à un invité
38:40de la semaine suivante
38:42à votre place
38:43il y avait Alexandre Rambaud
38:44qui est maître de conférence
38:45co-directeur de la chaire
38:46comptabilité écologique
38:48chez Agro Paris Tech
38:49et forcément
38:50il est allé sur ce terrain
38:51on l'écoute
38:52Bonjour Nicolas
38:53dans le contexte
38:57du développement
38:57des énergies renouvelables
39:00la question c'est
39:02pour assurer
39:03un meilleur financement
39:04et une meilleure intégration
39:06des énergies renouvelables
39:07dans quelle mesure
39:08la comptabilité
39:09et les principes
39:11par exemple
39:11de double matérialité
39:12peuvent apparaître
39:13comme facilitants
39:15voire étant nécessaires
39:17être nécessaires
39:18pour
39:19une meilleure prise
39:21en compte
39:21justement
39:22du développement
39:23de ce champ
39:24J'imagine que vous êtes
39:26un militant
39:27de la double matérialité
39:28ou de l'extension
39:29de ce bilan extra-financier
39:31qui est en train
39:32de s'imposer
39:33même s'il y a
39:33un coup de frein européen
39:34Totalement
39:35totalement
39:36et voyez
39:36le face
39:38comme on n'a pas
39:39mis le scénarié
39:40la loi Omnibus
39:41fait qu'on est sorti
39:42des obligations
39:43et pourtant
39:44on continue
39:45notre dynamique
39:46et on a bien
39:47pour objectif
39:47de produire
39:48nos indicateurs
39:49selon la CSRD
39:50qui nous était
39:52imposée précédemment
39:53et parce que
39:55et Alexandre Rambaud
39:57quand vous l'avez rencontré
39:58le disait
39:58contrairement à ce qu'on imagine
40:00les entreprises
40:01et les entreprises françaises
40:02sont favorables
40:04et souhaitent
40:05avoir
40:05une dynamique
40:07avec cette comptabilité
40:08écologique
40:09qui fasse qu'on ait
40:10un regard
40:10sur leurs activités
40:11qui aille au-delà
40:13des simples résultats financiers
40:15vous avez évoqué ensemble
40:16par exemple
40:17l'engagement des entreprises
40:18dans la convention
40:19des entreprises
40:20pour le climat
40:21j'étais moi-même
40:22la semaine dernière
40:23à la première session
40:24du parcours
40:25bâtiment immobilier
40:26de cette année
40:26et voyez
40:27les entreprises
40:28et face en particulier
40:29nous on est convaincus
40:31que c'est en regardant
40:32au-delà
40:33des seuls bénéfices financiers
40:34qu'on sera en capacité
40:35de soutenir des filières
40:36et les énergies renouvelables
40:38pour les questions
40:39qu'on a évoquées ensemble
40:39sont évidemment
40:41absolument priorités
40:42alors il y a plein de
40:44ça ouvre plein de chapitres
40:45on reviendra sur la convention
40:46des entreprises
40:46pour le climat
40:47parce qu'on les a reçues
40:47à de nombreuses reprises
40:49dans cette émission
40:49et c'est un levier de transformation
40:52que je trouve assez passionnant
40:53mais alors certes
40:54la loi Omnibus
40:55donc la modification
40:56de la directive
40:58enfin de la loi européenne
40:59CSRD
41:00fait qu'une entreprise
41:01une ETI comme la vôtre
41:02elle sort du champ
41:03sauf que les donneurs d'ordre
41:04les grandes entreprises
41:05elles continuent
41:07donc vous
41:08vous avez
41:08j'imagine
41:09certains de vos clients
41:10qui sont toujours
41:11soumis au bilan extra financier
41:14alors oui
41:15on a certains de nos clients
41:16qui le sont
41:17mais vous voyez
41:17c'est pour ça que nous
41:18on a décidé de rester
41:19mobiliser sur le sujet
41:21par capillarité
41:22on va continuer
41:22de vous demander
41:23des métriques
41:24sur ce que vous faites
41:24c'est ce que vous évoquiez
41:26ce que vous évoquiez
41:27ensemble il y a quelques jours
41:28c'est qu'effectivement
41:30il est tout à fait légitime
41:31si on veut se préoccuper
41:32largement
41:33des impacts
41:34qu'on a
41:34des différents impacts
41:35qu'on a
41:36qu'on se préoccupe
41:37de ses fournisseurs
41:37et de ses sous-traitants
41:38on ne peut pas l'enlever
41:40donc nous
41:41pour nos clients
41:42c'est important
41:43qu'on soit en capacité
41:44également de le produire
41:45et de la même façon
41:46qu'on va embarquer
41:47nos sous-traitants
41:49dans la mesure
41:50où ça sera possible
41:50mais est-ce qu'il y a
41:51quand même
41:52un potentiel
41:53effet négatif
41:54c'est-à-dire que
41:54le marché
41:56j'ai bien compris
41:56qu'il y avait
41:56un marché potentiel
41:58assez gigantesque
41:59en France
42:00notamment
42:00d'équipements
42:01photovoltaïques
42:03sur le toit
42:04des équipements
42:07industriels
42:07mais
42:08si une entreprise
42:10se dit
42:11finalement
42:11je ne suis pas concerné
42:12par le bilan extra-financier
42:13peut-être que
42:14je vais retarder
42:15mes investissements
42:15en matière
42:16de photovoltaïques
42:17par exemple
42:18ou pas du tout
42:18alors nous
42:20aujourd'hui
42:20vous ne le ressentez pas
42:21pas du tout
42:22en fait
42:22si vous voulez
42:23le monde
42:25des bâtiments
42:25professionnels
42:26est un monde
42:27qui est un grand
42:27oublié
42:28ou en tout cas
42:29qu'on regarde peu
42:31dans le monde
42:32du bâtiment
42:32tout le monde
42:33est très attentif
42:34et on parle beaucoup
42:35des remous
42:35qu'il peut y avoir
42:36dans le logement
42:37mais le bâtiment
42:38professionnel
42:38on l'évoque peu
42:39le bâtiment professionnel
42:41a ça d'extraordinaire
42:43c'est que
42:44il y a
42:45une intelligence
42:46financière
42:47une intelligence
42:48des capex
42:49qu'on va mettre
42:50sur le bâtiment
42:50dans la vue
42:51de ce qu'il doit
42:52produire
42:52etc
42:52qui fait
42:54qu'il y a
42:54une pertinence
42:55systématique
42:56à tout ce qui est fait
42:57en matière
42:57de travaux
42:58d'investissement
42:59de services
42:59etc
43:00donc ça ne dépend pas
43:01d'une directive européenne
43:02c'est ce que vous nous dites
43:04oui exactement
43:05c'est à dire que
43:06le monde
43:07de nos clients
43:08c'est un monde
43:09qui indépendamment
43:11d'une directive
43:12s'il considère
43:13que c'est un bénéfice
43:14pour son activité
43:15pour ses propres clients
43:16de toute façon
43:17il avancera
43:17alors cette convention
43:19des entreprises
43:19pour le climat
43:20donc vous avez décidé
43:21de vous lancer
43:22dans le processus
43:22absolument
43:23alors j'ai reçu
43:24beaucoup de chefs
43:26d'entreprise
43:26qui l'ont fait
43:27d'abord
43:28il y a
43:30le choc initial
43:31est-ce que vous
43:31l'avez ressenti
43:32c'est à dire
43:32est-ce que ça commence
43:33toujours par la fresque
43:34du climat
43:35ou par une
43:35une acculturation
43:37des participants
43:39et qu'est-ce que ça
43:40a provoqué
43:41chez vous
43:41alors en effet
43:42on a
43:43les deux premières
43:44journées
43:44on passe par
43:45un certain nombre
43:46de constats
43:47dans les différents
43:47domaines
43:48de l'eau
43:49la biodiversité
43:50le carbone
43:51etc
43:51je vous avoue
43:53que moi
43:53j'avais déjà
43:54une certaine connaissance
43:56de ces sujets-là
43:56pour m'y intéresser
43:57depuis de longues années
43:58vous voyez
43:59moi j'en suis
44:00un convaincu
44:01pour le monde du bâtiment
44:02depuis le Grenelle
44:02de l'environnement
44:032008
44:04voilà exactement
44:05j'ai participé
44:06aux lois Grenelle
44:08à la loi pour la transition énergétique
44:10et la croissance verte
44:10etc
44:11donc j'avais déjà
44:12une acculturation
44:13importante
44:14à ces sujets-là
44:15par contre
44:15moi j'ai été
44:17frappé par deux choses
44:19premièrement
44:20c'était très beau
44:21de voir
44:22plus de 100 entreprises
44:24qui étaient réunies
44:24et les chefs d'entreprise
44:26qui prenaient ce temps
44:27pour se rendre disponibles
44:29et pour travailler ensemble
44:31conscients
44:32en particulier
44:33dans le monde du BTP
44:34et de l'immobilier
44:35qu'on sent que
44:36c'est par le travail
44:37du non-honneur d'or
44:39des fournisseurs
44:40des entreprises
44:40etc
44:41collectif
44:42qu'on va réussir
44:42à faire changer les choses
44:43et de la même façon
44:45le deuxième point
44:46que j'ai trouvé
44:47très intéressant
44:48à revoir
44:50dans cette séquence
44:51c'est le fait
44:51que tout est lié
44:52c'est qu'on ne peut pas
44:53on ne peut pas
44:55se préoccuper
44:56des sols
44:57sans se préoccuper
44:57du carbone
44:58sans se préoccuper
44:59de biodiversité
45:00d'énergie
45:01etc
45:01tout est lié
45:02et donc ça nécessite
45:04des réponses systémiques
45:05et pour que ces réponses
45:07puissent être systémiques
45:08il faut rassembler
45:09les filières
45:09pour travailler ensemble
45:10le principe
45:10de cette convention
45:11des entreprises
45:12pour le climat
45:12c'est qu'il y ait
45:13une feuille de route
45:14des chefs d'entreprise
45:16ça peut aller
45:17c'est pas systématique
45:18mais ça peut aller
45:18jusqu'à une remise en cours
45:21ou même un changement
45:21du modèle économique
45:22de l'entreprise
45:24comment vous imaginez
45:25vous cette feuille de route
45:26et qu'est-ce qu'elle doit
45:27vous apporter
45:28alors je ne vais pas faire
45:29la conclusion
45:30avant les 9 mois
45:32c'est trop tôt
45:32et je serais ravi
45:33d'avoir l'occasion
45:34de venir vous partager
45:34ma feuille de route
45:35dans quelques mois
45:37par contre
45:38on l'accueille
45:39de façon tout à fait favorable
45:40vous êtes prêts
45:41à pousser la réflexion
45:42jusqu'à réinterroger
45:44nos business models
45:45absolument
45:45absolument
45:46je vous évoquais
45:47tout à l'heure
45:48le fait que
45:49nous avec notre position
45:51de leader
45:52sur les travaux
45:52sur le bâtiment professionnel
45:54on connaît extrêmement bien
45:56les écosystèmes
45:57de ce monde là
45:58et en particulier
45:59moi je regrette beaucoup
46:01que ces bâtiments
46:03professionnels
46:04vous voyez
46:04qui sont ces bâtiments
46:05en acier
46:06qu'on a sur le territoire
46:07français
46:07aujourd'hui
46:09on manque
46:10d'innovation
46:10et de R&D
46:11pour transformer
46:12les matériaux
46:13pour transformer
46:14les mondes constructifs
46:15etc
46:16et donc moi
46:17je souhaite
46:18à travers cet engagement
46:20que ça soit une façon
46:21pour notre entreprise
46:23de réinterroger
46:23sa façon d'opérer
46:24ça veut dire que
46:25vous consacrez
46:26une part de votre budget
46:29en recherche et développement
46:30à trouver ces matériaux
46:31alternatifs
46:32c'est une démarche
46:33collective
46:33vous parliez
46:34d'écosystème
46:35de chaînes de valeur
46:36il faut que tout le monde
46:36le fasse en même temps
46:39mette de l'investissement
46:40en même temps
46:40pour y arriver
46:41alors c'est
46:42sur les produits
46:43sur lesquels nous
46:44on a la main
46:44vous voyez par exemple
46:45je vous évoquais tout à l'heure
46:46qu'on développe
46:48des éléments
46:48pour l'installation
46:49de centrales photovoltaïques
46:50on est très attentif
46:52aux matériaux
46:53qu'on utilise
46:54et on a des produits
46:55qui sont les meilleurs
46:55en matière d'empreintes carbone
46:57pour l'installation
46:59sur les bâtiments
47:00sur ceux
47:01où on est un des éléments
47:02de la chaîne de valeur
47:02on discute avec nos fournisseurs
47:04et moi j'ai eu la joie
47:06de retrouver certains
47:07de mes clients
47:07dans ce groupe
47:09de la convention
47:09des entreprises
47:10pour le climat
47:10et on s'est d'ores et déjà dit
47:12qu'on allait fonder
47:13des groupes de travail ensemble
47:14avec nos équipes
47:15pour développer
47:16des solutions nouvelles
47:17pour le marché
47:17avec un investissement
47:21qui représente quoi
47:22c'est-à-dire que
47:23inventer l'avenir
47:24c'est le boulot
47:25d'un chef d'entreprise
47:26d'une certaine façon
47:27mais là
47:27quand il s'agit
47:27d'inventer
47:28des matériaux alternatifs
47:29ça peut prendre
47:30beaucoup de temps
47:31ça peut coûter
47:32beaucoup d'argent
47:33vous dites
47:34c'est un secteur
47:35qui est focus
47:37et qui voit
47:38où est son retour
47:39d'investissement
47:40voilà
47:41vous êtes prêt
47:41à mettre combien
47:42la question
47:43elle est un peu triviale
47:43et je saurais pas
47:45vous répondre
47:46c'est trop tôt
47:46pour vous faire
47:47une réponse
47:48extrêmement précise
47:48ce qui est sûr
47:49c'est qu'on commence
47:50à y dédier
47:51de vrais moyens
47:52avec un métier
47:54d'innovation
47:54et de R&D
47:55qui est hébergé chez nous
47:56et un directeur
47:57qui y est dédié
47:59on recrute
48:00des collaborateurs
48:01sur l'ingénierie énergétique
48:02pour être en capacité
48:03de réaliser le bilan de carbone
48:05des projets
48:06sur lesquels on intervient
48:07et de travailler
48:08sur nos propres émissions
48:09de carbone
48:10et petit à petit
48:11avec nos parties prenantes
48:13on va monter en puissance
48:14sur ces sujets
48:15donc on a parlé
48:16d'autoconsommation
48:17comment vous accompagnez
48:19vos clients
48:19vers cette transition
48:22est-ce qu'il faut déjà
48:22les convaincre
48:23ou est-ce que simplement
48:24les chiffres de retour
48:25sur investissement
48:26suffisent à les convaincre
48:29comment vous présentez
48:31finalement
48:32cette bascule
48:33vers l'autoconsommation
48:34alors nous
48:35notre force
48:37c'est cette place
48:39qu'on a sur le marché
48:40dans les travaux
48:41d'enveloppe des bâtiments
48:42qui fait qu'on a un contact
48:44avec beaucoup d'acteurs
48:45dans ce monde là
48:46aujourd'hui
48:47on a une dynamique
48:48commerciale
48:50où on présente
48:51à nos clients
48:51les bénéfices
48:53qui peuvent avoir
48:54à solariser
48:55leurs bâtiments
48:55et ce qui est vrai
48:56c'est qu'à chaque fois
48:57qu'on regarde le cas précis
48:59d'un utilisateur
49:00d'un industriel
49:01qu'on regarde ses consommations
49:03etc.
49:03et qu'on le modélise
49:04allez
49:069 fois sur 10
49:07on emporte la décision
49:09parce que le bilan économique
49:11est évident
49:12si on ne peut pas
49:13si un industriel
49:15ne peut pas
49:16parce que son toit
49:16n'est pas adapté
49:17mettre des panneaux
49:18photovoltaïques
49:19sur le toit
49:19il y a des alternatives
49:20alors il y a de plus en plus
49:22vous savez qu'en parallèle
49:23il y a la dynamique
49:24sur les ombrières
49:25sur les parkings
49:26qui est une bonne façon
49:28d'apporter une réponse
49:29également
49:30par contre c'est vrai
49:31que ça représente
49:31des investissements
49:32un peu plus importants
49:33de réaliser des ombrières
49:35et puis après
49:37il y a des questions
49:38de pilotage
49:39des systèmes énergétiques
49:40du bâtiment
49:41qui peuvent être de nature
49:42à générer
49:44des économies d'énergie
49:45par contre c'est vrai
49:46que la toiture du bâtiment
49:48s'y prête
49:50de façon
49:51de façon particulière
49:52c'est extrêmement simple
49:54de solariser les bâtiments
49:56donc à chaque fois
49:56qu'on le peut
49:57il faut l'envisager
49:58et on considère
49:59que sur le territoire français
50:00dans la statistique
50:01que je vous donnais
50:02tout à l'heure
50:02de ces fameuses
50:038 centrales nucléaires
50:04on considère
50:06que grosso modo
50:08il y a un peu plus
50:09d'un tiers des bâtiments
50:11qui peuvent être solarisés
50:12parce qu'il y en a certains
50:13ou pour des raisons
50:14d'activité
50:15parce que c'est des activités
50:16industrielles dangereuses
50:17etc
50:17ils s'y prêtent pas
50:19mais il y a au moins
50:20un tiers des bâtiments
50:20qui le peuvent
50:21Est-ce que c'est vraiment
50:24le photovoltaïque
50:24qui va servir de base
50:25ou est-ce qu'on peut
50:26associer d'autres leviers
50:28alors je ne sais pas
50:29c'est peut-être de l'éolien
50:30c'est une question
50:32peut-être totalement
50:32à côté de la plaque
50:33mais j'assume
50:34ou alors par exemple
50:34la récupération
50:35de chaleur fatale
50:36est-ce que tout ça
50:36peut rentrer dans un schéma
50:38que vous proposez
50:39à vos clients ?
50:40Alors on peut effectivement
50:41aller au-delà du photovoltaïque
50:42comme je vous le disais
50:43le photovoltaïque
50:44est le plus évident
50:44et le plus facile à installer
50:46ce qu'on voit
50:46de plus en plus se développer
50:48et c'est une très bonne nouvelle
50:49c'est ce qu'on appelle
50:50l'autoconsommation collective
50:52c'est-à-dire qu'à l'échelle
50:53d'un quartier
50:54d'une ville
50:54d'une zone
50:55on fasse en sorte
50:56qu'il y ait un partage
50:57des consommations
50:58et du coup
50:59ça permet vraiment
51:02de lisser
51:02en fonction de la charge
51:03des bâtiments
51:04les différents usages
51:06Merci beaucoup
51:07Nicolas Petit
51:08à bientôt
51:08sur Bsmart4Change
51:10c'est l'heure
51:10de notre rubrique
51:11start-up et innovation
51:12tout de suite
51:19Smart Ideas
51:20avec Hugo Duval
51:21bonjour
51:22bonjour
51:22bienvenue
51:23vous êtes le fondateur
51:24de Brine
51:24vous l'avez créé
51:25il y a 10 ans
51:26avec quelle idée ?
51:26dites-moi tout
51:27alors vraiment
51:28une idée assez simple
51:29constat sur les grands événements
51:31d'un manque de solutions
51:33pour s'asseoir
51:34donc venant de la conception
51:35de produits industriels
51:36j'ai imaginé un tabouret
51:38ce qui me semblait logique
51:40c'est de sélectionner
51:42une matière
51:42qui serait recyclée
51:43recyclable
51:44et produite localement
51:45donc je me suis tourné
51:47immédiatement
51:47vers le carton
51:48j'ai conçu ce petit tabouret
51:49déposé un brevet
51:50et il a trouvé sa place
51:52sur les plus grands événements
51:53dont le Tour de France
51:54ok vous allez me raconter ça
51:56parce que qui dit Tour de France
51:57dit regarde Thomas Huck
51:58qui s'allume
51:59donc vous détaillerez l'histoire
52:01mais est-ce que
52:01comment vous avez reçu
52:02enfin quand vous arrivez
52:03en disant à des pros
52:04de l'événementiel
52:05je vais vous proposer
52:06un objet en carton
52:07bon comment vous avez regardé
52:08un peu comme un ovni
52:10oui exactement
52:11comme un ovni
52:12on était en 2014
52:13et on ne parlait pas encore
52:14de ce sujet important
52:16aujourd'hui
52:16la RSE
52:17donc évidemment
52:19derrière cette idée
52:20d'utiliser du carton
52:22il y avait cette nécessité
52:24de limiter l'impact carbone
52:25en produisant
52:26le plus localement possible
52:27d'utiliser une matière
52:29recyclée et recyclable
52:30et donc du coup
52:31d'imaginer que ce petit tabouret
52:33pourrait être un concept exporté
52:35c'est à dire
52:36que je peux le produire
52:37un peu partout sur la planète
52:38en limitant l'impact
52:40et en soutenant
52:41l'économie locale
52:42donc c'est un carton
52:44le carton qu'on connaît tous
52:45tout à fait
52:46nid d'abeille
52:46alors un carton ondulé
52:48et effectivement
52:49j'ai proposé par la suite
52:52différents mobiliers
52:53sortir de ce petit tabouret
52:56pour proposer
52:57canapé, fauteuil
52:58en carton
52:59beaucoup plus robuste
53:01d'accord
53:01ok
53:02c'est la résistance
53:03le poids
53:03moi je me pose
53:04des questions
53:04de Béossien
53:06c'est à dire
53:06on peut tout faire
53:08en carton ?
53:08on peut quasiment tout faire
53:10en carton
53:10ce petit tabouret
53:11il résiste à 320 kg
53:13en charge verticale
53:14ok
53:15et on utilise des cartons
53:16de lille d'abeille
53:17qui résistent
53:18en compression verticale
53:19jusqu'à 35 tonnes
53:20au mètre carré
53:21donc c'est assez surprenant
53:22donc on peut presque tout faire
53:23presque tout faire
53:25qui sont vos clients
53:25aujourd'hui ?
53:27alors autant
53:28les grands groupes
53:29comme Orange
53:30comme Groupama
53:31pour ne citer qu'eux
53:34que des petites sociétés
53:35qui souhaitent des solutions
53:36très facilement transportables
53:38et rapidement montables
53:40pour quel type d'événement
53:41ce type de mobilier
53:43est particulièrement adapté ?
53:46un petit peu de tous
53:47les événements
53:48je dirais
53:48aujourd'hui
53:49dans l'événementiel
53:50on a des solutions
53:51qui sont relativement
53:52compliquées à mettre en place
53:53qui nécessitent des techniciens
53:55constitués de matériaux
53:57qui viennent de très loin
53:58avec nos solutions
54:00on peut très facilement
54:02transformer un lieu
54:04et créer des solutions
54:05modulaires et esthétiques
54:07alors le Tour de France
54:08qu'est-ce que vous avez proposé
54:10qu'est-ce qu'on a pu découvrir
54:12sur le Tour de France ?
54:13alors c'était un rêve
54:14ça s'est passé en 2015-2016
54:17quand j'imaginais ce petit tabouret
54:20j'imaginais le voir
54:21sur le plus gros événement
54:23avec le plus de spectateurs
54:26debout
54:26petite recherche Google
54:28le Tour de France
54:297 millions de personnes
54:30au total
54:31debout sur le bord des routes
54:32donc j'ai contacté directement
54:34la société ASO
54:36et puis ils ont eu
54:37l'ouverture d'esprit
54:40de me faire confiance
54:41et pendant
54:42les deux premières années
54:442015-2016
54:45on a retrouvé
54:45les tabourets Brin
54:47sur le bord des routes
54:48assez surprenant
54:49comme aventure
54:51et un rêve
54:51alors
54:52recyclable
54:53recyclé, recyclable
54:55donc
54:55qu'est-ce qui deviennent
54:56vos tabourets
54:58vos fauteuils
55:00quelle durée de vie ils ont
55:03j'aurais pu commencer par là
55:04est-ce qu'ils ont une durée de vie
55:05qui est forcément plus éphémère
55:07que d'autres mobiliers
55:09et puis qu'est-ce qui deviennent
55:10alors cette question-là
55:11elle est intéressante
55:12parce que je renvoie souvent
55:14la question sur la durée de vie
55:15on parle d'éco-design
55:18et quand on parle d'éco-design
55:19on parle de justesse
55:20donc nous on va concevoir
55:22des solutions qui sont adaptées
55:23à l'attente de nos clients
55:25je prends deux exemples extrêmes
55:27un grand groupe
55:28qui fait un événement
55:29en Allemagne
55:30et qui ne souhaite pas
55:32transporter au retour
55:33son stand
55:34là on va sélectionner
55:35des cartons très fins
55:36et on va vraiment être
55:38dans quelque chose
55:39de très très light
55:40qu'on pourra directement
55:41recycler sur place
55:42d'autres exemples
55:44un autre grand groupe
55:45qui souhaite réutiliser
55:47sa structure
55:48et son stand
55:49là on va sélectionner
55:50des cartons
55:51beaucoup plus robustes
55:52et on va y associer
55:54un surfaçage en bois
55:55des petites pièces
55:57en impression 3D
55:58en PLA
55:59biosourcées et recyclables
56:00pour augmenter
56:01la durée de vie
56:02donc le carton
56:03n'est pas nécessairement
56:04éphémère
56:04merci beaucoup
56:06Hugo Duval
56:06et bon vent
56:07à Brine
56:08merci à vous
56:08voilà c'est la fin
56:09de ce Smart Impact
56:11merci à toutes et à tous
56:12de votre fidélité
56:14à Be Smart for Change
56:15je vous dis à demain
56:16salut
56:17salut
56:17merci à tous
56:18merci à tous
56:19merci à tous
56:20merci à tous
56:21Sous-titrage FR ?
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