- il y a 11 mois
Ce vendredi 7 novembre, Stéphane Colliac, économiste BNP Paribas, Charles Janus, analyste indépendant et gérant de Supernova, Louis de Fels, directeur général chez Gay-Lussac Gestion, Michaël Fribourg, président-directeur général de Chargeurs, Marc Riez, directeur général de Vega Investment Solutions, et François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente
00:02Good Morning Market
00:05Good Morning Market, l'actualité économique et financière continue sur BFM Business.
00:11Dans un instant, l'ouverture des marchés européens.
00:14Etienne Braque, séance un peu compliquée du côté de Wall Street, notamment à cause de la tech.
00:17Qu'est-ce qu'on attend pour ce matin ?
00:18Une légère accalmie après une baisse de plus d'un pour cent hier pour le CAC 40.
00:22C'était une légère hausse pour le contrat futur,
00:25avec bien sûr beaucoup d'incertitudes concernant l'intelligence artificielle
00:29La directrice financière de OpenAI, lors d'une table ronde vendredi,
00:34a émis l'hypothèse d'avoir une garantie de l'État américain sur des obligations.
00:39Ça n'a pas vraiment rassuré.
00:41Et puis en fait, hier sur LinkedIn, Samatman a clarifié les choses en disant que non,
00:45il n'en était pas question et qu'au final, OpenAI était une entreprise comme une autre
00:49et que si demain elle devait échouer, non, l'État américain ne devrait pas venir à son secours.
00:56Néanmoins, il y a quand même des doutes qui sont présents sur la rentabilité de l'intelligence artificielle
01:01et en plus, bien sûr, sur le cas OpenAI, sachant que le groupe qui avait pendant un temps
01:06étudié la possibilité d'une introduction en bourse semble désormais l'écarter
01:10et une rentabilité qui ne sera pas là avant 2029.
01:13Et en attendant, il faut financer ces centaines de milliards d'annonces
01:17qui tombent chaque semaine d'investissement.
01:19Et par rapport à cela, Samatman lance un petit peu un ballon de dossier en disant
01:23pourquoi pas, au final, que chaque pays, que chaque gouvernement
01:26finance ses infrastructures d'intelligence artificielle.
01:28C'est sûr que pour OpenAI, ça serait bien plus simple
01:31si chaque acteur pouvait financer ses infrastructures plutôt que de les financer lui-même.
01:36Bon, on n'aura pas de chiffre d'emploi américain cet après-midi.
01:39Non.
01:39Des indicateurs à côté qui ne sont pas très bons quand même.
01:41Oui, quand vous regardez l'enquête Challenger, qui habituellement assez peu regardée,
01:45mais qui l'a l'été hier en l'absence de ce fameux rapport sur l'emploi américain,
01:48eh bien il y a eu beaucoup de destruction de postes le mois dernier aux Etats-Unis,
01:53de l'ordre de 150 000, alors que la veille, ADP parlait d'environ 50 000 créations de postes.
01:59Bref, c'est le flou total sur ce marché de l'emploi aux Etats-Unis,
02:02d'autant plus avec le shutdown, dans le sens où vous avez une économie américaine
02:06qui est en partie paralysée, donc forcément, ça n'aide pas.
02:09Dans le flou, là aussi, on a eu quelques prises de profit sur les indices américains.
02:14Après un très beau parcours depuis le mois d'avril, il ne faut pas l'oublier,
02:17des indices qui ont pris en ligne droite entre 20 et 40 %.
02:20Donc tout cela a pesé un petit peu sur la tendance hier,
02:23moins 1 % pour le S&P 500 et donc moins 1,9 % pour l'indice Nasdaq.
02:28On finit notre tour américain avec Tesla,
02:30et c'est 1 000 milliards de dollars validés pour Elon Musk.
02:33Avec des actionnaires qui ont dit oui à 75 % à ce plan gigantesque de 1 000 milliards.
02:39Alors pour cela, aujourd'hui, Elon Musk a 10 ans pour faire ses preuves.
02:42Il y a beaucoup d'objectifs, que ce soit sur la voiture autonome,
02:45sur les robots humanoïdes, sur la rentabilité du groupe, bien évidemment.
02:48A noter que vous avez quand même assez peu d'actionnaires qui ont voté.
02:51Le quorum était à 65 %.
02:53Ça veut dire que vous avez quand même 35 % des actionnaires de Tesla
02:56qui n'ont pas participé à cette ambléssemblée générale.
02:59Mais bon, vous connaissez le dicton, les absents ont toujours tort.
03:01Et ça s'est vu hier, puisqu'au final, ce qui compte,
03:03ce sont les actionnaires qui votent.
03:04Et ceux qui ont voté ont majoritairement dit oui.
03:07Le CAC 40 qui ouvre à l'instant, qu'est-ce qu'on a ?
03:09Eh bien, on a un CAC 40 qui ouvre en légère hausse de 0,3 %
03:12à la porte des 8 000 points, 7 986 points pour l'indice parisien.
03:17Il faut suivre Euronext ce matin,
03:19puisque c'est la dernière société du CAC 40 à publier ses résultats trimestriels
03:23avec des résultats trimestriels qui étaient meilleurs qu'attendus hier.
03:27Un groupe qui a notamment annoncé un programme de rachat d'actions
03:30pour 250 millions d'euros.
03:32Euronext qui, souvenez-vous, est rentré dans le CAC 40 cette année.
03:36Le CAC au CAC.
03:36Voilà, et en plus de ça, c'est la dernière valeur du CAC 40 à publier.
03:40Plus 1 % ce matin à l'ouverture pour ce titre.
03:42Euronext à 123 euros, avec donc un CAC qui ouvre en hausse de 0,2 %
03:47sur les autres indices en Europe.
03:49La tendance est timide également.
03:51Plus 0,3 % pour l'Eurostox 50,
03:53plus 0,2 % pour le DAX à Francfort.
03:56Il faudra bien sûr continuer de suivre la situation aux États-Unis
04:01en ce qui concerne les droits de douane.
04:03Vous avez vu la Cour suprême.
04:05Il n'a pas encore rendu son verdict,
04:06mais qui pour l'instant se montre très prudente
04:09sur ces fameux droits de douane qui ont été mis en place
04:11en milieu d'années par Donald Trump,
04:13qui hier dit...
04:14Il parle d'un plan B.
04:15Voilà, on réfléchit à un plan B.
04:17Alors, il n'en a pas dit plus.
04:18Étonnant.
04:18Mais là aussi, c'est le flou.
04:20Et puis surtout, imaginez si demain,
04:21ces droits de douane sont retoqués.
04:23L'État américain qui va devoir rembourser
04:25ces fameux droits de douane.
04:26Pendant un temps, ça fait monter le 10 ans américain,
04:28mais hier, il est un petit peu redescendu.
04:29Donc, pas mal de sujets d'inquiétude
04:31pour terminer cette semaine.
04:32Au menu de Good Morning Market.
04:33Nous reviendrons sur les publications d'entreprises
04:35dans un instant,
04:36notamment pour les petites et les moyennes valeurs
04:39avec Louis De Fels de Gellussac Gestion.
04:42Et puis ensuite, à 9h30,
04:43l'invité aujourd'hui de Good Morning Market,
04:46c'est Mickaël Fribourg.
04:47C'est le PDG de la compagnie Chargeur
04:49qui est présent dans le secteur du luxe,
04:51mais aussi dans le secteur industriel.
04:53Témoignage.
04:53Donc, dans un peu plus de 25 minutes,
04:55notamment sur les perspectives du groupe
04:57qui, visiblement, sont très bonnes
04:59pour l'année prochaine.
05:00Bonne émission à lundi.
05:04EFM Business présente
05:05Good Morning Market.
05:08Et c'est parti pour Good Morning Market.
05:11Le CAC 40, donc, il rebondit légèrement
05:12après la baisse de plus d'un pour cent hier.
05:140,26% de progression à la porte des 8 000 points.
05:177 985 points.
05:18Euronext gagne 3% après la publication
05:20de ses résultats.
05:21Et à l'inverse, JC Decaux,
05:22qui a fait part également de ses trimestriels,
05:24perd un peu plus de 2,9% à 14,90 €.
05:28La tendance, ça sera dans un instant avec Charles Janus.
05:31Et puis, on parlera également des valeurs
05:32qui font l'actualité avec Louis de Fels.
05:34Mais juste avant, on va se pencher
05:35sur la situation en France
05:37qui, visiblement, n'est pas si catastrophique
05:39que l'on aurait pu le croire.
05:41En tout cas, on va prendre un petit bol d'optimisme.
05:45En tout cas, relativiser les choses
05:46et regarder les choses concrètement
05:47avec Stéphane Koliak, qui est économiste
05:49chez BNP Paribas.
05:50Bonjour Stéphane Koliak.
05:51Merci de nous accompagner ce matin
05:53dans Good Morning Market.
05:55En effet, on va se pencher sur la situation
05:56en zone euro et plus particulièrement
05:58sur la situation en France
06:00avec quelques statistiques
06:01qui montrent visiblement que,
06:03un, l'investissement tient,
06:05même si c'est contrasté en France,
06:07mais surtout la production industrielle,
06:09l'industrie, a montré des signaux
06:11de résilience ces dernières semaines.
06:15Oui, exactement.
06:15Bonjour Étienne.
06:17Oui, on a des données positives
06:19et d'ailleurs, si on élargit un tout petit peu,
06:22on a des publications ce matin aussi en Allemagne
06:24qui sont, elles aussi, positives.
06:27Donc, cette vigueur de l'industrie,
06:30elle a plusieurs causes
06:32et en particulier en France,
06:33c'est lié très fortement à l'aéronautique
06:37puisqu'à partir du mois de juin,
06:40on a eu un saut un peu permanent
06:43dans la production
06:44et je le qualifie de permanent
06:47parce qu'on a observé
06:49que dans les trois mois qui ont suivi,
06:51ce niveau plus élevé de production,
06:52on est resté dessus.
06:53Donc, c'est un palier plus important,
06:55plus élevé
06:56qu'on a réussi à toucher
06:59à partir du mois de juin
07:00et toutes les données qui ont suivi,
07:03que ce soit en production,
07:05en livraison en particulier d'Airbus,
07:07en exportation,
07:09ont été bonnes.
07:10Donc, il semble que
07:12bien que dans le secteur,
07:15quand on pose la question
07:16des contraintes d'offres,
07:17la réponse est toujours
07:18avec la même intensité,
07:21ça pèse toujours,
07:22ça empêche quand même toujours
07:23de faire encore plus
07:25en termes de production,
07:26mais la production a augmenté
07:27et si jamais on arrivait
07:30à encore réduire
07:31ces contraintes d'offres,
07:31on pourrait aller encore plus haut
07:32parce qu'on n'est pas de retour
07:33à la prévision
07:35de la production d'avant Covid.
07:37Donc, il y a un potentiel,
07:39ça a augmenté,
07:40il y a même un potentiel
07:41un peu pour un upside là-dessus.
07:43Avec une situation quand même
07:44qui est contrastée
07:45sur le plan politique,
07:47est-ce que là,
07:48ce flou politique
07:49et tout ce bruit médiatique
07:51jouent sur aujourd'hui
07:53les entreprises,
07:54sur leur moral,
07:55sur l'investissement ?
07:57Alors, on peut dire
07:58que ça a joué
07:59d'un certain côté,
08:01notamment,
08:02on a l'expérience
08:03de la stratégie politique
08:04de l'année dernière
08:05et au quatrième trimestre 2024,
08:08premier trimestre 2025,
08:10oui, en effet,
08:10il y a eu un impact
08:11sur les créations d'entreprises
08:13qui se sont mises à stagner,
08:15sur l'emploi,
08:16on a eu des destructions d'emplois,
08:19mais par la suite,
08:20c'est plus un report
08:21des décisions d'embauche
08:23de création d'entreprises,
08:24et puis je parlerai aussi
08:25d'investissement,
08:26mais c'est plus un report
08:27qu'une annulation,
08:29parce qu'à partir
08:30du deuxième trimestre,
08:31on a vu un rebond
08:32de tous ces indicateurs.
08:34Pour revenir à l'investissement
08:35des entreprises,
08:36je pense que
08:37le trigger principal
08:40de l'évolution récente
08:41de l'investissement,
08:42c'est plus la baisse
08:43des taux d'intérêt
08:43aux entreprises,
08:45qui s'est faite
08:46en parallèle
08:46des tensions
08:47sur le taux sous-marin,
08:49des tensions
08:49qui sont relatives,
08:50mais qui existent,
08:51et le taux aux entreprises,
08:54lui,
08:54en parallèle,
08:54a baissé.
08:56Il y a eu une transmission
08:57de la politique monétaire
08:58de la BCE
08:59à ce taux-là,
09:00et ça a eu un impact
09:02sur l'investissement,
09:03puisqu'il a commencé
09:04à se stabiliser
09:05et même à rebondir
09:07un tout petit peu,
09:08même au moment
09:09de la sortie de vue
09:09de politique,
09:10ce qui montre bien
09:11qu'il y a d'autres facteurs
09:12qui étaient en cause
09:14et en jeu,
09:16et qui ont permis
09:16une légère progression
09:18de l'investissement
09:18fin d'année dernière,
09:20début de cette année,
09:22et une accélération
09:23assez marquée
09:24au troisième trimestre,
09:26avec l'effet
09:26de baisse des taux
09:27joint à plein,
09:28puisque désormais,
09:29le taux aux entreprises
09:30n'est pas loin
09:31du taux sous-marin
09:33à 10 ans.
09:34Donc ça,
09:34c'est quand même
09:35un facteur
09:36qui donne un appel
09:37d'air assez important.
09:38On parle de l'intelligence
09:39artificielle tous les jours
09:41ou presque.
09:42Est-ce que dans ces fameux
09:42chiffres d'investissement,
09:44on voit quand même
09:44aujourd'hui
09:45une tendance importante
09:47sur des sociétés
09:48qui achètent
09:49des services informatiques ?
09:52Il y a deux catégories
09:53d'investissement
09:54sur lesquelles ça peut jouer.
09:56Il y a l'investissement
09:57en équipement
09:58électrique
09:59et électronique.
10:02Et de fait,
10:03dans les biens,
10:05c'est ce qui a augmenté
10:06au troisième trimestre.
10:07Donc il n'y a pas
10:07de ventilation
10:08par catégorie de biens.
10:09Donc on ne peut pas avoir
10:10la preuve formelle
10:11qu'il s'agit de ça.
10:13Mais il y a quand même
10:14une forte présomption.
10:16Et donc on a
10:16une augmentation
10:18de l'équipement électrique
10:19et électronique.
10:21Et de l'autre côté,
10:21oui, on a une augmentation
10:22de l'investissement
10:24en ce qu'on appelle
10:24en information
10:25et communication.
10:26C'est ça le libellé de l'INSEE.
10:28Et ça,
10:29c'est une tendance structurelle.
10:31Mais au troisième trimestre,
10:32ça va au-dessus
10:34de la tendance.
10:35On a une augmentation
10:35de 0,4%
10:36de trimestre à trimestre
10:38qui va au-dessus
10:39du rythme habituel.
10:42Donc on a la forte présomption
10:43qu'il y a un impact.
10:44Des chiffres donc
10:45au-delà des attentes.
10:47Des attentes malgré tout
10:49qui étaient peut-être basses
10:50au vu du contexte.
10:51Quand vous regardez
10:52aujourd'hui
10:53les prévisions de croissance
10:54pour cette année,
10:55quels sont vos scénarios
10:56aujourd'hui
10:57chez BNP Paribas
10:58pour la France ?
11:00Alors pour cette année,
11:01l'année est faite.
11:02Globalement,
11:02on a les trois premiers trimestres.
11:04Donc on est beaucoup
11:05sur de l'acquis de croissance.
11:06On est à 0,8%.
11:09Pour l'instant,
11:10c'est à peu près
11:11la même prévision
11:12que l'INSEE
11:13qui avait publié ça
11:13dans sa note de conjoncture
11:14récemment.
11:16Donc là-dessus,
11:18il y aura peu de surprises,
11:19je pense.
11:21Par contre,
11:22en 2026,
11:23on peut penser
11:23à une accélération
11:24de la croissance
11:25parce que tout ce qu'on a vu
11:26et que j'ai commenté là
11:28et qui s'est renforcé
11:30surtout à partir
11:31du mois de juin,
11:32en 2026,
11:33on devrait l'avoir
11:33en année pleine.
11:34Donc quand on a ça
11:35sur 12 mois
11:35au lieu de l'avoir
11:36sur 6-7 mois,
11:37ça a forcément
11:38un impact plus important
11:39et on anticipe
11:411,1% de croissance
11:43nous par exemple
11:43l'année prochaine
11:44en France.
11:46Merci beaucoup Stéphane Colliak
11:47de nous avoir accompagné,
11:48économiste
11:48chez BNP Paribas
11:50afin de faire un point
11:50sur la situation en France,
11:52la production industrielle,
11:53l'investissement
11:54et également
11:55vos prévisions
11:56pour l'année prochaine.
11:579h12,
11:58on va jeter un coup d'œil
11:59sur la tendance
11:59à la Bourse de Paris
12:00avec un léger rebond
12:01depuis l'ouverture.
12:04Léger, oui,
12:05plus 0,2%
12:07pour le CAC 40
12:07à 7984 points
12:09après une baisse
12:10de plus d'un pour cent
12:11hier.
12:11Pour regarder en détail
12:13la séance du jour,
12:14c'est Charles Janus
12:15qui est en direct,
12:16analyste et gérant
12:17de Supernova.
12:18Bonjour Charles Janus,
12:19comment vous regardez
12:19un petit peu
12:20la tendance
12:21ces dernières heures
12:22avec à nouveau
12:22des inquiétudes
12:23sur l'ensemble
12:24des valeurs liées
12:25à l'intelligence artificielle ?
12:26Bonjour Etienne,
12:28ravi de vous retrouver
12:28tout d'abord.
12:29Alors effectivement,
12:30le CAC 40 a baissé hier
12:31de 1,36%,
12:33mais on est de retour
12:34en fait sur des niveaux
12:35clés de moyen terme,
12:36donc les 7900 points.
12:38Ce matin,
12:38on ouvre à peu près
12:39à 7980 points,
12:41un pivot de très court terme,
12:42mais le niveau à regarder
12:43en fait à moyen terme,
12:45c'est vraiment
12:45ces 7900 points.
12:47Alors si on regarde déjà
12:48par rapport à ce que vous avez
12:48vu au niveau des valeurs
12:50de l'intelligence artificielle,
12:51ce qui est intéressant de noter,
12:52c'est que les valeurs
12:53défensives hier
12:54à l'intérieur
12:55de l'indice parisien,
12:55elles ont joué leur rôle.
12:57On va parler ici
12:57de NG ou encore d'Orange.
12:59Alors on parle
13:00de valeurs défensives,
13:01mais c'est quand même
13:01des valeurs
13:02qui ont beaucoup progressé
13:02depuis le début de l'année,
13:03à peu près plus 40%
13:05pour les deux dossiers
13:06que je viens d'évoquer,
13:07mais qui jouent
13:07leur caractère défensif
13:08lors de séances comme hier
13:10où on a des consolidations
13:11de marché.
13:12À l'inverse,
13:13tout ce qui a progressé
13:14ces dernières semaines,
13:15c'est-à-dire tout ce qui est
13:16à la mode,
13:17la thématique IA
13:18que vous venez d'évoquer,
13:19donc nous on a
13:20Legrand et Schneider électrique
13:21qui sont liés à cette thématique
13:22au sein de l'indice parisien.
13:24Ou encore le secteur du luxe,
13:25avec le dossier emblématique
13:27en ce moment,
13:27c'est Kering
13:28qui effectue un rattrapage.
13:30Eh bien,
13:30ces dossiers-là,
13:30ils ont été pénalisés
13:31à l'image de la séance
13:32de Wall Street d'hier,
13:33c'est-à-dire tout ce qui a été
13:34à marché
13:35et tout ce que le marché
13:36a adoré ces dernières semaines,
13:38eh bien,
13:38ils commencent à l'écréter,
13:40on commence à alléger
13:40ces positions-là,
13:42tout simplement parce que
13:42les performances
13:43d'un point de vue boursier
13:44sont très belles,
13:45mais aussi d'un point de vue
13:46valorisation,
13:47on commence à toucher
13:47les bornes hautes
13:48et donc les investisseurs
13:50commencent à engranger
13:51des bénéfices
13:51juste avant les fêtes
13:53de fin d'année.
13:54Alors maintenant,
13:55si on regarde d'un point
13:55de vue technique précisément,
13:57l'indice parisien,
13:58il a reflué d'à peu près
13:593,3,5%.
14:00Donc on n'a rien cassé
14:02techniquement
14:02et on n'a pas du tout
14:03remis en cause
14:04la dynamique haussière
14:05sur l'indice parisien.
14:06Ça, c'est le point central
14:07de ce matin qu'il faut retenir,
14:09c'est que tant que les 7 900 points
14:11sont préservés en clôture,
14:12on reste à l'intérieur
14:14à la fois d'un canal aussi
14:15de moyen terme
14:15qui est en place depuis l'été
14:17et on reste surtout
14:18au-dessus de la borne haute
14:19de l'ancien training range
14:20dans lequel évoluait l'indice
14:22depuis à peu près 6 mois
14:23et dont on a longuement parlé
14:24qu'il y a beaucoup
14:25ennuye les opérateurs.
14:26On en est sortis,
14:27on revient tester sa borne haute
14:29et donc maintenant,
14:30l'élément central
14:31pour les prochains jours
14:32et les prochaines semaines,
14:33c'est de défendre
14:33ce niveau-là
14:34pour les opérateurs
14:35pour permettre à l'indice
14:36de rester en tendance haussière
14:37et surtout,
14:38pourquoi pas,
14:39de mettre en place
14:40un rallye de fin d'année
14:41d'ici quelques semaines.
14:42On aura la publication
14:44de Nvidia le 19 novembre prochain.
14:46Peut-être que ça reviendra
14:47et moustille les opérateurs
14:49pour remettre un petit peu
14:50de risque dans les portefeuilles.
14:52En tout cas,
14:52ce qui est important de noter,
14:53c'est que si les compartiments
14:54de marché qu'on a évoqués,
14:55donc le segment du luxe
14:56et la thématique qu'il y a,
14:58ne reprennent pas
14:58des forces d'ici
15:00quelques jours,
15:01quelques semaines,
15:02ce n'est évidemment pas
15:02Engie et Orange
15:03qui vont à L2 comme hier
15:05défendre l'indice parisien.
15:07Ça va servir
15:07de petit coussin à la baisse
15:09mais ça ne permettra pas
15:10à l'indice parisien
15:11de revenir vers les 8200 points.
15:13Donc ça,
15:14c'est très important
15:14de le noter.
15:167900 points à surveiller
15:17et le compartiment du luxe.
15:19Et puis,
15:19les deux ou trois valeurs
15:20thématiques qu'il y a
15:20qu'on a à l'intérieur
15:21d'indice parisien
15:22qui doivent repartir
15:23sous peine
15:23de réintégrer
15:24l'ancien training range
15:25et donc de passer
15:26d'une tendance haussière
15:27à une dynamique
15:28plutôt neutre
15:29pour la fin d'année.
15:297994 points à l'instant,
15:32une hausse de 0,37%.
15:34Le secteur du luxe
15:34que vous soulignez,
15:35Hermès,
15:36qui gagne 1,6%,
15:37c'est l'une des plus
15:38fortes hausses ce matin
15:38avec Euronext
15:40qui a publié ses résultats
15:41hier soir,
15:42des résultats meilleurs
15:42qu'attendus,
15:43un programme de rachat d'action
15:44de 250 millions d'euros.
15:45Ça porte la valeur
15:46au-delà des 125 euros
15:48quand du côté de Wall Street
15:49après la baisse d'hier,
15:50on a des contrats futurs
15:51qui sont en hausse
15:52de 0,3%, 0,4%.
15:53Vous suivrez bien sûr
15:55l'ouverture de Wall Street
15:56cet après-midi
15:56avec Guillaume Sommerer
15:57dans BFM Bourse
15:58et puis l'intelligence artificielle,
16:00nous en reparlerons
16:01dans une vingtaine de minutes
16:02avec François Meunier
16:03et avec Marc Riez.
16:05Merci beaucoup en tout cas
16:05Charles Janus
16:06de nous avoir accompagné ce matin,
16:07analyste indépendant
16:08et gérant de Supernova.
16:10Tout de suite,
16:10on va continuer à parler
16:11des valeurs,
16:12notamment du segment
16:13des Small Limit Cap.
16:16Avec notamment,
16:17vous le savez,
16:17dans une quinzaine de minutes,
16:19l'invité de l'émission
16:20sera Michael Fribourg,
16:21le PDG de Deux Chargeurs
16:22mais juste avant,
16:23on va regarder un petit peu
16:24cet univers des Small Limit Cap
16:25et notamment
16:26les résultats
16:27qui ont été nombreux
16:28ces dernières semaines
16:29avec Louis De Fels,
16:30directeur général
16:31de Guay-Lussac Gestion.
16:32Bonjour Louis.
16:33Bonjour Etienne.
16:33Merci d'être avec nous ce matin.
16:35En effet,
16:36on va faire un petit point
16:36sur notamment
16:37les Small Limit Cap,
16:39d'autant plus
16:39qu'il y a eu un salon
16:40qui s'est tenu cette semaine
16:42où les gérants
16:42et puis également
16:43les directions financières
16:44ont pu se réunir.
16:47Quel est un petit peu
16:47le moral des Small Limit Cap ?
16:49On parlait de la situation française
16:50en début d'émission
16:51qui est quand même
16:51assez contrastée.
16:53Assez contrastée
16:54mais avec du positif quand même.
16:55Donc en effet,
16:56mardi,
16:56il y avait le forum
16:57Gilbert Dupont.
16:58On a eu la chance
16:58de pouvoir voir
16:59pas mal de sociétés
17:00et notamment
17:01plusieurs sociétés
17:02dans les services informatiques.
17:03Vous savez,
17:03en ce moment,
17:03tout le monde dit
17:04c'est la fin du monde
17:05avec l'intelligence artificielle.
17:06Qu'est-ce qui va se passer
17:07sur les sociétés
17:08de services informatiques ?
17:09Et bien là,
17:10on était,
17:10j'étais échangé
17:11avec les patrons d'Aubay
17:12que j'aime beaucoup,
17:12une très belle société
17:13de services informatiques
17:14qui a encore
17:15décrié la chronique
17:16en faisant encore
17:17plus 6% de croissance organique
17:19sur le troisième trimestre
17:21donc en France,
17:22plus 3 ont publié.
17:23Donc c'est vraiment
17:24une société qui est très bien.
17:25Il y aura toujours
17:25besoin de personnes
17:26pour l'intelligence artificielle
17:28et au contraire,
17:28ils vont plutôt être bénéfiques.
17:30Il y a la société Neurone
17:31qui a publié jeudi soir aussi,
17:33donc mercredi soir,
17:33donc la publication
17:34de jeudi matin,
17:35qui a très bien réagi
17:36en bourse.
17:36Donc Neurone,
17:37notamment,
17:37poussé par tout
17:38ce qui est infrastructure IA.
17:40Donc voilà,
17:40ils ont fait 5,1%
17:41de croissance organique.
17:42Donc c'est vrai
17:43qu'on regarde Capgemini,
17:44le grand frère
17:44qui lui a fait zéro,
17:45tout le monde se dit
17:45qu'est-ce qui va se passer.
17:47On a vu pas mal
17:48de licenciements
17:50dans le secteur,
17:50mais voilà,
17:51c'est des acteurs
17:52de niche de marché
17:52comme ça
17:53qui vont être toujours présents.
17:54Donc voilà,
17:55ça c'est des belles valeurs.
17:56Donc le moral est là,
17:57même en France,
17:58on a des croissances organiques
17:59en France.
18:00Et même l'acteur
18:00de conseil en informatique
18:01qui est plutôt en amont
18:02de la chaîne WaveStone
18:03qui n'était pas là
18:04mais qu'on avait vu
18:04juste un peu avant,
18:05qui a dit que ça y est,
18:06qui a publié ce trimestre
18:07et surtout qui a dit
18:08que ça y est,
18:08la demande reparte un peu,
18:10notamment dans le service bancaire
18:11et même dans le luxe.
18:12Donc c'était plutôt
18:13assez positif.
18:14Voilà, un peu,
18:14ça faisait du bien
18:15sur ce secteur-là.
18:16Sachant que le secteur bancaire,
18:17c'est un gros client
18:18pour ce segment des ESN.
18:20Souvent,
18:21c'est entre 30-40%
18:22du chiffre d'affaires
18:23selon les sociétés
18:23et c'est vrai
18:24qu'ils continuent,
18:25les assureurs aussi continuent.
18:26Il y a plein,
18:27plein d'investissements
18:28dans le digital.
18:29Après,
18:29les sociétés comme Neurone
18:31qui sont plus dans l'infrastructure
18:32donc pour pouvoir faire ça
18:33et c'est vrai que l'IA,
18:34c'est M. Luc Dechemart
18:35qui disait à chaque fois,
18:36à chaque fois,
18:37on me dit
18:37la révolution Internet,
18:38on ne va servir plus à rien.
18:40Les métiers évoluent.
18:41C'est vrai que peut-être
18:41le Ldesk qu'on fait Neurone,
18:43il y a une partie
18:43de son chaîne d'affaires
18:43qui va peut-être disparaître
18:44avec les chatbots, etc.
18:45Mais c'est pas grave,
18:46ils vont être plus en lien,
18:47ils vont faire l'infrastructure.
18:48Il y a beaucoup d'autres choses.
18:49Évidemment,
18:49ils ont leur propre cloud privé Neurone
18:51donc c'est une superbe société
18:52qu'on recommande
18:53à nos investisseurs.
18:54Voilà,
18:54donc ce segment des ESN
18:56avec les valeurs
18:56que vous avez citées
18:57nombreuses
18:57à la Bourse de Paris
18:58dont OB
18:59ou encore Neurone
19:01dans le secteur
19:02cette fois
19:03de la construction.
19:04Exaom
19:04qui était d'ailleurs
19:05sur ce plateau
19:05il y a quelques semaines
19:06a publié son chiffre d'affaires.
19:08Bon,
19:08c'était compliqué
19:09pour eux ces dernières années
19:10mais là visiblement
19:11ça va un peu mieux.
19:12Voilà,
19:13en effet dans le marasme économique
19:14qu'on a vu
19:15ça va assez bien.
19:16Donc Exaom
19:17c'est le leader français
19:18de la maison individuelle
19:19et ce qu'on appelle
19:20les ventes
19:20Maisons France Confort
19:21c'est ça.
19:22L'ancien nom de Maisons France Confort
19:23qui a changé de nom.
19:24Donc c'est le leader français
19:25donc ils ont quasiment
19:2615% de part de marché
19:28où ils sont présents
19:28et ce qui est assez intéressant
19:31que les ventes
19:32donc c'est-à-dire
19:32leur chiffre d'affaires futur
19:33s'était effondré
19:34avec la remontée
19:36forte des taux d'intérêt
19:36et l'instabilité politique
19:38et bien là
19:38malgré
19:39les soubresauts récents
19:41les ventes
19:42donc le chiffre d'affaires
19:42continue d'être en forte progression
19:44d'en hausse
19:44quasiment de 50%
19:46donc on dirait
19:46il y a eu 3 ans
19:47de forte baisse
19:47et donc ça va mieux
19:49et on s'est dit
19:50et surtout avec les municipales
19:51qui arrivent
19:52on aurait pu se dire
19:52est-ce que ça va ralentir
19:53et pas du tout
19:54souvent les maires
19:56la maison individuelle
19:56est quelque chose
19:57qui est assez bien
19:57est-ce que ça re-remplit
19:58les écoles
19:59donc ça repart bien
20:01le moral et au beau fixe
20:02surtout qu'ils ont eu
20:04pendant la baisse
20:05des carnets de commandes
20:06qu'ils ont fait
20:06ils ont bien renégocié
20:07les prix
20:08parce qu'après le Covid
20:09les terrains
20:10sont devenus hyper chers
20:11donc maintenant
20:11on rachète des terrains
20:12à prix correct
20:13les coûts de construction
20:14ont baissé
20:14donc la marge brute
20:15est revenue positive
20:16et le volume qui repart
20:18donc normalement
20:18en 2026
20:19ça va être une très belle année
20:20pour Exaum
20:21Exaum qui est peut-être
20:23dépendant un petit peu
20:23des taux d'intérêt
20:24on voit qu'il remonte
20:25un petit peu en France
20:26comment ils abordent ce sujet
20:28alors pour le moment
20:29ça les impacte pas trop
20:30c'est vrai que les taux
20:30n'ont pas encore vraiment remonté
20:32donc il y a eu un tout petit peu
20:34de taux d'annulation
20:35qui est revenu
20:35vous savez que souvent
20:36il y a un taux d'annulation
20:37autour de 15%
20:38les gens se projettent
20:39sur un projet
20:39et là le taux d'annulation
20:41a monté peut-être
20:42de 2 ou 3%
20:42donc ils ne sont pas très inquiets
20:43c'est assez récent
20:45et donc voilà
20:45c'est plutôt bon signe
20:46parce que vous savez
20:47que quand vous achetez
20:49une maison individuelle
20:50il faut 9 mois
20:51le temps de commencer
20:52le chantier
20:53et après entre 12 à 15 mois
20:55le fin de la construction
20:56donc on se dit
20:57voilà
20:57donc si
20:57Maison France Confort
20:59Exaom repart
21:00on se projette
21:01comme ça fait déjà un an
21:02que le carnet de camp
21:03on a revenu
21:03on peut se dire
21:04que dans 6-9 mois
21:05les sociétés
21:05un peu comme Saint-Gobain
21:06Point P
21:07ou Saint-Messay
21:07qui sont les négoces de matériaux
21:09devraient également bénéficier
21:11en dérivée seconde
21:12mais pas tout de suite
21:13plutôt dans 6-9 mois
21:14Voilà pour le cas de Exaom
21:16Gérard Perrier également
21:17alors là on est dans le secteur
21:18de l'industrie
21:19c'est notamment un groupe
21:20qui est très présent
21:21du côté des centrales nucléaires
21:23dans l'électrification
21:23Exactement
21:24donc c'est une société familiale
21:26qu'on aime beaucoup
21:26on a eu la chance
21:27d'avoir le père
21:28et la fille
21:29qui étaient là maintenant
21:30qui est une nouvelle directrice générale
21:31très belle société
21:32donc vraiment dans des niches de marché
21:34c'est un peu comme un mini-spi
21:35où voilà un peu
21:36comme ils vont aussi
21:37dans les centrales nucléaires
21:38ils sont là pour le grand carénal
21:39vous savez que maintenant
21:39EDF
21:40vous avez vu qu'au début
21:40on a relancé
21:41les centrales nucléaires
21:4260 ans, 80 ans
21:43et maintenant le gouvernement
21:44a dit
21:44bon allez maintenant
21:45on donne plus d'années
21:45donc ils ont un boulevard
21:46de croissance devant eux
21:47là EDF s'était un peu restructuré
21:49donc il y a eu un peu
21:50d'impact croissant cette année
21:51donc le titre a été un peu boudé
21:52mais en revanche
21:53voilà il y a des très bonnes
21:54croissances à venir
21:56pour 2026-2027
21:58jusqu'en 2029
21:58le président nous a confirmé
22:00donc c'est une très belle société familiale
22:02qui souffre un peu
22:02malheureusement
22:03du contexte
22:04sur les micro-caps français
22:05voilà
22:05c'est un peu un désamour
22:06c'est une très belle société
22:07donc le titre est encore
22:08à moins 10 depuis le début de l'année
22:10alors que la visibilité
22:11ils sont que sur des niches de marché
22:14qu'on aime beaucoup
22:14la défense
22:15l'électrification
22:16le nucléaire
22:17il y a tout pour plaire
22:18mais voilà pour l'instant
22:19le titre est boudé
22:20donc c'est une très belle opportunité
22:21selon nous
22:21300 millions de capitalisation boursière
22:23pour Gérard Perrier
22:25Industrie
22:25et puis un mot quand même
22:26du secteur des spiritueux
22:27que c'est compliqué
22:28pour ce secteur
22:29encore hier
22:30Diageo
22:31numéro 1 mondial des spiritueux
22:32a revu à la baisse
22:33ses perspectives
22:34avec visiblement
22:35une demande
22:35qui est toujours
22:36à tonne en Amérique du Nord
22:37il y a des petits témoignages
22:38de valeur qui sont présentes
22:39dans ce secteur des spiritueux
22:41en France
22:42oui donc il y a Rémi Cointreau
22:43beaucoup
22:43j'en connais
22:44sur Cognac
22:44qui souffre beaucoup
22:46et c'est vrai que nous
22:47on a eu la chance
22:48de voir le patron
22:49monsieur Jérôme François
22:50qui est le patron
22:51donc des générations 3
22:52de Tonnellerie François Frère
22:54donc c'est le leader français
22:55dans les tonneaux
22:56et pour le bourbon
22:58le whisky
22:59et également dans le vin
23:00donc c'est vrai que le bourbon
23:01il y a eu
23:02post-Covid
23:03des investissements massifs
23:04donc les gros clients
23:05c'est les Diageo
23:06dont on l'a cité
23:06c'est les Bernon Ricard
23:07etc
23:08donc eux ont fait
23:09beaucoup d'investissements massifs
23:10et là
23:11coup d'arrêt total
23:12avec la remontée des taux aux US
23:13il y a eu trop de stock
23:14consommation un peu plus en berne
23:16donc ils ont dû réajuster
23:17donc c'est vrai que là
23:18ça va un peu moins bien
23:20peut-être dans le bourbon
23:21selon le patron
23:22on aurait peut-être touché
23:23le point bas
23:24peut-être remontée
23:25mais prudence
23:26en revanche dans le vin
23:27c'est de plus en plus compliqué
23:28maintenant vous savez
23:28que la biodynamie
23:29les grands producteurs de vin
23:31maintenant font moins de vin
23:32mais mieux
23:32on fait moins de bois
23:34avant c'était par cœur
23:35il fallait mettre beaucoup de bois
23:36dans le vin
23:36et là maintenant
23:37c'est vrai qu'il y a peut-être
23:38une tendance qui a un peu changé
23:39donc voilà
23:40le temps que les tonneaux
23:41dans le vin repart
23:41ça se mettra un petit peu plus de temps
23:43mais en revanche
23:44la société a 13 heures de guerre
23:46de bois fini
23:46et aujourd'hui
23:47son stock de bois
23:48vaut quasiment la capitalisation
23:49donc voilà
23:50marché très compliqué
23:51mais les valorisations
23:52sont revenus quasiment
23:53au plus bas historique
23:54et il y a du rendement
23:55sur ces valeurs ?
23:56Non c'est pas des valeurs de rendement
23:58alors le dividende
23:59est un peu baissé
23:59ce qu'il y a eu quand même
24:00beaucoup d'investissements
24:01c'est une société de dette
24:01parce qu'il faut financer
24:03évidemment le stock de bois
24:04donc aujourd'hui
24:05il y a plus de 420 millions
24:06de stocks de bois
24:07déjà valorisés avant
24:09donc c'est vrai que le bois
24:10ça prend de la valeur
24:11donc voilà
24:11c'est vrai que le dividende
24:12avait un peu baissé
24:13mais oui
24:13à ce prix ça offre
24:14des bons rendements
24:15sachant que la dette
24:16est bien maîtrisée
24:17il n'y a aucun problème de dette
24:18sachant qu'il y a le collatéral
24:19en face
24:20qui est le stock de bois
24:20donc voilà
24:21c'est des très belles sociétés familiales
24:23donc voilà
24:23on a vu
24:24ce forum Giver du Bon
24:25on a vu un peu
24:26différents secteurs
24:27donc oui
24:28la France est un peu compliquée
24:29en ce moment
24:29mais il y a des belles choses à faire
24:31et c'est des belles petites sociétés
24:33du terroir
24:34qu'on a beaucoup
24:35Voilà pour le cas de TFF
24:36mais aussi de Hexaom
24:37Gérard Perrier
24:38Aubé
24:38ou encore Neuron
24:39que nous avons évoqué
24:40depuis le début
24:41de cet entretien
24:42merci beaucoup
24:43Louis Defeuze
24:44de nous avoir partagé
24:44vos convictions ce matin
24:45directeur général
24:47de Gué-Lussac
24:48Gestion
24:48qui est bien sûr spécialisé
24:49dans les petites
24:50et moyennes valeurs françaises
24:51mais pas uniquement
24:52il y a aussi des valeurs européennes
24:54on aura notamment
24:55le cas d'en reparler
24:56très prochainement
24:57on se retrouve dans un instant
24:59très courte pause
25:00et puis ensuite
25:00ça sera
25:00Mickaël Fribourg
25:01le PDG
25:02de la compagnie Charger
25:03vous savez
25:04c'est une small and mid cap
25:05qui est présente en France
25:06mais pas uniquement
25:06qui est présente
25:07aux Etats-Unis
25:08à l'étranger
25:09de façon plus globale
25:10dans le secteur de la culture
25:11avec les musées
25:12mais aussi
25:13dans le secteur de la mode
25:14puisqu'il travaille
25:15avec les plus grands noms
25:16du luxe
25:17il nous donnera
25:17dans un instant
25:18ses perspectives
25:19pour cette année
25:19après la publication
25:20de son chiffre d'affaires
25:21à tout de suite
25:22BFM Business présente
25:25Good Morning Market
25:27Etienne Braque
25:29Et c'est parti pour
25:30Good Morning Market
25:31deuxième partie
25:32en direct jusqu'à 10h
25:33et puis bien sûr
25:34ensuite vous retrouvez
25:34les experts
25:35avec Raphaël Lejean
25:36dans une dizaine de minutes
25:37ça sera François Monnier
25:38et Marc Ries
25:39qui seront avec nous
25:40nous parlerons bien sûr
25:40des doutes sur
25:42l'intelligence artificielle
25:43et vous avez vu
25:44cette semaine
25:44le cas d'OpenEI
25:45juste avant
25:46un petit coup d'oeil
25:46sur la tendance
25:47à la Bourse de Paris
25:48après une perte
25:49de plus d'un pour cent
25:50hier soir à la clôture
25:51le CAC 40 rebondit
25:52mais vraiment
25:53très légèrement
25:53c'est timide
25:54plus 0,1%
25:55le seuil des 8000 points
25:58qui n'est pas très loin
25:597971 points
26:01Euronext
26:02qui a publié
26:02ses trimestriels
26:03gagne 3,5%
26:04Ercelor, Hermès
26:06ou encore Legrand
26:07gagne également
26:07un peu plus d'un pour cent
26:08quand à l'inverse
26:09hors CAC 40
26:10JC Decaux
26:11qui a publié
26:11son chiffre d'affaires
26:12hier
26:12perd 2,3%
26:14tout de suite
26:14on va parler
26:14d'une société
26:16qui est très présente
26:17à l'international
26:18c'est la compagnie
26:18Charger Invest
26:19et son président
26:22directeur général
26:23est avec nous
26:24ce matin
26:24en plateau
26:25Mickaël Fribourg
26:25bonjour Mickaël Fribourg
26:27bonjour
26:27merci d'être avec nous
26:28ce matin
26:28vous avez publié
26:29vos résultats
26:30cette semaine
26:30chiffre d'affaires
26:31à 9 mois
26:32aujourd'hui
26:33la compagnie
26:34Charger Invest
26:34fête ses 154 ans
26:37bientôt
26:37c'est aujourd'hui
26:39une compagnie
26:39que vous contrôlez
26:40avec votre famille
26:42à plus de 65%
26:43vous êtes présent
26:44dans 3 secteurs
26:45les matériaux innovants
26:46la mode
26:47mais également
26:47la culture
26:48avec notamment
26:49une présence très forte
26:50dans les musées
26:51absolument
26:51le modèle
26:52de la compagnie
26:54Charger
26:54c'est de bâtir
26:56des numéros 1 mondiaux
26:57et nous avons
26:57dans notre portefeuille
26:58d'activité
26:594 numéros 1 mondiaux
27:01sur les 3 thèmes
27:02que vous avez dessinés
27:03avec cette particularité
27:05à la fois
27:06d'investir
27:06dans des métiers
27:07industriels
27:08mais aussi
27:09dans des métiers
27:09de service
27:10dans des métiers
27:11culturels
27:11où nous développons
27:13le leadership mondial
27:14et c'est évidemment
27:15un très grand succès
27:16pour notre maison
27:18avec un chiffre d'affaires
27:19qui a été dévoilé
27:21cette semaine
27:21quasi stable
27:23néanmoins aujourd'hui
27:23il y a une activité
27:24qui porte votre groupe
27:26c'est l'activité
27:26mode et savoir-faire
27:28en fait vous fabriquez
27:30des textiles
27:31mais également
27:32certains produits
27:33à destination
27:34de grands noms
27:34du luxe
27:35ça passe notamment
27:36par des produits de laine
27:37comme ça peut être
27:38sur des tissus
27:39un petit peu plus techniques
27:40comment se porte
27:41aujourd'hui
27:41cette activité
27:42sachant que
27:43c'est vrai qu'en France
27:44on a la chance
27:45d'avoir de grands noms
27:46du luxe
27:47alors on a nous
27:48deux grands puissants
27:50moteurs de croissance
27:51encore plus important
27:52que celui que vous avez décrit
27:53qui est notre secteur
27:54culturel
27:55dans les musées
27:56mais aussi
27:56notre secteur
27:58dans la chimie
27:59les matériaux innovants
28:00Novacel
28:00qui est leader mondial
28:01des films de procédés
28:02pour l'industrie
28:03ça ce sont
28:04nos deux grands
28:04puissants moteurs
28:05et puis on a
28:06nos activités textiles
28:07qui ont été impactées
28:08par les droits de douane
28:10de Trump
28:11mais dont on observe
28:11vous avez raison
28:12un rétablissement
28:16graduel
28:16là sur cette fin d'année
28:18notamment en Asie
28:19notamment aux Etats-Unis
28:20mais quand même
28:21les grands moteurs
28:23puissants de croissance
28:23c'est nos activités culturelles
28:25nos activités dans la chimie
28:26et aussi nos activités
28:27dans le luxe
28:28alors il y a deux catégories
28:29dans le luxe
28:30vous avez ce qu'on appelle
28:32le Quiet Luxury
28:33comme les Mark Swain
28:34Cambridge Thatcher
28:35l'Altesse que nous possédons
28:36et il faut dire
28:37qu'elles fonctionnent
28:38très très bien
28:39très bonne croissance
28:40on a des dynamiques
28:41extrêmement impressionnantes
28:43sur leur désirabilité
28:44et puis il y a
28:45les géants du luxe
28:46dont nous sommes là
28:47nous des fournisseurs
28:48on intervient
28:50dans le B2B
28:51dans ce secteur
28:52ils ont beaucoup su faire
28:53ils sont en phase
28:54de réinvention
28:55mais on observe
28:57en Europe
28:58quand même
28:59un certain progrès
28:59alors pour une raison
29:00assez simple
29:01c'est qu'ils ont vendu
29:02énormément de sacs à main
29:03mais ils ont besoin
29:04de revenir à des fondamentaux
29:05et de vendre
29:06un peu plus
29:06de vêtements d'excellence
29:07et quand il y a
29:08vêtements d'excellence
29:09il y a chargeur
29:10avec notamment
29:11certaines laines
29:12qui sont très convoitées
29:13aujourd'hui
29:14comment ça se passe
29:15aux Etats-Unis
29:16avec les droits de douane
29:18où est-ce que vos produits
29:19sont fabriqués
29:19est-ce qu'ils sont impactés
29:20par ces droits de douane
29:21comment vous avez pu
29:22gérer ces différents épisodes
29:23avec on l'a vu
29:24des tarifs douaniers
29:25qui ont changé
29:26régulièrement
29:26depuis les annonces
29:28du mois d'avril
29:28alors d'abord
29:28on a quand même
29:29des pouvoirs de marché
29:31assez importants
29:32et des positions de marché
29:34extrêmement importantes
29:35des produits
29:35qui sont irremplaçables
29:36ou indispensables
29:37donc nous avons
29:38transféré l'impact
29:39des droits de douane
29:39sur un certain nombre
29:40de secteurs d'activité
29:41dans le domaine textile
29:43nous produisons en Asie
29:44pour les marques américaines
29:45donc nous sommes
29:45le premier fournisseur
29:46et là
29:47il y a eu un effet
29:48d'attentisme
29:49qui a été assez
29:51manifeste
29:51entre
29:52disons
29:53mars et septembre
29:55maintenant ça commence
29:56à se rétablir
29:57il faut composer avec
30:00et
30:01bon
30:01c'est un élément
30:03assez anecdotique
30:04à l'horizon de long terme
30:05de nos
30:06154 ans
30:07parce que vous savez
30:07le groupe il a connu
30:08des guerres
30:08le Covid
30:09à chaque fois
30:10nous avons adapté
30:12notre dispositif industriel
30:13nous ce qu'on aimerait
30:16c'est que
30:16l'Europe protège
30:17aussi bien ses industriels
30:18que Donald Trump
30:19essaie de le faire
30:20donc nous on n'est pas critiques
30:20vous invite Donald Trump
30:21il protège son économie
30:23et il est en droit
30:23de le faire
30:24on observe actuellement
30:25une déferlante
30:26de textiles chinois
30:28à bas coût
30:28qui sont absolument
30:29un scandale environnemental
30:31un scandale économique
30:32un scandale humain
30:33et industriel
30:34et on se demande
30:35ce que fait l'Europe
30:35elle attend quoi
30:36en France
30:37il commençait à y avoir
30:37une réaction autour
30:38de la DGCRF
30:39qui s'est dit
30:39je vais bloquer
30:40les paquets
30:41bon très bien
30:42mais on se demande
30:44comment les activités
30:45industrielles
30:46vont être protégées
30:47nous nous sommes des investisseurs
30:48de long terme
30:49au sein de la compagnie
30:50Charger Invest
30:50nous avons investi
30:52des centaines de millions
30:53en France
30:54dans différents secteurs
30:55d'activité
30:56nous avons à plusieurs reprises
30:57dit aux autorités
30:58qu'il fallait davantage
30:59protéger les industriels
31:00européens
31:01et nous observons
31:02que rien n'a été fait
31:03ils n'ont absolument rien fait
31:05donc c'est quand même
31:06un élément assez préoccupant
31:08pour autant
31:09c'est pas grave
31:09on vend hors de France
31:11on développe hors de France
31:12on investit aussi hors de France
31:14on investit hors d'Europe
31:15bon bah on gère nos succès autrement
31:17puisque chez nous
31:17on nous aide pas
31:18est-ce que la politique
31:19de Donald Trump
31:20aujourd'hui
31:21remet un petit peu en cause
31:22vos investissements
31:22vous dites
31:23on investit hors de France
31:24est-ce qu'aujourd'hui
31:25vous dites
31:25bon bah on va aller
31:26construire certaines usines
31:28ou certains sites
31:29aux Etats-Unis
31:30puisqu'au final là-bas
31:31comme vous le dites
31:31on est mieux accueilli
31:32qu'ici en Europe
31:33l'Europe est déjà en retard
31:35de plusieurs batailles
31:36vous savez
31:36parce qu'aujourd'hui nous
31:3740% de notre activité
31:39directe et indirecte
31:40elle se joue aux Etats-Unis
31:41notre activité
31:42notre chiffre d'affaires
31:43en France
31:44c'est à peu près
31:454% de notre activité mondiale
31:47vous vous rendez compte
31:48donc nous avons
31:49des usines en France
31:50nous sommes un des gros
31:51exportateurs français
31:52nous protégeons
31:53les emplois en France
31:54mais les emplois
31:55ils sont protégés
31:56parce que ce sont
31:57c'est nous
31:58nous sommes investisseurs
31:59et nous sommes les propriétaires
32:00nous sommes un groupe familial
32:01nous raisonnons à long terme
32:02nous avons des partenaires
32:04aussi institutionnels
32:05à nos côtés
32:06qui ont des sociétaires
32:08les sociétaires
32:09de Groupama
32:09de la Carac
32:10de la MS et SF
32:11qui peuvent être
32:11extrêmement fiers
32:13de la culture d'investissement
32:14de long terme
32:15et vous qui êtes au quotidien
32:16en train de regarder
32:18les performances trimestrielles
32:20j'insiste là-dessus
32:21il faut que l'Europe
32:22et que les industriels européens
32:23reviennent dans une culture
32:24du long terme
32:25nous on n'est pas une start-up
32:26qui est née il y a 6 mois
32:27et qui sera morte dans 6 mois
32:28on existe depuis 154 ans
32:31ça veut dire quoi
32:32dans notre économie
32:33court-termiste
32:34et bien ça veut dire
32:35qu'il y a des familles
32:36il y a des partenaires
32:37de ces familles
32:38qui ont des visions
32:39sur des actifs stratégiques
32:40qui peuvent bâtir
32:41des leaders mondiaux
32:42qui peuvent planter
32:43le drapeau français
32:45et européen
32:45à l'international
32:46qui développent
32:48l'emploi en France
32:48qui développent
32:49les territoires français
32:50qui développent aussi
32:51des activités
32:52hors de France
32:53et avec succès
32:54et qui nous permettent
32:55de nous protéger
32:56de nous protéger aussi
32:57de la folie bureaucratique
32:59administrative
32:59politique
33:00financière
33:01fiscale
33:02qui s'empile
33:03au niveau
33:04européen et français
33:05Compagnie Charger Invest
33:06est cotée en bourse
33:07je disais
33:08vous détenez
33:08quasiment 65%
33:10du capital
33:10est-ce qu'aujourd'hui
33:12vous avez la tentation
33:13de partir
33:14en tout cas
33:14de réfléchir
33:16un petit peu
33:16à votre organisation
33:17si j'ai un conseil
33:17à donner
33:18aux entreprises
33:19qui envisageraient
33:20de s'introduire
33:21à la bourse de Paris
33:21je leur dis
33:22le faites surtout pas
33:23surtout pas
33:24pour deux raisons
33:25d'abord parce que
33:26traditionnellement
33:27les français quand même
33:27à part ceux qui vous regardent
33:28n'aiment pas beaucoup
33:29la bourse
33:29deuxièmement parce que
33:31il n'y a pas de capitaux
33:32longs en France
33:33parce qu'il n'y a pas
33:33de retraite par capitalisation
33:35et puis
33:36troisièmement parce que
33:37les organisateurs eux-mêmes
33:38de la bourse à Paris
33:40notamment Euronext
33:41nous semblent finalement
33:42assez peu enclins
33:43à soutenir les valeurs moyennes
33:44si vous pouvez me citer
33:45des valeurs moyennes
33:46de taille moyenne
33:47qui sont devenues
33:48des multi-billions
33:49vélues
33:49au cours des dix dernières années
33:51ben alors
33:52je vous tire mon chapeau
33:54il n'y en a pas
33:55il n'y en a pas
33:56pourquoi ?
33:56parce que vous avez
33:56deux mondes finalement
33:57parallèles
33:58d'un côté le private equity
33:59qui lui accélère
34:01et amplifie
34:02des grandes ETI
34:03et en fait des grands groupes
34:04ou des groupes familiaux
34:06qui le font
34:07comme nous aussi
34:08on le fait
34:08dans notre modèle
34:09et puis à côté de ça
34:10vous avez
34:11les ETI
34:12qui sont encore en bourse
34:13nous
34:13nous n'avons pas
34:14nous n'avons pas du tout
34:15caché
34:16qu'on regardait
34:17éventuellement
34:18de ce côté
34:19sur d'autres places
34:20en Europe
34:20ça devrait un petit peu
34:21quand même
34:22alerter à un moment donné
34:23de toute façon
34:23nous on a déjà
34:24beaucoup d'actionnaires
34:25dans le flottant
34:26de la compagnie
34:27Charger Invest
34:27qui ne vivent plus en France
34:30qui déjà
34:31habitent en Angleterre
34:32en Suisse
34:33en Belgique
34:33ailleurs
34:34qui sont des investisseurs
34:35familiaux de long terme
34:36donc finalement
34:37ils nous disent quoi
34:38ils nous disent
34:38bon bah écoutez
34:39si vous allez un jour
34:40vous coter à Zurich
34:41on vous suivra
34:42si vous allez vous coter à Londres
34:43on vous suivra
34:43eux ils aiment Charger
34:45dans une culture de long terme
34:46ce qui les intéresse
34:47c'est la façon
34:48dont nous bâtissons
34:49et nous essayons
34:50je crois avec quelques succès
34:51de bâtir
34:52des champions
34:53des affaires
34:54de long terme
34:55pour transformer
34:55des ETI
34:56en grands groupes
34:57vous réfléchissez aujourd'hui
34:58à CD Nova Cell
35:00c'est le leader mondial
35:01des films de process
35:02vous avez dit en septembre 2025
35:04étudier une session
35:05quelle est aujourd'hui
35:06la stratégie du groupe
35:08pourquoi céder cette activité
35:09et puis surtout
35:10aujourd'hui
35:11quelles sont les activités
35:12qui pourraient vous intéresser
35:14alors d'abord
35:15c'est une activité
35:16dont on est extrêmement fier
35:17qu'on accompagne maintenant
35:18depuis 40 ans
35:18donc c'est quand même pas
35:19du court termiste
35:20on en a fait un numéro 1 mondial
35:22qui est extrêmement désiré
35:24puisqu'il est extrêmement désiré
35:25par des industriels
35:26ou par des financiers
35:27on examine l'opportunité
35:29pour nous
35:29soit de le céder en totalité
35:31soit de le garder
35:32c'est une réflexion
35:34qui est très active
35:35et en cours
35:36on verra
35:36et si on le faisait aboutir
35:38bien évidemment
35:39on redéploiera cela
35:40dans nos autres pôles
35:42d'activité
35:42notamment autour
35:43de la mode et des savoir-faire
35:44mais aussi de la culture
35:45et de l'éducation
35:47c'est notre culture
35:49industrielle et financière
35:50au sein de la compagnie
35:51Charger Invest
35:51d'organiser aussi
35:52de la rotation d'actifs
35:53de redonner aussi
35:55à l'ensemble
35:56de l'entreprise
35:58des marges de manœuvre
35:59complémentaires
36:00et de valoriser
36:01aujourd'hui on a un actif net
36:02réévalué de 24 euros
36:03et un cours
36:04qui est en dessous
36:04de 10 euros
36:05donc il y a un petit décalage
36:06entre notre cours de bourse
36:07et la valeur
36:08de notre actif net
36:09réévalué
36:10si je fais simple
36:10aujourd'hui
36:11NovaSel
36:11c'est estimé à 200-300 millions
36:13c'est votre capitalisation boursière
36:14c'est-à-dire qu'en fait
36:15cette simple activité
36:16aujourd'hui
36:16c'est votre capitalisation boursière
36:17donc la bourse
36:18ne prend pas en compte
36:19la partie culture
36:20éducation
36:21mode et savoir-faire
36:21aujourd'hui
36:22dans notre actif net
36:23réévalué
36:24c'est à peu près
36:25un tiers
36:26un gros tiers
36:27de notre actif brut
36:28de l'ensemble
36:29de la valeur de nos actifs
36:30donc c'est déjà
36:31depuis longtemps
36:31moins de 50%
36:32de nos activités
36:33parce que nous avons eu
36:35énormément de succès
36:36sur le reste
36:36tout en continuant
36:37à faire croître
36:38NovaSel
36:39mais voilà
36:39on ne s'interdit rien
36:40on va regarder
36:41et puis aussi
36:42nous serons évidemment
36:44opportunistes
36:44sans s'interdire éventuellement
36:45un schéma
36:46où nous demeurerions
36:48un accompagnateur minoritaire
36:50de long terme
36:50au sein de l'affaire
36:51on décidera
36:53le moment venu
36:54et on se démulte
36:56il y a des marques
36:56d'intérêt
36:57aujourd'hui
36:57vous avez des coups de fil
36:58enfin cette partie
36:59de nos lacets
37:00plus que des coups de fil
37:00et plus que des marques
37:01d'intérêt
37:02c'est-à-dire des gens
37:02qui ont souhaité
37:03explorer avec nous
37:04de façon approfondie
37:05et qui confirment
37:07clairement
37:07leur immense intérêt
37:09leur attractivité
37:09donc ce sera à nous
37:11de décider
37:11c'est très important
37:12vous avez beaucoup
37:12de sociétés américaines
37:13comme ITW
37:15Danaer
37:15Coche Industries
37:16qui en permanence
37:17se disent
37:17est-ce que je demeure
37:18ou pas
37:19le meilleur actionnaire
37:20pour cette affaire
37:22pour cette société
37:22et c'est notre devoir
37:23de nous poser aussi
37:24la question
37:2440 ans après l'avoir
37:25quand même lancé
37:27sur les fonds Batismo
37:28bon et bien
37:29en tout cas vous êtes optimiste
37:30pour l'année prochaine
37:31alors nous sommes globalement
37:32plutôt optimistes
37:34pour nous
37:34pas pour la France
37:35mais en tout cas pour nous
37:35on est plutôt optimiste
37:36parce que
37:37nos débouchés internationaux
37:39sont plutôt porteurs
37:41nos vacselles
37:41qu'on vient d'évoquer
37:43à des carnets de commandes
37:44assez spectaculaires
37:44sur cette fin d'année
37:45alors que
37:46bon l'environnement
37:47vu de l'extérieur
37:49n'était pas extraordinaire
37:51et bien écoutez
37:51ils ont des très bons
37:53carnets de commandes
37:53des très hauts niveaux
37:54c'est un très très bon
37:56très très bon signal
37:57pour l'année prochaine
37:58on a des carnets de commandes
38:00absolument fascinants
38:01sur Muséum Studio
38:02on a des dynamiques fortes
38:04sur nos marques de luxe
38:05et puis
38:06on a nos activités textiles
38:07qui commencent à se normaliser
38:09après ce sujet
38:10des droits de douane
38:11et une réorganisation géographique
38:13donc oui
38:14on est plutôt
38:14on est plutôt optimiste
38:16il y a eu un effet
38:17d'ailleurs
38:18qui a été absorbé
38:19par la dynamique
38:20de nos autres activités
38:21sur le textile
38:22nous voyons 2026
38:24effectivement
38:25avec ambition et optimisme
38:27merci beaucoup
38:28Michael Fribourg
38:28d'être venu ce matin
38:29sur BFM Business
38:30président directeur général
38:31de la compagnie
38:32Charger Invest
38:33qui a donc publié
38:33son chiffre d'affaires
38:34cette semaine
38:35merci pour ce point d'étape
38:36et pour ce petit mot d'optimisme
38:37quand même
38:38sur l'année prochaine
38:399h41
38:40tout de suite
38:40c'est l'heure du face à face
38:42vous connaissez le rendez-vous
38:44deux acteurs de marché
38:45chaque matin
38:46à 9h40
38:47sur BFM Business
38:48pour partager un petit peu
38:49leur vision
38:49et une nouvelle fois
38:50beaucoup de sujets
38:51ce matin
38:51avec vous l'avez vu
38:52ces dernières heures
38:53à nouveau des interrogations
38:54sur OpenEI
38:55pour parler de tous ces sujets
38:57François Monnier
38:57directeur de la rédaction d'Investir
38:59bonjour François
39:00bonjour Étienne
39:00merci d'être avec nous ce matin
39:02en compagnie de Marc Riez
39:03directeur général
39:04de Vega Investment Solutions
39:06bonjour Marc
39:07bonjour Étienne
39:08merci à tous les deux
39:08d'être là
39:09l'intelligence artificielle
39:11quel sujet
39:11on en parle
39:12tous les jours
39:13ou presque
39:14et là ces dernières heures
39:15il y a à nouveau
39:15des petits niveaux de stress
39:17Marc Riez
39:17sur OpenEI
39:18la directrice financière
39:20qui dit non mais
39:21une introduction en bourse
39:22c'est pas pour tout de suite
39:23et puis pourquoi pas
39:24avoir une sorte de backlog
39:26avoir un petit coussin
39:27de sécurité
39:27avec l'état américain
39:29sur notre financement
39:31Samat Mann hier a dit
39:32non non
39:32il n'en est pas du tout question
39:33bon en tout cas
39:33ces petits cafouillages
39:34ça plaît pas trop au Nasdaq
39:35moins 2% hier à la clôture
39:37il y a beaucoup de choses
39:38en fait
39:38qui inquiètent un peu
39:40évidemment
39:41parce que les valorisations
39:41maintenant sont très tendues
39:43et donc le marché
39:44guette absolument
39:45tout signe
39:47pardon
39:48qu'il amènerait à vouloir
39:50alléger un peu
39:52ses positions
39:53et tout signe de déception
39:55surtout par rapport
39:56à ce qu'il pouvait espérer
39:57on l'a vu effectivement
39:58avec les petits cafouillages
39:59des dirigeants
40:00d'Oponea
40:01hier
40:02et puis on le voit
40:03sur les résultats
40:04d'AMD
40:04de Palantir
40:05etc
40:05donc effectivement
40:07ce qui est intéressant
40:09de voir
40:09c'est que malgré
40:10des résultats au-delà
40:11des attentes
40:11ces titres ont été vendus
40:13c'est-à-dire que
40:13Palantir
40:14AMD
40:14ont publié
40:15des trimestriels au-delà
40:16des perspectives convaincantes
40:18et encore hier
40:19ces deux valeurs
40:19qui ont pris
40:208% de baisse
40:21oui c'est ça
40:22alors AMD
40:22ça reste quand même
40:24une très belle boîte
40:25on rappelle que c'est
40:25le principal concepteur
40:27de puces pour l'IA
40:28et en fait
40:28ce qui s'est passé hier
40:29c'est qu'effectivement
40:30ils ont annoncé
40:31un chiffre d'affaires trimestriel
40:32en augmentation de 36%
40:34par rapport au même trimestre
40:35de l'année dernière
40:36ce qui était colossal
40:37et en fait
40:40c'était même plus
40:40que ce que les analystes
40:41attendaient
40:42mais ils se sont focussés
40:44sur autre chose
40:45qui est que
40:46pour le quatrième trimestre
40:47en revanche
40:48ils n'attendent plus que
40:50entre guillemets
40:5025%
40:51de croissance
40:53par rapport à l'année dernière
40:54donc le marché se dit
40:55ah bah tiens
40:55finalement cette croissance
40:57elle n'est pas aussi forte
40:59que l'an dernier
40:59qu'au trimestre actuel
41:01pardon
41:01elle ralentit un peu
41:02et le deuxième point
41:04c'est qu'effectivement
41:05autant
41:07sur les data centers
41:08ça patine un peu
41:11la croissance
41:12est un peu moins forte
41:13et par contre
41:14c'est sur les puces
41:15que là
41:15la croissance
41:16c'est beaucoup
41:16concentré
41:19en particulier
41:20sur tout ce qui sert
41:21au gaming
41:21bon mais
41:22voilà
41:23là aussi
41:25le marché se dit
41:25mais oui
41:26mais les data centers
41:27est-ce que peut-être
41:28finalement
41:29il n'y a pas autant
41:29de demandes
41:31que ce qu'on espérait
41:32c'est malgré
41:33des super résultats
41:35le marché
41:36attend tellement
41:37qu'il est très exigeant
41:38c'est un peu pareil
41:38pour ne pas lentir
41:39en tout cas
41:40il ne fallait pas publier
41:41cette semaine
41:42François
41:42pour ces acteurs
41:43de la tech
41:44hasard de calendrier
41:44c'est pas le bon timing
41:46d'autant plus
41:46que le patron d'NVIDIA
41:47a dit que c'est la Chine
41:48qui allait gagner
41:49la course à l'IA
41:49oui
41:50on se met à douter
41:52mais c'est plutôt sain
41:53qu'on se met à douter
41:54ce qu'il faut voir
41:55c'est que lorsqu'on a
41:57un phénomène
41:57comme la télévision artificielle
41:58c'est un peu le même phénomène
41:59qu'on a observé
42:01il y a quelques années
42:02avec Internet
42:03vous avez
42:04des différents séquençages
42:05la première phase
42:06vous avez
42:07une croissance
42:07du marché
42:09qui est plutôt sain
42:10qui repose
42:10sur une croissance bénéficiaire
42:11et là
42:12c'est ce qu'on a pu observer
42:13nous depuis le lancement
42:14de ChatGPT
42:15il y a quasiment
42:15presque trois ans
42:16puisque c'était lancé
42:18le 30 novembre 2022
42:19donc on avait
42:19un Nasdaq
42:20des valeurs liées à l'IA
42:21qui progressaient
42:22de façon
42:23harmonieuse
42:24justifiée par la croissance bénéficiaire
42:26si on regardait
42:27le cours de NVIDIA
42:27ça a été multiplié par 11
42:29mais ces bénéfices
42:30ont été aussi multipliés par 11
42:32donc c'était plutôt
42:33une tendance
42:34vertueuse
42:35saine
42:35solide
42:36et puis depuis
42:37septembre
42:38on a vu que
42:39le marché s'est emballé
42:40on a commencé
42:41à quitter
42:42notre zone de confort
42:43pour acheter
42:44acheter du rêve
42:46et ce rêve
42:46il a été poussé
42:48matérialisé
42:48construit
42:49par OpenAI
42:50qui nous a épaté
42:52bluffé
42:53surpris
42:54par des méga contrats
42:55300 milliards avec Oracle
42:56encore 38 milliards
42:57avec Amazon
42:58bref
42:59ça dépense
43:00ça dépense
43:00ça dépense
43:01et finalement
43:02on a eu quand même
43:04du mal
43:04à appréhender
43:05la rentabilité
43:06des projets
43:06d'abord OpenAI
43:07n'est pas coté
43:08sa structure de gouvernance
43:10n'est pas simple
43:10et puis il y a eu aussi
43:11des échanges d'actions
43:12avec AMD
43:13donc la rentabilité
43:15du modèle
43:15on a commencé
43:16à quitter
43:16notre zone de confort
43:17et ça
43:18ça nous rappelle aussi
43:19ce qui s'était passé
43:20il y a 25 ans
43:22avec Internet
43:23où on a quitté
43:23notre zone de confort
43:24à partir du moment
43:25où on a arrêté
43:26de suivre vraiment
43:27la croissance bénéficiaire
43:28et qu'on a raisonné
43:29en multiples d'abonnés
43:30donc à l'époque
43:31la martingale
43:32c'était de dire
43:32regardez pas tout de suite
43:33la rentabilité
43:33ce qui compte
43:34c'est combien d'abonnés
43:35on arrive à séduire
43:36comme en 1848
43:38lors de la bulle
43:40du rail
43:40c'était le nombre
43:41de kilomètres
43:42de voies ferrées
43:43qu'on est en train de poser
43:43donc à partir du moment
43:44où on commence à quitter
43:46ce qu'on appelle
43:47la croissance bénéficiaire
43:48ou ce qu'on appelle
43:48SKM
43:49les analystes et les gérants
43:50la croissance du BNPA
43:51les bénéfices nets par action
43:52et bien on rentre
43:53dans une zone d'incertitude
43:54et là nous sommes
43:55dans une zone d'incertitude
43:57où à partir du moment
43:58où il y a des zones de stress
43:59et bien on peut avoir
44:00un marché qui baisse
44:01de 2, 3
44:02voire 5, 10%
44:03avant l'éclatement
44:04de la bulle internet
44:05donc la bulle internet
44:07le sommet
44:07c'est le 10 mars 2000
44:09on a eu un mois de janvier
44:10extrêmement nerveux
44:11où le Nasdaq
44:12perdait 10%
44:13il repartait de plus belle
44:14il reperdait 5%
44:15il remontait encore
44:16de façon fulgurante
44:17il reperdait 8%
44:19et ça continuait comme ça
44:20mais cette dernière phase
44:21où on quitte un petit peu
44:23les critères comptables
44:24et qu'on rentre un petit peu
44:26dans du rêve
44:27ça incite à la nervosité
44:29et là
44:29ce qui s'est passé
44:30quand même cette semaine
44:31c'est que le contrat 38 milliards
44:33avec Amazon
44:34poussé par OpenAI
44:36ça n'a pas fait rêver
44:37en tout cas
44:37dans tout l'écosystème
44:39intelligence artificielle
44:40ça n'a pas généré
44:41un regain d'intérêt
44:43donc il y a un peu plus
44:44de méfiance
44:44on rentre peut-être
44:45dans une zone
44:46où la bulle est là
44:48est-ce qu'elle va exploser
44:50tout de suite
44:50c'est pas sûr
44:51mais ça incite
44:53quand même à la prudence
44:53d'autant plus que
44:54le parcours
44:55des indices américains
44:56est spectaculaire
44:58si on regarde
44:58le Nasdaq Composite
45:00depuis son point bas
45:00du mois d'avril
45:01c'est 50%
45:02en ligne droite
45:03donc il ne faut pas oublier
45:03d'où on vient
45:04non plus
45:04c'est pour ça
45:05qu'en fait
45:05le fait qu'il y ait
45:06ces corrections
45:06pour moi
45:07ce n'est pas encore
45:08le signe
45:10on est à la veille
45:11du grand soir
45:12c'est vraiment
45:12qu'effectivement
45:13on a énormément monté
45:14sur ces valeurs-là
45:15et que ce n'est pas illogique
45:17que pour le coup
45:18les investisseurs
45:19prennent un peu des profits
45:20moi je ne ferai pas
45:21pour l'instant
45:21comme Vincent
45:22le parallèle
45:23avec cette crise
45:23que j'ai également
45:24bien connue
45:25François
45:25avec François
45:26pardon
45:26de cette crise
45:28que j'ai bien connue
45:28pardon
45:29des années 2000
45:31c'est que là
45:32il y a quand même
45:32beaucoup de générations
45:33de cash flow
45:34des grandes entreprises
45:36de la technologie
45:37on voit que
45:38elles génèrent
45:39quand même
45:39énormément
45:40de profits
45:41de trésor
45:42et qu'elles peuvent
45:43financer comme ça
45:44les capex
45:46qui sont nécessaires
45:46pour faire face
45:47alors effectivement
45:48sur l'intelligence artificielle
45:49spécifiquement
45:50c'est vrai
45:51que le business model
45:52qu'est-ce qui va
45:53rentabiliser
45:54finalement
45:54in fine
45:55les investissements
45:57des grandes valeurs
45:58technologiques
45:58là-dessus
45:59c'est pas encore
46:01vraiment très clair
46:01c'est comment
46:02voilà
46:03alors on comprend
46:04qu'il y aura des gains
46:04de productivité
46:05donc des charges
46:06de personnel plus faibles
46:07ou des économies
46:08mais c'est vrai
46:10que c'est difficile
46:11à chiffrer
46:12et donc ça
46:14ça remet un peu
46:15en cause
46:16si vous voulez
46:16le financement
46:17de tout ça
46:18mais moi
46:19ce qui me rassure
46:19quand même
46:20par rapport
46:20à cet éclatement
46:21de bulles
46:22c'est que des entreprises
46:23comme Amazon
46:23qui ont des profits
46:24colossaux
46:25des trésoreries colossales
46:26et tout ça
46:27on n'est pas du tout
46:28dans le cas
46:28des valorisations
46:30qu'on voyait
46:31en mars 2000
46:33où effectivement
46:34on valorisait
46:35100 fois rien
46:36et ça faisait
46:38toujours rien
46:39et où vraiment
46:40il n'y avait pas
46:42du tout
46:42de business model
46:43donc c'est sûr
46:43que cette marche
46:45vers l'AI
46:45elle va avoir
46:47des hauts et des bas
46:48il faut qu'on s'attende
46:49à ce qu'effectivement
46:50il y ait un peu
46:50de volatilité
46:51surtout vu les niveaux
46:52de valorisation
46:53vous êtes directeur général
46:53de Vega IS
46:54vous faites quoi du coup
46:55dans votre portefeuille
46:55pour l'instant
46:56vous voyez
46:57nous on reste encore
46:58surpondérés
46:59alors c'est vrai
46:59qu'on a réduit
47:01l'exposition
47:02sur les valeurs américaines
47:03ce qu'il faut vous dire
47:04c'est que
47:04sur les dernières années
47:07là sur les 5 dernières années
47:08ces valeurs
47:09c'est si magnifique
47:11en fait
47:12si on exclutait cela
47:12on gagnait
47:132400%
47:15donc elles ont été
47:17multipliées en gros
47:18par 25
47:18donc c'est quand même
47:19un parcours
47:20qui est absolument
47:21stratosphérique
47:22colossal
47:23et donc
47:24là on a préféré
47:27disons
47:28effectivement
47:28prendre des profits
47:29sur ces valeurs là
47:30pour autant
47:31on voit pas
47:33aujourd'hui
47:34vraiment
47:34d'explosion
47:35de bulles
47:35encore
47:36voilà
47:37et si demain
47:38ça baisse de 5-10
47:39toutes choses égales
47:40par ailleurs
47:40vous rattrapez
47:41oui parce que
47:43si vous voulez
47:44je pense que
47:44là où il faut pas rattraper
47:45c'est quand on pense
47:46que vraiment
47:46on est dans la phase
47:48d'explosion de la bulle
47:48parce que là
47:49ça peut perdre
47:4920, 30, 40%
47:51oui
47:51là je sens pas
47:53le marché mûr
47:54encore
47:54pour se dire
47:56finalement
47:56cette histoire d'IA
47:58c'était une invention
48:00c'était une fabrication
48:02ou c'est trop tôt
48:03et ça n'a pas
48:05de vraie valeur
48:06je pense qu'on est encore
48:07sur quelque chose
48:08qui est crédible
48:10aujourd'hui
48:10avec effectivement
48:12des valeaux tendus
48:13ça c'est clair
48:15mais je ne nous vois pas
48:17à la veille
48:17d'un éclatement de bulles
48:18encore
48:19d'autant plus
48:20que là aujourd'hui
48:20on a eu tous les résultats
48:21trimestriels
48:22notamment à Paris
48:23Euronext a fermé le bal
48:25hier soir
48:26plus 3%
48:27pour ce titre Euronext
48:28ce matin
48:28François Monnier
48:29est-ce que vous
48:30à investir
48:30vous dites
48:31bon maintenant
48:31qu'on a
48:32tous les résultats
48:33d'entreprise
48:34on réalloue
48:35un petit peu
48:35les recommandations
48:37on revoit un petit peu
48:37le portefeuille type
48:39oui nous
48:39on a
48:39on recommande un peu
48:41de réduire la part
48:42de la tech
48:43parce qu'on pense
48:45que ça a beaucoup monté
48:46et qu'on n'est pas
48:48à l'abri
48:48de nouveaux soubresauts
48:50en fait
48:50le sujet
48:52vraiment aujourd'hui
48:53c'est vraiment
48:54la tech
48:54qui en fonction
48:56de la tech
48:56vous mettez un peu plus
48:57de valeur value
48:58un peu plus
48:58de valeur européenne
49:00donc vous changez
49:01non seulement
49:02l'allocation géographique
49:03mais aussi thématique
49:04voire sectorielle
49:05et ce qu'on peut observer
49:08c'est quand même
49:08c'est qu'il y a
49:08toujours un écart
49:09entre les attentes
49:11et le timing
49:12de la bourse
49:12et le timing
49:13des entreprises
49:13si on reprend
49:14l'exemple
49:15d'internet
49:15ce qui est intéressant
49:16c'est qu'on a eu
49:18le sommet
49:18et l'euphorie boursière
49:20jusqu'en mars 2000
49:21mais les grands
49:23gagnants
49:23d'internet
49:24sont arrivés
49:25beaucoup plus tard
49:25les réseaux sociaux
49:27avec facebook
49:27c'est février 2004
49:29donc 4 ans plus tard
49:30on a eu
49:31l'arrivée des réseaux sociaux
49:32qui profitent
49:33et qui sont aujourd'hui
49:34les grands gagnants
49:35de l'internet
49:35autre grand gagnant
49:37d'internet
49:37c'est la mobilité
49:39c'est l'iPhone
49:40et l'iPhone
49:40c'est 2007
49:417 ans après
49:42donc peut-être
49:43qu'aujourd'hui
49:44tout va s'accélérer
49:44mais il est possible
49:46que les grands gagnants
49:47on les cherche encore
49:48peut-être que Marc
49:49les a trouvés
49:50non
49:50mais on a
49:52on a quelques idées
49:53mais en fait
49:54on les cherche encore
49:55alors bien sûr
49:55on dissémine
49:56ce qu'on a pu voir
49:57c'est que
49:58tous les acteurs
49:58des centrales nucléaires
49:59par exemple aux Etats-Unis
50:00ont profité
50:01parce que
50:02quand on construit un data center
50:03que font les gérants
50:04ils regardent
50:05quels sont
50:05les fournisseurs
50:07d'électricité
50:08autour du data center
50:09donc les constellations énergie
50:11ont flambé
50:12donc on voit que ça dissémine
50:13mais attention
50:14ça va peut-être
50:14un petit peu vite
50:15et c'est
50:15le grand est un bon exemple
50:17François de ça
50:18pardon
50:18le grand est un bon exemple
50:19oui absolument
50:19avec un titre hier
50:21qui a perdu 10%
50:21parce que la croissance
50:22était légèrement en deçà
50:24si on sort de l'IA
50:25on fait quoi aujourd'hui
50:26si on sort de l'IA
50:28je pense qu'il faut être
50:29bien positionné
50:31sur la finance
50:31là nous
50:33ce qu'on recommande
50:34c'est d'avoir un peu plus
50:34d'assurance
50:35que par le passé
50:36parce que la thématique banque
50:37a plutôt bien fonctionné
50:38donc regarder du côté
50:40de l'assurance
50:41ça nous paraît être intéressant
50:42il faut de l'industrie
50:43la santé
50:45les Elilili
50:46sont peut-être pas morts
50:46en tout cas
50:47ils ont tué le match
50:48avec nos Nordisk
50:49et ils commencent à
50:50à un moment donné
50:51on s'est dit
50:51il y a deux grands gagnants
50:52et là on voit que le marché
50:53prend position
50:54sur un acteur
50:56on voit aussi
50:57que
50:57lors de ces publications
50:59finalement
51:00les réactions
51:01sont plutôt violentes
51:02voire très violentes
51:02encore une fois
51:04la bourse
51:04elle ne dit pas
51:05j'aime ou j'aime pas
51:05c'est j'adore
51:06ou je déteste
51:07on a vu
51:08Essilor Luxottica
51:10gagner 12%
51:11en une séance
51:13quand Dassault Systèmes
51:14a perdu près de 14%
51:15et à France
51:16moins 15 hier
51:17voilà
51:17donc les réactions
51:18elles sont extrêmement
51:19violentes
51:20donc ça c'est intéressant
51:21et ce qui est surtout intéressant
51:22dans la période
51:23dans laquelle nous vivons
51:24c'est qu'on est dans une industrie
51:26qui est devenue
51:27de momentum
51:27la grande différence
51:28avec ce que disait Marc
51:29qui a bien connu
51:30internet
51:31c'est qu'aujourd'hui
51:33lorsqu'une société
51:34déçoit
51:34sa publication
51:35il y a peu de chances
51:37qu'elle réussisse
51:38à remonter rapidement
51:39en tout cas
51:40avant la prochaine publication
51:41alors qu'il y a
51:42quelques années
51:43c'était l'inverse
51:44on avait beaucoup de gérants
51:45actifs
51:46qui disaient
51:46bah là
51:47il y a excès
51:48de sanctions
51:49sur Dassault Systèmes
51:50qui perd 14%
51:51allez je m'y mets
51:52et finalement
51:53quelques séances après
51:54il y avait un rattrapage
51:55aujourd'hui ce rattrapage
51:57fonctionne moins
51:58voire pas du tout
51:59et souvent
52:00quand vous ratez
52:01un exercice
52:02une publication trimestrielle
52:04vous perdez 3 mois
52:05Marc Ries
52:06les portefeuilles
52:07aujourd'hui
52:07est-ce qu'à l'occasion
52:08de cette saison de résultats
52:10vous avez réalloué
52:10un petit peu
52:11certains secteurs
52:12certaines zones géographiques
52:13alors oui
52:14effectivement
52:16on le disait
52:17on est
52:17on est un peu plus
52:18sortis de l'Amérique
52:19parce que
52:20on voit que c'est quand même
52:21le marché qui a été
52:22très porteur
52:22jusqu'à septembre
52:23qu'il est un peu moins
52:24aujourd'hui
52:24qui dit sortir de l'Amérique
52:26forcément ça implique
52:27sortir un peu de la techno
52:28parce que si on regarde
52:30les valeurs américaines
52:32hors technologie
52:33et en particulier
52:34si on les regarde
52:35en euro
52:35elles n'ont pas fait
52:37une année extraordinaire
52:37si on regarde par exemple
52:38le Dow Jones 30
52:40depuis le début de l'année
52:41en euro
52:42il est à moins 2
52:43c'est pas
52:44c'est pas si brillant que ça
52:45c'est vraiment
52:46il y a une corrélation
52:48très forte
52:48entre marché américain
52:49et si magnifique
52:51voire Nasdaq
52:52donc voilà
52:53ça ça nous a amené
52:55effectivement à réduire
52:56à la fois l'Amérique
52:57et la techno
52:58et alors après
52:59effectivement de revenir
53:00plus sur l'Europe
53:01parce que là
53:02on sent par contre
53:03le momentum
53:04de résultats
53:05est plutôt
53:06dans une phase
53:06d'amélioration
53:07alors vous me direz
53:08c'est modeste
53:09c'est modeste
53:10et ça part de très bas
53:11donc c'est beaucoup
53:12moins difficile
53:12mais effectivement
53:14ça permet quand même
53:16de se dire
53:18voilà
53:18là on est sur des valorisations
53:19qui pour le coup
53:20sont beaucoup moins tendues
53:21alors on parlait du secteur
53:23de la finance tout à l'heure
53:24les banques européennes
53:25ont gagné 60%
53:26depuis le début de l'année
53:29alors ça peut continuer
53:30à monter
53:30mais on peut penser aussi
53:31que l'essentiel du mouvement
53:33est quand même fait
53:34et donc peut-être
53:35plutôt effectivement
53:36se porter sur des valeurs
53:38industrielles
53:38sur des valeurs de conso
53:40qui en Europe
53:42elles ont beaucoup plus souffert
53:44donc vous voyez
53:44c'est plutôt ce switch
53:45Etats-Unis tech
53:47vers Europe
53:49et valeurs
53:50un peu moins
53:51Et le luxe par exemple
53:53ça va dans la conso
53:53alors on est sur un segment particulier
53:55Alors le luxe
53:55ça va dans la conso
53:56c'est vrai que là
53:57on a vu hier encore
53:58des fortes corrections
53:59sur le secteur du luxe
54:01ça a été entraîné
54:01par une déception
54:02autour de Puma
54:03qui a perdu 15%
54:05dans la séance
54:05parce que les ventes
54:06étaient décevantes
54:08et ça effectivement
54:10ça reste quand même
54:11très très lié
54:11à la dynamique chinoise
54:12donc on n'est pas
54:14complètement
54:14pour l'instant
54:16rassuré sur ce secteur
54:18du luxe
54:18totalement aujourd'hui
54:19mais il y a effectivement
54:21des secteurs
54:22où là
54:23il y a encore
54:24beaucoup à faire
54:25Merci beaucoup
54:26à tous les deux
54:26Marc Ries
54:27directeur général
54:27de Vega IS
54:29et François Meunier
54:30directeur de la rédaction
54:31d'Investir
54:32pour en faire un petit point
54:33sur ce secteur technologique
54:35avec donc
54:35les doutes autour
54:36d'OpenIA
54:37et un petit peu
54:37les résultats d'entreprise
54:38avec ce petit bilan
54:39du troisième trimestre
54:41dans 2 minutes 30
54:42il sera 10 heures
54:43et vous retrouvez
54:43Raphaël Legendre
54:44et les experts
54:45Oui bonjour Etienne
54:46avec au menu
54:46aujourd'hui
54:48la sécurité sociale
54:49faut-il remettre
54:50le modèle
54:50de la sécurité sociale
54:51à plat
54:52alors que les hausses
54:52d'impôts
54:53continuent de virevolter
54:54à l'Assemblée nationale
54:55et puis
54:56250 milliards
54:59de baisses d'impôts
54:59c'est le deal
55:00d'Edouard Philippe
55:01on va voir qu'en penser
55:02avec mes invités
55:03des experts
55:03on reparlera
55:04de Chine
55:05pendant que les ministres
55:07de Bercy
55:07contrôlent à Roissy
55:09le ministre du commerce extérieur
55:10et lui à Shanghai
55:11pour la grande foire
55:12de l'import
55:13et puis la France
55:13va-t-elle mieux
55:14que ce que l'on croit
55:15une bonne croissance
55:16au troisième trimestre
55:17un patrimoine économique
55:18au plus haut
55:1920 000 milliards
55:21d'euros
55:22finalement
55:23est-ce qu'on est plus riche
55:24que ce qu'on peut penser
55:25et puis enfin
55:25on parlera de la COP30
55:27quels enjeux
55:27pour les relations internationales
55:29voilà vous connaissez le programme
55:30les experts dans une poignée de secondes
55:31le CAC 40
55:32qui est stable
55:33après sa baisse de 1,3%
55:35hier
55:35séance bien sûr
55:36à suivre
55:36dès 15h30
55:37dans BFM Bourse
55:38très bonne journée
55:39Good Morning Market
55:42sur BFM Business
55:43bfM Business
55:45BFM Business