- il y a 4 heures
Emmanuel Macron s'est rendu ce mercredi à Indre sur le chantier du prochain porte-avions français qui doit entrer en service en 2038. À cette occasion, le président de la République a évoqué les différentes caractéristiques techniques du navire. Il a également dévoilé son nom : le «France Libre».
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00:00...
00:07Mesdames et messieurs les ministres,
00:09mesdames et messieurs les parlementaires,
00:12monsieur le préfet de région,
00:14madame la présidente du Conseil régional,
00:17monsieur le président du Conseil départemental,
00:20monsieur le maire, mesdames et messieurs les maires,
00:23monsieur le délégué général pour l'armement,
00:26monsieur le chef d'état-major de la marine,
00:28mesdames et messieurs les élus,
00:32monsieur le chef d'état-major particulier,
00:34mesdames et messieurs les officiers généraux,
00:38mesdames et messieurs en vos grades et qualités.
00:43400 ans de marine nationale.
00:46Nous serons en mai prochain pour marquer cette date
00:49ô combien importante,
00:524 siècles aussi que notre industrie se déploie à son service.
00:58Ici même, nous le rappelions à l'instant.
01:04Et oui, nos mers, nos océans sont,
01:08et j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le rappeler,
01:11des nouveaux lieux de la conflictualité contemporaine.
01:13Et ils le seront année après année encore davantage,
01:16à coup sûr.
01:17Les derniers jours l'ont confirmé
01:20et l'avenir le confirmera encore.
01:24C'est pourquoi être là devant vous revêt une importance particulière
01:29dans ce site d'Indrette qui accompagne
01:32cette odyssée de notre marine nationale depuis le début.
01:38Il y a quelques jours,
01:40notre porte-avions Charles de Gaulle
01:45et le groupe aéronaval qui l'accompagne
01:48arrivaient au large de la crête de Chypre, du Liban.
01:56Nous étions à leurs côtés
01:57et une fois encore,
02:00il incarnait aux yeux de nos compatriotes,
02:04aux yeux aussi du monde,
02:06notre détermination à défendre nos intérêts,
02:10à assurer aussi la défense de nos partenaires
02:15et à assumer nos responsabilités.
02:19Notre porte-avions,
02:21c'est la France faite volonté et puissance.
02:25Plus qu'un navire de guerre,
02:27il est la démonstration permanente
02:29de détermination et d'engagement
02:31pour agir seul, si nécessaire,
02:34avec nos alliés, si possible.
02:37Et rares sont les pays
02:40capables de projeter à des milliers de kilomètres
02:43de leur côte
02:44une telle combinaison de puissances aériennes,
02:48navales et de commandements.
02:50La France en est capable.
02:55par un investissement de long terme.
02:58Et elle doit le rester.
03:00C'est le sens profond
03:02de ce que nous faisons aujourd'hui.
03:05Et dans un monde où le champ des règles,
03:08comme je le rappelais il y a quelques jours
03:10à l'île longue,
03:11est un champ de ruines,
03:12où les crises surviennent n'importe quand
03:14et n'importe où,
03:16nous devons demeurer cette nation qui agit.
03:20Nos compatriotes le souhaitent et l'assument.
03:24Nos alliés attendent de nous
03:26que nous soyons au rendez-vous,
03:28capables, crédibles, déterminés.
03:31Et nos adversaires potentiels
03:33doivent savoir
03:35que la France est puissance.
03:40Le 8 décembre 2020,
03:43au Creusot,
03:46j'annonçais alors que la France
03:49se doterait d'un nouveau
03:51porte-avions de nouvelle génération.
03:55En décembre dernier,
03:58devant nos forces françaises,
04:00aux Émirats arabes unis,
04:02je confirmais cette décision
04:04et annonçais le lancement
04:05en réalisation du futur porte-avions.
04:09Ici même,
04:11aujourd'hui,
04:12dans ce chantier d'Indrette,
04:15il prend désormais corps.
04:18J'ai pu voir les premières pièces
04:20déjà impressionnantes
04:22de technicité et de compétences.
04:26Ce qui se joue
04:27dans ces modules de chaufferie nucléaire
04:30et d'appareils propulsifs,
04:31dans le dévouement des femmes et des hommes
04:34qui prennent part à ce chantier,
04:37c'est bien la garantie
04:39de notre indépendance
04:41pour les décennies qui viennent.
04:45Ce porte-avions de nouvelle génération
04:48est l'enfant d'une grande histoire.
04:50Une histoire de plus de 100 ans
04:53avec le premier appontage réalisé
04:55sur le pont du Béarn
04:56à travers la chaîne
04:58de nos huit porte-avions.
05:00Béarn, Dixmut, Aromanche,
05:03Lafayette, Boisbello,
05:06Clémenceau,
05:06Foch, Charles de Gaulle.
05:10Histoire d'audace,
05:13histoire de conquête.
05:15Car chaque porte-avions
05:17est un exploit humain,
05:19technique, industriel.
05:23Notre prochain porte-avions
05:24sera de 310 mètres de long.
05:28Il déplacera 80 000 tonnes.
05:32Il disposera de deux réacteurs nucléaires.
05:36Il représentera un tonnage
05:381,8 fois supérieur
05:41à celui du Charles de Gaulle.
05:44Ces chiffres disent la dimension
05:47de l'ambition qui est la nôtre.
05:50Et je le rappelais à l'île longue,
05:52au début du mois,
05:53un porte-avions nucléaires
05:54participe de manière indispensable
05:57à notre capacité de dissuasion.
06:01Oui, construire un porte-avions
06:05s'est mobilisé d'ici 2038
06:08et donc pendant plusieurs années,
06:10les meilleures intelligences du pays,
06:12les savoir-faire les plus rares,
06:14les vocations les plus exigeantes.
06:19Cet exploit humain
06:21suppose l'effort de la nation.
06:25Ce nouveau porte-avions
06:27coûtera près de 10 milliards d'euros.
06:31C'est un investissement majeur,
06:34mais qui va bénéficier à tous,
06:37ici, à Indret,
06:39mais aussi dans tous nos territoires.
06:4290 % du coût de notre porte-avions,
06:4690 % bénéficiera directement
06:50à nos entreprises nationales.
06:53Il faut le dire clairement,
06:56le répéter,
06:57cet investissement de la nation
06:59pour son indépendance,
07:00sa souveraineté,
07:02créer des emplois en France,
07:04développe des compétences en France.
07:07Et il permet aussi de poursuivre
07:10cette chaîne des compétences indispensables
07:12qu'à raison, nous n'avons jamais perdue
07:15et qui est, pour certaines de ces compétences,
07:20cohorte humaine si fragile.
07:24Naval Group,
07:25dont je salue ici
07:26le président directeur général,
07:28Pierre-Éric Pommelet,
07:31qui nous accueille sur ce chantier.
07:35Technique Atome,
07:37Fram Atome,
07:37dont je salue aussi les dirigeants
07:39et les équipes,
07:40et dont le savoir-faire
07:41en matière de propulsion nucléaire
07:42est inégalé en Europe.
07:45Les chantiers de l'Atlantique,
07:46dont les formes verront être
07:48la coque puissante et imposante
07:49de ce futur porte-avions,
07:52Thalès et ses systèmes de combat,
07:54Dassault pour le groupe aérien embarqué,
07:57l'armurier MBDA,
08:00ces grandes maisons
08:01sont notre fierté
08:03et seront évidemment au coeur
08:07de ce projet industriel
08:09et avec elles,
08:11leurs entreprises conjointes.
08:13Elles forgent notre indépendance
08:15sous la maîtrise
08:17de notre ministère des Armées
08:18et tout particulièrement
08:19de la Direction générale
08:21de l'armement.
08:23Mais ce programme
08:24touche aussi
08:26plus de 200 métiers
08:28industriels différents,
08:30plus de 800 entreprises
08:33dans toute la chaîne productive.
08:36Mécanique lourde,
08:37électronique de puissance,
08:39système numérique,
08:41ingénierie complexe,
08:42matériaux avancés,
08:44robotique,
08:45électronique.
08:45Nous en avons vu
08:46un échantillon
08:48à l'instant
08:49avec vos élus.
08:51Ce sont des PME,
08:52des ETI,
08:53des grands groupes
08:54qui travaillent à la fois
08:55dans le secteur de la défense,
08:57parfois aussi dans le secteur
08:58civil avec cette force
09:00du modèle dual
09:01que nous portons
09:02et qui irriguent
09:03tous nos territoires.
09:05Et je veux aujourd'hui
09:07remercier très directement,
09:10quelle que soit
09:11la taille
09:11de votre entreprise,
09:13l'ensemble
09:13des dirigeants,
09:14de leurs collaboratrices
09:15et de collaborateurs,
09:17tous ceux
09:18qui vont produire
09:21ce porte-avions
09:23de nouvelle génération,
09:24tous ceux
09:25qui, souvent dans l'ombre,
09:28portent un peu
09:28de l'avenir
09:29de notre défense
09:30et donc
09:31de notre avenir.
09:33Soyez fiers,
09:35fiers de faire partie
09:36de cette grande aventure
09:38industrielle,
09:39de cette grande aventure
09:41souveraine.
09:42Soyez fiers
09:43et soyez-en remerciés.
09:47Vous êtes la preuve
09:48que notre puissance militaire
09:50est autant la cause
09:51que la conséquence
09:52de notre puissance industrielle.
09:55Sans une industrie
09:56de la défense
09:57qui produit plus,
09:58plus vite
09:59pour son pays,
09:59nous ne saurons saisir
10:01les opportunités
10:02pour nous-mêmes
10:03mais également à l'export.
10:04Et vous savez
10:05combien je tiens
10:06à cette dimension,
10:07surtout dans la période
10:08que nous vivons
10:08et vous y contribuez.
10:11Sans une industrie
10:12de défense puissante,
10:15nous serions condamnés
10:16à l'inféodation militaire
10:18et donc la vassalisation stratégique
10:21et la soumission économique.
10:23C'est pourquoi,
10:24aussi vrai que nous défendons
10:26un modèle d'armée complet,
10:28une dissuasion nucléaire
10:29dont j'ai rappelé l'importance
10:31et l'investissement
10:32qui l'accompagne.
10:33Nous défendons une indépendance
10:35industrielle, technologique
10:37et d'innovation.
10:40Militaire, bien entendu,
10:41mais surtout les domaines critiques,
10:43aussi, dans le civil.
10:46Cette indépendance française,
10:48cette indépendance européenne,
10:50aussi,
10:50est ô combien indispensable.
10:52C'est cela
10:54qui a justifié
10:55ces dernières années
10:57les deux lois
10:58de programmation militaire.
11:00Ce matin,
11:01j'ai présidé
11:02un conseil de défense
11:03à nouveau
11:03qui a permis
11:05de finaliser
11:06la marche supplémentaire
11:08de cette deuxième loi
11:09de programmation militaire
11:10préparée par la ministre
11:12qui passera début avril
11:14en Conseil des ministres,
11:16sera ensuite soumise
11:17à nos assemblées.
11:18Je remercie
11:19les deux présidents
11:21ici présents
11:21qui auront apporté
11:23ces travaux
11:24pour qu'avant
11:25le 13 juillet prochain,
11:28nous ayons pu voter
11:32et que nous puissions
11:33commencer à mettre en oeuvre
11:35ce nouveau texte.
11:37À l'issue de celui-ci,
11:39nous aurons,
11:40en 2027,
11:41doublé
11:42le budget
11:43de nos armées.
11:44Doublé.
11:45Cet engagement inédit
11:47s'accompagne aussi
11:47d'un engagement
11:48dans notre industrie
11:49à travers France Relance,
11:51puis France 2030,
11:53dans nos secteurs
11:54technologiques clés
11:55où nous avons engagé
11:5654 milliards d'euros
11:58pour financer
11:59des innovations
11:59de rupture,
12:01réindustrialiser le pays
12:02et dans des segments
12:03critiques,
12:04recouvrer souvent
12:05notre indépendance
12:06ou la préserver.
12:08Matériaux avancés,
12:09robotiques,
12:09systèmes numériques,
12:10drones basés
12:11sur intelligence artificielle,
12:13je pourrais multiplier
12:14les exemples
12:15qui, en s'appuyant
12:16sur la force
12:16de nos industriels
12:18ici présents,
12:18permet aussi
12:19d'accompagner
12:20les innovations
12:21indispensables.
12:23Cet engagement
12:24de la nation
12:25est une nécessité
12:27et c'est la même démarche
12:29que nous voulons pousser
12:31au niveau européen
12:33avec une Europe
12:34qui achète,
12:36mais produit,
12:37coopère,
12:38développe des capacités
12:40qui lui sont propres,
12:41réduit ses dépendances
12:42des minerais critiques
12:44et terres rares
12:44jusqu'aux solutions
12:45technologiques
12:45les plus avancées
12:46à l'égard de tous,
12:48parfois même
12:49de certains
12:49de nos alliés,
12:50pour se garder
12:51de tous les soubresauts
12:53du temps.
12:55C'était la conviction
12:57profonde
12:57dès l'après-guerre
12:59du général de Gaulle
13:00et il avait raison.
13:01C'est celle
13:02que nous avons toujours maintenue,
13:04celle parfois
13:04qui a été fragilisée,
13:07que nous avons réparée,
13:09consolidée
13:10et sur laquelle
13:11nous avançons.
13:12Nous devons aujourd'hui,
13:14je veux profiter
13:14de ce moment
13:15pour le dire
13:15et le rappeler,
13:16aller plus vite
13:16et plus fort.
13:17Au-delà
13:18de cet argent
13:18public national,
13:20il nous faut continuer
13:21de nous démultiplier
13:23en finançant davantage
13:25aussi
13:25avec de l'argent privé
13:27cet effort.
13:28Il nous faut,
13:29en effet,
13:30avoir des grands donneurs
13:31d'ordre du secteur
13:32qui financent
13:32encore davantage.
13:34Les commandes
13:35arrivent massivement
13:36et dans ce cadre,
13:36je souhaite
13:37qu'on puisse prendre
13:37davantage de risques,
13:38investir,
13:40soutenir le reste
13:40de la filière.
13:42L'économie de guerre
13:43n'est pas un horizon
13:45et il faut aussi
13:46avoir des industries
13:46qui parfois
13:47anticipent
13:48les commandes à venir,
13:49prennent encore
13:50davantage de risques.
13:52L'avenir est assez clair.
13:54Nous aurons besoin
13:55de continuer d'investir
13:56et parfois,
13:58n'attendez pas toujours
13:59la signature
13:59de la commande.
14:01Nous avons toujours
14:02tenu parole,
14:04mais je constate
14:05que certains
14:05prennent des positions
14:06parce qu'ils sont
14:06plus audacieux que nous.
14:08Nous devons aussi
14:09mobiliser plus
14:11de financements privés
14:12et d'épargne
14:13de nos compatriotes.
14:15C'est le sens
14:15de ce qui a été fait
14:16avec le fonds
14:17Innovation Défense
14:19porté par MBDA
14:20aux côtés
14:20de BPI France,
14:21de la Caisse des dépôts,
14:22qui a déjà investi
14:24dans une dizaine
14:25d'entreprises innovantes.
14:26C'est aussi ce qui est fait
14:27pour structurer
14:28beaucoup de filières
14:29que nous devons poursuivre.
14:30C'est le sens
14:31du dialogue de place
14:32co-présidé par M. Brassac
14:34et M. Guyou,
14:35lancé il y a un an
14:36pour structurer
14:37les liens
14:37entre la finance
14:38et la base industrielle
14:39de défense.
14:40Nous avons tant
14:40à réparer,
14:41là aussi,
14:42parce que notre Europe
14:43et la régulation
14:44de tous ces secteurs,
14:45depuis des décennies,
14:46reposaient sur un dogme
14:48financé.
14:48La défense
14:49était mauvaise.
14:50Ils se sont tous rappelés
14:52que financer la défense,
14:53c'était financer
14:54notre indépendance.
14:56Je me félicite
14:57de ce réveil
14:58que la France,
14:59elle,
14:59n'avait pas attendu,
15:00mais nous devons
15:01le démultiplier
15:02et, en effet,
15:03mobiliser davantage
15:04de l'épargne
15:05de nos compatriotes,
15:06français et européens,
15:07pour aller
15:08beaucoup plus vite,
15:09mobiliser les instruments,
15:11les fonds dédiés,
15:12mais aller de l'avant
15:13pour que cet argent privé
15:15finance nos efforts
15:16en matière de défense.
15:18C'est aussi
15:19ce que nous devons porter
15:20au niveau européen.
15:21Nous avons,
15:22ces dernières années,
15:23lancé des grands programmes,
15:24des grands projets.
15:24Ils ont tous
15:25des acronymes impossibles
15:26que les plus experts
15:28d'entre vous connaissent.
15:30Des édites,
15:32aux seifs,
15:32etc.,
15:33etc.
15:34Mais nous nous sommes battus
15:35à chaque fois
15:36pour une chose simple,
15:37que l'Europe finance
15:38de la défense,
15:39ce qu'elle ne faisait pas
15:40jusque-là,
15:41mais qu'elle le finance
15:42avec une vraie
15:43préférence européenne,
15:44et non pas pour que
15:45d'aucuns aillent acheter
15:46sur étagère
15:47ce qui était produit
15:48à l'autre bout du monde
15:49et ne viennent
15:52perpétuer
15:52nos dépendances
15:53technologiques
15:54et capacitaires.
15:55Si on croit
15:56dans l'indépendance
15:56de la France
15:57et l'indépendance
15:58de l'Europe,
15:59nous devons produire
16:00pour nous-mêmes
16:01et donc investir
16:03dans le temps long,
16:04donner de la visibilité
16:05à nos grands groupes,
16:07à nos ETI,
16:07à nos PME,
16:08à celles et ceux
16:09qui forment,
16:11pour avoir
16:11cette chaîne des temps,
16:12génération après génération,
16:14comme la France
16:15a su le faire,
16:16pour bâtir,
16:17pour innover,
16:18pour produire
16:19au service
16:20de nos armées.
16:22C'est une nécessité,
16:23c'est une nécessité
16:25pour rester
16:25pleinement souverain
16:26et cet effort industriel
16:28doit se démultiplier.
16:30Et je le dis
16:31avec force aujourd'hui,
16:32nous devons encore
16:33accélérer,
16:34financer davantage,
16:36prendre plus de risques
16:37et produire plus vite.
16:39Et je le dis
16:40indépendamment
16:41du projet
16:42qui nous occupe aujourd'hui,
16:43parce que l'Ukraine,
16:45malheureusement,
16:45ne s'arrêtera pas demain
16:46et l'Europe aura sans doute
16:48à produire davantage
16:49pour le théâtre ukrainien
16:50et la guerre aujourd'hui
16:52au Moyen-Orient
16:54va nous conduire aussi
16:55à être davantage présents,
16:57y compris aux côtés
16:58de nos partenaires.
16:59Tout ça,
17:00c'est un test
17:00pour notre capacité
17:02non seulement à innover,
17:04mais à produire plus vite
17:05en masse
17:07pour certains
17:08de nos partenaires
17:08si nous voulons gagner
17:10en compétitivité
17:11pour nous-mêmes
17:11et être présents
17:12sur ces marchés export
17:14où des places
17:15peuvent nous être offertes
17:16si nous savons arriver
17:17en temps,
17:18en heure,
17:19en coup.
17:21Tout ça aussi
17:22est un enjeu
17:23pour notre jeunesse.
17:25Plusieurs sont là
17:26qui incarnent
17:27ces générations
17:27et au fond
17:28ces grands projets.
17:30Et en rappelant
17:31le nom
17:31de nos porte-avions,
17:32je rappelais à chaque fois
17:34des générations
17:36de marins,
17:38mais aussi
17:39d'industriels,
17:41d'ingénieurs,
17:42d'apprentis
17:43qui se sont succédés
17:44et qui ont
17:45porté,
17:46acquis un savoir-faire
17:47qu'ils ont ensuite
17:47transmis à d'autres.
17:49C'est le défi
17:50qui est aussi le nôtre,
17:51un défi humain
17:52qui est au coeur
17:53de ce projet.
17:54Nous ne pouvons le réussir
17:56qu'en sachant
17:58attirer des jeunes,
17:59des collégiens,
18:00des lycéens d'aujourd'hui,
18:01les former
18:03par l'apprentissage,
18:04par les cycles
18:07universitaires adaptés,
18:08par nos écoles d'ingénieurs
18:09et les fidéliser.
18:11C'est le défi
18:11qui est le nôtre.
18:12Et je veux leur dire
18:13qu'ils ont là
18:14une chance immense
18:16parce qu'il y a devant nous,
18:17en matière de nucléaire,
18:19une génération
18:20qui aura du travail
18:21à travers ce projet,
18:23celui aussi
18:25de nos sous-marins,
18:26mais également
18:27à travers le nucléaire civil,
18:29nos 6 plus 8 réacteurs à venir.
18:32Et puis tous ceux
18:33qui sont engagés
18:35dans l'industrie de défense,
18:37il y a évidemment
18:37le porte-avions,
18:38mais il y a aussi
18:39tous nos sous-marins,
18:41les nouvelles générations
18:42que nous mettions à l'eau
18:43ensemble il y a quelques années,
18:45ce qui me permet
18:46de faire un clin d'œil
18:47à d'autres géographies
18:49et à penser
18:50à Cherbourg,
18:51à Lorient
18:52et à tant d'autres,
18:54de vos collègues.
18:55Oui,
18:56il nous faut continuer
18:58de bâtir,
19:00d'attirer ces talents.
19:01Et c'est pourquoi
19:02je souhaite que,
19:03avec l'ensemble
19:03des collectivités territoriales,
19:05des élus présents,
19:06nous poursuivions
19:07cette réforme indispensable
19:08de nos lycées professionnels,
19:10que nous allions
19:11davantage former
19:12de jeunes
19:12dans nos campus
19:13des métiers
19:13et des qualifications
19:14et je remercie
19:15nos métiers de l'industrie
19:16ô combien engagés
19:18dans cette aventure
19:19et que nous continuions
19:21d'assurer ce lien
19:22entre
19:24nos lycées,
19:26nos premiers cycles
19:27universitaires,
19:29nos écoles d'ingénieurs,
19:31la recherche,
19:32l'industrie
19:33et consolidions
19:34ce que nous avons su faire
19:35ensemble
19:35ces dernières années
19:36en matière
19:38d'alternance
19:39et d'apprentissage.
19:41Nous avons besoin
19:44de ces jeunes hommes
19:45et de ces jeunes femmes.
19:46Et permettez-moi
19:47d'insister
19:47sur l'importance
19:49de ce dernier terme
19:50puisque nous avons
19:50cette volonté aussi
19:52que plus de jeunes femmes
19:53s'engagent
19:54dans les métiers
19:54de l'industrie
19:55comme dans ceux
19:56de la science,
19:56soient présents
19:57sur ces grands chantiers.
20:00comme sont présents
20:01des pilotes de chasse
20:02engagés au stade initial
20:03d'une formation
20:04des plus exigeants
20:06et beaucoup
20:07de nos marins
20:08ici aussi.
20:09Et qui sait,
20:10nous avons dans cette salle
20:11peut-être le futur pacha
20:12de ce nouveau porte-avions,
20:14le futur chef d'entreprise
20:15qui assurera
20:16l'entretien
20:17d'installations clés
20:18tout au long
20:18de la vie opérationnelle
20:20et peut-être
20:22de futur pilote,
20:24de futur capitaine
20:25d'industrie.
20:27Chacune et chacun
20:28vous faites partie
20:30de ce que d'aucuns
20:32appelleraient
20:32dans un secteur voisin
20:34cette oeuvre commune
20:35qui est la nôtre,
20:37au fond,
20:38celle de l'indépendance
20:40de la France.
20:43C'est pourquoi aussi
20:44c'est un effort
20:46d'innovation
20:47et d'avenir
20:47que nous portons,
20:48un effort de recherche
20:50un effort de technologie.
20:52Ce nouveau porte-avions
20:53sera de son siècle.
20:55Si le Charles de Gaulle
20:56est encore
20:57de la génération analogique,
20:59son successeur
21:00sera digital
21:01et data-centré.
21:03Il bénéficiera
21:04d'une architecture numérique
21:05sécurisée,
21:06flexible,
21:07performante,
21:08offrant la capacité
21:10d'exploiter au maximum
21:11les différentes générations
21:12de systèmes de combat
21:13qui se succéderont
21:14tout au long de sa vie.
21:16Pour la première fois
21:18dans notre histoire navale,
21:20nous disposerons
21:21d'un porte-avions
21:22nativement conçu
21:23pour l'évolution.
21:25L'évolution des avions
21:26de combat
21:27qu'il embarquera
21:28et nous savons
21:29combien nous sommes
21:30dans cette phase
21:31d'accélération indispensable,
21:32des drones
21:33qui l'équiperont,
21:35idem,
21:35et des capacités défensives
21:37et offensives
21:38qui l'armeront.
21:40Nous construisons
21:41non pas un navire figé,
21:42mais un système ouvert,
21:44capable d'intégrer
21:46les ruptures technologiques,
21:49celles d'aujourd'hui
21:50ou celles
21:51qu'on entrevoit déjà
21:52comme celles
21:52qui sont à venir.
21:53L'intelligence artificielle
21:55au service
21:56de la décision tactique,
21:58les drones de combat
21:59embarqués,
22:00les systèmes
22:01de défense laser,
22:03les architectures
22:03de commandements
22:04digitalisés,
22:05distribués
22:06et cyber-sécurisés.
22:09Dans sa conception même,
22:11les solutions digitales
22:12de jumeaux virtuels
22:13et d'intelligence artificielle
22:15les plus avancées
22:16sont d'ores et déjà utilisées
22:18en lien avec Dassault Systèmes
22:20pour permettre
22:21un développement souverain.
22:24Ces chaufferies nucléaires
22:26seront elles aussi
22:27des prouesses de technologie
22:30permettant de délivrer
22:32deux fois plus d'énergie
22:33que celle du Charles de Gaulle
22:35dans un cadre de sûreté
22:37toujours aussi exigeant.
22:41Peu de nations
22:43savent, là encore,
22:45mener un tel chantier.
22:47Ces innovations
22:48sont au coeur de la conception,
22:50au coeur de la construction,
22:51au coeur des opérations
22:53de demain.
22:54Oui, ce navire,
22:58par sa propulsion nucléaire,
23:00ses technologies,
23:01par sa digitalisation,
23:03sera sur les mers
23:04ce que nous avons
23:04de meilleurs.
23:06Efforts de la nation,
23:08génie de nos entreprises
23:09dans tous nos territoires,
23:11mobilisation du secteur
23:13et des industriels,
23:14esprit de recherche,
23:16d'innovation,
23:17d'audace,
23:19énergie et engagement
23:20de notre jeunesse.
23:23Il fallait, comme à chaque génération,
23:27un nom pour dire tout cela.
23:30J'ai souhaité inscrire
23:32notre futur porte-avions
23:33dans la filiation
23:35du général de Gaulle.
23:37Sa vie, son destin,
23:39les choix faits
23:40dès le mois de juin 1940,
23:43après la débâcle,
23:46disent une certaine idée
23:47de la France.
23:49Pour lui,
23:50pour nous,
23:51l'esprit français,
23:54c'est un esprit
23:55de résistance,
23:57c'est une volonté
23:58que rien n'arrête.
24:01Volonté de résister
24:02pour demeurer libre,
24:04volonté irréductible,
24:06invincible,
24:07sur le territoire national
24:09ou ailleurs,
24:10face à l'occupation.
24:12volonté qui,
24:13comme notre porte-avions,
24:15peut prendre les mers
24:17s'il le faut
24:18jusqu'à la victoire.
24:21Volonté
24:21de rester libre,
24:24oui.
24:24C'est bien cela
24:26le grand projet
24:28qui est le nôtre,
24:29celui qui nous lie,
24:31celui de nos armées,
24:34mais aussi
24:35de notre recherche,
24:38de nos industries,
24:40de la nation.
24:42Cette volonté
24:43de rester libre,
24:44c'est celle
24:45de l'indépendance
24:46coûte que coûte,
24:47celle de l'autonomie
24:48d'action totale
24:49et sans contrainte,
24:51celle de la projection
24:52de nos forces,
24:53là où la défense
24:54des intérêts
24:54de la France
24:55l'exige,
24:56partout dans le monde.
24:59C'est pourquoi
25:00notre nouveau porte-avions
25:04portera
25:05le nom
25:06de France libre.
25:10dans ce nom
25:11passe la mémoire
25:12des femmes
25:13et des hommes
25:13qui se sont dressés
25:15face à la barbarie,
25:18unis pour sauver
25:19la patrie,
25:20déterminés
25:21à défendre
25:21une certaine idée
25:23de notre nation,
25:25nos compagnons
25:26de la libération.
25:28Ce nom
25:28scelle donc
25:29pour l'avenir
25:30un fermant.
25:32Pour rester libre,
25:34il nous faut être craint.
25:36Pour être craint,
25:37il nous faut être puissant.
25:40Et pour être puissant,
25:43être prêt
25:44aux efforts.
25:46Dans ces efforts,
25:48soyons irréductibles,
25:51unis
25:51et sans relâche.
25:53puissance,
25:57indépendance,
25:59résistance.
26:00Oui,
26:01c'est en servant
26:03la patrie
26:05que nous remporterons
26:07la victoire.
26:09Patrium servando,
26:12victoriam tulit.
26:14Vive la République,
26:16vive la France,
26:19vive le France libre.
26:22de la La Itak속ale,
26:23primeiro et à la ploissale.
26:29d'avance,
26:50Can1 chưa
26:50à la ploissale.
26:50Il n'y a pas
27:21...
27:50...
27:52...
27:56...
27:57...
27:58...
27:58...
28:00...
28:00...
28:01...
28:02...
28:02...
28:02...
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